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Europe et Union européenne - Page 979

  • Les bâillons et la course à l’abîme

    Les chômeurs – qu’une politique avisée pourrait remettre au travail – pèsent lourd sur divers Etats. Ainsi, selon Eurostat, l’Espagne en compte 26,2%, ou 55,5% chez les moins de 25 ans, particulièrement touchés. Suit le Portugal avec 17,6% et 38,6%. Pour la France: 10,6% et 26,9%.

    Voilà le résultat d’une politique néo-keynésienne, que Keynes eût désavouée. Une politique d’inflations "modérées" (de quelques pour-cent par année), mais qui, à la longue, rejoindront celles des années 1929 et suivantes. En fait, le chaos économique se combine avec le chaos politique, culturel et moral comme facteur de la décadence et du déclin.

    En outre, les organisateurs de ce désordre répriment férocement certaines opinions. Réclamer le retour des Africains en Afrique ou contester le point de l’histoire appelé "holocauste" mène en prison dans divers pays – jusqu’à 10 ans en Autriche. La Suisse, avec son article 261 bis du Code pénal, la France, avec les lois Gayssot et suivantes, d’autres pays avec de semblables tabous imposent le silence par la terreur, car certaines assertions ou même certains termes conduisent en prison. Par ces moyens, les forces du déclin cherchent à perdurer.

    Les tribunaux suisses poursuivent non seulement la négation de ce que les médias appellent "l’holocauste", mais jusqu’à la mise en doute, ce qui conduit à quelques conséquences curieuses. Aujourd’hui, faute de pouvoir demander le rapatriement des Africains, divers politiciens réclament l’interdiction des minarets qui, non seulement n’en peuvent rien, mais prennent beaucoup moins de place que les envahisseurs… Notons ici que les deux groupes parlementaires UDC (parti de Blocher) et Démocrates suisses voient parfois tel de leurs membres se permettre des propos hérétiques au sens de la loi; mais, ces derniers temps, les tribunaux n’ont pas bougé; en revanche, il y a eu des contrecoups professionnels pour certains imprudents (on semble en revenir à la bonne vieille méthode: le fautif perd miraculeusement son emploi, l’Etat n’y étant pour rien…).

    Ce procédé ne se limite pas à la Suisse. Il existe partout en Europe, à moins de faire place à la répression judiciaire. Les démocraties modernes ont pu se permettre de supprimer l’esclavage: elles avaient le salariat. Un  père de famille réfléchira et s’abstiendra de propos imprudents… En Suisse, les délais de résiliation d’un emploi sont probablement les plus courts d’Europe occidentale; d’où les perspectives accrues de perdre son poste. Ainsi, une répression masquée permet de proclamer que le pays est une terre de liberté. Vous êtes libre de chercher du travail ailleurs, puisque votre employeur était libre de se passer de vos services!

    Notre dernier numéro, en page 9, rendait compte d’un texte posthume du Divisionnaire Hans Bachofner, mort en 2012, un des auteurs de la doctrine militaire suisse. A l’heure où, pour la plupart, les médias s’alignent sur les Etats-Unis, Bachofner constate que la principale puissance mondiale a perdu ses dernières guerres et se trouve sur le déclin, tandis que l’Europe s’affaiblit; or il pose une bonne question: qui aura le dernier mot dans l’Etat? Oser discuter la suprématie américaine, peu de responsables auraient pu se le permettre. Mais les morts ont sur les vivants l’avantage de la libre parole. Bachofner nous le prouve.

    Les puissances éphémères pratiquent volontiers l’arbitraire, la répression, la terreur. Elles semblent l’emporter: les rebelles deviennent des inexistants – d’autant plus dangereux qu’ils échappent au contrôle. Parfois même, l’opposition semble disparaître: même invisible, elle restera redoutable. Certes, on fera taire un homme; mais l’idée juste circulera toute seule pour resurgir aux endroits les plus surprenants; et elle puisera sa force dans les problèmes non résolus. Les hommes passent, le problème reste et, non résolu, s’aggrave.

