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lobby - Page 1757

  • La tripartition n'est pas le tripartisme...

    Depuis le premier tour des élections départementales, un terme nouveau a fait sa percée dans le vocabulaire politique et journalistique : le tripartisme, selon lequel le paysage électoral serait divisé en trois partis se partageant les électeurs et, donc, qui aurait tous la possibilité d'exercer le Pouvoir d’État, selon une cadence plus ou moins bien réglée. En fait, cela me fait sourire (tristement...) et m'apparaît comme un simple miroir aux alouettes destiné à brouiller un jeu déjà passablement ennuyeux, tout démocratique qu'il soit : le tripartisme n'existe pas, et je ne sais pas s'il faut s'en féliciter, ou non.

    Nous assistons plutôt à une tripartition du paysage politique entre trois forces principales, mais pas dominantes de la même manière : la Droite dite républicaine, la Gauche social-démocrate et le Front national. Les résultats des dernières élections infirment la thèse du tripartisme pour la simple raison que, dans une démocratie représentative (en particulier dans le système français de la Cinquième République, « majoritaire » plutôt que « proportionnel »), ce qui compte, ce n'est pas tant le nombre de suffrages exprimés pour tel ou tel parti, mais le nombre de sièges obtenus par chacun d'entre eux. Le constat est clair : la tripartition électorale ne se confirme pas en tripartisme départemental : les 25 % de suffrages exprimés pour le mouvement lepéniste n'aboutissent qu'à un maigre lot d'élus (une trentaine de binômes sur plus de deux mille cantons, soit moins de 2 % de sièges obtenus), et le bipartisme n'est nullement remis en cause, qu'on le regrette ou non. Maurras disait qu'une politique se jugeait à ses résultats, et l'on pourrait en dire de même en arithmétique électorale, évidemment avec une certaine ironie...

    Dans un système électoral fondé sur le scrutin majoritaire à deux tours, seul le résultat en terme de sièges compte, et un parti isolé n'a que peu de chances d'emporter la mise, au contraire d'un système proportionnel, sans doute plus juste quant à la représentation politique et démocratique, mais périlleux pour les capacités de décision et d'action de l’État. Certains y verront un moyen pour le « pays légal » de pérenniser son pouvoir sur les institutions et les rouages du Pouvoir, et ils n'auront pas tort, mais, en politique, il ne suffit pas d'avoir raison pour être efficace. Les élections régionales pourraient bien confirmer cette formule, une fois de plus, même si un scrutin proportionnel de liste peut favoriser une plus grande représentation des partis politiques et présenter une certaine dispersion de celle-ci dans les exécutifs locaux.

    Dans l'un ou l'autre des cas, au scrutin majoritaire ou au scrutin proportionnel, les Français se sentent de moins en moins concernés par une démocratie qui semble « faire sans eux », et le divorce entre le « pays légal » et le « pays réel » est bien consommé, même si ni l'un ni l'autre ne s'y résout complètement : se contenter de ce constat n'a d'ailleurs guère de sens ni d'intérêt au regard des défis de demain, et il s'agit bien plutôt de repenser de nouveaux modes d'accord entre les citoyens et leurs représentants, y compris au-delà de la simple représentation. La « nouvelle citoyenneté » que les monarchistes des années 1970-80 voulaient promouvoir passe aussi par le moyen institutionnel : la Monarchie, conçue comme fédérative , en renforçant la magistrature suprême de l’État et l’État tout entier (sans que celui-ci soit invasif et jacobin), permettrait de rendre de nombreux pouvoirs concrets aux familles, aux communes, aux professions, aux régions (voire aux départements, puisqu'ils existent encore...) sans, pour autant, attenter à l'unité française et à l'équilibre national, et limiterait l'influence des partis qui, aujourd'hui, résument la démocratie à une foire d'empoigne sans gloire...

    Pour en finir avec la « fatigue civique » dont l'abstention et le ressentiment électoral sont les signes tangibles, cette révolution royaliste de l’État et des pouvoirs est plus que jamais nécessaire : comme le disait Arnaud Dandieu et Robert Aron dans les revues non-conformistes des années 1930, « quand l'ordre n'est plus dans l'ordre, il est dans la révolution »...

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1210:la-tripartition-nest-pas-le-tripartisme&catid=49:2015&Itemid=60

  • Déchristianisation des jours fériés : 90 % des Français y sont opposés !

    La maison France n’est pas un hôtel low cost préfabriqué dont la laïcité serait le vigile obtus.

