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lobby - Page 1709

  • 17 députés français se rendent en visite officielle en Crimée, dans un contexte de crise agricole due aux sanctions russes.

    C’est à l’initiative du député républicain, Thierry Mariani, que  dix-sept parlementaires (dont 3 sénateurs) sont partis mercredi pour Moscou. Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq, Jacques Myard, Yves Pozzo Di Borgoainsi que la plupart de leurs compagnons de voyage, sont des récidivistes; en septembre 2014 ils s’étaient déjà rendus en Russie en compagnie de 14 parlementaires pour assurer le Kremlin de leur soutien dans la crise ukrainienne. Ils ont, comme la fois précédente, rencontrer Sergeï Narychkine, le Président de la Douma. L’originalité, cette fois-ci, tient au fait qu’ils se sont rendus en Crimée. Le rattachement de la Crimée à la Russie, selon la volonté de ses habitants, avait été le prétexte aux séries de sanctions que l’Occident a depuis, fulminées contre la Russie.

    Christine Dalloz, Yannick Moreau tous les deux Républicains, et Jérôme Lambert (RRDP) sont les nouveaux venus, cette année.

    Les parlementaires étaient en Crimée ce jeudi et y resteront demain. Il ont confié au Courrier de la Russie qu’ils militent pour une « Grande Europe, [dans laquelle] nous sommes de toute façon « condamnés » à travailler avec la Russie. L’affaire ukrainienne est un cancer qu’il faut stopper, et pour cela, il faut garder le contact. »

    Un voyage qui rappelle également la visite de parlementaires français à Damas, reçus par Bachar-el-Assad: quatre députés en février 2015, parmi lesquels Jacques Myard, et tout récemment, le parlementaire chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson .

    L’Ukraine veut interdire son territoire aux députés…

    Thierry Mariani ajoute : « la Crimée est historiquement russe. Point final. On ne lutte pas contre l’Histoire. Et si quelqu’un estime qu’il s’agit d’une violation du droit international, eh bien, je suis très fier, à 56 ans, de commencer une carrière de délinquant international ! » A propos d’une éventuelle interdiction d’entrée en Ukraine, il précise: « Je connais bien l’Ukraine et j’y étais encore il y a un mois, à titre personnel, afin de rédiger un rapport pour l’Assemblée nationale. J’attendrai que le pouvoir actuel – dont, à mon avis, les jours sont comptés – tombe et je retournerai en Ukraine lorsqu’un nouveau gouvernement sera en place.»

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  • Avortement : des femmes pour le maintien du délai de réflexion obligatoire

    Le délai de réflexion avant un avortement est un des sujets du projet de loi santé, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Gènéthique a sollicité des femmes qui ont accepté de partager leur expérience et ont donné leur témoignage en répondant à un questionnaire en ligne. Alors que la commission des affaires du Sénat vient de relancer le débat en supprimant cet article, Gènéthique restitue leur parole. Elles sont 64 à avoir répondu. La moyenne d’âge de ces femmes est de 26 ans. La plus âgée a 67 ans, la plus jeune 16 ans. L’une d’elle a du avorter à 14 ans. Si l’échantillon n’a pas de valeur représentative, cette consultation donne cependant sa place dans ce débat à la parole de femmes directement concernées par l’avortement et qui se disent en majorité favorables au maintien du délai de réflexion obligatoire.

    Plusieurs expliquent qu’il est même trop court. L’une d’elle raconte :

    A« J'y ai été forcée par ma famille et je pense que si le délai avait été plus long j'aurais pu réussir à m'organiser pour garder cet enfant, ou du moins réussir à me battre contre ma famille ».

    Une autre précise :

    « C'est trop court et avec la pression des familles et du compagnon, il faudrait qu'on nous écoute plus car c'est nous qui en souffrons après »

    Une troisième, qui n’a pas bénéficié du délai de réflexion, explique :

    « Car à l'heure d'aujourd'hui je serai sûrement maman ».

