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15/02/2018

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [IV]

La production automobile de masse

Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

1ère partie : l’Homme Masse

« De Caillaux à Giscard » : le système libéral

En effet, si la production élimine progressivement la masse, la consommation lui reste soumise. Quand les belles âmes s'indignent que certains proposent de renvoyer chez eux les immigrés, un calcul cynique explique l'appui qu'elles reçoivent des « médias «. Il ne faut pas laisser partir des consommateurs. Tout ralentissement des achats serait catastrophique. La massification ne s'explique pas que par le travail à la chaîne. Une transformation plus profonde peut-être s'est opérée. Pendant des millénaires, l'homme produisait pour consommer. Il fallait se nourrir, se vêtir, mais aussi satisfaire d'autres besoins, d'ordre spirituel, militaire ou intellectuel, construire des temples et des palais, entretenir des prêtres, des sorciers, des guerriers, des administrateurs. Désormais l'homme consomme pour produire. Les besoins étant, pour l'essentiel, satisfaits, l'organisation rationnelle du travail et le machinisme n'ont pas épuisé leurs capacités productives. Il convient donc de susciter le désir de marchandises qui ne sont pas nécessaires. La publicité s'en charge et rapidement le désir se transforme en besoin. L'habitant des villes peut sans difficulté, se passer d'une automobile, disposant de transports en commun confortables et souvent plus rapides. Qui ne possède pas sa voiture particulière passe pourtant soit pour un miséreux soit pour un attardé. Le conformisme et l'individualisme se conjuguent pour obliger à consommer, fut-ce des objets parfaitement inutiles, les gadgets. Si la consommation se ralentit, pour une raison ou pour une autre, que les gens ont moins d'argent, que la mode change, que la saturation apparaît, il faut fermer des usines et mettre des gens au chômage. Toute diminution du niveau de vie de la masse entraîne une crise économique. Si l'on veut assurer un développement harmonieux de la production, chaque individu doit pouvoir continuer de se procurer les produits de la grande industrie, qu'il soit en bonne santé ou malade, jeune ou vieux, riche ou pauvre.

Le système libéral n'a pu fonctionner qu'aussi longtemps que la production de masse n'affectait qu'un secteur, le textile. Quand la demande l'emportait sur l'offre, les patrons devaient embaucher et accepter de payer des salaires plus élevés, des entreprises mal gérées parvenaient à subsister puisqu'elles trouvaient des débouchés. Le moment venait nécessairement où l'offre finissait par dépasser la demande. Les stocks s'accumulaient, les prix baissaient. Les entreprises mal gérées disparaissaient, les autres subsistaient en réduisant les salaires de ceux qu'elles conservaient. Peu à peu, les stocks s'écoulaient et la crise se résorbait. L'économie en sortait assainie. Seules les entreprises les mieux équipées, les mieux administrées subsistaient. Grâce aux gains de productivité qu'il leur avait fallu réaliser, elles produisaient à meilleur marché, elles avaient amélioré la qualité et la diversité de leurs fabrications. Ainsi les crises cycliques représentaient un facteur de progrès.

Ce mécanisme ne fonctionnait qu'en raison de la structure de la consommation. Le budget des familles ouvrières, essentiellement consacré à la nourriture et au logement, comportait, sans doute, quelques achats de produits manufacturés (vêtements, meubles, quincaillerie) mais seulement en période de relative aisance, quand il était possible d'économiser. Les classes aisées absorbaient l'essentiel de la production. En temps de crise, elles continuaient d'acheter, moins sans doute mais suffisamment pour que s'écoulent les stocks. Certes, les ouvriers, réduits au chômage, survivaient dans les conditions les plus pénibles. Quelques philanthropes s'efforçaient d'adoucir leur sort mais personne, en dehors de catholiques sociaux et de socialistes, ne s'indignait d'une situation qui s'accordait à la nature des choses.

Tout changea lorsque l'introduction du travail à la chaîne permit la production de masse. Ford et non Lénine, fut le grand révolutionnaire du début du siècle. Rompant avec la pratique patronale des bas salaires, il comprit que ses ouvriers étaient aussi ses futurs clients et qu'il convenait qu'ils gagnent assez pour acheter des voitures. La production de masse débouchait sur la consommation de masse. Ce qui allait modifier totalement la structure de l'économie. Ainsi la production de masse suppose l'immobilisation de capitaux considérables que l'autofinancement ne suffit plus à réunir. Entre le moment où le constructeur décide de lancer un nouveau modèle de voiture et le moment où celui-ci sort des chaînes, il s'écoule plusieurs années. De même l'innovation technologique devient l'affaire de bureaux d'études, qui mobilisent des équipes de chercheurs. Les entrepreneurs doivent faire appel aux banques, leurs fonds propres ne suffisant plus. Mais l'appareil financier recherche le profit à court terme. L'argent immobilisé ne « travaille pas » ou du moins trop lentement pour rapporter. Le banquier emprunte les sommes qu'il prête. Il faut que le capital dont il dispose soit toujours disponible. Ainsi l'entrepreneur a besoin de crédits à long terme et le banquier ne peut consentir que des crédits à court terme, sinon le taux d'intérêt deviendrait si élevé qu'il découragerait l'entrepreneur. Comment en sortir ? Par des artifices comptables qui transforment le court terme en long terme.

Cette contradiction en a engendré une autre. L'investissement ne saurait être supérieur à l'épargne, c'est-à-dire à la part du revenu national soustrait à la consommation, d'une manière ou d'une autre. Cette vérité de bons sens convient à une économie de type classique où l'entrepreneur utilise ses propres capitaux ou ceux qu'il se procure en multipliant le nombre de ses associés grâce à des souscriptions d'actions. Vaut-elle encore, quand il lui faut investir à très long terme ? Il est conduit dans ses choix à anticiper. Le modèle que prépare le constructeur risque d'être périmé avant d'être mis en vente, de ne pas correspondre à l'évolution des goûts et des besoins de la clientèle.

Et surtout, il est obligé de vendre à crédit. L'acheteur d'une voiture a rarement les moyens de payer comptant. Lui aussi anticipe. Il dépense l'argent qu'il n'a pas encore mais dont il compte disposer, pour autant que ses revenus continuent d'augmenter. Les organismes financiers, en principe, utilisent l'épargne reçue en dépôt d'une manière ou d'une autre (dépôts à vue, emprunts obligatoires, gestion de portefeuilles etc.…) pour financer ces diverses anticipations. Tout semble donc rentré dans l'ordre, mais à condition que les banquiers ne commettent aucune erreur, qu'ils ne se montrent ni trop timorés, car ils casseraient l'expansion, ni trop laxistes car ils cesseraient de la contrôler. En théorie, ces excès inverses devraient se compenser. Ce qui se révélerait exact si chaque opérateur prenait ses décisions par un calcul rationnel. Les risques d'erreur s'annuleraient à peu près. Les choses ne se passent pas ainsi en pratique. Il existe un effet d'entraînement. A certains moments, les banquiers, emportés par l'euphorie, prêtent avec trop de facilité, à d'autres, ils s'effraient et resserrent le crédit, étranglant les entreprises.

Que s'est-il passé en 1929 ? La prospérité a conduit les industriels, les particuliers et les banquiers à anticiper sur un progrès supposé indéfini tant de la consommation que de la production. Les industriels ont succombé au vertige du gigantisme, les particuliers ont multiplié les achats à crédit - y compris les achats d'actions  et les banquiers ont trop utilisé les artifices comptables qui permettent de transformer le court terme en long terme, si bien que les Etats-Unis investissaient plus qu'ils n'épargnaient. Tout fonctionnait convenablement parce que la bourse de New York drainait les capitaux du monde entier. Il a suffi que le flux d'épargne diminue, même légèrement pour provoquer la catastrophe. Il fallait donc réajuster l'épargne et l'investissement. Les économistes libéraux ont immédiatement présenté une solution d'apparence raisonnable. Il suffisait de diminuer les salaires et même, de l'opinion de Rueff, de supprimer purement et simplement les allocations de chômage, en un mot de pratiquer une politique de déflation. C'était oublier que désormais la consommation de masse fournissait le moteur de la production de masse. Quand on fabriquait quelques milliers de voitures par an, la misère du peuple n'empêchait pas les stocks de s'écouler peu à peu et puisqu'il fallait bien les reconstituer, les commandes relançaient la production. Il n'en va plus de même, quand le stock se chiffre par millions de voitures. L'économie avait changé d'échelle et les libéraux, enfermés dans leurs abstractions ne s'en étaient pas aperçu. La solution fut trouvée non par un théoricien mais par deux hommes de terrain, l'allemand Schacht financier d'Hitler et Morgenthau, le principal conseiller de Roosevelt. L'un et l'autre partirent d'une idée simple. La mécanique libérale ne fonctionnait plus, les stocks ne diminuaient pas parce que les achats des classes aisées n'avaient plus qu'une influence marginale sur le marché. La production de masse ne reprendrait que si l'on donnait à la masse les moyens de consommer d'où une politique de grands travaux financée artificiellement. Il fallut néanmoins la seconde guerre mondiale pour surmonter la crise, les armements constituant une production dont la consommation n'est pas entravée par des considérations budgétaires.

Ni Schacht ni Morgenthau n'avaient pu s'inspirer de la célèbre « general theory of employment, interest and money » de John Maynard Keynes, publiée seulement en 1936. Cependant, l'inspiration demeurait la même. Les uns et les autres substituaient à une conception statique de l'économie, où les équilibres se rétablissaient automatiquement, une « description dynamique » selon l'expression de Keynes. Les classiques visaient en fait un état quasi stationnaire. Ce qui donnera, sous une forme journalistique, la « croissance zéro » préconisée par le club de Rome, croissance zéro de la production et de la démographie. Mais l'expérience montre assez qu'il n'y a jamais d'état quasi stationnaire. En économie, comme dans les autres domaines, qui n'avance pas recule.   •  (A suivre - A venir : « De Caillaux à Giscard : Le système libéral » suite)

Illustration ci-dessus : Pierre Debray au rassemblement royaliste des Baux de Provence [1973-2005]

Lire les articles précédents ...

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [I]

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [II]

Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [III]

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Relaxe « surprise » de Bendaoud, par Franck Deletraz

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9052-20180216.jpgUne chose est sûre : Jawad Bendaoud pourra remercier les gros médias. A force d’insister sur son interview surréaliste de novembre 2015, ses bouffonneries insupportables, et de le présenter comme une « petite frappe », ceux-ci auront en effet donné un prétexte à une justice noyautée par le Syndicat de la magistrature pour prononcer mercredi la relaxe de cet homme qui a logé les djihadistes responsables de la mort de 130 personnes lors des attentats de Paris.