    Lundi, ce n’était pas férié pour tout le monde. Le « politologue » Thomas Guénolé a travaillé d’arrache-pied. Et pour cause : son dada, sa marotte, son créneau, c’est la déchristianisation des jours fériés. Il l’a défendue sur RMC au micro de Jean-Jacques Bourdin, avant d’enfoncer le clou sur « Le Plus » du Nouvel Observateur.

    La théorie de ce maître de conf’ à Sciences Po, ancien consultant de Jean-Louis Borloo, est simple : « Alors que les Français de confession chrétienne profitent des jours fériés […], les citoyens d’autres confessions doivent encore demander des jours de congés pour vivre pleinement leur religion. Une inégalité qui prouve que le principe de laïcité est à géométrie variable. » Selon lui, ces six jours fériés devraient pouvoir être pris à des dates variables, pour satisfaire « musulmans », « juifs », « athées », « francs-maçons », etc.

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  • Il y avait ceux qui triaient les juifs et maintenant ceux qui trient les chrétiens

    Lors de son déplacement à la Maison d'Izieu, mémorial d'enfants juifs, François Hollande a évoqué les massacres en cours sans prononcer une seule fois le terme "chrétien", comme le rapporte Minute :

    "[...] Comme il sentait bien qu’on ne lui pardonnerait pas de ne pas faire d’allusion à ce qui venait de se passer au Kenya, il tentât sans aller jusqu’à la profanation, c’est-à-dire sans aller jusqu’à dire que les 44 d’Izieu s’étaient faits 148 en arrivant à Garissa, de prononcer le discours moral, celui du « vivre ensemble » comme on disait alors dans un pays tout entier engagé – du moins à son sommet – dans un combat sans merci contre l’« exclusion »: « La barbarie n’a pas d’âge, pas de couleur. » Ou encore: « Au Kenya, il y a quelques jours, 150 étudiants ont été massacrés par des fanatiques. » Puis, élargissant le propos car il était chef d’Etat et se devait d’avoir une vision globale: « En Syrie, en Irak, des hommes, des femmes, des enfants sont pourchassés pour leur religion, leurs traditions. » Ne jamais nommer l’ennemi, ne jamais désigner le bourreau, c’est ce à quoi il s’était efforcé et il y avait parfaitement réussi. Pas une seule fois il n’avait prononcé le mot chrétien, pas une seule fois non plus le mot musulman. On avait compris que des hommes en avaient maltraité d’autres mais c’est tout. Qu’il y avait des fanatiques, mais des fanatiques de rien, ce qui devait être quelque chose comme des nihilistes. Quelques jours plus tôt, le 2 avril, après que le monde entier avait appris que 148 étudiants chrétiens avaient été massacrés par des musulmans sur le campus de l’université de Garissa, au Kenya, il avait fait rédiger un communiqué qui était un modèle de nuance, on veut dire de lâcheté: « Le président de la République exprime sa solidarité avec le peuple kenyan qui doit faire face au terrorisme le plus abject, celui qui s’attaque à la jeunesse, au savoir et à l’éducation. » Il y avait presque un mensonge par mot. Par omission délibérée. Le « terrorisme le plus abject » cachait le terrorisme islamique – puisqu’on ne pouvait plus parler de terrorisme musulman sans encourir les foudres judiciaires – et les cibles n’étaient ni la jeunesse, ni le savoir ni l’éducation mais les chrétiens. Islamistes 148 – Chrétiens 0. Dit comme ça, ça aurait eu un autre effet [...].

    Et de toute façon, l’ennemi, s’il fallait en désigner un durablement de génération en génération, c’était l’idéologie qui avait tué à Izieu, qui avait tué à Auschwitz où il s’était rendu un peu plus tôt pour le 70e anniversaire de la libération du camp – au moins là le compte était-il rond – et qui tuerait encore demain, jusqu’en France, si… suivez mon regard. « Dans notre civilisation de l’image et de l’information continue, poursuivit-il pour justifier un peu plus son déplacement, les lieux de mémoire et les outils qu’ils proposent sont aussi une indispensable école du discernement et du rappel aux faits historiques face à toutes les falsifications. » [...]

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Tout fout le camp!

