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international - Page 860

  • MÉLENCHON, CORBIÈRE ET COMPAGNIE : LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE DU COMMUNISME !

    Un élu de Marseille faisait remarquer, l’autre jour, que le nouveau député, celui qui bouchait le port il y a peu encore avec sa grande gueule, n’a pas remis les pieds dans « la cité phocéenne » depuis les élections. Trop occupé ailleurs, l’ami Mélenchon. Et occupé, surtout, à asseoir sa stature de nouveau chien de garde du communisme international.

    Les communistes français sont dans le ruisseau. Divisés en chapelles. La CGT compte sur les moustaches de Martinez pour se refaire une santé, Pierre Laurent a l’air d’un gentil cadre bancaire et Besancenot se reconvertit dans la littérature. Interrogé ce mercredi sur France Info, ce dernier confessait :

    « Je suis un militant communiste révolutionnaire et rester aphone à l’occasion du centenaire de la révolution russe, c’est un petit peu compliqué ! »

    Alors il a pris sur ses horaires de postier pour nous offrir Que faire de 1917 ? Une contre-histoire de la révolution russe(Éd. Autrement). « Un vrai livre de presque deux cents pages », dit son interlocuteur, ébahi. Il a raison : soixante-dix ans d’histoire résumés en moins de deux cents pages, c’est un exploit !

    Macron leur apportant sur un plateau tout ce qu’il faut pour alimenter le spectacle, le show permanent d’une poignée d’Insoumis suffit à occuper le terrain face à une classe politique totalement anémiée. Cela au grand bonheur des médias qui raffolent de ce genre de clients, même si Jean-Luc Mélenchon et ses clones continuent de les traîner dans la boue. Ainsi Alexis Corbière chez Élizabeth Martichoux, sur RTL ce mercredi, qui ne supporte pas qu’elle l’interroge sur le Venezuela et les mensonges proférés la veille à ce sujet par Jean-Luc Mélenchon.

    La journaliste le questionne : « Hier, chez nos confrères de BFMJean-Luc Mélenchon a fait un parallèle entre le Venezuela et la France… » Il a dit que les violences policières étaient « mieux réprimées au Venezuela qu’en France » et que, par ailleurs, il y avait eu « quasiment autant de morts dans chacun des deux camps, contredisant le rapport de l’ONU ». Plus fort encore : « Le député de Marseille s’est étonné que, contrairement à Maduro, la presse française ne qualifie jamais Merkel ou l’ancien ministre Bernard Cazeneuve de tyran ou de dictateur. »

    Corbière s’énerve : « Putain, c’est une dépêche AFP, ça ? » Explique que c’était de l’humour puis, à court d’arguments, donne une leçon à la journaliste : « On ne fait pas le Venezuela à la fin d’un interview, c’est pas correct ! »

    Le Venezuela aujourd’hui, hier l’URSS, Robespierre toujours et la Terreur avec… Les années passent, mais pas l’extrême gauchisme de Mélenchon et des apparatchiks Corbière et Garrido, son épouse à la ville. En janvier dernier, Paris Match nous offrait le portrait des deux « Amoureux de La France insoumise ». On crache sur la presse mais on aime bien montrer son derrière sur papier glacé. Des gens qui prennent leurs repas sous un portrait de Lénine.

    Dans ses carnets de campagne (La Cour des miracles, Éd. de l’Observatoire), Michel Onfray se plaît à rappeler leur parcours. Personnage d’importance chez les lambertistes, Corbière a siégé au comité central de la LCR, est rentré au PS en 1998 avant de suivre Mélenchon au Parti de gauche. Signe que sa fascination est ancienne, il a publié Robespierre, reviens ! En amoureux des purges et du goulag, Corbière a protesté en 2012 auprès du conseil municipal de Paris parce qu’une rue avait été baptisée du nom de Soljenitsyne. Mélenchon l’avait précédé, qualifiant en 2008, sur son blog, l’auteur de L’Archipel du goulag d’« inepte griot de l’anticommunisme officiel »« baderne passéiste absurde et pontifiante » et « perroquet utile de la propagande occidentale »

    Un Mélenchon qui théorise le « dégagisme » mais a été deux ans ministre, treize ans conseiller général, dix-huit ans sénateur, sept ans député européen et de tout temps les fesses au chaud dans un parti. Ce qui lui permet de déclarer aux Français qu’il « use sa vie » à les défendre !

    Mélenchon et Corbière vous amusent ? Moi pas.

    http://www.bvoltaire.fr/melenchon-corbiere-compagnie-nouveaux-chiens-de-garde-communisme/

  • Une étude commandée par Mark Zuckerberg montre que la fin de l’amnistie pour les jeunes clandestins libérerait 700.000 emplois pour les Américains

    fin amnistie jeunes clandestins 700000 emplois Américains Mark Zuckerberg
    Ce n’était pas le but de la manœuvre. Lorsque le groupe FWD.us, un groupe de lobbying immigrationniste créé par Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, s’est penché sur les souffrances qu’entraînerait la fin du programme DACA pour les jeunes émigrés clandestins, il a constaté bien malgré lui que les effets sur l’économie américaine ne seraient pas tous néfastes. En tout cas pour les Américains, puisque l’arrêt de l’amnistie systématique permettrait à 700.000 emplois de se libérer à leur profit.
    Le programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals – action différée pour les arrivées d’enfants) permet de donner à des jeunes clandestins un permis de travailler malgré leur statut illégal. Quelque 850.000 jeunes sont concernés par cette amnistie temporaire, leur nombre ayant fortement augmenté au cours des derniers mois de la présidence de Barack Obama dont l’administration s’est efforcée de multiplier les permis temporaires accordés : quelque 120.000 sur cette seule période.

