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international - Page 1403

  • Israël agresse la Syrie

    Au mépris du droit international et sans se soucier de la moindre formalité, l’Etat sioniste attaque la Syrie :
    « de fortes explosions ont frappé la banlieue de la capitale syrienne tôt ce dimanche, annonce la télévision d’Etat. Ces roquettes israéliennes ont ciblé un centre de recherche militaire. Les explosions ont été entendues près du mont Qasioun à Damas. La zone abrite le centre militaire de recherche de Jamraya. »
    Une agression qui aurait du soulever l’indignation de la « communauté internationale », mais il n’en sera évidemment rien : Israël est au dessus des lois et sous le prétexte d’assurer sa défense, peut tout faire. En l’occurrence violer le territoire d’un pays souverain, tuer près de 300 soldats syriens sans compter les blessés.

    Le plus notable (mais pas étonnant) dans cette affaire, c’est la coalition entre Israël et les terroristes islamistes qui sévissent en Syrie, soutenus par l’Occident.

    Par ailleurs, le site syrien Dampress rend public les noms de deux pilotes de l’appareil israélien qui a participé au raid contre la banlieue de Damas.
    Les sources sionistes ont reconnu avoir perdu contact avec Shamoel Azar et Esson Gary alors qu’ils survolaient la Syrie.

    http://www.contre-info.com/

  • Désinfo parisienne contre Cameron

    Faisons comme d'habitude et comme tout le monde, en ce petit matin du 4 mai. Interrogeons dès potron-minet, à 5 heures 08, le moteur de recherche dominant. On sait d'ailleurs que son principal concurrent, devenu si sympathique après la plus récente goujaterie de Montebourg, donne des résultats équivalents. Donc, à la question "royaume uni élections locales" voici la réponse:

     

    "Actualités. Royaume-Uni. Percée des antieuropéens aux élections locales

     

    Le Nouvel Observateur - il y a 14 heures - Autres articles (54).

     

    La formation Ukip inflige un sérieux revers aux Conservateurs et s'impose désormais comme un acteur politique incontournable du pays.

     

    Grande-Bretagne : percée "historique" des antieuropéens aux élections locales

     

    Le Point - il y a 6 heures Élections en Angleterre : Cameron sous la pression de l'UKIP".

     

    Il existe certes 54 autres articles que ceux du Nouvel Obs et du Point. Ils ne font que broder sur le même thème. Et en effet le bruitcourt. Par des bribes de Journal de 20 heures ou autres, nous avons tous cru recevoir la même pseudo-information. David Cameron, son gouvernement, ses réformes de l'assistant, sa coalition réactionnaire, peut-être même la monarchie britannique se trouveraient en graves difficultés. Par ricochet d'ailleurs, ces poussées "populistes" mettant en cause, par définition la commission de Bruxelles et la banque centrale de Francfort, interpellent la, chancelière Angela Merkel, ce pelé ce galeux d'où nous vient tout le mal. Fichus les ultralibéraux, moribonde l'Europe, foin de l'austérité, à nous la croissance keynésienne. Bon anniversaire François Hollande. À défaut d'une Marilyn Monroe pour le lui chanter, ce murmure subliminal vient ici contredire l'impression d'échec qu'il nous avait semblé entrevoir au gré des bilans de cette première année de la présidence Normale de Monsieur Nullot.

     

    Car voici les faits, les résultats de ces élections locales en Angleterre Les conservateurs obtiennent 1 116 sièges de conseillers, leurs alliés libéraux démocrates participant au gouvernement de coalition 352, les opposants travaillistes 538.

     

    Quant au parti "Ukip" sigle du "parti de l'Indépendance du Royaume-Uni", se prononçant en anglais "You keep", sous entendu "vous conservez votre pays" il obtient en effet 147 sièges locaux. Ceci va lui permettra d'aborder les élections européennes dans des conditions favorables. Son chef de file Neil Farage fera d'éclatants discours sarcastiques à la tribune de l’assemblée de Strasbourg. Et il pourra de la sorte constituer aux prochaines législatives britanniques une force d'appoint non négligeable... pour les conservateurs.

     

    Ceci permettrait alors à David Cameron d'équilibrer l'influence des imprévisibles "lib dems". Ayant promis un référendum pour l'année qui suivra ce scrutin, il pourra négocier avec les 27 États-Membres de l'Union européenne un compromis très favorable aux intérêts de son pays. Et ceci lui permettra au moment décisif où les sujets de Sa Gracieuse Majesté auront à choisir entre rester ou quitter les traités, de se prononcer en faveur du "oui", qui l'emportera. Parallèlement on peut même fort bien concevoir que, aussi bien à Londres qu'à Berlin, on dessine durablement une entente se substituant au fameux couple franco-allemand dont les élites parisiennes s'emploient ces derniers temps à dénigrer l'interlocuteur d'outre Rhin.

