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international - Page 947

  • Non au traité de libre-échange du CETA !

    Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

    Les eurodéputés viennent de voter le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. La plupart des droits de douane seront abaissés et de très nombreuses mesures techniques sont prévues, telles que l’augmentation des quotas d’importation de viande canadienne vers l’Europe, la protection d’appellations européennes au Canada… Ce traité, a priori, ne paraît pas catastrophique. Mais en réalité, le diable nord-américain est entré dans la forteresse Europe ; c’est le début de la longue descente aux enfers vers la folle intégration économique du Canada, de l’Amérique et de l’Europe en passant par la petite porte ! Pensons à ce qui s’est passé, à la dérive progressive entre l’acceptation du principe de l’IVG en France, à ses premiers débuts, et la lamentable situation actuelle !

    Ce traité doit être rejeté et combattu pour son principe car le ver est dans le fruit ! Il est inadmissible qu’au nom de la liberté des échanges, des entreprises multinationales puissent attaquer demain ou après-demain des États en justice devant des tribunaux d’arbitrage privés ! On a vu ce que cela a donné avec l’affaire Tapie ! Le droit public souverain des États doit primer par principe non négociable sur les intérêts économiques des entreprises sans indemnisation d’aucune sorte.

    Maurice Allais estimait qu’une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’était souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux regroupant des pays économiquement et politiquement associés, de développement économique et social comparable. Il stigmatisait la politique de libre-échange mondialiste poursuivi par Bruxelles, dénonçait la destruction de l’industrie et préconisait la préférence communautaire disparue peu de temps après Maastricht, suite à l’entrée sur scène de l’OMC.

    L’objectif de cette préférence communautaire serait de faire en sorte que, pour chaque produit ou groupe de produits, un pourcentage minimal de la consommation communautaire soit assuré par la production communautaire. La valeur moyenne de ce pourcentage, selon Maurice Allais, pourrait être de l’ordre de 80 %.

    Ce système serait donc extrêmement souple. En permettant d’assurer, pour chaque produit, 80 % de la consommation communautaire, cela permettrait d’éviter la disparition partielle ou totale de secteurs entiers d’activité.

    En permettant, pour chaque production, des importations de l’ordre de 20 % de la consommation communautaire, le système permettrait à la concurrence internationale de s’exercer efficacement.

    Un niveau moyen de protection de 20 % de chaque secteur ne serait nullement protectionniste au sens où l’entendent les partisans du libre-échange mondialiste. Aujourd’hui, le rapport de la valeur des importations extra-communautaires au produit intérieur brut marchand est d’environ 12 % ; aux États-Unis, il est de 15 %. C’est à ce chiffre qu’il convient de comparer le niveau moyen suggéré de 20 % dans chaque secteur, ce qui éviterait la fuite de « savoir-faire » et la perte d’emplois dans certains secteurs. C’est toute la différence qu’il y a entre le libéralisme intelligent et le stupide « laissez-faire », entre l’Europe ouverte et l’Europe offerte. Un système de contingents vendus aux enchères constituerait le seul moyen d’assurer une protection raisonnable. Les contingents, une fois fixés, et les licences d’importation correspondantes vendues aux enchères, l’économie de marché jouerait totalement dans le grand marché communautaire.

    Dans le secteur de l’agriculture, le système de la protection contingentaire serait identique à celui du reste de l’économie. On pourrait seulement dans ce secteur abaisser le pourcentage d’importations à 10 %, la consommation communautaire étant assurée pour 90 % par la production communautaire.

    En matière de protectionnisme, il faut agir avec le bon sens de la ménagère qui, selon la température extérieure, ferme hermétiquement, entrebâille ou bien ouvre largement ses fenêtres, et cela dans un espace économique suffisamment important afin de bénéficier des économies d’échelle.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • On est d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on a la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures

    Extrait du livre de Patrick Buisson, « La Cause du peuple » sur la notion de frontière.