    700.000 emplois américains libérés si les jeunes clandestins étaient traités comme tels
    L’étude commandée par Zuckerberg affirme que l’élimination de DACA aurait des conséquences néfastes pour les 800.000 « Dreamers » (rêveurs) qui font actuellement partie du programme, et aussi pour leur proches, y compris les « millions d’Américains qui vivent, travaillent et étudient avec ces jeunes chaque jour ».
    Mais au passage, on apprend que la révocation du programme entraînerait chaque mois l’ouverture de 30.000 emplois – accessibles, donc, aux Américains. Le président de FWD.us a présenté la chose comme un drame pour le monde de l’emploi, avec des « conséquences graves » pour l’économie.
    Vraiment ? Alors que les Etats-Unis comptent entre 12 et 30 millions d’immigrés clandestins – les estimations sont forcément imprécises ! – et que chaque année, un million d’immigrés illégaux font leur entrée sur le territoire américain, bien des observateurs notent que cela a des effets directs sur les travailleurs américains, contraints à plus de déplacements et de mobilité, en même temps qu’une pression à la baisse s’exerce sur les salaires, entraînant leur stagnation.

    Une étude commandée par Mark Zuckerberg justifie malgré elle la fin de l’amnistie
    L’ouvertures de postes ne pourrait que bénéficier aux Américains dont le taux de chômage et d’inactivité est bien plus important que ce que soutiennent les statistiques officielles, si l’on tient compte de tout ceux qui ne travaillent pas, pour diverses raisons, sans être officiellement comptabilisés comme demandeurs d’emploi.
    Sans surprise, ce sont les partisans des frontières ouvertes et des grosses entreprises qui demandent le maintien du programme DACA que d’administration Trump ne semble pas vouloir lever dans l’immédiat. A telle enseigne que plusieurs « attorneys general » des Etats – leurs ministres de la justice – brandissent aujourd’hui la menace d’une procédure à l’encontre de l’administration centrale afin que Trump décide de révoquer le programme. Ils menacent également de ne pas défendre le programme s’il était contesté judiciairement.

    Anne Dolhein

    http://reinformation.tv/fin-amnistie-jeunes-clandestins-700000-emplois-americains-mark-zuckerberg-dolhei-74153-2/

  • Inquiétante Algérie : « Le pourrissement de la situation pourrait déboucher sur un coup d'Etat militaire»

    Noureddine Boukrouh, ancien ministre du Commerce 

    Un décryptage instructif par M. M'Hamed Hamrouch

    La situation de l'Algérie ne laisse pas d'être inquiétante. Non pas seulement pour ce qui peut arriver à ce malheureux pays. Mais pour les conséquences d'une extrême gravité qu'il peut en résulter pour le nôtre, si proche de l'Algérie par la géographie et où des populations d'origine algérienne vivent en grand nombre. Le Maroc est aussi attentif et inquiet de l'état de son dangereux et grand voisin. Un chaos algérien pourrait affecter aussi tout le Maghreb. L'article qui suit est écrit du point de vue marocain. Il nous renseigne très utilement sur l'alarmante situation de l'Algérie.  LFAR  

  • RETOUR AUX VALEURS TRADITIONNELLES EN CHINE ET EN RUSSIE ! QUAND EN EUROPE ?

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    Marc Rousset

    Le journaliste Cyrille Pluyette nous apprend, dans Le Figaro du 19 août dernier, que la promotion des valeurs traditionnelles, tant condamnées sous Mao Tsé-toung, est orchestrée par les autorités et fait son grand retour en Chine. On peut lire, aujourd’hui à Pékin, des affiches du style : « On est béni quand on fait preuve de piété filiale, quand on est honnête, quand on est patriote. » Ailleurs, des panneaux relatent la vie des disciples de Confucius, expliquent que l’on doit être « soumis et respectueux face aux parents, fidèle à la mère patrie » et qu’il faut être indifférent à la célébrité et à la richesse. Quant aux amoureux, ils ne doivent pas être trop démonstratifs et « respecter la morale sociale ».

    La pornographie, l’homosexualité, l’adultère, l’hédonisme matérialiste stupide, les scoops ou les ragots sur la vie privée des stars chinoises sont également censurés sur Internet afin de ne pas flatter les « bas instincts du public ». Xi Jinping, dans une société largement bâtie sur l’argent, veut donc combler le vide idéologique par de nouvelles valeurs compatibles avec son gouvernement autoritaire. Le parti unique cherche à se réapproprier le confucianisme qui implique que le peuple obéisse à une élite d’hommes intègres et dignes de confiance.

