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international - Page 1155

  • Yemen: L'alliance contre nature d'israel avec Ryad : L'échec de la guerre des drones US

    Alors que les négociations sur le nucléaire iranien sont en cours à Lausanne avec une date limite établie, John McCain, républicainet président du Comité des forces armées du Sénat des États-Unis, a déclaré le 24 Mars dernier qu’Israël devait bombarder l'Iran si elle voulait survivre aux 22 derniers mois de la présidence d'Obama. Quoi de plus normal en effet que d’appeler à la guerre, avant des négociations censées garantir la paix ?
    L'Arabie saoudite est en première ligne au Yémen. Nous avons déjà défini ce qui l'y avait poussé . On cherche à nous cacher le contraire. Jérusalem compte les points mais surtout l'erreur. Les Russes ne la commettront pas malgré les provocations de la coalition arabe qui semblent bien orchestrées.
    L'Iran se retient. Les armes se vendront, les populations civiles souffriront. Il n'est pas certain cette fois-ci que l'Arabie saoudite prenne sa raclée car depuis, elle s'est considérablement armée grâce aux ventes d'armes de la France mais l'Arabie saoudite joue gros et surtout risque l'enlisement ou la bavure sur place. Dans le même temps, on veut nous faire croire au réveil d'un conflit millénaire et Le Monde publie des cartes criminelles prêtes à activer le conflit de civilisation qu'on nous promet et tente de préparer depuis vingt ans. Mais l'Arabie Saoudite, protectrice des lieux saints de l'Islam et pouvoir apostat depuis les critiques d'Oussama Ben Laden tiendra-t-il longtemps ? Le vieux roi est mort, les jeunes princes semblent vouloir reprendre la main. Le Prince Bandar est jusqu'au boutiste. Ne reste-t-il plus à l'Arabie saoudite qu'une alliance de bric et de broc ou Israël dans l'ombre comme seul « allié » sur qui finalement, on peut compter ?
    Les Saoudiens croient faire le bon pari mais certains les soupçonnent de courir au suicide ? En réalité, l'Arabie saoudite joue sa survie tout en se croyant invincible, ce qui est toujours dangereux dans l'art de la guerre. Israël le sait et c'est pour cela qu'elle utilise l'Arabie saoudite au Yémen mais elle l'utilise depuis quelques mois aussi pour bien d'autres choses : pour obtenir plus de territoires en Cisjordanie, étendre les colonies de peuplement, judaïser Jérusalem et lutter contre la Syrie de Bachar el Assad. Les Saoudiens sont maintenant à la tête d'une coalition mais elle est fragile. Déjà le Pakistan a fait remarquer qu'il ne saurait aller jusqu'au bout : des Chiites sont aussi présents sur son territoire. L'Egypte sert de couverture aux Américains mais à l'intérieur, les Frères Musulmans veillent aussi à ne pas déchirer l'Islam. Pour eux, l'Arabie Saoudite demeure l'Etat apostat qui a souillé les lieux saints de l'Islam. Alors l'Arabie saoudite n'est-elle pas en roue libre ?
