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international - Page 1152

  • Aux sources du capitalisme indien

    Aujourd’hui la 10e puissance mondiale en termes de valeur nominale du PIB, l’Inde reste largement absente des travaux comparatifs sur les variétés du capitalisme contemporain. L’historien de l’économie Claude Markovits revient ici sur le rôle du colonialisme, de la diaspora ou encore de la caste sur l’évolution de l’industrie et du capitalisme en Inde.

    Quel a été l’impact de la période coloniale britannique sur le développement de l’industrie et l’expansion du capitalisme après l’indépendance ?

    Claude Markovits: C’est une idée fort répandue en Inde que l’héritage de la période coloniale a pesé lourd sur le développement industriel et l’expansion du capitalisme après l’indépendance. Mais, quand on cherche à définir plus précisément les aspects négatifs de l’héritage colonial, on se heurte à certaines difficultés.

    La vulgate nationaliste indienne associe la période coloniale à un processus de «désindustrialisation », qui renvoie surtout au déclin de certaines productions artisanales, en particulier dans le textile. Cette question a fait l’objet de nombreux débats dans les années 1980, mais la notion de désindustrialisation a été contestée plus récemment par Tirthankar Roy (Roy, Traditional Industry in the Economy of Colonial India, Cambridge UP, 1999), qui a souligné la résilience de certains secteurs artisanaux.

    Par ailleurs une assez puissante industrie moderne s’est développée en Inde à partir du milieu du XIXe siècle, d’abord dans le textile, puis dans d’autres branches (sidérurgie avec les usines Tata inaugurées en 1911, cimenteries, sucreries). Bien que les capitaux britanniques aient joué un rôle dominant dans certains secteurs comme l’industrie du jute, c’est le capital indien qui a été le moteur principal de ce processus de développement industriel colonial, et la période 1860-1947 a vu la naissance d’un certain nombre de grands groupes capitalistes, dont les deux plus connus sont Tata et Birla.

    Capitalisme et domination coloniale

    À l’indépendance donc l’Inde était le seul parmi les pays coloniaux à disposer d’une certaine infrastructure industrielle et d’une classe d’entrepreneurs déjà ancienne.

    Cependant cette avance apparente masquait des déséquilibres profonds, dont le poids allait se faire sentir de façon durable. L’Inde restait un pays agraire, et l’archaïsme des structures agraires mises en place pendant la période coloniale constituait un formidable obstacle au développement d’une économie moderne.

    L’industrie, après des débuts difficiles, s’était largement édifiée à partir de 1918 à l’abri de barrières douanières, et était donc peu compétitive au niveau international. Par ailleurs la plupart des branches avaient une structure fortement oligopolistique, qui faisait obstacle à l’entrée de nouveaux venus.

    Enfin le secteur industriel était largement aux mains de firmes qui opéraient selon une logique plus financière qu’industrielle, et le secteur bancaire, pour sa part, encore dominé par des intérêts étrangers, n’était pas du tout orienté vers le soutien à l’industrie. Donc la nature même du secteur capitaliste privé qui s’était édifié pendant la période coloniale le rendait peu à même d’enclencher un processus de développement rapide.

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  • Rencontre entre le président Vladimir Poutine et Philippe de Villiers à Yalta -

    L’annonce de l’accord prévoyant la création de deux versions inspirées du parc du Puy du Fou, l’une à Moscou et l’autre en Crimée, est intervenue au lendemain d’une rencontre à Yalta, en Crimée, entre Philippe de Villiers et le président russe Vladimir Poutine.

    Reçu pendant près d’une heure par Vladimir Poutine dans le bureau du Tsar Nicolas II, au palais d’été des Tsars, le créateur de la « Cinéscénie » du Puy du Fou – une fresque brossant sept siècles d’histoire d’une famille vendéenne – a tenu des propos qui ne peuvent que réconforter les Européens honnêtes face à la servilité de leurs prétendus dirigeants à l’égard des États Unis. Après cet entretien, Philippe de Villiers a clairement déclaré combien il était impressionné par la hauteur de vue et le charisme du président Poutine.

    rencontre

    « Beaucoup d’Européens veulent sortir de l’engrenage des sanctions, à commencer par les agriculteurs. Les Européens veulent la paix, ils ont de l’admiration pour le chef d’État que vous êtes », a confié Philippe de Villiers à Vladimir Poutine.

