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magouille et compagnie - Page 2130

  • Retrait du PS en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie au profit de la fausse droite Les Republicains

    Jean-Christophe Cambadélis, sans doute en concertation avec le président François Hollande et le premier ministre Manuel Valls, a donné l’ordre aux listes PS de PACA, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine de se retirer pour faire barrage au Front National.

    Nicolas Sarkozy quant à lui a refusé tout déistement en faveur de la gauche. Cette décision est d’autant plus absurde qu’elle ne devrait pas empêcher le FN de conquérir la PACA et Nord-Pas-de-Calais-Picardie où Marion Maréchal Le Pen et sa tante ont dépassé les 40%.

     

    http://www.medias-presse.info/retrait-du-ps-en-paca-et-en-nord-pas-de-calais-picardie-au-profit-de-la-fausse-droite-les-republicains/45156

  • La manipulation de l'opinion a encore progressé

    Retrouver l'enregistrement de ces chroniques sur le site de Lumière 101

    Ton dominant des discours politiciens ce 6 décembre, il faudra s'en souvenir : le grand problème de la France ce n'est pas le terrorisme islamique, ce n'est pas le chômage, ce n'est pas le déclin de l'économie, du pays et de sa culture – attention : constater le phénomène vous expose à l'accusation de "déclinisme". Car ce mot curieusement construit donne à penser que les Cassandres qui dénoncent le danger en sont les adeptes.

    Non, décidément, la question qui préoccupe les politiciens ce n'est pas : que faire pour le pays qui les entretient, pour la région, pour l'Europe, ses constitutions branlantes et ses frontières passoires.

    Le problème présenté pour prioritaire se pose ainsi : comment faire face à la poussée d'un mécontentement et d'un dégoût qui se traduisent par le taux très élevé d'abstention et par la poussée du vote protestataire.

    Qu'on ne vienne pas dire à ce sujet que le parti qui en recueille les suffrages menace la république. En dehors, en effet, d'une légère tendance dynastique, dont ni ses électeurs ni les lecteurs de la presse dite pipole ne semblent tellement se préoccuper, jamais en plus de 40 ans d'existence ce parti n'a cherché ni à remettre en cause la constitution, – que les autres réforment régulièrement au gré de la lubie du jour, – ni à troubler l'ordre public par des mobilisations de rue. On constatera même que son tropisme constant consiste à se démarquer de manifestations comme celles qui s'opposaient à la loi de dénaturation du mariage.

    On peut le déplorer, on doit le constater.

    En ce lendemain de premier tour, on ne peut pas dire pourtant que la classe politique et les manipulateurs des médias ont été pris par surprise. Pour une fois en effet les grandes lignes des sondages se sont retrouvées dans les urnes, y compris quant au taux d'abstention, et bien entendu quant au processus de tripartition de l'électorat coupé en trois grandes masses.

    Ne parler d'ailleurs que des trois blocs est une forme de désinformation.

    Après avoir tenté de vaincre le caractère soporifique de l'exercice, votre serviteur, privé de son feuilleton canadien du dimanche soir, avoue avoir regardé de loin en loin la couverture télévisuelle de ce qu'on appelait autrefois une soirée électorale. La continuité du traitement avait quelque chose de consternant, au point qu'il est difficile d'imaginer que les bureaux de l'Élysée n'y étaient pas cosntamment à la manœuvre.

    Je déduis de ces observations que ce n'est pas par inadvertance que [la plupart] de nos politiciens ont sombré dans cette indécente médiocrité esquissant ou suggérant pour certains d'entre eux des magouilles fusionnelles, qui heureusement ne semblent pas se dessiner. On a pu parcevoir le fond de leur proposition pour l'avenir, c'est-à-dire en l'occurrence leur néant.

    Tous ceux qui, par exemple, ont parlé de fusion des listes ont montré leur mépris profond pour les électeurs et leur absence totale de convictions que leurs incantations républicaines ne peuvent plus dissimuler.

