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Europe et Union européenne - Page 597

  • Jean Messiha : « Aucun patriote ne peut renoncer à sa souveraineté monétaire »

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    Jean Messiha, diplômé de l’IEP de Paris, ancien élève de l’ENA (promotion Romain Gary), docteur en économie, est l’un des quatre délégués nationaux chargé des études et argumentaires du Rassemblement national (il avait adhéré au Front national en 2016). Il est membre du bureau politique du RN, mais surtout il est le conseiller de Marine Le Pen pour les questions économiques.
    Cette thématique est spécialement importante car, lors du fameux débat Le Pen-Macron du 3 mai 2017, les sujets économiques, et singulièrement la question de l’euro, et les réponses de la présidente du Front national, ont inquiété certains électeurs qui auraient pu voter pour le FN. Par ailleurs, Jean Messiha est haut fonctionnaire dans un ministère stratégique. Ses fonctions au sein du Rassemblement national sont purement militantes, et bénévoles.

    — Notre entretien est centré sur la question européenne et plus globalement sur les questions économiques. Mais ma première question sera personnelle : d’où vous vient cette passion politique qui vous anime ?

    — Je suis d’origine égyptienne (copte) et je n’ai découvert la France qu’à l’âge de huit ans. Ma langue maternelle n’était pas le français. Mon père était diplomate. Et, de ce fait, les affaires de l’Etat m’ont toujours passionné. J’ai été élevé dans l’amour de la France, dans le culte de ses grands hommes, de son histoire, de sa littérature, de ses artistes. J’ai découvert plus tard le fossé qui séparait ma vision de la France, l’image que je m’en faisais, de la réalité, et surtout du ressenti des Français eux-mêmes sur leur propre pays. Mon engagement vient en quelque sorte d’une volonté de combler ce fossé, de recoller l’image à la réalité, un peu comme une rivière qui sort de son lit et qu’on veut aider à revenir à son cours naturel. Remettre la France dans son sillon historique : voilà la quintessence de mon engagement.

    — Dans l’une de vos analyses récentes concernant la monnaie unique, vous maintenez qu’il faut « sortir du piège de l’euro ». Qu’entendez-vous par là ?

    — Comme le disait de Gaulle, « il n’est de politique que de circonstance ». Les circonstances ont évolué. En 2017, si Marine Le Pen avait été élue, nous nous serions retrouvés seuls en Europe sur cette position de retour à la souveraineté nationale. L’Europe des nations, on ne peut la faire seuls, contre l’avis des autres pays européens. Et la seule solution, en 2017, était une sortie de l’euro. Nous n’avions pas le choix, si nous voulions être fidèles à nos convictions. Mais il aurait en toute hypothèse été utopique d’imaginer qu’on puisse en sortir du jour au lendemain.

    En dix-huit mois, les choses ont considérablement évolué : l’Autriche, l’Italie, le groupe de Visegrad, la montée en puissance de l’AFD en Allemagne, des Démocrates de Suède, et un peu partout des partis souverainistes et patriotes, nous poussent à penser qu’il y a désormais la possibilité d’une approche pragmatique, qu’une période de transition est possible. L’Europe qui sortira des urnes en mai 2019 sera, dans tous les cas, beaucoup plus ouverte aux thématiques souverainistes et identitaires. La voix des patriotes d’Europe sera plus forte. En fait, un nouveau paradigme est en gestation, orienté sur de nouvelles idées-forces : la patrie, l’identité, la volonté politique. Ce paradigme est mondial et fait basculer les pays les uns après les autres (Brexit, Etats-Unis, Inde, Brésil, Italie…).

    Du même coup, la sortie de l’euro n’apparaît plus comme une impérieuse nécessité mais plutôt comme une hypothèse de travail, pour un avenir plus lointain. Il n’empêche qu’aucun patriote ne peut renoncer à sa souveraineté monétaire. La question n’est donc pas de savoir si nous devons renoncer à jamais à cette souveraineté monétaire, mais de savoir comment la récupérer, et quand. L’euro était un piège, mais il est désormais possible de penser qu’on pourra en sortir en douceur. A partir du moment où les peuples européens se réapproprient leurs identités – et c’est ce que montreront les élections de mai –, à partir du moment où l’Europe rejoint nos positions, cesse de penser contre nous, ce qui était urgent hier l’est moins aujourd’hui et, en tout état de cause, il est possible d’arriver à ses fins nationales sans nécessairement utiliser les mêmes moyens.

    Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut bâtir une coopération monétaire nouvelle en six mois. Un éventuel retour vers les monnaies nationales est un long chemin, d’autant qu’il nécessite un consensus. Il s’est écoulé près de dix ans entre l’entrée en vigueur du traité de Maastricht et la mise en place de l’euro. Il serait utopique – et dangereux – de détricoter ce dispositif dans des délais très courts, qui ne tiendraient compte ni de la complexité monétaire ni des phénomènes propres aux marchés financiers (spéculation, etc.).

    Les rapports de force, en mai prochain, ne rendront plus nécessaire la sortie de l’euro, en tout cas dans l’immédiat. On mesure déjà l’effet du changement de paradigme quand on voit l’Italie, la Pologne ou la Hongrie résister sereinement aux ukases de Bruxelles. Les chars européens vont-ils envahir ces pays pour les mettre au pas ? Non, bien entendu. Il devient plus facile de rester dans cette Europe-là tout en se réappropriant sa souveraineté. Les importants effets pervers que nous subissons de l’Union européenne doivent plus à l’impuissance et à l’abandon de nos dirigeants qu’à la toute-puissance de Bruxelles. Restaurons d’abord le volontarisme politique et remettons nos intérêts nationaux au centre de notre stratégie européenne, et voyons ce que cela donne. Gageons que cela donnera déjà beaucoup.

    — S’il y a impossibilité à court terme de retrouver notre souveraineté monétaire et si, en outre, il devient possible de résister avec succès à Bruxelles, il suffit donc laisser les choses en l’état ?