    L'alliance contre-nature et quasi secrète entre Israël et Ryad s'est construite sur des intérêts communs : ceux de contrer le rapprochement prévisible entre l'Iran et les Américains, d'interdire la bombe aux Iraniens, de lutter contre le Hezbollah libanais et de renverser l'Etat syrien. On aura noté que dès la chute de Abd Rabo Mansour Hadi, les Etats-Unis se sont retirés. Ils ne veulent pas d'un deuxième Afghanistan et surtout, les Américains ne sont plus tout à fait les mêmes. Ils ont la tentation de partir, de se détacher des doubles jeux mortels du Proche-Orient même s'ils y seront, quoiqu'il arrive, engagés à fond. Comment frapper maintenant les protégés djihadistes de l'Arabie Saoudite en Syrie et en Irak tout en ne lâchant pas Ryad ? Comment aussi vanter et réaliser l'accord avec l'Iran sans mettre au premier plan la Chine et la Russie qui en seront sans doute les plus grands vainqueurs?
    Israël avait cru, il y a deux ans, à l'alliance avec Bandar et elle a immédiatement saisi l'opportunité historique d'une alliance avec Ryad dès que ce fut possible. Les ''ennemis communs'', les intérêts économiques et les services secrets ont fait le reste mais chacun doit bien garder en mémoire les « condamnations » hypocrites des abominations de l’Etat islamique par les responsables qatari ou encore saoudiens. Des « condamnations » dont personne n’aura été dupe. Les Occidentaux ont donc choisi de fermer les yeux sur le soutien apporté par les deux tyrannies wahhabites, Arabie Saoudite et Qatar au terrorisme musulman et indirectement à Daesh pour ne penser qu’aux juteux contrats qu’ils pourront signer avec elles. 
    Voilà des années que Qatar et Arabie saoudite se livrent à un véritable concours de financement des groupes djihadistes partout dans le monde pour renforcer leurs influences respectives mais aussi encourager la propagation du salafisme dans le Dar al-Harb, Al-Qaïda, Aqmi, Ansar, Dine, Mujao, Frères musulmans, Hamas, Front Al-Nosra, Daesh… Chacun de ces groupes a reçu ou reçoit, de l’un ou de l’autre, voire des deux en même temps, des fonds considérables pour mener à bien leurs actions criminelles. Selon l’historien britannique Charles Allen, les autorités saoudiennes, tout en se présentant comme des « alliées fidèles » des Etats-Unis et de l’Occident, auraient ainsi dépensé à elles seules quelque 70 milliards de dollars depuis 1979 pour répandre le wahhabisme parmi les communautés musulmanes européennes.
    Soutien dans la formation d'une coalition arabe contre les chiites, financement et armement des pires islamo-terroristes en Irak, les Occidentaux, et notamment la France, sont aujourd'hui dans de beaux draps au Proche-Orient. On notera que sur le Yémen, la France s'est abstenu cette fois-ci de déclarations trop tonitruantes mais quelle marge de manœuvre dispose-t-elle vraiment ? 
    Mais il y a plus fondamental. Le Yémen a été depuis des années le terrain privilégié d'une guerre nouvelle, d'une guerre dite chirurgicale et hypermoderne, propre mais dévastatrice en particulier sur les civils, la « guerre des drones ». Le retrait américain, l'intervention pour ne pas dire l'invasion saoudienne marque aussi l'échec d'une stratégie de guerre moderne contre la terreur qui était depuis quelques années pourtant la marque de fabrique américaine, son ultime fierté. Finalement, le Yémen est peut-être une énième tragédie pour les Etats-Unis, celle de ne pas avoir su ou voulu confronter la réalité au virtuel, une tragédie bien plus grave qu'on ne saurait le dire. C'est l'échec de la guerre hypermoderne, la guerre des ingénieurs avec ses victoires spectaculaires qui, au bout du compte, n'existait peut-être que dans la tête de ceux qui la concevaient à Washington ou la mettaient en scène au cinéma !

