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géopolitique - Page 967

  • De l'Ukraine à l'affrontement de civilisation

    Remarquable conférence de John Laughland sur la crise ukrainienne: exhaustive, passionnante, sans caricature, remise en perspective dans l'affrontement Est - Ouest, dans le mécanisme de (dé)construction européenne et aussi dans la perspective de la trahison transatlantique qui se dessine dans les mois prochains.

     

    La séquence questions/réponses est tout aussi passionnante. Ci-dessous la première partie, la suite étant ici.

    Paula Corbulon

  • Russie Europe Etats-Unis : l'analyse d'Emmanuel Todd

    Présenter une analyse des développements récents dans les affaires du monde ne signifie pas nécessairement adhérer aux présupposés idéologiques de celui qui en est l'auteur, et la présentation d'éléments différents de nos "habitudes intellectuelles" peut apporter un éclairage enrichissant. Il est aussi intéressant de constater qu'une approche différente amène à certaines conclusions convergentes.

    Dans cet esprit nous vous proposons un entretien récent donné par Emmanuel Todd à Atlantico, et repris par l'excellent Dissonance, d'Alexandre Latsa.

    Atlantico : Après avoir un temps cru à l’émergence d’une démocratie modèle en Ukraine, les chancelleries européennes et américaines semblent avoir été prises de court par la diplomatie de Moscou et les mouvements dans l’Est du pays. En quoi l’engagement de l’Occident a-t-il pu reposer sur un malentendu ?

    Emmanuel Todd : Lorsque je repense à cette crise, je m’étonne de voir qu’elle ne s’inscrit pas dans la logique qui était en train de se dessiner en Europe jusqu’ici. Le début du XXIe siècle avait été marqué par un rapprochement des «Européens» et des Russes, avec l’établissement de positions communes assez fortes dans des moments de crise. On se souvient de la conférence de Troyes en 2003, où Chirac, Poutine et Schroeder avaient manifesté ensemble leurs refus de l’intervention américaine en Irak. Cet événement laissait l’impression d’un Vieux Continent évoluant globalement vers la paix tandis que l’Amérique de Georges W.

    Bush, fidèle à la ligne Brzezinski, restait dans un esprit de confrontation à l’égard de Moscou en s’appuyant sur d’anciens satellites soviétiques, avec les Pays baltes et la Pologne comme partenaires anti-russes privilégiés. 

    L’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche a coïncidé avec un retournement de la posture américaine. Sa ligne, telle que je la percevais à l’époque, était d’apaiser les tensions avec l’Iran et la Russie pour mieux pouvoir engager le fameux «pivot» vers l’Asie où réside la menace de long-terme pour la puissance américaine.Ce retrait de Washington aurait dû renforcer la volonté des Européens, et particulièrement des Allemands, de se rapprocher de Poutine pour parachever un grand partenariat commercial, énergétique et industriel.

    Aurait ainsi pu se dessiner une Europe d’équilibres basée sur un moteur franco-germano-russe. Il est difficile de contester que l’Histoire a pris une toute autre direction : nous sommes en pleine confrontation entre la Russie et l’Union européenne, désormais sous leadership économique et diplomatique allemand.

    Ce renversement s’explique  je crois par un changement rapide de la posture allemande. On me déclare souvent germanophobe mais je ne pense être ni insultant, ni très loin de la vérité, en diagnostiquant que les élites de ce pays souffrent d’une certaine «bipolarité»psychologique et historique dans leurs rapports avec la Russie, hésitant, oscillant sans cesse entre bienveillance et conflit. Cette dualité est manifeste dans le glissement de Bismarck à Guillaume II, le premier souhaitant devenir le partenaire de l’Empire des Tsars, le second rentrant brutalement dans l’engrenage menant à 1914. Dans une séquence encore plus courte, nous aurons le Pacte Molotov Ribbentrop d’août 1939 , rapidement annulé par l’invasion par Hitler de la Russie en 1941. Les historiens évoqueront-ils un jour un basculement de Schröder à Merkel?

    C’est bien l’Allemagne qui désormais fait le jeu du côté occidental, mais un jeu hésitant entre phases agressives et moments de repli durant lesquels elle reprend sa posture conciliante, moments il est vrai de plus en plus brefs. C’est bien le voyage en Ukraine du ministre allemand des Affaires étrangères, Steinmeier, qui a marqué le début de la séquence actuelle. La présence de son homologue polonais Sikorski à Kiev était comme la garantie d’une posture agressive de la mission. On ne peut jamais soupçonner la Pologne de bipolarité vis-à-vis de la Russie : son hostilité est stable, atemporelle, une sorte de manie qui ne fait jamais place à la dépression.