    — Non, face à la déliquescence tous azimuts de notre pays, sinon voulue du moins subie par nos élites dirigeantes, nous ne pouvons pas rester l’arme au pied. La France subit en effet un déclassement sans précédent, international, économique, commercial et industriel. Et malgré toutes les incantations que l’on entend depuis des décennies sur le pouvoir de l’UE à nous protéger et à démultiplier notre puissance, on voit bien que rien de tout cela n’a ne serait-ce qu’un début de concrétisation. L’Europe ne se défend pas ou se défend mal, en économie mondialisée. A cet égard, la « guerre économique » que dénoncent régulièrement nos dirigeants dans le sillage des récentes mesures protectionnistes américaines, n’est rien d’autre que la volonté d’un pays – les Etats-Unis en l’occurrence – de refuser d’être le dindon de la farce du commerce mondial en restant ouvert à tous les vents. Le monde s’est en effet habitué à ce que les pays occidentaux se déclarent « pays ouvert » sans frontières et sans résistances, pendant que la terre entière protège ses frontières et fait valoir les intérêts nationaux. Désormais, de plus en plus en plus de pays occidentaux disent non à la poursuite du suicide commercial et industriel. L’UE reste quant à elle corsetée par des schémas surannés et des poncifs idéologiques éculés, s’entêtant à défendre un modèle dont la page se tourne désormais partout… Nous affirmons le droit de la France à se protéger, à protéger son industrie, son marché national, comme font les autres pays.

    Notre souveraineté retrouvée doit s’accompagner d’un redressement de notre compétitivité. Cela nécessite que l’on baisse massivement les charges sociales, puisque nous ne pouvons pratiquer de dévaluation. Ce fut la recette miracle de l’Allemagne de Schroeder. Aujourd’hui, tous secteurs confondus, nos coûts de production sont parmi les plus élevés d’Europe, nous sommes même plus chers que nos voisins allemands, alors que le pouvoir d’achat des Français est inférieur à celui des Allemands. C’est bien pourquoi nous sommes incapables de sauver notre industrie. Nos employés ne sont pas trop payés, mais les charges sont trop lourdes et écrasent notre économie. Mais, contrairement à ce que propose la droite LR, nous n’entendons pas compenser cette baisse par une hausse de la TVA ou d’autres types de taxes. Le bonneteau fiscal auquel se livrent tous les gouvernements successifs n’est pas notre stratégie. Nous allons baisser les charges en les compensant par des ponctions sur ceux qui profitent de la France : des mesures fiscales et tarifaires sur les importations de produits en provenance de pays nous infligeant des déficits abyssaux (à l’instar de la Chine), une réduction substantielle de notre contribution annuelle à l’Union européenne, la baisse drastique des dépenses liées à l’immigration, la lutte contre la fraude fiscale ou encore la mise à plat des niches fiscales (qui coûte plus de 100 milliards d’euros chaque année au budget national). Certaines de ces mesures nécessiteront probablement un bras de fer avec Bruxelles, mais ce bras de fer est désormais possible, comme nous le démontrent nos amis italiens notamment, d’autant que, sans la France, l’Union européenne et l’euro n’existeraient plus ; il est donc peu probable que nous n’obtenions pas gain de cause.

    Propos recueillis par Francis Bergeron

    Article paru dans Présent daté du 20 novembre 2018

    https://fr.novopress.info/212665/jean-messiha-aucun-patriote-ne-peut-renoncer-a-sa-souverainete-monetaire/

  • L’identité européenne, une réalité et une richesse

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    Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦  N’en déplaise aux mondialistes comme aux souverainistes nostalgiques, l’identité européenne est une réalité très forte qui fait de l’Europe, à travers ses peuples, sa religion, son territoire, ses cultures et son histoire, non pas une nation mais une quasi-nation. En tout cas une civilisation qui se trouve être la plus grande et la plus féconde sur la planète. Ayant inventé la liberté, pratiquant le sens de la mesure, elle respecte les personnes et s’adonne à des entreprises prométhéennes qui l’ont amenée à créer, découvrir, inventer et conquérir comme aucune autre. Ligne droite estime qu’il faut la connaître et la proclamer car, dans le monde actuel, c’est d’abord notre identité européenne qui nous définit aux yeux des autres.

    Une réalité forte et féconde

    L’identité européenne constitue une réalité indéniable, forte et féconde, qui nous paraissait aller de soi tant que nous vivions entre Européens. Une configuration qui a aujourd’hui changé, avec l’immigration de peuplement et le choc des civilisations. C’est pourquoi en ce début du XXIe siècle nous devons prendre conscience plus explicitement de cette identité que beaucoup de nos jours nient ou ignorent. Les uns, obnubilés par leur vision mondialiste, la réduisent à une forme d’universalisme. Les autres, prisonniers de leur conception souverainiste, considèrent qu’elle n’a pas d’existence propre face aux identités des nations qui composent l’Europe et qui, à leurs yeux, sont les seules à compter. Chacun sent bien cependant qu’il existe, au-delà de la diversité du continent, un fonds commun aux peuples et aux nations d’Europe qui les rend différents des autres.

    Une identité qui unit tous les peuples européens

    L’identité propre à l’Europe c’est d’abord un ensemble de facteurs qui rapprochent entre eux les peuples européens au point qu’on pourrait parfois affirmer qu’il s’agit d’une même nation, une quasi-nation.

    Des peuples, une religion, un territoire

    Il n’y a certes pas, ou pas encore, un peuple européen comme il y a un peuple français, mais il y a à l’évidence une famille de peuples très proches les uns des autres. Et pour cause, ils proviennent presque tous d’un même peuple originel, comme le confirment les études génétiques et les découvertes archéologiques les plus récentes. Leurs langues notamment possèdent, à quelques exceptions près, les mêmes racines indo-européennes. Bref, les peuples européens sont cousins et partagent le même héritage.

    Ils partagent également la même religion. Presque tous les Européens sont en effet de tradition chrétienne et, même si certains sont catholiques quand d’autres sont protestants ou orthodoxes, tous ont été façonnés par des siècles de christianisme. Une imprégnation qui, au-delà de l’aspect strictement religieux, a profondément marqué leur identité.