    Michel Lhomme Metamag :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EuklkkuFVpBRmvGrAn.shtml

  • Russie : Et si la mort de Christophe de Margerie, PDG de Total, n’était pas un accident… (Màj vidéo)

    Addendum du 05/04/2015 : Le mari d’une hôtesse de l’air ne croit pas à l’accident

    Rencontre avec le mari d’une hôtesse de l’air qui a péri dans le crash de l’avion dans lequel se trouvait Christophe de Margerie, PDG de Total. Lui s’interroge, et pointe des zones d’ombres, alors qu’une enquête est actuellement en cours en France et en Russie.

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    Addendum du 24/10/2014 : Interpellations et démissions en Russie 
    Lire la suite 

  • Persécutions : le pape dénonce notre silence complice

    Hier, au terme du chemin de croix :

    "Ô Christ crucifié et victorieux, ton Chemin de Croix est la synthèse de ta vie, il est l’icône de ton obéissance à la volonté du Père; il est la réalisation de ton amour infini pour nous, pécheurs ; il est la preuve de ta mission ; il est l’accomplissement définitif de la révélation et de l’histoire du salut. Le poids de ta croix nous libère de tous nos fardeaux.

    Dans ton obéissance à la volonté du Père, nous prenons conscience de notre rébellion et de notre désobéissance.

    En toi, vendu, trahi et crucifié par ton peuple et par ceux qui t’étaient chers, nous voyons  nos trahisons quotidiennes et notre infidélité habituelle.

    Dans ton innocence, Agneau immaculé, nous voyons notre culpabilité.

    Dans ton visage giflé, couvert de crachats, et défiguré, nous voyons toute la brutalité de nos péchés.

    Dans la cruauté de ta Passion, nous voyons la cruauté de notre cœur et de nos actions.

    Dans ton sentiment d’ « abandon », nous voyons tous ceux qui sont abandonnés de leurs familles, de la société, de l’attention et de la solidarité.

    Dans ton corps écorché, écartelé et déchiré, nous voyons les corps de nos frères abandonnés au long des routes, défigurés par notre négligence et notre indifférence.

    Dans ta soif, Seigneur, nous voyons la soif de Ton Père miséricordieux qui, en Toi, a voulu embrasser, pardonner et sauver l’humanité.

    En toi, amour divin, nous voyons encore aujourd’hui nos frères persécutés, décapités et crucifiés pour leur foi en Toi, sous nos yeux, et souvent avec notre silence complice.

    Imprime, Seigneur, en nos coeurs, des sentiments de foi, d’espérance, de charité, de douleur pour nos péchés et conduis-nous au repentir de nos péchés qui t’ont crucifiés.

    Conduis-nous à transformer notre conversion en paroles en conversion de vie et en actes.

    Conduis-nous à conserver en nous un souvenir vivant de ton visage défiguré, pour ne jamais oublier le prix immense que tu as payé pour nous libérer.

    Jésus Crucifié, fortifie en nous la foi, pour qu’elle ne s’écroule pas devant les tentations ; ravive en nous l’espérance, pour qu’elle ne se perde pas en suivant les séductions du monde ; garde en nous la charité, pour que nous ne nous laissions pas tromper par la corruption et par la mondanité. Enseigne-nous que la Croix est le chemin de la Résurrection.

    Enseigne-nous que le Vendredi Saint est la route de la Pâque de lumière : enseigne-nous que Dieu n’oublie jamais aucun de ses enfants et ne se lasse jamais de nous pardonner et de nous embrasser dans sa miséricorde infinie.

    Mais enseigne-nous aussi à ne jamais nous lasser de demander pardon et de croire dans la miséricorde – sans limites - du Père.

    Âme du Christ, sanctifie-nous,

    Corps du Christ, sauve-nous,

    Sang du Christ, enivre-nous,

    Eau du côté du Christ, lave-nous,

    Passion du Christ, fortifie-nous.

    Ô bon Jésus, exauce-nous.

    Dans tes blessures, cache-nous.

    Ne permets pas que nous soyons séparés de toi.

    De l’ennemi défends-nous.

    À notre mort appelle-nous.

    Ordonne-nous de venir à toi,

    Pour qu’avec tes saints nous te louions,

    Dans les siècles des siècles, Amen.

    Michel Janva

  • Comment interpréter l'accord sur le nucléaire iranien ?

    De Thomas Flichy de La Neuville, membre du Centre Roland Mousnier Université de Paris IV - Sorbonne :

    La question nucléaire iranienne est elle en passe d’être résolue ?

