UNE COMMISSION D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE LE 24 AVRIL
magouille et compagnie - Page 2593
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Affaire Cahuzac: Moscovici mal à l’aise
Le ministre de l'Économie et des Finances a été entendu mercredi 17 avril par les députés, au sujet de l'affaire Cahuzac. Deux heures et demie d'audition devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale, dans un climat houleux.Pierre Moscovici a encore une fois affirmé avec force qu’il ne savait rien du compte à l'étranger de Jérôme Cahuzac, avant les aveux de l'ex-ministre du Budget, le 2 avril. C’est fou tout ce que les ministres de ce « gouvernement » déclare ne pas savoir !C'est surtout sur l'enquête auprès de la Suisse que Pierre Moscovici a donné des précisions. Le ministre a insisté, encore une fois. Le fisc français a posé les questions « les plus larges possible » à la Suisse.« Pourquoi n’avoir interrogé que la seule banque UBS ? », demandent les députés. Le ministre réplique que c’est parce que, à l'époque, c'était la seule banque mentionnée par Mediapart, le site d'information qui a révélé l'existence du compte. Un ministre pas très curieux, en vérité !Par ailleurs, Pierre Moscovici assure qu'il ne pouvait pas demander si Jérôme Cahuzac avait eu un compte avant 2006, car cette date correspond au délai de prescription fiscale.Dernier point abordé par Pierre Moscovici : le fisc aurait non seulement demandé si Jérôme Cahuzac avait eu un compte chez UBS, mais surtout si ce compte avait été transféré dans un autre pays. Ce qui, selon lui, permettait de savoir si Jérôme Cahuzac avait, ou non, un compte à Singapour.La Suisse a alors répondu par la négative à toutes ces questions. Pierre Moscovici et les services fiscaux français s'en tiennent donc là. L'opposition, elle, juge que le gouvernement aurait dû faire plus.Globalement, peu d'éléments concrets ont été apportés lors de cette audience. Pour en savoir vraiment plus, il faudra attendre la Commission d'enquête parlementaire, qui sera créée le 24 avril prochain. À suivre…¢Avec RFI http://www.francepresseinfos.com/ -
Pourquoi les étrangers non européens ne doivent pas voter en France aux élections locales ?
Ce n’est pas parce que certains étrangers travaillent et payent des impôts qu’il faut leur donner de droit de vote. D’ailleurs les artistes ou intellectuels bobos qui défendent ce point de vue se gardent bien de demander à leur personnel de participer aux décisions familiales. Tout simplement parce qu’au-delà de l’échange marchand il n’y a pas de communauté durable d’affects.
Polémia
Le Monde publiait récemment (numéro daté du 27 mars 2013) un article plaidant pour une réponse affirmative. A dire vrai, il s’agit d’une revendication devenue classique depuis le triomphe de l’idéologie cosmopolite, c’est-à-dire depuis le début des années 1970 et la dévalorisation systématique de l’idée nationale.
On sait d’ailleurs que ce vote des étrangers non européens était promis par le programme électoral de M. Hollande. On sait bien aussi que cette revendication n’est, pour ceux qui la portent, qu’une étape. Réduite dans un premier temps aux élections locales, elle est supposée ne pas susciter la levée de boucliers que ne manquerait pas de susciter l’aveu du but ultime : obtenir le droit de vote des étrangers résidents à toutes les élections, y compris nationales. Mais nous ne devons pas accepter la proposition de fractionner la discussion. Il s’agit d’un seul et même sujet : c’est la nation française qui est en cause et d’ailleurs le droit constitutionnel le confirme puisque les élections locales touchent, via l’élection des sénateurs, aux institutions de la République et ont ainsi un caractère national.
Sur le fond l’article du Monde, signé conjointement par une actrice de cinéma et par un professeur d’histoire, n’apporte rien de nouveau, notamment dans l’argumentation. On y retrouve une nouvelle fois l’antienne habituelle : puisqu’ils ont le droit de travailler en France, d’y payer leurs impôts et de contribuer à la richesse nationale, puisqu’ils peuvent participer à la vie des organismes sociaux et même à celle des partis politiques, les étrangers devraient avoir le droit de voter. En d’autres termes la participation des intéressés aux activités quotidiennes de la société devrait entraîner tout naturellement leur participation à l’exercice de la souveraineté nationale.