    J'avoue enfin que ce spectacle en lui-même n'a fait que renforcer les sentiments que m'inspirent leurs discours lamentables et, plus particulièrement encore, tous les pitres des moyens de désinformation sous contrôle du CSA, c'est-à-dire du pouvoir d'État.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/

  • Le président de SOS Racisme Rhône-Alpes mis en examen pour violences conjuguales

    Amar Thioune, Président de SOS Racisme en Rhône-Alpes et par ailleurs 18e sur la liste iséroise de Jean-Jack Queyranne (PS) aux élections régionales, a été mis en examen pour violences sur conjoint et viol. 
    Après une garde à vue, ce lundi 30 novembre, Amar Thioune a été présenté au parquet de Grenoble qui a demandé l'ouverture d'une information judiciaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire mais laissé libre. 
    Amar Thioune clame son innocence. Sa femme, une ancienne élue de Grenoble,l'accuse de violences et de viol. L'affaire se déroule alors que le couple est en instance de divorce. Âgé de 44 ans, employé du Conseil départemental de l'Isère, Amar Thioune est président de SOS Racisme Rhône-Alpes, adhérent du Parti socialiste et figure donc sur la liste iséroise de Jean-Jack Queyranne. 
    Un "timing" douteux pour Thioune 
    Dans le Dauphiné Libéré, l'homme s'étonne du "timing" de la Justice, sachant que la plainte de son épouse date en fait du mois d'octobre. Il évoque le contexte politique, à savoir les élections régionales. Le procureur assure, lui, que cette affaire a "été traitée comme les autres". 
    Après la médiatisation de sa mise en examen, Amar Thioune a fait savoir qu'il se retirait de la campagne électorale. Son nom figurera toutefois sur la liste PS au premier tour en raison d'un délai trop court pour la corriger. 

  • Lyon : la procession catholique du 8 décembre organisée par les Identitaires annulée par le préfet

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    Plusieurs de nos bulletins de réinformation vous ont parlé du récent guide de l’Association des maires de France (AMF), prônant l’interdiction des crèches de Noël dans les mairies. Rappelons que l’AMF est présidée par François Baroin, ancien ministre de Sarkozy et par ailleurs fils de Michel Baroin, ancien Grand-maître du Grand Orient. Dernier épisode en date de l’offensive laïciste contre notre pays : le préfet de la région Rhône-Alpes, Michel Delpuech, vient d’interdire la traditionnelle procession en l’honneur de la Vierge Marie organisée par les Identitaires le 8 décembre prochain.
    Selon le préfet, « Les organisateurs véhiculaient des messages contraires aux valeurs républicaines et incitaient au rejet, voire à la haine d’une partie de la population ». Cette interdiction arrive après l’annulation par le maire de Lyon, le Frère Gérard Colomb, de la Fête des Lumières proprement dite, dans la capitale des Gaules. Par ailleurs, suite aux « conseils de prudence » de la préfecture de police de Paris, les Parisiens devront se passer du traditionnel sapin qui trônait chaque année devant Notre-Dame. Les francs-maçons ont tout lieu de se féliciter de la tournure que prennent les événements dans notre pays depuis les attentats du 13 novembre

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    http://fr.novopress.info/