    La mort d’un homme est toujours triste et la classe politique a été unanime à faire part de son émotion après le suicide de Jean Germain, sénateur PS et ancien maire de Tours (battu aux dernières municipales), qui n’a pas supporté la rumeur mettant en doute sa probité. Ce proche de François Hollande devait être traduit devant la justice sous le chef, bien exagéré  au regard de son implication réelle disent ses amis, de «complicité de prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics». Il devait comparaître devant le tribunal correctionnel pour avoir organisé de faux mariages de couples chinois.  Ex membre du cabinet du maire de Tours, Lise Han, a été mise en examen pour escroquerie dans cette affaire, soupçonnée d’avoir été la gérante de fait de la société organisant ces unions.

     Manuel Valls a dit qu’il  perdait avec M. Germain «un ami», «un élu extraordinaire.», « un républicain, un laïque engagé (M. Germain était franc-maçon, NDLR), un enseignant». «Elu extraordinaire »? Le dithyrambe est de mise pour saluer le camarade qui s’en va mais  c’est surtout la médiocrité et la bêtise  des attaques du PS contre le FN qui apparaissent  ces dernières  heures.

     La priorité ne serait-elle pas d’endiguer les effets ravageurs de l’idéologie bruxelloise ultra libre échangiste?  D’oeuvrer pour éviter  multiplication des plans de licenciement, les liquidations  d’entreprises  laissant de nouveau sur le carreau ces derniers jours des milliers d’employés Français?

     Non, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale vient d’annoncer la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le « financement du Front National ». Socialistes qui contestent  l’emprunt de 9 millions d’euros obtenu par le FN  auprès de la First Cezch Russian Bank (FCRB), faute pour l’opposition patriotique d’avoir trouvée une banque française désireuse de lui prêter de l’argent.

     Ce sont les députés Razzy Hammadi et Sébastien Denaja qui  présenteront ce mercredi midi, lors d’une conférence de presse, la proposition de résolution du groupe socialiste. Députés PS  qui veulent que  « cette commission analyse les pratiques de financement du Front National par le biais de prêts d’origine russe et en tire, le cas échéance, des adaptations législatives sur le financement de la vie politique ».

     Il est aussi amusant que symptomatique que le PS ait choisi pour mener cette charge, ce petit coup médiatique,  les deux députés en question, peu réputés pour leur «savoir-faire ». Sébastien Denaja, dans le rôle du petit Fouquier-Tinville de troisième zone, n’a guère brillé par la qualité, la pertinence de son  travail parlementaire (et c’est un  euphémisme). Il a  comme rare titre de « gloire » (c’est tout dire) le fait d’avoir apposé son nom en novembre  2012 sur un courrier adressé au ministre de l’Intérieur pour demander «la dissolution immédiate » de l’Institut Civitas. Une association  coupable à ses yeux  d’avoir évacué  lors d’une manifestation en faveur de la défense de la famille traditionnelle, quelques  femens hystériques,  éructant des slogans haineux.

     Quant à M. Hammadi, ci-devant donneur des leçons de morale et de bon goût républicain,  c’est ce même homme qui a été filmé dans les rues de Montreuil hurlant à l’adresse de ses contradicteurs: « L’affaire elle est terminée, enculé de ta race ! », ou encore «Je vais faire descendre toutes les cités de Montreuil ! ».

     En novembre dernier, ce délicat personnage, nous le notions sur ce blogue, jugeait l’emprunt contracté par le FN «choquant, inacceptable ». «L’article L52-8 du code électoral stipule qu’aucun candidat ne peut recevoir, directement ou indirectement, pour quelque dépense que ce soit, des contributions ou aides matérielles d’un Etat étranger ou d’une personne morale de droit étranger. L’enjeu ici est celui de la souveraineté nationale car, comment un parti représenté à l’Assemblée Nationale peut-il aborder, à titre d’exemple, des enjeux d’ordre stratégique et de politique internationale lorsque son financement tient de banques étrangères dont la dépendance politique vis-à-vis du pouvoir de son Etat est avérée ? ».

     Bruno Gollnisch le soulignait, au-delà des mauvais fantasmes et approximations juridiques de cet élu socialiste, sa tentative de  convaincre implicitement les Français que le PS, serait le plus apte à défendre notre souveraineté nationale prêterait à rire si la situation n’était pas aussi grave.

      Un PS qui a tout lâché, trahi le peuple français, et notamment les catégories populaires, le parti des scandales et des magouilles financières à répétition, le parti qui a mis ses pas dans ceux de la droite sarkozyste pour inféoder toujours plus avant la France aux lobbies mondialistes, au Nouvel ordre mondial, à la technocratie Bruxelloise, à l’Otan. Un PS parti de l’étranger qui ose mettre en  doute l’honnêteté et le patriotisme  du FN, on croit rêver !