    Contrairement aux apparences, la question nucléaire n’est pas centrale dans le dossier iranien. Il s’agit essentiellement d’un enjeu de communication, et ceci pour l’ensemble des protagonistes. Pour le gouvernement iranien, l’aspiration à l’enrichissement nucléaire permet de stigmatiser l’enrichissement nucléaire clandestin d’Israël tout en faisant miroiter à la population l’acquisition d’une bombe nucléaire. Ceci a pour effet immédiat d’aiguiser la fierté patriotique de la population. L’image de la bombe nucléaire a été utilisée de manière symétrique par le gouvernement israélien : en désignant un ennemi extérieur prêt à semer l’apocalypse, celui-ci a pu rassembler une population intérieure minée par les divisions. Ceci est également vrai pour les chancelleries européennes, en perte de vitesse, pour lesquelles la question nucléaire iranienne a permis de maintenir l’illusion de politiques étrangères autonomes. Pour Barack Obama enfin, l’action de communication sur sa victoire diplomatique en Iran permet de masquer l’ensemble des désastres militaire dont il a dû assumer l’héritage. En réalité, l’image mentale de l’explosion nucléaire est d’une telle puissance, qu’elle a été instrumentalisée par l’ensemble des protagonistes afin de manipuler les émotions des foules en coupant court à toute réflexion.

    Dans ces circonstances, que faut il retenir de l’accord qui vient d’être signé ?

    Il faut retenir essentiellement les visites des inspecteurs de l’AIEA. La filière industrielle nucléaire irrigue en effet l’ensemble de l’industrie de pointe iranienne. En la contrôlant à intervalle régulier, les inspecteurs de l’AIEA peuvent se faire une idée très précise des avancées technologiques iraniennes dans le domaine industriel. Or c’est précisément l’innovation iranienne qui inquiète l’Occident, dans la mesure où ce pays est aujourd’hui allié à la Chine et à la Russie. Quant à la bombe nucléaire, l’Iran n’a nullement besoin de la fabriquer lui même. Il lui suffirait de l’acheter à ses alliés, qui lui fournissent d’ores et déjà, une aide militaire importante.

    Quels sont les véritables enjeux pour l’Iran ?

    L’Iran représente un enjeu géopolitique majeur dans la mesure où ce carrefour commercial relie depuis l’Antiquité, l’Europe aux Indes. Qui plus est, ses réserves gazières en font un objectif stratégique de premier plan. Il suffit d’ailleurs de se transporter un demi siècle en arrière pour s’apercevoir que l’Iran constitue l’objectif majeur des forces de l’Axe, pendant la seconde guerre mondiale, afin de couper la Grande-Bretagne de son ravitaillement en provenance des Indes. Si les verrous de Stalingrad et de Singapour sautent, alors les colonnes de chars de la Wehrmacht se précipiteront vers l’Iran tandis que les cuirassiers japonais, feront soudain irruption dans le golfe Persique. Mais le plan échafaudé par les Allemands en 1942 échoue et l’Iran devient la plus grande plate-forme logistique d’acheminement des armes américaines vers l’Union Soviétique. Aujourd’hui, la situation reste inchangée, à la différence près que le centre de gravité économique mondial, en se déplaçant progressivement vers l’Orient, a rendu les sanctions américaines caduques. Il n’aura servi à rien aux Etats-Unis d’user de l’arme des sanctions pour balayer les entreprises françaises, italiennes ou allemandes implantées en Iran. Ce sont les Chinois qui les ont remplacées. Aujourd’hui, au cours de la gigantesque bataille d’influence, qui a eu lieu à Washington, entre les tenants de la ligne dure israélienne et ceux – beaucoup plus discrets – d’une réouverture d’un marché iranien combinée à la possibilité d’agir à nouveau sur les affaires du Moyen-Orient, ce sont les seconds qui l’ont emporté.

    Quelles conséquences géopolitiques et économiques ?

