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géopolitique - Page 970

  • Ukraine: Donetsk la rebelle prépare sa défense

    Les rebelles pro-russes se préparaient lundi à défendre leur principale place forte de Donetsk, alors que les forces de Kiev avançaient dans sa direction, après avoir pris samedi et dimanche plusieurs villes, dont Slaviansk, abandonnée sans combat par les insurgés.

    Chateau

    Plusieurs leaders séparatistes ont affiché leur détermination à livrer bataille après ce "repli tactique", affirmant même, comme l'a dit l'un d'entre eux, Denis Pouchiline, que la défense de Donetsk, la capitale du bassin houiller du Donbass, allait marquer un tournant dans leur conflit avec Kiev.
    Mais le "vice-Premier ministre" de la république autoproclamée de Donetsk, Andreï Pourguine, a reconnu, dans une conversation avec l'AFP, que les rebelles n'avaient "peut-être pas" assez de forces pour résister à l'armée de Kiev.
    Mais "s'ils (les loyalistes) commencent à raser cette ville comme ils ont rasé Slaviansk j'espère que le monde ne restera pas sans réagir à l'extermination de milliers de civils pacifiques dans leurs maisons", a-t-il ajouté.
    Interrogé sur l'aide de la Russie, il a évité d'évoquer son aspect militaire.
    "Il y a une aide humanitaire, médicale, des organisations de la société civile russe, il y a une aide de la Fédération de Russie au niveau des pourparlers, la Russie participe aux consultations, (le chef de la diplomatie Sergueï) Lavrov discute personnellement avec les Européens. Bien sûr on pourrait attendre plus mais ce n'est déjà pas mal".
    Quant à l'aide militaire, elle "doit répondre à (des résolutions du) Conseil de sécurité de l'ONU, au maintien de la paix ou à des états de catastrophe humanitaire. Et je ne vois pas ici de telle tragédie, mais une tragédie émotionnelle", a encore dit M. Pourguine.
    Lundi la ville était calme et on ne notait pas de préparatifs militaires ou de présence accrue d'hommes armés dans les rues du centre où peu de gens circulaient.
    Le potentiel militaire des rebelles - qui compteraient au total quelques milliers de combattants dans les régions de Donetsk et Lougansk - est difficile à mesurer. Des colonnes de véhicules transportant plusieurs centaines d'hommes ont été vues entrant à Donetsk pendant le week-end, ainsi que des blindés et des camions montés de canons anti-aériens.
    Défendre une aussi grande ville n'est pas évident, même si des points de contrôle renforcés ont été érigés par les rebelles sur les grands axes.
    - Guérilla urbaine ? -
    Cependant, l'armée ukrainienne est confrontée à une tâche difficile. Donetsk compte un million d'habitants et le président ukrainien Petro Porochenko s'est engagé solennellement à ne pas les mettre en danger. Entrer dans la ville avec des chars et des blindés exposerait ceux-ci aux tirs d'armes anti-char, dont les rebelles sont amplement pourvus. Et une éventuelle guérilla urbaine, évoquée par les insurgés, ferait couler beaucoup de sang.
    Selon l'ancien ministre de la Défense par intérim, Mykhaïlo Koval, la stratégie, conçue par le président Petro Porochenko lui-même, consiste à établir un "blocus" tant de Donetsk que de l'autre grande ville rebelle, Lougansk. Ce "blocus complet" forcera les rebelles "à déposer les armes", a-t-il estimé à la télévision.
    De fait, les forces loyalistes resserrent leur étau. Présentes depuis le début aux portes de Donetsk à l'ouest, où elles ont toujours gardé le contrôle de l'aéroport autour duquel se déroulent régulièrement des combats sporadiques, elles se rapprochent par le nord depuis trois jours.
    La grande inconnue reste l'appui que les habitants de Donetsk sont prêts à donner aux combattants insurgés.
    Dimanche, plus de deux mille partisans de la "République populaire de Donetsk" - un nombre qui paraît modeste par rapport au million de ses habitants - se sont rassemblés pour proclamer leur intention de défendre la ville.
    Une autre incertitude est le degré de soutien que le Kremlin pourrait offrir aux insurgés face à l'offensive sur Donetsk. Pour Volodymyr Fessenko, chef du centre d'études politiques Penta, certes, "il y aura des pressions (en Russie) sur Poutine pour faire entrer ses troupes dans le Donbass, mais il est plus probable que Moscou soutiendra les séparatistes par des livraisons d'armes et une concentration de ses troupes à la frontière", car une intervention directe "provoquerait une troisième vague de sanctions et Poutine voudrait l'éviter".
    Sur le plan diplomatique, Moscou jouit d'un appui indirect des Européens, et notamment de Berlin, qui cherche à pousser Kiev à accepter un cessez-le-feu inconditionnel, ce que l'Ukraine refuse, jugeant qu'il ne ferait que renforcer les rebelles, tant qu'ils contrôlent des parties de la frontière avec la Russie.