     

    Pas sur dans ces conditions que David Cameron apparaisse comme si affaibli par les résultats de ces élections locales.

     

    Mais je ne vous importunerai pas plus longtemps et je laisse maintenant mes lecteurs et amis savourer les désinformations et surinformations de notre presse parisienne, toujours la plus intelligente du monde.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

  • Le président Morales expulse l’USAID de Bolivie

    LA PAZ (NOVOpress/Kiosque courtois) – L’ingérence des USA par l’intermédiaire d’ONG est de plus en plus mal perçue dans le monde (voir par exemple en Russie où l’USAID a été interdite). C’est maintenant le cas en Bolivie où le président Evo Morales a annoncé l’expulsion de l’USAID, l’agence américaine pour le développement international. Il accuse cette organisation « De conspiration et d’ingérence dans la politique intérieure bolivienne ».

    Dans son discours pour la Fête du travail, M. Morales a critiqué avec virulence le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui avait déclaré en avril, devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, que l’Amérique latine était l’arrière-cour des Etats-Unis. Selon le président Morales, l’USAID présente en Bolivie depuis 1964, maquille ses objectifs politiques par des objectifs sociaux. En 2008 déjà, l’ambassadeur des Etats-Unis et l’agence anti-drogue américaine (DEA) avaient fait les frais de la volonté d’indépendance de ce pays d’Amérique latine.

    http://fr.novopress.info

  • Boston : un attentat sur commande ?

    « Un certain nombre de sites américains libertariens (partisans d’une limitation du rôle de l’Etat fédéral) ou socialistes (tel le très sérieux WSWS) considèrent depuis quelques heures que l’attentat de Boston avait été très largement organisé par des factions de « faucons » installés au cœur de l’Etat. » Exacte ou inexacte, cette information relayée par Jean-Paul Baquiast, auteur de l’article ci-après, montre bien la tendance qui se répand à la tête des Etats occidentaux à constituer des oligarchies politique et financière. L’une allant rarement sans l’autre, elles gouvernent autoritairement loin du peuple ou carrément sans lui. Les Français viennent de vivre, heureusement d’une façon moins tragique, tout récemment avec « Le mariage pour tous » imposé au nom de l’idéologie mondialo-socialiste, une première expérience de cette gouvernance new-look. (*)
    Polémia

    Dans quels buts [cet attentat organisé par des factions de « faucons » intallés au cœur de l’Etat] ? Moins comme on le considère souvent chez les partisans d’Obama pour déconsidérer celui-ci (il se déconsidère assez tout seul) que pour servir de répétition à l’instauration généralisée d’un gouvernement autoritaire, militaro-sécuritaire, qui prendrait le pouvoir en réponse à des insurrections populaires du type « Occupy Wall Street » se généralisant dans la suite d’une aggravation prévisible de la crise économique et du chômage. Le risque couru par les oligarchies dominantes serait tel alors que celles ci n’hésiteraient pas à un recours à la dictature.

    Les deux frères Tsarnaev, dans cette hypothèse, ont bien été les auteurs d’un attentat meurtrier à la cocotte-minute. Nul ne le nie. Mais ils auraient été depuis longtemps repérés, instrumentalisés et aidés par des agences fédérales pour qui leur passage à l’acte était la condition indispensable à la réalisation d’un scénario de coup d’état à l’échelle d’une grande ville. Il fallait non seulement expérimenter une coopération efficace des différents services sécuritaires, indispensable pour ce faire, mais habituer les citoyens à la nécessité d’abandonner leurs droits civils les plus élémentaires pour répondre à une urgence présentée comme mettant en cause la sécurité nationale toute entière.

    Des commentateurs américains ou russes, cités notamment par Philippe Grasset ce matin (« Notes sur le déchainement de la matière à Boston ») font valoir que les évènements de Boston ont plutôt mis en lumière le désordre et finalement l’inefficacité des différents services ou agences privées étant intervenues pour contrôler voire exploiter l’attentat. La confusion et les contradictions dans les discours officiels paraissent contredire en effet l’hypothèse d’une opération bien montée et de très haut. Mais on peut penser que la confusion dans la réalisation n’est pas nécessairement incompatible avec la détermination dans la décision initiale. De toutes façons, le résultat recherché serait atteint: habituer les citoyens, tant aux Etats-Unis que par répercussion médiatique en Europe, à la nécessité, en cas d’urgence dite « nationale » d’abandonner leurs droits civiques aux mains d’autorités de police publiques et privées intervenant en dehors de toutes règles.