Conscient de sa dangerosité, le parquet – qui a immédiatement fait appel de cette décision – avait pourtant requis contre lui quatre ans de prison. Mais le tribunal correctionnel présidé par Isabelle Prévost-Desprez, estimant que l’enquête n’avait pas permis d’établir que Bendaoud avait conscience d’héberger des islamo-terroristes et que lui-même n’en était pas un, a décidé de le remettre en circulation dès mercredi soir. Tout comme Youssef Aït Boulahcen qui, bien que condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis pour « non-dénonciation de crimes terroristes », a pu repartir libre, faute de mandat de dépôt délivré par le tribunal…

Très en colère, la mairie de Saint-Denis, qui s’était portée partie civile dans cette affaire, a en tout cas fort justement dénoncé cette relaxe qui, a-t-elle souligné, « renvoie dehors un délinquant multirécidiviste dont les pitreries ne doivent pas masquer la réelle dangerosité ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 16 février 2018

https://fr.novopress.info/209610/relaxe-surprise-de-benda...

Jawad : un criminel en liberté - Journal du Jeudi 15 Février 2018

« Bobard Merah » : le bobard rock’n’roll des Inrocks

Les premiers candidats des très convoités Bobards d’Or ont été dévoilés. Après une thèse pseudo-scientifique défendue par trois journalistes féministes, c’est au tour des Inrocks d’être sous les feux de la rampe ! Leur relai béat de la « leçon de journalisme » prétendument infligée à Eugénie Bastié sur le plateau de Pascal Praud valait bien une nomination. Car oui, Mohammed Merah était bien inspiré par la défense des Palestiniens.

 Candidats : Les Inrocks
Comme annoncé par un grand nombre de nos amis parmi les médias de la réinformation, notre soirée consacrée aux Bobards d’Or se déroulera le lundi 12 mars 2018, dans le cadre prestigieux du Théâtre du Gymnase, situé au 38 boulevard Bonne-Nouvelle à Paris 10earrondissement. Vous pouvez réserver votre place depuis le site internet de l’événement : bobards-dor.fr

Sur le plateau de Pascal Praud, Clément Viktorovitch avait appelé à ne diffuser que des informations vérifiées. Sans être catégorique, il a remis en cause deux affirmations d’Eugénie Bastié. Les Inrocks, qui avaient le temps de vérifier ces remises en causes prudentes, ont claironné qu’il s’agissait d’une leçon de journalisme alors qu’un minimum de recherches leur aurait démontré que les propos d’Eugénie Bastié étaient fondés.

Rage against the Bastié

« Quand Pascal Praud et Eugénie Bastié prennent une leçon de journalisme ». Le titre de l’article des Inrocks est cinglant. Il faut dire que le rappel à l’ordre adressé par Clément Viktorovitch à Pascal Praud et Eugénie Bastié était net. Il visait notamment Eugénie Bastié qui avait affirmé que Mohamed Merah « s’était senti solidaire des Palestiniens » (à 13 minutes 29 dans la vidéo ci-dessous).

La journaliste du Figaro avait également évoqué l’UOIF dans la revue de presse, courte émission préalable à L’Heure des Pros.

« Que Tariq Ramadan, qui a dit que Mohamed Merah était une victime, ait été invité pendant des années par l’UOIF qui est l’instance de représentation majoritaire des musulmans de France […], je trouve ça problématique. » (A 16 minutes 05 dans la vidéo ci-dessous)

Elvis Pressé

Clément Viktorovitch reste prudent sur la question de Merah : « A titre personnel, je n’ai pas vu de déclarations de Merah disant sa sympathie pour le peuple palestinien. Peut-être qu’il y en a mais je ne les ai pas vu passer, ce serait intéressant de vérifier. »

Sur l’UOIF, organisation majoritaire chez les musulmans également : « Je ne dis pas que c’est faux mais qu’en savez-vous ? ».

Un appel à la prudence et à la vérification qui n’a visiblement pas été entendu par Les Inrocks !

Bobard Inrocks Eugénie Bastié

En effet, alors qu’ils avaient la possibilité – et même le devoir – de vérifier ces deux propos avant de diffuser la séquence, Les Inrocks ont préféré juger que les propos d’Eugénie Bastié étaient faux.

Dans leur première version de l’article (le texte a été modifié depuis), les journalistes reprennent sans réserve : « Mais alors que ses acolytes s’égaraient dans des considérations inexactes, Clément Viktorovitch a mis les points sur les “i” en faisant un peu de fact-checking : non, Mohamed Merah n’a pas soutenu les Palestiniens, et non, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) n’est pas majoritaire — en tout cas rien ne permet de le dire. »

Bad Buzzcocks

Sur l’affaire Merah, Eugénie Basté avait clairement raison.

Clément Viktorovitch l’a d’ailleurs bien volontiers reconnu. 

 

(1/3) A ceux qui me l'ont fait remarqué : en effet, M. Merah semble bien s'être revendiqué de la lutte pour les territoires palestiniens.

Sur l’influence de l’UOIF, de nombreux indices tendent à donner raison à Eugénie Bastié. 

(1/3) A ceux qui me l'ont fait remarqué : en effet, M. Merah semble bien s'être revendiqué de la lutte pour les territoires palestiniens.

Outre le fait que l’UOIF est l’association musulmane qui rassemble le plus de mosquées, son influence – tant sur le débat public que sur la formation d’une élite musulmane – est avérée par un rapport de l’institut Montaigne.

Si ce rapport nuance son poids en expliquant que seuls 12 % des musulmans français s’en réclament et que l’islam salafiste est de plus en plus suivi, il met malgré tout en exergue sa réelle influence sur la formation des élites musulmanes, son influence sur les pouvoirs publics et sa capacité à mobiliser des centaines de milliers de personnes lors de son rendez-vous annuel.

La puissance de l’UOIF réside dans sa capacité à fédérer autour d’un discours et d’une idéologie des dynamiques locales relativement hétérogènes. Ainsi, à Bordeaux, les associations affiliées à l’UOIF sont majoritairement issues du milieu étudiant, universitaire et intellectuel, tandis que dans le Nord de la France, ce sont des associations populaires, ouvrières et obéissant à des logiques ethno-nationales. Cette stratégie de maillage territorial s’inspire de l’organisation des partis politiques. L’UOIF a ainsi divisé le territoire français en huit régions avec, à la tête de chacune, un représentant de la fédération. En sus des quelques 250 associations qui lui sont affiliées elle contrôle une trentaine de centres cultuels ainsi que deux grandes mosquées – Lille Sud dont le recteur est Amar Lasfar – actuel président de l’UOIF – et Bordeaux, qui a pour imam Tareq Oubrou.

En complément de cette fédération d’associations musulmanes s’ajoute une stratégie de sectorisation de ses activités et de quadrillage de la société islamique française.

Des Jeunes musulmans de France aux Étudiants musulmans de France, de la Ligue française de la femme musulmane à l’Association des imams de France, en passant par le milieu médical avec l’association Avicenne, c’est une véritable segmentation de la communauté musulmane française qui est opérée. « Chaque secteur de la “société musulmane” est considéré comme une part de marché à conquérir ». Cela permet à l’UOIF d’engager un processus de légitimation. La formulation d’un discours destiné à chaque segment, parfaitement calibré, lui permet de se définir comme l’instance représentative de ce segment.

Ce quadrillage de la vie islamique donne à l’UOIF un véritable avantage comparatif, voire une place en situation de quasi monopole. C’est le cas concernant la formation des imams.

[…]

Aujourd’hui, l’UOIF apparaît ainsi comme un acteur majeur de l’islam français. Son retrait du CFCM, en 2011, s’est traduit par la paralysie de cette instance, qui a été contrainte de réviser son mode de fonctionnement. Ses rencontres annuelles organisées au Bourget connaissent un succès grandissant ; si la première édition de la Rencontre annuelle des musulmans de France, en 1983, avait réuni environ 300 personnes, celle qui s’est tenue en 2006 en a réuni environ 100 000 et celle de 2016 environ 200 000. »

Un bobard rock’n’roll !

Source : Site officiel des Bobards d’Or

 https://www.polemia.com/bobard-merah-inrocks

Entretien de février 2018 – Rivarol

Entretien N°2 d’actualité politique nationale et internationale pour Rivarol Hebdo, avec son directeur Jérôme Bourbon :

Sommaire :
0:58 – Présidence d’honneur du Front National par Jan-Marie Le Pen
14:28 – Les Patriotes de Florian Philippot
29:10 – Arrêt du journal d’Action Française 2000
43:33 – Humouriste Laura Laune accusée d’antisémitisme
50:22 – Blocage de la réédition de Céline
56:26 – Syrie de Bachar Al-Assad.

https://www.rivarol.com
contact@rivarol.com

https://florianrouanet.wordpress.com/2018/02/15/entretien...

L'enfumage du racisme

FRANÇOIS HOLLANDE A BEL ET BIEN HONORÉ À L’ELYSÉE L’AUTEUR D’UN APPEL AU MEURTRE

On est stupéfait que l’absolution de François Hollande ait couvert tardivement à l’Elysée, dans l’indifférence générale, le jour de son pot de départ, les paroles criminelles chantées par Black M dix ans plus tôt « Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent, coupe-leur le pénis, laisse-les morts sur le périph ». Une présidence capable d’honorer le crime sous les lambris ne rassure personne, pas plus qu’un Président qui déclare qu’un fiché S est un « bon garçon malgré des trucs radicaux »

http://www.bvoltaire.fr/francois-hollande-a-bel-bien-hono...

Cerveaux malades? Une saine réaction s’impose

Ce drame a bouleversé  de nombreux Français. Six mois après les faits, Nordahl Lelandais, confondu par des traces de sang retrouvé dans son véhicule, a fini par avouer le meurtre de la jeune Maëlys, enlevée fin août lors d’un mariage. Sur son compte Facebook, la mère de la fillette s’est adressée à l’assassin : « Maëlys va te hanter nuits et jours dans ta prison jusqu’à ce que tu crèves et que tu ailles en enfer. Maëlys avait la vie devant elle », a notamment écrit cette mère qui demande également « que justice soit faite et que plus jamais un enfant ne subisse de tel acte ». Si le degré de civilisation d’une société, notamment en Europe, dépositaire de l’héritage chrétien,  se mesure (aussi) à son respect des plus faibles, des plus fragiles, de l’enfant à naître aux vieillards, que dire de la notre ? Monde de l’enfance qui est aujourd’hui attaquée par une  pensée libertaire qui a tout contaminé et dont « l’art» dit  contemporain,  nous offre aussi de tristes exemples à travers la mise en scène de toutes les perversions pour émoustiller le bourgeois branché et/ou légitimer implicitement toutes les déviances. S’il existe des cerveaux malades, ils ne sont peut-être pas à chercher là où certains s’évertuent à les voir…