    « Les sanctions sont des actes de guerre. Les coopérations sont des actes de paix. Nous sommes venus poser un acte de paix. Cette œuvre commune franco-russe s’inscrit dans la longue tradition de l’amitié franco-russe », a également déclaré Philippe de Villiers, estimant aussi que « l’avenir de l’Europe ne s’écrit pas sur le continent américain. Il s’écrit sur le continent européen. Il n’y a pas d’avenir de l’Europe sans la Russie ».

    Le président Vladimir Poutine a souligné « qu’il regardait avec le plus grand intérêt le projet du Puy du Fou d’un parc historique sur l’histoire de la Russie ».

    Philippe de Villiers : « Les politiciens [occidentaux] sont des serpillières »

    Attendons les propos de haine imbécile que réservent Flanby et ses sbires à cet acte européen de courage…

    source: Le Bourricot – الحمار

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/rencontre-entre-le-president-vladimir-poutine-et-philippe-de-villiers-a-yalta_114218.html#more-114218

  • Les États-Unis ont désigné Poutine comme leur ennemi. C’est un fait capital.

    Une certaine intelligentsia de gauche a longtemps révéré l’URSS. Mais ce n’est pas forcément pour cela qu’elle aimait la Russie. La preuve par Soljenitsyne naguère ou Poutine aujourd’hui ?
    À l’époque de la guerre froide, les États-Unis s’opposaient, certes, à l’Union soviétique au nom de l’anticommunisme (ce qui leur permettait d’exercer sur leurs alliés une forme inédite de racket à la protection) mais, avertis des réalités de la géopolitique, ils s’opposaient tout autant, voire plus encore, à la Russie « éternelle ». La preuve en est que l’écroulement du système soviétique n’a pas modifié leur attitude en profondeur. La Russie est toujours, pour eux, une puissance à « contenir » par tous les moyens, toute leur politique étrangère visant à l’encercler, à pousser l’OTAN jusqu’à ses frontières et à empêcher les Européens de s’allier aux Russes, comme il serait tout naturel qu’ils le fassent s’ils avaient conscience de la nécessité de penser en termes continentaux. La guerre froide a donc maintenant repris ses droits. Cela va peser sur toute la politique mondiale pour les vingt ans qui viennent.
    En politique, on devient un ennemi dès lors que l’on est désigné comme tel. Les États-Unis ont aujourd’hui désigné Poutine comme leur ennemi. C’est un fait capital. Dans l’affaire ukrainienne, profitant du conditionnement médiatique qui joue en leur faveur, ils sont parvenus à ce résultat prodigieux de faire adopter par l’Union européenne une politique allant directement à l’encontre des intérêts européens. Je fais évidemment allusion ici aux lamentables et très contre-productives sanctions antirusses (mais évidemment pas anti-israéliennes !) que les Européens ont accepté de soutenir – gouvernement français en tête – alors que les inévitables représailles qui s’ensuivront vont leur coûter extrêmement cher. Lorsque ces sanctions ont été annoncées, le ministère russe des Affaires étrangères a simplement déclaré : « Nous avons honte pour l’Union européenne qui, après avoir longuement cherché sa propre voie, a adopté celle de Washington, rejetant ainsi les valeurs européennes fondamentales. » C’est très exactement cela, hélas ! L’Union européenne s’est alignée sur l’Amérique parce qu’elles partagent l’une et l’autre la même idéologie libérale. Le drame est que tout cela se déroule dans l’indifférence générale, alors qu’il s’agit d’un événement de première grandeur.

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  • EIIL « made in USA » et chrétiens d’Irak sacrifiés

    Comment interpréter le bombardement par l’armée américaine de certaines positions tenues en Irak par les djihadistes de l’EIIL ?

    Pour pouvoir décrypter cette information, il faut connaître les liens entre les Etats-Unis et les fondateurs de l’EEIL.

    Les Etats-Unis et bien sûr leurs alliés du Golfe, l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït, ont financé et équipé les djihadistes de l’EIIL chargés initialement de renverser Bachar-el-Assad en Syrie.