    On devine sans peine le danger que représente pour les démocraties occidentales la conjonction en leur sein d’activistes dormants prêts à fomenter des attentats pour des raisons religieuses et d’oppositions politiques radicales visant à déstabiliser les gouvernements légitimes en créant des situations de type insurrectionnel. Les uns et les autres finissent par se rencontrer et s’appuyer, volontairement ou non, afin de provoquer des changements de régime. L’Europe et notamment la France ne sont pas à l’abri de tels risques. Les citoyens et partis politiques se réclamant de la démocratie seraient coupables de ne pas y penser et tenter de s’en prémunir.

    Jean Paul Baquiast
    Europe Solidaire
    23/04/2013
    http://www.polemia.com
    Note de la rédaction :
    (*) Voir « Feu la démocratie, la post-démocratie est bien là  », article de Michel Geoffroy dont les premières lignes sont : « Les Français ne vivent plus en démocratie mais en « post-démocratie » , comme de plus en plus d’Européens, d’ailleurs. La « post-démocratie » emprunte les mots de la démocratie : on parle toujours d’élections, de Parlement et de République française. Mais la « post-démocratie » prend le contrepied de la démocratie car elle programme la disparition de la souveraineté du peuple au profit d’un système oligarchique, qui vise à l’instauration d’un gouvernement mondial utopique. Depuis la fin de l’URSS et l’accession des Etats-Unis au rang de surpuissance mondiale, cette vieille utopie a libre cours car elle ne rencontre plus d’obstacles doctrinaux ; et aussi parce qu’elle sert les intérêts stratégiques américains (notamment pousser les pays à s’ouvrir au commerce international, empêcher l’Europe Puissance, contenir la Russie, etc.).

  • Jeanne d’Arc contre le nouvel ordre mondial

    Sainte Jeanne d’Arc est célébrée en France, chaque 1er mai, comme la libératrice d’Orléans ayant bouté les Anglais hors de France. Si ce rappel historique est juste, il masque la véritable mission de Jeanne. En effet, on se garde bien d’expliquer la cause profonde poussant une jeune fille de 17 ans à secourir le dauphin Charles et la France prêts à succomber sous les coups de l’Angleterre.

    L’âme de la France, sa civilisation et les caractéristiques propres de son peuple sont dus à un fait majeur : le baptême de Clovis dans la nuit de Noël 496. Cet événement capital permit de jeter les fondements du premier royaume catholique après la chute de l’Empire romain. Alors que l’hérésie arienne (du nom du théologien Arius mettant à mal, sous l’influence de la gnose, le principe de la Trinité) fait des ravages en Europe occidentale et en Orient, le pouvoir politique franc s’associe aux représentants de l’Église restés fidèles à l’orthodoxie de la foi fixée d’une manière définitive par le concile de Nicée (325). Ainsi, l’évêque saint Remi put baptiser et oindre par la « sainte Ampoule » Clovis selon la célèbre formule « Courbe la tête, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. » [...]

    Pierre Hillard - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Chypre : Retour sur la crise

    Charles-André Ramuz, professeur de macro-économie et de finances publiques à l’Université de Lausanne, nous éclaire sur les tenants et aboutissants de la crise chypriote.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Guerre larvée entre Russes et Américains autour de l’énergie en Europe

    Moscou semble fatiguée de la politique de Washington visant à empêcher la domination de la Russie sur le marché européen, écrit, jeudi 25 avril, le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    Carte des différents gazoducs existants ou en projet dans le sud de l’Europe, légendée en allemand mais néanmoins claire (cliquer dessus pour l’agrandir) – Source : http://www.geostrategicforecasting.com

    A tel point que les scientifiques de Skolkovo ont proposé un plan pour régler les conflits énergétiques actuels. A cause de la Russie et des Etats-Unis, les problèmes énergétiques provoquent des conflits, bien qu’aucun pays ne soit directement menacé par les agissements de l’autre.

    Une perception plus rationnelle des marchés pétro-gaziers internationaux permettrait aux deux camps de créer, dans le meilleur des cas, les conditions favorables pour des investissements conjoints. Au pire des cas, de réduire la résistance active d’un camp contre chaque mouvement de l’autre, estiment les auteurs d’un rapport intitulé Les relations russo-américaines et le marché des hydrocarbures en Eurasie, largement repris par des agences de presse. Selon eux, les dirigeants américains doivent permettre aux hommes politiques russes et européens, ainsi qu’aux responsables européens et aux chefs de Gazprom, de déterminer eux-mêmes les conditions de leur coopération énergétique.

    «Cette coopération ne doit pas être basée sur une politique et des déclarations inutiles, voire hostiles», remarquent les spécialistes.

    Il n’y a aucune raison pour ne pas soutenir les projets Nord Stream et South Stream et aucune, non plus, pour la Russie de continuer à s’opposer à Nabucco. Pire encore, le soutien de Nabucco par les Américains saborde la confiance des dirigeants de compagnies énergétiques européennes envers les Etats-Unis. Ils sont préoccupés par une telle approche de la situation.