Pêle-mêle et la liste est non exhaustive, les contribuables français ont ainsi été tapés au portefeuille ces dernières années pour  accueillir  Le vagin de la reine d’Anish Kapoor dans les jardins du château de Versailles ;  Domestikator, un  assemblage géant de cubes placé au jardin des tuileries puis près de Beaubourg,  représentant un acte sexuel entre un homme et un animal,  du néerlandais Joep Van Lieshout  l’expostion en Avignon  du Piss Christ du  new-yorkais Andres Serrano,  à savoir  un petit crucifix en plastique immergé dans un verre rempli d’urine celle baptisée  « l’Infamille » soutenue par le Fond régional d’art contemporain, ( Frac ) de Lorraine,  ouverte aux collégiens,   mettant en scène  des mutilations, évoquant la nécrophilie, le viol, la sodomie,   des scènes d’incestes en vidéo, des artistes Gina Pane, Patty Chang et  Eric Poug . Pareillement nous avons été priés de nous  esbaudir sur   les œuvres  de Paul Mc Carthy, un artiste obsédé pour les matières fécales, connu aussi pour  son plug anal dressé Place Vendôme ou encore pour   sa mise en scène d’un  acte zoophile impliquant un enfant…

« Nous souhaitons l’arrêt ferme et définitif de ses subventions » a  écrit sur Facebook la secrétaire départementale FN  Sophie Robert, tandis que l’Agrif s’arrête brièvement sur le contenu de ladite exposition : « Point n’est besoin ici de reproduire les photos exposées par l’association  Les céphalopodes.  Cet extrait des propos de deux organisatrices ( Laura Bottereau et Marine Fiquet)  commentant leur travail (plastiquement d’une grande médiocrité, au-delà même du fond, NDLR)  suffit : « Nous détournons des éléments de l’enfance et du jeu pour leur apporter des charges sexuelles et affectives. L’enfance est pour nous un espace qu’il nous plaît d’ébranler, de subvertir et de réinventer (…) , et de poursuivre :  Les deux fillettes arborent un membre métaphorique troublant la question du pénétrant-pénétré. »

Interrogée sur le site boulevard  voltaire, Isabelle Surply précise que les subventions octroyées à  la galerie en question par la région Auvergne Rhône-Alpes et de la ville de Saint-Étienne (dirigée par un maire LR)  « représentent 5000 euros pour la région et 4000 euros pour la ville. Cette subvention est passée en juin 2017 en commission culture au conseil Régional. Nous nous y étions opposés (…).  Je rappelle que cette galerie est coutumière des faits et présente régulièrement des expositions outrancières. Les avocats que j’ai contactés m’ont confirmé que cela pouvait être qualifié d’apologie à la pédophilie. Il n’y a pas d’autres termes, ce sont les termes légaux. »

Le site du magazine Valeurs actuelles  a consacré un article à ce scandale relevant notamment que  « sur son site, l’association Art Contemporain en Rhône-Alpes (ACRA) précise que « Les Limbes est soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, la Région-Auvergne-Rhône Alpes, la Ville de Saint-Étienne, l‘Université Jean Monnet , entre autres. »

«Contacté par Valeurs actuelles, l’entourage de Laurent Wauquiez, président  dément tout soutien à cette exposition. « La DRAC, c’est l’Etat , rappelle un membre de son cabinet.  Nous avons subventionné cette structure en 2017, mais pas en 2018. Cette exposition n’est donc pas financée avec les crédits de la région. » . « Sur le fond, il n’appartient pas, en amont, à la région, concernant le financement de structures culturelles, de valider leurs programmes d’action. Il est évident qu’au vu de la nature des images diffusées, la région ne pourrait pas souscrire au financement de ce type d’expositions et ça n’a jamais été le cas. »

« Nous ne sommes pas des censeursmais toute action visant à promouvoir ce type de message, la région ne sera pas en mesure de s’y associer. Si nous avions financé cette exposition, nous aurions demandé probablement le retrait de ces œuvres , ajoute le conseiller de Laurent Wauquiez, qui déplore en outre les « attaques du FN sur fond d’amalgames  (sic). A titre personnel, le cadre du cabinet régional se dit même  choqué  :  La ligne rouge a été franchie. La collectivité regardera de près ce qu’elle est amenée à financer… »

Bruno Gollnisch en prend bonne note et nous voulons bien croire que la montée au créneau du Front National dans cette affaire  obligera (peut-être)  la droite couchée à ne plus servir  insidieusement de bailleurs de fonds avec notre argent  aux acteurs  du gauchisme culturel.Mais comme le notait Isabelle Surply dans l’entretien accordé à boulevard voltaire évoqué plus haut,   le  « problème est que Les Républicains ont un souci avec l’art contemporain. Ils n’assument pas vraiment leur ligne politique de peur d’être taxés de censeurs. Ils ont peur des représailles.Je rappelle que Laurent Wauquiez n’a pas de majorité franche. En étant trop dur avec son aile gauche, il pourrait perdre des suffrages. À chaque fois qu’il s’agit d’art contemporain dans cette commission, je peux vous garantir que la présidente de commission regarde ses pieds et n’assume pas sa ligne politique. »

Pour le reste, nous renvoyons à  L’imposture de l’art contemporain, livre imparable d’Aude de Kerros  (éditions Eyrolles, 2015)  et à l’entretien accordé  par le  peintre de grand talent Antoine Tzapoff  que nous citions sur ce blogue  en octobre 2014. Réflexions  qui achèvent d’éclairer les agissements et la vision du monde  d’une petite coterie qui participe du travail de sape et de la subversion mondialiste contre nos murs porteurs.

https://gollnisch.com/2018/02/15/cerveaux-malades-saine-r...

Les premiers candidats aux bobards d’or sont connus

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
La 9ème édition de la cérémonie des Bobards d’Or se tiendra le 12 mars prochain. Comme à chaque printemps, seront distingués les journalistes qui ont le mieux désinformé au nom de leur idéologie politiquement correcte. La pré-sélection des bobards en lice nous est déjà dévoilée.

Pour le « Bobard protéine », c’est un trio féminin qui est en concurrence pour la récompense.

10 jours avant son décès, l’anthropologue militante Françoise Héritier relayait la thèse d’une de ses étudiantes. D’après cette étude, les hommes auraient organisé une carence en protéine chez les femmes en les en privant. D’où la différence de taille entre les deux sexes.

Une théorie reprise tout de go par notre trio de candidates au Bobard d’or : Aude Lancelin, Lisa Beaujour et Nora Bouazzouni. Chacune s’appuyant uniquement sur la thèse en question pour unique source.

Fort heureusement, d’autres médias plus consciencieux ont jugé bon de chercher la contradiction.

Solveig Mineo a noté, sur le site Bellica, qu’aucun spécialiste en biologie évolutive n’avait soutenu cette théorie. Tandis que Peggy Sastre de Slate est allée interroger quelques personnalités en la matière. Pour eux, c’est sans appel, cette thèse est peu sérieuse et ridicule.

Cependant, aucun correctif n’a été publié par les désinformatrices et les vidéos de propagande soutenant cette étude, vues de très nombreuses fois, restent en ligne. Dans cette histoire, il est inquiétant de voir des journalistes s’emballer pour une théorie qui flatte leur idéologie, sans jamais vérifier la plausibilité de l’information.

Comment assister à la 9ème cérémonie des Bobards d’Or du 12 mars 2018 ?

La cérémonie aura lieu à 19h30, au théâtre du Gymnase Marie-Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle, Paris 10e. La billetterie est ouverte et accessible via le site des Bobards d’Or. Vous pouvez aussi rejoindre l’événement sur Facebook créé pour l’occasion. Enfin, vous pourrez bientôt voter pour sélectionner les meilleurs bobards que le public départagera le 12 mars.

https://fr.novopress.info/

«France, pays de race blanche» : Nadine Morano persiste !

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La conseillère politique des Républicains a maintenu ses propos affirmant que la France est un « pays de race blanche ». Patrick Cohen, sur la radio de l’oligarque Lagardère, l’accusait d’avoir « dérapé » lors de ses précédentes déclarations en 2015.

Rappelons que ces déclarations lui avaient coûté sa place de tête de liste départementale aux élections régionales.

Face au journaliste inquisiteur, elle a cette fois sorti le tome 1958-1962 des Mémoires du général De Gaulle et lui en a recommandé la lecture. Rappelons le passage de ces Mémoires : « Toutes [les nations qui peuplent l’Europe] étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation. »

Nadine Morano a également maintenu ses propos au sujet du développement de l’islamisation de la France : “Oui, nous avons un problème avec l’islam“.

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CE NE SONT PAS LES HABITANTS QU’IL FAUT RECONQUÉRIR, CE SONT LES CRIMINELS QU’IL FAUT ÉLIMINER

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Il semblerait qu’au lendemain de la présentation de la « nouvelle » police de sécurité du quotidien par le ministre de l’Intérieur, un certain nombre d’élus aient été déçus de n’avoir pas été retenus pour expérimenter ce dispositif. Il est vrai que c’était certainement une bonne occasion de voir arriver dans leurs villes quelques policiers supplémentaires – vraisemblablement ponctionnés ailleurs au détriment d’un autre élu -, et de recevoir quelques centaines de milliers d’euros dans le cadre d’une politique publique qui se révélera, au final, aussi inefficace que les autres. Il fallait donc passer en premier, avant que le dispositif, à brève échéance, ne meure de sa belle mort.

Ce sont donc 15 « quartiers de reconquête républicaine » qui ont été retenus pour 2018. 15 autres devraient venir s’ajouter en 2019. Oui, mais voilà, il se trouve que les 15 quartier ciblés cette année sont loin d’avoir été oubliés dans le passé. Ainsi retrouve t-on les quartiers « Gros Saule » et les » Beaudottes » à Aulnay-sous-Bois et Sevran, « le Neuhof » à Strasbourg, « Les Tarterêts » à Corbeilles-Essonne, « La Mosson » et « La Paillade » à Montpellier, « Les quartiers nord » à Marseille, « Ousse-des-bois » à Pau, ou « Le Mirail » à Toulouse. Et 7 autres villes qui ont déjà, au cours de ces dernières années, largement bénéficié des finances publiques sans que la moindre amélioration à la sécurité quotidienne n’ait été apportée. Il s’agit donc bien là d’un puits sans fond que le contribuable français s’apprête à alimenter à nouveau.

Mais au-delà de la gabegie financière qui s’annonce, c’est bien le cœur même de ce dispositif qui est contestable. D’abord, parce qu’il repose sur un constat volontairement erroné. Ainsi est-il décrit comme ayant vocation à réconcilier les habitants (de ces quartiers) avec leur police. Or, tout le monde sait que les policiers et les habitants ne nourrissent aucune animosité réciproque. Et comme le souligne le boxeur Patrice Quarteron, issu de ces quartiers, « que c’est une minorité bruyante et violente qui se fait entendre à la place des gens honnêtes, et que si un habitant ose parler à quelqu’un d’extérieur, son appartement va brûler« … « Ceux qui ne veulent pas d’emmerdes se taisent« . Et son constat est implacable : « Ces trafiquants font régner la terreur et beaucoup d’enfants ont peur. » Alors, il ne faut pas se tromper d’objectif. Ce ne sont pas les habitants qu’il faut reconquérir, ce sont les criminels qu’il faut éliminer, et ce combat ne se gagnera pas à coup d’opérations médiatiques.