    Dès 2007, le journaliste Seymour Hersh, prix Pulitzer, avait décrit dans le New York Times comment le Pentagone et la CIA, avec l’aide de leurs alliés du Golfe, avaient conçu un plan machiavélique de financement d’organisations djihadistes qui devraient provoquer un bain de sang qui justifierait une nouvelle intervention militaire américaine aboutissant à un redécoupage des frontières de cette zone géographique.

    McCain-EIIL_MPI

    Voici une photo qui date de 2013 au moment de la tentative de renversement de Bachar el-Assad en Syrie. On y voit le sénateur McCain  rencontrer des responsables de factions soutenues par les Etats-Unis. Parmi les personnages qui entourent McCain, on retrouve al Baghdadi, aujourd’hui calife auto-proclamé de l’EIIL.

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  • Nouvelle guerre mondiale - l'avis de Thierry Desjardins.

    Déclaration du Directeur Général Adjoint du Figaro

    Il serait grand temps que nous nous apercevions -enfin- qu'une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l' échelle planétaire.

    Les Islamistes massacrent les chrétiens en Égypte, en Irak, aux  Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria, un peu partout. Malraux avait dit :  « Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ».

    On a bien l'impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d'un Islam renaissant, voulant dominer le monde et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant lesquels elle a régné sur la planète.

    Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. En s'attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu'ils appellent le « néo-colonialisme », la parité hommes femmes, les Droits de l'Homme, le progrès tel que nous le concevons.

    Le XXème siècle a été marqué par l'affrontement Est-Ouest, le bloc communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont  effondrés d'eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète.

    Le Coran a pris la place du Communisme, le drapeau vert de l'Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques.

    Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l'ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie.

    Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les coptes massacrés à Alexandrie et les chrétiens assassinés à Bagdad.

    Mais nous restons les bras ballants.

    Il faut bien dire qu'on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n'est plus guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam  Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n'ont pas été très concluantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Il est bien loin le temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger les maronites du Liban que massacraient les Druzes.

    Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse « repentance » qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés.

    L'autre jour, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que si les islamistes égyptiens massacraient les coptes c'était parce que ces chrétiens de la vallée du Nil étaient « les représentants de l'Occident », les ambassadeurs de la culture européenne», les symboles vivants du capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les ultimes survivants de l'époque coloniale. Autant dire, à l' en croire, que les Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances d'un passé détesté.

    *L'imbécile était, en plus, un inculte*. Les coptes sont les descendants du peuple des pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S'ils sont plus nombreux au sud, entre Assiout et Assouan, c'est précisément parce qu'ils ont fui les cavaliers conquérants venus d'Arabie.. Ils avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales.

    On peut d'ailleurs dire exactement la même chose de tous les chrétiens d'Orient qu'ils soient catholiques (de rite d'Antioche, de rite syriaque comme les maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite d'Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les coptes, ou orthodoxes (ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des millénaires, certains parlant encore l'araméen, la langue du Christ. En faire des ambassadeurs de l'Occident, des représentants du capitalisme colonial est évidemment une absurdité.

    Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l'étaient avant nous. Nous ne pouvons rien faire pour les protéger, mais au moins ne les trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons d'accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays.

    Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de «l'amitié islamo-chrétienne », d'un « Islam à l'occidentale», de « la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ».

    Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité, mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout si elle devait être « positive », comme le souhaitent certains), car ce serait, évidemment, faire le jeu des fanatiques.

    Aujourd'hui, la grande mode est d'évoquer, d'invoquer à tout bout de champ "les années les plus sombres de notre histoire". C'est souvent absurde et parfois odieux. Mais s'il y a une leçon qu'il ne faut jamais oublier c'est bien celle de Munich, Churchill avait dit : « Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux.»

  • Le FBI mis en cause dans l’organisation d’attentats par des Américains musulmans

    Par Le Monde.fr avec AFP, le 21 juillet 2014

    Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature montées de toutes pièces. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié lundi 21 juillet.

    Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, « le ministère américain de la justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique », dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples.

    « LE FBI POURRAIT AVOIR CRÉÉ DES TERRORISTES  »

    L’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’homme de l’école de droit de l’université de Columbia, a en particulier étudié vingt-sept affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.

    « Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume l’ONG, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30 % des cas, l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.

    Dans de nombreux cas, les personnes ciblées « n’étaient apparemment pas impliquées dans un plan terroriste ni dans le financement de plans terroristes au moment où le gouvernement a commencé à enquêter sur eux », poursuit l’ONG.

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  • Moscou déroule le tapis rouge devant Marine Le Pen

    Le pouvoir russe voit en la présidente du FN une personnalité prometteuse et partageant les mêmes valeurs.

    Marine Le Pen n'a pas eu l'honneur, comme Gérard Depardieu, d'être reçue en personne par Vladimir Poutine. Elle a toutefois été accueillie par l'un des plus proches alliés du président, Sergueï Narychkine. La présidente du Front national a longuement discuté mercredi avec le président de la Douma, la Chambre basse du Parlement, ainsi qu'avec Alexeï Pouchkov, qui dirige le comité des affaires internationales de la Douma. À l'issue de cette rencontre, Marine Le Pen a été sollicitée par les médias du pouvoir, qui ont offert une large couverture à sa première visite en Russie.

    S'adressant à ces derniers, la présidente du Front national a pris des accents de représentante officielle de la France: «C'est ma première visite en Russie. J'espère qu'elle resserrera les liens entre nos deux pays.» D'un caractère très réservé, Sergueï Narychkine a tout d'abord complimenté son invitée: «Vous êtes bien connue en Russie et vous êtes une personnalité politique respectée», se dépêchant de généraliser sur le mode: «Nous considérons la France comme l'un des principaux partenaires stratégiques de la Russie en Europe et dans le monde. Nous suivons les décisions prises par le nouveau gouvernement (français), et qui sont souvent perçues de manière diverse par la société. Nous observons les développements avec intérêt et nous en tirons des conclusions.» Sergueï Narychkine s'est bien gardé de préciser lesquelles.
    La suite des échanges s'est faite derrière des portes closes. Marine Le Pen a rapporté deux thèmes évoqués avec Sergueï Narychkine: la Syrie et le mariage homosexuel. Elle en a profité pour souligner que son parti est le «seul mouvement politique français à s'être opposé à toute intervention en Syrie».
    Une collusion d'intérêts opportunistes
    Les observateurs s'accordent à souligner le caractère exceptionnel de l'accueil réservé à Marine Le Pen. Un camouflet à François Hollande? «Non, c'est surtout pour l'audience domestique», estime Alexandre Verkhovski, directeur de Sova, observatoire des extrémismes. «C'est une manière de montrer aux Russes que les lois qui sont votées ici sont défendues aussi par des mouvements politiques européens.»
    L'expert note cependant qu'il ne faut pas surestimer la convergence idéologique. «Vladimir Poutine n'a pas besoin d'idéologie, car son pouvoir n'est pas basé sur des élections démocratiques. Il s'agit simplement d'exploiter des thèmes populistes et de recueillir l'expérience de partis qui exploitent ces mêmes thèmes.»
    À l'inverse, le politologue Dmitri Orechkine voit plus qu'une collusion d'intérêts opportunistes. Il note que Sergueï Narychkine est un général du KGB et du FSB (sécurité de l'État), qui porte une grande attention aux questions géostratégiques. «Le pouvoir se tourne vers des valeurs nationalistes et agressives, d'où un rapprochement avec Marine Le Pen. Le Parlement se concentre sur des problématiques populistes et le rejet de l'immigration», explique-t-il.
    De ses échanges avec les idéologues du Kremlin, Dmitri Orechkine retient qu'ils sont «sincèrement convaincus d'un basculement de l'opinion publique occidentale vers un paradigme nationaliste aux dépens du libéralisme et du multiculturalisme. Ils voient dans Marine Le Pen une personnalité prometteuse qui va profiter de la montée du racisme. Et si elle ne parvient pas à ses fins, cela n'aura rien coûté d'avoir tissé des liens avec elle.»

    Emmanuel Grynszpan Le Figaro

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuplkFVAAyCsEQUXUP.shtml

  • Ebola et califat islamique: l’Armageddon que nous ne voulons pas voir

    L'apocalypse épidémique pour bientôt, dans notre pré carré, et l'apocalypse djihadiste pour couronner le tout.   

