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Europe et Union européenne - Page 599

  • Les Serbes (et les Français) ont aussi le droit au respect!

    14-18-konk-300x266.jpgJupiter-chef des armées posait  devant un Rafale sur le porte-avions Charles De Gaulle  pour s’entretenir hier soir avec Gilles Bouleau dans le cadre du JT de TF1. Mais un Emmanuel Macron dans la peau du  candidat en campagne,  qui a joué la carte de l’humilité, de la proximité,   de celui qui  veut  « aller au plus près du terrain », « décider différemment, pas tout à Paris. » Et qui a confessé  ses échecs :  « Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants. Ce divorce, on le voit dans toutes les démocraties occidentales, et il m’inquiète. » « Il y a de l’impatience et de la colère. Cette colère, je la partage(…). Nos concitoyens veulent qu’on les considère, qu’on les protège et qu’on leur apporte des solutions, pas des déclarations. » « J’entends la colère et c’est un droit fondamental de pouvoir l’exprimer », a-t-il dit aussi en direction des Français qui iront manifester le 17 novembre ou qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes. Mais  « je dis méfiance, car il y a beaucoup de gens qui veulent récupérer cette colère», a-t-il assuré, dénonçant  le « poujadisme contemporain.  »

    Pour autant, comme le disait Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine,  Les faits sont têtus  et au nombre de ceux-ci figure l’insupportable fiscalisme confiscatoire qui est aussi la marque de  laMacronie. Le mois  dernier c’était une dépêche de l’Afp qui  relayait  « le rapport parlementaire sur le projet de loi de finances 2019, publié (le) 12 octobre. » Il indiquait que « le taux de prélèvements obligatoires a atteint en 2017 son point le plus haut, à 45,3% du PIB, c’est-à-dire  1038 milliards d’euros » ! Soit  « 43,3 milliards de plus que le chiffre atteint en 2016 (994,7 milliards) ; 59,6 milliards de plus qu’en 2015 (978,4 milliards) et surtout 368,5 milliards de plus qu’en 2002, précise le rapport. »

    Toutes choses sur lesquelles  Emmanuel Macron a jeté un voile pudique, préférant  donner une leçon de maintien  à un  Donald Trump qui ne l’a pas menagé dans une rafale de tweets à son retour des cérémonies du 11 novembre:  «Tout cela n’a pas d’importance. Il fait de la politique américaine. (…) Moi, je ne fais pas de diplomatie ou de politique par des tweets. »   « À chaque moment de notre histoire, nous avons été des alliés. Entre alliés, on se doit le respect. »

    Un respect qui n’a pas été accordé par M. Macron  au président serbe Aleksandar Vučić qui, comme le rappelait Jean-Christophe Buisson  dans un article bien senti sur le site du Figaro, a été exclu de la tribune officielle du 11 novembre,  « alors que la Serbie, alliée de la France en 14-18, a perdu 1,2 million de ses enfants dans le conflit.» «Un pays   venu à Paris (sous les traits de son président) avec son cortège de souffrances, de douleurs et de sacrifices pour la cause alliée, que la France a choisi d’humilier le 11 novembre. Humilier: le mot n’est pas trop fort. On imagine ce que (le président serbe)  a pu ressentir en voyant, face à lui, tout sourire, assis entre Trump, Poutine et Macron, le sinistre Recep Erdogan, le sultan turc héritier de l’empire ottoman génocidaire, ou Hashim Thaçi, président d’un pays (la république fantoche du Kosovo, NDLR)  qu’il ne reconnaît pas et qui, en tout état de cause, était une région intégrée à la Serbie en 1914. »

    Invité d’Elise Blaise sur  TVL le 10 novembre, le colonel de la Légion  Jacques Hogard qui a brillamment servi la France sur divers  théâtres d’opérations, et notamment dans les Balkans,  grand ami de la Serbie, s’est offusqué  de ce que Hashim Thaçi ait été  reçu à l’Elysée. Thaçi est certes  à la tête de cette autoproclamée (en 2008)  république du Kosovo, mais elle est en réalité une province de la république de Serbie, comme le stipule «la résolution  1244 de l’ONU»,  et  en est même pour le peuple serbe « le   coeur historique, spirituel, identitaire.»