Or ce raisonnement se fonde sur une erreur conceptuelle fondamentale : il admet une équivalence de niveau entre les activités quotidiennes au sein de la société et l’exercice politique de la souveraineté nationale. Or admettre une telle équivalence, c’est nier une fois de plus le caractère spécifique de la Nation. Celle-ci est fondée sur un lien affectif. On y trouve le sentiment de former un groupe particulier, solidaire, réductible à nul autre, dont l’unité se fonde sur une histoire commune et sur la conscience des épreuves subies au cours des âges. « La nation », disait Renan « est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. »
Autre chose est d’avoir un emploi et de payer des impôts.
Le cas de la famille
Transposons ces réflexions à un échelon de moindres dimensions : celui de la famille. Ici aussi nous trouvons une collectivité fondée sur l’affectivité, sur le sentiment qui en rapproche les membres et leur donne la conscience de constituer un groupe spécifique, distinct de ce qui l’entoure. Or une famille peut employer du personnel, « un auxiliaire domestique », par exemple Ce personnel est rémunéré, rend des services à la communauté familiale, concourt activement à sa vie de tous les jours, contribue à sa prospérité. Souvent même il le fait dans une atmosphère amicale.
Pour autant, le fait-on participer aux décisions majeures ? Le consulte-t-on sur le rythme des dépenses et de l’épargne ? Sur les meilleurs placements ? Son avis est-il sollicité sur l’éducation des enfants ? Sur le choix des destinations de vacances ? Non, bien sûr, pour une raison toute simple : ce personnel ne fait pas partie de la famille, il lui est étranger.
On peut observer que la validité de cet argument est admise pour la famille et que pourtant certains ne l’admettent pas à propos de la nation, bien que le problème se pose dans des conditions de fond identiques. C’est sans doute que, jusqu’ici du moins, le concept de famille, même s’il n’a plus la même aura qu’autrefois, n’a pas encore subi, de la part des cosmopolites, autant d’efforts de dévalorisation et de dissolution qu’en a subis le concept de nation. Qu’en sera-t-il demain ?
Pierre Milloz 14/04/2013 http://www.polemia.com -
Elizabeth Warren : ” Que faut-il faire pour fermer une banque hors la loi ? “
Elizabeth Warren, sénatrice américaine du Massachusetts pose des questions simples à propos des banques plus précisément sur la banque HSBC coupable d’avoir blanchi 881 millions de dollars pour les barons de la drogue mexicain et colombienne et d’avoir violé les lois internationales.
A la question : “que faut-il faire pour qu’un institut financier soit fermé ?“, les deux intervenant, David Cohen du Département du Trésor US et Jerome Powell, gouverneur de la FED ont visiblement du mal à répondre.
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La Manif d’avant-hier soir : honneur à Mgr Aillet
Alors que la manifestation devait se disperser à partir de 22h, des centaines de jeunes ont décidé de veiller plus tard sur l’esplanade des Invalides. À noter que Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, a tenu à saluer les jeunes veillant sur l’esplanade des Invalides. Ils ont quitté les lieux lorsque la police leur a demandé, aux alentours de minuit.
La suite des vidéos sur Nouvelles de France
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La rue abattra les tyrans ! par Rébellion
Plus de trois millions de chômeurs en France, mille usines fermées depuis 2009, de nouveaux plans sociaux chaque semaine... Délocalisation, chômage de masse, austérité : la situation économique et sociale est une réalité que nous ne pouvons fuir. Le retour des conflits sociaux durs dans plusieurs grosses entreprises, accompagné de fortes tensions dans l’ensemble du tissu économique des PME, révèe la montée d’un malaise dans le société. Une rupture est en train de se produire.
Dans le même temps, des milliers de personnes se retrouvent dans la rue pour refuser une loi sur le «mariage pour tous» qui se révèle être une étape supplémentaire vers le règne de la marchandisation de l'homme par le capital. Ce refus moral de voir disparaître les liens de la filiation est sûrement une surprise pour les tenants du libéralisme sociétal qui ne pensaient pas qu'il existait encore une telle force dans le peuple.