    En premier lieu, l’avancée américaine, met en pleine lumière l’impasse d’une politique étrangère française faisant fi de l’expertise de ses propres diplomates. L’accord donne raison a posteriori aux diplomates dont les positions réalistes et nuancées ont été réduites au silence au bénéfice d’une dangereuse fuite en avant. En second lieu, l’imminence du rapprochement irano-américain a forcé l’Arabie Saoudite à démasquer ses batteries. En lançant violemment son aviation sur le Yémen afin de faire échouer ce rapprochement, l’Arabie Saoudite a montré en creux qu’elle pouvait parfaitement agir militairement à l’encontre de l’Etat islamique mais s’en abstenait soigneusement. Elle va devoir aujourd’hui s’accommoder d’un rééquilibrage de la politique américaine à son détriment. Il est possible que cela l’engage à se rapprocher davantage encore d’Israël. Pour autant, les équilibres géopolitiques sont loin d’êtres bouleversés. La politique désastreuse de confinement de l’Iran a eu pour résultat de structurer une solide alliance continentale eurasiatique, un nouvel empire mongol constitué par l’Iran, la Chine et la Russie, et auquel Poutine vient de raccrocher la Turquie. Aujourd’hui, les Etats-Unis tentent d’introduire une brèche dans ce dispositif. Il s’agit enfin d’une inflexion intelligente, mais bien tardive et seule une reconnaissance éclatante de la légitimité de l’Iran à exercer le leadership régional serait susceptible d’entraîner un véritable renversement géopolitique. Pour l’instant, la conclusion d’un accord n’entraîne qu’une conséquence : la bataille économique entre la Chine et les Etats-Unis est ouverte. Par conséquent, l’Iran retrouve sa place géopolitique centrale. Il n’a aucun intérêt à un règlement trop rapide de la question. L’essentiel pour lui est de se positionner au centre en tant qu’arbitre imprévisible et silencieux.

    Michel Janva

  • Le jour où les multinationales feront les lois par Roberto FIORINI

    La doctrine libérale n’aime pas les lois, règlements et autres textes ou organisations qui l’empêchent de mener à bien son œuvre de prédation. Rien ne doit entraver le libre fonctionnement du marché, leur refrain est bien connu. Avec le marché transatlantique qui se construit une nouvelle étape de la dictature économique va se mettre en place. (Voir plus en détail dans le numéro 57 de la revue de Terre et Peuple l’article sur ce sujet, intitulé « Le marché transatlantique qui va soumettre l’Union Européenne aux U.S.A. »)

    Une phrase anodine donne pourtant le vertige dans cet accord transatlantique, car elle rappelle les mesures similaires que les marchands ont déjà tenté de faire passer avec l’A.M.I. (Accord multilatéral sur l’investissement) fin des années 90 pour régler les litiges entre les États et les multinationales : « l’accord devrait viser à inclure un mécanisme de règlement des différends investisseur – État efficace et à la pointe, assurant la transparence, l’indépendance des arbitres (1) ».

    Vous lisez bien, avec cet accord, les multinationales pourraient remettre en cause les lois du pays qui les accueillent ! Potentiellement de nombreux champs d’intervention de l’État et de sa législation seraient touchés.

    Un tribunal arbitral, indépendant de toute souveraineté populaire

    Ce nouveau tribunal arbitral « indépendant », qui devra naître, permettrait, par exemple, à une multinationale de traîner un État en justice dès lors que des réglementations de cet État créent des différences de traitement entre les investisseurs nationaux et étrangers, ou encore si ils créent des conditions de concurrence déloyale.

    Pour citer un exemple, les lois en matière de protection des salariés pourraient être annulées si elles sont plus sévères que dans d’autres pays où l’investisseur est établi. Là bas il n’y a pas de S.M.I.C., alors je ne vois pas pourquoi je devrais payer des salaires plus élevés ici que là bas.

    Aux U.S.A. on peut licencier sans préavis, alors pourquoi tolérer qu’en France on ne puisse pas en faire autant. Aux U.S.A. on peut mettre sur le marché des produits tels les O.G.M., dont les européennes ne veulent pas, et demain qu’est ce qui empêcherait Monsanto, de porter l’affaire devant les tribunaux, et en plus d’avoir gain de cause, d’empocher des millions d’indemnités, payées par les contribuables, pour avoir fait entrave au sacro-saint commerce !

    Ainsi les « investisseurs » pourraient exiger l’annulation des lois nationales, et obtenir des États une indemnisation financière du préjudice subi. C’est déjà le cas entre le Canada, le Mexique et les U.S.A., où ce genre de tribunal arbitral existe.