    Ici, Ernst Indlekofer nous rejoint: "La liberté de parole est un droit qui inclut aussi la liberté d’expression. Celle-ci est foulée aux pieds dans notre pays depuis la promulgation de l’article pénal 261 bis en 1995; et il en va de même dans presque tous les pays d’Europe. Or, dans sa 102e séance en juillet 2011, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a clairement précisé que des lois limitant la liberté d’opinion et d’expression sont contraires à la convention et contreviennent aux droits de l’homme."

    Illusionnistes, les responsables du désordre mondial croient résoudre les problèmes par l’inflation néo-keynésienne. La réalité, qui exige le respect des lois naturelles et, en économie, la stabilité des prix pour les produits de première nécessité, l’emportera sur les rêves mondialistes actuels. Leur recours à la terreur hâtera leur perte, car il les empêchera de résoudre les problèmes en voie d’aggravation: chaos des forces aux prises à l’intérieur des Etats, chaos par le brassage mondial des populations, lequel, en outre, débouche sur le chaos racial: Etats toujours plus ingouvernables, individus toujours plus désorientés et dé­sespérés.

    En ce moment, à la veille de catastrophes possibles, même probables, il incombe à chacun d’agir d’abord sur le plan local, puis d’augmenter son audience. Ce modeste travail de base est la condition première de salut pour l’humanité. 

    G.-A. Amaudruz

    http://www.europaeische-aktion.org/Artikel/fr/Les-baillons-et-la-course-a-labime_50.html
    Sources:  tiré du Courrier du Continent N°548 (mars 2013), p. 12 (éditoriale).

  • Allemagne : La police recrute dans les mosquées

    Ernst Marx, « responsable du groupe de travail publicité » de la police de Rhénanie-Palatinat, appelle cela « poser des jalons pour l’évolution démographique ». Dans cette région aussi, le grand remplacement de population va bon train du fait de l’immigration et de la dénatalité des Allemands.

    La solution ? Augmenter la proportion des immigrés parmi les policiers, et d’autant plus que « les connaissances linguistiques et culturelles des candidats avec des racines étrangères constituent un enrichissement pour la police »

    « Dans la police aussi, souligne Herr Marx (par ailleurs professeur à l’école régionale d’administration), nous devons avoir la même composition que la société ».

    En Rhénanie-Palatinat, la part des policiers de nationalité étrangère ou issus de l’immigration est actuellement évaluée à entre 9 et 12%. « Nous voulons arriver le plus vite possible à 20% », explique Marx.

    Des contacts ont donc été pris avec toutes les organisations immigrées afin de faire de la publicité pour une carrière dans la police. Des réunions d’information sont prévues dans les nombreuses mosquées de la région, en commençant par les villes de Bad Kreuznach (trois mosquées selon le site « Trouver une mosquée en Allemagne ») et de Wittlich.

    http://fr.novopress.info/141039/allemagne-la-police-recrute-dans-les-mosquees/#more-141039

  • Chaos ou ordre provisoire ?

    Les sociétés modernes de type atlanto-américain proposent aux jeunes de vagues idéaux, vite oubliés dans l’engrenage d’une vie active, trépidante, qui les propulse à la retraite, phase terminale où il convient de ne pas trop traîner: ce n’est pas encore de l’euthanasie, mais on vous prie de ne pas gêner.

     

     

    Naguère les aînés transmettaient à leurs petits-enfants le trésor des contes où fées et monstres illustraient la sagesse des temps anciens. Aujourd’hui, cette phase disparaît. Aussi va-t-on les scolariser dès quatre ans pour en faire des rouages passifs. Or cette coupure entre les vieux et les gosses rompt une tradition millénaire en isolant les individus sous prétexte de les libérer.

     

    Dès lors, coupé de ses racines, ce qu’on appelle culture tombe au rang d’un produit consommable: la culture n’exprime plus l’âme d’un peuple immortel, mais les lubies passagères d’une génération. Voilà, d’ailleurs, ce que veulent les meneurs. En Occident, la coupure entre génération finissante et montante permet à toutes sortes de forces occultes de confisquer le pouvoir "démocratique" tout en respectant les apparences.

     

    Au Néolithique, au temps des chasseurs-pêcheurs, il fallait de vastes espaces pour nourrir une tribu. L’agriculture, en concentrant les ressources naturelles, a permis, donc suscité, une explosion démographique incontrôlée, posant du même coup le problème non résolu de la civilisation et des structures politiques.