  • Non-Français par le sang versé

    Mais rien ne les amènera donc jamais à ouvrir les yeux sur la réalité ? Mais rien ne leur fera donc jamais rien comprendre à rien ? A partir de quel seuil estimeraient-ils que l’afflux des immigrants en quête d’Eldorado justifie que nous reprenions le contrôle de nos frontières ? Cent mille, un million, dix millions ? Combien de victimes innocentes les djihadistes venus d’ici ou d’ailleurs devront-ils coucher sur le pavé de nos villes avant que les belles âmes qui n’ont ni cœur ni corps admettent que la montée du terrorisme est un problème actuel qui appelle des solutions d’urgence ? Cent, mille, dix mille ? Une fois de plus se vérifie la justesse d’une pensée qui ignorait le politiquement correct. « Qui veut faire l’ange fait la bête », a écrit Pascal.
    De quoi s’agit-il ? D’ajouter à notre Constitution un article aux termes duquel « un Français qui a également une autre nationalité peut, dans les conditions fixées par la loi, être déchu de la nationalité française lorsqu’il est définitivement condamné pour un acte qualifié de crime ou de délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme. »
    Une telle disposition, plusieurs fois envisagée dans le passé, et chaque fois abandonnée, semble de simple bon sens dans le contexte des attentats terroristes qui ont ensanglanté Paris il n’y a pas un mois et de ceux que tout nous laisse prévoir. Elle s’inscrit dans le cadre de la guerre qui nous a été explicitement déclarée et dont le groupe « État islamique » veut bien nous informer, au cas où nous l’aurions oublié, qu’elle suit son cours.
    Il n’en a pourtant pas fallu davantage pour que se manifeste une opposition véhémente dont le journal Libération se faisait l’écho hier matin, au nom, bien entendu, des grands principes. Il paraît que cette mesure serait contraire à l’esprit de nos lois et à l’égalité de traitement dont doivent bénéficier tous les citoyens de ce pays.
    Or, si l’on n’a pas la mémoire trop courte, on se souviendra qu’au lendemain de la deuxième guerre, l’immense majorité des parlementaires, des médias et de l’opinion n’avaient rien trouvé à redire à l’institution de l’indignité nationale, qui priva de leurs droits civiques quelques dizaines de milliers de Français à part entière en raison d’un comportement jugé contraire à l’honneur et aux intérêts nationaux. La mesure que le gouvernement compte proposer au Congrès sera bien loin de s’appliquer à un aussi grand nombre de coupables – je dis bien de coupables et non de présumés coupables puisqu’elle ne concernera que des individus condamnés par les instances régulières de la justice et non, comme en 1945, par des tribunaux d’exception.
    Au-delà des circonstances particulières que nous connaissons, peut-être les juristes et la loi pourraient-ils s’intéresser à la question plus vaste de la double nationalité. Il est permis de s’interroger sur la force et la réalité du sentiment d’appartenance à une communauté nationale chez certains qui, sous prétexte de fidélité à une origine d’attachement à des convictions religieuses ou, parfois, en fonction d’intérêts ou d’arrière-pensées, cumulent avec leur identité française un passeport étranger.
    Au demeurant, il ne s’agit pas aujourd’hui de ceux-là mais de ceux qui, juridiquement français, prennent les armes contre la France et assassinent leurs supposés concitoyens. Non-français par le sang versé. Est-ce un châtiment excessif et inapproprié que de leur retirer la nationalité que leurs actes récusent ?
    En fait, le reproche le plus sérieux que l’on pourrait faire à l’amendement constitutionnel en question est que la sanction qu’il prévoit risque d’être considérée comme un honneur et portée comme une distinction par ceux-là mêmes qu’elle frappera.

    Dominique Jamet  Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuuAFkuZyZinvfGnJx.shtml

  • Valls Démission! La Syrie avait la liste des djihadistes français mais Valls l'a refusée!

  • La coalition impossible Ou comment la destruction du SU-24 russe fait tomber le masque de l’OTAN…

    C’est l’incident aérien le plus grave jamais survenu entre un membre de l’OTAN et la Russie depuis 1950. Mardi 24 novembre, un Soukhoï 24 (SU-24) de l’armée de l’air russe a été abattu par deux F-16 turcs  dans la région du Hatay, au nord-ouest de la Syrie. Selon les informations de prochetmoyen-orient.ch, fondées sur plusieurs sources militaires russes et celles de deux services européens de renseignement, l’avion russe évoluait dans l’espace aérien syrien, à une quinzaine de kilomètres de la frontière turque et ce sont bien les deux F-16 turcs qui ont pénétré dans le ciel syrien en suivant une « procédure d’interception directe », lancée contre l’appareil russe.