    Samuel Huntington, dans Le Choc des civilisations, avait déjà remarqué que la réussite de l’Asie était le résultat de l’importance culturelle accordée à la collectivité plutôt qu’à l’individu. Dans le monde démocratique occidental règne la culture de l’individualisme ; la tradition chinoise enseigne que la société est une communauté complexe. Le système de valeurs confucéen consacre l’importance accordée à l’autorité, à la famille, au travail et à la discipline, le rejet de l’individualisme, la primauté de l’autoritarisme « doux » et des formes très limitées de la démocratie.

    Le triomphalisme asiatique face au déclin de l’Occident s’est exprimé dans ce que certains avaient appelé « l’offensive culturelle de Singapour ». Lee Kuan Yew, souvent qualifié de despote éclairé, a opposé les vertus de la culture asiatique confucéenne (l’ordre, la discipline, la responsabilité familiale, le goût du travail, le souci de l’intérêt collectif, la sobriété) à la complaisance, la paresse, l’individualisme, la violence, la sous-éducation, le manque de respect pour l’autorité et l « ossification mentale » qui seraient responsables du déclin de l’Occident.
    On retrouve, en fait, dans les valeurs confucéennes, l’opposition bien connue en Europe entre le holisme s’appuyant sur des valeurs traditionnelles et l’individualisme des « Lumières » qui nous mène à la société décadente actuelle dont l’argent est la seule valeur. Dans ses déclarations, Lee Kuan Yew n’avait d’ailleurs jamais caché que la politique qu’il suivit à Singapour, et qui fut une source d’inspiration d’idées nouvelles pour les dirigeants chinois, consistait en fait à appliquer des vertus que les Européens avaient possédées et pratiquées en d’autres temps. Pour leur plus grande disgrâce, ils les avaient oubliées ou leurs nouveaux maîtres les leur avaient fait détester.

    La perte des valeurs traditionnelles tient à la destruction volontaire ou induite de toutes les structures et contraintes, doctrines, lois, rites, codes de conduite et devoirs au bénéfice des « Lumières » progressistes destructrices. Comme le remarquait Gilles Lipovetsky dès les années 80 dans L’Ère du vide, les valeurs qui structuraient encore le monde de la première moitié du XXe siècle (épargne, conscience professionnelle, sacrifice, ponctualité, autorité) n’inspirent plus de respect et invitent davantage au sourire qu’à la vénération.

    Et qu’a fait Poutine, en Russie, si ce n’est procéder, dès sa prise du pouvoir en 2001, à un retour aux valeurs traditionnelles russes comme la famille, la patrie et la religion orthodoxe. Une religion orthodoxe beaucoup plus réaliste et moins naïve que le catholicisme romain, en faisant construire des églises et reconstruire des cathédrales dans toute la Russie !

    Source Boulevard Voltaire cliquez là

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les idées reçues d'Emmanuel Macron sur l'Afrique

    Ilyes Zouari, secrétaire général adjoint de la revue Population & Avenir, a publié dans Les Echos une analyse dénonçant les vieux clichés d'Emmanuel Macron sur l'Afrique. Extraits :

    "Lors du dernier sommet du G20 à Hambourg, le 8 juillet dernier en Allemagne, Emmanuel Macron a tenu des propos surprenants en conférence de presse en affirmant, d’une part, que plusieurs pays d’Afrique subsaharienne continuaient à avoir un taux de fécondité «de sept à huit enfants par femme», et d’autre part, que des plans Marshall avaient déjà été «décidés et faits» en faveur du continent noir. La réalité est pourtant bien différente.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le niveau de la fécondité en Afrique subsahariennea déjà commencé à baisser dans la quasi-totalité des pays, et ce, depuis au moins deux décennies. Quant aux plans Marshall, il se font toujours attendre.

    Une transition démographique déjà entamée

    Globalement, l’indice synthétique de fécondité (ISF) est ainsi passé de 6,8 enfants par femme en 1975 (année du plus haut historique) à 5,0 en 2016, soit une diminution d’environ 26 %. L’Afrique subsaharienne francophone n’a pas échappé à la règle, avec une baisse globale du même ordre. La Côte d’Ivoire (passée de 7,9 enfants par femme à 4,9) et Madagascar (de 7,2 à 4,3) ont même connu une diminution de 40 % de leur ISF sur cette même période.

    En fait, sur les 22 pays francophones subsahariens, seuls trois n’ont pas encore connu de baisse significative de la fécondité, à savoir le Niger, le Tchad et la République démocratique du Congo (RDC). Et de ces trois pays, seul le Niger dépasse encore la barre des 7,0 enfants par femme (7,6), constituant ainsi une exception également valable pour l’ensemble du continent. Quant au Tchad (6,4) et la RDC (6,5), cette quasi-stagnation depuis 1975 cache, en réalité, une légère diminution par rapport à un pic assez tardif atteint par ces deux pays autour de 1995 (7,4 pour le premier, et 7,1 pour le second). 

    La baisse progressive de la fécondité en Afrique est donc bien réelle. L’accroissement futur de la population du continent, qui devrait doubler d’ici 2050, sera donc de plus en plus dû à l’allongement de l’espérance de vie (y compris pour les femmes en âge de procréer).

