
magouille et compagnie - Page 1915
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L’AGRIF lance l’opération Islamogogos !
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Annecy sans migrants !
Face à face tendu à Annecy entre l’extrême gauche pro-immigration et des patriotes conduits par Alexandre Gabriac, responsable départemental de Civitas en Haute-Savoie.
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SUR UN « REGAIN NEO-MAURRASSIEN »
Dans une tribune du journal de gauche La Croix, « Marc Leboucher, éditeur et écrivain, réagit à l’intervention des évêques de France dans le débat politique. » Nous ne reviendrons pas sur un texte auquel nous avons consacré notre dernier éditorial, sans avoir pu, il est vrai, le décortiquer autant que nous l’aurions voulu, dans le nombre de signes qui nous est imparti. C’est la règle. Peut-être conviendra-t-il d’y revenir.
Ce qu’a fait Gérard Leclerc, dans sa chronique de France Catholique du mardi 25 octobre, dans laquelle, se disant favorable à « un vrai débat dans l’Eglise », il souligne : « Nous aurions tout à perdre d’ignorer des objections légitimes, dont le déni pourrait déstabiliser durablement l’Église de France. »
Le déni, en revanche, qualifie les propos très politiquement corrects de Marc Leboucher dont le papier sirupeux a dû aller droit au cœur des auteurs de l’opuscule épiscopal, sans rappeler justement – c’est un premier déni – que ce texte n’est pas le fait de l’ensemble de nos évêques, voire de la totalité de la commission permanente. Là encore, le pays légal, voire une partie de celui-ci, ne fait que parler au nom du pays réel, sans lui avoir demandé son avis.
Quel est, en cet automne 2016, le principal objet de crainte de Marc Leboucher ? Ni les effets d’une immigration incontrôlée, ni l’émergence d’une société multiconflictuelle, ni bien sûr le chômage ou l’insécurité – un phénomène du reste bien exagéré d’après les rédacteurs épiscopaux de l’opuscule publié au nom de la Conférence des évêques de France. Non, pour Marc Leboucher, « il n’est sans doute pas inutile de s’inquiéter d’un regain néo-maurrassien ». Et d’ajouter : la « proximité de certains chrétiens avec le marxisme n’a jamais eu de véritable impact sur le vote des catholiques pratiquants, resté très largement à droite. Plus forte et infiniment plus prégnante en revanche a bel et bien été la connivence avec l’Action française au début du XXème siècle, qui avait séduit une large part des évêques et des curés de France au point de déclencher l’intervention d’un pape. » Et de conclure ainsi ce point : « Bien sûr, la société a changé et Marine Le Pen n’est pas le clone de Charles Maurras mais il n’empêche, le regretté René Rémond n’est plus là pour le dire, les sensibilités et les courants politiques ont souvent la vie dure. Il n’est sans doute pas inutile de s’inquiéter actuellement d’un regain néo-maurrassien qui prend des formes nouvelles. »
Marc Leboucher récrit, pour la relativiser, voire l’affaiblir, l’influence réelle de la gauche marxiste ou marxisante sur l’Eglise de France, son clergé et ses fidèles durant une longue période qui est allée de la « main tendue » de Thorez en 1936 jusqu’à la fin des années 70, où cette influence a connu sa plus forte influence, comme précisément, outre la désertification croissante des églises, le prouve le texte de la commission permanente, écrite par des évêques qui ont été formés à la fin de cette période par des maîtres qui, trop souvent, avaient eux-mêmes partagé l’illusion progressiste. D’autant que, dans son aveuglement théocratique, Pie XI ayant condamné l’Action française en 1926 comme le rappelle l’auteur de la tribune, celle-ci ne pouvait plus jouer le rôle de garde-fou qui était le sien depuis sa naissance, face notamment au démocratisme chrétien doctrinalement condamné par saint Pie X mais, de fait, toujours vivace dans l’Eglise.