     Mais il est vrai que contre les nationaux, tous les coups sont permis et que le Mouvement national  reste l’objet d’une haine vigilante, proportionnelle à la frousse obsessionnelle  qu’il  génère chez ses adversaires.

     Ainsi, le couple  bobo-bolcho Alexis Corbière et Raquel Garrido, du Parti de Gauche, une  petite structure mélenchoniste  rattachée au Front de Gauche, a hurlé de nouveau  au complot pro bête immonde. Une fureur relayée par certains médias et notamment slate.fr, le site deMM. Attali et Colombani, laquelle a pour objet  journal pour adolescents  L’Actu. Celui-ci a en effet osé  évoquer le FN dans un récent  numéro (1er avril) , de manière trop factuelle et objective.

     Mme Garrido a annoncé qu’elle allait «désabonner ses enfants de L’Actu» (mais était-elle vraiment abonnée ?). « Alexis Corbière, son conjoint et secrétaire national du Parti de gauche chargé notamment de la lutte contre l’extrême droite lui a emboité le pas en dénonçant, toujours sur Twitter, la une du quotidien sur laquelle on voit Marine Le Pen souriante au milieu d’enfants».

     Prenez ici la mesure  citoyens, du machiavélisme fascisant de ce journal  insiste encore  slate.fr : « A priori, illustrer un numéro qui traite du vote FN chez les jeunes par une photo de Marine Le Pen et de jeunes n’a rien de choquant. A priori seulement (sic). Parce que cette photo reflète parfaitement l’angle premier degré choisi pour traiter cette question certes essentielle de l’attrait croissant des jeunes pour ce parti. Ce que cette photo renvoie aux jeunes lecteurs de L’Actu, c’est l’image d’une femme qui est capable de faire exulter des gamins de leur âge. Et rien d’autre ».

    Il est certain qu’en ajoutant à la photo de Marine une moustache et une  mèche, comme le font depuis  quarante ans les militants d’extrême gauche sur les affiches des candidats frontistes, on est dans le connu, la routine rassurante et confortable…oui mais voilà ça ne fonctionne plus.

     Mais ce n’est pas  tout, nos épurateurs ex lecteurs de Pif gadget contestent aussi  « le dessin de Bridoulot que l’on trouve en tête de la double page Un dessin (…) franchement raciste. Qu’y voit-on? Raquel Garrido, elle, y voit un petit Blanc affirmant qu’il adhère au FN pour lutter contre l’insécurité dans son collège et qui du coup se fait agresser par trois petits basanés qui le traitent de facho et de nazi».

     Ou Bridoulot va-t-il chercher tout ça ? Qu’attend-on pour le priver de ses droits civiques ? Interdire L’Actu? Fusiller sa  rédaction? Déporter ses lecteurs dans un centre de rééducation ?  Liquider  les dirigeants du FN, l’opposition nationale? Décidemment tout fout le camp !

    http://gollnisch.com/2015/04/08/tout-fout-le-camp-2/

  • Pourquoi la famille est la cible prioritaire

    Eric Letty et Guillaume de Prémare nous invitent dans leur dernier ouvrage(1) à « résister au meilleur des mondes ». Ils montrent tout ce qu’il peut y avoir de commun entre la rêverie d’Aldous Huxley sur ce Brave new world et les intuitions impératives d’un Jacques Attali, qui nous ont gouvernés. Nous avons interrogé notre éditorialiste Eric Letty.

    Monde et Vie : Vous indiquez que le clivage gauche droite, malgré son côté suranné, pourrait se survivre dans l’opposition entre progressistes transhumantes et bioconservateurs. Qu’entendez-vous par là ?

