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international - Page 1406

  • israël, les états sionistes et la bataille de Syrie…

    Israël est en train de perdre la guerre de Syrie

    Gilad Atzmon, 8 Juin 2013

    url de l’article original;

    http://www.gilad.co.uk/writings/syria-israel-is-losing-the-battle.html

    ~ Traduit de l’anglais par Résistsance 71 ~

    Cette dernière semaine, nous avons suivi les tentatives désespérées des britanniques et des français pour pousser à une intervention militaire en Syrie. C’est un secret de polichinelle que de savoir que les gouvernements britannique et français sont dominés par le lobby juif. En Grande-Bretagne, il s’agit de l’ultra sioniste Conservative Friends of Israel (CFI), qui rassemble apparemment 80% des parlementaires conservateurs britanniques comme membres de ce lobby pro-Israël. En France la situaton est même encore plus grave tant le système politique dans son intégralité a été détourné par le poussif CRIF.

    Juste au cas où quelqu’un ne comprenne pas pourquoi le lobby juif pousse pour une intervention immédiate en Syrie, Debka File, un site internet israélien nous donne la réponse. Apparamment, l’armée arabe syrienne gagne sur tous les fronts. Les calculs militaires et géopolitiques israéliens ont été prouvés faux.

    D’après Debka, “la bataille pour Damas est finie”. L’armée syrienne a virtuellement regagnée le contrôle de la ville “dans une victoire épique”. Les rebelles, en très grande partie des mercenaires, ont perdu la bataille et ne “peuvent plus faire grand chose si ce n’est tirer sporadiquement. Ils ne peuvent plus lancer de raids ou poser une menace pour le centre de la ville, l’aéroport ou la grande base aérienne syrienne près de là. Les transports russes et iraniens amènent constamment des matériels afin de maintenir l’armée syrienne opérationnelle, ces transports peuvent maintenant attérir de nouveau à Damas après des mois de siège rebelle.”

    Mais ce n’est pas juste la capitale. Debka rapporte que “Les unités de l’armée syrienne et du Hezbollah ont resserré leur siège des poches rebelles dans le nord de la ville d’Al Qusseir, d’autres unités de l’armée syrienne ont repris la campagne autour de la ville de Hama et une troisième force combinée armée syrienne/Hezbollah a pris position autour de la ville d’Alep.”

    Debka affirme que des officiers importants de la force de défense israélienne ont critiqué le ministre de la défense Moshe Ya’alon qui “a fourvoyé” la Knesset il y a quelques jours en estimant que “Bachar Al-Assad ne contrôlait qu’environ 40% du territoite syrien.” Debka suggère que le ministre de la défense a tiré ses plans sur “une fausse évaluation du renseignement et était concerné que les forces armées agissaient sur la base de données de renseignement erronées.” Debka insiste sur le fait que “des évaluations erronées… doivent mener à de mauvaises prises de décision.”

    Debka est clairement sufisamment courageux pour admettre que les mauvais calculs de l’armée israélienne ont sûrement mené à des conséquences désastreuses. Il rapporte “Le bombardement massif israélien d’armes iraniennes stockées près de Damas à destination du Hezbollah a prouvé un mois plus tard avoir fait bien plus de mal que de bien. Cela a donné à Bachar Al-Assad un coup de pouce plutôt que d’affaiblir sa détermination.”

    Debka est évidemment correct. Il ne faut par être un génie pour prédire qu’une attaque israélienne sur une terre arabe ne peut pas être acceptée par la rue arabe, même pas par les opposants les plus féroces d’Assad.

    Debka maintient que “le renseignement se focalisant sur les mouvements militaires en Syrie, spécifiquement autour de Damas pour être certain que des systèmes de missiles et d’armement avancé ne parviennent pas au Hezbollah, a mené à un échec quant à la détection de mouvements majeurs des unités des milices du Hezbollah vers la frontière syro-israélienne.”

    Israël doit maintenant faire face à une nouvelle réalité. Il fait face à un renforcememnt du Hezbollah provenant du Liban vers les plateaux du Golan et sa frontière avec la Syrie.

    Debka conclut qu’Israël va bientôt se retrouver “face à face pour la première fois avec des unités du Hezbollah equippées d’armement lourd et de missiles se déplaçant le long de la frontière syro-israélienne et postant des miliciens en opposition aux avants-postes israéliens du Golan et des villages.”

    Debka a raison de suggérer qu’au lieu “de s’affaiblir, le proxy libanais de l’Iran est en phase d’ouvrir un autre front et de forcer la force de défense israélienne de s’adapter à un nouveau défi militaire venant du Golan syrien.”

    Plutôt que les quotidiens Guardian de Londres ou Le Monde, c’est en fait la source israélienne Debka File qui aide à faire comprendre pourquoi les Britanniques et les Français sont si pressés d’intervenir. Une fois de plus, ils s’empressent de vouloir combattre une guerre sioniste.