    Nabucco, l’Azerbaïdjan [...] doute également [de ses] perspectives. C’est ce qu’a déclaré récemment le vice-président du groupe azerbaïdjanais Socar (State oil company of Azerbaijan republic), Elchad Nassirov. «Le projet Nabucco s’est déjà rétréci pour devenir Nabucco West et il n’est pas évident que même ce projet soit réalisé […]. Nous pouvons confirmer que l’UE et les membres du projet Nabucco sont incapables de trouver des fonds nécessaires pour construire ce gazoduc», a-t-il indiqué.

    Initialement évalué à 7,9 milliards d’euro, le coût du projet Nabucco a ensuite atteint 12, puis 20 milliards d’euros, a rappelé le responsable. «Que ces 20 milliards d’euros signifient-t-ils pour l’Union européenne qui paie plus de 20 milliards d’euros de trop par an, parce qu’il n’y a qu’un seul fournisseur sur le marché ? Que ces 20 milliards d’euros signifient-t-ils pour l’Otan composé principalement des pays membres de l’UE ? C’est le coût de trois semaines d’opérations militaires en Irak. Ces fonds ne donneraient pas d’effet en Irak, mais ils permettraient à l’Europe de se protéger contre tout changement dans le secteur énergétique», a poursuivi M. Nassirov.

    Appelé à concurrencer le projet russe South Stream, le gazoduc Nabucco doit acheminer le gaz de la mer Caspienne vers l’Europe en contournant la Russie. Privilégié par l’Union européenne et les Etats-Unis, il est censé réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis des
    importations gazières russes.

    Les travaux de construction de Nabucco auraient dû commencer en 2011 et se terminer en 2014. Mais la réalisation du projet a été reportée à maintes reprises en raison d’absence [de] fournisseurs de gaz pour ce pipeline.

    L’Azerbaïdjan envisage d’exporter près de dix milliards de mètres cubes de gaz par an en Europe dans le cadre de la deuxième étape d’exploitation de son gisement gazier Shah Deniz. A l’heure actuelle, le consortium pour l’exploitation du gisement étudie deux variantes de transport de gaz vers l’Europe – par le gazoduc Nabucco West, qui est une variante du projet Nabucco, trois fois moins longue et beaucoup moins coûteuse, et le gazoduc TAP (Trans-Adriatic Pipeline).

    Le TAP, le département d’Etat américain y est-il favorable ? Il a mis en garde Athènes contre une coopération énergétique avec Moscou. Un haut responsable du département d’Etat a déclaré au gouvernement grec qu’une cession du consortium gazier Depa au Groupe russe Gazprom serait indésirable, car elle ferait de la Grèce «l’otage» du Kremlin dans le domaine énergétique. La Russie fournissant près de 90% du gaz consommé par la Grèce, Washington estime que le rachat de Depa permettrait à Moscou de renforcer sa domination sur le marché énergétique de la région.

    La coopération avec la Russie pourrait remettre en cause la construction du gazoduc transadriatique appelé à acheminer du gaz azerbaïdjanais vers l’Europe du sud via la Grèce. La Grèce, l’Albanie et l’Italie ont déjà signé à Athènes un accord intergouvernemental consacrant leur intention de réaliser le projet TAP. La cérémonie de [...] signature s’est déroulée en présence du sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires européennes Eric Rubin.

    La Grèce envisage de privatiser le conglomérat Depa et l’opérateur du réseau de transport gazier Defsa. Trois compagnies sont actuellement en lice pour le rachat des entreprises grecques : les Groupes russes Gazprom et Sintez, ainsi que la compagnie publique
    azerbaïdjanaise Socar.

    Pendant ce temps, les compagnies russes continuent à étendre [leurs ramifications]. Le premier Groupe pétrolier russe, Rosneft, compte construire une usine de gaz naturel liquéfié (GNL) dans l’Extrême-Orient en 2018-2019. En février 2012, le Russe, Rosneft, et l’Américain, ExxonMobil, ont signé un mémorandum sur l’évaluation de la viabilité économique d’un projet d’usine GNL dans l’Extrême-Orient russe. Une source proche du dossier a alors fait savoir que l’usine pourrait être implantée à Sakhaline. La capacité initiale de l’usine s’élèverait à cinq millions de tonnes par an.

    La Russie doit s’abstenir de réactions trop émotionnelles face aux échecs des Etats-Unis. Les hommes politiques russes et les dirigeants des compagnies énergétiques doivent également reconnaître que la révolution de schiste aux Etats-Unis et le déclin économique mondial modifieront l’organisation des marchés gaziers. C’est pratiquement inévitable et la Russie devra s’y adapter.

    Ces tendances ne reflètent aucun «complot» des Etats-Unis contre les intérêts de la Russie. Il n’y a rien de personnel – c’est seulement les affaires.