    Concrètement, ce tribunal indépendant signifie l’abdication des États en faveur des multinationales, et la fin de tout pouvoir réel des gouvernements élus. Le pouvoir économique des États sera démantelé petit à petit et l’ensemble des réglementations sociales et environnementales auront vocation à être remises en cause par les entreprises. La loi pourra changer en fonction des intérêts des entreprises et de leurs actionnaires. Exit le bien-être des peuples : retour au début de l’ère industrielle !

    Le pouvoir ne sera plus du tout politique mais exclusivement économique

    La dictature de l’économique sur le politique sera alors totale. Cela veut dire très concrètement que le bien-être sera sacrifié à tous les facteurs économiques, et que ceux-ci prévaudront dans l’avenir pour structurer notre monde. Et l’individualisme régnera en maître absolu face aux solidarités nécessaires pour combattre cette « machine à tuer les peuples ».

    L’État serait alors réduit à un gardien de la propriété privée; une structure qui défendra les richesses des nantis. Mais n’est-ce pas déjà le cas ?

    Cela vous semble incroyable, mais cela se joue en ce moment, et on pourrait se demander comment nous sommes en arrivés là ?

    Le traité de Lisbonne permet à l’U.E. de ne plus consulter les peuples

    En Europe cela a été rendu possible par le traité de Lisbonne, qui a donné à l’U.E. la possibilité de signer des accords commerciaux au nom des États membres.

    Et on doit alors se souvenir que c’est Sarkozy qui a permis de valider le traité constitutionnel européen, traité que le peuple sondé par référendum en 2005 avait refusé. À peine élu en 2007, il réunissait le congrès dès février 2008 (Parlement et Sénat, autant de traîtres), faisait modifier la constitution et ratifiait le traité. Il fallait que le traité constitutionnel soit validé par chaque État pour que le traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur.

    Michel Sapin a précisé qu’il n’y aurait donc pas de référendum populaire sur le marché transatlantique; désormais les peuples n’ont plus à être consultés, et la dictature démocratique se poursuit. L’accord sera simplement validé au niveau européen par les ministres collabos des 28 pays de l’U.E.

    Aux U.S.A. où le traité n’est pas très populaire non plus, Obama envisage lui aussi de passer en force : face à la grogne des parlementaires hostiles au tribunal arbitral et aux répercutions locales de cet accord, Barack Obama tente d’utiliser une procédure accélérée, pour éviter tout débat. « Le Président Obama voudrait en effet que le Congrès lui abandonne l’autorité de négocier des accords internationaux de commerce et celui-ci ne pourrait plus ensuite qu’approuver ou désapprouver, sans aucun pouvoir de les modifier (2). »

    Le socle du gouvernement mondial, organisé autour de l’O.T.A.N.

    Voilà ce que précise le mandat des eurocrates au point 1, intitulé « Nature et la portée de l’Accord » :

    « 1. L’accord contiendra exclusivement des dispositions sur les zones commerciales et liées au commerce applicables entre les Parties. L’accord devrait confirmer que le traité transatlantique de Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement est basé sur des valeurs communes, notamment la protection et la promotion des droits de l’homme et de la sécurité internationale. »

    Que vient faire la sécurité internationale dans un traité de commerce ???

    Le point 7, lié aux objectifs du traité va même jusqu’à évoquer la définition de normes mondiales : « 7. L’objectif de l’accord est de réaliser le potentiel inexploité d’un véritable marché transatlantique, générant de nouvelles opportunités économiques pour la création d’emplois et la croissance grâce à un accès accru aux marchés, une plus grande compatibilité de la réglementation et la définition de normes mondiales (3). »

    Rien ne prouve que le libre-échange généralisé soit un facteur de croissance; on est ici dans l’invocation quasi mystique et religieuse. Or, le libre-échange n’est pas neutre : c’est une doctrine économique, parmi d’autres possibles, dont les avantages et désavantages doivent faire l’objet de débats et ne peuvent être imposés sans autre forme de procès, au moins en démocratie, puisqu’on nous dit que nous y sommes. En tout cas on nous dit que ce qui sortira d’ici servira de normes mondiales, et pourrait avoir vocation à s’imposer à tous… la gouvernance mondiale est toute proche !

