France et politique française - Page 1843
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Régis de Castelnau : "N'est pas Clemenceau qui veut..."(EDLQ #2 - Partie 1)
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Le multiculturalisme comme idéologie
Dans un délicieux recueil de vers quelque peu oublié aujourd'hui, Victor Hugo, en 1880, eut l'idée ingénieuse et sarcastique de faire dialoguer en alexandrins Emmanuel Kant, le fondateur des Lumières allemandes et européennes, avec un âne, au demeurant fort prolixe et impertinent. Car l'animal ne lançait-il pas d'entrée de jeu au génie de Kônigsberg : « Et les cailloux sont doux et la raclée est bonne /À côté de ceci suivre un cours en Sorbonne. »
Ces vers hugoliens reviennent toujours malicieusement en mémoire lorsque l'on croise, dans la prose d'un quotidien ou une rue du quartier latin, l'illustre mandarin Alain Renaut, intellectuel « social-libéral » et néo-kantien, titulaire à la Sorbonne, dont il dirige depuis vingt ans l'UFR de philosophie, d'une chaire consacrée à la politique et à l'éthique. Car quiconque fut, comme l'auteur de ces lignes, étudiant à la Sorbonne à partir des années 1990, ne peut que garder à jamais en mémoire l'écho de la voix précieuse et haut perchée de cet homme improbable, aux traits mous et à la nervosité maniérée, qui évoluait entre les plus hauts représentants de l'heideggerisme français un peu à la manière cauteleuse et prudente d'une patronne de ligue de vertu cernée par des mauvais garçons aux mains baladeuses.
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Confinement : Estrosi souhaite que les données envoyées par les compteurs Linky à Enedis soient examinées par l’État
La demande du pitoyable maire de Nice va-t-elle être acceptée ?
En tout cas voici qui donne une idée de ce à quoi pourrait aboutir dans un avenir proche ce nouveau compteur, très controversé, dont les autorités nous assuraient bien sûr qu’il ne serait nullement « espion ».Lu chez developpez.com :
« […] l’édile ne s’arrête pas là et souhaite même le suivi de la non-occupation des résidences secondaires. « J’ai sensibilisé les autorités de l’État afin qu’elles puissent solliciter Enedis pour vérifier que les résidences secondaires ne sont pas occupées pendant la période des vacances, afin de faire respecter la période de confinement », a-t-il déclaré sur Twitter.
Dans ce cas, Enedis pourrait donc consulter la consommation des compteurs électriques, dont Linky, qui compte actuellement plus de 243 000 installations à Nice et environ 23,4 millions dans toute la France. Le déploiement de ce compteur communicant est inscrit dans la loi relative à la « transition énergétique pour la croissance verte », en application de deux directives européennes datant de 2006 et 2009. D’ailleurs, Enedis vise à poser 35 millions de compteurs Linky à l’horizon 2021.
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Tout ce qu'on pourrait ne plus dire...
Les quotidiens et les hebdomadaires sont allégés. Je continue à les acheter mais ils se lisent très vite.
Depuis que le fléau du coronavirus, jour après jour, nous menace, fait peur, affaiblit et tue, la répétition des thèmes, la pauvreté des sujets, la tonalité contrastée et réduite des interrogations et des dénonciations font que, sur le plan médiatique, on n'est presque plus obligé de lire et d'écouter.
On manque de gels, de tests, de masques et de respirateurs.
La gestion de la crise par le pouvoir est catastrophique. On ne lui pas confiance. Sa communication est mauvaise.
Le président de la République n'est pas à la hauteur et demain il ne tiendra pas ses promesses. Il a eu tort de parler de "guerre".
Le Premier ministre est vaillant, mesuré, accessible.