    Eric Letty : Cette opposition, que l’on doit au Dr. Laurent Alexandre, président d’une société spécialisée dans le séquençage de l’ADN, me paraît pertinente, bien que je n’aime pas le terme de « bioconservateur ». (Trop souvent, le conservateur campe sur une ligne Maginot de la pensée, qui finit par céder ou être contournée par l’adversaire.) Une utopie, porteuse d’une nouvelle anthropologie, est en train de se mettre en place. elle envisage de recréer l’homme, y compris physiquement, en recourant aux nouvelles technologies : méthodes de procréation artificielle, tri embryonnaire, ectogénèse (l’utérus artificiel), qui débouchent sur un programme eugéniste. La Grande-Bretagne vient ainsi d’autoriser la conception d’enfants à partir de trois ADN, ce qui, comme l’a dit David King, fondateur de l’association Human génétiques Alert, ouvre la porte à « un monde de bébés fabriqués sur mesure »… Ce projet ne se développe pas seulement en France, mais à l’échelle du monde. Financé depuis des décennies par les plus grandes fortunes mondiales, et aujourd’hui par les jeunes entreprises de la Silicone Valley, porté par l’ONU et les organisations qui travaillent avec elle (à commencer par le Planning familial), il vise à imposer un nouvel ordre planétaire et à terme, un gouvernement mondial qui règnera sur des individus sans racine : « l’homme nomade » d’Atlas, ou le citoyen du Meilleur des mondes d’Huxley. Nous avons voulu montrer, Guillaume de Prémare et moi, que la liquidation des nations, la destruction de la famille, la décontraction des normes, l’essoufflement de l’individu, l’idéologie du genre, le « mariage » homosexuel, la conception des enfants en laboratoire, la planification des naissances, le transhumanisme (l’homme « amélioré » ou l’homme robot), et finalement la réduction de l’être humain à un produit, s’inscrivent dans une même logique. Si l’on retrouve dans cette bataille le clivage gauche-droite, c’est dans la mesure où le véritable homme de droite se méfie de l’utopie alors que l’homme de gauche en fait la clé de l’avenir : « elle seule fait avancer le monde » a dit Bernard Kouchner, ancien ministre de François Mitterrand et de Nicolas Sarkozy…

    La culture unisexe est un des principaux vecteurs de cette transformation de l’homme dont vous décrivez la possibilité. Dans le chapitre intitulé la maison sans toit, vous insistez sur une dévirilisation des hommes, qui vous paraît au moins aussi importante que la masculinisation des femmes ?

    Il me semble qu’elle en est la condition. L’homme est en quelque sorte le « maillon faible » de la famille, car il n’entretien pas avec l’enfant un lien aussi fusionnel que la mère qui le porte et le nourrit. A partir du moment où le mouvement féministe, imprégné par le marxisme, est parvenu, conformément au voeu d’Engels, à instaurer jusqu’au sein du couple la lutte des sexes, succédané de la lutte des classes, le père a été mis à la porte de la famille. Mais la situation s’est retournée contre les femmes, par une logique qui aboutit aujourd’hui à dévaloriser la maternité - qui dans le « meilleur des mondes » d’Uxley est taboue. La Bible nous enseigne à ce propos que l’antagonisme entre l’homme et la femme est un effet de la Chut originelle. Adam accusant Eve, tente même d’en rendre Dieu responsable : c’est la faute à elle, la femme que, vous, vous avez mise avec moi… L’opposition de l’homme et de la femme est diabolique.

    Dans les années 70 et 80, on a beaucoup parlé de la lutte contre le totalitarisme. La Chute du Mur de Berlin en 1989 nous adonné l’illusion qu’on avait fini avec lui. Vous montrez au contraire qu’un autre totalitarisme est à l’oeuvre aujourd’hui, plus sournois, moins violent que les totalitarismes historiques : un totalitarisme maternant ?

    Le propre d’un système totalitaire est de conditionner les individus et les masses. Il est possible d’y parvenir en opprimant et en terrorisant ses opposants et son peuple, mais l’utopie, avant d’être répressive, est séduisante. Celle qui se met en place promet aux individus des pays riches (les populations des pays pauvres sont beaucoup moins bien traitées) la sécurité, la santé, la longévité, le bien-être matériel, le droit au plaisir, ce qui nous est présenté comme le bonheur. Mais en isolant et en déresponsabilisant les personnes, elle les dépossède de deux dimensions propres à l’être humain : le lien social, bâti sur la charité, et la vraie liberté, fondée sur la vérité.

    Vous montrez enfin que l’intention profonde des millions de personnes qui ont défilé entre 2012 et 2014 à l’invitation de la Manif pour tous est d’enter en résistance contre ce Monde nouveau et déshumanisant. Comment voyez-vous la pérennité de ce mouvement ?

    Pour la plupart, les manifestants n’avaient pas conscience de ce qu’ils combattaient. Le simple bon sens et un réflxe altruiste les ont conduits à s’opposer à la loi Taubira dénaturant le mariage, à la gestation pour autrui, à la promotion de l’idéologie du genre à l’école… Mais la loi Taubira n’est qu’une étape, en France d’un processus utopique aux dimensions mondiales. Par son caractère de mobilisation populaires, la Manif pour tous constitue une nouveauté d’ordre politique. IL lui reste désormais à trouver un mode d’expression qui lui soit propre, en évitant de tomber dans les pièges du système. Nous sommes tous appelés à la résistance.