    Malheureusement, ce ne sont pas le Guardian ou le New York Times qui sont là pour révéler les derniers développements sur la Syrie et exposer les mauvais calculs léthaux d’Israël. C’est en fait une officine patriotique sioniste israélienne qui  nous donne la bonne analyse. Je pense en fait que cette forme de sévère auto-critique qui est intriquée dans la culture israélienne, est le moyen qui permet de maintenir l’hégémonie régionale israélienne. Cette faculté d’examiner de manière critique et de désapprouver votre propre commandement est quelque chose que je ne vois pas dans les médias occidentaux. Il transparaît que les médias en Israël soient bien plus tolérant envers la critique que ne le sont les médias dominés par les sionistes en occident.

    Gilad Atzmon’s latest book is: The Wandering Who? A Study of Jewish Identity Politics

    http://resistance71.wordpress.com

  • La diplomatie française, otage des pétromonarchies...

    Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com/

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Ardavan Amir-Aslani, cueilli sur Atlantico et consacré aux errements de la diplomatie française dans l'affaire syrienne. D'origine iranienne, Ardavan Amir-Aslani est avocat au barreau de Paris et est aussi l'auteur de plusieurs essais, dont Iran, le retour de la Perse (Picollec, 2009).

    La diplomatie française, otage des pétromonarchies

    Auto-disqualifiée par son excès de zèle dans le conflit en Syrie, la France a décidé de jouer le tout pour le tout. C’est-à-dire l’armement des « rebelles », au risque d’un embrasement généralisé qui emporterait le Liban et la Jordanie et dont l’onde de choc provoquera immanquablement la rupture de cet « équilibre de la terreur » qui existe entre l’Iran et Israël. Ce jusqu’au-boutisme français est remarquable dans le sens mathématique du terme. Rien ne peut le justifier ou l’expliquer si ce n’est l’aliénation politique et diplomatique. C’est à se demander si la perception parisienne du conflit syrien n’a pas été totalement phagocytée par le wahhabisme !  

    Alors que les Américains et les Russes – les premiers par pragmatisme politique, les seconds par atavisme idéologique - veulent sérieusement trouver une sortie politique au drame syrien, le gouvernement socialiste joue à la surenchère et au pourrissement de la situation. D’abord en ralliant à sa cause belliqueuse les pays européens qui, à l’exception du Royaume-Uni, étaient plutôt défavorables à l’armement des « rebelles » en Syrie, et non point syriens, car l’on sait maintenant que des milliers de djihadistes sont des arabes non syriens et même des européens, qui combattent l’armée syrienne beaucoup plus par fanatisme religieux que par passion démocratique. Ensuite, en affichant son véto contre la participation de l’Iran aux prochaines négociations à Genève, sous le prétexte que ce pays joue un rôle dans la crise syrienne. Si cela est vrai, raison de plus de l’inclure ou alors il faudrait exclure également la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, trois pays dont l’implication directe dans ce conflit n’est plus un secret pour personne.

    Le but du prochain sommet de Genève 2, initiative russe que Washington n’a pas pu rejeter, est de réunir précisément tous les protagonistes de cette guerre : les représentants du régime syrien comme l’opposition hétéroclite, les puissances régionales comme les membres du Conseil de sécurité au sein de l’ONU. Le gouvernement syrien a déjà donné son accord pour y participer, mais pas encore l’opposition dite « démocratique » dominée par les frères musulmans, qui refuse de s’asseoir à la table de négociation, préférant les actions terroristes au compromis politique !

    Cela est visible aussi dans la décision européenne de lever le blocus sur l’armement des « rebelles », une décision obtenue grâce aux pressions franco-britanniques, ainsi que dans les récentes accusations portées contre l’Etat syrien, selon lesquelles les militaires utiliseraient des armes chimiques contre les « rebelles », voire même contre les populations civiles. Avant de quitter Bruxelles, Laurent Fabius a en effet déclaré qu’il y avait « des présomptions de plus en plus fortes, de plus en plus étayées, d’usage localisé d’armes chimiques en Syrie ». Ce qu’un haut diplomate ne peut pas affirmer au risque de subir le syndrome Colin Powell ( !), un grand quotidien parisien peut s’en charger en publiant un reportage accablant pour le régime syrien. Les affirmations et les « preuves » se substituent alors aux « présomptions », et les propos d’un Grand reporter, si honnête soit-il, deviennent plus crédibles que ceux tenus, le 5 mai dernier, par Carla Del ponte : « Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin… Selon ce que nous avons pu établir jusqu’à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin ». La magistrate suisse, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, s’exprimait au nom de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU et quoique l’on ait pu dire par la suite, Carla Del Ponte n’a jamais démenti sa première déclaration.

    Plus compétents et mieux renseignés que les technocrates du Quai d’Orsay, les services de renseignement français savent que plusieurs groupes armés en Syrie, dont le plus important, le Jebhat Al-Nusrat, appartiennent à l’internationale islamo-terroriste, y compris Al-Qaïda. Est-ce ce radicalisme islamiste que les héritiers de Jean Jaurès cherchent à conforter ? Peut-on soutenir en Syrie ce que l’on combat au Mali et au Niger ? Vouloir exclure l’Iran de ce sommet qui le concerne autant qu’il l’implique dévoile ces grands paradoxes de la politique française dans le traitement du péril islamiste et dénote les limites de la stratégie française ainsi que l’ignorance des véritables enjeux géopolitiques dont certains technocrates du Quai d’Orsay font preuve.