     

     

    Au cours de l’histoire connue, avec la croissance démographique notamment, le jeu des forces a gagné en complexité pour aboutir, au XXIe siècle, d’abord à une suprématie des USA, puis, dès 2007, à un monde divisé: Etats-Unis, Russie, Chine (matériellement, le potentiel militaire américain surpasse encore le russo-chinois, mais reste qualitativement problématique). En ce début de 2013, pour la première fois depuis 1945, le monde va prendre l’une de deux voies: ou bien un ordre – provisoire, boiteux – à trois centres principaux; ou bien le chaos, avec le risque d’une troisième guerre mondiale. Ces deux issues semblent s’équilibrer.

     

     

    L’Europe, qui joue un rôle de figurant et subit une immigration africaine jamais vue, devrait retrouver sa mission : imposer l’ordre, restaurer la culture, et, bien sûr, ramener les allogènes dans leurs continents d’origine. Sur ce point, l’on se heurte aux diverses lois "antiracistes" qui s’incrustent: la répression actuelle empêche de s’opposer à l’invasion; et l’invasion exige l’appui de lois répressives: deux maux dont l’un appelle l’autre et l’aggrave.

     

    L’illusion de ces "démocrates", qui veulent contrôler les pensées et interdire de s’opposer à la marée allogène, c’est de croire résoudre un problème en éliminant un opposant; or un problème non résolu tend à s’aggraver et suscite de nouveaux opposants, inattendus.

     

    En Suisse, la loi "antiraciste" (article 261 bis CP) vise, dans un rajout de dernière minute, celui qui "niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité". Il s’agit en fait de prohiber la négation et même la mise en doute de l’ "holocauste" (prétendu génocide durant la deuxième guerre mondiale). En France, un arsenal de lois (Pleven, Gayssot et suivantes) interdit la mise en doute de l’ "holocauste". Rien de tel en Italie. Or l’Italie a l’une des plus faibles colonies juives d’Europe; la France, la plus forte, ce qui explique la différence.

     

     

    Où en est le problème "holocauste" ? Avec la disparition des "victimes" et des "coupables", les poursuites légales deviennent impossibles; il ne reste plus qu’un "devoir de mémoire" évanescent. Le chantage devra, par les moyens disponibles, se rabattre sur les Etats "coupables" (la culpabilité, normalement individuelle, deviendrait le fait d’entités immatérielles que beaucoup prétendent vouées à disparaître). Encore faut-il que les maîtres-chanteurs restent assez forts. Or l’Amérique, leur atout, périclite. Le Congrès juif mondial affronte de nouveaux problèmes.

     

     

    S’il faut compter avec l’inertie propre aux organes étatiques et avec l’ignorance du grand nombre, rien n’empêche, dans un premier temps, de réclamer le maintien ou le rétablissement de la libre parole. A l’heure où se précisent les revers économiques, où le chômage s’installe, lourd en Italie et en France, écrasant en Espagne, au Portugal et en Grèce, beaucoup commenceront à réfléchir; et à se poser des questions. Cela d’autant plus qu’en Europe beaucoup ignorent tout simplement l’existence des lois-bâillons et croient à la libre parole.

     

    Ce qui caractérise un Etat, c’est surtout la frontière: on ne laisse pas entrer n’importe qui ou n’importe quoi; on empêche l’invasion de peuplement, même pacifique; on écarte une concurrence souvent fondée sure l’exploitation des miséreux.

     

     

    Ainsi, le canton suisse du Valais voit ses vallées latérales, pentues, se dépeupler sous l’effet concurrentiel de pays plats comme le Danemark. Le seul remède consisterait en des frontières étanches, ce qui aujourd’hui est politiquement irréalisable.

     

     

    Chaos ou ordre provisoire ? On verra: la décision nous échappe. Seule subsiste l’action individuelle locale; c’est déjà ça. En outre, il incombe à chacun de défendre les valeurs de la vie face à une décadence voulue et organisée.
    par G-A Amaudruz http://www.europaeische-aktion.org
    Sources:

    tiré du Courrier du Continent N°549 (avril-Mai 2013), page 12 (éditoriale)

  • Agriculture : revenir aux sources avec le semis direct sous couvert végétal

    Agriculteur dans la Meuse, Philippe Lemey exploite 250 hectares de céréales à Aulnois-en-Perthois en utilisant une méthode qui rompt avec l’idéologie productiviste et machiniste qui règne en France.