    6a00d83451619c69e201bb097985ba970d-800wi.jpg« Les partisans de la suppression des frontières se recrutaient quasi exclusivement dans les catégories dont la caractéristique commune était d’avoir les moyens financiers nécessaires pour se prémunir contre les effets délétères du libre-échange et de la libre circulation. On était d’autant plus favorable à l’abolition des frontières extérieures qu’on avait la ressource de s’abriter derrière des frontières intérieures. Frontières spatiales : les privilégiés qui habitaient les centres urbains ne connaissaient de l’immigration que la main-d’œuvre à bon marché des clandestins dont ils s’attachaient les services à vil prix. Frontières sécuritaires : la célébration du métissage se faisait à l’abri du double digicode et, dans les quartiers résidentiels, sous la surveillance de vigiles et d’agents de sécurité, dont le nombre avait plus que doublé en vingt ans ; au reste, le prix du foncier protégeait des réalités les plus déplaisantes de la mixité sociale plus sûrement que les barrières élevées entre les États-Unis et le Mexique ou Israël et les Territoires palestiniens. Frontières culturelles et scolaires : là encore le discours moralisateur dissimulait un féroce égoïsme de classe qui conduisait la nouvelle bourgeoisie urbaine à accaparer le système méritocratique au bénéfice de sa progéniture scolarisée dans les meilleurs établissements. Frontières économiques, enfin : par leur intégration à l’économie-monde, les classes dominantes se trouvaient en situation d’en confisquer la plupart des bénéfices selon le schéma parfaitement décrit par Louis Schweitzer, l’ancien président de Renault, devenu dans l’intervalle une figure emblématique de la « lutte contre les discriminations » quand il déclara : « La mondialisation, ce sont des salaires américains pour les dirigeants et des salaires chinois pour les ouvriers. » Décor flatteur mais trompeur, l’«ouverture» et tous ses sous-produits sémantiques formaient la nouvelle ligne Maginot morale derrière laquelle s’abritaient les intérêts de classe des catégories supérieures, le précipité existentiel du bien-être et de la bonne conscience.

    A l’inverse, la France des campagnes et du périurbain subissait les conséquences en chaîne  de la globalisation. C’est cette France des nouveaux damnés de la terre évincés des grandes métropoles par le prix de l’immobilier et chassée des banlieues par la pression de l’immigration qui, sous les coups de butoir de l’économie-monde, avait été également la première victime de la recomposition sociale du territoire, la grande perdante de la lutte des places et de la société d’«ouverture» incriminant pêle-mêle dans ce processus d’éviction la responsabilité des oligarchies financières, des élites corrompues et plus généralement celle des «puissants». »

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde

     

  • CETA: les mondialistes pris la main dans le sac

    «VRP du libre échange», le commissaire européen au Commerce, la suédoise Cecilia Malmström,  a averti: «Le monde nous regarde». C’est aujourd’hui, en sa présence, qu’une majorité de députés du Parlement européen s’est prononcée en faveur de l’adoption du traité de libre échange entre l’UE et le Canada, le fameux CETA(Comprehensive Economic and Trade Agreement), dont la négociation a été cédée à l’Union européenne, quoi qu’il en dise, par François Hollande, simple gouverneur de province sous tutelle bruxelloise. Un traité qui devra cependant être ratifié par la totalité des Parlements des pays membres de l’UE, ce qui repousse fortement dans le temps son application provisoire, prévue au mois d’avril. Une approbation qui était acquise, les formations de la gauche et de la droite antinationales, européistes étant majoritaires comme chacun le sait au Parlement européen. Le CETA a donc été voté par  408 élus dits conservateurs, socialistes, libéraux, réformistes, sociaux-démocrates - c’est-à-dire par les  députés Français euro-fillonistes et socialo-macronistes.  254 parlementaires dont ceux du FN  s’y sont opposés, 33 se sont abstenus .

    Ce CETA a été d’ores et déjà approuvé le 24 janvier par une large majorité de députés libéraux et socialo-européistes siégeant dans la Commission commerce international du  Parlement européen. A contrario, la Commission de l’emploi et des affaires sociales du PE où, certes , les élus libéraux  et  centristes-fédéralistes (PPE et ALDE) sont minoritaires, a voté  une motion encourageant le Parlement à rejeter l’accord. Outre Marine Le Pen, l’ensemble des autres candidats à la présidentielle française, à l’exception d’Emmanuel Macron qui y est clairement favorable et de François Fillon à la position sciemment nébuleuse, y sont opposés.

