
On a les intérêts, les préoccupations, voire les obsessions de ses compétences. L’avocat général que j’ai été focalise sur l’importance du régalien – autorité de l’État, forces de l’ordre, sécurité, justice, tranquillité publique, respect de la loi, défense de l’État de droit, égalité entre les citoyens, etc. – dans une vision et pratique présidentielles.
Quels que soient les mérites de l’intervention du Président – et je ne doute pas qu’elle sera largement commentée par les spécialistes, notamment pour ce qu’il a annoncé sur les plans économique et social et les perspectives qu’il a dessinées pour demain -, je persiste : je suis toujours déçu par sa manière de traiter du régalien, d’affronter le terrible gouffre entre une majorité silencieuse, discrète et profondément indignée – qu’on regarde le soutien qu’elle apporte à la police dans les sondages – et une minorité gangrenée par le communautarisme, qui tient le haut du pavé politique, médiatique et même judiciaire en n’ayant aucune raison de rentrer dans le rang puisqu’on lui permet tout.