    Il a complètement changé sa façon de travailler en 2004 en se lançant dans le semis direct sous couvert végétal, une technique agricole importée d’Amérique du Sud, où les terres ne sont pas très fertiles. Pendant cinq ans, il a accepté de perdre entre 20 et 30 % de son chiffre d’affaires. Mais aujourd’hui, il dépasse les rendements d’avant 2004 et pourrait presque vivre de son métier sans aucune aide européenne.

    En effet, le semis direct sous couvert végétal lui a permis depuis de réaliser d’importantes économies. Il est désormais capable de gérer tout seul son exploitation, alors qu’avant il devait faire appel à au moins une personne pour s’occuper d’une surface plus petite. Il a par ailleurs considérablement réduit sa facture énergétique. Il consomme ainsi six fois moins de litres de fioul par hectare que ses collègues. Ses tracteurs ont par conséquent une durée de vie plus longue, aux alentours de 40 ans, contre 8 ans pour ceux des autres exploitants.

    En fait, il ne travaille pas sa terre. Il sème la récolte avec un semoir importé du Brésil qui dépose la graine dans le sol, puis rebouche la terre après son passage. Cet outil ne laisse quasiment aucune trace. A la différence du labour, il ne perturbe pas la microfaune et la microflore souterraines. En surface, Philippe Lemey cultive une dizaine de plantes, à l’image du sarrasin et du trèfle d’Alexandrie couplées avec de la paille. Ce mélange donne un parfait équilibre azote-carbone. En se dégradant, il nourrit les sols. En quelques années, le pourcentage de terre noire de ses champs est passé de 1,2 % à 3,5 %. Le sol de son exploitation devient naturellement de plus en plus riche en matière organique, ce qui augmente sa fertilité sans avoir recours à des engrais chimiques.

     

    Cette méthode de production protège aussi davantage ses récoltes des aléas climatiques. Le couvert végétal sert d’isolant. Si bien que ses cultures sont moins impactées que celles de ses voisins en cas de froid ou de forte chaleur. Le sol de son exploitation a plus de réserves d’eau. Ses céréales sont en outre moins attaquées par certains parasites et maladies puisqu’il diversifie ses cultures. Par exemple, pour le blé, il plante huit variétés différentes sur la même parcelle. Cela désoriente les insectes et limite l’impact d’une maladie sur la récolte entière.

    Enfin, l’agriculture meusien n’utilise pas d’insecticides. « A long terme, c’est un mauvais calcul ». Par exemple, en pulvérisant de l’anti-limace, il tuerait les limaces mais aussi leur prédateur, un scarabée noir. Par conséquent, le nombre de limaces augmenterait au fil des ans et il serait obligé d’acheter toujours plus de produit. Les champs de Philippe Lemey sont également devenus des îlots de survie pour les vers de terre anéciques. Ces derniers, qui ne peuvent pas se développer dans les sols labourés, creusent des galeries verticales dans le sol qui drainent et oxygènent la terre. C’est un cercle vertueux. Plus le sol est riche, plus ces vers prospèrent et plus ils le bonifient.

    Cette exploitation d’Aulnois-en-Perthois est, pour le Groupe BLE Lorraine, un modèle du genre qui utilise à bon escient les forces et les ressources de la nature. Ce n’est malheureusement pas à un hasard si, sous la pression des lobbies des industries chimiques et autres, une telle méthode de production ne soit plus diffusée dans le monde agricole français, malgré son efficacité. Pire, le semis direct sous couvert végétal n’est même pas enseigné dans les écoles agricoles.