    Alors certes a-t-il ajouté, l’exercice du jeu  diplomatique peut permettre de comprendre la présence d’Hashim Thaçi à l’Elysée… mais pas  les embrassades  et la complicité tactile entre  Macron et Thaçi   qui   apparaissent sur les photos. Et de rappeler  encore que le drapeau du Kosovo, province où les chrétiens sont désormais persécutés par les islamistes,  a été affiché  à Notre-Dame de Paris,  à côté de ceux de nos alliés pendant la  Grande Guerre!

    « Thaçi  chef mafieux et terroriste », est une   « créature »  de la très mondialiste et  sinistre Madeleine  Albright,  triste figure du parti démocrate, secrétaire d’État des États-Unis entre 1997 et 2001 dans l‘administration   Clinton.  Le colonel Hogard a souligné à bon escient que le parti de Thaçi, celui des islamo-mafieux de l’UCK, parti de la guérilla indépendantiste kosovare albanaise aujourd’hui à la tête du Kosovo, a été accusé de crimes de guerre, au terme d’une procédure  initiée par l’Union Europèenne. Mais une procédure  qui  s’est perdue dans les sables, des témoins disparaissant  au fur et à mesure, alors qu’il y avait moyen d’inculper les auteurs de toutes ses exactions.

    Nous nous étions fait l’écho sur ce blogue de l’enquête menée sur le trafic d’organes prélevés sur des Serbes par la guérilla kosovare. Notamment du rapport du parlementaire suisse Dick Marty, adopté en janvier 2011 par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, décrivant ce trafic. M. Marty évoquait les noms dirigeants de l’UCK, dont celui d‘Hashim Thaçi.

    Nous avions fait état en avril en 2008 des investigations de Carla del Ponte, ancienne présidente du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). Dans un livre coécrit avec Chuck Sudetic, un américain d’origine croate, elle accusait les chefs Albanais du Kosovo, d’avoir fait entre autres, un trafic d’organes prélevés sur des  centaines de prisonniers serbes, dont des femmes.

     « Ces organes, indiquait Mme del Ponte, étaient ensuite envoyés depuis l’aéroport de Tirana (Albanie) vers des cliniques à l’étranger pour être implantés sur des patients qui payaient ». « Les victimes privées d’un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu’au moment où elles étaient tuées pour d’autres organes. »

    « Les dirigeants d’un niveau intermédiaire et élevé de l’UCK étaient au courant et étaient impliqués de manière active dans la contrebande des organes », écrivait Carla Del Ponte qui citait outre Hashim Thaçi, le tout aussi sinistre Agim Ceku, Premier Ministre du Kosovo de mars 2006 à janvier 2008. 1500 Albanais ainsi que 500 Serbes et non albanais sont toujours officiellement portés disparus.

    Une prise de conscience tardive: au lendemain de la guerre de Yougoslavie  relevait alors Bruno Gollnisch, Mme del Ponte était « une vraie passionaria dans sa traque et sa condamnation acharnée des patriotes serbes et croates alors que demeure une impunité plus que douteuse des criminels de guerre et mafieux bosniaques ou albanais. »

    Dans l’hémicycle européen, le 22 avril 2008, Bruno s’interrogeait  aussi: « Que faut-il penser quand la Commission et plusieurs de ces mêmes États membres reconnaissent aujourd’hui le Kosovo et ses dirigeants, dont certains sont impliqués personnellement dans un trafic d’organes (…). » Une illustration, une de plus, de toutes les tares de cette Europe là…

    Lors de la   guerre livrée par l’Otan à la Serbie en 1999, le FN avait été bien isolé dans sa dénonciation de cette agression atlantiste et de ses conséquences. Une fois encore, nous ne nous étions pas trompés.  Les 120 000 serbes du Kosovo ont été  victimes d’une véritable politique de nettoyage ethnique,  soumis aux violences, intimidations et autres vexations de la majorité de la population devenue musulmane et albanaise par le biais de l’immigration albanophone… Là aussi un exemple que devrait méditer M. Macron au lieu d’embrasser chaleureusement un Hashim Thaçi… et de maintenir sur notre sol les pompes aspirantes de l’immigration de peuplement. L’avertissement de Bruno Gollnisch énoncé au pied de la basilique Saint-Denis il y a plus de huit ans  garde toute sa terrible actualité : « La Seine-Saint-Denis ne doit pas devenir pour la France ce que fut le Kosovo pour la Serbie : berceau de l’Histoire nationale progressivement submergé, puis amputé par les forces d’une coalition étrangère ! ».