    Il est peut-être grand temps pour la diplomatie française de retrouver son autonomie. Les intérêts de la France et ceux du Royaume-Uni sont historiquement antagoniques, et pas seulement au Moyen-Orient. A plus forte raison les ambitions du pays de de Gaulle et celles du wahhabisme mondial.

    Ardavan Amir-Aslani (Atlantico, 2 juin 2013) http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Olivier Delamarche : Le Bitcoin, alternative à un nouveau système monétaire ? / 12 Avril 2013

  • Gérald Pichon : “Les femmes sont les premières victimes du racisme anti-blanc”

    PARIS (via Belle et Rebelle) – Gérald Pichon, l’auteur de “Sale Blanc, chronique d’une haine qui n’existe pas”, a accordé un entretien à Belle et Rebelle. Dans son entretien, il révèle pourquoi les femmes sont les premières victimes du racisme anti-blanc.

  • L'Afrique Réelle N°42 - Juin 2013

     SOMMAIRE :

    Dossier : Côte d’Ivoire, tous les problèmes demeurent

    - Une situation politique complexe
    - Les forces du désordre

    Dossier : Le Sahelistan du Nigeria

    - Une situation explosive amplifiée par l’inversion des rapports de force Nord-Sud

    - La question du saillant de Jos

    - Boko Haram et la tentative de création d'un Etat théocratique

    - Radicalisation islamique et charia

     Editorial de Bernard Lugan :

    Au Mali, durant une vingtaine de jours de combats dans la région des Iforas, dont presque une semaine d’accrochages continus, les forces françaises se sont heurtées à la farouche résistance de petits groupes de combattants organisés en deux lignes de défense, sans possibilité de recul, et qui laissèrent plus de 150 des leurs sur le terrain.
    Cette manœuvre de retardement permit à l’essentiel des combattants islamistes qui occupaient le nord du Mali de se réfugier en Libye. Là se trouve aujourd’hui leur base d’action d’où ils peuvent, à tout moment, lancer des opérations dans l’ensemble de la zone sahélienne.
    Le président nigérien Mahamadou Issoufou fut le premier à rompre le mur du silence, déclarant que les auteurs de l’attentat meurtrier du 23 mai qui a frappé son pays venaient de Libye. Toutes les forces de déstabilisation se sont en effet regroupées dans le sud de ce pays où elles disposent d’un véritable sanctuaire puisque l’Etat libyen n’existe plus.
    Comme je le disais dans un précédent communiqué, ceux qui ont lancé la France dans la guerre civile libyenne portent toute la responsabilité de la situation actuelle.
    Celle du président Sarkozy est double car, après avoir renversé le colonel Kadhafi, il est demeuré passif quand, au mois de janvier 2012, au Mali, il était impératif de fixer et de traiter l’abcès islamiste afin d’éviter sa dissémination. Au lieu de cela, dans la plus totale indécision doublée d’un manque absolu de vision géostratégique, la France a camouflé sa démission derrière l’argument d’une « action » militaire de la CEDEAO.
    Avec une grande continuité dans l’incompétence, le président Hollande laissa ensuite les islamistes liquider militairement les Touareg tout en affirmant que la France n’interviendrait en aucun cas, ce qui fut un encouragement donné aux jihadistes. Cependant, et heureusement, à la différence de son prédécesseur, François Hollande a fini par écouter les militaires et a ordonné l’opération Serval. Mais cette nécessaire intervention était trop tardive car la dissémination terroriste s’était produite.
    Aujourd’hui, le Niger, le Tchad et le Cameroun sont menacés, mais c’est au Nigeria que la situation est la plus explosive. Dans cet Etat mastodonte et fragmenté où les antagonismes nord-sud peuvent à n’importe quel moment déboucher sur un conflit de grande envergure, les islamistes disposent en effet d’un terreau favorable ; à telle enseigne que c’est une véritable guerre que l’armée fédérale mène actuellement contre les fondamentalistes de Boko Haram qui contrôlent une partie du nord du pays.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Géopolitique arctique