    On peut aussi affirmer que les Européens possèdent ensemble un territoire, le vieux continent. Certes, chaque peuple est installé sur une partie de cet espace, mais par sa petite taille et son caractère unique au monde, il constitue une unité bien réelle et tout à fait remarquable. L’Europe est en effet un lieu d’exception : nulle part ailleurs on ne trouve cette imbrication de terre et de mer, de montagnes et de plaines, de villes et de campagnes formant autant d’écrins à taille humaine où la civilisation a pu se développer.

    Des cultures et une histoire

    C’est aussi la dimension culturelle qui fait de l’Europe une quasi-nation. Certes, il n’existe pas là non plus une culture européenne mais, beaucoup mieux, il existe des cultures européennes d’une extraordinaire richesse qui toutes s’affirment comme la déclinaison d’un même univers. Comment ne pas voir en effet que toutes se sont influencées mutuellement et sont entrées en synergie les unes avec les autres pour créer un corpus qui unit les pays européens ? Corneille, Shakespeare, Goethe par exemple ne procèdent-ils pas, malgré leurs différences, du même esprit et des mêmes références ?

    Enfin, il y a bien une histoire européenne. Elle est faite pour beaucoup de guerres et d’affrontements entre peuples du continent, mais les nations elles-mêmes n’ont-elles pas elles aussi connu d’innombrables déchirements internes ? D’autant que les Européens ont livré également de grandes batailles qui les ont rassemblés contre les envahisseurs venus d’ailleurs, comme aux champs Catalauniques, à Poitiers, à Lépante ou à Vienne.

    Une identité qui différencie l’Europe du reste du monde

    Ainsi, que ce soit par la population, par la religion, le territoire, la culture ou l’histoire, l’identité européenne rapproche les peuples européens. Mais en même temps elle les différencie clairement du reste du monde par toutes sortes de spécificités qui n’appartiennent qu’à elle.

    La liberté et le respect des personnes

    C’est ainsi que l’Europe a inventé très tôt la liberté. Que ce soit à Rome ou en Grèce, mais aussi chez les Gaulois ou les Germains, les Européens ont imaginé des formes d’organisation politique fondées sur la légitimité du peuple. Ils ont rédigé des chartes qui protègent et respectent les personnes. Autant de concepts étrangers aux civilisations orientales organisées quant à elles selon des systèmes ignorant les individus.

    L’identité européenne est au contraire fondée sur la reconnaissance de la personne humaine laquelle occupe une place centrale dans le monde européen. Un monde ou les personnes peuvent être représentées par leur image et où l’incarnation est de règle puisque les dieux eux-mêmes ont forme humaine. Cette caractéristique fondamentale va d’ailleurs de pair avec le respect de la femme, laquelle a toujours eu dans la civilisation européenne une place reconnue et souvent valorisante. Sous cet angle également, l’identité européenne se distingue fondamentalement des autres civilisations, notamment du monde islamique.

    L’esprit prométhéen et le sens de l’harmonie

    Mais, au-delà, l’identité européenne est aussi marquée par le génie de la recherche, le goût de l’aventure et du dépassement, bref l’esprit prométhéen. Une attitude qui a poussé les Européens à découvrir le monde entier et à le conquérir. Un état d’esprit qui les a conduits à exceller dans la science et l’industrie, supplantant dans ces domaines les autres civilisations.

    Pour autant l’identité européenne cultive aussi l’esprit de mesure et d’harmonie qui s’exprime depuis les origines dans ses réalisations architecturales très éloignées des réalisations cyclopéennes, comme celles de l’Égypte antique ou de la Perse par exemple.

    Dans un autre domaine, celui de l’organisation sociale, c’est aussi le sens de la mesure qui prime. L’organisation trifonctionnelle caractéristique des sociétés européennes assure en effet un juste équilibre et une légitime hiérarchie entre la fonction souveraine, la fonction guerrière et la fonction marchande. Un modèle là encore très différent des systèmes orientaux où tout est concentré entre les mains du souverain.

    Une identité à proclamer avec fierté

    Cette identité commune à tous les peuples européens, nous pouvons en être fiers car la civilisation à laquelle elle a donné naissance a été la plus féconde de toutes. Elle a produit le plus grand patrimoine artistique, elle est à l’origine de la plupart des découvertes scientifiques, elle a le plus contribué au développement de la pensée, elle a conquis le monde, répandu ses valeurs et, si tout n’a pas été positif, si elle porte une responsabilité dans les évolutions délétères du monde actuel, elle demeure dans ses fondements la plus bénéfique.

    Aussi Ligne droite estime-t-elle indispensable que chacun prenne conscience de cette identité et n’hésite pas à l’expliciter et à la proclamer. Car dans le monde mondialisé que nous connaissons, c’est notre identité européenne qui peut constituer, par sa puissance et son attractivité, la ligne de défense première derrière laquelle les identités nationales pourront être sauvegardées ou reconstituées.

    Ligne droite 17/11/2018

    Source : Ligne droite

    Crédit photo : Dev_Biswas via Pixabay cco

    https://www.polemia.com/identite-europeenne-europe-realite-richesse/

  • Le pacte mondial sur les migrations – Journal du mercredi 21 novembre 2018

    International / Le pacte mondial sur les migrations
    Approuvé en juillet par l’ensemble des pays de l’ONU à l’exception des Etats-Unis, le pacte mondial sur les migrations est de plus en plus contesté. Alors que les refus se multiplient, Emmanuel Macron et Angela Merkel le défendent bec et ongles.

    Société / Les gilets jaunes trouvent de plus en plus de soutiens

    Société / Un film contre la GPA
    A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, La Manif Pour Tous présentait mardi le film “Big fertility”… en présence d’une mère porteuse américaine. Un documentaire évoquant la question de la GPA aux Etats-Unis et qui vise à sensibiliser le public français avant le vote de la loi bioéthique au début de l’année 2019.

    Economie / Bitcoin : la bulle en voie d’éclatement ?

    Serveur TVL

    Lien dailymotion

  • LE DISCOURS PASSÉ INAPERÇU DE L’AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS AUPRÈS DE L’UE

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    L’avantage avec les Américains, c’est qu’ils ne dissimulent pas leurs intentions. Ainsi du discours musclé que vient de tenir Gordon Sondland, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne.