    Cette opération aurait été directement initiée et gérée par l’état-major central des forces armées turques basé dans la banlieue d’Ankara. Elle aurait été programmée au lendemain des frappes effectuées quelques jours auparavant par Moscou contre des camps de jihadistes turkmènes, dans le nord-ouest de la Syrie. Et cette mission de représailles était d’autant plus importante pour le commandement d’Ankara,  qu’une dizaine de membres des forces spéciales turques, engagées aux côtés des jihadistes sur territoire syrien, font partie des victimes des raids de la chasse russe.

    Plusieurs informations supplémentaires  renforcent cette lecture d’une opération programmée dont le Pentagone était parfaitement tenu informé, presque heure par heure… Selon les sources de prochetmoyen-orient.ch, 27 chars déployés dans des provinces occidentales de la Turquie avaient été acheminés sur des plateformes ferroviaires à Gaziantep, dans le sud du pays, d'où ils avaient gagné la frontière syrienne sous escorte de la police et de la gendarmerie. Dans ce contexte, l’état-major turc menait l’une des manœuvres inter-armées les plus importantes des dix dernières années le long de sa frontière syrienne. Selon un communiqué de l'état-major général, cette opération a réuni 18 chasseurs F-16. Enfin, nos sources confirment qu’Ankara a bien consulté Washington avant d’abattre le SU-24 !
    Sans surprise, le président Barack Obama a aussitôt exprimé son soutien à la Turquie, deuxième armée de l’OTAN, en avançant son « droit à défendre l’intégrité de son territoire national », juste avant Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance, qui a affirmé sans ciller que l’avion russe avait bel et bien violé l’espace aérien turc ! Plus discrète mais sans ambiguïté, Angela Merkel y allait elle-aussi de son soutien obligé à Ankara.  En effet, il s’agit de ne pas indisposer Recep Erdogan qui continue d’exercer son chantage aux migrants sur une Union européenne (UE) tétanisée qui s’apprête à lui verser trois milliards d’euros. Ce pauvre Jean-Claude Junker, qui préside la Commission comme un club de foot de deuxième division, n’a pas compris que ce « loyer » n’était que la caution d’un bail très éphémère. Erdogan fera boire à l’UE le calice jusqu’à la lie en exfiltrant, au coup par coup et selon son agenda et ses impératifs, les réfugiés des guerres proches et moyen-orientales qui campent à ses frontières.

    Ce chantage aux migrants n’est qu’une carte supplémentaire dans le jeu d’Erdogan qui prétend poursuivre ses procédures d’adhésion à l’UE au moment même où il bombarde prioritairement des combattants kurdes pourtant engagés au sol et en première ligne contre les terroristes de Dae’ch  et alors qu’il  accentue sa dérive fascisante en menaçant toujours plus les libertés civiles et politiques. Ce n’est pas la question du jour, pourrait-on dire, mais elle constitue un handicap originel, sinon original : comment l’UE peut-elle sérieusement continuer à envisager l’adhésion d’un pays qui occupe l’un de ses Etats membres depuis 1974 ? Comment s’accorder sur des « valeurs européennes communes », alors qu’Ankara n’a toujours pas reconnu le génocide arménien ? Etc..

    Ces détails de l’histoire n’encombraient certainement pas les consciences de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, estimant - à l’unisson en leur temps - que pour tuer l’Europe politique, il fallait l’élargir à l’infini pour la transformer en un grand marché, une espèce de grande Suisse néolibérale en y intégrant prioritairement les anciens membres du Pacte de Varsovie et la Turquie, porte-avions de l’OTAN, veillant à l’articulation stratégique de l’Europe et de l’Asie. Nous y sommes : Thatcher et Bush ont gagné ! Leurs héritiers - Bush/Obama, Blair/Cameron, Sarkozy/Hollande - suivent la même ligne et en rajoutent. Détruisant tout ce qui subsistait de l’héritage gaullien, Paris a rejoint le commandement intégré de l’OTAN. L’UE se charge désormais d’interdire les fromages à pâte molle pendant que l’Alliance Atlantique s’occupe des choses sérieuses… Et c’est principalement cette évidence géostratégique, sur la table et aux yeux de tous, qui empêche la formation d’une seule et unique coalition contreDae’ch et le terrorisme salafo-jihadiste.

