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international - Page 1109

  • La visite de Tsipras à Moscou irrite l’Europe

    Le premier ministre grec, qui souhaite alléger le poids de la tutelle européenne sur son pays, était attendu mardi soir à Moscou. Une occasion en or pour Vladimir Poutine de fragiliser le front européen contre l’annexion de la 

    C’est une visite d’État qui irrite l’Union européenne mais ravit la Russie : celle qu’effectue à Moscou le premier ministre grec, Alexis Tsipras. Attendu mardi soir dans la capitale, le chef du gouvernement hellène doit rencontrer ce mercredi le président russe, Vladimir Poutine, avec qui il donnera une conférence de presse commune au Kremlin, ainsi que la plupart des dignitaires russes, y compris le patriarche de toutes les Russies, Kirill. Un moyen pour Athènes de s’extraire, au moins le temps d’une journée, du poids de la tutelle européenne, et surtout une occasion en or pour Moscou de fragiliser un peu plus le front occidental constitué après l’annexion de la Crimée.

    Dans une interview à Tass, Alexis Tsipras a donné le ton de ses futurs entretiens en critiquant ouvertement les sanctions européennes contre la Russie : « une politique absurde », dénonce le chef du gouvernement grec qui se vante, devant la très officielle agence russe, d’avoir fait la leçon aux dirigeants européens. « J’ai dit à Donald Tusk et Federica Mogherini (respectivement président du Conseil et chef de la diplomatie européenne) : “ne prenez pas la position de la Grèce pour un fait établi. La situation a changé, maintenant il y a un autre gouvernement et vous devez nous demander pour prendre des décisions”. Nous ne sommes pas d’accord avec les sanctions, c’est une route qui ne mène nulle part », ajoute Tsipras.

    Un projet de gazoduc qui agace Bruxelles

    Tout comme avec le premier ministre italien, Matteo Renzi, invité de Vladimir Poutine début mars, Moscou pourrait faire miroiter à Athènes la possibilité d’un allègement strictement bilatéral de l’embargo alimentaire russe qui pèse sur les producteurs européens. Une baisse des prix du gaz russe est également évoquée par Athènes et Moscou tout comme le souhait manifesté par le Kremlin de mettre la main sur des « actifs » grecs, pour l’instant non identifiés. Enfin, une participation d’Athènes au projet de construction d’un gazoduc russo-turque alternatif à South Stream est dans la balance. Mardi à Budapest, cinq chefs de la diplomatie européenne « pro-russe », dont le représentant grec, se sont réunis pour évoquer ce projet qui irrite Bruxelles.

    « Cette visite est une occasion d’accomplir un redécollage et de donner une nouvelle impulsion aux relations gréco-russes », ajoute Alexis Tsipras. Pour sa part, Moscou voit dans le chef du gouvernement un médiateur potentiel dans son conflit avec l’Union européenne, capable d’ouvrir une « nouvelle ère ». L’enthousiasme tranche avec l’extrême discrétion manifestée par Bruxelles à l’égard de cette visite, assimilée par certains à un simple « spectacle politique ». « Nous ne voyons pas de changement de position (à l’égard de Moscou, NDLR) dans un quelconque État membre », a estimé mardi un porte-parole de l’exécutif européen. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-visite-de-Tsipras-a-Moscou

  • Massacre de chrétiens au Kenya : Fabius poursuit dans le déni

    Suite à une question d'un député aujourd'hui, le ministre des affaires étrangères a répondu :

    "Comme vous l’avez très bien dit, monsieur Jean-Paul Bacquet, le terrorisme est malheureusement un fléau mondial dont le dernier exemple tragique en date est le carnage – il n’y a pas d’autre mot – qui a eu lieu la semaine dernière, au petit matin, au Kenya, revendiqué par ceux que l’on appelle les Shebabs.

    Les terroristes ont frappé les étudiants pendant leur sommeil, et fait près de 150 morts et 78 blessés parmi ces jeunes qui se consacraient au savoir, à la culture et qui n’avaient pas d’autre ambition que de travailler pour le développement de leur pays. 

    Vous m’avez demandé un message. Le premier que j’adresse au nom de tous, j’en suis sûr, est un message de solidarité. Le second est un message d’action pour cette région où la France, d’ailleurs, agit déjà. Dans la Corne de l’Afrique, comme vous le savez, nous participons avec nos partenaires européens à la reconstruction longue et difficile de la Somalie. Nous apportons une aide au développement, nous aidons concrètement à former les soldats maliens et, enfin, nous soutenons l’Union africaine sur place. Le Kenya, comme le Nigeria et d’autres pays d’Afrique, incarne l’espoir de ce continent et c’est pour cela, en particulier, que les Shebabs l’ont frappé. À l’issue de cette séance, je me rendrai à l’ambassade du Kenya où je dirai au nom du Gouvernement de la République mais aussi, j’en suis sûr, en votre nom à tous, que la France est aux côtés de tous ceux qui luttent contre le terrorisme."