    Une Afrique encore sous-peuplée

    Mais en dépit de cet essor démographique, l’Afrique demeure un continent largement sous-peuplé, compte tenu de sa taille. La comparaison est d’ailleurs frappante avec l’Asie, et notamment avec un pays comme l’Inde. Avec non moins de 1,34 milliard d’habitants (qu’elle parvient à nourrir), l’Inde est ainsi davantage peuplée que l’ensemble du continent africain (1,22 milliard), alors même qu’elle est 9,2 fois plus petite en superficie, ou 6,6 fois si l’on ne tient pas compte du vaste Sahara. En d’autres termes, et toujours sans tenir compte de la superficie recouverte par le Sahara, il faudrait que les pays africains multiplient leur population non pas par deux, mais par 7,25 afin que le continent soit aussi densément peuplé que l’Inde (soit 8,85 milliards d’habitants).

    Par ailleurs, ce sous-peuplement est encore plus criant dans la partie francophone du continent, bien moins densément peuplée que le reste de l’Afrique. Si la Guinée et le Burkina Faso étaient aussi populeux que l’Ouganda, qu’ils dépassent légèrement en superficie, ils compteraient respectivement 38 et 42 millions d’habitants, au lieu des 11 et 19 millions actuels. Si les 50 % habitables du territoire de la RDC (non recouverts par l’épaisse forêt équatoriale) étaient aussi peuplés que le Nigéria, celle-ci compterait 241 millions d’habitants au lieu de 81 millions. Et si les 10 % habitables du territoire algérien étaient aussi peuplés que les 10 % démographiquement exploitables du sol égyptien, l’Algérie aurait alors 224 millions d’habitants, et non 41 millions.

    Grâce à sa croissance démographique, et à une population s’élevant désormais à 380 millions d’habitants, l’Afrique francophone, grande comme 3,1 fois l’Union européenne (UE) tout entière, commence donc à compter sur la scène internationale. Elle, qui en 1950, ne totalisait que 74 millions d’habitants pour l’ensemble de ses 25 pays (Maghreb inclus), soit à peine plus que l’Allemagne seule (69 millions).

    Ce vaste espace commence donc également à atteindre une masse critique, absolument nécessaire au développement de toute industrie ainsi que de nombreuses autres activités économiquesqui ne peuvent voir le jour qu’avec l’existence d’un bassin démographique conséquent. Ce qui explique d’ailleurs, dans une large mesure, le dynamisme récent des pays africains. [...]

    Ce manque de cohérence et de vision à long terme n’est d’ailleurs pas sans rappeler la France des XVIIe et XVIIIe siècles, qui ne voyait que «des arpents de neige» au Canada, et des moustiques en Louisiane et le long du Mississippi. [...]

    Pourtant, et malgré ce désintérêt français, et les faiblesses qui sont encore les siennes, l’Afrique subsaharienne francophone connaît un véritable dynamisme économique, tirée par sa croissance démographique ainsi que par de réels progrès en matière de bonne gouvernance, de diversification et de climat des affaires. Les «États faillis», qui caractérisaient encore en partie le continent, toujours selon Emmanuel Macron, ne sont en fait plus qu’une petite poignée, et se trouvent essentiellement en Afrique non francophone (Érythrée, Zimbabwe, Somalie, Soudan du Sud…). L’Afrique subsaharienne francophone est d’ailleurs la partie la plus dynamique du continent, avec une croissance annuelle de 5,1 % pour la période quadriannuelle 2012-2015, tandis que le reste de l’Afrique subsaharienne affichait une moyenne de 3,8 %. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Comment les néo-conservateurs essaient de stopper Donald Trump

    BREIZATAO – ETREBROADEL (12/08/2017) Une puissance coalition intérieure semble déterminée à empêcher Donald Trump de mettre en application sa profonde transformation de l’Amérique sous le slogan nationaliste « L’Amérique d’abord ». Tant et si bien qu’elle a entrepris de saboter sa politique domestique et étrangère, comme le montrent les réactions des élites US sur les dossiers nord-coréen et venezuélien.

    Alliance entre islamistes et néo-conservateurs

    Depuis le 11 septembre 2001, une sorte de synthèse politique avait été réalisée aux USA, mêlant démocrates et républicains, qui se proposait de faire des USA la base d’un système global. Durant l’ère Bush 2 (1999-2007), des universitaires, journalistes, militaires, politiciens et financiers – souvent qualifiés de « néo-conservateurs » – ont façonné une première phase géopolitique dont les guerres d’Afghanistan et d’Irak furent les événements marquants.

    Contrairement à une idée reçue, les éléments anti-musulmans de l’administration Bush ont toujours été minoritaires, largement dominés par des figures partisanes d’une alliance stratégique avec les islamistes contre les nationalistes arabes, héritiers du baasisme. Tout au contraire, le discours pro-musulman a très tôt été développé par la présidence Bush. Rappelons que ce dernier visitait le Centre Islamique de Washington le 17 septembre 2001 où il déclara que « l’islam est paix » et assura que « les femmes couvrant leurs têtes dans ce pays doivent pouvoir se sentir à l’aise lorsqu’elles quittent leur maison » (source).