    Stéphane Orjollet avec Galina Korba   

    Afp via yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EupuZZZVllcrgZSsaI.shtml

  • Nigeria: des otages ont réussi à s’échapper des mains de Boko Haram

    Un représentant des milices locales de l’État de Borno au Nigeria annoncé aujourd’hui le retour de 63 des 68 femmes et filles retenues en otage depuis le 16 juin à la suite d’une série d’attaques attribuées au groupe islamiste Boko Haram, dans le village de Kummabza, dans le district de Damboa. Elles ont profité de l’absence de leurs ravisseurs pour s’enfuir. Ces derniers étaient alors aux prises avec l’armée nigériane. Vendredi soir, des heurts ont en effet opposé les islamistes à l’armée, après une attaque des insurgés à Damboa, au cours desquels 53 islamistes ont été tués, selon l’armée. Ce récent rapt aurait été caché par le gouvernement pour éviter un nouvel emballement médiatique international. Au moins 200 lycéennes, enlevées le 14 avril, manquent toujours à l’appel.

    http://medias-presse.info/nigeria-des-otages-ont-reussi-a-sechapper-des-mains-de-boko-haram/12478

  • Serge Ayoub contre le Traité transatlantique !

    https://twitter.com/SergeAyoub
    https://www.facebook.com/solidariste

  • La BBC révèle un plan britannique d’attaque de la Syrie

    Vu sur le réseau Voltaire :

    La BBC a révélé, dans son émission Newsnight du 3 juillet 2014, que début 2012 le gouvernement de David Cameron avait hésité à valider un plan contre la Syrie, proposé par Lord David Richards, alors chef d’état-major britannique [1].

    Le Royaume-uni aurait entraîné et équipé 100 000 hommes en Turquie et en Jordanie. Ils auraient envahi la Syrie au sol et pris Damas en bénéficiant d’une attaque aérienne britannique d’une ampleur comparable à celle utilisée à Bagdad, en 2003.

    Le plan fut soumis au Conseil de sécurité nationale britannique et à Washington (qui était le commanditaire de la guerre franco-britannique), mais pas à Amman, ni à Ankara (qui devaient juste obéir).

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  • Isolationisme et pan-interventionnisme

    Ex: http://perignem.blogspot.com

    L’essentiel réside dans les conséquences de cette attitude d’isolement par rapport au reste du monde. La prétention américaine de former un monde nouveau et non corrompu était tolérable pour les autres aussi longtemps qu’elle restait associée à un isolement conséquent. Une ligne globale qui divise le monde de manière binaire en termes de bien et de mal est une ligne fondée sur des valeurs morales. Quand elle ne se limite pas strictement à la défense et à l’auto-isolement, elle devient une provocation politique permanente pour l’autre partie de la planète. Ce n’est pas un simple problème de conséquence logique ou de pure logique conceptuelle, pas plus qu’un problème de convenance ou d’opportunité ou un thème de discussion juridique sur la question de savoir si la Doctrine de Monroe est un principe juridique (un legal principle) ou une maxime politique. La question réellement posée est un dilemme politique auquel personne, ni l’auteur de la ligne d’isolement ni le reste du monde, ne peut se soustraire. La ligne d’auto-isolement se transforme très précisément en son contraire dès l’instant où l’on en fait une ligne de discrimination ou de disqualification du reste du monde. La raison en étant que la neutralité juridique internationale qui correspond à cette ligne d’auto-isolement est dans le droit international européen de XVIIIe et XIXe siècles. Quand la neutralité absolue, qui est essentielle à l’auto-isolement, vient à faire défaut, l’isolation se transforme en un principe d’intervention illimitée qui embrasse sans distinction la Terre entière. Le gouvernement des États-Unis s’érige alors en juge de la Terre entière et s’arroge le droit de s’immiscer dans les affaires de tous les peuples et de tous les espaces. L’attitude défensive caractéristique de l’auto-isolement se transforme, d’une manière qui fait apparaître toutes ses contradictions internes, en un pan-interventionnisme étendu à l’infini, sans aucune limitation spatiale.