    Islamisme ? Chrétien ? Des mots interdits ?

    Juste après, Manuel Valls était interpellé sur l'affaire de la RATP :

    "L’attitude de la RATP au cours de ces derniers jours – nous l’avons tous dit – n’a pas été appropriée. Elle n’a pas été digne d’une grande entreprise publique. Et c’est la raison pour laquelle le Gouvernement est intervenu pour dire très clairement qu’il importe, par des signes et des symboles, de montrer que nous sommes sensibles au martyre des chrétiens d’Orient." 

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Déni de réalité par François Hollande sur les massacres anti-chrétiens au Kenya

    François Hollande, nouveau Ponce Pilate ? Est-ce pour éviter le sacro-saint « pas d’amalgame » ?

    Le président de la République dans son communiqué en date du 2 avril 2015 condamne le massacre de 148 Kenyans. Il omet de préciser deux réalités :

    ils ont été tués à cause de leur Foi chrétienne

    les coupables sont des musulmans qui ont agi au nom d’Allah en épargnant les étudiants musulmans.

    http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/attaque-terroriste-au-kenya/

    Attaque terroriste au Kenya

    Le président de la République exprime sa solidarité avec le peuple kenyan, qui doit faire face au terrorisme le plus abject, celui qui s’attaque à la jeunesse, au savoir et à l’éducation. 

    Il s’associe à la douleur des nombreuses victimes de l’attaque contre l’Université de Garissa et présente ses condoléances au Président du Kenya, Uhuru Kenyatta. 

    La France se tient aux côtés des autorités kenyanes et est prête à coopérer avec elles dans la lutte contre le terrorisme.

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  • Éditorial de la revue Conflits : « Frontières inanimées, avez-vous donc une âme ? »

    Le n°5 de la revue trimestrielle de géopolitique Conflits, dirigée par Pascal Gauchon, vient de paraître. Ce numéro est consacré aux frontières. Source : www.revueconflits.com / Abonnements : www.revueconflits.com/abonnements/

    Voici encore un éditorial sous forme de cartes. Il est vrai que le dossier de ce numéro est consacré aux frontières sans lesquelles il n’est ni territoire ni carte.

    Conflits n°5 : à quoi servent les frontières

    Conflits n°5 : à quoi servent les frontières

    Nous vous parlerons des frontières naturelles, économiques, juridiques, linguistiques, culturelles, des frontières chaudes, froides ou même gelées… Ce que nous n’avons pas rencontré, ce sont des frontières mortes. La limite entre Europe de l’Est et de l’Ouest s’est déplacée selon qu’elle séparait pays orthodoxes et catholiques, germains et slaves, communistes et libéraux, elle a joué et rejoué comme une ligne de faille, mais elle n’a jamais totalement disparu.

    L’Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire. Tous les sondages sauf un annonçaient la victoire facile du président sortant, le social-démocrate Ponta. Il fut battu par le libéral Klaus Iohannis. Là n’est pas la surprise. Les instituts de sondage locaux ont l’efficacité d’une boussole qui indique avec constance le Sud – on l’a vu encore en janvier dernier lors des élections croates.

    Regardez plutôt la carte du second tour. Victor Ponta l’emporte dans les anciennes provinces de Moldavie et de Valachie qui ont formé le royaume de Roumanie au XIXesiècle, à l’exception de Bucarest où il était arrivé en tête au premier tour. Klaus Iohannis s’impose en Transylvanie qui faisait partie de l’Autriche-Hongrie jusqu’en 1918, dans la Dobroudja acquise sur les Ottomans en 1878 ainsi que parmi les membres de la diaspora.

    L'Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire.

    L’Europe orientale est-elle le musée des frontières oubliées ? Les élections présidentielles roumaines de novembre 2014 pourraient le faire croire.

    Tout se passe comme si les territoires avaient conservé le souvenir des temps anciens et des populations qui les ont habités autrefois.

    Klaus Iohannis est issu de la minorité allemande de Transylvanie. Mais cette minorité, autrefois importante, ne représente plus que 0,3% de la population du pays ; les Turcs ne sont que 0,2% et même les Hongrois ne dépassent pas les 7% – ils ne sont majoritaires qu’au nord et à l’est de Brasov. L’immense majorité des habitants sont des Roumains orthodoxes, y compris dans les territoires qui relevaient de l’Autriche-Hongrie.