     https://gollnisch.com/2018/11/15/les-serbes-et-les-francais-ont-aussi-le-droit-au-respect/

  • À défaut d'être un [méchant] populiste

    6a00d8341c715453ef022ad3bfc8bb200b-320wi.jpgLe 17 novembre, comme chacun commence à le savoir, un blocage du pays d'un type nouveau est prévu. Les automobilistes protestataires manifesteront leur exaspération face au prix de plus en plus lourd du carburant. Le public ignore de moins en moins d'ailleurs que, sur 100 euros dépensés pour un plein de super SP 95, le prix du brut représente seulement 27 %. Un peu moins de 15 euros rémunèrent le transport et la distribution.

    Mais, plus de 60 euros représentent les taxes, exactement 61 % de ce que paye le consommateur en France. Elles sont prélevées par l'État au titre de la TVA, bien sûr, mais aussi d'une fiscalité spécifique. La principale taxe pesant sur la consommation de carburants est la TICPE. En 2018, elle était fixée, hors majorations régionales, à 0,68 euros par litre pour le SP95, et 0,59 pour le gazole. L'accélération du rééquilibrage en cours entre gazole et essence a été la goutte de carburant qui a fait déborder la cuve.

    Or, la TICPE constitue la 4e recette de l’État après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés.

    Son principe de celle-ci remonte à 1925, époque où nos gouvernants découvrirent les diverses facettes la dimension politique de la question du carburant. Dès le mois de décembre 1917 ils avaient été contraints de demander à l'allié américain de leur allouer 100 000 litres d'essence sans lesquels les véhicules militaires seraient tombés en panne sèche. Mais jusqu'en janvier 1920, date à laquelle Clemenceau quitta la présidence du Conseil ils n'avaient en vue que l'intention punitive à l'encontre d'une Allemagne dont paradoxalement ils allaient renforcer l'unité. L'aspect confiscatoire des réparations les amena à mettre la main d’abord sur une partie de ce que les capitaux allemands possédaient dans les pétroles roumains de la Steaua Romana, et surtout sur les 22,75 % de l'ancienne Turkish Petroleum Company détenus par la Deutsche Bank. Cette participation fut attribuée à la France non par l'intérêt de son gouvernement mais par l'entregent de Callouste Gulbenkian.

    L'exploitation des gisements de Haute Mésopotamie par cette société renommée Irak Petroleum Company allaient pourtant permettre l'édification de la Compagnie Françaises des Pétroles. Plus tard celle-ci fusionnerait avec le groupe des Pétroles d’Aquitaine pour devenir Total, l’une des plus grosses entreprises françaises.

    Mais la plupart de nos politiques ne virent jamais dans ce dossier qu’un instrument financier de l’étatisme, – en dehors sans doute du général De Gaulle qui confia en 1944 la Direction des Carburants à un ancien chef des services spéciaux de la France Libre.

    Mais aujourd'hui encore c'est beaucoup moins le rôle géopolitique de l'Or Noir que les recettes fiscales dont sa facturation, en fin de chaîne, permet de combler en partie les trous béants d'une dépense publique qu'on se refuse toujours à restreindre vraiment.

    Or, l'une des raisons avancées en faveur de la fiscalité pétrolière se revendiquant du choix que l'État prétend avoir opéré en faveur d'une transition écologique.

    Mais personne ne sait vraiment où nous mène celle-ci, sinon à plus de dépense publique.

    Dans un pays qui se dit démocratique, le pouvoir se revendique, par définition du régime comme le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple [1]. Quand Céline disait : "par la vinasse" il manifestait déjà ses mauvais penchants. À défaut de s'identifier à une quelconque vague qui serait qualifiée de "populiste" (pouah !), et dont on voit mal ce qui la sépare du principe ci-dessus énoncé, l'auteur de ces lignes se demande si les choix dits écologiques méritent même l'étiquette de technocratie. Quoique péjorative, elle nous rassurerait au moins quant à la compétence, quant aux choix scientifiques, quant au sérieux de nos dirigeants quand ils nous parlent de transition écologique, qui nous semble plutôt le cache-misère d'un étatisme prédateur renforcé.

    Ah comme on aimerait pouvoir dire à nos méchants populistes : pas la peine de bloquer nos routes le 17 novembre, n'ayez pas peur, vous êtes entre de bonnes mains. Hélas, la franchise de mon stylo se refuse à l’écrire.