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Une aide à domicile : « Les personnes âgées totalement isolées se laissent mourir ! »

Témoignage
Adeline est aide à domicile, employée par une association, dans le Haut-Vaucluse. Elle se rend chaque jour au domicile de 5 à 8 personnes âgées isolées pour les aider dans leur vie quotidienne. Avec l’épidémie du Covid-19 et les mesures de confinement, elle éprouve un sentiment d’abandon professionnel et s’inquiète de l’isolement grandissant de ses patients.
Pouvez-vous nous décrire votre quotidien d’aide à domicile ?
Je suis aide à domicile en milieu rural dans une association, depuis bientôt dix ans. J’interviens au domicile de personnes âgées, parfois atteintes de grosses pathologies et/ou handicapées. Cela peut être des couples ou des personnes seules voire totalement isolées (pas de famille).
En premier lieu, nous avons un rôle de soutien autant pour le bénéficiaire que pour les « aidants » (conjoint, enfants ou voisin…) pour leur permettre de « souffler » un peu. Nous sommes aussi, en quelque sorte, une « oreille attentive » ou une confidente quand le besoin de se confier se fait sentir. Nous sommes le lien avec l’extérieur, la présence rassurante et stimulante.
Bien entendu, nous sommes là aussi pour tout ce qui concerne les tâches de la vie quotidienne comme l’aide à la toilette, la prise des repas, l’entretien du logement, du linge, et les courses. -
Michel Maffesoli : La faillite des élites (conférence)
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Débat entre Alain de Benoist, Frédéric Rouvillois et Eric Zemmour
Quand on parle de la droite, tout le monde sait de quoi il retourne. Et pourtant, personne n'est capable d'en donner une définition rigoureuse. Où la situer ? Qui retenir ? Sur quels critères ? Le style de préférence aux idées ? Les idées de préférence aux nuées ? Ou encore l'autorité plutôt que la liberté et la liberté plutôt que l'égalité ? Tout cela, et d'autres choses encore, tant la droite est hétéroclite et finalement dissemblable. Pour y voir un peu plus clair, nous avons fait se confronter trois spécialistes de la droite.
Le Choc du mois : Comment définiriez-vous la droite ? Est-il possible de dire : ici finit la gauche, ici commence la gauche ?
Alain de Benoist : On ne pourrait le dire que si le clivage droite-gauche constituait une sorte de bande continue sur laquelle il n'y aurait qu'à déplacer le curseur pour savoir où l'on se trouve. Ce n'est pas le cas. « La droite » et « la gauche » n'existent tout simplement pas en tant qu'essences intemporelles. Tout ce que l'historien peut saisir, ce sont des configurations « de droite » ou « de gauche », qui varient considérablement selon les époques et les pays. En outre, ces deux mots n'ont de sens qu'au pluriel, il y a toujours eu des droites (ou des gauches) très différentes les unes des autres, certaines d'entre elles ayant plus d'affinités avec certaines gauches (ou certaines droites) qu'avec les autres droites (ou les autres gauches). Notons encore que les idées voyagent souvent, de droite à gauche et vice-versa selon les époques, l'écologisme ou le régionalisme ont pu apparaître comme « de droite » ou « de gauche ». À la fin du XIXe siècle, être pour la République désignait clairement l'homme de gauche. Ce n'est évidemment plus le cas aujourd'hui. D'autres thématiques sont inclassables le sens de la gratuité est-il de gauche ou de droite? Et la philosophie tragique ? C'est la raison pour laquelle les politologues n'ont jamais pu donner de la droite ou de la gauche une définition unitaire qui fasse l'unanimité. Toutes les définitions qu'on a proposées de la « vraie droite » ou de la « vraie gauche » n'ont jamais reflété que des opinions subjectives ou des préférences personnelles.
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Devrons-nous remercier Emmanuel Macron pour ce confinement sans fin ?

Confinés. Prisonniers à l’intérieur de nos frontières familiales. Pour combattre un virus contre lequel, à ce jour, nos gouvernants ont été incapables d’agir avec efficacité.