    Dans les limites de cette imparable équation et après le crash de l’avion russe dans le Sinaï, les attentats de Beyrouth, Bagdad, Paris et Tunis, il était  sans doute pertinent de rencontrer personnellement cinq chefs d’Etat ou de gouvernement , dont trois membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Mais le bilan de ce marathon diplomatique est plutôt maigre, estime un diplomate français qui a suivi la tournée de très près : « toujours plus démocratiques que Sa majesté, nos ‘amis’ britanniques ont promis d’ « intervenir » à nos côtés après un débat aux Communes ; les Allemands ont promis quelques boîtes de choucroute aux coopérants militaires présents en Irak ; le Pentagone nous transmettra du renseignement transgénique tandis que les Chinois relisent Confucius… Restait Vladimir Poutine, qui avait proposé exactement ce que souhaite aujourd’hui François Hollande, fin septembre à la tribune de l’Assemblée de l’ONU… avant de se faire éconduire poliment - à cause de l’Ukraine notamment. Il a eu la délicatesse de ne pas revenir sur le fiasco des porte-hélicoptères Mistral… »  

    Mais là, c’est François Hollande qui est gêné aux entournures. « Notre travailleur de la mer reste accroché au bigorneau du « ni-ni » (ni Dae’ch-ni Bachar), sans repérer la pieuvre et ses multiples tentacules qui menacent la profondeur des ondes planétaires », poursuit notre diplomate qui conclut : « mais surtout, comme membre à part entière d’une OTAN dont la France vient de réintégrer le Commandement intégré, le président de la République peut difficilement faire cavalier seul avec le camarade Poutine ! Sur ce plan, Barack Obama reste le patron incontesté et donne le « la ». Ce que nos lumières du Quai d’Orsay ont le plus grand mal à comprendre : c’est précisément que le président américain ne mène pas sa ‘guerre contre la terreur’ avec le même logiciel que celui de Laurent Fabius ». Et François Hollande ne peut plus, désormais parler de « coalition » avec Moscou mais doit s’en tenir à une simple « coordination »concernant  les frappes !

    Un téléphone rouge relie déjà les états-majors américain, russe et syrien afin d’éviter que tous leurs avions n’entrent en collision ou ne se tirent dessus. Ankara n’a pas décroché le même combiné… Cet oubli n’est pas un dysfonctionnement et correspond au contraire à une implacable logique. Au début de son deuxième mandat, Barack Obama avait clairement dit que les intérêts des Etats-Unis à l’horizon 2040 se situaient dans l’Asie-Pacifique et en Asie centrale, reprenant mot pour mot la définition des priorités « eurasiatiques » du Polonais Zbigniew Brzezinski. Toujours très influent parmi les stratèges démocrates, cet ancien conseiller à la Sécurité de Jimmy Carter estime depuis la fin de la Guerre froide que les Etats-Unis doivent décentrer leurs engagements moyen-orientaux pour les redéployer en Asie afin de contenir la Chine et de prévenir le retour stratégique de la Russie, d’où une nécessaire normalisation avec l’Iran notamment.

    Ainsi le Pentagone gère les crises irako-syriennes, israélo-palestiniennes et pakistano-afghanes en fonction de celle de l’Ukraine, de celles d’Europe centrale, régulièrement attisées par la Pologne et la Lituanie, ainsi que des nouveaux foyers de confrontation, dont le Grand nord arctique[1] où un partage des richesses naturelles et des positions stratégiques s’annonce des plus problématiques… Dans la plupart de ces déchirures de la mondialisation contemporaine, l’UE fait fonction de cheval de Troie de l’OTAN qui avance masqué, son programme de bouclier anti-missiles sous le bras. Cette nouvelle arme a deux fonctions essentielles : achever le démantèlement des industries européennes de défense dont celle de la France éternelle et essouffler celles de la Russie et de la Chine comme le fît, en son temps, le programme reaganien de « guerre des étoiles ».

