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lobby - Page 1187

  • LA COUR DES COMPTES JUGE SÉVÈREMENT LE PREMIER BUDGET GÉRÉ PAR M. MACRON

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    La Cour des comptes va sortir, le 23 mai, son rapport sur le budget 2017, mais Le Monde a pris connaissance à l’avance de son contenu. Ce rapport juge férocement la politique du gouvernement sortant et les débuts du nouveau.

    M. Hollande et ses ministres, MM. Sapin et Eckert, sont accusés d’insincérité, c’est-à-dire que leurs chiffres étaient faux et qu’ils camouflaient, par des artifices comptables, l’augmentation du déficit. M. Macron a hérité, en mai 2017, d’un budget qu’il avait en partie préparé, bien qu’il eût démissionné avant son adoption par le Parlement. Les dépenses avaient déjà été engagées, mais il avait tout loisir d’imprimer sa marque par un collectif budgétaire et une réorientation des crédits. Or, il n’a rien fait et la Cour des comptes lui reproche d’avoir laissé les dépenses filer. Elles ont, en effet, augmenté de 4,8 % (progression la plus forte depuis 2007) ! Un chiffre énorme si on le compare à l’inflation, qui stagne autour de 1 %. (En principe, si la gestion était saine, un budget ne devrait jamais augmenter plus que l’inflation !)

    Or, le retour inespéré de la croissance est venu au secours de M. Macron (mais c’est la principale caractéristique de notre nouveau Président : être servi par une chance insolente !). Le PIB a augmenté, en 2017, de 2,3 %, le chiffre le plus fort depuis vingt ans (mais qui reste modeste si on le compare aux performances des autres nations européennes). Résultat : les recettes ont bondi de 5 %, permettant une toute petite baisse du déficit, de l’ordre de 1,4 milliard. Une paille, car nous dépensons encore 67 milliards de plus que nous ne percevons ! Nous ne couvrons que 80 % de ce que nous dépensons, un déficit colossal qu’il faudrait, en principe, éliminer car la dette a atteint des sommets qu’elle ne peut plus dépasser. Comme les recettes ne sont pas extensibles (il est impossible de les augmenter de 20 %, sauf à assommer les Français), la seule voie de salut consiste à comprimer sérieusement les dépenses, et c’est ce que n’a pas fait le gouvernement de M. Macron.

    Certes, la croissance camoufle ces mauvais résultats : le déficit a baissé de 3,4 % à 2,6 % du PIB, uniquement parce que celui-ci s’est accru. Pour la même raison, la dette représente 96,9 % du PIB (chiffre qui est resté stable), mais elle n’est pas plus soutenable qu’autrefois et nous frisons toujours la faillite. Or, celle-ci nous est interdite, car les pays qui se sont retrouvés dans cette situation (l’Argentine et la Grèce) avaient un excédent des finances publiques, hors service de la dette. Nous empruntons non pas pour rembourser ce que nous devons, mais pour finir nos fins de mois, et si nous faisions défaut sur la dette (comme certains le préconisent), nous serions dans une situation épouvantable, car il nous manquerait 40 milliards par an, même si nous ne remboursions plus les intérêts des emprunts. M. Macron va-t-il enfin redresser la barre ? Va-t-il enfin faire 20 milliards d’économies ? Nous le verrons bientôt !

    http://www.bvoltaire.fr/cour-comptes-juge-severement-premier-budget-gere-m-macron/

  • Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

    6a00d83451619c69e20224e03b9c6e200d-800wi.jpgDe la CFTC Métallurgie des Yvelines :

    "Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

    Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

    Qu'est-ce à dire?

    1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

    2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

    3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

    Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

    Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

    Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/pr%C3%A9l%C3%A8vement-%C3%A0-la-source-le-voile-se-l%C3%A8vecontre-les-familles.html

  • Vous avez dit complot? “Fake news”? Bruno Gollnisch plonge un député LREM dans l’embarras

    Hier, mardi  22 mai , le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était auditionnée devant la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale pour tenter de vendre à son auditoire la très controversée  loi d’essence totalitaire, dite anti-fake news par les macronistes,  anti fausses nouvelles en bon français (voir ici et  ici). Mme Nyssen a défendu la mise en place d’une censure d’Etat au motif que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus… »   De manière toute aussi inquiétante pour l’avenir, elle a  loué l’action des organes de propagande visant à énoncer  le vrai et à traquer le faux qui sévissent  dans les médias aux mains de MM. Drahi ou Niel-Pigasse, que sont  le Check News de Libération et le Decodex du Monde. 