    Carl Schmitt in Changement de structure du droit international (1943)

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • L’opposition politique en Syrie : mythe ou réalité ?

    Le Carré Parisien d’Olivier Demeocq recevait le mardi 1er juillet Roueida Khoury, présidente de  l’association Chrétiens de Syrie pour la Paix, à l’initiative de laquelle a été présentée une conférence sur « L’opposition politique en Syrie : mythe ou réalité ? ». Animée par les témoignages par vidéoconférence d’une citoyenne arménienne chrétienne d’Alep et d’un député syrien indépendant, l’événement avait pour vocation de présenter la vision orientale des événements syriens, trop souvent transformés ou traités unilatéralement par les médias occidentaux[1].

    SyrieSonia Kaprielan a en premier lieu évoqué sa situation quotidienne ; cette citoyenne arménienne d’Alep dénonce les conditions dramatiques dans lesquelles sont plongés les habitants de la ville. « La ‘’rébellion’’ a coupé les ressources d’eau en fermant deux des quatre canaux alimentant la ville », explique-t-elle, insistant sur la gravité de cette situation au plan humain. L’eau est en effet utilisée pour l’alimentation quotidienne mais également pour les hôpitaux et organismes sanitaires ; par ailleurs, des quartiers d’Alep sont de façon récurrente privés d’électricité et bombardés[2]. Désormais, la population vit de la charité de ses voisins ; certains réfugiés parviennent à s’abriter dans les sous-sols des églises. Sonia Kaprielan a tenu à faire part des espoirs des habitants de la ville quant à une prochaine intervention de l’ONU et a dénoncé le concours de la Turquie dans ce conflit, qui permettrait le passage des troupes ‘’rebelles’’ armées vers Alep. A l’aube du centenaire du génocide arménien, cette situation se doit d’être soulignée.

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  • Pékin encourage la création d'un rival à la Banque mondiale

    La Chine veut doubler à 100 milliards de dollars la dotation de la banque de développement qu'elle souhaite créer avec plusieurs autres pays asiatiques et du Moyen-Orient pour concurrencer la Banque mondiale.

    La Chine souhaite accélérer la mise en place d'une institution visant à concurrencer la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, qu'elle juge trop influencée par les États-Unis et leurs alliés.

    Un concurrent sérieux à la Banque asiatique de développement

    C'est pourquoi, elle aurait envisagé lors de réunions avec d'autres pays de doubler à 100 milliards de dollars la dotation pour le projet, selon deux sources anonymes citées par le Financial Times.

    Ce qui représenterait pas moins des deux tiers de la surface financière de la Banque asiatique de développement (165 milliards de dollars), basée à Manille et sous la coupe de l'Organisation des nations unies.

    Construire une nouvelle Route de la Soie

    Jusque-là, 22 pays ont pris part à ce projet qui a pour ambition de créer une nouvelle Route de la Soie, la route commerciale qui reliait autrefois la Chine à l'Europe. Cette nouvelle banque devrait porter le nom d'Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB) et devrait couvrir une zone s'étendant de la Chine au Moyen-Orient.

    La plupart des financements proviendront de la Chine et devraient servir à développer des infrastructures dans toute la région, dont une ligne de chemin de fer colossale reliant Pékin à Bagdad, selon les sources du Financial Times.

    Ambition internationale des entreprises chinoises

    Cette impatience de Pékin à mettre en place un concurrent à la Banque mondiale reflète sa frustration devant la domination des pays occidentaux dans les différentes institutions internationales, telles que le Fonds monétaire internationale ou la Banque mondiale par exemple. Les changements dans la gouvernance de ces institutions peinent en effet à suivre le rythme auquel la Chine prend de l'importance dans l'économie mondiale.