Ah ! Si nous avions pu tester, village après village, ville après ville, quartier après quartier, tout aurait été différent et il eût été inutile de nous enfermer pour un temps indéterminé « chez nous ». Emmanuel Macron, pour qui le mot « frontière » est un péché mortel, n’a donc eu qu’une seule idée en tête : isoler 65 millions de Français chez eux, derrière nos portes devenues aussi infranchissables que le mur de Berlin.
Cette décision dont on ne connaîtra les effets désastreux, sur les plans économique, social, moral, qu’au retour à une vie normale, a été prise par la plupart des grands pays. À défaut d’avoir prévu comment lutter contre une telle pandémie. Mais ce n’est pas pour cela que nous devons nous satisfaire de ce confinement douloureux.
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Le Pr Raoult sauve ses patients, ses détracteurs les laissent crever
Si la visite qu’Emmanuel Macron a rendue au Pr Raoult fut une surprise pour tout le monde, y compris pour ses ministres, c’est qu’elle fut préparée dans le plus grand secret.https://madeinmarseille.net/64908-visite-emmanuel-macron-lihu-professeur-raoult-chloroquine/
Didier Raoult a ainsi pu remettre au Président les résultats de sa dernière étude sur 1 062 patients, traités avec son protocole associant chloroquine et antibiotique.
Un succès incontestable et sans aucune toxicité cardiaque.
Sur 1 061 patients traités, 973 (92 %) ont été guéris en 10 jours. Et quelques jours de plus pour d’autres.
Pour 46 patients (4,3 %), les choses se sont compliquées.
5 sont décédés, ce qui donne un taux de mortalité de 0,47 %. Tous étaient âgés de 74 à 95 ans.
10 ont été placés en soins intensifs.
31 ont été hospitalisés 10 jours ou plus.
Sur ces 41 patients, 16 sont encore en traitement, 25 sont guéris.
Interprétation : « La combinaison HCQ-AZ, lorsqu’elle est démarrée immédiatement après le diagnostic, est un traitement sûr et efficace pour COVID-19, avec un taux de mortalité de 0,5 %, chez les patients âgés. Il évite l’aggravation et élimine la persistance et la contagiosité du virus dans la plupart des cas. » -
Dictature de santé publique, par Frederic Rouvillois.

https://www.fondation-du-pont-neuf.fr/
« Le temps est venu » écrit Michel Chevalier le 9 avril 1832, au début de l’épidémie de choléra qui va frapper Paris de plein fouet, « où les peuples doivent, sous peine d’une mort hideuse, soigner leur corps à l’égal de leur esprit ; où la sollicitude des gouvernements doit embrasser aussi bien le développement matériel de la race humaine que son développement rationnel, et s’occuper autant (…) de leur chair (…) sous toutes les formes, qu’il s’occupe ou qu’il est censé s’occuper de leur intelligence[1] ».
Même si le parallèle paraît quelque peu artificiel, il n’est pas tout à fait sans intérêt de comparer, sur ces questions du corps et de la santé, les réactions des saint-simoniens, face à la terrible vague de choléra qui s’abat sur la France en 1832, et la manière dont leur lointain disciple Emmanuel Macron va tenter de répondre, à partir de mars 2020, à la crise du Coronavirus.
Même si le parallèle paraît quelque peu artificiel, il n’est pas tout à fait sans intérêt de comparer, sur ces questions du corps et de la santé, les réactions des saint-simoniens, face à la terrible vague de choléra qui s’abat sur la France en 1832, et la manière dont leur lointain disciple Emmanuel Macron va tenter de répondre, à partir de mars 2020, à la crise du Coronavirus. Dans l’un et l’autre cas, une épidémie mondiale, la première venant des Indes, la seconde de Chine, semble avoir pris par surprise un pays qui se croyait plus ou moins à l’abri de la contagion- mais qui ensuite comprend rapidement que le bilan humain risque d’être lourd : en 1832, le choléra emportera 19000 Parisiens et fera plus de 100 000 morts.