    Commissaires politiques qui ont reçu l’appui hier du député  LREM Pieyre-Alexandre Anglade qui a désigné   à la vindicte, sans les nommer expressément  les chaînes d’informations russes: «La dissémination de fausses informations ne se fait pas au hasard (…).  Elle répond souvent à une véritable stratégie politique, financée parfois par des Etats tiers à la frontière orientale de l’Union européenne, visant à diviser nos sociétés (et) à affaiblir le projet européen.  » Et nous qui pensions naïvement que c’était le projet européiste, le libre échangisme  mondialiste et l’immigration massive qui détruisaient nos sociétés et affaiblissaient l’Europe, non tout ça c’est la faute à Moscou! 

    C’est ce même Monsieur Anglade qui en tant  que rapporteur  du projet  de loi de lutte contre les fausses informations a donné  la réplique à Bruno Gollnisch le 16 mai. Le  député européen  frontiste était présent à la Commission des affaires  européennes de l’Assemblée nationaleprésidée par Madame Sabine Thillaye pour espérer quelques éclaircissements  sur les motivations des auteurs de cette loi très inquiétante.

    Le moins que l’on puisse dire est que la maladresse  embarrassée des propos  de Pieyre-Alexandre Anglade tentant  de répondre aux faits historiques rappelés par Bruno Gollnisch  est assez éclairante... C’est cet extrait que nous vous proposons dans la vidéo ci-dessous.

    https://gollnisch.com/2018/05/23/vous-avez-dit-complot-fake-news-bruno-gollnisch-plonge-un-depute-lrem-dans-lembarras/

  • Islam radical dans les médias : de quoi cette empathie est-elle le nom ? L’exemple de Libération

    islam_radical_medias-600x357.jpg

    Alors que débute le Ramadan et que 300 imams étrangers arrivent sur le territoire national, une étrange ambiance règne dans les médias quand il s’agit d’évoquer l’islam radical. Un cas d’école avec Libération, le 14 mai 2018.

    Après l’attentat perpétré à Paris le samedi 12 mai 2018 par un tueur islamiste musulman, Libération a publié un article donnant la parole à d’anciens camarades de classe et à un ancien professeur du terroriste. Les témoignages anonymes sont ceux de quatre personnes ayant connu le tueur ainsi que son complice au lycée Marie-Curie de Strasbourg. Ce qu’ils racontent est édifiant et ajoute à ce que l’on sait par ailleurs de l’état mental, intellectuel et ethnique des lycées français. Toute aussi édifiante est la façon dont Libération « raconte » les faits, par le prisme de ses témoins.

    Voyage au bout de l’islamisme

    Comme il est devenu habituel, le tueur musulman était « gentil », « timide », « sympathique » et rien ne semblait le prédisposer à tuer des innocents avec un couteau de cuisine. C’est ce qui ressort des témoignages. Libération ne prend pas la peine, ni le recul critique, une vertu pourtant éminemment journalistique, d’interroger ce fait : quelle information se cache derrière ce qui est dit depuis plus de trois ans, après chaque attentat islamiste, au sujet de tueurs toujours présentés ainsi ? Et que signifie que des journaux tels que Libération fassent ressortir de tels portraits au sujet d’assassins, sans en interroger le sens ?