Que Marine Le Pen ne soit pas le « clone » de Charles Maurras, c’est un des rares points sur lequel nous tomberons tout à fait d’accord avec Marc Leboucher et, nous n’en doutons pas, avec la présidente du parti frontiste elle-même. Hélas ! serions-nous tenter d’ajouter. Mais que l’influence de l’Action française se fasse de nouveau de plus en plus ouvertement sentir est un fait politique et intellectuel que tous les observateurs partagent. Que ceux qui appartiennent au système médiatique ne puissent plus le taire, pour, bien sûr, le regretter ou le dénoncer, est bien l’indice que nous sommes arrivés à un tournant. Il est même intéressant de noter que la seule mouvance à le nier, voire, dans son complexe obsidional, à le craindre secrètement, soit la mouvance républicaine dite nationale, dont la baudruche électoraliste du « ni droite ni gauche » pourrait, au printemps prochain, se dégonfler sévèrement.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : si la société prend aujourd’hui un tournant qu’on peut effectivement qualifier de néo-maurrassien, il ne saurait être pour nous question d’accepter de le voir réduire à la caricature que les nouveaux chiens de garde du système oligarchique veulent en donner. Ni « obsession identitaire », mais l’affirmation déterminée d’un héritage et d’une civilisation propres. Ni « thématique du déclin » : car si nous constatons les menaces, les désordres, voire les régressions qui affectent notre société et notre pays, ce n’est pas, nous qui avons appris à ne pas désespérer en politique, pour penser en termes de « déclin ». En revanche, que ce soit dans un journal catho de gauche qu’on puisse se gausser ouvertement, parlant des Français dans leur ensemble, « de notre focalisation sur l’histoire française, ses grandes figures, ses rois très chrétiens, ses batailles et son terroir à coup de commémoration ou de longues émissions télévisées. Ainsi de notre invocation si souvent incantatoire de nos "racines chrétiennes" », sans s’interroger en profondeur sur leur réalité historique » n’est pas pour nous étonner. Le progressisme, surtout s’il se pique d’éthique droit-de-l’hommiste sur fond d’idéologie mondialiste, repose sur le déni de réalité. N’est-ce pas Mgr Pontier qui réaffirmait en substance, dans son récent entretien dans Le Monde, que la France avait toujours été une terre d’immigration ? Ce qui est à la fois commettre une erreur historique, du moins avant les quarante dernières années, et amalgamer des immigrations qui n’ont rien à voir entre elles ni quantitativement ni qualitativement, puisque les vagues précédentes, très modestes, n’avaient eu aucune implication en termes d’identité. Après avoir confondu « l’espérance chrétienne avec l’attente du Grand Soir » (dixit Marc Leboucher), voilà que certains de nos évêques incurablement angéliques, et leurs groupies au discours convenu, la confondent aujourd’hui avec le village planétaire. L’aveuglement est le même. Que les conséquences nous en soient cette fois épargnées.
Avec saint Jean-Paul II, nous préférons faire confiance à ces « grandes institutrices des peuples » (Discours à l’ONU de 1980) que sont des nations ancrées dans leurs traditions et leurs racines, surtout si elles sont chrétiennes. Un pape qui ne s’interrogeait pas sur la « réalité historique » de ces racines, lorsqu’il demandait aux Français, tout en connaissant la réponse, au Bourget, en cette même année 1980 : « France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Je ne sache pas, du reste, que Rémi Brague, convoqué malgré lui dans l’affaire, ait jamais prétendu que Jean-Paul II avait fini par « se planter ».