    Au printemps dernier, Donald Trump a fait de l’homme d’affaires et financier Gordon Sondland l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique auprès de l’Union européenne. Mardi dernier 13 novembre, invité de l’European Policy Center (EPC), un « think tank » œuvrant en faveur de l’« intégration européenne », il a tenu un discours à la limite de ce qu’autorise le langage diplomatique.

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  • Aquarius, le navire humanitaire de la honte : il éliminait illégalement ses déchets dangereux

    C’est le navire de la honte, le navire de l’illégalité. Le bateau Aquarius des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, ayant vocation à transporter illégalement des migrants en Europe, est à nouveau dans la tempête. Cette fois-ci, non à cause de son trafic humanitariste de clandestins, mais pour trafic illégal de déchets dangereux.

    Selon le parquet italien, qui a ouvert une enquête, MSF aurait éliminé sans les trier des déchets « spéciaux » dans les ports italiens en les traitant comme des déchets urbains. L’opération appelée Borderless a déclenché la séquestration préventive de l’embarcation qui pour l’instant se trouve à Marseille et de 460 000 euros. 24 personnes sont mises en examen avec l’accusation d’avoir « systématiquement partagé, planifié et exécuté un projet d’élimination illégale d’une grande quantité de déchets dangereux à risque d’infection, sanitaire ou non, provenant des activités de secours des migrants à bord de la Vos Prudence et de l’Aquarius et combiné sans tri avec les déchets solides urbains, à l’occasion d’escales techniques et débarquements de migrants ». Les déchets incriminés proviendraient « des vêtements contaminés endossés par les extra-communautaires » et résulteraient aussi de déchets sanitaires infectieux : gale, hiv, méningite, tuberculose, seraient quelques unes des maladies potentiellement présentes dans ces éliminations illégales d’ordures.

    Plusieurs ports italiens sont affectés par ces transgressions commises par les deux ONG patrouillant en Méditerranée et qui déversaient leurs déchets toxiques sans se préoccuper le moins du monde des risques sanitaires encourus par les populations locales. Au total, selon le parquet de Catane en Sicile, plus de 24 tonnes d’ordures dangereuses seraient concernées par ce trafic qui aurait ainsi procuré aux ONG une économie de 460 000 euros.

    « J’ai bien fait de bloquer les navires des ONG, j’ai arrêté non seulement le trafic des immigrés mais de ce qui ressort aussi celui des déchets. #portichuisi («#portsfermés) » a commenté le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

    Cette histoire de déchets dangereux, c’est une sale affaire qui entache l’honorabilité abusive de ces ONG donneuses de leçons écologiques et humanitaristes…

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/aquarius-le-navire-humanitaire-de-la-honte-il-eliminait-illegalement-ses-dechets-dangereux/101273/

  • L’immigration de peuplement conduit à une catastrophe civilisationnelle

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    Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle ♦ Article initialement paru le 25 juin dernier. L’oligarchie ne cesse de nous vanter les avantages de l’immigration et les mérites des immigrés. M. Macron n’a-t-il pas souligné leurs « qualifications remarquables » et la nécessité d’en accueillir davantage ? Chacun sait pourtant que la réalité est tout autre. Car l’immigration est massive, elle ne s’assimile pas, elle provoque un éclatement territorial et culturel et mène à l’islamisation de notre pays. Bref, elle change la France et conduit les Français à ne plus se sentir chez eux dans leur propre pays. L’immigration de peuplement est peut-être une chance pour les immigrés, mais c’est une catastrophe pour la France et pour l’Europe.

    L’immigration a changé brutalement la France

    L’immigration de peuplement a commencé dans les années soixante-dix lorsque le grand patronat a fait pression sur le gouvernement pour autoriser le regroupement familial afin d’obtenir une main-d’œuvre abondante et peu exigeante. Mais, en ouvrant ainsi les portes à l’immigration de peuplement, le Système n’a pas rendu la France plus prospère, plus forte ou plus jeune, il a seulement changé la France. Changé ses mœurs, changé sa physionomie, changé sa population et changé sa religion. Il suffit de parcourir les rues de nos villes ou de regarder des photographies des années soixante-dix pour s’en rendre compte. Et seuls ceux qui n’aiment pas la France, ceux qui la réduisent à une idéologie politique ou à une ligne de compte, peuvent s’en réjouir. Pour les autres, il s’agit d’un bouleversement traumatisant et d’une grande brutalité, car c’est en moins de trente ans que la France a changé, un phénomène sans précédent dans l’histoire moderne.

    L’importance de la présence immigrée est occultée ou minimisée

    Or, le phénomène se poursuit à un rythme extrêmement élevé. Aujourd’hui, la pression migratoire est si forte qu’on ne sait pas exactement combien d’immigrants ont fait souche en France et combien y séjournent actuellement. Selon l’Insee, 25% des bébés nés en 2016 dans notre pays avaient au moins un parent né à l’étranger.
    Mais les chiffres officiels sont faussés, d’abord en raison de l’interdiction des statistiques ethniques, ensuite à cause de l’immigration irrégulière, laquelle a connu une progression spectaculaire depuis 2015 avec ce que l’on nomme la « crise des migrants ». Les données sur l’immigration sont également truquées par l’effet du droit du sol et des naturalisations massives qui ont ainsi fabriqué des Français de papier à la chaîne, lesquels n’ont aucun lien réel avec notre pays, sinon leur présence sur notre territoire.
    La manipulation est d’ailleurs poussée si loin que les membres de l’oligarchie et leurs soutiens osent prétendre sans rire que l’immigration n’augmente pas. Il est vrai qu’ils n’utilisent pas les transports urbains, qu’ils ne vivent pas en banlieue et ne mettent pas leurs enfants dans les écoles publiques ! Pour autant, ils ne peuvent ignorer les faits et, s’ils se livrent à un tel déni de réalité, c’est pour minimiser leur propre responsabilité dans la catastrophe.