Le constat est là, implacable. Alors comment pouvons nous combattre efficacement le système qui est responsable de cette situation? Vous connaissez peut-être le vieux principe de Lénine : «Avoir raison est une chose, en convaincre les classes populaires est une autre chose». C’est là tout l’enjeu pour que les idées SRE ne s’épuisent pas en vains bavardages mais trouvent un écho dans le peuple.
Que faire alors? La priorité est de rassembler nos forces et de les organiser. Pour cela, nous devons être clairs. Notre autre priorité est d’agir pour de nouvelles convergences. L’unité d’action permettra de réunir sur le terrain les «dissidents» du système. La mise en commun de connaissances et d’expériences est nécessaire pour vaincre les pièges du système. Concrètement, Rébellion doit devenir le carrefour de la réflexion et de l’action de tous ceux qui recherchent une alternative à la crise du monde moderne.
Plus largement, nous voulons que la révolte d'Aulney rejoigne la révolte des Champs Elysées. Nous savons que les « limites sociologiques » peuvent être dépassées dans le refus d'un avenir préparé par le capitalisme. Nous savons que la colère peut devenir positive, que le combat est la source de la création !
Pour nous, ce projet a déjà son incarnation. Hugo Chavez était pour nous un symbole de la force qui pouvait naître de la rencontre du socialisme et du patriotisme. Il incarna la volonté d'un peuple de refuser la pauvreté et le pouvoir d'une l'oligarchie qui confisque toutes les richesses de son pays à son seul profit. Rejetant la domination impérialiste, il mena son pays dans la voie de l'indépendance et montra l'exemple à toute l'Amérique du Sud. Même si beaucoup de choses restent à faire,il a redonné la liberté et la justice sociale à son peuple. Ne pleurons pas Hugo Chavez, soyons dignes de son combat et soyons fiers d'oeuvrer pour la construction d'un socialisme du XXI° Siècle !
Note :
Nous souhaitons remercier les nombreux lecteurs qui ont pris le temps de répondre à notre enquête. Nous vous livrons les résultats dans le bulletin interne de notre revue.Source: Rébellion
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Manifestation ce mercredi soir à Paris : provocations UMPistes et nombreux heurts
Hier à Paris, la « manif pour tous » a réuni plus de 5000 personnes. Un correspondant de Contre-info y était :« le cortège a défilé dans une ambiance festive (voire un peu « boite de nuit » même), de Sèvres-Babylone jusqu’aux Invalides, entouré d’un important dispositif policier.
Les références républicaines (notamment des bonnets phrygiens, de sinistre mémoire, qui défiguraient de jolis minois) étaient certainement pesantes pour une part importante des manifestants.Arrivés sur l’esplanade des Invalides, les marcheurs eurent à subir une honteuse tentative de récupération de l’UMP. En effet, des députés de la droite libérale, mondialiste et affairiste prirent le micro, en particulier Hervé Mariton.
Le discours que ce dernier a tenu, sous les trop rares huées des personnes qui comprenaient ce qui se passait, consista à dire que lorsque lui et ses amis gagneraient les élections de 2017 (bref, « votez pour nous »), ils reviendraient sur la loi Taubira.
L’imposture est totale bien sûr, car l’UMP, toujours à la traîne de son jumeau socialiste, ne revient jamais sur les réformes de celui-ci. C’était le même son de cloche au moment du PACS et bien sûr, la droite n’a rien fait ensuite.
Quand on sait par ailleurs que Sarközy était personnellement pour le pseudo « mariage » inverti et que les députés et sénateurs UMP qui ont voté pour la loi Taubira n’ont pas été sanctionnés, il n’y a aucune place pour le doute.
Les principales convictions des politicards umpistes sont l’argent et les prébendes. Cet écœurant racolage électoral, dont les organisateurs de la « manif pour tous » se rendent complices, a par ailleurs un effet démobilisateur évident : en affirmant mensongèrement que les choses seront rétablies en 2017, les orateurs sous-entendaient logiquement que la contestation actuelle n’est plus vraiment utile.Peut-être échaudés par ces provocations umpistes, de nombreux manifestants ont refusé de se disperser quand les consignes ont été données. S’attardant face à la rue menant à l’Assemblée, bloquée par des policiers suréquipés et leurs camions, ils ont scandés des slogans plus radicaux, avant que la tension ne monte.