    En 2008, c’est le Secrétaire de la Sécurité Intérieure (Homeland Security) de George W. Bush, Michael Chertoff, qui donna l’ordre au gouvernement fédéral de ne pas utiliser les termes « islamiste » ou « islamique » pour décrire al-Qaeda. Sous l’autorité de Chertoff, le musulman George Selim était chargé de s’appuyer sur les organisations islamiques pour développer un discours pro-musulman au sein du gouvernement américain en tant que conseiller du Bureau pour les Droits et Libertés Civiques.

    Après l’élection de Barack Hussein Obama, de père musulman et musulman lui-même, George Selim a continué à officier au sein du gouvernement pour « contrer l’extrémisme » musulman. Un seul problème dans cette fonction : il était en liaison permanente avec le Conseil pour les Relations Américano-Islamiques (CAIR), la vitrine de l’organisation fondamentaliste des Frères Musulmans liée au groupe djihadiste palestinien Hamas (source). Il ne s’agissait pas, en réalité, de « contrer l’extrémisme », mais de structurer l’alliance politique entre les islamistes et le gouvernement américain dominé par les néo-conservateurs.

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  • « Les électeurs de Trump voient les Démocrates comme le parti des minorités »

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    Entretien avec Lauric Henneton, historien des Etats-Unis par Daoud Boughezala

    Charlottesville (Virginie), le déboulonnage de la statue du général sudiste Lee initiée par des militants antiracistes a provoqué la mobilisation de l’ultradroite. Le 12 août, un suprémaciste blanc a même tué une activiste antifasciste en fonçant sur la foule avec sa voiture. La question raciale, que certains pensaient réglée avec l’élection d’Obama en 2008, n’est pas encore close aux Etats-Unis. Entretien avec Lauric Henneton, spécialiste de l’histoire américaine.


    Plus de cent-cinquante ans après la Guerre de Sécession, pourquoi le conflit mémoriel autour du Général Lee a-t-il rejaillit cet été ?

    La Guerre de sécession n’est toujours pas terminée, pour un certain nombre de Sudistes, et il est fort possible qu’elle ne le soit jamais tout à fait. Dans un premier temps, après 1865, il a fallu trouver un sens à l’Histoire, à la défaite des Confédérés. Il s’agissait d’une « étrange défaite » dans la mesure où ils estimaient leur cause juste et se pensaient protégés par Dieu (mais les Nordistes aussi). Ils étaient persuadés d’incarner la véritable essence des Etats-Unis, contrairement aux Yankees.

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  • chaos migratoire, chaos financier, chaos mondialiste

    C’est aujourd’hui que le gouvernement effectue officiellement sa rentrée, période estivale qu’Emmanuel Macron a achevé par un nouveau couac, une nouvelle maladresse à l’issue de sa mini tournée (plutôt ratée)  des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne). Le président européiste entendait obtenir  de ses interlocuteurs  une réforme de la directive sur le travail détaché;  son arrogance de donneur de  leçons,  la fatuité de ses  sentences sur les valeurs bruxelloises lui ont surtout valu de nombreuses moqueries et  un sévère recadrage du Premier ministre polonais  Beata Szydlo . En France, alors que la cote de popularité du chef de l’Etat a déjà dévissé de manière très brutale ces dernières semaines, les choses sérieuses commencent véritablement maintenant pour le tandem Macron-Philippe, tant les sujets (légitimes) de colère et d’inquiétude sur le front économique, social, sécuritaire, migratoire  ne manquent pas en cette fin d’été. La droite républicaine au pouvoir entre 1995 et 2012 s’était signalée par un laxisme proprement dramatique dans sa  gestion de l’immigration, Nicolas Sarkozy battant un triste record en matière d’accueil d’une immigration de peuplement planétaire. Mais quand celle-ci vient chatouiller les moustaches de l’électorat bourgeois des centre-villes, le ton monte.  Le maire LR du  XVe arrondissement de Paris, Philippe Goujon,  s’émeut ainsi (à juste raison) de l’installation par l’Etat dans un gymnase universitaire, sans prévenir personne et avec la complicité de la catastrophique Anne Hidalgo,  de 440 jeunes immigrés clandestins, les fameux migrants.

    Une  politique du fait accompli, de dispersion de l’immigration, que les  riverains  concernés  du XVe ont accueilli avec colère. Interrogé par RT,  Philippe  Goujon s’est hissé à la hauteur des sentiments  de ses administrés : « Cela dénote un profond mépris de la part des autorités gouvernementales et du ministre de l’Intérieur, aussi bien des élus locaux et du maire que je suis, que des habitants qui ont aujourd’hui 500 migrants sous leurs fenêtres ». « Je conteste l’absence de politique migratoire du gouvernement, qui est absolument la même, en tous cas je ne vois pas la différence entre celle d’Emmanuel Macron et celle de François Hollande, qui consiste à accueillir tous les migrants quels qu’ils soient (…).  Parmi ces 500 migrants il y en a à peine 20 % qui sont éligibles au droit d’asile.Que fait-on des 80 % restants ? On va les expulser, évidemment, mais pourquoi les avoir accueillis sur notre territoire ? ». « Tout pays a le droit de protéger ses frontières et d’accueillir sur son sol ceux seulement qu’il veut accueillir. Cela n’est pas le cas en France car il n’y a pas de maîtrise de l’immigration. Cette politique amène à un désastre ». Mieux vaut tard que jamais pour s’en rendre compte M. le maire.