    Les témoignages vont très loin dans l’empathie, bien plus que tout ce que pourrait imaginer l’observateur moyen concernant un autre cas de figure potentiel, par exemple si un tel article était publié au sujet d’un tueur évangéliste du Sud des États-Unis : le terroriste musulman « allait chercher à manger », « il n’avait pas de musique sur son téléphone », « on ne le soupçonnait pas de quoi que ce soit », « c’était un mec discret et gentil », « c’était un ami », « il disait qu’il voulait sauver des vies », « nos classes étaient mixtes, avec des athées, des chrétiens et des musulmans. Il n’y avait pas de discrimination », « ils me montraient des textes ou des images pour me prouver que le Coran n’incitait pas à la violence », « personne ne pouvait imaginer cela de quelqu’un de si respectueux, si poli », « un mec adorable, il était discret, studieux, il voulait devenir médecin », « ce qu’il a fait est impardonnable mais quand on l’a connu, quand on l’a côtoyé pendant trois ans, quand on a mangé avec lui pendant trois ans, ça nous choque que le voir diabolisé par les médias » (sic !), « on sait tous qu’il s’est fait laver le cerveau »… Un tueur gentil, sympa, un pote auquel il n’aurait pas fallu toucher, lequel est cependant coupable d’un attentat au motif d’une conception religieuse et politique totalitaire du monde. Imaginons que Libération ait existé en 1945, il est permis de se demander si sa rédaction aurait mené l’enquête au lycée de Himmler, histoire de voir si ce garçon reconnu coupable de quelques meurtres n’auraient pas été un type discret, sympa et poli…

    Par contre, son complice et supposé inspirateur est présenté comme le grand méchant de ce drame. L’effet de contraste est saisissant, renforçant le sentiment d’empathie véhiculé par les témoignages au sujet du tueur. N’oublions pas, à ce propos, que ce qui est dit par les témoins dans cet article résulte d’un choix de la rédaction de Libération, laquelle ne publie pas ici l’intégralité des propos des témoins mais ce qu’elle veut publier. Le complice ? « Je sais qu’il voulait partir en Syrie pendant un petit moment. C’était des rumeurs comme cela. Après ça s’est étendu et tout le lycée l’a su et après il s’est calmé et il a dit qu’il avait retrouvé la raison. On se moquait de lui en disant qu’il allait partir en Syrie », « il était assez brutal », « plus pratiquant », « il voyait tout à travers le prisme de la religion », « j’avais bien perçu qu’il y avait un problème quant à sa vision de la démocratie ou sur le rapport aux femmes. Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes », « il avait fait un exposé sur le sujet et j’ai dû y mettre fin car je ne pouvais pas laisser dire tout ça au sein d’une institution laïque », « quand je le voyais parfois après le bac, je changeais de trottoir », « il avait une vision extrémiste, en tout cas poussée de l’islam. Il s’exprimait toujours contre les actions terroristes mais il disait aussi que c’était normal qu’il y ait des attaques si la France lançait des frappes en Syrie », « il tenait toujours à ce qu’on ne fasse pas d’amalgame entre islam et terrorisme »…

    Ce qui devrait étonner Libération

    ‣ Le complice de l’assassin est présenté comme violent et ses camarades se méfient de lui depuis qu’il s’est levé en classe et a jeté violemment des tables et des chaises dans un mur.

    ‣ Ce même complice est radicalisé et fait un exposé de propagande sur l’islam radical en classe, même si cet exposé est interrompu.

    ‣ L’avancée discrète des islamistes radicaux apparaît comme une stratégie évidente dans ce cas d’école et pourtant de cette stratégie Libération ne dit mot.

    Plus surprenant encore :

    Dans un lycée de la République française, la question de l’islam est devenue centrale : au point que l’on peut envisager d’en exposer les doctrines sectaires et radicales en classe. Il est possible d’affirmer dans ce cadre que la « charia est une bonne chose ».
    Un élève peut se lever et jeter chaises et tables contre un mur.
    Des individus scolarisés en France tiennent ouvertement des propos de collaboration avec des ennemis de la France
    Les lycéens s’amusent, se moquent d’un individu radicalisé dont il est supposé qu’il envisage de partir en Syrie
    Le chef d’établissement d’un lycée de la République doit concentrer son attention sur des musulmans attirés par le salafisme, source avérée du djihadisme.
    Le quotidien n’interroge pas l’origine des deux complices, ni le fait qu’ils sont des migrants devenus français depuis peu.