    Laurent Fabius, fidèle à lui-même, ne savait sans doute pas ce qu’il faisait-là. Un Rainbow Warrior de plus à sa collection.

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    Paula Corbulon

  • Rabbins et juifs antisionistes se joignent à la manifestation de soutien à Gaza…

    Manif contre intervention israélienne / Montréal – Canada 11 juillet 2014

    Montréal – alors que la menace d’une intervention terrestre se fait de plus en plus pressante sur la bande de Gaza. Continuer la lecture →

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • La Russie invite les attachés militaires de 18 nations à constater les tirs ukrainiens sur la frontière russe qui ont fait un mort russe dimanche

    Russie – Suite à l’augmentation de tirs ukrainiens touchant des localités frontalières russes – qui ont notamment fait un mort russe dimanche dernier -, Anatoli Antonov, vice-ministre de la Défense, a fait savoir que la Russie invitait les attachés militaires de 18 pays à venir le 15 juillet prochain constater par eux-mêmes la situation dans la ville russe de Donetsk (région de Rostov).

    Parmi les dix-huit pays invités à envoyer leurs attachés militaires, on trouve les Etats-Unis, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la France, le Japon, la Chine et… l’Ukraine.


    RT. Obus ukrainiens sur la Russie S/T par hussardelamort

    http://medias-presse.info/la-russie-invite-les-attaches-militaires-de-18-nations-a-constater-les-tirs-ukrainiens-sur-la-frontiere-russe-qui-ont-fait-un-mort-russe-dimanche/12869

  • "Barkhane" va remplacer "Serval"

    On apprend que l'opération "Barkhane" doit se mettre en place au Sahara et au Sahel à la suite de "Serval" (Mali). C'est ce que François Hollande devrait annoncer lors de la mini-tournée qu'il s'apprête à faire mardi, en Côte d'Ivoire, au Niger et au Tchad. Le terme "Barkhane" désigne les dunes sahariennes qui prennent la forme d'un croissant sous l'effet du vent. Voilà qui devrait terroriser les terroristes.

    Le poste de commandement de Barkhane devrait être basé à N'djamena, capitale du Tchad, dont le président, Idriss Déby, entouré de voisins peu fiables (Libye, Soudan, Cameroun, Niger, Nigeria, Centrafrique), a tout intérêt à coopérer avec la France.

    "L'acte de naissance de l'opération Barkhane sera donné à Bamako, capitale du Mali, la veille de la virée africaine du président par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Car après l'opération Serval, il s'agit de « terminer le travail », selon l'expression d'une source militaire de haut rang. [...]"

    Serval a permis d'éradiquer les terroristes de l'Adrar des Ifoghas (Sahara), mais le danger de voir ces groupes jihadistes se reconstituer demeure, car la porosité des frontières dans la bande sahélo-saharienne leur permet de circuler à partir de leurs camps d'entraînement dans le sud libyen, zone qui n'est plus contrôlée par personne.

    "A l'Elysée, on considère qu'il existe un risque de voir se reconstituer des poches de concentration terroriste dans ce secteur... d'où le lancement de Barkhane. Son approche sera régionale, et les Etats de la zone, en particulier la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad, où les forces françaises sont stationnées, seront associés. 3 000 hommes seront affectés à cette nouvelle mission, dont la plupart sont déjà prépositionnés dans le cadre des opérations Serval au Mali et Epervier au Tchad.

    Barkhane résultera ainsi de la fusion de ces deux forces et de la combinaison de leurs moyens déployés dans la zone dans le but de traquer les terroristes. D'où le prochain passage de François Hollande au Niger où des moyens de renseignement sont déjà implantés depuis la base aérienne de Niamey (environ 300 hommes).[...]"

    Invité du "Grand Rendez-vous" d'Europe1 dimanche matin, Jean-Yves Le Drian a déclaré :

    "Maintenant, il y a le souci pour nous et pour les pays de la zone de veiller à ce qu'il n'y ait pas de recrudescence» du terrorisme" [...] "Il y a toujours des risques majeurs de développement de jihadistes dans la zone qui va de la Corne d'Afrique à la Guinée-Bissau". 
    L'opération Barkhane «va se mettre en place dans les jours qui viennent», a-t-il ajouté [...]. Jean-Yves Le Drian a précisé que cette opération allait mobiliser «près de 3.000 militaires en tout», ainsi que «des drones, des hélicoptères, des avions de chasse» pour avoir «la réactivité nécessaire»."