    (Source : RL du 18/08/2013)

    http://www.agoravox.fr/actualites/info-locale/article/agriculture-revenir-aux-sources-140015

  • La famille s'agrandit... par Alain de Charente

    La smala européenne vient donc de « s'enrichir » d'un nouveau membre avec l'arrivée officielle de la Croatie qui apporte à titre de dot une étoile supplémentaire, une vingt huitième, au drapeau de la communauté......
    Bienvenue donc au petit dernier, et souhaitons-lui tous les bonheurs du monde au sein de notre grande famille qui l'accueille à bras ouverts.....
    Il va donc falloir dès maintenant mémoriser une date anniversaire supplémentaire et sans doute apporter les modifications administratives nécessaires pour que cette nouvelle recrue soit parfaitement intégrée et légitimée, avec pour première conséquence le remplacement des nombreux drapeaux de l'UE qui flottent un peu partout et la réimpression des imprimés, des formulaires nombreux et variés qui depuis peu ne sont plus à jour.....
    Nous sommes donc désormais 28 états à cohabiter dans une relative harmonie, mais pas avec harmonisation car nous sommes loin d'avoir aligné nos modes de fonctionnement pour ne parler que d'une seule voix, celle de l'Europe, sur de nombreux sujets.......
    Aujourd'hui, et nous venons de l'apprendre, une des priorités des instances Européennes est d'harmoniser et réduire la puissance des aspirateurs afin qu'à l'horizon 2020, cette puissance soit divisée par deux, ce qui serait paraît-il bon pour la planète....., projet particulièrement ambitieux, stratégique et sans aucun doute d'une priorité absolue.....
    Alors que dans de nombreux secteurs que nous avons en commun  règne l'anarchie la plus totale, aucune harmonisation ne régissant les salaires, les prélèvements sociaux, les contributions fiscales, les régimes de retraite, les taux d'imposition, les prestations sociales entre les pays membres, l'Union Européenne déploie de l'énergie et des moyens financiers pour que dans quelques années les aspirateurs n'aspirent plus, tout comme nous avons fait en sorte avec l'élimination des ampoules à incandescence et leur remplacement par celles à économie d'énergie que nous y voyons moins clair aujourd'hui qu'hier......
    Il est donc légitime de se poser la question de savoir si l'Europe que nous avons voulue (en tout cas ceux qui ont dit "OUI" à Maastricht...) est une avancée ou une reculade, si cette usine à gaz technocratique n'a pour objectif et seule finalité que de nous ramener à une période depuis longtemps révolue où le mot « progrès » n'existait pas encore, et si cette aventure Européenne est bien celle attendue et espérée par les populations des États qui la composent et à qui elle est imposée......
    Mais il est vrai qu'il est sans doute plus simple et moins risqué de demander aux industriels de brider leurs moteurs d'aspirateurs que de convaincre les syndicats de faire preuve d'ouverture d'esprit et de solidarité pour que nous soyons tous logés à la même enseigne.......
  • Une colonisation à rebours

    L’un des principaux stratèges militaires britanniques, Le contre amiral Parry vient de lancer un avertissement solennel : la civilisation occidentale est confrontée à une menace du même degré que les invasions barbares qui ont détruit l’Empire Romain.

    Dans une vision apocalyptique des menaces, Chris Parry déclare que les migrations à venir seraient comparables aux Goths et aux Vandales tandis que des pirates "barbaresques" nord-africains attaqueraient des yachts et des plages dans la Méditerranée d’ici 10 ans.

    L’Europe, y compris la Grande-Bretagne, pourrait être sapée par des groupes importants d’immigrés avec peu d’allégeance envers leur pays hôte - une "colonisation à l’envers", selon les termes de Parry. Ces groupes resteraient liés à leur pays d’origine par l’Internet et les vols à bas coût. Selon l’expert en stratégie, le concept d’ "assimilation" est en train de devenir périmé.

    "Un de mes principaux soucis actuels est la question des diasporas", a révélé Parry qui estime à plus de soixante dix le nombre des diasporas en Grande-Bretagne.

    Le contre-amiral pense qu’à l’avenir, des groupes importants qui s’établiront en Grande-Bretagne et en Europe après des migrations de masse causées par l’instabilité politique, les déséquilibres démographiques, voire le dérèglement climatique pourraient développer des communautés d’intérêt avec les régions instables ou anti-occidentales.

    Le département que dirige le contre-amiral Parry compte cinquante personnes.

    Jean Raspail, lui, avait abouti aux mêmes conclusions tout seul, et trente-cinq ans plus tôt dans son célèbre roman d’anticipation : "le Camp des saints".

    Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 381 du 22 juin 2006
  • David Duke - L'immigration et le Droit de Sauver l'Europe et l'Occident

  • Boursier de Carbon : « DES FRONTIERES POUR PROTEGER L'EMPLOI » (arch 1994)

    Alain Madelin, le ministre des entreprises, vient de faire dans Le Monde un plaidoyer pour le libre-échange intégral, en s'attaquant à l'illusion que constitue selon lui le protectionnisme.
    ❏ Philippe Boursier de Carbon, polytechnicien et économiste éminent, ami personnel de Maurice Allais, prix Nobel d'économie, lui répond point par point. Le libre-échange intégral nuit à la prospérité et à l'équilibre social.
    ❍ Le ministre affirme que le protectionnisme repose sur une illusion d'optique et donne l'exemple d'une paire de chaussures importée et payée 100 francs en France au lieu des 250 F que propose un producteur autochtone pour ce même produit.
    ❐ Les pays développés importent aujourd'hui des produits à faible valeur ajoutée et fabriqués avec une main-d'œuvre non qualifiée et ils exportent au contraire des produits de haute technicité, requérant un personnel moins nombreux mais bien formé. Équilibré en francs, un tel échange est déséquilibré en termes d'emplois.
    Affirmer que les 100 francs reçus par le producteur étranger de chaussures constituent une créance sur la production française car elle reviendra inévitablement sous forme d'achat de biens ou de services est une affirmation insuffisante en termes d'effets sur l'emploi national : la demande extérieure procure bien moins d'emplois en France que la demande nationale en raison de la forte productivité des entreprises exportatrices.
    Ce peut être un marché de dupes car le TGV vendu à la Corée du Sud ne donnera jamais autant de travail que les millions de paires de chaussures qui auront servi à le payer.
    ❍ Alain Madelin estime que rien ne justifie la peur des délocalisations, en premier lieu parce qu'elles sont une manifestation de l'Internationalisation croissante de l'économie et des entreprises. Que vous en semble ?
    ❐ Problème gravissime en effet.  Actuellement, il existe entre les pays développés et les pays moins développés des taux de change qui compensent les effets des différences moyennes des productivités locales en égalisant les niveaux moyens des prix. Si l'équilibre entre deux pays s'est établi avec une différence de charges salariales de 1 à 4 ou 5 au cours du change, différence égale à celle des productivités, la délocalisation d'une industrie de pays développé permet la même productivité que dans son cadre national.  Mais dans ce cas, la production nationale périclite fatalement !
    Le développement des délocalisations a pour résultat d'aggraver le chômage en même temps qu'elle accroît les inégalités dans nos pays.
    Si vous voulez un exemple de la malfaisance des délocalisations, je citerai le rapport du sénateur Arthuis à propos de l'histoire des survêtements de l'armée de terre.
    Un marché de 90 000 d'entre eux fut passé par l'armée à une société domiciliée en France qui fit fabriquer ces survêtements à l'île Maurice pour 9,6 millions de francs.
    Le ministère de la Défense a réalisé une économie de 540 000 francs sur ce marché mais cette délocalisation de production implique pour la France un coût de chômage évalué à 6 millions de francs, soit une perte nette de 5,7 millions pour la collectivité nationale. Le marché a en fait été adjugé à la société MPH pour un prix unitaire de 107 francs contre 113 francs pour deux sociétés françaises concurrentes, soit une différence qui ne se monte qu'à 6 francs par survêtement. Aux taux de change actuel les salaires de l'île Maurice sont 8 fois moins élevés qu'en France. Ainsi le prix d'adjudication de 107 francs aura permis à cette société de réaliser un magnifique sur-profit.
    ❍ Estimez-vous que le libre-échange est aussi néfaste à l'Intérieur de l'Union européenne ?
    ❐ Non. L'Union européenne peut et doit pratiquer un libre-échange total. Elle doit se fonder sur le principe de la préférence communautaire ce qui entraîne une protection contre les importations génératrices de chômage.
    ❍ Vous vous séparez donc de l'assertion du ministre selon laquelle le libre-échange n'exige pas l'égalité des conditions de concurrence.
    ❐ Oui. Si l'on mène une politique sans limite de libre-échange mondial, le fossé des inégalités sociales ne fera que s'élargir chez nous et le taux de chômage s'élèvera encore.
    La seule solution ou au moins e palliatif à appliquer dans le cas d'un libre-échangisme illimité consisterait à créer des taxes compensatoires sur les produits importés ou bien à contingenter les marchandises. .
    Pourquoi ne pas adopter pour l'Union européenne un système comparable à celui de la « clause de la nation la plus favorisée » actuellement en vigueur aux USA ? Ce type de protection n'est pas un isolement de la Communauté européenne mais on ne voit tout de même pas comment on pourrait fonder une politique raisonnable à l'égard de pays peu développés en appauvrissant des pays développés.
    ❍ Alain Madelin admet volontiers qu'il ne peut y avoir de fonctionnement normal du libre échange que si les États s'abstiennent de manipuler les monnaies. Qu'en pensez-vous ?
    ❐ En ce qui concerne l'Union européenne, c'est tout à fait exact. Pour que la théorie du libre-échange puisse s'appliquer, il faut impérativement que les monnaies reflètent correctement les niveaux des productivités moyennes réelles. Pour remplacer les monnaies nationales par une monnaie unique, il est nécessaire que tous les ajustements économiques correspondant à la fixité des taux de change en son sein aient pu être réalisés. Cependant, l'instauration à marche forcée d'une monnaie unique et non commune prévue par le Traité de l'Union risque fort d'aggraver la crise européenne.
    ✍ Propos recueillis par Raphaël TRIGAL National hebdo du 11 au 17 août 1994