    Selon les analystes interrogés, l’idée des auteurs du rapport [est] bienveillante mais pas réaliste. En particulier, les experts estiment que dans la situation actuelle la Russie doit rester neutre envers toute action des Etats-Unis, en poursuivant les projets prévus et en établissant des relations favorables avec l’Europe en termes d’hydrocarbures. Il est primordial pour la Russie de ne pas mélanger la coopération énergétique et les relations politiques. En ce qui concerne Nabucco, sa nécessité est dictée par la volonté de l’Europe de réduire sa dépendance énergétique envers la Russie par des livraisons de gaz directes en provenance des pays d’Asie centrale.

    Or, toutes [ces] questions se trouvent dans la sphère d’intérêts de l’Europe et de la Russie et la participation des Etats-Unis aux négociations, sous quelque prétexte que ce soit, ne peut être qu’une tentative d’influer sur la situation géopolitique dans la région.

    La Tribune (Algérie) http://fortune.fdesouche.com/

  • Les attentats de Boston, synthèse

    Excellent dossier d’Egalité et Réconciliation sur les attentats de Boston. Tout y est.

    Marathon de Boston : la piste de « l’État profond »

    Les deux explosions du marathon de Boston ont suscité dès le premier jour beaucoup de commentaires sur divers sites Internet et forums de discussion. Un certain nombre d’internautes, reconvertis en journalistes ou même en enquêteurs, ont relayé énormément d’« informations », dont certaines ont contredit l’enquête des autorités. Les médias maintream, avides d’une narration émotive et partisane, ont eu également le plus grand mal à dessiner pour leur public des pistes explicatives qui ne relèvent pas de la pure spéculation ; ils furent peu aidés dans leur tâche par des enquêteurs officiels avares de révélations. Au final, la piste de « l’État profond » reste plus que jamais ouverte. Retour sur les deux premières semaines d’un storytelling cahotique.

    Lundi 15 avril

    Le lundi 15 avril, à 14 h 49 [1], alors que le chronomètre du marathon de Boston indique 4 h 09 min 43 s de course, une bombe explose dans la foule de spectateurs massés à quelques mètres de la ligne d’arrivée, située sur Boylston Street. Treize secondes plus tard, une seconde explosion a lieu dans la même rue, à 190 mètres en amont sur le trajet de la course.

    La suite ici

    http://www.eschaton.ch

  • Grèce : le gouvernement empêche les nationalistes de nourrir le peuple

    À Athènes, les nationalistes du parti « Aube dorée » organisaient une distribution gratuite de nourriture aux Grecs.

    Insupportable pour les autorités, qui reprochent à cette solidarité nationale un caractère discriminatoire pourtant logique. Le maire a donc fait envoyer la police anti-émeute pour empêcher les nationalistes de nourrir le peuple, préférant affamer celui-ci !

    http://www.contre-info.com/

  • La démocratie peut-elle être installée par des armées étrangères ?

    Rony Brauman*

    En Syrie, comme en Libye, ces événements se situent dans le monde arabe et aux abords de la Méditerranée. Ces points communs renforcent le contraste entre le volontarisme de l’intervention étrangère en Libye et la prudence qui peut paraître excessive face à la situation en Syrie. Mais il convient de se placer au-delà d’une démarche purement morale qui récuserait ces différences de traitement, car le propre de la politique internationale consiste à tenir compte de la singularité des circonstances et des événements.
     