François Marcilhac
http://www.actionfrancaise.net/craf/?SUR-UN-REGAIN-NEOMAURRASSIEN
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Carla Bruni et « le vieux sang pourri » des Français
Dans son livre La cause du peuple, l’ancien conseiller spécial du président Sarközy rapporte des propos de la femme de ce dernier, dont il explique par ailleurs à quel point elle l’influençait.A propos d’une discussion évoquant le film « bienvenue chez les Ch’tis », Carla Bruni lâche, selon Patrick Buisson : « heureusement qu’ils ont dans le coeur le soleil qu’ils n’ont pas dehors ». Ce dernier raconte ensuite : « habituée à être le centre du motif, l’épouse du président crut devoir enrichir sa contribution au débat : si les Français en général manifestaient une déplorable et fâcheuse tendance à l’entre-soi et au repliement frileux, c’était le huis clos de l’endogamie qu’il fallait, d’après elle, incriminer, ce « vieux sang pourri » qui ne se renouvelait pas et, pis encore, refusait de se renouveler. La régénération viendrait de l’apport de sang neuf des populations immigrées, évidence dont il ne fallait pas douter et que l’on devait acclimater, à toute force, dans la tête du retardé global qu’était le prolétaire hexagonal. »Source Breizh-Info -
[Rediffusion] Le Monde, les photos et l’invasion migratoire
Source : Ojim.fr (article du 07/09/2015)— La violence morbide de la photo du petit Aylan publiée en couleurs et en pleine une du Monde daté du vendredi 4 septembre n’est pas dans les habitudes du journal du soir habituellement plus pondéré. Dans un article de son édition en ligne du 6 septembre signé Antonin Sabot, Le Monde se justifie et vend la mèche : il fallait influencer l’opinion française jusqu’ici rétive à l’incessant flux migratoire. Décryptage.
Une image mais pas n’importe laquelle, pas celle d’un enfant palestinien, pas celle d’un décapité de Daesh, non « une image symbolisant la mort de l’Europe nous renvoyant à notre indifférence collective » La mort de l’enfant n’est pas la conséquence des exactions islamistes ni des actions de ceux qui encouragent les passeurs mais celle de notre « indifférence collective ». La démarche culpabilisatrice est un peu grosse mais ça peut marcher, ça va marcher. D’ailleurs qui sont ces morts, le petit Aylan ou les noyés de la Méditerranée, sinon des « victimes de la forteresse Europe ». Vraiment ? L’Europe serait une forteresse ? Il semblerait que l’actualité des derniers mois l’assimile plutôt à une passoire… Et puis cet enfant est devenu un « emblème », une sorte de drapeau compassionnel destiné à sidérer les opinions européennes.
L’image fut tout d’abord publiée en ligne avec de désagréables réactions de lecteurs dénonçant une « image morbide et racoleuse ». Puis tout s’emballe, la presse quotidienne britannique du Times au Guardian publie la fameuse image. Alors il faut suivre mais pas n’importe comment, trouver l’angle qui permettra de faire basculer les consciences européennes du côté obscur de la faiblesse « Nous avons cherché le meilleur moyen de la présenter, avec un titre qui disait qu’elle serait peut-être la photo qui permettrait la prise de conscience de l’Europe » (c’est nous qui soulignons), écrit la responsable éditoriale Emmanuelle Chevallereau. Se pose alors la question du choix du meilleur angle, plusieurs images de la même scène sont disponibles. Celle où l’on voit le garde-côte turc observant le petit corps est « la plus forte » celle qui « marquera les consciences », vos consciences. La photo fait l’objet d’un éditorial du directeur du journal. « Cette photo, terrible, est en elle-même une prise de position » (c’est nous qui soulignons), ajoute Luc Bronner. Une prise de position en faveur d’un flux migratoire incontrôlé, inexorable, irréfragable et même souhaitable.
Comme le souligne Slobodan Despot dans l’édition en ligne de Causeur du 7 septembre « Les européens à qui l’on veut faire avaler sans broncher un des mouvements de population les plus colossaux de l’histoire ne sont pas des citoyens qu’on veut convaincre mais des chiens de Pavlov qu’on s’emploie à dresser ». Comme les prises se position du Monde le confirment. CQFD.
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BRUSSELABAD, C’EST BEYROUTH OU CHICAGO ?
Pieter Kerstens
La Belgique, terre d’accueil, caverne d’Ali Baba ou vache à lait ?
2.738.486 des habitants du plat pays sont d’origine étrangère, (soit plus de 25% de la population) dont 1/3 provient du Maghreb. Depuis 1970 plus de 1.060.000 ont été naturalisés et tous les ans 30.000 immigrés obtiennent la nationalité belge, ce qui place notre pays au 5e rang (sur 27) des naturalisations en Europe ! Parmi tous ceux qui deviennent « belges » beaucoup conservent leur nationalité d’origine, ce qui autorise certains abus …comme on l’a vu avec les terroristes musulmans de Paris et de Bruxelles.
