
Au sein de la diaspora comorienne en France, tout le monde le connaît sous le surnom de “Dadi”. À 42 ans, ce colosse à la santé fragile – “J’ai toutes les maladies possibles, si ce n’est le Sida”, dit-il –, fut longtemps un chanteur renommé de son île, située dans le canal du Mozambique en Afrique australe. Mais comme beaucoup de ses compatriotes, plus que la scène, son rêve était de rejoindre la France. Il l’a fait dans les années 2000, à Marseille, l’autre capitale des Comores. Depuis, la justice française soupçonne l’artiste de s’être reconverti comme trafiquant de faux papiers. Et d’être le “chef d’orchestre” d’un vaste réseau, composé d’une trentaine de petites mains présentes sur tout le territoire français. En 2014, le tribunal d’Alès l’a déjà condamné à trois ans de prison pour ce “business” dont on dit qu’il serait “particulièrement lucratif”.