    Elles légitiment l’opportunité de ce délai en évoquant souvent leur souffrance après l’avortement : 

    « Je suis allée au bout du processus d'avortement... Je l'ai regretté aussitôt... Ça fait deux ans... Je ne m'en suis toujours pas remise, je pleure mon enfant que j'ai tué... Je donnerai tout pour revenir en arrière et le garder... » « J’ai avorté (…), mais j’ai encore du mal à dormir et pourtant cela fait 3 ans et demi ».

    Une femme raconte :

    « Je n’ai eu que 2 jours de réflexion. En septembre 2008, j'ai arrêté la pilule. Je n’arrive plus à tomber enceinte ».

    A fortiori, l’une d’elle explique que ce délai lui a permis « d’éviter de faire la plus grosse erreur de ma vie », tandis qu’une autre ajoute :

    « Sans cette réflexion à l'heure d'aujourd'hui je n'aurais pas mon bébé, c'est une longue semaine certes mais pour les femmes qui doutent, elle est importante ! ».

    « Certains membres de ma famille me mettaient la pression. Grâce à ces 7 jours, j'ai trouvé la force de les affronter et de refuser d'avorter. »

    « J'ai changé d'avis. Après le choc de la nouvelle, cette période m'a permis de revoir la situation et de comprendre qu'il est possible de garder cet enfant. »

    Si certaines estiment que ce délai est inutile, plusieurs femmes, qui n’ont pas pu en bénéficier expriment leurs regrets :

    « J'ai eu un rendez-vous pour une ordonnance de prise de sang pour le groupe sanguin et le lendemain, on m'a donné le traitement. Je regrette énormément. J'aurais aimé avoir du temps car c’est très dur. J'aurais pu réfléchir et dire non à ceux qui m'y ont amenée ».

    « Avec le recul, je pense que si j’avais eu le délai légal, je ne l’aurais pas fait ».

    La plupart des femmes qui ont répondu au questionnaire disent qu’elles ont avorté. Une décision souvent contrainte : si 12 femmes considèrent que l’avortement était « une  évidence, cette grossesse n’était ni prévue, ni désirée », et pour 5 autres, juste « une alternative possible », 33 d’entre elles expliquent que l’avortement a été « une réponse douloureuse à une situation sans issue ». Et elles sont 19 à exprimer que cette solution n’était pas la leur, mais « la réponse qui m’était imposée ».

    Elles racontent :

    • « Sous pression j'ai avorté ».
    • « C’est ma mère qui a décidé l’avortement »,
    • « j'ai décidé, à bout de lutte contre le père de l’embryon et ma mère, d'accepter l'Ivg médicamenteuse ». 
    • « J'ai été contrainte de subir une IVG médicamenteuse. On m’a imposé de ne pas le garder ».
    • « J'ai décidé d'avorter à cause de mes proches car ils me rabaissaient tous en me disant : ‘T’as que 14 ans, tu vas niquer ta vie, t'es encore a l'école et tout’. Mais pour moi dans ma tête, je m'en foutais, j'étais prête à le garder et à assumer ».

    Au terme de cette enquête, il apparaît que les femmes sont loin de demander prioritairement des facilités d’accès à l’avortement, en supprimant par exemple le délai de réflexion entre les deux rendez-vous. Bon nombre d’entre elles regrettent d’avoir été au bout de la démarche, elles regrettent d’avoir avorté. Elles reposent la seule vraie question qui soit quand une grossesse non désirée s’annonce : comment aider, accompagner ces femmes pour qu’elles puissent accueillir l’enfant qu’elles portent ? 40 ans après le vote de la loi Veil, cette question essentielle, qui était et qui demeure une obligation légale introduite dans la loi, est restée lettre morte et n’a fait l’objet d’aucune proposition politique.