    D’un désastre l’autre, 100 000 manifestants ont défilé samedi à Barcelone pour réagir  aux attentats revendiqués par l’Etat Islamique et commis par six jeunes Marocains  qui ont  frappé la ville et la commune de Cambrils les 17 et 18 août. Les commentateurs ont noté que le Roi d’Espagne présent dans le cortège avait été hué et sifflé par les indépendantistes catalans qui ont aussi conspué la politique étrangère espagnole, notamment les relations nouées avec l’Arabie saoudite. Nous relèverons surtout  la niaiserie des slogans sur les banderoles qui n’avait rien à envier à ceux des bobos parisiens au lendemain des attentats du bataclan et des terrasses:  « Je n’ai pas peur » , « non à l’islamophobie », « l’immigration est une richesse », « vous n’aurez pas ma haine » , « la meilleure réponse : la paix »… bref pasdamalgam dans l’Europe  des bisounours. 

    Certes, nous n’avons jamais confondu, et Bruno Gollnisch le premier,  les terroristes djihadistes décérébrés, manipulés,  avec l’ensemble de la communauté musulmane, mais ce type de cérémonie expiatoire a aussi (surtout)  pour but de légitimer dans les esprits la nécessité d’une poursuite de l’immigration non européenne. Il en va de même du sondage relayé par  France soir sur l’intégration des immigrés de confession musulmane. Cette étude est-il écrit, « menée par la fondation allemande Bertelsmann, s’est intéressée à l’intégration des immigrés musulmans en Europe dans cinq pays différents (France, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni et Autriche). Les résultats montrent de vrais progrès dans l’intégration des immigrés musulmans, malgré les obstacles dans l’éducation et l’accès à l’emploi, ainsi que face aux attitudes xénophobes » – xénophobie qui est l’apanage  des méchants européens et pas des gentils immigrés bien sûr…

    « Au sujet de la xénophobie » est-il indiqué, « la France s’en sort mieux que ses voisins européens: ainsi, 14% des Français interrogés disent ne pas vouloir de voisins musulmans. Ils sont 21 % au Royaume-Uni, 19 % en Allemagne, 17 % en Suisse et 28% en Autriche. Les musulmans représentent environ 5% de la population en Europe de l’ouest, rappelle l’étude qui assure que les personnes peuvent cohabiter sans problème » insiste France soir  au cas ou nous n’aurions pas bien compris le message.

    Il nous parait là aussi utile de préciser que  l’Institut Bertelsmann à l’origine  de cette étude est tout sauf un organisme impartial, neutre, mais au contraire un élément actif dans le dispositif de propagande et d’action en faveur des politiques mondialistes. L’immigration de peuplement, nous la savons, est un des instruments les plus redoutables, les plus mortifères,  de destruction  des identités et des  souverainetés nationales, parmi ceux  utilisés contre les peuples et les  pays européens . C’est ce même institut qui,  en 2015,   arguant d’une baisse importante du nombre de travailleurs en Allemagne, indiquait qu’ « un demi-million d’immigrants seront nécessaires chaque année pendant 35 ans »…

    Pierre Hillard  a écrit un ouvrage très fouillé et documenté paru en 2009  sur cette Fondation-Institut  Bertelsmann qui a été créée en 1977 ( La Fondation Bertelsmann  et la gouvernance mondiale, éditions Francois-Xavier de Guibert)  dans lequel il  a décrit ses objectifs : « la construction européenne, le renforcement du partenariat transatlantique, (l’élaboration d’une) politique au Proche-Orient subdivisée en deux parties ; Israël et le monde musulman.»

    Il le résumait alors sur le site dE&R:  « dans le cas européen, les efforts de la Fondation Bertelsmann sont probants puisqu’elle a joué un rôle décisif dans la relance du projet de constitution européenne après les non français et hollandais en 2005. En effet, un rapport a été adopté par le Parlement européen en janvier 2006 appelant à remettre sur les rails l’idée d’une constitution dotée de la personnalité juridique (droit accordé à l’Union européenne d’être un acteur reconnu sur la scène internationale). Malgré le non irlandais en juin 2008, le projet de constitution est maintenu. Or, les deux rapporteurs, les députés anglais et autrichien au Parlement européen, Andrew Duff et Johannes Voggenhuber, ont travaillé en liaison étroite avec la Fondation Bertelsmann. Celle-ci a bénéficié de relais au sein du Parlement européen comme les présidents des commissions des Affaires étrangères et constitutionnelles (Elmar Brok et Jo leinen) pour remettre en vigueur l’idéal politique de Valéry Giscard d’Estaing (…).  Parallèlement à l’évolution de la politique européenne, la Fondation Bertelsmann s’active dans le renforcement des liens transatlantiques (…). »