Quelques centaines de manifestants, dont de nombreux « natios » – notamment du Renouveau français ou de groupes royalistes, ainsi que des « anciens » de retour -, se sont alors heurtés aux forces de police, pendant près de 2 heures. Jets d’objets (dont des Flamby), charges des policiers, puis, avant d’être encerclés par les renforts arrivés sur l’esplanade, 200 manifestants ont fait une échappée, par les quais, en dressant des barricades. Des voitures de police ont été endommagées. Le tout ne se serait soldé que par quelques interpellations, les flics républicains ayant été dépassés : n’osant trop s’approcher des manifestants vindicatifs qui leur tenaient tête, ou n’arrivant pas à les rattraper sur la fin.
C’est une petite émeute à laquelle j’ai assisté hier soir. Et c’était bon de voir ces nombreux jeunes déterminés, remontés et courageux, même si bien sûr le spectacle ne pouvait plaire à tout le monde, notamment aux régimistes et aux naïfs, sans parler des authentiques UMPistes, qui s’étaient pour certains attardés pacifiquement sur la pelouse (jusqu’à se faire expulser vers minuit et demi).
J’ai vu avec plaisir des militants détruire une caméra des CRS. Plus tard, on m’a rapporté qu’une caméra d’une chaîne de télévision avait été détruite elle aussi. Les médias sont nos ennemis, il ne faut pas l’oublier.
Loïc Garnier »
La video visible ici montre certains aspects de cette soirée.
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Frigide Barjot, de la trahison à la capitulation – par Marc Noé

"Un véritable Münich 2013 !..." Frigide Barjot et les organisateurs de la Manif Pour Tous ont été reçus mardi dernier au ministère de l’Intérieur par Manuel Valls. Cette rencontre avait pour but de fixer le cadre des futures manifestations.
Selon les déclarations mêmes de Frigide Barjot, elle a débouché sur une « charte de comportement » pour éviter, dit-elle, des atteintes « contre les biens et les personnes » durant les manifestations. Mais de quelles atteintes aux biens et aux personnes parle-t-elle ?... Du bruit, certes, il y en a eu, mais rien n’a jamais été cassé ni même abîmé et personne n’a été molesté par les manifestants quels qu’ils soient ! Nulle part. On ne peut pas en dire autant des forces de l’ordre contraintes d’appliquer les consignes du ministère. Alors parlons clair : l’attitude de Frigide Barjot équivaut ici à une capitulation en rase campagne. Elle n’a fait que livrer des manifestants sincères pieds et mains liés au pouvoir socialiste. C’est nouveau, ça vient de sortir : une charte de comportement… Un véritable « Münich 2013 », oui !¢Les propos tenus à la sortie de la Place Bauveau par la « meneuse de revue » sont édifiants.● « Nous sommes satisfaits de ce que le gouvernement soit entré dans le dialogue. » Mais quel dialogue ?...● « Le gouvernement a pris la mesure du mouvement et a décidé de l’organiser avec nous. » Ben voyons ! Vous imaginez les socialistes organiser une VRAIE MANIF contre eux-mêmes ?...● « Le ministère de l’Intérieur a pris des mesures pour que tout se passe bien, nous mettrons tout en œuvre avec les forces de d’ordre pour qu’il ne se passe plus rien. » En dénonçant ceux qui ne suivraient pas les délires de Barjot, par exemple ?...● « Techniquement, il y aura des réunions préalables avec les forces de l'ordre et tout sera fait pour que les groupuscules soient mis à l'écart. » Pour compléter le tableau, elle aurait pu préciser « … des groupuscules mis à l’écart, gazés, triqués et emballés » avec sa bénédiction !...● « Nous pouvons appeler la population à venir défiler. » Autrement dit, la population n’a plus qu’à monter dans les wagons. Les noms et les adresses seront relevés pendant le trajet !...● « Nous appelons à manifester contre l’homophobie. » Ceux qui bataillaient contre la loi Taubira en seront pour leurs frais et amalgamés à un autre thème. Qu’est-ce que l’homophobie vient faire là-dedans ?...