Ensuite, parce qu’aujourd’hui, nos policiers (nationaux et municipaux), nos gendarmes et nos pompiers sont au bord de la rupture. Ils n’ont plus confiance. Ils portent encore les stigmates de « l’affaire Théo » qui a vu 4 policiers, à Aulnay-sous-Bois justement, que l’on savait dès le départ innocents des faits qu’on leur reprochait, lâchés par leur hiérarchie. Jetés aux chiens par les élus et le gouvernement, président de la République en tête. Une honte pour notre démocratie et notre République. Et c’est à eux que Macron, l’ancien ministre de l’Économie de Hollande, complice cette trahison, demande un « profond changement de méthode » ?

Mais ne serait-ce pas plutôt à tous ces donneurs de leçons de changer de méthodes ? D’assumer enfin les responsabilités pour lesquelles les Français les élisent. D’avoir le courage de défendre les plus faibles contre les terroristes et les délinquants. De soutenir en toutes circonstances leurs policiers et leurs militaires. De cesser enfin, de gaspiller l’argent public pour des causes perdues d’avance du fait de leur lâcheté. Là serait sans doute la vraie réforme à entreprendre !

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Carl Lang : "Un chemin de résistance"

6a00d83451619c69e201b8d2da64f5970c-120wi.jpgA l'occasion de la sortie de son livre-entretien retraçant ses 40 années d'engagement politique au FN puis au sein du Parti de la France, Carl Lang répond aux questions de Riposte Laïque :

Vous présidez le Parti de la France depuis bientôt dix ans. Vous avez multiplié les mises en garde, et souvent les propos sévères contre le nouveau Front National de Marine Le Pen et Florian Philippot. Considérez-vous que les faits vous ont donné raison alors que le FN a été présent au deuxième tour et a réalisé un score jamais atteint ?

Je constate que Marine Le Pen transforme l’or en plomb. En 2017 et pour la première fois de son histoire, le Front National disposait de conditions politiques, sociales et médiatiques extraordinairement favorables à une percée électorale décisive : un bilan calamiteux du quinquennat de François Hollande, une gauche ultra divisée au premier tour, le candidat Fillon englué dans des affaires et lynché par les médias, une actualité traversée par la question des migrants et du terrorisme islamique et l’assassinat à Paris d’un policier par un djihadiste deux jours avant le premier tour.

Nous étions bien dans un contexte unique et une situation que l’on ne retrouvera peut-être jamais. Des conditions historiques exceptionnelles étaient réunies et la candidate Bleu Marine a transformé un boulevard électoral en chemin de traverse. L’entre deux tours a de surcroît été calamiteux et incohérent, en particulier sur la question européenne, et le débat face à Macron une honte pour tous les militants nationaux et une humiliation pour la cause nationale. Dans ce débat face au candidat Macron la médiocrité aurait pourtant suffi à sauver les apparences. Quel magnifique cadeau offert sur un plateau par Marine Le Pen au candidat de la gauche libérale-mondialiste et du système. C’est impardonnable (...)

Mais alors vous devez vous réjouir du départ du FN de Florian Philippot ?

La réalité est que Marine Le Pen et Florian Philippot pensent la même chose. Ce qui est assez extraordinaire dans cette affaire est que Marine Le Pen a réussi le tour de force de pousser au départ le seul lieutenant qui partageait exactement ses convictions souverainistes de gauche. Après l’exclusion de Jean-Marie Le Pen et le renoncement de Marion Maréchal, on peut dire que la présidente du Front National est efficace pour faire le vide autour d’elle. Et ce n’est pas fini… (...) 

Comment voyez vous l’avenir de la famille patriote, entre un FN en grosse difficulté à la veille de son congrès et un ensemble de petits partis bien trop faibles pour peser efficacement ?

La situation pourrait se décrire de la manière suivante : Marine Le Pen est au volant d’un autobus en panne et dont les voyageurs descendent les uns après les autres mais qui occupe le milieu de la chaussée et empêche les autres véhicules de passer. Nous allons donc d’une manière ou d’une autre devoir contourner l’obstacle et reprendre notre marche en avant au service de la nation et du peuple. C’est notre devoir et c’est une nécessité.

On peut également retrouver cet interview de Carl Lang dans l’émission "Vive l'Europe" :

Philippe Carhon

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14/02/2018

Éric Zemmour s’étonne qu’on reproche aux Polonais de réécrire leur Histoire, alors que la France est championne en ce domaine

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Eric Zemmour, lui-même juif, trouve paradoxal de reprocher aux Polonais de réécrire leur histoire, sachant que la France a promulgué de nombreuses lois mémorielles dans lesquelles l’Histoire de la France a été réécrite et rendue définitivement obligatoire, sans laisser de possibilité aux historiens de vérifier les faits. Depuis la Seconde guerre mondiale tous les pays envahis par l’Allemagne sont montrés du doigt par Israël et ses affidés et tenus pour responsables des exactions qui ont pu être commises contre les Juifs, par l’envahisseur durant son occupation.  La France qui a longtemps refusée d’être tenue pour responsable, s’est finalement couchée devant ce diktat sous la présidence de Jacques Chirac et depuis la litanie des repentances n’en finit plus, quel que soit le président. La Pologne, pays particulièrement martyrisé durant cette période,  s’insurge d’être jugée responsable des exactions issues de l’invasion allemande durant la seconde guerre mondiale, et afin d’échapper pour toujours à cette accusation humiliante et « instrumentalisante », a décidé de graver définitivement dans le marbre des lois, l’exemption de la responsabilité du pays dans ces horreurs. La France dans ce domaine, semble championne toutes catégories des lois liberticides, avec flagellations, repentances et écrasements coupables, autant de manipulations mentales qui permettent d’instrumentaliser les consciences pour des buts inavoués.

Il semblerait que certaines victimes pèsent plus lourd que d’autres, car aujourd’hui encore, après toutes les horreurs commises depuis la Seconde guerre mondiale partout dans le monde, en Asie du fait du communisme ou des USA,  en Europe du fait du communisme ou dans les Balkans du fait de l’OTAN etc., en Amérique latine, en Afrique actuellement encore, au Moyen-Orient sous la responsabilités des pays occidentaux, auxquels certains génocides islamiques peuvent être co-attribués,  etc. etc. Après toutes ces victimes, Israël continue de poursuivre de sa vengeance éternelle les pays qui ont été victimes de l’invasion allemande durant la Seconde guerre mondiale, sans soucis des conflits meurtriers auxquels ce pays contribue lui-même, ni même d’ailleurs, de la part que les Juifs eux-mêmes peuvent avoir dans le second conflit mondiale 1939-1945, d’où ont découlé les invasions et la Shoah.

La Pologne par la loi sensée exemptée pour toujours le pays de cette accusation lourde de conséquences, entend que sa population ne soit pas accablée du poids de la repentance qui permet toutes les manipulations mentales en Occident, ainsi que les contraintes financières qui en découlent. Sous de Gaulle, Pompidou et Mitterrand, les seuls présidents de la République qui ont vécu la Seconde guerre mondiale, il semblait aussi que la position officielle de la France exempterait à jamais son peuple des accusations qui pèsent aujourd’hui contre les Polonais…

Voir aussi:

http://www.medias-presse.info/eric-zemmour-setonne-quon-r...

CHRISTIANE TAUBIRA, QUE PENSEZ-VOUS DE METTRE LES MIGRANTS EN GUYANE ?

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L’ancien garde des Sceaux aime le mouvement : normal, elle est de gauche. Et avec elle, il faut que ça bouge.

Soyons juste avec elle. La Taubira (comme on disait la Callas) ne parle pas : elle chante. Toujours munie d’une lyre. Toujours servie de sa belle voix de velours. Voici quelques extraits de son dernier air.

« Fermeté et humanité sont des mots marketing [ndlr : allusion aux propos de Macron]. La juxtaposition des mots “fermeté et humanité” n’a pas de sens. Nous sommes dans une période de circulation humaine, il est donc absurde de vouloir endiguer cette circulation humaine juste pour savoir satisfaire le parti de l’opinion publique. Il faut penser le monde et notre rapport à ces circulations humaines puisqu’elles vont s’intensifier. Effrayer l’opinion publique européenne, parce qu’un peu moins d’un million de personnes arrivent aux portes de l’Europe, de 500 millions d’habitants, il y a un moment où il faut opposer les choses. »

Madame Taubira est fâchée avec les chiffres : il y a, en Europe, 22 millions de résidents non européens (migrants et immigrés). On ne lui cherchera pas querelle sur ce sujet. Il y a, en France métropolitaine, une forte densité de la population : 116 habitants au kilomètre carré. Mais nous avons, outre-mer, un département français très peu peuplé : 36 habitants au kilomètre carré. La Guyane, si chère à madame Taubira.

Oui, c’est là-bas qu’il nous faut accueillir des millions de migrants. La Guyane, c’est bien la France, n’est-ce pas, Madame Taubira ? La plus grande partie de ce département est recouverte d’une belle, épaisse foret amazonienne. Une oasis de la biodiversité. Quasiment inhabité.

Des migrants y seraient bien. Des espaces infinis où l’on pourrait construire jusqu’à plus soif des centres d’hébergement. En plus, pas de problèmes de voisinage. Les quelques Indiens qui y habitent sont réputés pacifiques et indolents. Bien sûr, il arrive que des chercheurs d’or venus braconner du Brésil voisin s’y aventurent. Il suffira de les abattre à la machette…

Certes, la Guyane, c’est loin. Mais quand on est, comme Christiane Taubira, une adepte des mouvements circulatoires, on ne va pas s’arrêter à ce genre de détails. Circulez, circulez, dit-elle, ou plutôt chante-t-elle. À la façon des flics d’antan qui, pour disperser un attroupement après un accident automobile, lançaient : « Circulez, y a rien à voir. »

http://www.bvoltaire.fr/christiane-taubira-pensez-de-mett...

Le festival des violences gratuites - Journal du mercredi 14 février 2018

Amoureux de la France cherchent cœur à prendre

6a00d83451619c69e201b7c94fbe04970b-320wi.jpgCompte-rendu de la réunion des Amoureux de la France qui s'est tenue à Nice le 09 février dernier :

"C’est à l’hôtel Westminster de Nice, dans un grand salon chargé de stucs, aux tentures moirées et lustres monumentaux, que Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, ont présenté leur plateforme participative Les amoureux de la France.

Ils y étaient accueillis par Olivier Bettati, conseiller régional et Jean-Marc Chipot, animateur de Debout la France sur le département.

18h30, la salle est comble, 200 personnes. On ouvre une autre salle, avec écran géant qui se remplit également. On notera la présence de M. Jacques Peyrat [Ancien maire UMP de Nice et ancien député FN, NDLR] (...) La séance commence par les allocutions des quatre animateurs qui présentent le cadre de cette plateforme. S’en suivent les traditionnelles questions de la salle. 21 heures, fin des débats.