    «Ces ambitions ( d’une gouvernance mondiale politique, financière et monétaire)  vont très loin soulignait M. Hillard  puisqu’il est spécifié qu’une arène monétaire  doit voit le jour de part et d’autre des rives de l’Atlantique. C’est l’annonce en filigrane d’une monnaie transatlantique », et la poursuite des efforts pour « la création d’un grand marché transatlantique » sur les conséquences duquel le FN alerte régulièrement nos compatriotes et qui fut au cœur de la campagne frontiste pour les élections européennes en 2014. N’en doutons pas, du chaos migratoire au chaos financier,  toutes ces menaces là restent d’une brûlante actualité et seront au cœur de ce quinquennat Macron.

    https://gollnisch.com/2017/08/28/chaos-migratoire-chaos-financier-chaos-mondialiste/

  • KRACH ÉCONOMIQUE AMÉRICAIN ET MONDIAL D’ICI TROIS À CINQ ANS AU PLUS TARD

    Marc Rousset

    Le monde vit dans un système économique où profits et bonus vont aux banquiers alors que les pertes sont assumées par les gouvernements et les clients.

    Le monde occidental vit dans un système économique où les profits et les bonus vont aux banquiers alors que les pertes sont assumées par les gouvernements et les clients. Le NASDAQ à 6.200 est encore plus élevé que son pic précédent en mars 2000, juste avant de dégringoler de 79 % ; la prochaine fois – ce peut être demain matin -, la dégringolade sera de 90 % ! Le Dow Jones n’en finit pas également de monter jusqu’à bientôt 22.000. L’implosion à venir des bulles d’actifs et de dettes à travers le monde est plus que certaine.

    Depuis la suppression de la convertibilité du dollar en or par Nixon, la dette totale publique et privée des États-Unis qui était de 1.700 milliards de dollars en 1971 s’élève, aujourd’hui, à 67.000 milliards de dollars. En 2000, la dette des États-Unis s’élevait encore à seulement 30.000 milliards de dollars ; elle a donc presque doublé au cours des seize dernières années, suite à la perte de compétitivité des entreprises américaines face au libre-échange mondialiste et suite aux folles dépenses militaires impérialistes des États-Unis, qui parlent de paix et de droits de l’homme du matin jusqu’au soir, mais dont le budget militaire représente à lui seul plus de 60 % des dépenses militaires dans le monde – Chine et Russie incluses. La décision toute récente de Trump d’augmenter les effectifs en Afghanistan et les pressions des conservateurs pour continuer à jouer le rôle de gendarme dans le monde auront pour effet de maintenir les dépenses militaires états-uniennes à un niveau stratosphérique. Depuis 1971, la dette totale des États-Unis a ainsi été multipliée par 39, alors que, pendant la même période, le PIB n’était multiplié que par 16. Le dollar ne tient, en fait, que par la confiance accordée à la puissance militaire américaine, nonobstant les fondamentaux économiques qui sont catastrophiques et qui se détériorent continuellement.

    À Wall Street, le ratio cours/bénéfice des actions est de 30, soit exactement au même niveau qu’en 1929. En réalité, tous les actifs (actions, obligations, immobilier) ont atteint des niveaux record car les taux d’intérêt sont manipulés à la baisse par les banques centrales dans le monde, qui pratiquent toutes la folle politique de l’assouplissement monétaire quantitatif, seulement dénoncé à ce jour par Jens Weidmann, président de la Bundesbank, mais minoritaire au Conseil des gouverneurs de la BCE.

    Tandis que les banquiers s’enrichissent d’une façon éhontée, le salaire réel hebdomadaire du travailleur américain, qui était de l’ordre de 800 dollars dans les années 1970, non seulement n’a pas augmenté, mais il a baissé pour se situer autour de 700 dollars depuis les années 1990 jusqu’à nos jours, avec une précarité de plus en plus grande, un grand nombre d’Américains n’étant même plus comptabilisés comme chômeurs car ayant renoncé à trouver un emploi.

    Un indice accusateur qui ne trompe pas : l’Union européenne, après avoir déjà institué officiellement la « chyprisation » et la spoliation des déposants en cas de faillite prononcée des banques, envisage maintenant de prendre des mesures pour empêcher les déposants de retirer leur argent liquide avant la faillite imminente ! Le plan envisagé consisterait à bloquer les retraits pendant cinq à vingt jours, une prolongation étant possible, voire permanente. Cela n’est pas sans nous rappeler les mesures semblables déjà prises en 2016 par Michel Sapin et le législateur français pour bloquer, si nécessaire pendant plusieurs mois, les retraits des comptes d’assurance-vie ! La preuve est faite que les gouvernements savent qu’ils sont en faillite, que le système bancaire est en faillite. La seule solution, pour nos élites incapables depuis quarante ans, c’est la fuite en avant et l’impression de monnaie jusqu’à la catastrophe inévitable et une crise d’hyperinflation comme en Allemagne en 1923 !

    Rappelons-nous la prédiction du grand économiste autrichien puis américain Ludwig von Mises (1881-1973) : « Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté. » Bref, la Charybde de la déflation et de la dépression économique imminente ou la Scylla de l’hyperinflation à venir.