    La course aux ressources énergétiques et minières pousse les entreprises et les États à prospecter des régions qui l'ont été encore bien peu. Le Grand Nord, à savoir le monde arctique, fait partie de celles-ci. Semblant se préciser, la fonte de la banquise attise les convoitises et ouvre un nouveau chapitre géopolitique dans la mesure où elle laisse prévoir l'ouverture de nouvelles routes maritimes. Il importe donc de s'intéresser à cette région.
    UNE HISTOIRE RÉCENTE
    La zone arctique recouvre 14 millions de km² constitués de l'Océan arctique - qui n'est autre que le nord de l'Océan atlantique - du Groenland (avec 2 170 000 km²), des littoraux septentrionaux des continents eurasiatique et américain et des archipels qui en dépendent. Peuplée de quelques milliers d'Esquimaux, dont les plus connus sont les Inuits, elle est longtemps restée hors de l'histoire. Elle demeurait le théâtre des exploits d'explorateurs dont certains ont laissé leur patronyme à la topographie comme Barents en 1595, Hudson en 1607. Puis s'illustrèrent Nansen en 1895 et Peary qui atteignit le pôle nord en 1909 avant un Nobile ou un Paul-Emile Victor.
    Cependant, depuis le XVIIIe siècle, elle fut progressivement occupée et acquise par plusieurs États qui, aujourd'hui, se partagent la souveraineté du monde arctique : le Danemark, la Norvège, la Russie, le Canada et les États-Unis.
    Vers 1721, le royaume dano-norvégien installait des stations de commerce et de mission sur la côte occidentale du Groenland. Puis furent occupées d'autres iles, tel le Spitzberg - ou Svalbard - devenu Norvégien lorsque la Norvège redevint indépendante en 1905. Elle annexa en outre l'ilot inoccupé de Jan Mayen en 1929.
    La Russie commença sous Pierre le Grand à explorer les 10500 kilomètres de côtes arctiques qui séparent les actuelles villes de Mourmansk et de Providonia. Elle établit plusieurs stations sur le littoral arctique avec quelques villes au débouché des fleuves, telles Arkhangelsk sur la Dvina du Nord, Norilsk sur l'Ienissei et Tiksi sur le delta de la Lena.
    Le Canada, à l'exception de la ruée sur l'or du Klondyke, décrite par Jack London, ne commença à s'intéresser à ses rivages arctiques qu'à l'époque de la Guerre froide et avec le développement de l'aviation.
    Les États-Unis se retrouvèrent puissance arctique en 1867 lorsque le secrétaire d'État Seward acheta les 1 777 000 km² de l'Alaska à la Russie. La Guerre froide et la découverte du pétrole de Prudoe Bay en 1968 suscitèrent l'intérêt du pouvoir fédéral pour cette vaste contrée.
    DES LIMITES TERRITORIALES IMPRÉCISES
    La prise de possession récente du monde arctique fait qu'il n'est pas internationalement stabilisé. Les différends sont nombreux et concernent avant tout le domaine maritime. Nous allons illustrer cela à travers les trois fonctions de la mer : source de richesses, voie de communication, domaine de puissance.
    Contrairement à l'Antarctique, considéré comme « Patrimoine commun de l'humanité » depuis la Convention de Madrid de 1999, l'Arctique n'est pas encore réparti entre les États riverains. Il est régi par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Il n'est propriété de personne mais les États "possessionnés", à savoir Canada, États-Unis, Danemark, Norvège, Russie, peuvent exercer leur souveraineté sous la forme d'une « zone économique exclusive » sur une bande côtière de 200 milles et au-delà s'ils prouvent que les fonds marins qu'ils revendiquent sont le prolongement de leur plateau continental.
    La délimitation du plateau continental est donc devenue un enjeu majeur : chaque État polaire s'efforce de disposer de la surface la plus étendue. C'est ainsi que le 2 août 2007, la Russie, avec l'expédition « Arctique 2007 », faisait plonger à partir du vaisseau Akademik Fedorov à l'aplomb du pôle nord, par plus de 4200 m de fond, deux bathyscaphes chargés, l'un d'y planter le drapeau russe et l'autre de ramener des échantillons de roche devant montrer que les dorsales sous-marines de Lomonosov et de Mendeleïev, situées sous 4 à 5000 m de fond, sont la continuité géologique du plateau continental russe.
    Dès le 3 août, le gouvernement canadien répliquait en lançant un exercice militaire d'envergure, l'opération Nanook 07, près de la Baie d'Hudson. Le 10 août, c'étaient les États-Unis qui lançaient dans l'Arctique une expédition militaire destinée officiellement à effectuer des relevés topographiques arctiques. Quant aux Danois, ils ont organisé une expédition destinée à montrer que la dorsale de Lomonosov se rattache au Groenland et que la zone revendiquée par les Russes est en réalité danoise. La Norvège, pour sa part, a décidé de transféré son centre militaire opérationnel à Bodo, face au Svalbard.
    En octobre 2010, le brise-glace à propulsion nucléaire Rossiïa a installé au Pôle Nord la station scientifique dérivante SP-38 (Pôle Nord-38). Si la science reste l'objectif officiel, la mission est chargée de réunir des données pour déterminer à qui appartient le plateau continental arctique. Huit echo-sondeurs permettront de dresser une coupe sédimentaire du plateau continental afin d'apporter des preuves de la souveraineté russe sur certaines portions de l'Océan arctique et en particulier sur la dorsale Lomonossov, les cartes bathymétriques étant encore assez imprécises avec des incertitudes de 500 mètres.
    Le Canada et les États-Unis s'opposent fortement sur des limites frontalières, tel le détroit de Dixon, porte du Grand Nord sur la côte pacifique revendiqué par les deux États, la délimitation du territoire du Yukon en Alaska sur la mer de Beaufort mais plus sûrement encore sur la délimitation du plateau continental arctique. Cette question multiplie les contentieux entre tous les États : États-Unis, Russie, Canada mais aussi entre la Norvège et le Danemark à propos de l'ilot de Jan Mayen situé à mi-chemin entre la Norvège et le Groenland.