  • Euramérique, Eurorussie ou Eurasie ?

     

    Euramérique, Eurorussie ou Eurasie?
    Récemment, le site Atlantico a publié un échange de réflexions fort intéressant entre Alexandre Del Valle et Alexandre Melnik sur les perspectives viables pour l’Occident. Les deux Alexandre, qui n’ont de commun que leurs prénoms, prônent deux voies différentes et opposées pour la réaffirmation de l’Occident puissance: l’Alliance continentale Europe-Russie ou l’alliance transatlantique Europe-Amérique.
    Cette thématique semble prendre une importance croissante au fur et à mesure que les relations Russie-USA se détériorent, que l’Europe s’enfonce dans la crise et que la Russie regagne stratégiquement des positions, réaffirmant ainsi peu à peu sa position de grande puissance. La même semaine, le site Europe-Israël publiait lui un article intitulé: La morale change de camp, article très élogieux envers Vladimir Poutine et envers la politique russe dans le monde musulman, présentant une Russie devenue la protectrice des minorités, notamment chrétiennes. Le site prenait en exemple les manifestants de la place Tahrir qui dénonçaient l’alliance entre Etats-Unis et Frères musulmans et appelaient la Russie à s’impliquer dans la révolution égyptienne.
    L’occident a été historiquement lié à l’Europe, la Méditerranée puis l’Europe du nord et de l’ouest, avant de ne se juxtaposer sur le monde anglo-saxon dès le 17ième siècle via l’empire colonial de l’Angleterre et sa puissance maritime. Ce règne de la rose n’a réellement pris fin qu’après la première guerre mondiale, qui a historiquement marqué la fin des empires européens, y compris l’empire britannique, supplantés par la puissance la plus occidentale et la plus maritime d’Occident: les Etats-Unis d’Amérique.
    Ceux-ci achèveront la déseuropéanisation de l’Occident en confirmant leur leadership planétaire en 1991, lors de la mort de l’Union Soviétique. La fin de l’Union Soviétique scellera aussi le destin eurasien de la Russie et donc le déplacement du centre d’attraction du continent vers l’Est et l’Eurasie. La disparition de cet empire permettra donc paradoxalement à l’Europe réelle d’entamer une tentative historique de raccord entre son Ouest et son Est et ainsi de tenter d’affirmer son unité territoriale, continentale et politique. Cela entrainera une rupture sans doute désormais totale et fondamentale entre le monde continental et le monde occidental.
    Ce leadership américain qui a été baptisé par le président Bush «le nouvel ordre mondial» s’est développé et affirmé grâce à une formidable domination militaire et économique. Ce dispositif hyperpuissant a mis l’Europe sous contrôle, logiquement étendu sa zone d’influence vers l’Eurasie et l’Asie centrale tout en multipliant les interventions militaires dans le monde musulman. Pourtant, cette domination américaine sera aussi brève, d’un point de vue historique, que ne seront rapides le redressement russe et l’émergence de la Chine, dont on voit mal aujourd’hui ce qui pourrait l’empêcher de devenir la première puissance mondiale dans la décennie qui vient. Si le monde se désoccidentalise rapidement, le centre de gravité des puissances se déplace inexorablement vers l’Asie.