    JG Malliarakis  

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    Apostilles

    [1] cf. article 2 § 4 et 5 de la constitution : "La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple."

    https://www.insolent.fr/

  • [Vidéo] L’Europe face aux invasions – La Mémoire assiégée

    Robin Terrasse, auteur de La Mémoire assiégée, a récemment publié une vidéo, très partagée sur Facebook, traitant des tentatives multiples d’invasions du territoire européen par des envahisseurs extra-européens.

    Une vidéo qui permet notamment de mieux comprendre les positions identitaires de pays comme la Pologne ou la Hongrie.

  • L’irrésistible (?) ascension de l’Alt Right internationale

  • De bien basses eaux pour Angela !

    lorelei-2193255_960_720-845x475.jpg

    Du haut de son rocher, la Lorelei n’a pas besoin de chanter son « étrange mélopée » pour que les bateaux aillent se fracasser sur les récifs. Les eaux du Rhin sont tellement basses qu’il n’y a quasiment plus de bateaux qui peuvent y naviguer. On a relevé un niveau record de 77 centimètres à Cologne mi-octobre ; impossible, donc, de faire circuler des barges !

    Le Rhin est une artère économique très importante pour l’Allemagne, la France et les Pays-Bas.
    Peu de gens savent que Duisbourg, ville située en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est le plus grand port fluvial mondial. Avec plus de 3,5 millions de conteneurs traités chaque année, il dépasse largement Le Havre !

    Il s’agit donc, pour l’Allemagne, d’une véritable catastrophe économique due à la sécheresse exceptionnelle de l’été.

    Sécheresse exceptionnelle due au changement climatique, changement climatique qui serait largement causé par les émissions de CO2 (gaz carbonique), émissions de CO2 dont l’Allemagne est championne avec ses centrales thermiques au charbon. Si je puis oser ce mauvais jeu de mots : c’est le coup de l’arroseur arrosé !

    Et pour en « rajouter une couche », la grande centrale thermique de Hamm (1.600 MW) ne peut plus fonctionner, faute d’approvisionnement en charbon, celui-ci étant assuré par des barges…

    Et les effets ne s’arrêtent pas là.

    La rareté des bateaux entraîne une multiplication par cinq des coûts de transport de vrac par voie fluviale, et par trois pour le conteneur.

    Exit, donc, la compétitivité du fluvial et report massif vers la route et la voie ferrée.

    Et un semi-remorque de 40 tonnes, cela pollue un peu.

    Pour fixer les idées, un convoi poussé avec 4 barges de 193 mètres de long, 22 mètres de large et 11.000 tonnes de capacité de chargement, cela équivaut à 440 semi-remorques !

    Pour transporter une tonne sur un kilomètre, on émet moins de 20 grammes de CO2 en transport maritime, environ 40 grammes de CO2 en transport fluvial, un peu moins de 100 grammes en « poids lourd » et plus de 550 grammes en véhicule utilitaire léger (source : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, ADEME).

    Le bilan carbone de l’Allemagne risque donc d’être faramineux à cause de la sécheresse, cette même Allemagne qui a essuyé un bide « kolossal » avec l’énergie solaire et persiste à vouloir se passer du nucléaire.

    Pauvre Lorelei, elle aussi est au chômage, elle pourra rejoindre Angela en retraite.

    Patrick Robert

    http://www.bvoltaire.fr/de-bien-basses-eaux-pour-angela/

  • Souverainisme contre libéralisme en Italie : un économiste "atterré" anéantit les journalistes européistes

    Nous sommes sur Arte dans l’émission quotidienne 28 Minutes diffusée le 1er octobre 2018. Une actu dépassée, direz-vous. Que nenni : le débat souverainisme avec relance sociale contre libéralisme avec austérité européenne est plus que jamais d’actualité, et le sera de plus en plus jusqu’au 26 mai 2019, dates des élections fatidiques qui verront peut-être la peste populiste gagner d’autres pays que l’Italie.