    Cette phrase : « Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes » devrait interpeller les journalistes des médias officiels. Dans l’expression du témoin, le voile en tant que marqueur de l’inégalité hommes femmes au sein de l’islamisme est évident. Voilà qui donne de la perspective à un autre moment de présence de l’islam dans l’espace public et médiatique français, une présence qui est devenue permanente : l’intervention de la musulmane voilée présidente de l’UNEF Sorbonne à la télévision, le 14 mai ; une musulmane voilée prenant la parole en tant que syndicaliste étudiante, responsable d’un syndicat féministe et « progressiste » de gauche.

    Devant les critiques, une salve d’empathie à fusé, un peu comme au sujet du « sympathique » lycéen devenu tueur dans les rues de Paris. Pourtant, le simple bon sens ne peut que conduire à dire ceci : il est incroyable qu’une représentante syndicale de l’UNEF soit voilée, et tout autant incroyable que nombre de journalistes ne voient pas une évidence en cela. Ce qui n’est pas le cas par exemple de Marianne, très clair à ce sujet. D’autres discours deviennent pour le moins confus : ici. Discours de méconnaissance complète des stratégies des islamistes en direction de la jeunesse. N’est-il pas problématique qu’une religion en particulier occupe une telle place, quotidienne, empathique et souvent militante, dans l’espace public de la République laïque, avec le soutien d’une partie de la gauche radicale et la bienveillance de nombre de médias officiels ?

    Tribune reprise du site OJIM

    https://fr.novopress.info/210871/islam-radical-dans-les-medias-de-quoi-cette-empathie-est-elle-le-nom-lexemple-de-liberation/#more-210871

  • Italie : Toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

    6a00d83451619c69e20223c84cf53f200c-800wi.jpgEn Italie :

    "Quelque 30 points développés dans un document de 58 pages. Voilà ce que contient le « contrat de gouvernement pour le changement » de Matteo Salvini et Luigi Di Maio.  Le texte a été plébiscité, à plus de 90 %, par les militants des deux partis consultés ce week-end. Et, d'après un sondage publié samedi, 60 % des Italiens souhaiteraient donner leur chance à ce programme. Dans le texte final, la remise en cause de l'euro ou encore la demande à la BCE d'annuler 250 milliards d'euros de dette italienne, critiquées avec virulence, ont disparu. Demeurent les mesures phares sur lesquelles  les deux forces antisystème ont bâti leur succès électoral. Si leur financement reste très vague, leur coût est estimé entre 100 et 170 milliards d'euros, creusant encore les déficits sans se soucier de réduire l'énorme dette publique, chiffrée à plus de 2.300 milliards d'euros soit 132 % du PIB. [...]

    « Payez moins mais payez tous. » C'est l'un des slogans de la Ligue pendant la campagne électorale au cours de laquelle elle promettait d'introduire un impôt sur le revenu à taux unique de 15 %. Cette mesure dans l'un des pays européens où la pression fiscale est la plus élevée permettrait, selon Matteo Salvini, la relance de la consommation et la réduction de l'évasion fiscale, elle aussi record. Pour les simples contribuables comme pour les entreprises, ce sont finalement deux taux de 15 % et 20 % qui seront institués. [...]

    Un centre pour augmenter les expulsions de migrants sera ouvert dans chaque région. Le nombre de places de crèche gratuites pour les familles italiennes sera quant à lui augmenté, tandis que celui pour les étrangers sera limité. Les mosquées et les camps de Roms irréguliers seront fermés, et les prédications devront être faites en italien.

    Une loi renforçant la légitime défense à domicile sera adoptée.Les peines de prison pour vols et violences sexuelles seront renforcées. Une réforme rendant plus difficile la prescription sera lancée. La sévérité sera aussi accrue pour les cas de corruption en particulier au sein de l'administration, avec l'interdiction pour les corrompus comme pour les corrupteurs d'y travailler. Des « agents provocateurs »permettront en outre de tester l'honnêteté des fonctionnaires. Le programme reste en revanche extrêmement vague sur la question du conflit d'intérêts, délicate aussi bien pour Silvio Berlusconi, allié de Matteo Salvini, que pour Davide Casaleggio, une des figures du M5S.