    Le projet initial voté par le parlement européen en mai 2008 dit aussi que le projet est aussi politique qu’économique : « souligne qu’un partenariat transatlantique étroit est l’instrument clé pour façonner la mondialisation dans l’intérêt de nos valeurs communes et dans la perspective d’un ordre mondial équitable en matière politique et économique (4) ».

    Bref c’est un projet économique qui induit un projet politique, et aboutira à la perte d’indépendance de l’Europe vis-à-vis du monde de l’argent.

    Il est important d’informer autour de vous en citant vos sources.

    Roberto Fiorini, secrétaire général de Terre et Peuple et militant syndicaliste

     1 : cf. Mandat de négociation des commissaires européens, cf. http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/

     2 : cf. http://www.sudouest.fr/2014/05/06/le-tafta-ce-traite-qui-fait-polemique-est-il-un-deni-de-democratie-total-1545708-705.php

    3 : cf. http://www.reporterre.net/spip.php?article5446

     4 : cf. Résolution R.C. B6-0209/2008

    • D’abord mis en ligne sur Terre et Peuple, le 28 février 2014.

    http://www.europemaxima.com/?p=4250

  • Complotisme, conspirationnisme ? Enquête de la télé russe

    Qui s’écarte de la vérité officielle imposée par la pensée unique est catalogué complotiste, conspirationniste,… La télévision russe analyse le phénomène.


    Le conspirationnisme vu de Russie – Alain Soral… par ERTV

    http://www.medias-presse.info/complotisme-conspirationnisme-enquete-de-la-tele-russe/28582

  • 147 morts au Kenya : "ils ont fait sortir les musulmans des classes et abattu les chrétiens"

    Le Figaro ne fait aucune référence à la religion des 147 morts. Le Time, lui ne se prive pas.

     

    Une intention de prière dans cette nuit eucharistique.

    Qu'ils reposent en Paix.

    Lahire

  • Les Etats‑Unis s’impliquent toujours plus dans le conflit en Ukraine

    290 parachutistes américains débarqueront en Ukraine le 20 avril pour une durée de 2 mois. Leur mission sera de former la garde nationale ukrainienne, celle composée de volontaires qui ont combattu les rebelles prorusses.

    Cette annonce a été faite par le ministre ukrainien de l’Intérieur : Arsen Avakov. Il a ajouté aussi que « Nos partenaires américains fourniront des équipements militaires spéciaux et des moyens de liaison ». A cela viendront s’ajouter 75 millions de dollars d’équipements militaires ainsi que 230 véhicules.

    Cela ne conforte pas les accords de Minsk qui faisaient miroiter une paix. Au contraire, cela attise l’idée d’un conflit alimenté par les Etats‑Unis.

    http://fr.novopress.info/

  • L’église des 21 martyrs

    Lu ici :

    "Ce matin a eu lieu, dans le village d’al Awar, dans les environs de Samalot, la pose de la première pierre de l’église dédiée aux Martyrs de Libye, les 21 coptes égyptiens égorgés en territoire libyen par des jihadistes en janvier dernier.

    Le village d’al Awar se trouve à 25 km de Minya, sur le territoire de la province dont était originaire la majeure partie des victimes de la barbarie jihadiste. A l’initiative ont également pris part des représentants des communautés islamiques locales.

    Le gouverneur de Minya avait tenu une réunion du comité de conciliation avec des représentants anciens et influents des clans familiaux chrétiens et musulmans de la zone. A la rencontre, avaient également participé de hauts représentants de l’armée et des forces de sécurité. Les rencontres de conciliation et l’intervention d’autorités judiciaires et militaires ont servi également à surmonter les protestations et les résistances de groupes islamistes locaux ayant tenté de bloquer le projet de construction de l’église, appuyé par le gouvernement."

    Michel Janva