    L’assimilation est impossible, le Vivre ensemble une fiction

    En dépit de l’occultation des chiffres, force est en effet de constater qu’en raison de sa masse, l’immigration de peuplement a empêché toute assimilation. De fait, les immigrants sont trop nombreux pour pouvoir se diluer dans la population, et cela d’autant plus qu’ils se concentrent dans les zones urbaines. Les technologies modernes de communication leur permettent par ailleurs d’entretenir des liens étroits avec leur pays d’origine, ce qui les aident à conserver leur identité et donc à ignorer celle du pays qui les accueille. L’immigration de masse a dès lors débouché sur le communautarisme, un phénomène que l’on retrouve pour les mêmes raisons dans tous les pays occidentaux.
    Face à cette situation, l’oligarchie a inventé le concept du « Vivre ensemble » et en vante assidument les vertus. Mais ce mot d’ordre ne correspond à aucune réalité concrète : les autochtones refusent de vivre avec les migrants selon un phénomène déjà connu dans les pays anglo-saxons sous le nom de white flight. Quant aux migrants, ils veulent seulement vivre en France comme ils vivent chez eux, c’est-à-dire selon leur culture africaine ou leur religion musulmane. Certains « jeunes » des banlieues de l’immigration ont même repris à leur compte le slogan identitaire « on est chez nous », pour bien montrer qu’ils entendent se constituer en société différente de celle de la France, une France que certains font d’ailleurs profession de vouloir « niquer » au son du rap.

    L’immigration provoque un éclatement territorial et culturel

    Dès lors, ce sont des territoires entiers qui sortent de l’orbite nationale pour abriter des populations, une culture et des normes qui n’ont plus rien de français. On recenserait officiellement dans notre pays mille trois cents « quartiers sensibles », plus de six cents « zones de non-droit » et près d’une centaine de Molenbeek (par référence à la banlieue bruxelloise pépinière de terroristes islamistes). L’actualité a en outre montré qu’il fallait y ajouter les « no-go zones » de certaines villes, où les femmes non voilées risquent le harcèlement. Autant de territoires où, contrairement à l’expression trompeuse de « zones de non-droit », s’impose en réalité un droit clanique, mafieux et religieux, en tout cas une autre civilisation que celle des Français.
    L’immigration de peuplement a ainsi multiplié la création d‘enclaves étrangères qui viennent miter le territoire national avec une logique de sécession de fait. Un processus que la « politique de la ville », la coûteuse panacée du Système, n’a pas été capable d’enrayer.

    L’immigration a entraîné l’islamisation qui a apporté l’islamisme

    Les conséquences dramatiques de cette immigration de peuplement ne se limitent cependant pas à cet éclatement territorial et culturel, car, comme le rappelle la démographe Michèle Tribalat, l’immigration de peuplement a entrainé l’islamisation. Et l’islamisation a apporté l’islamisme et sa haine de l’Occident. La catastrophe migratoire est donc d’ampleur géométrique.
    Avant les vagues d’immigration de la fin du XXe siècle, l’islam restait confidentiel en France comme en Europe (à l’exception des Balkans) et ne posait aucun problème particulier. Aujourd’hui, il serait en passe de devenir la seconde religion dans notre pays et, en raison de sa forte natalité, l’importance de la population musulmane ne cesse de croître indépendamment même de l’immigration. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis, la majorité des habitants est ainsi de religion musulmane.
    Or, l’islam n’est pas une religion comme les autres. Non seulement elle est étrangère à notre culture, mais elle impose un mode vie bien particulier. La pression pour que la société française se conforme aux commandements de l’islam ne cesse donc d’augmenter et de modifier en conséquence la physionomie de notre pays ainsi confronté à un antagonisme civilisationnel de grande ampleur.

    Les Français de plus en plus indésirables en France

    Comment dès lors s’étonner que nos concitoyens soient de plus en plus nombreux à exprimer leur inquiétude de ne plus se sentir chez eux ? Les sondages en témoignent mais les oligarques méprisent ce sentiment et y voient la marque infâmante du « racisme ». Il s’agit pourtant des conséquences fatales de la catastrophe migratoire qu’ils ont délibérément provoquée. Un désastre dont ils semblent se satisfaire puisque, loin de chercher à l’enrayer, ils consacrent tous leurs efforts à le faire accepter de gré ou de force par les Français.
    En tout cas, tel est le sens des campagnes incessantes qu’ils lancent pour une meilleure représentation des « minorités » ethniques et pour la réduction symétrique de la place réservée aux personnes « perçues comme blanches » ( pour reprendre la terminologie officielle). Tel est aussi l’objet de la mise en place d’une discrimination prétendument « positive » au seul profit des personnes issues de l’immigration. À cela s’ajoute le fait que les familles immigrées, ayant plus d’enfants et présentant un taux d’activité inférieur au reste de la population, se trouvent de facto prioritaires dans l’octroi des prestations sociales. Autant de réalités qui renforcent les Français d’origine dans la conviction qu’ils ne sont plus les bienvenus dans leur propre pays et qu’ils pourraient bien être « remplacés » par d’autres.
    Une catastrophe civilisationnelle qu’il est encore possible d’empêcher mais plus pour longtemps.

    Ligne droite 18/11/2018

    Source : Ligne droite

    Crédit photo : Alastair Rae via wikimedia cc

    https://www.polemia.com/immigration-peuplement-catastrophe-civilisationnelle-rediff/

  • Les réfugiés, une chance pour la France ? Le ministère du Logement lance un concours de propagande

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    « Les réfugiés, une chance pour la France », tel est l’intitulé du concours de création en communications lancé par le ministère du Logement et adressé aux étudiants de cette filière.

    Le sous-titre précise l’intention, « Imaginez la campagne qui donnera aux Français l’envie d’accueillir ». L’explication qui suis l’intitulé est pétrie de bien-pensance, en effet cette campagne entend « surmonter les clichés », « faire vivre les valeurs de la République » ou encore « gagner la bataille de l’insertion » tout cela « au service d’un monde plus fraternel ».