    L’Europe de Bruxelles n’a pas transformé l’essai et il est peu probable qu’elle le fasse. L’Union s’est transformée en un «machin» que le Général de Gaulle n’aurait pas pu imaginer même dans ses pires cauchemars: Une entité sans aucune souveraineté politique, comme le souhaitent les donneurs d’ordres de Washington, et gouvernée par une bureaucratie de petits fonctionnaires sans horizons politiques qui espèrent tout en la craignant l’adhésion à l’UE d’une Turquie conquérante et par ailleurs seconde puissance de l’Otan. Pour les plus pessimistes, la crise économique, l’absence de souveraineté, l’échec du modèle multiculturel dans tous les pays d’Europe et l’absence d’élites ne devraient vraisemblablement laisser à Bruxelles que quelques années avant un démembrement volontaire et une sortie de l’histoire par la petite porte. Les nations européennes pourraient-elles y survivre ? Sauront-elles le cas échéant renouer avec un nouveau destin continental ?
    Dans ces conditions, un rapprochement UE-Russie est-il imaginable? La puissance russe n’est pas d’origine maritime, la Russie n’a pas connu la renaissance après le moyen âge, et sa révolution industrielle a été tardive. En outre la démocratie à l’occidentale est encore au banc d’essai en Russie et il semble de plus en plus évident que ce modèle ne soit pas adapté pour gouverner le plus grand territoire de la planète ni de maintenir unis un si grand nombre de peuples si divers. Fait remarquable également, la Russie est le seul empire continental qui ait survécu en maintenant relativement en vie sa sphère d’influence linguistique, culturelle et politique au cœur de l’Eurasie: en Asie centrale et dans le Caucase.
    Peut-être à cause de ce parcours historique bien spécifique, la Russie ne fait aujourd’hui encore que peu confiance à un «Ouest» (Zapad en russe désigne l’Occident, ce qui inclut encore aujourd’hui tant l’Amérique que l’Europe de Bruxelles) contre lequel elle a historiquement presque toujours été en guerre ouverte ou larvée. En outre, les modèles de sociétés proposés par l’Occident ne sont pas perçus comme viables ni compatibles avec les souhaits et aspirations de la population russe et encore moins avec le projet global des élites russes pour leur pays. On peut facilement comprendre, au vu des difficultés qu’à connu la Russie pour se redresser et créer un embryon de modèle propre de société (l’État-Civilisation), son souhait de ne pas s’associer ni essayer de s’assimiler à des ensembles politiques et civilisationnels visiblement en crise profonde.
    En outre, le basculement lourd et historique du monde vers l’Asie, dans laquelle se trouve 75% du territoire russe ne devrait pas particulièrement inciter Moscou à se tourner à l’Ouest vers la zone euro-atlantique mais plutôt à l’Est, vers la zone Asie-Pacifique pour tenter de profiter du formidable potentiel de la Chine, avec lequel la Russie est d’ailleurs en train de nouer un partenariat historique.
    Le 21ème siècle verra-t-il l’émergence d’un tandem gagnant composé des deux ex-géants communistes et de leurs sphères respectives d’influence ?
    Il semble par conséquent que l’existence d’un Occident-puissance qui, il faut le rappeler reste à ce jour son adversaire stratégique principal, ne soit sans doute pas l’intérêt primordial d’une Russie qui, si elle encore majoritairement slave et chrétienne, n’en reste pas moins aujourd’hui une puissance eurasiatique et orthodoxe d’abord et européenne ensuite. Le renouveau de la Russie semble du reste à ce jour être inspiré par deux idées ou directions stratégique essentielles, l’une post-byzantine et l’autre postsoviétique (vers l’Eurasie) traduisant sans doute très clairement que la Russie ne se destine pas du tout à devenir un membre du club occidental.
    La Russie n’est-elle pas, après tout, l’héritière historique, religieuse et spirituelle de Byzance et donc de l’empire romain d’Orient, et non de l’empire romain d’Occident ?
    Alexandre Latsa