Depuis les dernières élections présidentielles, il n’y a plus aujourd’hui qu’En Marche et sa dictature déguisée des soi-disant valeurs de la République. Le reste du monde politique français n’est plus qu’un champ de ruine. LRPSFN et φ essayent de survivre pathétiquement.Toutes les chapelles de l’opposition n’ont qu’un seul mot à la bouche, on reconstruit sur la terre brûlée. Mais malheureusement avec les gravas ! Chacune de ces chapelles a son champion qui s’accroche à son trôneLes Amoureux de la France est dans le droit fil de cette volonté de reconstruire sur une nouvelle virginité (...)

Depuis ces dernières élections, beaucoup de Français de toutes ces familles de la grande droite identitaire, patriote, sont en errance. De François Fillon à Marine Le Pen, de Dupont-Aignan à Frédéric Poisson en passant par François Asselineau, tous ont échoué là où un boulevard était grand ouvert. Le gâchis !

L’idée d’une plateforme identitaire est une excellente chose. Elle doit être rédigée de principes simples. Elle ne fonctionnera que si, dans un premier temps, elle n’est pas associée à une personnalité politique et à son passif, mais à un collectif anonyme débarrassé de toute aliénation partisane. Il appartiendra alors à tous les hommes de bonne volonté de s’y rapprocher, de l’animer. La personnalité qui en émergera se fera naturellement, par la voix des seuls Français qui feront vivre cette plateforme.

En ce jour de la Saint Valentin, on a envie d’écrire : « Amoureux de la France cherchent cœur à prendre, vieux dragueurs s’abstenir ».

Prochain rendez-vous 2022, il faut se bouger maintenant, pas en 2021."

Philippe Carhon

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Je suis condamné pour racisme à 2127 euros d'amende - Daniel Conversano

Jean-Michel Vernochet : « Macron s’inscrit dans la suite de Robespierre, le feu et la verve en moins »

477160790.jpgJournaliste, écrivain, ancien grand reporter au Figaro Magazine, professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ Paris), Jean-Michel Vernochet sera l’invité du Cercle de Flore vendredi prochain, 16 février 2018. Il a bien voulu répondre d’ores et déjà à quelques-unes des questions du Cercle de Flore.

Votre dernier livre, sorti aux éditions Le Retour aux sources, s’intitule La Guerre civile froide – La Théogonie républicaine de Robespierre à Macron. Robespierre et Macron, même combat alors ?

Il existe une continuité historique non démentie entre les pères de la Révolution française et les agents de l’actuelle révolution mondialiste. Nous sommes passés en deux siècles d’un projet républicain d’abord national à un projet européen – avec l’expansion napoléonienne : la guerre d’Espagne renvoyait en écho aux guerres de Vendée par son caractère “religieux” ; l’Église espagnole combattait par les armes la religion républicaine essentiellement anti-chrétienne. Aujourd’hui, la révolution globaliste (qui ne dit évidemment pas son nom) vise encore et toujours l’instauration d’une république universelle mieux connue du grand public sous le nom de “gouvernance mondiale”. Mais ce sont toujours les mêmes concepts qui sont à l’œuvre et, plus précisément, les mêmes idées directrices que celles qui qui animaient la “révolution mondiale” qu’avaient lancée Lénine et son armée, messianiste et athée, de révolutionnaires professionnels. Macron s’inscrit bien dans la suite de Robespierre, le feu et la verve en moins parce qu’il n’est plus un initiateur mais un simple exécutant, au mieux un syndic de faillite, le liquidateur d’une nation qui n’a plus sa place en tant que telle dans le nouvel ordre mondial… en marche.

Comment expliquez-vous le triomphe des idées abstraites de « liberté, égalité, fraternité » et du babélisme juridique qui en a découlé ?

Ces idées ont de quoi enflammer les imaginations et les cœurs. Elles sont le reflet d’un vieux rêve de l’humanité, celui d’un âge d’or à venir ou de son retour après avoir été perdu à l’instar de l’Éden originel. L’homme ne serait plus alors « un loup pour l’homme », la paix éternelle régnerait et le carnivore cohabiterait en bonne entente avec l’herbivore. Manque de chance, pour atteindre ce but sublime, il faut généralement exterminer tous ceux qui y font obstacle ou qui sont soupçonnés de scepticisme ou de simple tiédeur. Les ouvriers et les paysans russes furent, à partir de 1918, les premières victimes de ce mirage sanglant. Ces ennemis désignés du genre humain sont par définition prédestinés à l’échafaud ou au Goulag. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’aucune tentative d’instaurer une république égalitariste – la Sérénissime République vénitienne n’a vécu dix siècles (697-1797) que parce que ses “valeurs” se situaient aux antipodes des celles des Lumières – n’a vécu ou survécu très longtemps… Pour la simple et bonne raison que les idées qui les dirigent sont non absolument viables. Elles sont frappées d’impossibilité matérielle, parce qu’elles sont ontologiquement un négationnisme du réel. Pour être brutal, disons que le socialisme n’a jamais nulle part fonctionné et que seules des institutions totalitaires voire strictement concentrationnaires (le socialisme de caserne) lui ont donné un semblant d’existence éphémère. Qu’est-ce que les soixante douze ans de l’Union soviétique au regard de la longue durée historique ?

Alors que triomphe En Marche, vers quel projet politique d’enracinement faudrait-il se tourner ?

Retour à la tradition, au bon sens, retour au réel comme le prônait Gustave Thibon. Il n’est pourtant pas bien difficile de voir et d’entendre les graves dissonances et discordances du discours officiel toujours imprégné d’utopisme et de graves distorsions de la réalité. Cela pour ne pas pas parler des mensonges éhontés que déversent à longueur de temps et d’antenne les canaux publics d’information… financés par nos propres impôts. Mais remonter la pente sera rude pour toutes sortes de bonnes et de mauvaises raisons. Entre autres parce que les classes économiques dirigeantes se battent “le nez dans le guidon” pour conserver leurs parts de marché. Celles-ci fondent comme neige au soleil sous le feu de la concurrence du Tiers-Monde, de la Chine notamment. Être “compétitif” est devenu le maître-mot quoi qu’il en coûte. Nos champs sont inondés de Roundup parce qu’il faut maintenir la compétitivité ! Plutôt crever que de ne pas s’aligner sur les coûts de production, les barèmes et les prix du Middle Ouest, des pampas argentines reconverties ou des déserts agricoles de l’Amazonie déforestée et dévastée. Ces classes économiques compradores ne voient généralement pas plus loin que leur intérêt à court ou moyen terme, parce qu’en fait elles ont égaré leur boussole morale… et vitale. L’économie ne saurait s’exercer sainement sans rigueur morale. Mais celle-ci a bel et bien disparu depuis que la trahison des clercs est effective, c’est-à-dire depuis que l’Église s’est en grande partie convertie à la religion des droits de l’homme, corollaire du monothéisme du marché. Religion qui porte l’exact contraire d’une éthique et qui n’est en soi qu’un instrument de sidération mentale, un moyen de coercition et de terrorisme intellectuel au service d’une société ouvertement et volontairement suicidaire.  

Le mal-logement tue !

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Communiqué de la Dissidence Française

Il y a quelques jours, une femme sans-abri est décédée dans la rue, dans le IXème arrondissement de la capitale. Alors que l’hiver frappe notre pays, le nombre de Français contraints de vivre dans la rue continue de s’accroître, et ce malgré les gesticulations gouvernementales qui restent sans effet.

Depuis plusieurs années, les militants de la Dissidence Française sont mobilisés sur le terrain, auprès des SDF, pour leur apporter vivres, vêtements chauds et réconfort, et améliorer ainsi un peu leur quotidien.

Forts de cette expérience et des nombreux témoignages que nous avons recueilli, nous savons que les centres d’hébergement d’urgence sont bien souvent saturés, insalubres et donc incapables de remplir leur mission. Nous savons également que les populations immigrées fraichement débarquées en France bénéficient d’un accès prioritaire aux centres d’hébergements et à l’accompagnement social, au détriment des plus démunis de nos compatriotes.

Face au mal-logement et à la préférence étrangère, nous proposons des mesures d’urgence, issues de notre programme, qui permettraient de mettre un terme à cette situation inacceptable :

  • la préférence nationale doit être imposée, pour donner la priorité aux Français à l’accès aux logements sociaux, aux prestations sociales, aux centres d’hébergement d’urgence, ainsi qu’aux offres d’emplois et de formations ;
  • les dizaines de milliers de logements vacants, détenus par de grands groupes à des fins spéculatives, doivent être réquisitionnés et la spéculation immobilière – qui provoque une hausse artificielle des loyers – doit être combattue avec force.

Le mal-logement tue, il y a urgence à agir. Aidez-nous à faire entendre nos propositions et à forger cette alternative nationale et sociale dont la France a besoin.

Avec nous, avant qu’il ne soit trop tard !

Guy Jovelin est le candidat de la Droite nationale non reniée à l'élection législative partielle dans la 8e circonscription de Haute-Garonne

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Les 11 et 18 mars prochains, se déroulera une élection législative partielle dans la 8e circonscription de Haute-Garonne (Aurignac, Rieumes, Saint Gaudens,...).

Guy Jovelin, Délégué départemental et régional du Parti de la France, sera le candidat de la droite nationale non-reniée.

Son slogan de campagne sera le suivant : « Pas d'islamisation chez nous ! Ne touche pas à mon peuple ! »

Pour participer à la campagne de Guy Jovelin : 06.26.91.84.97 ou PdF.31@sfr.fr

Premiers revers pour Macron, 2019 c’est déjà demain!