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  • D'accord avec Mathieu Bock-Côté : « Le nationalisme n'est pas un péché »

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    Une réflexion qui n'a rien à voir avec le libéralisme mondialisé que prêche partout Emmanuel Macron en parfait décalage avec les réalités et les évolutions du monde actuel. Comme nous, Mathieu Bock-Côté prône limites, frontières et enracinement qui n'entraînent nullement un esprit de fermeture aux autres et au monde. mais qui, simplement, répondent au besoin de l'homme « d'habiter un pays qui ne soit pas qu'une page blanche ». [Le Figaro, 16.11].  LFAR

    Il n'y avait rien de surprenant à entendre Emmanuel Macron, dans le cadre de la commémoration du centenaire de l'Armistice, dénoncer le « nationalisme ».

    Tous y ont vu, sans se tromper, une réponse à Donald Trump, qui s'en est récemment réclamé. Mais Emmanuel Macron faisait aussi tout simplement écho à la définition courante du nationalisme en France, qui l'assimile à l'extrême droite. On se souvient de la formule de François Mitterrand, qui se voulait définitive : « Le nationalisme, c'est la guerre ! »

    Mais il suffit de se dégager du contexte français pour constater que le terme « nationalisme » n'a pas partout la même connotation, ce qu'a noté Gil Delannoi dans La Nation contre le nationalisme. Même dans l'espace francophone, sa signification varie, comme on le voit au Québec, où il désigne essentiellement le combat mené au fil des siècles par les Québécois francophones pour conserver leur identité collective dans une Amérique où le fait français est minoritaire. Le nationalisme y est non seulement normalisé, mais valorisé, au-delà de la seule option indépendantiste. On pourrait dire la même chose du nationalisme irlandais, polonais ou de celui des pays Baltes - ces peuples ont dû conquérir leur indépendance. Les petites nations savent très bien qu'elles ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour défendre leur droit d'exister.

    Il se pourrait toutefois que la condamnation du nationalisme, chez Emmanuel Macron, aille bien plus loin que sa dénonciation habituelle. Car ce n'est pas la première fois que celui-ci, croyant s'en prendre au nationalisme et ses excès, prend en fait pour cible la nation en elle-même. On se souvient de sa déclaration quelque peu contre-intuitive au moment de la présidentielle, lorsqu'il avait affirmé que la culture française n'existait pas ou plus récemment, de sa caricature de la psychologie française qui serait celle de « Gaulois réfractaires ». Même les pages glorieuses de l'histoire nationale sont gommées, avec l'effacement symbolique de la victoire française lors de la Grande Guerre au profit d'un mythique siècle d'amitié franco-allemande.

    Ce zèle antinationiste, pour emprunter le néologisme de Pierre-André Taguieff, se confirme, par effet de contraste, dans l'enthousiasme européen du président. L'appel lancé à la constitution d'une souveraineté européenne, parachevant la désincarnation politique des nations, se complète maintenant avec celui pour une armée européenne. On pourrait voir là un appel à l'Europe puissance, mais l'Europe macronienne semble terriblement décharnée. Elle a moins l'allure d'une civilisation se constituant politiquement que du stade intermédiaire dans la construction d'une cité universelle, où pourrait s'épanouir une « overclass » enfin délivrée de ses obligations envers une communauté politique particulière et se percevant elle-même comme une aristocratie planétaire.

    « Si le nationalisme lui-même ne cesse de se recomposer (...), c'est qu'il permet à l'homme d'habiter un pays qui ne soit pas qu'une page blanche »

    C'est probablement là que se confirme le caractère radical d'un certain progressisme. On y retrouve une conception de la modernité qui présente la diversité humaine, celle des peuples, des religions et des civilisations, comme un moment transitoire dans une longue histoire censée aboutir à une humanité réconciliée sous le signe de la cité universelle. L'homme n'aurait cessé d'élargir au fil des siècles et des époques ses cercles d'appartenances. Viendra un jour où il saura se passer de frontières et de demeure - tel est le pari du progressisme. L'homme trouverait sa rédemption dans une adhésion militante au parti du mouvement, qui le purgerait d'un enracinement qu'on fait rimer avec encrassement.

    Mais cette histoire a surtout les traits d'un fantasme destructeur. Gabriel Marcel l'a déjà dit de manière lumineuse : « À la base de l'activité des révolutionnaires […] gît cette conviction monstrueuse : ce que nous détruisons peut se remplacer, nous avons quelque chose à mettre à la place. » Si le conservatisme renaît en notre temps, c'est d'abord à la manière d'une prise de conscience de l'intime fragilité du monde. On ne saurait présenter nos patries comme des constructions sociales purement artificielles, bêtement transitoires, toujours déjà périmées, qu'on pourrait démonter à loisir. L'homme a besoin de croire au monde qu'il habite.

    Et si le nationalisme lui-même ne cesse de se recomposer, au-delà des définitions polémiques qu'en donnent ceux qui veulent en finir avec lui, c'est qu'il permet à l'homme d'habiter un pays qui ne soit pas qu'une page blanche - un pays s'inscrivant sous le signe de la continuité historique. Et sachant que l'histoire n'accouchera ni demain ni après-demain d'un monde homogène, les peuples sont en droit de demander à leurs dirigeants de défendre leurs intérêts sans basculer dans une forme de messianisme sacrificiel les poussant à s'abolir pour une idole idéologique déracinée qui n'est qu'une contrefaçon de l'humanité.

    Mathieu Bock-Côté   

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • GUERRE DES VIDÉOS ENTRE MARINE LE PEN ET EMMANUEL MACRON

    Guerre des vidéos entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron

    « Macron utilise l’argent des Français pour faire de la propagande. Nous lui proposons une autre version ! », clame le Rassemblement national, qui vient de réaliser une contre-vidéo en réponse à celle diffusée par le gouvernement français pour les européennes.

    Des migrants arrivant par la mer sur une côte non identifiée, d’autres essayant de monter dans un camion – pour gagner l’Angleterre, imagine-t-on –, d’autres encore qui se révoltent dans un camp qui pourrait être « la jungle » de Calais, puis ce slogan : « Immigration – Stop ou encore ? » : ainsi débute la vidéo d’une trentaine de secondes que le Rassemblement national de Marine Le Pen a réalisée en réponse à celle diffusée par le gouvernement français et qui a fait polémique.

    Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) ont été saisis, afin que ses frais de création et de diffusion soient imputés à la liste de La République en marche. «  Décidément, Macron a un problème avec les règles de financement des campagnes !  », s’était indignée Marine Le Pen. 

    Sous couvert d’inciter les Français à aller voter aux européennes de mai prochain, le clip mis en ligne par le gouvernement sous le titre « Elections européennes : faites changer l’Europe ! » exprimait une vision de l’enjeu tellement proche de celle d’Emmanuel Macron qu’elle avait été qualifiée, à gauche comme à droite, de « clip de propagande » et avait suscité des réactions indignées de la quasi-totalité de la classe politique. Même le président du MoDem François Bayrou, toujours proche d’Emmanuel Macron, avait fini par concéder : « Présenter une position politique comme une communication de l’État, ce n’est pas très fin. »

    Le message propagé par cette vidéo était celui qu’Emmanuel Macron ne cesse de marteler depuis son discours de la Sorbonne  : les électeurs vont avoir le choix entre l’Europe de l’« union » et celle de la « division », cette dernière étant représentée par Viktor Orban et Matteo Salvini – et, donc, en France, par Marine Le Pen. Le vice-président du conseil italien avait d’ailleurs réagi, ironisant sur Twitter : « Le gouvernement français publie, avec l’argent des contribuables, un clip officiel pour les européennes en m’utilisant comme un épouvantail. Macron et ses amis doivent avoir très peur. En 2019, un printemps des peuples qui va les balayer les attend. »

    Réalisée sur le même modèle et avec la même musique angoissante, la contre-vidéo du Rassemblement national pose le débat en ces termes  : «  Europe – Démocraties nationales ou dictature de l’UE  ?  »Avec pour thèmes, selon un décalque parfait du clip gouvernemental  : «  Immigration – Stop ou encore  ?  », «  Climat – France durable ou écologie politique  ?  », «  Emploi – Patriotisme économique ou travailleurs détachés  ?  ». Elle se conclut ainsi  : «  En mai 2019, l’Europe changera.A vous de décider dans quel sens.  » «  Rassemblement national ou La République en marche  ?  »

    S’il est un point sur lequel Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’accordent par vidéos interposées, c’est que le scrutin se jouera entre eux deux, et les études d’opinion leur donnent pour l’instant raison.

    A six mois du scrutin, une projection réalisée par EuropeanElectionsStats.eu donne la liste du Rassemblement national et celle de La République en marche à égalité de sièges(dix-neuf chacun) à l’issue des élections européennes de mai prochain, mais le corps électoral semble évoluer très vite. 

    Dans un sondage Elabe pour BFM TV réalisé les 6 et 7 novembrele Rassemblement national est donné vainqueur avec 20 % des voix(+ 0,5), tandis que La République en marche décroche brutalement : le parti du président de la République ne recueillerait plus que 19,5 % des suffrages, soit une chute de 4,5 points depuis la dernière étude de cet institut.

  • L’illibéralisme fleurit dans l’ancienne Europe communiste

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    Par Javier Portella, écrivain espagnol francophone, essayiste ♦ Lorsque, en regardant une carte, on pense à la situation politique, sociale et culturelle de l’Europe (c’est d’elle que je parle, non pas du machin de Bruxelles), on ne peut que se pincer en songeant à tout ce qui sépare les pays de l’Est et de l’Ouest de notre grande patrie.

    Moi surtout, qui ai jadis roulé ma bosse dans les pays soumis alors au joug soviétique, je me pince encore plus fort. Non pas, toutefois, à cause du changement connu par le monde soumis hier à une décomposition telle qu’elle risquait d’emporter les assises mêmes de la civilisation. Je me pince parce que, en changeant de signe, la plupart de ces pays-là (la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne, l’Estonie, la Russie…)[1] sont devenus le plus ferme rempart dressé contre ce qui maintenant se décompose et court des risques pareils – mais de façon tout à fait différente – dans la partie occidentale de l’Europe.

    Il ne s’agit pas seulement de l’affrontement entre les gouvernements qui refusent et ceux qui encouragent l’immigration qui risque de remplacer l’être et le sens de l’Europe. Il s’agit de ce qui sous-tend un tel affrontement. Il s’agit de la lame de fond qui, de l’Irlande jusqu’aux rives de l’Elbe, fait que des élites dépravées, mues par leur soif mondialiste et disposant du consensus majoritaire (pour l’instant) de la population, prétendent rejeter toute forme d’identité : culturelle, historique, nationale… voire sexuelle. Ou ce qui revient au même, elles visent (qu’elles s’en aperçoivent ou pas) à n’être strictement rien : rien que d’amorphes zombies agissant au gré de leurs caprices, divertissements et convoitises économiques.

    C’est à tout le contraire que visent les peuples soumis hier au communisme. Ce qui est en jeu chez eux, c’est de continuer à être ce que, pendant plus de cinq mille ans, de façons différentes mais rassemblées dans le faisceau d’une même civilisation, nous avons tous été : des hommes pleins de sens et confrontés au non-sens, marqués par le destin, conscients de notre identité.

    L’identité

    L’identité : voilà le mot clé. Voilà l’enjeu qui se dresse de part et autre de ce nouveau rideau séparant ceux qui prétendent assumer leur être et ceux qui, voulant s’en défaire, prétendent arracher leur chair et leur sang, souhaitent ne plus avoir de signes d’identité : ni historique,ni nationale, ni même sexuelle (celle qui distingue les hommes et les femmes dont le sexe, selon certains délires, ne serait pas déterminé par la nature mais par la volonté).

    Certes, le mur qui sépare les uns et les autres est traversé de bien des fêlures. Les choses sont loin d’être univoques en Europe occidentale, dont les peuples commencent à se révolter contre le pari que leur super-classe apatride fait en faveur du néant. La frontière est mouvante entre les deux formes d’être au monde qui sont en jeu (l’Italie est, par exemple, en train de passer maintenant du côté de ceux qui misent sur l’identité), mais cette frontière est encore nettement délimitée : c’est celle de l’ancien rideau de fer.[2]

    Pourquoi ?