    Par conséquent, il était organiquement impossible que Barack Obama accepte la proposition de Vladimir Poutine d’une coalition unique anti-Dae’ch, comme il est inconcevable de voir François Hollande pactiser, plus que de raison, avec le président russe. C’est d’une aveuglante évidence : la Guerre froide se poursuit tranquillement par d’autres moyens… depuis le démantèlement du Pacte de Varsovie et les consolidations successives d’une OTAN dont la principale mission demeure la reproduction de l’hégémonie stratégique, économique, politique, sinon culturelle de Washington et de ses supplétifs.

    A cet égard, le lancement à grand tam-tam de la série policière Occupied constitue l’un des derniers symptômes du déferlement de la propagande néoconservatrice qui submerge nos médias depuis plusieurs années. Publicité : « Qu'aurions-nous fait pendant l'Occupation ? Aurions-nous eu le courage de résister à l'envahisseur ou la lâcheté de continuer à vivre presque comme avant ? Telle est l'obsédante question soulevée par la série Occupied, diffusée à partir de ce jeudi soir sur Arte à 20 h 55. À l'origine de ce thriller politique au budget de 11 millions d'euros, l'écrivain norvégien Jo Nesbo, qui a imaginé l'invasion de la Norvège par la Russie ». Sans commentaire !

    La question demeure depuis la chute du Mur de Berlin : pourquoi ne pas avoir démantelé l’OTAN, comme on l’a fait avec le Pacte de Varsovie pour initier un nouveau système de sécurité collective englobant l’ensemble de l’Europe continentale de l’Atlantique à l’Oural ? Inconcevable pour Washington où la grande majorité des policy makers se considéraient comme seuls vainqueurs de la Guerre froide, sûrs de leur droit historique à engranger sans partage les dividendes de la nouvelle donne. Et comme toujours, le Pentagone et Hollywood devaient justifier, habiller et moraliser les profits de leur infaillible messianisme : l’OTAN partout, c’est pour le bien de l’humanité tout entière…

    Le 27 mai 1997, Javier Solana - à l’époque patron de l’OTAN - et Boris Eltsine (à jeun), signaient à Paris un « Acte-fondateur OTAN-Russie ». Sans cynisme, Washington saluait un « partenariat naturel ». Ses propagandistes communiquaient : « l'Acte fondateur OTAN-Russie instaure solidement la base d'un partenariat de sécurité permanent entre les deux parties, balayant l'idée qu'elles devaient être ennemies à tout jamais. La signature de l'Acte ne signifie pas que les différences d'orientation ou de vues s'évanouiront du jour au lendemain. Mais elles pourront s'estomper, au fil du temps, à travers un processus de larges consultations régulières sur des questions politiques et de sécurité au sein du nouveau Conseil conjoint permanent. La tâche principale consistera à passer du papier à la réalité en exploitant pleinement les nouvelles occasions ». On connaît trop la suite…

    Trois ans auparavant, la Russie avait rejoint le « Partenariat pour la paix », la Russie et l’OTAN signant plusieurs accords importants de coopération. Ces derniers portaient notamment sur la lutte contre le terrorisme, la coopération militaire (notamment le transport par la Russie de fret non militaire de la FIAS en Afghanistan), la lutte contre le narcotrafic, la coopération industrielle et la non-prolifération nucléaire. Puis fut inventé le Conseil OTAN-Russie (COR), une instance de consultation, de coopération, de décision et d'actions conjointes dans le cadre duquel les différents États membres de l'OTAN et la Russie devaient travailler ensemble en tant que partenaires égaux sur toute une gamme de questions de sécurité d'intérêt commun.

    Le COR était officiellement créé le 28 mai 2002, date à laquelle le président russe Vladimir Poutine et les membres de l'OTAN signaient sur la base militaire italienne de Patricia di Mare la déclaration de Rome. Le 1er avril 2014, en réponse au rattachement de la Crimée à la Russie, intervenant après la destitution du gouvernement ukrainien de Viktor Ianoukovytch et le coup de force portant au pouvoir à Kiev un gouvernement pro-occidental, l'OTAN décidait unilatéralement de mettre un terme à la coopération avec la Russie, suspendant de fait le conseil OTAN-Russie.