    I) eric Letty et Guillaume de Prémare, Résistance au Meilleur des mondes, éd. Pierre-Guillaume de Roux 2015, 212 pp. 19€

     

    Monde & vie de février 2015

  • Hervé Gattegno : “Construire des mosquées n’est pas un risque mais une chance pour la France”

    Hervé Gattegno a donné son point de vue suite aux déclarations de Boubakeur appelant à construire plus de mosquées en France. Il estime que si on veut que l’islam sorte d’une forme de clandestinité, il faut que les musulmans aient plus de lieux de culte.

    Mais le journaliste va plus loin en déclarant ceci :

    Construire des mosquées n’est pas un risque mais une chance pour la France

    Jean-Jacques Bourdin rappelle que favoriser la construction d’édifices religieux est susceptible de constituer une violation de la loi de 1905. Mais Hervé Gattegno s’inscrit en faux :

    Non. Ce n’est pas du tout vai. Cet argument-là, c’est souvent l’argument un peu pervers de ceux qui veulent – non pas défendre la laïcité – mais empêcher le développement de l’islam. Ce qui est un combat d’arrière-garde. Puisque la moitié des musulmans dont on parle, ils sont Français. Et qu’il y a bien longtemps que l’islam est la 2ème religion de France. Qu’on le veuille ou non.


    Le parti pris d'Hervé Gattegno : "Construire… par rmc

    http://fr.novopress.info/

  • La visite de Tsipras à Moscou irrite l’Europe

    Le premier ministre grec, qui souhaite alléger le poids de la tutelle européenne sur son pays, était attendu mardi soir à Moscou. Une occasion en or pour Vladimir Poutine de fragiliser le front européen contre l’annexion de la 

    C’est une visite d’État qui irrite l’Union européenne mais ravit la Russie : celle qu’effectue à Moscou le premier ministre grec, Alexis Tsipras. Attendu mardi soir dans la capitale, le chef du gouvernement hellène doit rencontrer ce mercredi le président russe, Vladimir Poutine, avec qui il donnera une conférence de presse commune au Kremlin, ainsi que la plupart des dignitaires russes, y compris le patriarche de toutes les Russies, Kirill. Un moyen pour Athènes de s’extraire, au moins le temps d’une journée, du poids de la tutelle européenne, et surtout une occasion en or pour Moscou de fragiliser un peu plus le front occidental constitué après l’annexion de la Crimée.

    Dans une interview à Tass, Alexis Tsipras a donné le ton de ses futurs entretiens en critiquant ouvertement les sanctions européennes contre la Russie : « une politique absurde », dénonce le chef du gouvernement grec qui se vante, devant la très officielle agence russe, d’avoir fait la leçon aux dirigeants européens. « J’ai dit à Donald Tusk et Federica Mogherini (respectivement président du Conseil et chef de la diplomatie européenne) : “ne prenez pas la position de la Grèce pour un fait établi. La situation a changé, maintenant il y a un autre gouvernement et vous devez nous demander pour prendre des décisions”. Nous ne sommes pas d’accord avec les sanctions, c’est une route qui ne mène nulle part », ajoute Tsipras.

    Un projet de gazoduc qui agace Bruxelles

    Tout comme avec le premier ministre italien, Matteo Renzi, invité de Vladimir Poutine début mars, Moscou pourrait faire miroiter à Athènes la possibilité d’un allègement strictement bilatéral de l’embargo alimentaire russe qui pèse sur les producteurs européens. Une baisse des prix du gaz russe est également évoquée par Athènes et Moscou tout comme le souhait manifesté par le Kremlin de mettre la main sur des « actifs » grecs, pour l’instant non identifiés. Enfin, une participation d’Athènes au projet de construction d’un gazoduc russo-turque alternatif à South Stream est dans la balance. Mardi à Budapest, cinq chefs de la diplomatie européenne « pro-russe », dont le représentant grec, se sont réunis pour évoquer ce projet qui irrite Bruxelles.