    Pourquoi l’expérience de l’horreur que fut le communisme a fini par déboucher sur des sociétés qui sont spirituellement les plus saines aujourd’hui de l’Europe ? Et l’inverse. Pourquoi dans les sociétés riches et démocratiques d’Occident l’expérience de leur paisible bien-être (qu’une croissante précarité entame toutefois) a par contre débouché sur une telle décomposition ?

    Pour deux raisons.

    Une décomposition plus visible qu’une autre

    Tout d’abord, parce que la décomposition communiste était telle – tellement grossière, tellement impudente, tellement effrontée – que, n’ayant pas réussi à tromper ses victimes, elle a fini par s’effondrer sans marquer personne. C’est tout le contraire qui se passe avec la décomposition déployée en Occident avec tant d’adresse, de subtilité et de leurres que ce n’est que maintenant qu’on commence à s’en apercevoir vraiment.

    La déchéance qu’entraîne le nihilisme libéral est, en effet, d’un raffinement si diabolique que ses deux grands artifices – une égalité de conditions et une liberté politique qui restent purement formelles – ont réussi à s’incruster dans le cœur des populations convaincues que la mainmise qu’elles endurent – celle notamment de la « pensée unique » et du « politiquement correct » – n’est rien d’autre que l’expression même de leur liberté.

    Or, si cela explique l’emprise du nihilisme libéral en Occident, cela n’explique pas pourquoi c’est l’illibéralisme – entendons : la démocratie affermie sur l’identité et sur certains principes substantiels – qui a percé parmi ceux qui ont, des années durant, si profondément convoité le mirage du mode occidental – c’est-à-dire libéral – de vie.

    C’est un autre paradoxe qui permet de le comprendre.

    Totalitarisme politique contre totalitarisme du profit

    En-dessous de toute la décomposition du monde communiste, en-dessous de tout son ramassis fait de matérialisme graisseux, de ressentiment égalitaire, d’individualisme grégaire, d’internationalisme prolétarien ; en-dessous, plus généralement, de toute sa désacralisation du monde (qui se rattache, d’ailleurs, à la désacralisation découlant des principes philosophiques des Lumières) ; en-dessous de tout cela, quelque chose d’autre pointait.

    Tout ne fut pas rasé par le communisme. Plus exactement, son rasage se déployait dans un espace que, loin de le démolir, le communisme encourageait même : l’espace public, politique, historique. Pour immonde qu’un tel monde fût, le monde restait une affaire propre à la polis ; il ne relevait pas encore de l’oikos, de l’espace domestique, économique, privé. C’était le pouvoir politique – non pas le pouvoir du Marché – qui écrasait tout. C’était le gouvernement – non pas la « gouvernance » – qui exerçait le pouvoir. C’était l’internationalisme révolutionnaire – non pas le mondialisme financier – qui prétendait dissoudre les patries (et les laissait, malgré tout, subsister). C’était au nom de l’Histoire – non pas de la soif du profit – que la beauté était étranglée et la poussière de la laideur partout éparpillée.

    Eh non, ce n’est pas pareil ! Ce n’est pas pareil que la beauté et la noblesse soient écrasées au nom de quelque chose où résonne encore l’écho de la grandeur ; ou qu’elles soient emportées par les eaux doucement empoisonnées et dépourvues de la moindre grandeur où la soif marchande s’abreuve. Oui, bien sûr… Pour ceux qui enduraient le communisme dans leur chair, pour les morts et les déportés du Goulag, une telle distinction est parfaitement dépourvue de sens. Mais pour les autres, elle est tout à fait valable : pour ceux qui survécurent à l’enfer, pour ceux qui renaquirent quand le cauchemar prit fin. Parce que le communisme prend fin, on en sort – il n’aura finalement duré que soixante-dix ans –, tandis que du tunnel du libéralisme on finira un jour par en sortir, mais personne ne sait quand.

    Non seulement on sort du communisme, mais c’est en sortant de lui que peut atteindre tout son éclat la seule chose qui, sous sa tyrannie, est restée inentamée : l’histoire, la collectivité, l’espace public… Il n’y a là, d’ailleurs, aucun mérite de la part du communisme : c’est dans un tel espace que, d’une façon ou d’une autre, toutes les sociétés se sont inscrites tout au long de l’histoire.

    Sauf une. Sauf la société dont les dirigeants se sont alliés au communisme pendant la guerre civile européenne ; ont remis entre les mains de Staline la moitié de l’Europe ; se sont imaginés, quand le Mur de Berlin s’est effondré, qu’ils allaient devenir les seules maîtres de la terre (ce qui a d’ailleurs failli être le cas pendant les années où un ivrogne appelé Boris Yeltsin commandait la Russie).

    Ce sont ces mêmes dirigeants – aujourd’hui devenus la super-classe mondialiste – qui maintenant regardent,effrayés, comment leurs desseins sont mis en question par des peuples qui, tenant à leur identité, fiers de leur histoire, ne sont pas prêts à se laisser choir dans l’abîme sans fond du néant.

    Javier Portella 15/11/2018

    [1] Nul doute que la vision du monde aujourd’hui dominante en Russie s’inscrit dans le même registre – « illibéral », dirait Viktor Orbán… et maudirait Emmanuel Macron – où se placent la plupart des pays hier soumis à l’URSS. Un même élan collectif les porte, même si cela déplaît aux pays (je pense, par exemple, à la Pologne) qui ressentent encore la douleur de leurs blessures historiques– ce qui est une réaction bien compréhensible… tout autant que bien regrettable.

    [2] Même l’Allemagne est traversée par cette frontière.À un de ses côtés se place l’ancienne République fédérale, dont l’état d’esprit est bien différent de celui qui marque l’ancienne Allemagne de l’Est, devenue aujourd’hui le principal rempart du combat contre l’immigration et le multiculturalisme.

    https://www.polemia.com/illiberalisme-fleurit-ancienne-europe-communiste/