    Depuis, nous ne sommes pas sortis de cette domination géostratégique de l’OTAN qui continue à supplanter notre souveraineté nationale et celle de nos partenaires au profit des priorités et des intérêts de Washington. Le mot de la fin provisoire revient à un « économiste atterré » qui nous dit : « nous n’arrivons pas à réguler une mondialisation devenue folle - ‘guerre de tous contre tous’ - qui nous fait régresser à de vieilles logiques westphaliennes où les Etats classiques sont confrontés en permanence à des homologues ‘ Etats faillis’, de plus en plus nombreux, au sein desquels règnent les seigneurs de la guerre, les mafias et les grandes sociétés transnationales majoritairement anglo-saxonnes ».  

    Richard Labévière, 1 er décembre 2014 prochetmoyen-orient.ch

    [1]   François Thual et Richard Labévière : La bataille du Grand nord a commencé… Editions Perrin, 2008.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Vers un coup d'état de l'oligarchie ?

    Lu ici.

    Après les élections régionales, qui devraient voir quelques régions passer au Front national, un scénario est particulièrement envisageable : L’extension de la répression vis à vis des milieux identitaires, nationalistes, patriotes, même si ces derniers ne représentent qu’une infime menace pour l’État vu le manque d’organisation et de détermination de ces milieux. Gardes à vue massive, interdiction de quitter le territoire, interdiction de toute manifestation contre l’immigration ou l’islamisation, assignations à résidence, tout est désormais possible.

    L’annulation possible des élections présidentielles de 2017 en raison d’une menace terroriste et de l’État d’urgence et l’annonce par François Hollande d’un gouvernement d’union nationale. Ce gouvernement républicain excluant le Front national qui deviendrait la seule force d’opposition, particulièrement ciblée par les services de l’Intérieur. Pas d’élections avant 2020 ou 2022, histoire de sauver ce qui n’est plus sauvable, et une répression féroce vis à vis du peuple français massivement dissident.

    Vous pensez ce scénario impossible ? C’est pourtant celui qui est appliqué en Suède depuis le début de l’année. C’est un scénario proche qui s’est joué en Grèce lorsqu’un gouvernement technique a pris le pouvoir.

    c'est totalement convergent avec cela.

    Paula Corbulon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/12/vers-un-coup-d%C3%A9tat-de-loligarchie-.html

  • Un plan secret pour installer 500.000 « réfugiés » Syriens à partir de la Turquie… Viktor Orban s’insurge !

    Le triste constat est le ventre mou de l’UE face au maître chanteur Erdogan.
    « Nous ne pouvons pas accepter cela ! » proteste Viktor Orban. Selon lui, l’UE et Ankara travailleraient en coulisse à un plan, qui viserait à installer, en provenance de la Turquie, 400 à 500.000 « réfugiés » Syriens en UE. Cet accord devrait être rendu public cette semaine à Berlin, déclare M. Orban durant une rencontre avec les cadres dirigeants de son pays. Plusieurs États membres auraient tenu un sommet avec le gouvernement Turc, dimanche, afin de convenir de cet « accord en coulisse ».
    « C’est cette mauvaise surprise à laquelle l’Europe va devoir faire face » lance Orban. Il s’attend à de fortes pressions sur son pays, ainsi que sur la Pologne, la Slovaquie, la Tchéquie, afin d’accepter une partie des « réfugiés ». « Encore une fois, nous ne pouvons accepter cela », martèle le Premier ministre Hongrois. En dehors de cela, Budapest prévoit une plainte contre l’obligation décidée par l’UE, de recevoir des « réfugiés » selon un barème de répartition. Orban s’insurge depuis longtemps contre ce système de quotas. Ce genre d’accord avait déjà été évoqué lors du sommet de l’UE à Malte, mi novembre, mais avait été rejeté, précise Orban.

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