    Et c’est de l’Italie précisément et de son virage populiste qu’il a été question pendant ces 20 minutes de débat. De débat, en vérité, il n’y a point eu, ou peu : Christophe Ramaux, qui fait partie des économistes dits atterrés et qui prône la relance contre l’austérité, la croissance contre la dette, a mis tout le monde d’accord. Et la partie n’était pas gagnée d’avance, avec la bande à Quin, libérale libertaire comme pas deux, européiste par choix et par obligation – nous sommes sur la chaîne europhile franco-allemande – et ses deux invités anti-Salvini et anti-Di Maio, la journaliste Clémentine Forissier du journal europhile Contexte et l’ex-conseiller de Matteo Renzi, Giuliano Da Empoli, un libéral européiste. 
    Pourtant, Ramaux a raflé la mise, collant ses adversaires au mur avec des arguments canons, une cohérence de fer et une clarté olympique. Démonstration.

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  • Commémoration : la foire à la récupération – Journal du lundi 12 novembre 2018

    Politique / Commémoration : la foire à la récupération 
    Emmanuel Macron, roi des commémorations. Fidèle à ses obsessions mégalomanes, le président de la République a organisé la célébration du 11 novembre autour de sa personne. Une véritable instrumentalisation de la mémoire à des fins électorales, à 6 mois des européennes.

    Union européenne / Pologne : démonstration de force des patriotes 
    La marche de l’indépendance en Pologne couronnée d’un succès sans précédent. Alors que la manifestation des nationalistes a failli être interdite par le pouvoir, la mobilisation a battu tous les records.

    Société / Asia Bibi : Quand les communautés échappent à la Grande-Bretagne
    Le casse-tête d’Asia Bibi n’est pas terminé. Sollicitée par une demande d’asile pour la chrétienne persécutée, la Grande Bretagne n’a pas souhaité donner suite. Londres redoute des troubles à l’ordre public avec sa communauté pakistanaise…

    Serveur TVL

    Lien dailymotion

  • L’exact contraire du patriotisme c’est l’euromondialisme

    drapeau-francais-autorise-300x169.jpgL’Union européenne serait menacée non seulement par l’explosion démographique du continent africain, la superpuissance chinoise, l’isolationnisme protectionnisme de Trump, l’ogre Poutine, mais aussi par les peuples européens qui  veulent défendre leur identité,  recouvrer leurs  libertés et leur souveraineté. Européens debouts dont le peuple polonais a donné l’exemple hier avec la marche pour le centenaire de son indépendance à laquelle ont participé  à Varsovie  200 000 personnes. Un   grand défilé patriotique qui a réuni notamment et majoritairement les sympathisants de toutes les chapelles et formations  nationales, nationalistes,  populistes- conservatrices de la droite polonaise. Une menace populiste qui  inquiète plus que jamais le camp des marcheurs et le premier d’entre eux. 

    Le quotidien Le Monde le constatait comme ses confrères le 9 novembre, «à près de six mois des élections européennes, Emmanuel Macron tente plus que jamais de résumer l’enjeu du scrutin du 26 mai 2019 à un duel entre les  progressistes  et les  nationalistes. Le président de la République veut fédérer les pro-européens contre les forces d’extrême droite du Vieux Continent (la Française Marine Le Pen, le Hongrois Viktor Orban et l’Italien Matteo Salvini). A-t-on oublié quel est le parti qui a gagné les dernières élections européennes en France ? Le Front National (M.  Macron se refuse sciemment à utiliser le nouveau nom de Rassemblement National, NDLR). J’espère qu’il ne gagnera pas , a-t-il affirmé le 6 novembre, sur Europe 1. Pour contrer la vague populiste, il a même dramatisé l’enjeu européen ces derniers jours, en dressant un parallèle entre la période actuelle et celle de l’entre-deux-guerres.  Il faut se souvenir de la précarité de la paix , a-t-il souligné jeudi 8 novembre, lors d’un entretien sur France 3. »

    Une paix bruxelloise  qui passerait aussi par l’accueil obligatoire de l’immigration clandestine , des « migrants. »  C’est en tout cas l’opinion d’ Emmanuel Macronn qui, de plus en plus isolé notait  RT,   a tancé fin octobre lors de sa tournée  en Europe de l’Est les pays du groupe de Visegard - Hongrie, Slovaquie, République tchèque et Pologne-  qui ne sont  pas assez convaincus des joies indépassables du vivre-ensemble muliticulturaliste… Ce  «leitmotiv» présidentiel, pour ne pas dire cette obsession, a pollué singulièrement les  commémorations du 11 novembre. Un  moment de mémoire, de recueillement, d’émotion, de communion nationale,  préempté par les discours idéologiques sur l’Europe de Bruxelles définie  comme notre horizon indépassable, facteur de paix et de progrès

    Une pilule européiste que nos compatriotes doivent impérativement  gober en mai prochain comme il a été pareillement rappelé avec bien  peu de subtilité dans le texte du président de la République qui était lu hier lors des cérémonies  au pied de tous les  monuments aux morts de France et de Navarre.