Hier, la majorité de députés à l’Assemblée nationale a voté en faveur du retour à une circonscription unique, nationale pour les élections européennes de 2019. Un scrutin qu sera le premier grand test électoral pour LREM, parti présidentiel éreinté aux sénatoriales et dans toutes les dernières partielles, mais  aussi pour l’ensemble des autres formations politiques. Les élus de LR ont dénoncé ce vote, porteur selon eux  d’une « déconnexion des territoires », quand bien même les précédents découpages électoraux  inspirés du modèle des länders allemands n’étaient pas toujours  caractérisés par une grande cohérence ni intelligence… Le 7 février, au parlement de Strasbourg signalait Euractiv,  les eurodéputés, eux,  se sont prononcés « contre la création de listes transnationales pour les élections européennes de 2019, tout en s’accordant sur  la nécessité de modifier la composition du Parlement dans la foulée du Brexit. » Il est rappelé que « les groupes politiques eurosceptiques avaient (…)  adopté une ligne de vote opposée aux listes transnationales, préconisant la suppression des sièges laissés vacants pour réaliser des économies. »

« Supprimer les eurodéputés britanniques ferait au moins économiser 40 millions d’euros, donc supprimons au moins 73 eurodéputés », a réclamé l’eurodéputé Marcel de Graff, coprésident avec notre camarade Nicolas Bay  du groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL). Pour autant, précise encore le site Euractiv, « le groupe PPE (auquel appartiennent les députés LR)  a toutefois laissé entendre qu’il soutiendrait l’introduction d’une liste transnationale, mais pas avant 2024. Avec ou sans listes transnationales, les partis nationalistes et eurosceptiques devraient enregistrer de bons résultats en mai 2019. L’AfD, le FN, le Mouvement cinq étoiles de Beppe Grillo en Italie et les Démocrates suédois font tous plus de poids dans les sondages d’opinion qu’il y a cinq ans. »

Ce refus (au moins en 2019) d’une liste transnationale qui avait été  annoncée dans le discours du président à la Sorbonne en septembre 2017  , constitue un nouveau camouflet pour Emmanuel Macron et même « un double revers » est-il indiqué,  puisque celui-ci avait fait non seulement  de « la création d’une liste paneuropéenne un des fers de lance de sa vision pour la relance de l’Europe»,   mais il s’était aussi opposé « au système actuel de Spitzenkandidat ( candidat tête de liste). » Un système   inauguré en 2014, selon lequel  la présidence de la Commission européenne doit revenir au candidat du parti arrivé en tête. Or ce  dispositif a été  « plébiscité par les eurodéputés lors d’un vote qui s’est tenu le même jour. »

 Ce qui tout aussi certain c’est que les européistes marchent sur des œufs et pas seulement du fait de la sécession sourde qui se manifeste dans les pays de l’Est et de  la mitteleuropa contre la dictature bruxelloise.  La Ligue du Nord,  membre avec  Forza Italia et Fratelli d’Italia d’une coalition électorale portée par un vent favorable dans la perspectives des élections législatives  italiennes du 4 mars, vient ainsi d’annoncer par  la voix de Claudio Borghi, un des responsables de la politique économique de la Ligue,  qu’un « retrait (de l’UE) comme la Grande-Bretagne l’a fait » n’est pas à  exclure en cas de refus de Bruxelles de satisfaire aux demandes des patriotes transalpins. Toutes choses qui expliquent la déclaration du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a indiqué lundi devant la presse  anglophone à Paris qu’ «  il n’est pas question de punir qui que ce soit dans le cadre du Brexit. C’est la pire chose qui puisse arriver et je pense que cela renforcerait le sentiment anti-européen dans beaucoup de pays où on a des élections dans un an… »

Sur le site du journal libéral L’Opinion, le commissaire européen  aux Affaires économiques et financières, l’eurosocialiste Pierre Moscovici, faisait part à Nicolas Beytout de ses grandes inquiétudes sur la capacité des forces patriophobes et anti souverainistes à empêcher le réveil des peuples d’Europe.  Comme souvent, M. Moscovici a voulu faire peur dans les chaumières en convoquant les vieux démons. Il s’agit encore et toujours d‘inciter les Français et les Européens à ne pas sortir du troupeau,  à abolir tout sens critique, à se laisser guider sans protester vers les lendemains qui chantent d’un paradis euromondialiste qui a tout de même des relents d’abattoirs,   de terminus historique. 

Il est ainsi rappelé que Pierre Moscovici vient de  publier fin janvier  un livre,  Dans ce clair-obscur surgissent les monstres,  qui dresse un bilan peu tendre du   quinquennat Hollande,  livre dont il explicite aussi  le contenu de la manière suivante : « les monstres sont le terrorisme, l’antisémitisme, le racisme, c’est au fond la période étrange que nous vivons à l’échelle mondiale parce que le dégagisme est partout.  » « On vit dans une époque où émerge un monde nouveau qui est un monde incertain. » Quelle profondeur d’analyse en effet…

Sans grande surprise, M. Moscovici note aussi que que le PS a été frappé par  « un choc terminal » en 2017 dont il ne  pourrait se remettre  selon lui qu’en réaffirmant avec force son européisme, tout en  affirmant que  « l’avenir de la gauche doit compter et faire avec Emmanuel Macron », avec lequel  « (il)  partage sa vision sur l’Europe. » Les élections européennes de 2019 sont  « un moment clé pour lui », « j’y participerai d’une manière ou d’une autre », indique-t-il encore.

2019 sera également un moment clé pour l’opposition nationale. Sur le site AtlanticoEmmanuel Galiero, journaliste politique au Figaro,  tente une analyse prospective sur le devenir du  FN qui  est, dit-il,  « dans une phase intermédiaire où il n’a pas le poids qu’il avait avant la présidentielle, c’est certain. Mais il n’y a pas de quoi dire que son électorat s’est définitivement effondré. Un élément qui permet de douter de cette approche c’est un sondage qui a été fait sur les Européennes. Ce sondage avait situé le FN à 17% dans un contexte où les macronistes atteignaient les 24 ou 26% et les LR étaient à 12%C’est bien la question européenne qui est le fond de l’argument politique du FN dans ce nouveau clivage et qui sera le socle de leur nouvelle stratégie politique entre les nationalistes et les mondialistes. Sans faire campagne le Front était crédité de 17%, et c’est révélateur d’une forme de résistance de ce parti qui garderait un socle puissant d’électeurs(….). »

«Les prochaines élections qui seront les européennes et les municipales, poursuit-il, seront peut-être pour le Front un mouvement de relance de cet électorat qui les attend pour la défense des oubliés des plus fragilisés contre le mondialiste Macron, le banquier qui voudrait les spolier et s’en prendre aux couches les plus faibles (…). Autre phénomène important, le FN en tant que parti d’opposition était sur une très bonne dynamique depuis les municipales de 2014. Il a été stoppé net à la présidentielle. On peut imaginer que cela a suscité des déceptions très fortes auprès de son électorat. Cela ne veut pas dire que l’électorat a disparu ou qu’il s’est effondré mais plutôt qu’il y a eu un réflexe défensif après ces événements qui a impliqué de resserrer les rangs chez les militants  (…) Aujourd’hui l’enjeu pour le FN est plutôt de créer des alliances, comme Marine Le Pen l’a déjà fait avec Debout la France (DLF) de Dupont-Aignan. Il va leur falloir changer la culture du parti qui n’était pas toujours très favorable aux alliances car définitivement plutôt vers cette stratégie que le FN penche aujourd’hui (…).»

« Potentiellement, indique encore M. Galiero,  créer une formation commune à droite en jouant sur la dynamique anti-européenne, souverainiste, qui est très forte en Europe. Si elle est portée par le FN, ce serait le mouvement le  plus puissant mais cela ne passe plus forcément par des têtes de liste frontistes aujourd’hui. Et ce serait un changement de taille dans la culture du parti, puisque les têtes de listes aux européennes ont toujours été alliés des Le Pen jusqu’ici. Dans le cadre d’une alliance, cela pourrait être l’objet d’un accord.» Hypothèses,  pistes, choix tactiques qui seront bien évidemment soupesés, explorés, débattus,  au sein de la direction du FN,  débat dans lequel Bruno Gollnisch prendra, comme il se doit, toute sa part.

https://gollnisch.com/2018/02/14/premiers-revers-macron-2...

IVAN RIOUFOL : « L’IDÉOLOGIE ISLAMISTE TOTALITAIRE EST EN TRAIN D’ENVAHIR NON SEULEMENT LA TWITTOSPHÈRE, MAIS AUSSI LE DÉBAT, AU POINT DE FAIRE RECULER DES JOURNALISTES »

Vendredi dernier, sur CNews, le journaliste Ivan Rioufol s’est étonné de voir la chanteuse Mennel « enturbanée, alors que les Iraniennes se battent pour enlever le voile », et a déclaré qu’un « voile, aujourd’hui, porté à la télévision, c’est un signe politique ». Ces propos ont déclenché une polémique sur laquelle le journaliste revient au micro de Boulevard Voltaire.

Ivan Rioufol, que s’est-il passé sur CNews ?

C’est assez banal. Il y avait un débat animé à propos de cette chanteuse Mennel et du message qu’elle était censée passer à travers son turban. J’avais expliqué que c’était une sorte de visibilité politique.
Dans ce débat, j’invitais à faire la différence entre l’islam vu comme religion et l’islam vu comme un corpus idéologique.

Alors, pourquoi ce débat a-t-il conduit de nombreux internautes à appeler à saisir le CSA ?

Pour l’instant, ces initiatives n’ont pas abouti, mais peut-être que cela ira, en effet, jusqu’au CSA. En fait, des « journalistes » jugeant mes propos intolérables ont immédiatement lancé des demandes de dénonciation au CSA. Mes propos ne mettent pas du tout en cause les musulmans comme on voulait me le faire entendre, mais mettaient en cause une idéologie totalitaire. Ceci est devenu quelque chose d’indicible pour beaucoup de ces musulmans-là.
Le problème est venu de cette délation lancée par des journalistes. Elle a été retwittée, et donc soutenue par Jean-Michel Aphatie lui-même. En termes de confraternité, c’est assez peu glorieux. Cela montre la perméabilité d’un certain monde médiatique vis-à-vis de cet islam radical. Cela montre aussi la manière dont ces islamistes-là entendent instrumentaliser le CSA en attendant de lui qu’il sanctionne une opinion. Peut-être sanctionnera-t-il mon opinion. S’il le fait, ce sera évidemment un scandale, car le délit de blasphème, à ma connaissance, n’est pas encore établi en France.
La liberté d’expression est d’alerter, surtout lorsqu’il s’agit d’alerter sur des dérives totalitaires. Et je soutiens que cet islam politique porte cette dérive quand il est pris à la lettre. Encore une fois, je ne parle pas de la religion en elle-même, mais de ses dérivés qui entendent imposer une idéologie totalisante et totalitaire à travers un Code civil, pénal et de commerce, et à travers des comportements obligés, etc.

La chanteuse Mennel est-elle vraiment une expression de cet islam radical ?

C’est tout le débat ! Je soutenais qu’à travers le port, non pas du voile, mais de cette sorte de turban, elle affichait un signe politique. On peut ne pas être d’accord. Il se trouve qu’elle a ensuite publié d’autres tweets et d’autres allégeances au monde islamique, notamment à travers Tariq Ramadan. Cela laisse à supposer que ma qualification de « politique », en parlant de son turban, était exacte. Cela pouvait naturellement être contesté. Je ne prétends pas à une vérité. Mais il semble bien, en effet, qu’elle fût l’instrument d’une visibilité « soft » d’un islam qui entend aujourd’hui subvertir à peu près toute la société. En l’occurrence, elle était sur une télévision grand public.
Ses tweets n’étaient quand même pas anodins. Ils marquaient une désolidarisation de la France et de la société occidentale. Elle assumait parfois une haine de ce que nous étions. Elle disait « Je veux foutre le camp de ce pays », etc. À travers cette visibilité qu’elle voulait assumer, elle répondait aux impératifs de Tariq Ramadan. Celui-ci incite aujourd’hui la communauté musulmane à accéder à sa visibilité afin de se détacher et de faire comprendre qu’elle ne se reconnaît pas totalement, voire pas du tout, dans la société occidentale. Ce genre de débats devrait donc être posé aujourd’hui sereinement sans avoir à s’insulter.
La somme d’agressivité et d’insultes qui se déversent par l’islamosphère sur Twitter est assez incroyable.
Je lisais qu’une des accusatrices de Tariq Ramadan a renoncé, hier, à se défendre à nouveau sur Twitter, tellement elle était ébranlée par la méchanceté des insultes qu’elle recevait.
Il faut que les gens se rendent compte, aujourd’hui, que l’idéologie islamiste totalitaire est en train d’envahir non seulement la twittosphère, mais aussi le débat, au point de faire reculer des journalistes et d’ébranler peut-être même des institutions comme le CSA.