    L'ENJEU DES RESSOURCES PÉTROLIÈRES ET MINÉRALES
    De telles tensions sont suscitées par d'importants enjeux économiques à savoir, outre les ressources halieutiques, la prospection et l'exploitation des gisements de pétrole et de gaz extrêmement prometteurs. La convention signée le 10 décembre 1982 à Montego Bay en Jamaïque sur le droit de la mer, destinée à régler l'attribution de l'exploitation des ressources maritimes, laisse pendants plusieurs contentieux arctiques : la Russie et la Norvège entretiennent des relations conflictuelles à propos de l'archipel norvégien des Svalbard autour duquel les Russes refusent aux Norvégiens le droit d'y installer une zone économique.
    Les enjeux énergétiques sont d'autant plus importants que, selon l'Agence gouvernementale américaine des ressources naturelles (USGS), l'Arctique recèlerait près du quart des ressources énergétiques non découvertes mais techniquement exploitables de la planète. Il s'agirait, non seulement d'hydrocarbures mais aussi de gisements de nickel, de manganèse, d'or, de plomb.
    Le nord-Canada et l'Alaska disposent d'immenses gisements de gaz naturel qui commencent à être exploités mais aussi du diamant qui fait d'ores et déjà du Canada le troisième producteur mondial de diamant en attendant d'être le premier. La Russie disposerait de 30 % des réserves mondiales de gaz et de pétrole, 60 % des réserves mondiales de charbon, de nombreux gisements de métaux rares, comme le nickel, le cobalt.
    Les réserves de pétrole de la mer de Beaufort, de l'ordre de 15 milliards de barils, sont une richesse que ni Ottawa, ni Washington ne veulent abandonner. De même le détroit de Dixon a pour enjeu les zones de pêche et d'exploitation de fonds marins estimées receler des richesses.
    Le différend entre la Norvège et la Russie en mer de Barents s'explique certes par l'enjeu stratégique qu'il représente pour Moscou mais aussi parce que d'importants gisements pétroliers et gaziers y ont été découverts dans les années 1980.
    De même les contentieux liés à la pêche sont multiples entre les Canadiens et les Danois en Mer de Baffin, autour de l'île de Hans, à mi-chemin entre le Groenland et l'île canadienne d'Elesmere, îlot revendiqué à la fois par Ottawa et Copenhague.
    Le Canada a entrepris de veiller jalousement sur ses prérogatives d'État souverain en Arctique en commandant des frégates militaires et a mis au point le projet « polar Epsilon » comprenant l'usage d'un satellite pour assurer la sécurité maritime et continentale des régions arctiques du Canada. Les premiers ministres Paul Martin et Stephen Harper en sont les promoteurs. Des manœuvres militaires d'importance sont régulièrement organisées dans le Grand Nord canadien. En 2007 a été mis en chantier le premier port militaire arctique en eaux profondes sur l'île de Baffin à Nanisivik. Néanmoins, le Canada manque de moyens pour assurer lui-même la totalité de sa défense et a été conduit à renouveler en mai 2006 l'accord NORAD (North American Aerospace Defence Command) ou « Accord nord-américain de défense aérospatiale » qui le lie aux États-Unis.
    L'ENJEU DES ROUTES MARITIMES
    L'actuelle fonte de la banquise fait que l'Arctique et ses huit mers - Barents, Kara, Laptev, Sibérie orientale, Tchouktches, Beaufort, Wrangel, Lincoln - s'ouvrent au monde.
    Les routes maritimes de l'Arctique présentent l'avantage de réduire les distances. Si la banquise continue de fondre, de nouvelles routes maritimes vont s'ouvrir et les convoitises redoubler. Américains mais aussi Chinois, Européens veulent avoir voix au chapitre. Les Américains, épaulés en cela par l'U.E., le Japon et la Chine, revendiquent la liberté des mers, soutenant qu'une route commerciale reliant deux océans doit relever du statut juridique des eaux internationales. Contrôlant la majeure partie du passage du Nord-Ouest, le Canada ne l'entend pas ainsi, le passage concerné se trouvant à l'intérieur de la zone des 200 milles des eaux territoriales et veille jalousement sur cette prérogative souveraine.
    Les termes de la question sont identiques en ce qui concerne l'autre passage arctique, à savoir le « passage du Nord-Est », le "Sevmorpout" qui longe la côte sibérienne. Ouvert toute l'année de Mourmansk à Doudinka, il est ouvert l'été entre Dikson et Vladivostok.
    La fonte partielle de la banquise permettrait, au moins l'été, d'ouvrir des routes maritimes raccourcissant de 11200 à 6500 milles nautiques la distance entre l'Asie du Nord et l'Europe, soit 40 %. Toutefois, le passage du Nord-ouest souffre de l'étroitesse des chenaux - 900 m et à faible tirant d'eau : 12 mètres -, des fortes marées et des tempêtes fréquentes. Son aménagement est coûteux, car il nécessite de disposer d'hélicoptères de surveillance, de navires à coque renforcée, de systèmes de navigation sophistiqués. Le passage du Nord-Est bénéficie du savoir-faire des Russes qui disposent de 15 brise-glace dont 5 à propulsion nucléaire, de nombreux ports en eaux profondes tout au long du trajet. Le passage du Nord-Ouest réduirait du quart le trajet de Seattle à l'Europe par rapport à la voie passant par le canal de Panama. La différence serait beaucoup plus grande encore pour les très gros navires qui ne peuvent emprunter les canaux et doivent passer par le Cap Horn ou le Cap de Bonne Espérance. Toutefois a cause de vents et de courants dominants qui font dériver les glaces, cette voie restera moins facilement navigable et sera en permanence fermée durant l'hiver.
    LA MILITARISATION GLOBALE