    Le vote des minorités ne suffit donc pas à expliquer le résultat final puisque ces minorités n’existent presque plus. Tout se passe comme si les territoires avaient conservé le souvenir des temps anciens et des populations qui les ont habités autrefois. Le phénomène est moins magique qu’il semble : il existe des endroits faits pour conserver la mémoire des hommes, comme Yves Lacoste nous le rappelle, ce sont les cimetières. Avec eux, de façon plus prosaïque, des montagnes et des fleuves, des activités et des modes de vie, des coutumes et des légendes. Et des représentations, une façon de se voir dans le monde qui dépend aussi du lieu que l’on habite et des paysages que l’on contemple.

    Il n’existe pas plus de frontière morte que de volcan définitivement éteint. La lave de l’histoire s’agite dans les profondeurs et peut ressurgir au moindre accident. C’est le rôle de Conflits que de vous alerter sur cette tectonique de la géopolitique.

    Pascal Gauchon

    http://fr.novopress.info/185239/editorial-revue-conflits-frontieres-inanimees-avez-donc-ame/

  • « Le Donbass ne refera jamais partie de l’Ukraine ». Entretien avec Konstantin Dolgov

    Konstantin Dolgov est co-président du Front populaire de Novorossia.

    Mikhail Gamandiy-Egorov, Sputnik France: Vous venez d'arriver de Donetsk. Comment se déroule la vie de la population depuis les accords de Minsk-2? Et globalement quelles sont les nouvelles?

    Konstantin Dolgov: Le principal point positif de la trêve que l'on observe depuis les accords de Minsk 2 est que la population civile ne soit pas tuée. Néanmoins, la partie ukrainienne continue de violer l'accord de cessez-le-feu même si et il faut le dire cela se passe généralement sur la ligne de contact des forces ukrainiennes et de nos troupes. En ce qui concerne Donetsk, la ville est en train de revivre. On voit la réapparition d'embouteillages sur les routes. Et pour la première fois depuis le début de la guerre, on observe sur les points de contrôle des files d'attente de gens qui rentrent chez eux en République populaire de Donetsk depuis la Fédération de Russie.

    Globalement, la situation reste très compliquée. L'un des principaux problèmes est que les retraités continuent de ne pas pouvoir toucher leurs retraites et ce depuis le mois de juillet de l'année dernière. Depuis le moment que Kiev ait tout simplement volé les retraites des gens. La position de la partie ukrainienne se résume au fait que puisque les habitants de Donetsk ont choisi la voie de l'indépendance, Kiev refuse donc de leur payer leurs retraites. C'est une approche véritablement hypocrite puisque tous ces gens durant de bien longues années avaient cotisé aussi bien au sein de la République socialiste soviétique d'Ukraine, puis au sein de l'Ukraine dite indépendante. De leurs salaires ils cotisaient au fonds de pension. L'argent du fonds de pension se trouve à Kiev. En conséquence de quoi, cet argent dû de plein droit aux habitants est tout simplement volé par Kiev et les personnes touchées ne peuvent jusqu'à présent pas toucher leurs retraites. Cette situation peut être caractérisée comme une catastrophe humanitaire. Nous avons à l'heure d'aujourd'hui environ 1,5 million de retraités qui se trouvent toujours sans retraites. Tout récemment nous avons commencé à payer les salaires aux employés de l'Etat, aux professeurs, médecins mais il y a encore un manque sérieux d'argent, en premier lieu cela concerne la masse monétaire. C'est ce qui a poussé le leadership de la république à déclarer que nous devenons une zone multi-devises où le rouble russe, l'euro ou le dollar ont tous une libre circulation au même titre que la hryvnia ukrainienne.

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  • Consommer à crédit en France et aux États-Unis

    Comparant France et États-Unis, Gunnar Trumbull montre que le développement du marché du crédit à la consommation s’explique par des coalitions d’intérêts différentes qui ont influencé les politiques du crédit de manières opposées.

    Ces dernières années, les travaux sur le crédit et l’endettement des ménages ont le vent en poupe notamment depuis la crise des subprimes qui a déclenché la crise financière en 2007-2008. Bien que le cas américain soit plus largement analysé dans la littérature, l’intérêt des chercheurs porte aussi sur d’autres pays d’Europe et d’Asie confrontés au problème du surendettement.

    En effet, au cours du XXe siècle le crédit a de moins en moins fait l’objet de désapprobation morale dans les pays industrialisés occidentaux, et depuis les années 1970, des changements institutionnels majeurs ont transformé le cadre légal du surendettement pour faciliter les procédures de faillite personnelle.