    Marie Bethanie

     
  • Combats corps-à-corps entre Israël/Brigades de Qods!!

    IRIB- Selon Al Arabiya, les soldats israéliens se sont accrochés avec les combattants des brigades de Qods sur les frontières avec Gaza. Depuis vendredi, un tournant vient de se produire dans la guerre d’autodéfense que mène la Palestine contre le régime sioniste. Après avoir riposté les raids intensifs sionistes contre Gaza à coup de missiles et de roquettes, les Palestiniens ont eu recours pour la première fois aux missiles « kornet » contre un char et un véhicule blindé israéliens , attaques qui ont fait deux morts côté des soldats israliens . la Résistance palestinienne a évoqué là un tournant qui marque le début des combats terrestres des palestiniens contre le régime sioniste. les combattants du Jihad se montrent en effet d’une redoutable efficacité : selon des informations, les combattants des brigades de Qods se sont accrochés ce samedi matin avec les militaires sionistes qui voulaient s’infiltrer dans la localité de Al Chojaiya, pour y implanter des appareils d’écoute. les palestiniens ont fait exploser plusieurs bombes artisanales et tendu des salves de tirs contre les soldats sionistes dont plusieurs ont été blessés. dans le m^me temps, des unités de soutien ont tiré des roquettes 107 et 60 mm contre les sionistes .

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Combats corps-à-corps entre Israël/Brigades de Qods!!

    IRIB- Selon Al Arabiya, les soldats israéliens se sont accrochés avec les combattants des brigades de Qods sur les frontières avec Gaza. Depuis vendredi, un tournant vient de se produire dans la guerre d’autodéfense que mène la Palestine contre le régime sioniste. Après avoir riposté les raids intensifs sionistes contre Gaza à coup de missiles et de roquettes, les Palestiniens ont eu recours pour la première fois aux missiles « kornet » contre un char et un véhicule blindé israéliens , attaques qui ont fait deux morts côté des soldats israliens . la Résistance palestinienne a évoqué là un tournant qui marque le début des combats terrestres des palestiniens contre le régime sioniste. les combattants du Jihad se montrent en effet d’une redoutable efficacité : selon des informations, les combattants des brigades de Qods se sont accrochés ce samedi matin avec les militaires sionistes qui voulaient s’infiltrer dans la localité de Al Chojaiya, pour y implanter des appareils d’écoute. les palestiniens ont fait exploser plusieurs bombes artisanales et tendu des salves de tirs contre les soldats sionistes dont plusieurs ont été blessés. dans le m^me temps, des unités de soutien ont tiré des roquettes 107 et 60 mm contre les sionistes .

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Comment le FBI fabrique les terroristes…

    Une étude de 175 pages réalisée par le projet Salam passe au crible le cas de 399 personnes ayant figuré dans les fichiers du ministère de la justice des États-Unis entre 2001 et 2010. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les méthodes pour identifier et poursuivre les présumés terroristes s’en trouvent fortement critiquées.

    La plupart des arrestations qui s’en sont suivies sont survenues dans le cadre de la soi-disant guerre contre le terrorisme lancée après le 11 Septembre. Selon le rapport intitulé « Inventing terrorists : the lawfare of preemptive persecution », nombre de citoyens étasuniens de confession musulmane ont été injustement ciblés. Ce document est le premier document du genre à aborder de manière aussi nette la question des « accusations préventives ».

    Ses auteurs donnent une définition de ce tout nouveau concept juridique et l’inscrivent dans la stratégie de mise en œuvre des lois postérieures aux attentats pour identifier et poursuivre des personnes ou des organisations dont les idées, les croyances ou les affiliations religieuses soulèvent des préoccupations pour le gouvernement en matière de sécurité. Seuls 25 % des cas (99 personnes sur 399) portent sur des allégations de soutien matériel au terrorisme. 30 % d’entre eux font l’objet d’accusations de complot. Un peu plus de 17 % (71 personnes sur 399) ont été impliqués dans des opérations d’infiltration du territoire. Enfin, 16% concernent de fausses déclarations ou des allégations de parjure, alors que les délits liés aux lois migratoires n’impliquent que 6 % des cas.

    Toujours selon ce même rapport, onze cas à peine peuvent être réellement définis comme une menace potentiellement importante pour les États-Unis. Et les menaces n’étaient réellement fondées que dans trois cas seulement : pour les frères Tsarnaïev et Nidal Malik Hasan.