Mais ce qui est scandaleux réside dans le fait que, parmi les dizaines de milliers de dossiers de demandeurs d’asile que reçoit l’Office des Etrangers tous les ans, plus de 80% sont fantaisistes ou farfelus ! Et pendant les mois que dure l’instruction de leur dossier, ces étrangers vivent aux crochets de la société et leurs enfants squattent nos écoles (submergées) alors que souvent les parents touchent nos subsides, pendant que 1,5 million de nos compatriotes survivent avec moins de 600€ par mois !
« Bruxelles c’est Chicago ! »
L’ex-bourgmestre (maire) de Schaerbeek, Roger Nols s’en était déjà plaint en son temps. Et c’est aussi ce qu’affirmait la propriétaire de deux joailleries de la Chaussée de Waterloo qui avait été la victime de 10 attaques à main armée et stoppait par conséquent ses activités.
Mais depuis, a-t-on réellement l’impression que la situation s’est franchement améliorée ? Et pendant tout ce temps, les partis traditionnels ont-ils fait preuve d’efficacité ?
NON, loin de là : l’insécurité est partout et toujours en nette progression et qui en est responsable ?
QUI occupe en majorité les cellules de nos prisons ? Des Ardennais ? Des Mormons ?
Et que peut-on constater tous les jours dans nos quartiers ? L’invasion de notre économie, le métissage de notre population et une violence permanente dans nos écoles, dans les transports publics et dans nos rues.
Trois aspects de notre quotidien, imposés par les charlatans du mondialisme, les gourous du multiculturel et les obsédés du « vivre ensemble ».
Ceci est le résultat de laxisme, d’irresponsabilité, d’hypocrisie, d’incompétence, de suffisance, de clientélisme, de lâcheté et de corruption additionnés, de la part des pourriticards du Régime.
D’une manière ou d’une autre, il faudra mettre la mafia socialo-libero-démocrato-écologiste hors d’état de nuire, cette fratrie maléfique qui a gangrené toutes les administrations et les partis politiques d’Europe.
Dans certains pays de notre continent, des élections proches permettront de brandir un carton rouge afin de renvoyer ces incapables dans les poubelles de l’Histoire !
Curieusement, certains adeptes de l’Atlantisme tout azimut avaient ouvert un œil en 2010. David Cameron, Nicolas Sarközy et Angela Merkel avaient déclaré que « l’approche Multikulti a échoué, totalement échoué !»
C’était un bon début et ce diagnostic nous, nationalistes, l’avions établi depuis fort longtemps. Seulement, nous attendons toujours les mesures que pourrait envisager l’État-major aux commandes du Conseil de l’Union Européenne afin de stopper l’immigration/invasion, de réparer les dégâts infligés à nos peuples par le « Multikulti », d’effacer les effets désastreux de la politique de « l’excuse » envers la pègre immigrée et d’en finir avec le « politiquement correct ». Et comme sœur Anne, on ne voit rien venir….
Nous n’allons pas attendre plus longtemps : il n’est pas question pour nous, européens, blancs et chrétiens, de laisser impunément massacrer nos fils et nos compagnes par des assassins fanatiques, dont les agissements sont connus par ceux chargés de l’Ordre Public. La complicité et la complaisance dont les gouvernements et les ministres successifs ont fait preuve depuis 40 ans envers les immigrés et les islamistes (à Molenbeek, à Schaerbeek, à Forest, à Saint-Gilles, à Anderlecht ou à Bruxelles) sont un véritable scandale ! Il faut le dire et le répéter partout et tout le temps : « OUI, la mafia socialaud-libérale-écolo-centriste savait ce qui se mijotait dans les mosquées, connaissait les multiples connections et les recruteurs du Djihad et fermait les yeux sur les multiples trafics criminels des musulmans. »
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Interventions au Moyen-Orient: la paille et la poutre
Tandis que nos medias continuent à se répandre en désinformation sur la Syrie, la Russie et autres grands méchants, les alliés du régime Hollande s'en donnent à coeur joie, si vous nous passez l'expression, au Yemen. Certainement des bombardements démocratiques, avec des bombes démocratiques, et une crise humanitaire pour la bonne cause, ... Un éclairage de Floris de Bonneville, sur Boulevard Voltaire.