    Devant les 70 chefs d’Etat et de gouvernement réunis hier  à  l‘Arc de Triomphe pour commémorer l’armistice, il était normal que M. Macron  dénonce dans son allocution les ravages de cette terrible guerre civile européenne, explique notre attachement commun à la paix. La dimension  par définition internationale de ce conflit pouvait légitimer que  l’ouverture de  cette   cérémonie ait été confiée  au grand violoncelliste américain d’origine chinoise  Yo-Yo Ma qui a joué une sarabande de Bach  et que celle-ci ait été conclue par l‘orchestre des jeunes de l’Union européenne interprétant le Boléro de Ravel.

    Un  hommage  aux  troupes  africaines ayant pris part aux combats de la Grande guerre était aussi dans l’ordre des choses. Il  s’est incarné ici avec   la prestation de l’artiste béninoise Angelique Kidjo, soutien de Barack Obama en 2009, ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef. Cette  « grande icône de la musique africaine »  a interprété le morceau  Blewu à la mémoire des sacrifices des soldats du continent noir.   Un hommage en tout point  légitime, répétons-le,  pour peu qu’il ne serve pas une  basse propagande en faveur de la poursuite de l’immigration de peuplement  vue  comme nécessaire  à la bonne marche de la  France et à des fins de culpabilisation du de souche.  «Gloire aux  Africains qui ont  courageusement et même héroïquement participé aux combats de la  Grande Guerre » notait Bernard Lugan sur son blogue il ya trois ans. En 14-18 soulignait-il  «l’Afrique noire fournit  189.000 hommes, soit 1,6% de la population totale et 2,42% des effectifs français »; les  troupes noires subirent des pertes conséquentes de 30 000 à 35 000 morts- la guerre 14 ce fut en moyenne 1000 soldats français tués quotidiennement.  Pour autant  durant le premier conflit mondial,« l’Afrique dans son ensemble (du Nord et subsharienne)  fournit à la France 3,5% de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation.»

    Manipulation sémantique avérée en tout cas de la part du locataire de l’Elysée qui lors de son allocution devant la tombe du soldat inconnu a exalté l‘UE, l’ONU, le multilatéralisme  mais aussi   avancé que  « le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est sa trahison.» Non M. Macron! l‘exact contraire du nationalisme c’est le cosmopolitisme, le transfrontiérisme, l’immgrationnisme, l’euromondialisme. Toutes choses et idéologies qui, elles, sont des trahisons de l’intérêt national quand elles sont embrassées par ceux qui ont la charge des destinées de notre pays et qui sont  assurément  des  facteurs de chaos, de violences et de souffrances.

    Enfin,  les patriotes de l’espèce amoureuse que sont les nationaux  ne se reconnaissent en rien dans la vision de ce  nationalisme agressif, caricatural  que les Macron, Soros, Juncker, Merkel prêtent à leurs adversaires.  Nous ne nous identifions pas plus à  cette Europe de Bruxelles qui ne parvient pas à s’extraire des chaînes de l‘Otan,  combat la Russie de Poutine au lieu d’en faire un partenaire et qui est  un  travestissement du génie européen, une  grossière et inefficace  caricature  de la nécessaire collaboration entre  nations de notre continent. Et ce, avec  un état  d’esprit de la superclasse européiste  «qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices nourrit les extrêmes et l’obscurantisme» pourrions nous dire en paraphrasant Emmanuel Macron…

    Cette cérémonie n’était pas le seul temps fort de cette journée puisque a débuté quelques heures plus tard le premier Forum de Paris sur la  Paix qui doit durer trois jours en présence de dizaines de  chefs d’Etat et de gouvernement …mais sans Donald Trump qui a boycotté ce raout et n’y a même pas envoyé une délégation. Là aussi, comme Mme Merkel débitant les mêmes poncifs sur le danger national, Emmanuel Macron, pourtant un spécialiste du pasdamalgame (à géométrie variable)  a mis dans le même sac  européens soucieux de la défense de notre modèle civilisationnel, culturel  et les islamistes.  «On a une offensive idéologique du jihadisme, de régimes autoritaires a-t-il dit, de mouvements extrêmes qui de tous côtés se dévoilent être des ennemis de la liberté (…), cherchent à contrôler, censurer, exporter leur modèle, qui lancent des campagnes massives de désinformation et qui s’attaquent aux journalistes. »