    L’une des stratégies du FBI est d’utiliser des agents provocateurs pour inciter les supposés terroristes à franchir le Rubicon. « Le gouvernement a ciblé les personnes exprimant de idées non-conformes et leur a fait parvenir, par le biais d’agents fédéraux utilisés à dessein, de faux missiles, des armes, des fusils d’assaut et de l’argent ». Ce n’est pas tout. « Les agents ont également adressé à ces personnes des encouragements, se liant même parfois d’amitié avec elles. Ils les aidaient dans la planification technique et stratégique pour savoir si elles pouvaient être manipulées et commettre des actions violentes ou criminelles », indique le rapport. 

    Le gouvernement étasunien pouvait également mettre en avant des « délits techniques mineurs », comme des erreurs administratives sur des documents relatifs à l’émigration, de présumées fausses déclarations à un agent public ou de simples problèmes liés au fisc pour poursuivre quelqu’un qui aurait eu le malheur de déplaire. « Le but évidemment est de faire croire au commun des mortels qu’il vit sous la menace constante d’attentats terroristes. Les États-Unis sont très impliqués dans la surveillance de tout un chacun, et cette surveillance leur est précieuse », explique Steven Downs, un avocat membre du projet Salam qui a publié le rapport. « La justification légale de ces actions découle de l’existence de la guerre contre le terrorisme. Rien n’aurait été possible sans cette dernière. C’est pourquoi ils (les agents fédéraux, NDLR) doivent continuer à arrêter des personnes et les incarcérer pour invoquer la menace du risque terroriste et donner une justification au maintien des mesures d’exception ». 

    Au moment où le quart de la population totale des prisonniers à l’échelle du globe se trouve aux États-Unis, rien d’étonnant à ce que certains observateurs internationaux respectés définissent l’État qui se considère comme un exemple de liberté et de démocratie comme une « dictature démocratique ».

    L’économiste canadien Michel Chossudovsky énonce quant à lui une évidence douloureuse quand il écrit qu’aux États-Unis s’accentue la tendance à « un État totalitaire militaire en costume civil ». Autrement dit, l’Oncle Sam ne veut la démocratie qu’à l’unique condition qu’il puisse la contrôler. La démocratie étasunienne, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce qu’on vous dit. 

    Capitaine Martin.

    source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Que compte faire l'Etat Islamique du matériel radioactif volé ?

    C'est la question que l'on se pose après avoir appris que les jihadistes de l'EI ont investi le site d'Al Muthanna, qui avait servi sous Saddam Hussein à fabriquer des armes chimiques dans un premier temps, puis à détruire ces mêmes armes par la suite.

    Les autorités irakiennes ne savent pas ce que les jihadistes ont fait avec le matériel provenant de l'ancien programme d'armement chimique stocké dans deux bunkers, et qu'ils comptaient détruire. Les Irakiens ont annoncé qu'ils n'étaient plus en mesure de poursuivre le programme de destruction de ces armes chimiques tant qu'ils n'auraient pas repris le contrôle du site.

    Plus grave: les jihadistes se seraient emparés de matériel nucléaire stocké à des fins de recherche à l'université de Mossoul. Les Irakiens pensent que ce matériel pourrait servir à la fabrication d'armes de destruction massive, mais ce n'est pas l'avis de Washington, qui pense que le matériau radioactif n'est pas de qualité militaire. En revanche, si ce matériel ne peut être utilisé pour fabriquer une bombe nucléaire, il pourrait servir autrement :

    " [...] si ces matériaux radioactifs ne peuvent pas être utilisés pour concevoir une arme nucléaire, ils sont susceptibles de servir à la fabrication d’une bombe radiologique (ou « bombe sale »), beaucoup plus facile, qui plus est, à mettre au point dans la mesure où il suffit de faire exploser un mélange radioactif pour contaminer un secteur déterminé. L’effet n’est pas spectaculaire (ce que recherchent les terroristes) mais il peut être très meutrier.

    Ainsi, à Goiania, au Brésil, en 1987, seulement 20 grammes de césium trouvés dans un appareil de radiologie volé avaient suffi pour contaminer 112.000 personnes en l’espace de quelques heures (7 en mourront). En 2002, à Chicago, José Padilla (alias Abdullah al-Mujahir) fut arrêté alors qu’il comptait faire exploser une bombe radiologique pour le compte d’al-Qaïda. [...]"

    Plutôt inquiétant ...

    Marie Bethanie

  • Un ancien d'Al-Qaïda dénonce la collaboration entre l'EIIL, la CIA et Baghdadi