    « Cette visite est une occasion d’accomplir un redécollage et de donner une nouvelle impulsion aux relations gréco-russes », ajoute Alexis Tsipras. Pour sa part, Moscou voit dans le chef du gouvernement un médiateur potentiel dans son conflit avec l’Union européenne, capable d’ouvrir une « nouvelle ère ». L’enthousiasme tranche avec l’extrême discrétion manifestée par Bruxelles à l’égard de cette visite, assimilée par certains à un simple « spectacle politique ». « Nous ne voyons pas de changement de position (à l’égard de Moscou, NDLR) dans un quelconque État membre », a estimé mardi un porte-parole de l’exécutif européen. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-visite-de-Tsipras-a-Moscou

  • Les grands architectes du multiculturalisme

    Christianophobie primaire ? Prurit ultra laïcard ? Bêtise crasse ? Les opinions varient  pour qualifier la  décision prise par la régie publicitaire de la  Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP) de retirer la mention  «au profit des chrétiens d’Orient» sur 250 affiches du métro annonçant un concert du groupe « Les Prêtres » à l’Olympia. Dans un premier temps  la RATP avait  expliqué qu’il s’agissait de respecter le «principe de neutralité religieuse»! Principe de neutralité qui n’a pourtant jamais  été avancé pour censurer les campagnes du Secours islamique  ou pour des produits halals qui fleurissent régulièrement sur les  quais et  dans les couloirs du métro.  Autre motif invoqué  par une  RATP ayant décidément du mal à caler ses éléments de langage, celle-ci ne prendrait  pas partie dans un conflit en cours! L’argument avancé  ici de la  neutralité entre victimes et bourreaux, entre  chrétiens massacrés et  miliciens islamistes,  est tout aussi ahurissant. Le tollé a été tel depuis une semaine, les protestations quasi  unanimes,  tous partis confondus, que le président de la RATP Pierre Mongin, qu’il quittera dans quelques semaines, a fait amende honorable. Ce lundi de Pâques, il a finalement annoncé  que « les nouvelles affiches concernant le concert du chœur des prêtres du 14 juin prochain comporteront bien évidemment la mention En faveur des chrétiens d’Orient ».

     Certes, à notre connaissance,  le  conseiller général laïcard et  socialiste du Haut-Rhin, Pierre Freyburger, qui a volé le mois dernier le crucifix accroché dans l’hémicycle du Conseil général, n’a pas réagi à cette affaire.  Mais la pression populaire a  eu raison de cette décision de la RATP qui répondait peut être aussi, c’est en tout cas une hypothèse avancée par certains, à la volonté de ne pas froisser l’Arabie Saoudite qui joue  le jeu trouble que l’on sait auprès de certaines factions extrémistes mahométanes. Or la Régie vient de signer avec cet émirat un contrat de 1,5 milliard d’euros pour l’installation d’un réseau de  bus à Ryad…

     En tout état de  cause,  cette maladresse de la RATP a été jugée contre-productive, même par les laïcards  les plus militants.  C’est notamment l’avis du député radical de gauche des Hautes-Alpes, Joël Giraud. L’élu  « humaniste » a dénoncé dans cette affaire  la manifestation d’un « intégrisme laïc » qui  « dessert la cause de la laïcité, que son parti et lui-même défendent farouchement ».

     Il est cependant évident qu’une large fraction de la classe  politico-médiatique a un problème  avec le terme  même de « chrétiens », quasiment considéré comme un gros mot.  En février dernier,  le communiqué officiel de l’Elysée réagissant à l’exécution  par l’Etat islamique (EI, Daech) de 21 Egyptiens  avait omis de préciser  qu’il s’agissait de coptes, alors  que c’était le motif même de  leur assassinat.

     Même pudeur de jeune fille au sein de nos élites  pour évoquer jeudi dernier  le massacre  au Kenya, sur le campus de Garissa, de cent quarante-huit personnes, dont cent quarante-deux étudiants, par des miliciens du groupe islamiste Harakat Al-Chabab Al-Moudjahidin,  plus connu sous le nom de Chabab (« la jeunesse »). De  jeunes étudiants  exécutés là aussi  par les fous d’Allah parce que chrétiens, ce qui n’a pas été ou guère  précisé par la très grande majorité des commentateurs et des politiciens.  