    Le cas Libyen
    En Libye, l’extrême faiblesse diplomatique et militaire du régime a rendu l’intervention possible. Kadhafi, isolé, ne bénéficiait d’aucun appui au Conseil de sécurité de l’ONU, contrairement à la Syrie qui est soutenue par la Russie et la Chine. Le régime libyen était également très faible sur le plan militaire : chaque intervention de son armée au Tchad s’était soldée par une défaite, son aviation était presque inexistante, ses blindés en mauvais état et ses troupes divisées.
    Par ailleurs, des dirigeants européens voyaient dans l’intervention en Libye l’occasion de créer dans leur pays un sentiment d’union nationale. Mise à part la période d’enlisement constatée par les militaires eux-mêmes, une seule bavure importante de l’Otan a eu lieu, ce qui est très peu dans une guerre de sept mois. Cette guerre, menée avec un savoir-faire technique notable, a rassemblé la quasi-totalité de la classe politique française, des opinions et des éditorialistes. Les conditions favorables étaient donc réunies pour qu’adviennent une victoire militaire et un résultat politiquement acceptable. La défaite de Kadhafi était certaine, mais le doute subsistait quant à ce qui allait suivre son exécution et la défaite du régime. J’en parle d’autant plus librement que j’étais l’un des rares opposants à cette intervention.
    Les conditions dans lesquelles la guerre a été déclenchée restent à éclaircir mais tout laisse à penser que Nicolas Sarkozy et Claude Guéant l’ont très vite voulue. Les manifestations ont commencé le 15 février à Benghazi du fait de l’emprisonnement d’un avocat, militant des droits de l’homme, avant de s’étendre rapidement dans l’est du pays, les premiers affrontements se produisant le 17 février à Benghazi (7 morts). On ignorait tout, en France et en Angleterre, de ceux qui allaient diriger ce soulèvement. Or il n’a fallu que trois semaines entre le premier jour du soulèvement et la reconnaissance du Conseil national de transition (CNT) comme instance légitime, alors que la composition de ce dernier était inconnue, et il n’a fallu qu’une semaine de plus pour l’entrée en guerre. 
    Le CNT a été d’emblée reconnu par la France dès le 10 mars, sous l’influence avérée de Bernard-Henri Lévy, et décrété seul représentant légitime du peuple libyen. En moins de trois semaines, cette nouvelle instance remplaçait les représentants de l’État libyen au Conseil des droits de l’homme et au Conseil de sécurité de l’ONU, alors que Kadhafi se trouvait encore en place et que la Libye faisait partie du Conseil de sécurité au moment de la guerre. Il n’existe pas, à ma connaissance, de précédent à cette situation et cette procédure inédite est passée inaperçue, comme si elle allait de soi. Il est vrai qu’elle se justifiait par l’accumulation d’allégations alarmantes : usage d’avions contre des manifestants, déploiements de milliers de mercenaires dopés au Viagra, déjà coupables de milliers de morts et de viols, colonnes de chars marchant sur Benghazi pour exterminer les insurgés et leurs complices... S’il est avéré que la répression avait fait dès le début mars plusieurs dizaines de morts et que des chars avaient pénétré dans Benghazi (d’où ils avaient été repoussés par les insurgés), le reste des allégations reste à prouver. Cette précipitation en dit long sur la légèreté dont a fait preuve l’ensemble de la classe politique et de la classe « éditocratique » françaises. 
    Aujourd’hui, le pays se morcelle, les milices surarmées se multiplient et n’entendent pas abandonner le pouvoir qu’elles ont réussi à prendre, d’autant moins que le CNT ne représente personne, même en Cyrénaïque dont il est issu. J’ajoute que, selon le CNT, le bilan humain de cette guerre se monte à 30 000 morts, chiffre présenté par les nouvelles « autorités » comme un minimum. Si elle a été menée dans le but d’épargner des vies, le résultat est catastrophique et l’on comprend que ces chiffres aient été escamotés par les tenants de l’intervention.
     
    « Deux poids deux mesures ? »
    Face à la situation syrienne, l’approche des dirigeants occidentaux semble beaucoup plus élaborée ; la situation politique locale est prise en compte, alors même qu’elle a été délibérément ignorée en Libye. Ils ont à l’esprit les distances qui séparent l’opposition extérieure de l’opposition intérieure, ce qui oppose les groupes d’insurgés dans les différentes régions et, à l’intérieur de ces régions, les divisions entre les diverses composantes de l’opposition syrienne. Les diplomaties sont prêtes à travailler avec certaines d’entre elles, d’autres semblent plus menaçantes pour l’unité syrienne et pour l’établissement d’un état de droit. On peut dire que la lucidité, le réalisme comme méthode (et non pas comme principe) ont trouvé toute leur place dans la situation syrienne et si certains parlent de « deux poids, deux mesures » je ne suis pas mécontent que la réaction soit mieux mesurée et réfléchie en Syrie.
     
                                                         L'ambassade de France à Tripoli dévastée par un attentat
    D’autres situations ont pu faire l’objet de réactions de type « deux poids, deux mesures ». Ainsi, quand l’Irak a envahi le Koweït, une coalition internationale s’est dressée. Mais quand les États-Unis ont envahi l’Irak, malgré une opposition presque unanime, on n’a pas imaginé qu’une coalition internationale pouvait se constituer pour leur faire la guerre. Outre le rapport de force militaire en faveur des États-Unis, personne n’a émis l’idée qu’il serait souhaitable d’arrêter les États-Unis plutôt que de les laisser dégrader une situation déjà très complexe au Proche-Orient. 
    De la même manière, personne n’a souhaité engager une action militaire contre Israël envahissant le Liban en 2006 ou « matraquant » Gaza en 2009 ; personne aujourd’hui ne souhaite s’attaquer à Israël, lorsque ce pays envisage sérieusement une attaque sur l’Iran avec des conséquences qui pourraient être catastrophiques selon de nombreux experts stratégiques israéliens eux-mêmes, y compris d’anciens patrons du Mossad ou d’anciens chefs d’État-major.
    Malgré toutes les critiques que je peux formuler vis-à-vis de la politique israélienne, je ne prônerais certainement pas une attaque militaire contre l’Iran, non pas parce qu’il devrait être de toute éternité exempt de toute mesure de rétorsion, mais parce que je suis convaincu que les résultats seraient pire que le mal que l’on veut traiter. Dans ce genre d’affaires comme en pharmacologie, on n’est jamais certain de trouver d’emblée la solution positive. En médecine comme en politique, un bon traitement est le résultat d’un bon calcul ; personne ne peut savoir d’avance ce qui va se passer. C’est pourquoi je défends l’idée de « deux poids, deux mesures », car c’est bien en fonction des conséquences plus ou moins prévisibles des décisions qu’il faut se déterminer.
     