    Et la France, dans tout ça ? Sa situation, suite à son inimaginable laxisme social et migratoire, suite à son gaspillage des ressources publiques avec une administration pléthorique, est aussi grave que celle des États-Unis. Macron sera balayé par la crise économique à venir et il ne lui reste qu’à faire sa prière, d’autant plus qu’au-delà du risque états-unien évoqué ci-dessus, la crise peut prendre naissance également en Europe, au Japon, en Chine, et même dans les pays émergents en cas d’augmentation subite des taux d’intérêt.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • EMMANUEL MACRON, ARROGANT ET IDÉOLOGUE…

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    Le locataire de l’Élysée a fustigé le gouvernement légitime d’un autre État européen.

    La joute verbale entre le Président français et le Premier ministre polonais a atteint un degré d’hostilité rare dans les échanges entre exécutifs de pays membres de l’Union européenne. Au lieu de s’en tenir à la question des travailleurs détachés qui est pleinement justifiée, le locataire de l’Élysée a fustigé le gouvernement légitime d’un autre État européen en le mettant littéralement au ban de l’Europe sur l’ensemble de sa politique.

    Plus intelligemment, Mme Beata Szydło a donné, non sans ironie, une leçon quasi maternelle à un dirigeant dénué d’expérience et de modestie qu’elle a renvoyé aux affaires mal en point de son pays. On aurait pu se passer de cette passe d’armes.

    Elle ne risque pas de faire avancer un problème qui souligne les divergences d’intérêts des États européens. L’Allemagne et les pays du Nord en général tournent à plein régime et connaissent le plein-emploi. L’impact des travailleurs détachés sur le chômage est donc faible mais le dispositif favorise la compétitivité, notamment en pesant à la baisse sur le coût du travail. Mme Merkel est favorable à une révision en douceur, et n’a pas l’intention de braquer son ombrageux voisin de l’Est pour complaire à la cigale française. Les pays de l’Est estiment que l’Europe se doit de leur offrir les conditions du rattrapage et qu’avant de parler de convergence des règles, il faut assurer l’égalité des conditions de vie.

    Ces contradictions apparaissent également sur la question de l’immigration. L’Allemagne en a besoin en raison de son hiver démographique et est embarrassée, à ce sujet, par sa culpabilité historique. Le bloc de Visegrád, qui sert d’auxiliaire à la production germanique et veut brandir ses identités nationales sauvées du communisme, tient à préserver le système du travail détaché et s’oppose même à l’admission des migrants qui tentent de se faire passer pour des réfugiés.

    Comment expliquer l’attitude du chef d’État français dans un contexte aussi complexe ? Est-elle purement tactique dans le but d’isoler Varsovie, déjà en conflit avec Bruxelles ? Si cette interprétation était juste, elle se serait traduite par des soutiens fermes d’autres pays à la position française. Tel n’est pas le cas. Certains, comme l’Allemagne ou l’Autriche, soutiennent mollement. D’autres promettent, comme la République tchèque ou la Slovaquie… de convaincre les partenaires du groupe de Visegrád, c’est-à-dire la Hongrie et la Pologne, qui manifestent une opposition résolue. Une déclaration agressive à l’encontre de la Pologne formulée devant le président bulgare, socialiste jugé pro-russe, n’était pas la manœuvre la plus judicieuse pour obtenir le consensus.

    Cette maladresse peut être mise sur le compte du manque d’expérience et de l’arrogance naturelle de Macron. Elle trahit davantage, selon moi, une position idéologique. En tant que défenseur de l’intérêt national, il a raison de vouloir remettre en cause la directive sur les travailleurs détachés. Attaquer la Pologne en bloc, c’est-à-dire juger la politique nationale d’un État, lorsqu’on est soi-même à la tête d’un autre pays, au nom de la vision idéologique que l’on a de l’Europe, est une ingérence caractérisée qui ne défend pas l’intérêt de la France ni même celui de l’Europe, mais tend à diviser celle-ci. Lorsque Chirac reprochait à la Pologne d’acheter des avions aux États-Unis plutôt qu’à la France, il avait raison car il dénonçait un manque de solidarité continentale. Lorsque Macron, au lieu de s’en tenir aux travailleurs détachés, condamne globalement les orientations politiques de la Pologne, il soulève une tout autre question.

    Mêler à ce débat les questions de l’immigration extra-européenne ou des conceptions nationales en matière de droit et de justice révèle une dérive européenne qui consiste à s’immiscer dans ce qui relève du choix des peuples, en fonction de leur identité nationale. La Pologne ne souhaite pas que son identité catholique, essentielle dans son histoire, soit remise en cause. C’est la raison pour laquelle elle ne désire pas une immigration musulmane et entend sauvegarder une politique familiale fondée sur la différenciation des sexes.

    En élargissant le conflit à ces questions, le Président français est sorti de son rôle et a pris une posture idéologique qui ne peut échapper aux électeurs de droite distraits ou naïfs qu’il a pu séduire. On demande au chef d’État français de défendre l’intérêt national, non sa conception idéologique de l’Europe.

    http://www.bvoltaire.fr/emmanuel-macron-arrogant-ideologue/