     Quant à Laurent Fabius qui  dénonce aujourd’hui le génocide des chrétiens d’Orient et  prône devant  l’ONU  l’adoption d’une charte d’action pour les minorités persécutées au Moyen-Orient, il porte sa part de responsabilité dans les exactions sanglantes dont sont victimes  catholiques, orthodoxes ou  nestoriens  dans cette partie du monde.  Sans même parler du sort tout aussi terrible  réservé également par les fanatiques islamistes à  d’autres  minorités religieuses comme  les alevis,  les yezidis , les bektachis…

     Le ministre des Affaires étrangères de François Hollande, poursuivant les menées initiées par le duo Sarkozy-Juppé,   se fait pourtant l’exécuteur zélé des basses œuvres d’un Nouvel ordre mondial qui a juré d’avoir la peau de l’Etat syrien qui assurait pourtant la paix et la sécurité aux minorités.   Un Laurent Fabius qui n’hésitait pas  à déclarer à Marrakech en décembre 2012 : « le Front al nosra (branche syrienne d’al Qaïda, responsable de nombreux massacres de chrétiens, NDLR)  fait du bon boulot contre (Bachar el) Assad en Syrie et donc c’est très difficile de les désavouer ».

     C’est dans ce contexte, on peut d’ailleurs douter que le moment ait été bien choisi, que le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a demandé samedi le doublement en deux ans du nombre de mosquées  en France.  Un vœu récurrent ces dernières années,  exprimé lors du Rassemblement annuel des musulmans de France, organisé par l’Union des Organisations Islamistes de France (UOIF), contrôlée par les Frères musulmans.

     Il y a actuellement 2200 établissements de prières mahométans, mais   pour être plus précis environ une mosquée  pour  200 salles de prière, souvent de dimensions réduites. Une donnée qui rend ambigüe la demande de M. Boubakeur (opère-t-il ce distinguo entre mosquée et salle de prière ?), sachant qu’il est bien  évidemment matériellement impossible, au-delà même  de la légitimité de cette demande, de construire en 24 mois des milliers de lieux de culte musulman.

     Amar Lasfar, président de l’UOIF et recteur de la mosquée de Lille,   a expliqué lui aussi  les raisons de cette demande : « il faut que le nombre de mosquées reflète le nombre de musulmans ». « Nous avons le droit de construire des mosquées, le droit que les maires ne s’y opposent pas». «Il y a de moins en moins de maires qui s’opposent systématiquement à la construction de mosquées». Invité d’Europe 1 hier,  il a demandé l’érection « de mosquées spacieuses ayant pignon sur rue, pourquoi pas des mosquées-cathédrales ».

     Il est surtout intéressant note Bruno Gollnisch, alors même que l’opacité règne    sur les chiffres  de l’immigration, faute notamment de statistiques ethniques et religieuses, que l’argument invoqué par les autorités mahométanes  en France pour ériger plus de mosquées, repose sur le poids démographique des musulmans.

     Ainsi, la quasi-totalité  des partis politiques, des spécialistes et démographes  officiels assènent que les musulmans  seraient  en France   trois, quatre, voire cinq millions. Or,  M. Boubakeur évoque  lui une fourchette  de   « sept à huit   millions de musulmans» présents   sur notre sol.

     Un chiffre  certainement plus prés de la réalité que ceux fournis par l’Etablissement. Flux migratoires débridés qui  alimentent les revendications communautaristes,  encouragés par la droite et la gauche au pouvoir. Faut-il  rappeler  que selon les chiffres  communiqués alors par le ministère de l’Intérieur, le quinquennat Sarkozy s’est soldé par l’arrivée en France d’un million d’immigrés légaux non européens…Sarkozy, hollande, l’UMPS… les grands architectes du multiculturalisme ce sont eux!

    http://gollnisch.com/2015/04/07/les-grands-architectes-du-multiculturalisme/

  • Le patron de Metrobus, responsable du boycott anti Chrétiens d’Orient : un militant PS-CRIF-LICRA

    Metrobus est la régie publicitaire de la RATP qui a refusé de mentionner sur une affiche publicitaire qu’un concert serait « au profit des chrétiens d’Orient », au prétexte de « neutralité » (entre égorgeurs et égorgés ?!). Alors que les affiches vantant le hallal ou le casher sont par exemple monnaie courante.

    Gérard Unger, né le 24 octobre 1946 à Paris, ancien président de RMC puis de la Sofirad, est le Président-directeur général de Metrobusdepuis 1997.

    Gérard Unger est également conseiller du président de Publicis, Maurice Lévy, et président-directeur général de Médiavision (Jean Mineur, régie publicitaire de cinéma), toutes deux filiales du groupe Publicis.

    Militant au PS de longue date, il appartient au Bureau exécutif du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF, voir ici pour cette organisation suprémaciste juive), de l’Union de la publicité extérieure (UPE), est vice-président de la LICRA chargé de la communication et président de JCall France.

    Le 11 mars, ce talmudiste haineux avait été décoré par François Hollande.

    J

    Source

    http://www.contre-info.com/