● « Nous ne lâcherons rien, dans la légalité et le pacifisme. » Forcément : il n’y a plus rien à lâcher !...EQue ceux qui parlent en toute sincérité d’un mai 68 à l’envers se rappellent que, en 68 précisément, voyant qu’il ne contrôlait pas le mouvement étudiant, le parti communiste le brisa en prônant la légalité et le retour à l’ordre. Peu après, tout rentrait progressivement « dans l’ordre ». Aujourd’hui, Frigide Barjot et sa poignée d’organisateurs ne font pas autre chose.C’est une trahison suivie d’une capitulation. L'illusion a fait son temps. Que les personnes véritablement sincères ne se laissent plus abuser : ce n’est pas en suivant celle qui se qualifie elle-même grotesquement de « femme à pédé » et en appelle au « peuple du 9-3 » qu’ils empêcheront le passage en force de la loi Taubira. Là, c’est joué d’avance.© Marc NoéAncien Maire-Conseiller Général de Seine-et-MarneVoir aussi les articles sur le même sujet:E Assez de querelles ! par Marc Noé (10/04/2013)E Frigide Barjot déjante (17/04/2013)
Tout un symbole... -
Enorme manifestation anti-mariage gay à Paris
RDV A PARIS TOUS LES SOIRS ! Continuons le bon combat ! Taubira = démission ! Tant que l’infâme loi Taubira ne sera pas abrogée, nous ne lâcherons rien. Maintenons la pression ! Vive la jeunesse de France.
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Coup de gueule de Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale
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Le Printemps français : une révolte d'avant-garde
Extraits d'une tribune de Béatrice Bourges dans Le Monde :
"Le Printemps français surprend. Les premiers surpris sont celles et ceux qui se sont lancés dans l'aventure. On ne prévoit pas qu'on va se révolter. Le Printemps français est une insurrection de la conscience. D'où la référence à Antigone (la vraie, celle de Sophocle). Bien sûr, il dérange. Il n'irrite pas seulement le pouvoir en place, mais aussi les tenants d'un conformisme de béton armé. Vite, pour qu'il ne gêne pas, on lui colle des étiquettes. A l'instar des généraux qui appliquent la stratégie de la guerre précédente, on le range dans des catégories obsolètes. Peine perdue. Le Printemps français est nouveau. Il est la première insurrection pacifique de la France d'en bas contre la pensée unique d'une oligarchie politique, financière et médiatique. Attaquer la pensée dominante était le privilège des intellectuels. Cette fois, les simples citoyens s'y mettent. Une démocratisation de l'esprit critique.
Cette révolte répond à un inconcevable mépris. Combien de millions faut-il être dans la rue pour mendier l'attention du président ? Le Printemps français est un cri des masses contre un arrogant déni de démocratie. [...]
Phénomène générationnel ? En partie, sans doute. Mais, dans sa spontanéité et son polycentrisme, le Printemps français mêle les générations. Beaucoup de jeunes, mais pas seuls. Et ces jeunes, affranchis du jeunisme contemporain, se sont emparés de ce qui manque le plus souvent à la jeunesse : le sens de la durée. Influence chrétienne ? Pour une part, dans la mesure où le christianisme, par la solidité de sa tradition bimillénaire, apporte le recul intellectuel et la force morale de résister au prêt-à-penser d'une époque. [...]
Il s'agit, non de l'arrière-garde que certains ont évoquée, mais d'une avant-garde, avec cette originalité de ne pas être une élite mais une multitude. Le passéisme, c'est de projeter dans l'avenir les préjugés et les illusions du présent en train de passer. Ainsi agissent ceux qui se couchent devant un prétendu "sens de l'histoire", expression provisoire de rapports de force condamnés à changer. L'avant-garde, au contraire, repose sur celles et ceux qui discernent en demain sa lumineuse part de durable, d'intemporel.
Le Printemps français ne veut pas du cliché populiste qui consiste à renvoyer dos à dos la droite et la gauche, mais il brandit les exigences morales d'un humanisme universaliste dont nul courant politique digne de ce nom ne peut se passer. Il ne se prétend pas au-dessus des partis, mais au contraire, il se situe au niveau de leur soubassement : il défend le socle de la vie démocratique, les fondements du vivre-ensemble, les libertés sans lesquelles la société devient invivable. [...]"