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Vers la préférence étrangère dans nos centres d’hébergement pour sans-abri ?
Additionnez crise économique et « vague migratoire » (terme poético-médiatique) et c’est le tsunami assuré dans nos centres d’hébergement.
Tout le monde l’accepte : les gouvernements passent et des SDF continuent de mourir de froid
l’hiver en France, les centres d’hébergement restent insuffisants et saturés. Comme une vieille
rengaine, qui titille notre conscience l’espace d’un instant.Mais l’équation, cette année, va être périlleuse, elle est même insoluble. Additionnez crise économique et « vague migratoire » (terme poético-médiatique) et c’est le tsunami assuré dans
nos centres d’hébergement.En trois jours, rien qu’à Calais, ce sont 6.000 migrants qui ont été « mis à l’abri », terme flou qui signifie qu’un gouvernement généreux avec l’argent du contribuable a réussi à pousser les murs avant l’hiver, pour disperser sur tout le territoire une invasion migratoire assumée. Saupoudrer pour mieux tromper. Les autorités « rechignent », d’ailleurs, à communiquer de façon précise sur les lieux d’accueil pour éviter les « tensions au niveau local ».
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Crise de la police : il faut réarmer pénalement la France
Mercredi 26 octobre, deux manifestations de policiers étaient organisées : l’une par les syndicats de police, l’autre sans ces syndicats.Boulevard Voltaire était présent à cette seconde manifestation, qui se déroulait devant l’Assemblée nationale, et a rencontré ces policiers qui contestent ceux qui sont censés les défendre. Quelques élus étaient présents et ont bien voulu répondre à notre micro.Lien permanent Catégories : actualité, immigration, insécurité, lobby, magouille et compagnie 0 commentaire -
Délit de sale Gaule par Paul-Georges SANSONETTI
Suite à l’évocation de « nos ancêtres les Gaulois » par Nicolas Sarkozy et au tollé provoqué par cette formule, jadis première phrase des manuels scolaires du cours élémentaire, je découvre, au hasard de la presse, un certain nombre de prises de position par des penseurs qui livrent au grand public leur état d’âme oscillant, comme l’aiguille d’une boussole affolée, entre indignation et peur panique. Parmi ces cacochymes, qu’il me soit permis de citer un certain François Noudelmann, philosophe de son état et professeur à Paris-VIII, qui dénonce, je cite, « le retour du mot “ gaulois ”… » considéré comme porteur d’une « charge discriminante » car il s’agit de « métonymies […] censées identifier un peuple mais aussi des comportements et même des physionomies (1) ». Ah oui ! Pas de doute, c’est fichtrement inquiétant des physionomies européennes.
Pour un peu on aurait le délit de « sale gueule de Gaulois » ou, mieux encore, « délit de sale Gaule ». Ce qui, on en conviendra, relève du racisme le plus viscéral de la part de gens pratiquant l’antiracisme alimentaire. Il fut un temps où Georges Moustaki avait la liberté de se vouloir, tout à la fois, « métèque », « juif errant » et « pâtre grec ». Trois appartenances qui, du reste, ne sont en rien péjoratives puisque, dans la démocratie de Périclès, « métèque » désignait quelqu’un d’étranger à la cité et que le « juif errant » est un personnage mythique repris par l’écrivain populaire, natif de La Colle-sur-Loup, Eugène Sue (1804 – 1857) (2). Quant au bucolique « pâtre grec », il vient tout droit de l’Antiquité.
Mais continuons notre sélection des allergiques à la Gaule devenue France. Pour François Jullien, philosophe, « l’identité culturelle n’existe pas ». Tiens, mais on nous assure pourtant que, partout dans le vaste monde, existent des peuples fiers de leur ethno-culture, surtout lorsqu’il s’agit des Papous ou des Kanaks (que, du reste, nous respectons et saluons en tant que peuples bien décidés à sauvegarder leurs origines).