    Un droit à la libre information, à la pluralité de l’expression des opinions dans le champ médiatique,   auquel s’attaque pourtant  aussi la Macronie  en refusant notamment de donner une accréditation  aux journalistes qui  sont jugés pas assez dociles, comme c’est le cas de ceux  de RT ou de Sputnik Pas besoin  d’être grand clerc pour prévoir d’ores et déjà avec Bruno Gollnisch que la propagandastaffel,  les gros médias vont donner de la voix dans les mois à venir pour perser sur le résultat des urnes,  mettre en garde les électeurs contre  la lèpre populiste.  Et qu’il est à craindre un certain nombre de nouveaux  coups tordus pour peu que les sondages favorables à l’opposition nationale se confirment…

    https://gollnisch.com/2018/11/12/lexact-contraire-du-patriotisme-cest-leuromondialisme/

  • Défense européenne : Macron a encore frappé

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    M. Macron a encore frappé !

    Le gamin immature, chef des armées, a jugé opportun, à deux jours de la commémoration du 11 novembre 1918, de faire une déclaration agressive vis-à-vis de trois pays étrangers, dont aucun ne présente une menace à court terme. « On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne […] Il faut nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des États-Unis. »

    La Chine, c’est si loin ; la Russie, dont l’OTAN tant vilipendé nous protège, apparaîtrait moins hostile si nous avions nous-mêmes montré moins d’hostilité à son égard ; et alors – cerise sur le gâteau – mettre les États-Unis, nos alliés depuis 250 ans, qui nous ont sauvé la mise trois fois* au cours du siècle passé, au rang des ennemis potentiels est proprement insultant, comme l’a dit le président américain. Lui faire ce coup au moment où il atterrissait en France, à l’invitation de la France, pour les cérémonies du 11 Novembre est proprement hallucinant de bêtise, d’ingratitude, d’injustice, et manifeste en outre un manque total de « lucidité » diplomatique. À la place de M. Trump je serais aussitôt rentré dans mon pays.

    La presse servile, effrayée par la bévue, essaie d’en minimiser la portée et a transformé sa déclaration, qui est devenue un simple désir de voir se concrétiser une défense non inféodée aux États-Unis.

    Que l’Europe ait besoin d’une défense dans l’absolu, évidemment. Même si on ne peut pointer du doigt dans l’instant une menace exogène probable, ne serait-ce que parce que forger un outil militaire efficace prend vingt ans au moins. La définition de la menace sera donc plus floue et tiendra davantage compte de sa forme que de son objet précis. Et les problèmes à résoudre pour y arriver sont nombreux. Ne serait-ce que le fait qu’on ne voit pas, en dehors d’alliances, comment créer une défense européenne alors qu’il n’y a pas d’Europe politique.

    M. Macron, dont j’accueillais avec bienveillance et patience certaines des initiatives économiques, me paraît de plus en plus inapte à exercer ses fonctions régaliennes.

    * Je compte l’aboutissement heureux de la guerre froide. Car imagine-t-on que l’Europe aurait échappé à l’ogre soviétique sans l’appui prépondérant des États-Unis ?

    Général (2s) Roland Dubois

    http://www.bvoltaire.fr/defense-europeenne-macron-a-encore-frappe/

  • La misérable polémique Pétain

    6a00d8341c715453ef022ad39f7bc1200d-320wi.jpgDepuis 2012, une loi avait institué la fête du Onze-Novembre, comme hommage qui serait désormais rendu à tous les militaires morts pour la France, y compris en opérations extérieures. Il ne s'agit donc plus d'une évocation de la grande guerre, mais du respect que nous devons aux soldats.

    Tous les Français seraient d'accord, je crois, ‑ tous les Allemands aussi, je le pense, - pour rendre hommage non pas aux maréchaux, encore moins aux politiciens, mais à tous les "soldats oubliés"[1], qui à la fin de la guerre s'estimaient réciproquement, en tant que combattants courageux. Ils se savaient sacrifiés par quelques sanglantes ganaches comme Nivelle, et par trop de bellicistes de l'arrière. L'une des raisons, au contraire, de la popularité de Philippe Pétain auprès des hommes de la troupe, provenait, rappelons-le, de son économie du sang des soldats.