    Ingérence et recours à la guerre : quelle légitimité ?
    L’ingérence et le recours à la guerre sont-ils forcément légitimes pour défendre les droits de l’homme ? Lorsqu’on pose comme objectif le rétablissement d’une situation favorable aux droits de l’homme, par l’interposition d’un bouclier qui viendrait protéger des civils contre les menées agressives de forces armées, on est apparemment précis, mais en réalité on est dans le vague le plus complet. 
    « Protéger les populations », comme on le dit maintenant à la suite de la résolution de 2005 du Conseil de sécurité, c’est ni plus ni moins établir un gouvernement, car c’est précisément à l’instance qui gouverne le territoire qu’il revient de protéger la population. Ou alors l’alternative serait la fragmentation du pays en autant de groupes de populations qu’il existe de menaces et l’on assisterait non seulement à la guerre de tous contre tous mais au morcellement généralisé de tous les pays dans lesquels des violations sérieuses et répétées des droits de l’homme se produisent. S’ingérer pour protéger des populations afin de défendre leurs droits fondamentaux, c’est la recette pour le chaos, c’est l’invitation à entrer dans un grand nombre de conflits, car il y a un grand nombre de pays où les droits de l’homme sont violés. 
      Faut-il pour autant condamner toute intervention armée, tout usage de la violence, dans le domaine international, autrement que pour assurer la défense de son propre territoire ? Ma position est plus nuancée. La guerre de défense garde toute sa légitimité et nul ne condamnerait un pays pour avoir voulu défendre ses frontières contre une agression extérieure, y compris des pays qui viennent défendre le pays envahi contre l’agresseur extérieur.
    Reste à déterminer dans quelles conditions des interventions extérieures comme au Sierra Leone, au Kosovo, au Timor, en Côte d’Ivoire, en Afghanistan, en Irak ou en Libye... peuvent être un recours légitime. De saint Augustin et saint Thomas jusqu’à la résolution du Conseil de sécurité de septembre 2005 instituant la « responsabilité de protéger », les cinq critères de la guerre dite juste sont restés remarquablement stables : ce sont l’autorité légitime, la cause légitime, la proportionnalité des moyens, l’usage de la guerre comme dernier recours et enfin des chances raisonnables de succès. Le contenu de ces critères se comprend différemment selon les époques (pour saint Thomas, l’autorité légitime était l’Eglise et la cause légitime la défense des chrétiens) mais, si évolutifs qu’ils soient, ils conservent un sens immédiatement intelligible et figurent à peu près sous cette forme dans le document des Nations Unies (l’autorité légitime étant aujourd’hui le Conseil de sécurité et la cause légitime la défense de la paix et la prévention de crimes contre l’humanité). Je laisserai de côté les trois premiers, d’ordre juridique, pour mettre en exergue les deux derniers que je qualifie d’éthico-politiques.
    On peut analyser les « chances raisonnables de succès » au vu de la série assez longue d’interventions qui se sont produites depuis la chute du mur de Berlin, de la première guerre d’Irak jusqu’à la guerre en Libye. Certaines de ces interventions peuvent être considérées comme des « succès raisonnables », même si le terme « succès » peut sembler déplacé, car ces guerres provoquent toujours des destructions et des souffrances, des déplacements de population aux effets durables. Des succès raisonnables ont été remportés, lors de la première guerre d’Irak, lorsque le mandat était extrêmement clair : il s’agissait de faire sortir du territoire koweitien les troupes irakiennes qui s’y trouvaient. L’objectif était facile à cerner et le résultat simple à constater, dès que les troupes irakiennes furent rentrées chez elles. Un mandat limité, précis, observable sur le terrain est donc une condition. 
    En Sierra Leone, il s’agissait de défendre le régime en place contre une offensive de la guérilla du RUF . Ce régime mis en place par les Nations Unies, renforcé par une élection et défendu par la communauté internationale, était mis en danger par une guérilla très violente venue menacer la capitale et dont les exactions étaient connues de tous. Les forces spéciales britanniques sont intervenues et, en un mois, ont battu la guérilla après une intervention très meurtrière, considérée comme réussie parce que la menace contre le gouvernement légal a été levée. Au terme de cette victoire, les SAS britanniques sont rentrées chez eux et le conflit était terminé. Ce n’était pas une guerre des droits de l’homme. Si on s’était intéressé au bilan des droits de l’homme, on aurait constaté qu’un certain nombre des composantes qui formaient le gouvernement sierra-léonais de l’époque s’était rendu coupable d’exactions comparables à celles du RUF. Pour les instances internationales, il s’agissait d’abord de la protection du gouvernement et de la stabilité du pays.