Quel est le problème, selon vous ? Hystérisation du débat ou complaisance vis-à-vis de l’islam ?

C’est un peu les deux. Vous avez une complaisance telle, aujourd’hui, vis-à-vis de l’islam radical et politique que, lorsque vous enfreignez cette complaisance, vous avez immédiatement un front commun qui vous fait comprendre que vous proférez là des propos racistes ou homophobes et que vous distillez la haine. Cela est repris naturellement par le monde islamique, mais aussi – et c’est beaucoup plus grave – par la partie la plus complaisante de la presse. De mon point de vue, elle se comporte comme les collaborateurs qu’on avait vus avec l’idéologie totalitaire nazie. Aujourd’hui, vous avez les mêmes collaborateurs qui collaborent à cette idéologie totalitaire. Elle est aujourd’hui islamiste, mais elle est aussi dangereuse qu’ont pu l’être le nazisme et le communisme.

Que cela révèle-t-il de l’état de l’opinion ?

Cela reste une anecdote. Mais au-delà de l’anecdote, il y a une vraie fracture, aujourd’hui, dans la société. Elle est constituée par cette prétention de l’islam radical à vouloir imposer ses vues et à ne pas vouloir supporter la moindre critique. Un certain nombre de journalistes sont prêts à accepter cette soumission-là. C’est un véritable drame, et c’est cela qui est dangereux.
Tout mon soutien va singulièrement à ces femmes musulmanes seules qui se battent, aujourd’hui, pour essayer de reconquérir leur liberté en enlevant leur voile et en s’assumant face à cet islam totalitaire particulièrement violent et méchant vis-à-vis d’elles. Il peut naturellement ébranler beaucoup de convictions. Il faut avoir les reins solides, aujourd’hui, pour se battre.
Nous vivons une sorte de guerre idéologique qui, peut-être, nous laisse comprendre ce que sera, demain, le futur de la France si personne ne se réveille. Mais, Dieu merci, on commence à se réveiller.

http://www.bvoltaire.fr/lideologie-islamiste-totalitaire-...

Mon royalisme : "politique d'abord" et sentiment par Jean-Philippe Chauvin

Lorsque le royalisme est évoqué, rarement, dans les médias, il est ramené à quelques noms, soit issus du monde des artistes, soit tirés de l'histoire et, souvent, de la polémique autour des années trente et de la guerre de 39-45 : ce n'est pas exactement satisfaisant, même si Lorant Deutsch et Stéphane Bern me sont tous deux fort sympathiques et qu'ils banalisent (dans le bon sens du terme) l'idée de Monarchie, quand l'évocation de Maurras se fait plus grinçante et moins paisible... Mais limiter le royalisme à l'histoire ou à la popularité simplement médiatique me semble vain, ou insuffisant pour mener à la ré-instauration royale que je souhaite et pour laquelle je milite, année après année, en espérant bien « vivre en Monarchie, et non pas mourir royaliste en République »...

Mais alors, comment définir le royalisme, et présenter sa pratique ? Il y a plusieurs approches possibles, et j'en privilégie une double, à la fois politique et « populaire » : un royalisme « politique d'abord », et un royalisme plus « sentimental », et c'est cette prise en compte des deux aspects qui me semble la plus efficace et la mieux compréhensible de nos concitoyens qu'il s'agit bien de convaincre ou, du moins, d'amadouer. Car, je le redis ici, si l'établissement d'institutions royales en France est bien nécessaire pour relever les défis contemporains dans les meilleures conditions, et qu'il peut être mené par un petit nombre, une « minorité énergique » qui sait ce qu'elle veut et où elle va, il n'est viable et crédible que si une part significative de la population civique française accepte et, même, désire cette « refondation » : pour s'enraciner, il faudra bien que la Monarchie royale soit, ou devienne, populaire près des Français.

S'il est possible que cette popularité vienne après l'établissement royal, il ne faudrait pas, néanmoins, qu'elle tarde trop. Considérons qu'un délai maximal d'une décennie est raisonnable, et l'exemple espagnol peut nous renseigner sur ce point : le roi Juan Carlos, « enfant de Franco », a réussi en moins de six ans cette délicate opération de popularisation de la Monarchie, en jouant sur plusieurs terrains à la fois et en actionnant des leviers que seule sa position arbitrale pouvait lui assurer. La rédaction et la promotion d'une nouvelle Constitution démocratique, en 1978, puis son très bref discours d'une minute, en février 1981, pour condamner la tentative de coup d’État de quelques généraux égarés, ont « fait » la Monarchie aux yeux d'Espagnols encore largement sceptiques au sortir de quatre décennies de régime autoritaire. Comme l'expliquait le général de Gaulle, pour faire l'histoire, il faut « l'homme et l'événement », mais le roi Juan Carlos a aussi profité de cette position particulière qui était, comme roi, la sienne : héritier de la dictature, il n'en était pas le dépositaire, et, roi, il devait l'être de toute l'histoire comme de tous les Espagnols, même républicains. Il incarnait à la fois l’État et la nation, avec toutes leurs contradictions et tous leurs désirs et conflits : comme le résumait l'écrivain Marcel Jullian de façon poétique, il n'était pas « l'aile droite ni l'aile gauche, il était l'oiseau », tout simplement...

Pour en revenir au royalisme, je le définis en « politique d'abord », et cela signifie que je n'en fais pas une cause religieuse, ni même la condition d'un hypothétique renouveau catholique, par exemple. Cela ne signifie pas que je sois indifférent à la question religieuse mais simplement qu'il ne faut pas attendre un miracle divin pour que la Monarchie s'accomplisse : en fait, c'est l'action politique, les hommes, les événements qui feront la Monarchie, et, peut-être, un peu de chance que les croyants pourront voir comme un signe de la Providence. D'autre part, la Monarchie royale est politique, avant tout, même si elle ne doit pas négliger une nécessaire « verticalité » et une forme de sacralité qui aident, l'une et l'autre, à sa légitimation sans en être, à mon sens, la légitimité même.

Mais, au-delà de la dimension politique du royalisme, il lui faut une dimension sentimentale, de celle qui fait vibrer les cœurs et les âmes : Alexandre Dumas, au travers de ses mousquetaires et de leur fidélité au roi, a bien montré la force du sentiment qui permet à l'autorité exécutive de mobiliser les énergies pour elle, et pour le service de l’État et du pays. Que la Monarchie soit une affaire familiale marque aussi la particularité d'un régime qui se perpétue par « les voies naturelles » et qui vit au rythme de l'existence des êtres, de la naissance à la mort, entre événements joyeux et drames, mariages et deuils, rires et larmes...

Ainsi, le royalisme doit s'adresser à la raison tout autant qu'au sentiment : s'il ne s'adressait qu'à la raison, il ne serait qu'une sèche doctrine ; s'il ne parlait qu'au sentiment, il ne serait qu'un doux phantasme. Toute « l'alchimie » monarchiste, avant que d'être monarchique le jour venu, tient dans cette subtile combinaison entre les forces du sentiment et les nécessités du politique...

http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_cont...

Maurras : censure républicaine

Maurras est censuré ! Comme du temps des Boches ! Le livre des commémorations nationales de l’année 2018 a été expédié au pilon pour avoir comporté l’annonce du 150e anniversaire de la naissance de l’écrivain et poète martégal : 20 avril 1868.

Mme Nyssen, ministre de la Culture, a obtempéré sur le champ à l’ordre venu de politiciens en mal de célébrité et d’officines stipendiées qui sont, comme on ne le sait que trop, les hauts lieux magistériels de la République. Question de foi et de morale : un citoyen n’a pas le droit de penser en dehors du dogme défini et encore moins d’oser regarder au-delà de la règle que lui assigne ledit Magistère.

L’index est là qui maintient en Enfer ceux qui ne doivent pas en sortir. Non, même pas le purgatoire dont ils risqueraient de se libérer ! Là, c’est définitif. Maurras, c’est le Mal absolu. Comment et pourquoi a-t-il été possible de seulement envisager une telle célébration ? Voilà donc que le Comité des célébrations avec ses sommités a été convoqué à comparaître devant la haute autorité ministérielle pour répondre d’une telle négligence ou, pire, de l’audace d’un tel crime. Nous sommes en 2018 ! Il faut le faire.

Rappelons, pour les sots qui jouent à l’autorité religieuse et qui prétendent nous régenter, que François Mitterrand plaçait Charles Maurras parmi ses auteurs préférés. Il l’écrit à Anne Pingeot, lettre intéressante que personne n’a jamais citée et où il exprime ses préférences littéraires : de Barrès à Montherlant, en passant par Chardonne et en n’oubliant pas Maurras dont il avait fréquenté l’œuvre, et plus que fréquenté ! Evidemment ! Mitterrand était tout, sauf un cuistre.

Pompidou, l’un de nos présidents cultivés, non seulement citait Maurras, mais, à la grande fureur des butors de la Gauche salonnarde, lui rendait hommage : dans Le nœud gordien, dans son dernier discours à Sciences-Po. Il considérait le Kiel et Tanger de Maurras comme un livre majeur pour la compréhension de la politique extérieure française. Lequel de nos censeurs ignares en connaît même le titre ? Charles de Gaulle avait dans sa bibliothèque les œuvres de Maurras et n’a pas manqué avant guerre de lui dédicacer ses livres. André Malraux, jeune homme, donnait une préface chaleureuse à Mademoiselle Monk de Charles Maurras.

Avant-guerre, pas un écrivain, pas un homme d’esprit, à l’exception de quelques envieux, qui ne se flattât d’avoir une relation avec l’écrivain de style puissant et le penseur de haute volée : de Barrès à Anatole France, de Proust à Apollinaire. Il avait pour compagnon Léon Daudet et Jacques Bainville.

Presque toute la jeune génération littéraire de l’entre-deux guerres a reconnu devoir son initiation intellectuelle à l’homme qui avait offert son génie à la postérité : de Maulnier à Boutang, de Bernanos à Brasillach. Combien d’académiciens lui sont restés fidèles : de Massis à Lévis-Mirepoix, de Bordeaux à Déon, de Gaxotte à Michel Mohrt ! L’Académie française s’est honorée en refusant de le remplacer de son vivant. Et les Français se laisseraient dicter leur goût, leur choix par une petite bande de corniauds incultes. C’est donc ça, la République ? Celle qui envoie Chénier et Lavoisier à l’échafaud !

Pourquoi tant de haine ? C’est la vraie question. Question bien connue des honnêtes gens et il en reste en France malgré tout. La bêtise et la méchanceté n’ont qu’un seul talent : déceler, sentir leur adversaire, sorte d’hommage que le vice rend à la vertu.