    Pourtant, en France il a fallu plus d’une décennie pour que les législateurs s’accordent, en 2003, sur les procédures de faillite personnelle qui autorisent l’annulation de la dette et donnent droit à un nouveau départ, comme le stipule la loi américaine depuis 1978. Cette différence de réglementation ne s’explique pas forcément par l’écart du nombre de ménages endettés. Pour comprendre cette différence, il importe de revenir sur le rôle que joue le crédit dans le système économique et dans le modèle de société des deux pays.
    Avec ce livre, “Consumer Lending in France and America”, Gunnar Trumbull apporte une contribution notable à la littérature, en analysant la construction politique du rôle économique et social du crédit aux États-Unis et en France.

    En s’intéressant plus particulièrement aux coalitions d’intérêt entre les acteurs et à leur influence sur la réglementation et le marché, il apporte des éléments de réponse différents des analyses culturalistes qui associent les réserves des Français à l’égard du crédit à une tradition moraliste ou l’endettement des ménages américains à un hédonisme consumériste.

    Trumbull s’inscrit à la suite d’autres chercheurs qui ont montré que l’endettement des ménages américains n’est pas lié à un dysfonctionnement du système financier, mais représente plutôt une condition du rêve américain depuis les années 1950 [1]. Son analyse est d’autant plus pertinente qu’il compare la place du crédit dans le discours public aux États-Unis avec la France, où, en revanche, le compromis social ne donne pas à l’endettement les mêmes vertus sociales et économiques.

    Ce spécialiste des politiques de consommation en Europe et aux États-Unis, s’intéresse aussi à l’influence de la société civile sur les pouvoirs publics [2]. Mais ici, il s’agit surtout des coalitions d’intérêts qui ont permis aux prêteurs américains de gagner l’approbation morale en s’associant aux intérêts d’autres groupes non-gouvernementaux. En France, il montre qu’il n’y a pas eu de coalition similaire, au contraire, l’accès au crédit suscite certaine réserve, et sur le plan économique, des doutes demeurent quant à son efficience.

    Essor de l’industrie du crédit aux États-Unis et en France

    Il faut signaler que le crédit ne représente pas au XIXe siècle une activité lucrative dans laquelle il est facile de se lancer. Les prêteurs, pour développer légalement leur activité sont confrontés à plusieurs obstacles. Premièrement, le crédit doit se défaire de la désapprobation morale dont il était la cible. Pour cela, les prêteurs cherchent à anoblir l’image du crédit, liée à la criminalité, l’usure, ou encore à un hédonisme irresponsable.

    Ensuite, à cause du risque et des coûts administratifs élevés, l’activité est peu rentable, surtout pour les petits prêteurs qui n’ont pas ou peu de capital. Enfin, les différentes réglementations (limite des taux d’intérêt, rationnement de l’offre de crédit, etc.) constituent des barrières à l’entrée supplémentaires.

    Trumbull analyse comment les acteurs du crédit ont contourné ces obstacles. Il rappelle brièvement qu’aux États-Unis, la première lutte sociale contre les prêteurs requins (loan shark) date de la fin du XIXe siècle. Les réformateurs sociaux et les prêteurs se sont battus pour obtenir une révision de la loi sur l’usure et légaliser les petits prêts (small loan).

    La légalisation des prêts personnels a ensuite facilité l’essor du marché des crédits à la consommation (consumer credit) et l’entrée de nouveaux acteurs : les chaînes de détail (retailers), les sociétés financières de crédit et les banques. À la différence du cas américain, dans la France d’après-guerre, les réformateurs sociaux et les politiques n’attribuent ni un rôle social, ni un rôle économique au crédit, notamment du fait de la période de rationnement et de contrôle du capital.

    Néanmoins, à partir du début des années 1950, comme l’explique Sabine Effosse dans son dernier ouvrage, le crédit à la consommation bénéficie d’une réhabilitation politique [3]. Dans cet environnement plus propice, de nouveaux acteurs arrivent, parmi lesquels le Cétélem, qui deviendra le leader français et européen du crédit à la consommation.

    Trumbull consacre une bonne partie de son étude aux stratégies mises en œuvre par cet établissement financier adossé à de puissants groupes financiers, pour rester compétitif dans un contexte politique, économique et social différent du marché américain.

    Dans les années 1960, malgré la légitimité acquise par les établissements prêteurs américains, leur activité n’est toujours pas rentable. Cette faible rentabilité s’explique en grande partie par des limites réglementaires. Quant au cas français, il s’agit plutôt de savoir quelle réglementation appliquée sur le marché du crédit à la consommation pour en faciliter l’essor.

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