Ça nous change des jeans et tee-shirts américains made in China. Ce personnage est encore autorisé à manifester son appartenance ethnique. Espérons que ce soit vraiment pour lui et les siens et non à destination des touristes.
Il me faut également mentionner François Reynaert, auteur d’un bouquin dont le titre, Nos Ancêtres les Gaulois et autres fadaises, résume la teneur (épargnant ainsi à votre serviteur le désir de le lire). L’auteur souhaite « forger une France diverse et métissée ».
Ah, le métissage ! Ça les titille tous ces accoucheurs de poncifs politiquement obligatoires.Enfin, citons Madame la mairesse du bourg de Champtercier (près de Digne-les-Bains, Alpes de Haute-Provence), qui plaide pour la venue d’une centaine de migrants (érythréens et soudanais fuyant, probablement, le conflit syrien) en argumentant qu’« on n’est plus un village gaulois, c’est la mondialisation ! Et ça ne fait que commencer, ces migrations. Il faut qu’on soit “ ouvert ” » pour « accueillir les gens et “ vivre ensemble ” ».
Lui faisant écho, une certaine NKM, selon le Journal du Dimanche (édition du 23 octobre 2016), aurait lancé aux journalistes « Moi, j’en peux plus des Gaulois ». C’est clair ! La Gaule étant désormais confinée dans un passé rance, acceptons de bon cœur l’air frais du Grand Remplacement.
Se réclamer d’un héritage civilisationnel gaulois, c’est se référer à une appartenance historique et cette dernière option suffit à vous disqualifier aux yeux de l’Establishment. Voix discordante, le comédien et écrivain à succès, Lorant Deutsch, dans un entretien accordé ce 16 octobre à Thomas Malher (du Point), n’hésite pas : « Évidemment que nous sommes des Gaulois ! », dit-il. Et ce, à partir du moment où Vercingétorix est la première grande figure du « roman national ».
En fait, pour une hétéroclite cohorte, dans laquelle se côtoient historiens, philosophes, sociologues, journaleux et, enfin, politiques, le passé de notre nation ne commence qu’en 1789. Empruntons au Provençal (puisque né à Marseille) Edmond Rostand pour déclarer « c’est un peu court… » : deux malheureux siècles, alors que la Gaule remonte à mille ans avant notre ère. Et là, ça coince dans les cervelles de l’anti-France à partir du moment où nul n’ignore l’existence des Gaulois (merci Astérix !). « Sale Gaulois » est, du reste, une insulte courante à destination des Français « de souche » (la formule est-elle encore autorisée ?) lancée par certains « jeunes » des quartiers (supposés) « défavorisés » et (paraît-il) très « sensibles ». Car au grand dam des mixeurs de cultures, le monde gaulois fascine toujours.
1) D’abord parce qu’on le devine d’autant plus respectueux de l’environnement que plaines, montagnes, fleuves ou rivières formaient aux yeux des Celtes un sanctuaire immense (3). Charles Baudelaire s’en fait l’écho dans un poème commençant par ces mots :
« La nature est un temple où de vivants piliers (… )
L’homme y passe à travers des forêts de symboles ».L’âme celte incite à une vision magico-religieuse (et non politico-mondialiste) de l’écologie. Je ne prendrai qu’un seul exemple, pour rester en Provence, avec la cité de Sisteron, l’antique Segustero, capitale des Segontii, et dont le nom renverrait aux notions de « force », de « victoire » et de « hauteur ». Devant un tel mont, point n’est besoin de construire une pyramide. On songe à la formule bien connue attribuée à un théologien : « Tout ce qui monte converge ».
2) Puis parce que la Gaule, comme tout territoire celtique, c’était aussi un ensemble de populations ethniquement homogènes. Nous l’avons dit dans un précédent article (4), le « dieu » (le principe) Toutatis gouverne la spécificité psycho-physiologique d’un groupe humain dès lors que ce nom, signifiant « père de la tribu » ou encore « père de la nation », sous-entend la transmission d’un patrimoine génomique.