    Le souverainisme sera désormais la boussole de la diplomatie italienne basée « sur la centralité de l'intérêt national et le principe de non-ingérence dans les affaires des autres Etats ».L'appartenance de l'Italie à l'Otan est confirmée mais, dans le même temps, la Russie est considérée comme « un partenaire commercial et économique de premier plan ». Outre l'appel à un dialogue approfondi avec Moscou, Rome demande la levée immédiate des sanctions adoptées par l'UE à son encontre.

    [...] Toute personne ayant subi une condamnation pour corruption, ayant été condamnée ou faisant l'objet de poursuites judiciaires pour des faits graves ou faisant partie de la franc-maçonnerie (!) ne pourra pas entrer au gouvernement."

    Proposition intéressante. Rappelons l'incompatibilité de l'appartenance à l'Eglise et à la franc-maçonnerie.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Marc Trévidic : « Le moteur du terrorisme islamiste est la haine du Français »

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    9115-20180523.jpg« Il y a une spécificité du terrorisme islamiste c’est la haine du Français, la haine du mécréant, la haine d’une jeune femme que l’on n’estime pas assez habillée. »

    L’ancien juge antiterroriste qui a eu face à lui avant leur passage à l’acte, Adel Kermiche l’égorgeur du père Hamel en 2016 à Saint-Etienne du Rouvray, ainsi que Larossi Abballa qui a assassiné le couple de policiers de Magnanville sous les yeux de leur fils de quatre ans, déclare qu’il faut d’abord utiliser les moyens légaux existants et bien les utiliser, avant de se lancer dans de nouvelles mesures qui sortent du droit, inapplicables et contre-productives : « Avec des moyens un peu plus étoffés on peut détecter les éléments de radicalisation. »

    Dans un récent sondage Elab, les Français ne sont pas de cet avis : 80 % d’entre eux sont pour l’expulsion des étrangers fichés S, 77 % pour interdire le retour des Français partis se battre en Irak et en Syrie et 74 % pour la rétention administrative des fichés S les plus dangereux.

    « La réponse est évolutive » assure Marc Trévidic. « Dès qu’on détecte quelqu’un que l’on considère dangereux, il faut la capacité de mettre le paquet. On se rend compte souvent, a posteriori, qu’il y avait des éléments qui auraient dû nous mettre la puce à l’oreille. Avec des moyens un peu plus étoffés, on a peut-être des chances de les arrêter avant et cela reste dans notre système de droit », estime le désormais premier vice-président au tribunal de grande instance de Lille.

    Marc Trévidic a commenté la proposition de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, qui souhaite la création d’un parquet national anti-terroriste, précisant qu’il fallait décentraliser ce parquet et créer impérativement des antennes en province où les magistrats de terrain auraient des contacts avec les policiers et les agents de renseignements de terrain : « Aujourd’hui tout remonte à Paris. La DGSI c’est le même problème. Ils ont des agents sur le terrain qui font des rapports qui sont lus une semaine après à Levallois. »

    La France est aujourd’hui le pays d’Europe le plus ciblé par l’Etat islamique avec 245 victimes. Un pays miné par la haine de la France en effet, entretenue par des décennies d’idéologie anti-raciste et de repentance portée par le ministère de l’Education nationale, les médias et les gouvernements, sur lesquelles le communautarisme islamiste fait son lit dans nos banlieues et nos quartiers.

    Article paru dans Présent daté du 22 mai 2018

    https://fr.novopress.info/210864/marc-trevidic-le-moteur-du-terrorisme-islamiste-est-la-haine-du-francais/

  • "Tuer un enfant, est-ce la solution ?"