    Le progrès des techniques militaires (missiles, ravitaillement en vol) a fait perdre - à l'exception de celle de Thulé au Groenland, élément central du bouclier anti-missile américain avec ses radars - aux bases militaires de l'Alaska, du Danemark et de la Norvège, de l'Arctique canadien, d'Islande l'importance qu'elle avaient voilà encore quelques lustres La base américaine de Keflavik, en Islande, a été fermée - mais les Russes s'y intéressent ; les bombardiers stratégiques sont basés plus au sud, tandis que les sous-marins nucléaires de nouvelle génération plongent plusieurs mois durant sous la banquise et assurent la surveillance voulue. Un moment réduit, l'envoi de sous-marins dans l'Arctique a repris à partir des années 2000, les États-Unis et la Russie en étant les deux principaux protagonistes.
    L'ouverture de nouvelles routes maritimes, la protection de nouvelles zones de prospection pétrolières et minières, des zones de pêche, expliquent, on le devine, cette nouvelle militarisation du Pôle Nord, tout autant que l'expansionnisme américain que la Russie s'efforce de contrer. Vladimir Poutine, par son discours prononcé à Munich le 10 février 2007, lors de la réunion annuelle de la Wehrkunde (Table ronde de la défense), passé   quasiment inaperçu en France, a dénoncé l'offensive impérialiste des États-Unis en la qualifiant d'« unilatéralisme américain » et annoncé que la Russie entendait se consacrer au renforcement de ses moyens de défense, notamment pour assurer la maîtrise de sa façade arctique par ses propres moyens. Cela doit se traduire par la modernisation des ports militaires arctiques, notamment Mourmansk et Petropavlovsk, et de deux flottes, celle du Nord basée à Severodvinsk près de Mourmansk et celle du Pacifique basée à Vladivostok, la construction de nouveaux brise-glace nucléaires.
    La Norvège a lancé un programme de renforcement de sa défense, essentiellement pour la zone arctique, avec la mise en service de frégates comme le Fridjof Nansen F310 doté des dernières nouveautés techniques tel le système Aegis de défense antiaérienne, avec l'achat de six sous-marins engagés en mer de Barents.
    La base de Thulé, construite en 1953 par les Américains, fait l'objet d'un accord tripartite signé en 2004 entre les Etats-Unis, le Danemark et les Groenlandais. Il intègre de fait le Groenland dans le dispositif militaire américain, le Danemark étant par ailleurs considéré comme « framework partner », à savoir un « partenaire privilégié des Etats-Unis ». Tout cela s'inscrit dans le dispositif de bouclier anti-missile que les États-Unis sont en train de déployer en Europe contre la Russie, toujours aussi encerclée depuis les vues géopolitiques de Mackinder, vieilles d'un siècle.
    Dans le domaine civil - mais le militaire n'est jamais loin -, des États qui ne sont pas riverains de l'Arctique ont compris l'importance qu'il y a à être présent d'une manière ou d'une autre. L'Allemagne a ainsi pris la tête d'un consortium international chargé de la construction d'un brise glace, l'Aurora Borealis, capable de forer les sédiments océaniques sous 5000 m d'eau tout en résistant à la dérive de la banquise. Quant à la Russie, Norilsk-nickel vient d'acquérir un quatrième brise-glace et Gazprom envisage de construire des tankers capables de traverser les glaces.
    LA QUESTION DU GROENLAND
    Ce panorama de la question arctique doit être complété par la question du Groenland. Bien que terre sous souveraineté danoise, donc rattachée à l'Europe, le Groenland appartient au plateau continental américain et les États-Unis n'ont eu de cesse d'établir de fait leur domination sur ces terres glacées. Colonie danoise jusqu'en 1953, puis département danois, il a obtenu un statut d'autonomie en 1979 et le référendum du 25 novembre 2008 a renforcé son autonomie en lui accordant la maîtrise des ressources minérales et pétrolières de l'île. Ce nouveau statut prévoit la possibilité de l'indépendance à terme. En fait, comme pour nombre d'indépendances, celle-ci sera plutôt nominale. Ce territoire, qui compte 57000 habitants, à 90 % d'origine inuit et à 10 % danoise, ne survit qu'avec les aides versées par l'UE à hauteur de 25 millions d'euros et par le Danemark pour 480 millions d'euros.
    De grandes manœuvres économiques sont en cours entre le groupe américain Alcoa et le groupe norvégien Norsk-hydro pour construire une raffinerie d'aluminium d'une capacité de 300 000 tonnes. Dans cette affaire, les États-Unis veillent de près à contrôler le Groenland en soutenant les indépendantistes tout en ménageant la susceptibilité danoise en les laissant, pour l'instant, assurer la défense locale.
La volonté de domination américaine de l'Arctique n'est un secret pour personne. Elle prend certes des aspects militaires mais aussi et surtout le recours à l'influence économique, au discours pacifiste et écologique sur la préservation des paysages et de la diversité biologique, sur le développement durable, la nécessité démocratique.
    L'Artique est devenu une nouvelle frontière de la mondialisation. Les enjeux tant stratégiques qu'économiques sont grands. Les États qui négligent cette donnée perdront un élément important d'action et verront automatiquement leur puissance internationale obérée. Certes, les États d'Europe occidentale n'ont pas d'intérêts directs dans la région et surtout aucune possession. Pourtant, il leur importe d'y être présent. La France ne doit pas négliger l'Arctique. Nommer un Michel Rocard Ambassadeur de France pour les questions touchant à l'Arctique et à l'Antarctique ne peut tenir lieu de politique polaire. L'État français doit agir en encourageant notamment l'action de ses sociétés nationales, notamment avec Total au Groenland, mais aussi rechercher des accords de coopération technique et scientifique avec les États arctiques dans l'intérêt mutuel de tous les partenaires.
    André GANDILLON, Président des Amis de RIVAROL. RIVAROL 25 FÉVRIER 2011