    Nos médias ont bien plus traité de l’Ukraine ou de Gaza que du virus Ebola et du califat. Le feu couve pourtant depuis des mois, voire des années, si l’on se réfère à la guerre en Syrie.

    Comment expliquer l’incroyable inertie européenne et américaine, sans parler de l’ONU, et même de l’Église catholique qui a attendu le 12 août pour dénoncer les atrocités islamiques pour lesquelles les mots nous manquent : gazages, égorgements, crucifixions, conversions forcées, enlèvements, vente de filles à peine nubiles, mutilations génitales, exterminations religieuses. L’horreur succède à l’horreur.

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  • ONU : nouveau succès pro-vie

    Human Life International est une organisation internationale pro-vie et pro-famille. Elle est la plus importante au monde de ce type car elle regroupe des centaines d’associations. Selon ses statuts elle défend le droit à la vie, de la conception à la mort naturelle. Elle est dirigée par le Père Shenan J. Boquet. Ce prêtre est d’origine française comme son nom l’indique. Il exerce en Louisiane. Le siège social de l’association est aux États-Unis à Front Royal en Virginie.

    Cette association avait demandé son accréditation à l’ONU en 1990. Celle-ci lui avait été refusée. Sans but lucratif, elle demandait un statut consultatif. Ayant renouvelé sa demande, celle-ci s’est trouvée satisfaite le 1eraoût dernier. Elle peut désormais assister aux réunions de l’ONU, soumettre des déclarations écrites et orales aux assemblées générales, avoir accès aux textes officiels, bénéficier d’un budget. Ses déclarations feront partie de la documentation officielle de l’ONU.

    Le père Boquet a bien expliqué l’intérêt d’une telle position stratégique. Un seul mot peut faire changer tout le sens d’un texte. Il s’est réjoui donc de pouvoir défendre la vie de cette manière. Il expliqua qu’il y avait eu trois tentatives ayant pour but de s’opposer à cette accréditation. Il s’était trouvé face à des oppositions farouches. « Nos adversaires anti-vie n’étaient guère heureux ». Il a expliqué qu’un pays peut tout à fait être opposé à l’avortement mais par naïveté va aider une ONG qui financera la culture de mort. Il voit dans cette décision inattendue l’intercession de la Sainte Vierge.

    Avec l’accréditation de  Catholic Family & Human Rights Institute d’Austin Ruse il y a trois mois, il est manifeste que le clan pro-vie marque des points à l’ONU.

                                                                                                                                     JP Dickès

    http://medias-presse.info/onu-nouveau-succes-pro-vie/14223

  • Marseille citée en exemple (pour ses meurtres) par l’Algérie

    La police et la gendarmerie mettent en cause la légèreté des sanctions appliquées aux premiers larcins qui remettent dans le circuit les jeunes délinquants.   

    Selon le quotidien algérien El Watan du 12 août 2014, les crimes de sang augmentent d’une façon tragique à travers l’Algérie. Entre 2012 et fin juillet 2014, c’est plus de 250 meurtres qui ont été comptabilisés. Les criminels recourent dorénavant à l’incinération des corps afin de brouiller les pistes.

    D’après les brigades criminelles de la police judiciaire et de la gendarmerie nationale, rapporte le quotidien algérien, « il est clair qu’aujourd’hui, les malfaiteurs s’inspirent de techniques en vigueur dans les pays les plus touchés par les meurtres, dont la France, particulièrement à Marseille et Paris, où le phénomène a battu des records ».

    Les wilayas (régions administratives) d’Alger, Oran et Blida comptabilisent à elles seules 60 % de ces meurtres. En 2012, les règlements de comptes avaient fait une centaine de morts, dont 35 à Alger. En 2013, le nombre de ces assassinats a augmenté jusqu’à atteindre les 150 cas. En février 2014, les brigades criminelles ont enregistré 24 affaires d’homicides volontaires, dont plus de la moitié des victimes étaient calcinées. Durant le tout récent mois de juillet, pas moins de 17 crimes de sang ont été commis et 24 auteurs ont été appréhendés.

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