    Derrière « l’harmonisation des normes sanitaires et environnementales », l’ouverture promise à nos entreprises de « débouchés » vers l’immense Canada à nos entreprises, toutes choses vantées par les propagandistes de cet accord, la réalité est bien différente. Les écologistes par exemple notent très justement que si le CETA prévoit l’arrêt par étapes des subventions accordées en faveur des énergies fossiles…ledit arrêt n’a aucun caractère exécutoire et contraignant sur le plan légal.

    En revanche  Marine, qui a déposé une proposition de résolution contre l’adoption du CETA la semaine dernière, Bruno Gollnisch, les députés européens FN l’ont dit avec force, le CETA se traduira en fait par une destruction de nos emplois. Cet accord éradique officiellement 99% des droits de douane entre le Canada et l’UE, supprime les contingents, protège très mal nos AOC, favorise les éleveurs canadiens utilisant hormones et activateurs de croissance qui ont des coûts de revient plus avantageux que les nôtres. Quant à certains de nos services publics, ils seront tenus de fonctionner dans une logique purement marchande, au détriment de leur mission en faveur de tous les Français; les multinationales pourront attaquer les Etats devant des tribunaux d’arbitrage, nous assisterons à l’avènement d’une justice privée d’exception qui s’imposera à notre droit national.

    Bien sûr,  le socialiste Martin Schulz, qui a quitté son poste de président du Parlement européen pour  se lancer en Allemagne dans la joute électorale, espérant succéder la chancelière Angela Merkel, est un soutien fanatique du CETA,  comme le président du Conseil européen,  Donald Tusk.  « S’il y a bien une erreur que nous pourrions commettre aujourd’hui, c’est de rejeter le CETA » déclarait M Schulz en octobre dernier: « Le gouvernement suédois (gauche, soutenu par les Verts), le gouvernement deLisbonne (soutenu par la gauche et le parti communiste), le gouvernement italien, la France, l’Autriche, la Slovaquie, la République tchèque. Tous les partis socialistes sont pour. Ce sont les dirigeants socialistes d’Europe, nous sommes en faveur du CETA. C’est un nouveau type d’accord commercial, qui introduit des droits sociaux de base dans nos relations commerciales » affirme-t-il.

    Persécuteur en chef du FN au Parlement européen, à l’origine des attaques judiciaires  et des accusations contre les  députés frontistes, nous avons appris ces dernières heures, via   les révélations du Sunday Times et de Der Spiegel,  que Martin Schulz  « aurait fréquemment utilisé un jet privé coûtant 20 000 euros de l’heure, pour voyager entre Bruxelles, Strasbourg et Berlin. Or, son lieu de travail n’est limité qu’à la capitale belge.  L’ancien président du Parlement aurait aussi demandé à ses assistants de se livrer à des tâches non comprises dans leurs prérogatives. Ainsi, l’un d’eux aurait démissionné après s’être vu demander à plusieurs reprises… de repasser les pantalons de Martin Schulz.»

    «Sont aussi évoquées des pratiques de clientélisme : des alliés de Schulz auraient été nommés à des postes grassement payés au sein de l’administration du Parlement, sans passer par les procédures régulières de recrutement. En outre, les personnes nommées n’auraient, dans de nombreux cas, pas disposé des qualifications requises pour ses postes. En réaction à ces révélations, Ingeborg Grässle, qui dirige le puissant comité de contrôle budgétaire des fonds de l’Union européenne, a déclaré que l’ancien président du Parlement avait créé un système stalinien de clientélisme et qu’il était nécessaire d’ouvrir une enquête. Schulz a outrepassé les règles sans gêne pour satisfaire son ambition politique. J’espère que ces révélations feront l’objet d’une enquête, a-t-elle déclaré. » Si c’est Mme Grässle qui le dit!

    https://gollnisch.com/2017/02/15/ceta-mondialistes-pris-main-sac/

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  • Strasbourg : capitale européenne des Kurdes - Journal du Mardi 14 Février 2017