3) Enfin de par le fait que l’art celte est étonnamment unitaire, ce qui signifie que, comme dans toute société traditionnelle, les créateurs se sont unanimement conformés à un corpus d’images bien précis et dans lequel s’impose une emblématique des plus élaborées. Ainsi, parmi les symboles récurrents, apparaît un tracé identique au Yin Yang de l’Extrême-Orient qui, comme chacun le sait, traduit le concept de deux forces soit antagonistes, soit complémentaires, mais englobées et mises en contact par une troisième, totalisante, que constitue le cercle.
Thèse, antithèse, synthèse, en quelque sorte, plus de deux millénaires avant la dialectique marxiste enseignée à présent à Sciences-Po.
Autre symbole, le triskèle toujours présent dans l’iconographie bretonne.Ce signe montre la dynamique du nombre trois. Les trois points qui entourent celui du centre (invariable milieu) permettent de tracer un triangle équilatéral. Simultanément, on les voit emportés dans le mouvement continu de doubles spirales métaphoriques de la force vitale universelle. Pareil ternaire c’est, au niveau humain, le père, la mère et l’enfant, constitutifs d’une famille, ou encore les trois générations nécessaires à la transmission du savoir. Symbole tournoyant, le triskèle sera repris par l’art gothique. Dans son livre intitulé L’Art Gaulois, Jean Varagnac, ancien conservateur en chef du Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye, affirmait, preuves à l’appui, que le monde celtique s’était prolongé sous un vêtement spirituel chrétien durant tout le Moyen Âge. Contrairement, donc, à ce qu’affirment les histrions actuels pour qui il serait vain de chercher une continuité entre la Gaule et les temps médiévaux.
Nous pourrions continuer avec le même tracé mais augmenté d’une branche comme le montrent les monnaies des Bituriges (Gaulois de Bourges) et des Suessions (tribu du Soissonais). Il symbolise alors, entre autres choses, la ronde perpétuelle des quatre saisons accompagnant le mouvement du ciel.
Ces quelques et brefs exemples montrent que l’esprit celtique s’est poursuivi bien après que la Gaule fut devenue le royaume de France. Les antiquités gauloises connurent, parallèlement au Moyen Âge, un renouveau à travers le Romantisme et le Second Empire avec, en particulier, la création par Napoléon III du Musée des Antiquités Nationales à Saint-Germain-en-Laye. Il faudrait ajouter que l’Art Nouveau ou Modern Style, en privilégiant des formes végétales composées de courbes gracieuses, avoue un cousinage direct avec l’esthétique celte.
Dans nos sociétés soumises à des élites dirigeantes qui nous imposent le déracinement des peuples, le brassage des cultures, la confusion des concepts, sans oublier la théorie du genre et l’adulation des transgenres (style chanteuse barbue lauréate de l’Eurovision), il est bien évident qu’à travers une Gaule honnie c’est la merveilleuse créativité celte, portée par un désir d’unir le vivant au spirituel, que l’on s’efforce d’assassiner.
Paul-Georges Sansonetti
Notes
1 : Définition de Métonymie selon Wikipédia : « figure de style qui remplace un concept par un autre ».
2 : Mais aussi par l’auteur Gustav Meyrink dans un prodigieux roman fantastique à caractère initiatique intitulé Le Visage Vert.
3 : Voir ce qu’en disait pertinemment Pierre Lance dans une chronique précisément consacré au thème des Gaulois.
4 : Intitulé « Les bachi-bouzouks et Toutatis ».
5 : Outre l’appartenance ethnique, l’œil bleu revêt une signification symbolique en reflétant la couleur du ciel pur et, de la sorte, exerce une véritable fascination comme le prouve la toute récente histoire d’un jeune commerçant Pakistanais, Arshad Khan, devenu célèbre du jour au lendemain grâce à ses magnifiques yeux bleus. L’auteur de l’article du Figaro (daté du 20 octobre2016) écrit que ce succès « met également en évidence des canons de beauté “ euro-centrés ”… ».
• D’abord mis en ligne sur Nice Provence Info, le 24 octobre 2016.
http://www.europemaxima.com/delit-de-sale-gaule-par-paul-georges-sansonetti/