  • Qui est le fondateur de la théorie du genre?

  • Bilderberg : mais que font les médias français ?

    Service minimum :

    "Seuls de petits médias en ligne comme Le Cercle des Volontaires et Info-Libre.fr, qui révèlent l’information, étaient présents dans « l’enclos » réservé aux journalistes. Malgré la présence, cette année, de François Fillon et de Valérie Pécresse à cette réunion ultra-privée entre puissants de ce monde, aucun médias français ne s’est déplacé. Le Figaro a bien fait un papier, évoquant dans un réflexe pavlovien la fameuse « théorie du complot » (un peu comme si le Bilderberg était un fantasme complotiste…) ; Le Nouvel Obs a aussi mis son grain de sel pour discréditer d’avance tous ceux qui s’y intéresseraient de près, parlant de « petit club » alors qu’il compte chaque année un grand nombre d’oligarques internationaux de premier rang.

    Côté britannique par contre, le Guardian, le Sun, le Financial Times, The Independant, et le Daily Telegraph ont envoyé des journalistes sur place. Le journal local en a même fait sa une… Il revient donc de s’interroger sur le silence des médias français, en ébullition lorsqu’une flopée de vedettes prend ses quartiers à Cannes mais rasant les murs quand l’élite politique, économique et médiatique se réunit dans le plus grand secret."

    Quelques autres des 140 participants du Bilderberg 2013 : Christine Lagarde, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, le chancelier de l'échiquier britannique George Osborne, le fondateur d'Amazon Jeff Bezos, les patrons de BP, HSBC, KKR, Goldman Sachs, Nicolas Barré, patron des Echos, sous la houlette d'Henri de Castries, Pdg d'Axa, qui préside le Bilderberg Group.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L’appel de Moscou d’Aymeric Chauprade

     Le 13 juin 2013 à Moscou, en compagnie d’Odile Tequi, François Legrier, Hugues Revel et Fabrice Sorlin, Aymeric Chauprade est intervenu à la Douma d’État (Parlement russe) pour appuyer les efforts de la Russie visant à résister à l’extension mondiale voulue par l’Occident des « droits » des minorités sexuelles. Voici l’appel :

    "Mesdames et Messieurs les députés de la Fédération de Russie,

    C’est un grand honneur que de m’exprimer devant vous aujourd’hui, l’honneur d’un Français patriote qui regarde la Russie en alliée historique.

    Depuis 1989, l’Amérique tente d’accélérer son projet de domination unipolaire et de l’imposer à tous les peuples de la planète.

    Avec un écrasant budget de défense, égal à la somme de tous les autres États, avec une monnaie de référence qui lui donne la main sur l’économie mondiale, avec des réseaux de recrutement des élites mondialisées, avec un pouvoir médiatique et culturel global, l’oligarchie financière américaine mène la guerre aux peuples libres sur le double théâtre de l’information et de la géopolitique. Entraînant avec elle l’Union européenne, elle dessine le visage des « Bons et des méchants », viole nos conversations et données privées, bombarde, envahit ou détruit par la guerre civile et l’embargo les États qui lui résistent.

    Mais la guerre géopolitique que cette oligarchie occidentale mène contre la Russie et contre l’indépendance des Européens, se double d’une guerre idéologique. Hier, les révolutions « colorées » en Géorgie et en Ukraine, aujourd’hui, les FEMEN, les « Pussy Riot« , ou le mariage homosexuel en France, ne sont l’expression que d’un seul et même phénomène : l’alliance du mondialisme occidental avec le nihilisme anarchiste, cette idéologie destructrice, qui, sous des formes variées dans l’Histoire, n’a eu de cesse que de s’attaquer aux fondements de la civilisation, à la dignité de la personne, à la famille, à la nation souveraine.

    Bien qu’ultra-minoritaire, ce nihilisme anarchiste contrôle largement les médias occidentaux, terrorise la classe dirigeante européenne, et bénéficie du soutien financier de milieux d’affaires mondialistes et pro-américains.