    "La Chine l'impression de ne pas réussir à faire ce qu'elle veut à la Banque mondiale et au FMI, alors elle a décidé de monter sa propre banque mondiale qu'elle peut contrôler à son gré", explique ainsi l'une des sources directement impliquée dans les discussions sur la création de l'AIIB.

    Cette accélération du mouvement par Pékin intervient aussi au moment où la Chine, selon un rapport de l'Organisation des nations unies, dont dépend la Banque mondiale, devrait voir ses investissements à l'étranger dépasser ses investissements à l'intérieur du pays. Les entreprises chinoises ont en effet de plus en plus tendance à s'implanter à l'international.

    source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140625trib000836942/pekin-pousse-pour-creer-un-rival-a-la-banque-mondiale-dote-de-100-milliards-de-dollars.html

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EupuuZpkFpnsyeOZsw.shtml

  • L’Occident tenterait de préparer une « révolution de couleur » en territoire russe

    Le gouvernement régional de Kaliningrad1 a communiqué ce jeudi qu’il s’inquiétait de l’afflux massif de jeunes Ukrainiens ayant probablement participé aux manifestations de l’hiver dernier à Kiev. « D’après les informations fournies par les organismes compétents, ces derniers mois, on observe  un afflux de jeunes gens qui arrivent dans notre région par la frontière avec la Pologne sans pouvoir expliquer le but précis de leur séjour. A ma connaissance, plusieurs ne se cachaient pas d’avoir été membres de l’Euro-Maïdan à Kiev. Selon les sondages, les prétendues aspirations séparatistes sont inexistantes dans la région. Mais en développant notre région, nous devons tenir compte de ce qui se passe dans les pays voisins. » a indiqué à la presse le vice-premier ministre de la région de Kaliningrad.

    Précédemment, le gouverneur de la région avait été encore plus explicite en déclarant qu’arrivaient par la frontière polonaise « de jeunes gens âgés de moins de 30 ans, musclés, sans parents et désireux de trouver du travail. C’est un secret de Polichinelle que les services spéciaux de l’Occident cherchent à organiser un Maïdan à Kaliningrad. »

    Ne mesurant pas l’ampleur de ce qui se passait dans son pays et n’osant pas maintenir l’ordre établi par la force, Viktor Ianoukovitch a eu la main molle et, par conséquent, a vite été balayé par la révolution. En cas de tentative de « révolution colorée » sur le territoire de la Fédération, les autorités russes seront vraisemblablement moins naïves et moins pusillanimes.

    Baudouin Lefranc

    1 Territoire russe enclavé entre la Pologne et la Lituanie, Kaliningrad -anciennement Königsberg- est un territoire conquis par la Russie au détriment de l’empire allemand en 1945. Königsberg fût au Moyen-Age un célèbre bastion des chevaliers teutoniques aux confins de la Prusse orientale.

    http://medias-presse.info/loccident-tenterait-de-preparer-une-revolution-de-couleur-en-territoire-russe/12364

  • La France et l’ami américain ? Poutine met les pieds dans le plat !

    Certains Français couchèrent jadis avec l’Allemagne parce qu’ils n’avaient pas le choix. Ceux qui forniquent à répétition avec les USA, ça doit manifestement être par goût.   

    François Hollande a beau changer de lunettes, il persiste à mener la même politique, frappée du sceau de la myopie. Laquelle se résume à un Barnum permanent, fondé sur une perpétuelle lutte destinée à défendre « les droits de l’homme » – alors que la paternité du truc revient historiquement aux Anglais, avec la Magna Carta et l’Habeas Corpus, puis aux Américains et leur fameux Bill Of Rights. Remarquez, Nicolas Sarkozy ne faisait pas mieux, lui, qui du temps de son quinquennat, était tout pareillement obnubilé par le cousin d’outre-Atlantique, cousin ayant déjà tout d’un parrain des plus encombrants.

    Certains de nos lecteurs iront dire qu’il s’agit là d’une obsession « anti-américaine », laquelle dissimule forcément une « arabophilie » galopante, d’où une « islamophilie » militante dissimulant, il va de soi, un « antisémitisme » larvé. Bref, l’auteur de ces lignes sera fatalement tenu pour « bobo », « salaud » et « islamo-fellateur », pour reprendre les termes de certains commentateurs des plus mal embouchés.

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