    Michel Janva

  • TrollingMarx (1) : Le journal de gauche "Le Monde" ne veut pas accueillir de migrants :(

  • Le soulagement de Viviane Lambert

    Voilà le visage de l'intégrisme qui fait trembler la République selon Laurent Joffrin :


    Viviane Lambert "un grand soulagement" par UnionArdennais

    Michel Janva

     

  • Eustace Mullins - Les Secrets de la Réserve Fédérale 2/4 (le cartel bancaire de la FED)

  • La liberté d’expression sous le boisseau

    La liberté d’expression, la liberté de la presse et de l’édition sont-elles menacées aujourd’hui en France ? Oui, assurément si l’on en juge par le nombre de procès apparus récemment dans la République des lettres (Fallaci et Houellebecq pour les plus récents) et par les réactions suscitées chez certains chiens de garde de la pensée unique par les livres de Robert Ménard et de Daniel Carton qui ont osé malmener certains tabous et bouleverser des dogmes bien établis.

    Une furieuse envie de pénal

    Le juridisme s’est peu à peu introduit dans le monde littéraire, de manière insidieuse d’abord avec des procès intentés à Antoine Gaudino, par exemple, pour La Mafia des tribunaux de commerce, ou l’action entreprise contre Michel Houllebecq, coupable d’avoir mis en scène dans Les particules élémentaires un camping alternatif charentais peuplé de « pouffiasses karmiques », description qui a eu le tort de déplaire à son propriétaire !

    On ne compte plus, ces dernières années, les lettres d’avocats, convocations, demandes d’interdiction faites par tel ou tel taliban de prétoire, soucieux du respect de l’ordre moral ou désireux aussi de ne pas enfreindre les règles du nouveau droit à l’image. On pourrait croire également avec les récentes interdictions de Rose Bonbon ou de Baise-moi que le temps du puritanisme et des bigots est revenu.

    Même volonté de censure avec les deux procès intentés à Michel Houellebecq et Oriana Fallaci, coupables aux yeux des associations musulmanes (et anti-racistes) qui les poursuivaient, d’avoir diffamé l’islam, le premier dans un roman, la seconde dans un pamphlet où elle disait ce qu’elle avait sur le coeœur.

    Ces nouveaux censeurs ont ainsi voulu transformer les prétoires en des lieux où l’on décide ce que l’on doit dire ou ne pas dire. Mal leur en a pris d’ailleurs puisque les magistrats ont estimé que les deux écrivains n’étaient pas coupables de délits de « racisme » ou « d’incitation à la haine raciale ».

    Mais il est symptomatique de constater combien la France regorge de ces organisations croyant incarner le bien, la morale ou les bons sentiments et qui s’érigent ainsi en juge du prêt-à-penser obligatoire.

    Corollaire de ce phénomène, la judiciarisation de l’édition est la conséquence directe du désengagement progressif de l’Etat de la chose publique, remplacé par une société civile activiste, avide de procès et donneuse de leçons.

    En effet, avant même que l’Etat dise quelque chose, les associations et les groupes de pression interviennent, tapent du poing sur la table, voulant domestiquer la justice à leur profit.

    Au centre de ce petit monde s’affirme chaque jour un peu plus le pouvoir des avocats qui taillent, coupent et tranchent, tiennent des chroniques judiciaires dans tel magazine professionnel de l’édition, conseillent de nombreux éditeurs et servent de gourou aux écrivains en vogue.

    Ainsi, le terrorisme intellectuel existe toujours et les « hommes du ressentiment » récemment dénoncés dans Le Figaro par David Martin Castelnau sont tapis dans l’ombre, toujours prêts à haïr davantage et à s’acharner impunément sur une nouvelle cible, eux qui ont réhabilité la haine en politique et ont « envie de pénal » comme ils pourraient avoir envie d’une bonne bouteille !

    La grande peur des bien pensants

    Très attentifs aux messages des media dès qu’il s’agit de parler de censure politique, les Français ne se rendent pas compte que, depuis des années maintenant, les journalistes travestissent l’information au mépris du devoir et de la liberté d’informer.