    On eût pu certes imaginer, en souvenir du centenaire, qu'on fasse défiler sur les Champs Élysées des représentants des pays alliés comme on le fit en 1919, pour le premier anniversaire.

    Mais tel n'a pas convenu aux communicants officiels. Plus de 70 pays ont été invités, dont certains n'existaient pas. Il fallait contenter la terre entière. Nous nous trouvons en présence d'une velléité habituelle de cette malencontreuse diplomatie française. À vouloir faire plaisir à tout le monde elle n'inspire plus confiance à personne.

    Ma génération ayant grandi au contact de combattants des deux guerres, et de leurs récits, où la camaraderie jouait un si grand rôle, il nous paraît facile de comprendre l'étonnement de nos enfants et de nos petits-enfants.

    Ils découvrent en effet la prolongation de débats qui opposaient la génération de nos parents, qui avaient vécu la situation gérée par les gouvernements successifs du maréchal Pétain[2], et celle de nos grands-parents, qui ne voyaient en lui que le vainqueur de Verdun.

    Quand on observe d'ailleurs le nombre de nuisances instituées, à des titres divers par ces gouvernements, et qui n'ont jamais été abolies, on peut s'étonner que nos étatistes les dénigrent à ce point. Car les circonstances tragiques de l'occupation ont conduit à des réformes aussi néfastes aujourd'hui que la retraite par répartition, le monopole des caisses sociales, etc.

    Or, il se révèle toujours très difficile de concilier, fût-ce dans le symbole, des choses inconciliables.

    Giscard d'Estaing en avait expérimenté l'absurdité en cherchant à instituer le 8 mai comme fête de l'Europe.

    Jupiter élyséen, adepte du "en même temps" semble, à son tour, l'avoir découvert à ses dépens, pratiquement contraint de se renier trois fois au cours de la même semaine. Valse à trois temps : 1° on honore les maréchaux, mais attention seuls ceux qui sont enterrés aux Invalides ; 2° puis, on rend un hommage au vainqueur de Verdun ; 3° et pour finir on remarque que celui en qui Léon Blum voyait "le seul maréchal républicain de l'armée française"[3], après son investiture par la chambre du Front populaire, manifesta immédiatement le souci de fermer, dès août, le temple même de ladite république, la franc-maçonnerie[4]. À partir d'octobre, se mit en place une persécution des Juifs, sur laquelle la documentation ne manque pas[5].

    Sordide polémique.

    On divise la France en prétendant l'unir pour le futur.

    Je ne crois pas que cela fasse beaucoup avancer le redressement de l'Europe.

    En cet an de grâce 2018, l'été de la saint Martin, apôtre des Gaules et de la Miséricorde, reste donc bien oublié. On l'annonce pluvieux. Voilà une promesse à laquelle on peut croire.

    JG Malliarakis  

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    Apostilles

    [1] Ce titre d'un grand livre de Guy Sajer, faisait dire à Arletty, avec son inimitable accent parigot "c'est 'le' grand bouquin de la guerre, 550 pages pour 20 millions de morts, ça fait beaucoup de morts à la page".

    [2] Il y en eut quatre : Pierre Laval du 12 juillet au 13 décembre 1940 ; Pierre-Étienne Flandin du 13 décembre 1940 au 9 février 1941, François Darlan du 9 février 1941 au 18 avril 1942 ; puis à nouveau Laval du 18 avril 1942 au 19 août 1944. Il pourrait être important de comprendre que chacun poursuivit une politique spécifique.

    [3] Rappelons au besoin que Lyautey était clairement royaliste et Franchet d'Esperey le grand espoir dont se réclamaient les comploteurs de la Cagoule, etc.

    [4] cf. loi du 13 août 1940 rédigé par le maurrassien Raphaël Allibert et le néo-socialiste Adrien Marquet.

    [5] Dernier apport à l'Histoire de cette horreur : "Vichy et la Shoah" par Alain Michel, préfacé par le Dr Richard Prasquier, qui fut président du CRIF de 2007 à 2013, ce livre répond à la double question "comment expliquer, en effet, que 75% des Juifs vivant en France pendant la guerre aient pu échapper à la Shoah ? Et comment expliquer, aussi, que la France fut le pays d’Europe où les réseaux de sauvetage juifs furent les plus nombreux, les plus actifs et les plus efficaces ?"

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