
Abdallah A.-O, le migrant soudanais qui a assassiné deux personnes et en a blessé cinq autres à coups de couteau lors de l’attaque au couteau de Romans-sur-Isère samedi 4 avril, a confié être “mal dans sa peau” et avoir “pété les plombs” tout en assumant son parcours meurtrier au nom de la religion.
VA – (…) « Pendant plus de trois heures et demi, ce migrant arrivé en France en 2016 a livré sa version des faits aux enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). « Il a confié que, depuis quelques jours, il se sentait mal dans sa peau. Il avait notamment la sensation d’être épié », explique un proche de l’enquête à franceinfo. « Il affirme qu’il supportait mal le confinement et de se trouver au chômage technique », ajoute cette source. Abdallah A.-O. travaille en effet dans une maroquinerie, avec un CDD. Avec le coronavirus, il a été forcé, comme des millions de Français, d’interrompre son activité. Aux enquêteurs, il a justifié ses assassinats en indiquant qu’il cherchait à se défendre face à des gens qui lui voulaient du mal. Il a expliqué avoir « pété les plombs » mais a également assumé son périple meurtrier au nom de la religion. »

Maître incontesté de la criminologie française, auteur d'une profusion d'ouvrages et d'articles sur le sujet Xavier Raufer poursuit depuis trente ans, d'un coin à l'autre du globe, les reconfigurations et métamorphoses incessantes du phénomène criminel. Entre détection précoce et analyse en profondeur, il propose une grille de lecture décapante du crime et de ses avatars dans une société mondialisée. Et appelle de ses vœux un nouveau « nomos de la Terre » - un nouvel ordre du monde - face au présent chaos mondial. Il s'explique pour nous.