    Les deux livres publiés par Daniel Carton d’une part (1) et Robert Ménard et Emmanuelle Duverger d’autre part (2) sont, à cet égard, emblématiques du malaise ambiant. Ils mettent, avec talent, un coup de pied dans la fourmilière du politiquement correct. Le premier souligne la collusion des journalistes politiques avec le pouvoir, de droite comme de gauche. Le second énumère la liste des barrières juridiques qui s’accumulent pour entraver la liberté. A commencer, bien sûr, par les lois Pleven et Gayssot qui poursuivent les incitations au racisme et au négationnisme, comme vient d’en être victime l’éditeur révisionniste Jean Plantin, récemment condamné à six mois de prison ferme. Comme l’a rappelé dans les colonnes du Figaro le ministre syrien de l’information : « En France, il existe des lois qui interdisent au philosophe Roger Garaudy et à l’abbé Pierre de dire des choses que nous autres Syriens considérons comme normales ».

    Ardent défenseur du modèle américain et du 1er amendement de la Constitution qui garantit une totale liberté de débattre, le fondateur de Reporters sans frontières et la responsable de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme estiment de leur côté que « tout doit pouvoir être discuté. Les Français sont adultes. Il faut en finir avec cette capitalisation de la pensée (…) pour qu’en France nous n’ayons plus seulement le droit de nous taire ».

    Et ils précisent pour ceux qui n’auraient pas bien compris : « Ras-le-bol du « devoir de mémoire », des commémorations, des bons sentiments dégoulinants – ces jeunes de banlieue forcément victimes des forces de l’ordre, ces « sans papiers » qu’on devrait accueillir sans jamais fixer de limite, ces anti-mondialisations tellement plus sympathiques que le FMI, nouvelle incarnation de l’ordre dévoreur d’enfants du tiers-monde – du « principe de précaution », de tout ce bric-à-brac à la mode qui nous empêche de réfléchir. De l’audace, du souffle, du culot ».

    Les deux auteurs remettent également en cause la censure en invoquant la défense des bonnes mœoeurs (affaire « Rose bonbon ») ou le secret d’Etat. Ils s’attaquent aux associations de défense des droits de l’homme et expliquent que le droit français sur la presse fait de notre pays l’un des plus rétrogrades. Ils rappellent fort opportunément que la loi de 1880 sur la presse, que personne n’ose toucher, comporte une vingtaine d’articles limitant la liberté d’expression !

    Autre morceau de bravoure de leur ouvrage, la dénonciation des pratiques de journaux qui, comme le Canard Enchaîné ou Charlie Hebdo, réclament la censure de certaines idées en voulant faire interdire des points de vue opposés aux leurs.

    De son côté, Daniel Carton administre une volée de bois vert aux journalistes politiques, trop souvent complaisants envers le monde du pouvoir. Il ne ménage pas la rédaction du Monde et décoche des flèches qui font mal au point de montrer que finalement l’information tourne bien vite à la désinformation systématique pour cause de copinage et de complicités. Il dissèque les méthodes de fonctionnement de Jean-Marie Colombani, d’Alain Duhamel ou Jérôme Jaffré et démontre, preuves à l’appui, la réalité de l’omerta journalistique.

    Après la polémique récente sur les « nouveaux réactionnaires », coupables, pêle-mêle, de ne pas être islamophiles, de déplorer la destruction de l’école, de refuser les pleurnicheries droits-de-l’hommistes, bref de porter un jugement critique sur le monde actuel, cette nouvelle percée de résistance montrerait-elle que les temps changent ?

    On constate, effectivement, que le débat public et intellectuel, même s’il est étroitement surveillé par les bien-pensants, se libère d’une certaine contrainte. Les excès commis par les Chiennes de garde qui voulaient bannir du vocabulaire certains mots jugés sexistes et les exigences des associations homosexuelles pour punir les propos « homophobes » ont lassé bon nombre de leurs anciens complices. Tout comme d’ailleurs les fureurs juridiques des « nouveaux progressistes » commencent à fatiguer le monde même de la justice. Il convient cependant de ne pas se réjouir trop vite. La grande peur des bien-pensants n’est pas près de désarmer !

    Françoise Monestier

    (1) « Bien entendu… c’est off », éditions Albin Michel, 15 euros.

    (2) « La censure des bien-pensants », Albin Michel, 15 euros.

    http://www.polemia.com/la-liberte-dexpression-sous-le-boisseau/

  • Cazeneuve ment sur les chiffres des déboutés du droit d'asile !