Les journalistes en savent souvent plus qu'ils n'en disent ou n'en écrivent, et le respect de la vie privée ou la crainte du procès n'expliquent pas toujours leur silence. Retour sur le « Off », cette règle de base du journalisme français qui impose parfois de taire… le plus important.
« Off the record » : c'est entre nous, je ne vous ai rien dit, vous en faites ce que vous voulez mais ce n'est pas moi qui parle. Voilà de quoi sont faits, du petit déjeuner au dîner, les tête-à-tête du microcosme médiatico-politique. Et, paraît-il, les assiettes en débordent ! « Le "off" c'est l'œil en coulisse, la langue qui n'est plus de bois, c'est la cabine de déshabillage du politique où les vérités peuvent se mettre à nu mais d'où certains ressortiront habillés pour quelques hivers », constate Daniel Carton dans Bien entendu, c'est « off ! »(1)

Au lendemain des deux journées du 27 et du 28 octobre, on ne peut pas se contenter d'être seulement atterrés. La manière dont est imposé le reconfinement, le chef de l'État n'ayant fait recevoir les dirigeants politiques que par son valet de chambre, un personnage de moins en moins crédible à dire vrai, incapable de dire sur quel projet il faudrait se prononcer, les a tous scandalisés.