    Face à cette nouvelle forme de terrorisme, pour défendre le monde multipolaire que nous voulons, seul garant d’une paix globale et juste, le temps est venu de constater qu’une nouvelle bipolarité idéologique se superpose à la multipolarité géopolitique.

    La nouvelle bipolarité met face à face, dans un affrontement qui va s’amplifier, d’un côté ce totalitarisme planétaire, qui détruit simultanément la famille et la nation, en réduisant la personne à un consommateur esclave de pulsions marchandes et sexuelles, de l’autre côté, des peuples trahis par leurs élites, assoupis devant la perte de souveraineté et l’immigration massive, mais que l’attaque contre la famille commence à réveiller.

    Mais attention ! Mis en échec sur le terrain géopolitique, grâce à la multipolarité, le projet mondialiste essaie de se relancer par une nouvelle idéologie révolutionnaire.

    Dans ce nouveau combat, Mesdames et Messieurs les Députés, ceux qui ne veulent pas du bouclier anti-missiles américain, de la domination de l’OTAN, de la guerre contre la Syrie et l’Iran, sont dans le même camp que ceux qui refusent la perte de souveraineté, le grand remplacement de population, les FEMEN, la théorie du genre, le mariage des homosexuels, et bien d’autres marchandisations du corps humain encore.

    Mesdames et Messieurs les Députés, c’est avec le Président Poutine et toutes les forces vives de Russie, que votre pays a engagé un redressement sans précédent, militaire, géopolitique, économique, énergétique et spirituel, qui force l’admiration des patriotes français !

    Les patriotes du monde entier, attachés à l’indépendance des peuples comme aux fondations de notre civilisation, tournent en ce moment leur regard vers Moscou.

    C’est plein d’espoir qu’ils voient la Russie légiférer contre la promotion publique de l’homosexualité, contre le risque d’adoptions internationales d’enfants russes par des couples unisexe et contre l’ingérence d’ONG nihilistes et manipulées par les réseaux américains.

    Mesdames et Messieurs les Députés, la Russie est devenue l’espoir du monde contre le nouveau totalitarisme ! Le temps est venu de former, autour de la Russie, et avec les patriotes de tous les pays, l’Internationale de ceux qui aiment leur identité, leur famille, et qui refusent que la personne soit réduit à une marchandise !

    Vive la civilisation, vive la Russie, vive la France !"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Suisse: raz de marée populaire pour une restriction du droit d'asile, par Yves Darchicourt

    Il est dangereux pour certains de consulter le Peuple ! En Suisse, une votation sur le durcissement du droit d'asile a eu lieu le 9 juin à l'initiative des "jeunes verts" et de quelques officines mondialistes soutenus par le parti socialiste.
    Les référendaires ne voulaient pas que soient maintenues les mesures restrictives d'urgence appliquées par le Conseil Fédéral depuis septembre 2012, mesures soutenues notamment par l'Union Démocratique du Centre (UDC). Pan sur le bec des vilains oiseaux de l'immigration échevelée et du cosmopolitisme qui ont subi une défaite d'une rare ampleur : par 78,50% de OUI, les citoyens helvètes ont entériné la législation restreignant le droit d'asile.
    Le OUI l'emporte largement partout : de 61% à Genève à 76% dans le Valais et 80,50% à Berne. Ce fut clairement une victoire du peuple suisse sur les idéologues fumeux, une victoire de "l'helvète moyen" quotidiennement exposé à la promiscuité allogène financée avec ses impôts sur les nantis de l'intelligentsia mondialisante; parmi les grands perdants de la consultation, on signalera les Églises Protestantes et leurs évêques engagés en faveur d'un accueil universel libéralisé à outrance et qui apparaissent nettement coupés de leur base populaire.
    Actuellement, la Suisse comptabilise environ 48 000 candidats à l'asile dont 28 000 nouveaux arrivants pour 2012 et le pays enregistre 4 à 5 fois plus de réfugiés que l'Allemagne, l'Italie ou la France, pays beaucoup plus vastes et plus peuplés.
    On ne s'étonnera pas du résultat de la votation qui va considérablement entraver l'obtention du droit d'asile et faire que la Suisse "soit moins attractive" pour les candidats "réfugiés" ou "pseudo-réfugiés" allant de l'objecteur de conscience érythréen au pédéraste du Zimbabwé en passant par toutes les "victimes" de persécutions invérifiables englobant nombre de courageux à qui les ONG mondialistes ont su faire comprendre qu'ils vivraient mieux en Helvétie (comme partout en Europe) à ne rien foutre que chez eux en travaillant.
    Le peuple suisse a bien de la chance d'être consulté directement sur de tels sujets et de pouvoir librement s'exprimer pour la défense de son identité. En France - république mère des droit de l'homme paraît-il - le citoyen n'a pas voix au chapitre sur les sujets qui fâchent les "grandes consciences" comme l'immigration, la peine de mort ou la famille naturelle.
    Le Gaulois au front bas n'a le droit que d'élire des représentants interchangeables soumis peu ou prou à la même idéologie mondialiste dans un Système soigneusement verrouillé.
    Il faut que cela cesse : un grand coup de pied dans les urnes et un grand coup de balai, vite ! Rassemblement - Résistance - Reconquête !

    Yves Darchicourt pour Synthèse Nationale