    De la même façon en Côte d’Ivoire, l’installation d’Alassane Ouattara dans le palais présidentiel et l’éviction de Laurent Gbagbo pouvaient parfaitement être défendues. L’objectif était clair. Il s’agissait de destituer Gbagbo qui se cramponnait au pouvoir après des élections qui venaient de donner la victoire à son concurrent, selon les observateurs chargés de la régularité du vote. Il est avéré qu’Alassane Ouattara s’est rendu coupable d’exactions, au même titre que Gbagbo peut-être, même s’il demeure difficile de déterminer avec précision les auteurs de ces massacres dans ce genre de situation. Les violations des droits de l’homme se partagent entre les deux camps. Ce n’est pas sur ce point que l’intervention militaire a été menée, mais sur l’objectif précis de la mise en place du nouveau gouvernement reconnu par les Nations Unies et élu par le peuple ivoirien.
    On pourrait continuer sur le Kosovo. Les alliés ont misé sur l’UCK, l’Armée de libération du Kosovo, qui était connue, et pas nécessairement de façon honorable. Cependant, le territoire était limité et se prêtait à un contrôle militaire réel. Le Kosovo est aujourd’hui une garnison de l’Otan. Jusqu’à peu, des soldats américains gardaient encore ses frontières et le pays vit sous perfusion européenne ; il ne vit pas très bien, mais un certain calme règne. Ce n’est pas sur la question des droits de l’homme que l’on s’est déterminé. Je précise que j’étais pour ma part engagé du côté bosniaque et que j’ai pris parti pour le cosmopolitisme de la Bosnie multiethnique, mais je rappelle au passage une vérité factuelle bien peu connue. Les termes de « purification ethnique » – qui ont pris force de formulation juridique aujourd’hui –, apparaissent dans un mémorandum de l’Académie des sciences de Belgrade en 1986-1987 pour désigner une situation que les nationalistes serbes redoutaient au Kosovo. C’était un vieil enjeu pour eux et ils soutenaient que les Serbes du Kosovo étaient menacés d’être « ethniquement purifiés » par les Albanais yougoslaves du Kosovo, le berceau historique de la Serbie. De fil en aiguille, sur un mode militant très émotionnel et fusionnel, on a fait un renversement de programme dans un renversement de termes, et l’on a prêté aux nationalistes serbes le projet de la purification ethnique comme programme central. Le paradoxe ultime de cette situation, c’est que la prophétie des nationalistes serbes du Kosovo s’est réalisée avec l’aide de ceux qui entendaient défendre le pluralisme, le cosmopolitisme et le multi-ethnisme. 
    Reste que c’est bien avec des objectifs politiques que l’intervention a été conduite au Kosovo, celui d’empêcher que l’on ne redessine des frontières en fonction de la race et par la force sur le territoire européen. C’est la leçon des guerres en Yougoslavie et c’est la raison pour laquelle – tout en étant non interventionniste en général –, je considère que les interventions armées en Bosnie puis au Kosovo ont eu des justifications sérieuses et que leurs résultats qui ne sont pas enthousiasmants, mais pas désastreux non plus. Cependant, dès lors que l’on déplace la question du mode de la responsabilité politique vers celui des droits de l’homme, on est dans l’hubris, dans la démesure, dans le no limit. On n’en finit pas de filer des paradoxes troublants dès lors qu’on installe le débat comme l’ont fait Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy ou André Glucksmann, tous ces interventionnistes prêts à toutes les guerres pour les droits de l’homme. Pour terminer, un mot sur le critère du « dernier recours », pour rappeler que c’est au contraire une guerre de recours immédiat qui a été conduite en Libye, toute offre de médiation – il y en a eu plusieurs – ayant été systématiquement écartée.
    Ma réponse à la question qui est posée initialement est donc négative : la force permet de renverser un régime, dictatorial ou non, mais elle allume des incendies qu’elle est impuissante à éteindre et elle ne permet certainement pas d’installer la démocratie.
    *Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, professeur associé à Sciences Po, auteur notamment de "Penser dans l’urgence. Parcours critique d’un humanitaire" (Seuil) et de "Humanitaire, diplomatie et droits de l’homme" (éditions du Cygne).
    Article paru dans : politique-autrement.org
    Les illustrations sont de la rédaction