    6a00d83451619c69e20224e03b9354200d-250wi.jpgFrance Info s'est intéressé aux militants pro-vie d'Irlande, qui appellent à voter non au référendum sur l'avortement :

    "Kathryn Egan ouvre délicatement sa main. "Vous voyez, c'est à ça que ressemble un bébé à douze semaines", dit-elle. Au creux de sa paume, cette Irlandaise de 62 ans tient un petit objet rose en plastique. Il s'agit d'une représentation d'un fœtus aux yeux fermés, les membres recroquevillés. "Oh, je ne savais pas, je n'avais jamais vu ça..." répond une habitante debout sur le seuil de sa maison, en se penchant pour observer l'objet."C'est normal, ni les médias ni le gouvernement ne montrent ça", reprend la militante "pro-vie", en remettant l'accessoire dans sa poche.

    Durant deux heures, la banquière et son binôme, Félin Donelly, un médecin généraliste, quadrillent un lotissement du nord-ouest de Galway, dans l'ouest – conservateur – de l'Irlande. Dans la fraîcheur de ce début mai, les deux bénévoles pour le groupe anti-avortement Love Both ("Aimez les deux", autrement dit la mère et "l'enfant à naître") se déplacent de maison en maison pour diffuser leur "propagande", comme ils la nomment. Ils sondent les habitants en vue du référendum du 25 mai. Les Irlandais doivent en effet se prononcer sur l'abrogation du 8e amendement de la Constitution, qui interdit l'avortement dans le pays, sauf en cas de danger de mort pour la mère.

    "J'ai rencontré tellement de femmes inconsolables après avoir avorté. En tant que médecin, on ne peut ignorer cette souffrance", souffle Félin Donelly, 50 ans, en glissant un tract dans une boîte aux lettres. "Cette souffrance nous y faisons très attention, assure Kathryn Egan, en frappant à une nouvelle porte. Le bébé en plastique, on ne le sort pas tout le temps. Pour les femmes qui ont eu une fausse couche, cela peut être très violent. On essaye de voir quelle personne se trouve face à nous."

    Comme eux, environ "3 000 personnes" dans le pays militent activement pour le "non" à l'abrogation du 8e amendement, selon les chiffres d'un responsable de la campagne. Un vote positif permettrait au Parlement de légiférer et d'élargir l'accès à l'avortement. Pour le moment, le gouvernement de Leo Varadkar du parti Fine Gael (centre-droit), à l'initiative de ce référendum, s'est prononcé pour légaliser l'avortement jusqu'à 12 semaines, comme le Sinn Féin (républicanisme irlandais), le Labour (gauche) et le Parti vert (écologiste).

    6a00d83451619c69e20224df3499a6200b-250wi.jpgDepuis l'annonce du référendum il y a deux ans, des centaines de militants "pro-vie" se sont mis en ordre de marche. A Galway, des affiches géantes de fœtus et d'échographies couvertes de chiffres et de slogans bordent désormais l'allée principale de la ville. On y voit un nouveau-né "surpris" d'apprendre qu'on souhaite "légaliser l'avortement jusqu'à six mois", ou invitant les Irlandais à "rejoindre la rébellion".

    Les "pro-vie" mènent une guerre de communication, avec un discours millimétré pour contrer les "pro-choix". La référence au Royaume-Uni, l'ancien colonisateur et pays où de nombreuses Irlandaises vont avorter, est permanente. "Un enfant sur cinq est avorté en Grande-Bretagne", "depuis la légalisation de l'avortement en Grande-Bretagne, le taux d'avortement a explosé", répète en chœur un groupe de jeunes militants à la sortie du cinéma de Galway, encore animés par la projection d'un film sur un médecin américain pratiquant des avortements, condamné en 2013 pour le meurtre de bébés nés en vie. [...]

    "Les pro-avortement n'arrêtent pas de parler de choix mais ils n'évoquent que celui de l'avortement", dénonce Patrick Finegan, fils de fermier aux boucles blondes. "Est-ce que tuer un enfant est la solution ? Le 'bébé à naître' n'a lui jamais le choix !" s'indigne le jeune homme de 21 ans, membre d'une association d'aide aux enfants trisomiques. "Il y a plein d'autres façons d'aider les femmes qui ne veulent pas de leur enfant, pensez à l'adoption, renchérit son ami Radko Vykukal, 22 ans. Depuis la légalisation du mariage gay [en 2015], la demande d'enfants est d'autant plus grande. [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html