Charles Maurras est trop haut pour eux, trop profond aussi, trop vrai surtout. Le mensonge ne peut supporter la lumière. « C’est un abri et un bouclier que la lumière ; elle est impénétrable aux curiosités du commun. Les mystères qu’elle recouvre ne seront jamais divulgués. Je lui ai confié les miens » écrivait Charles Maurras en 1894 dans la préface à son Chemin de Paradis.

Puisse cette lumière jaillir quelque jour pour nous sortir de l’Enfer où la satanique imbécillité à l’intention de nous enfermer pour toujours, et pour nous entraîner sur son chemin de gloire jusqu’aux portes du Royaume.  

Hilaire de Crémiers

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Éric Zemmour : “40 ans après, enfin la mise à mort du pédagogisme à l’école ?”

Le rapport Villani a été présenté lundi 12 février pour restaurer le niveau en mathématiques des élèves français. Et jeudi 15 février, on en saura plus sur la prochaine réforme du baccalauréat.

Chaque jour est un jour de souffrance. Chaque jour est une torture quotidienne. À Chaque jour sa catastrophe. À chaque jour son offense, son humiliation. Un jour, c’est la méthode syllabique, le bon vieux b.a-ba, qui revient en majesté. Un autre jour, la dictée. Et maintenant les quatre opérations. Même la division, dès le cours préparatoire !

Demain, peut-être la fin du Bac dans une pochette surprise ? Et pourquoi pas la sélection à l’université ? C’est trop de douleur. Entendre un membre de la commission Villani dire : “L’objectif de la mission est de rompre l’engrenage dans lequel l’enseignement est plongé depuis quarante ans”. C’est plus qu’ils n’en peuvent supporter.

L’engrenage, c’est eux. Quarante ans, c’est la durée de leur règne sur l’école. Depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui. Presque aussi long que le règne de Louis XIV. Au temps de leur splendeur, on les appelait les “pédagogistes”.

Ils auraient du se méfier. Dans l’école d’avant, on apprenait que la roche Tarpéienne était proche du Capitole. La chute du sommet. Blanquer est leur bourreau. Blanquer est leur tortionnaire.

Il les oblige à démissionner de tous leurs lieux de pouvoir. Il reconstruit pierre après pierre l’école d’avant qu’ils ont tant haïe. Il habille ce projet authentiquement réactionnaire des oripeaux de la modernité scientiste.

https://fr.novopress.info/209574/eric-zemmour-40-ans-apre...

CSG / CRDS : LE SCANDALE N’EST PAS QU’ELLES AUGMENTENT, MAIS QU’ELLES EXISTENT

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Voici quelques temps qu’une certaine droite française cherche quelques poux à la désormais célèbre « augmentation de la CSG ». Ironie de l’histoire, les ex-partisans de Nicolas Sarkozy, ancrés au vaisseau amiral englouti des Républicains, s’acharnent sur un semblant d’opposition. En vérité, cette opposition sur la CSG est bien la seule qu’ils assument de porter, ayant fièrement renoncé à défendre la France, trop embourbés dans leur marotte européenne. Le bobo de droite aussi a ses valeurs, et finalement si peu éloignée d’Emmanuel Macron qu’il se fourvoie dans une bagatelle. Mais écoutons-le s’égosiller sur des pouièmes d’euros de CSG que perdent désormais les retraités.

Je ne cherche pas particulièrement à excuser notre président, mais le comportement de cette droite là n’est pas seulement agaçant ; il est foncièrement hypocrite. D’une part, on aura beau me faire pleurer sur 20 euros par mois en moins de retraite, je ris avec Dieu des gens qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. Notre système de retraite, dans son bordélique, inégalitaire et spoliateur fonctionnement ne peut nécessairement qu’aboutir à des retraites de misère. Parions pourtant que ceux qui geignent sur la perte de ce pouvoir d’achat ne toucheront jamais à ce mastodonte archaïque. D’autre part, le zèle à défendre un lopin n’est que l’aveu d’échec à conquérir un empire. La droite, cette droite-là, a échoué et elle gagnerait à faire profil bas plutôt que de simuler des estocades.

Aussi souhaite-t-elle parler de la CSG ? Allons-y… Car si les Français n’aiment pas les voleurs, ils se taisent pourtant quand il s’appelle « État Français ». Rappelons que la CSG est un impôt inventé pour venir compenser des « cotisations » (nom emprunté au monde des assurances bien que fort dévoyé) qui ne produisent pas les résultats attendus. En effet, la sécurité sociale est censée fonctionner grâce à vos volontaires contributions dans un système assurantiel, qui exige un certain équilibre. Il devrait exister une certaine équivalence entre ce qu’il nous coûte individuellement (« cotisations »), et collectivement (« protection sociale »). Cela s’appelle de l’argent public, et comme il est préférable d’avoir une économie réelle face à l’économie spéculative, il est bon de privilégier l’imposition réelle (un euro d’impôt pour un euro de mission de l’État) à l’imposition spéculative (un euro, qui peut ou pourrait peut-être aller hypothétiquement ici ou là). Or la CSG vient simplement vous expliquer que vos cotisations sont insuffisantes, et qu’il faudrait laisser l’État vous ponctionner davantage. Intéressant aveu d’échec du « meilleur système de protection sociale », d’autant que cette contribution qui finance la Sécurité sociale n’ouvre aucun droit à en bénéficier… En simple, c’est du vol.

Parlons maintenant de la CRDS, car l’État n’est pas avare d’idées quand il s’agit d’inventer de l’impôt. Comme vous cotisez tous les mois et que cela ne suffit pas, on invente la CSG. Mais comme vous payez (sans droit en retour) la CSG un peu partout mais que cela ne suffit pas, il demeure un déficit chronique inhérent à notre « meilleur système de protection sociale ». Cela s’appelle une dette (voire une gabegie). On a donc inventé la CRDS. Cette merveille, inventée par M. Juppé (heureusement recalé à la présidence), sert à rembourser la dette que vos cotisations et vos impôts ne jugulent toujours pas. Là encore, cet impôt supplémentaire n’ouvre à aucun droit de protection sociale. Répétez après moi : c’est toujours du vol.

Les textes prévoyaient de faire disparaître la CRDS en 2009. Mais, vous savez comme moi que vos cotisations et votre double impôt n’ont rien endigué. La dette sociale a survécu, malgré le maintien et l’augmentation de la CSG et de la CRDS.

Ne cherchez plus, la CSG ou la CRDS ne financent pas la protection sociale, mais les incapables que l’on coucoune à produire la dette de demain, qu’une nouvelle contribution de leur cru viendra légèrement compenser. Les retraités d’aujourd’hui peuvent pleurer, ce sont des larmichettes face aux épleurés de demain.

13/02/2018

Réforme de l’islam: le passif d’une illusion

par Jérôme Blanchet-Gravel

Malgré toute sa bonne volonté, Emmanuel Macron ne parviendra pas à réformer véritablement l’islam de France. Sauf s’il parvient à lui faire accepter trois importantes concessions. 

La violence commise au nom de l’islam est l’un des plus graves problèmes dans le monde. Non seulement la religion musulmane est liée à la guerre et au terrorisme, mais elle favorise la montée de tensions intercommunautaires un peu partout en Occident. En annonçant qu’il travaillait activement à la structuration d’un islam de France réformé, le président Emmanuel Macron semble reconnaître cette réalité.

Les trois piliers de l’islam républicain

Mais quelle forme pourrait-elle prendre cette réforme tant attendue ? Comment faire pour fonder un islam plus spirituel et culturel que politique et idéologique ?

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La politique de M. Blanquer. Partie 1 : Une inquiétude chez les lycéens ?

Sous la neige, les pavés ? Les conditions climatiques de la semaine en cours d'achèvement ont, il est vrai, occulté nombre d'autres informations et quelques débats que, pourtant, il ne serait pas inutile d'ouvrir et de mener. Ainsi, celui sur le baccalauréat et sur les réformes en préparation, autant sur le lycée que sur l'entrée en université, en attendant ceux sur l'Université elle-même et sur le système et l'organisation de l’École au sens large du terme. Car si quelques entrées seulement de lycées ou d'amphithéâtres ont été bloquées ces jours derniers, il n'en est pas moins vrai qu'une partie des lycéens, peut-être pas si minime que cela, s'inquiète des conséquences d'un changement des « règles » du baccalauréat et d'une possible sélection à l'entrée de l'université : après tout, l'on peut entendre ces craintes sans céder à la facilité de hausser les épaules ou, au contraire, de hurler avec les loups d'une certaine extrémité politique, plus prompts à dénoncer qu'à proposer ou à fonder.

J'ai été longtemps étudiant et, en ces temps qui s'éloignent de plus en plus, j'ai pu observer de l'intérieur le fonctionnement de l'Université, non seulement en tant que simple auditeur mais aussi au sein de quelques Conseils (de gestion en Droit, d'administration à Rennes-2, d'UFR en département d'histoire), et il m'est arrivé de participer à nombre de débats, y compris dans des amphis surchauffés lors de mouvements estudiantins de contestation : j'en ai retiré l'impression que l'Université, petit monde passionnant et plein de contradictions, ne jouait pas forcément le rôle qui devrait être le sien, celui de « la recherche et la discussion », se contentant parfois du conformisme et de « l'émeute » dérisoire de quelques uns, brandissant le drapeau d'une révolution dont, pour la plupart, ils ne souhaitaient pas vraiment autre chose que l'apparence, bien plutôt que la réalisation... Bien sûr, il y avait des idéalistes, de vrais révolutionnaires, et nombre de jeunes, au moins pour quelques années, s'engageaient de bon cœur et de bonne foi (et ce dernier terme n'est pas de trop) dans des causes qui, parfois, peuvent faire sourire aujourd'hui. Il y eut des espérances certaines et le film-témoignage « Mourir à trente ans » nous le rappelle utilement, à travers l'histoire de Michel Recanati, ce militant d'une extrême-gauche qui voulait « faire la révolution » et, au-delà, la « vivre », passionnément. Je ne m'en moque pas, et je les prends même au sérieux, les ayant beaucoup combattues mais me reconnaissant une certaine nostalgie de ces confrontations de jeunesse...

Mais il y avait, et il y a toujours, beaucoup de naïveté chez les manifestants étudiants et de sournoiserie chez ceux qui, disons-le crûment, les manipulaient sans vergogne pour consolider leur propre carrière politique. Une naïveté qui ne peut tout excuser, néanmoins, et en particulier une certaine paresse intellectuelle pour nombre de ceux qui criaient fort dans les rues tout en se contentant de quelques arguments souvent trop peu réfléchis pour être crédibles, mais néanmoins écoutés parce que déclamés par une « jeunesse » dont tous les gouvernements (surtout de Droite, d'ailleurs), depuis les années 1970, craignent la « révolte ».

Qu'en est-il aujourd'hui ? Les projets encore incertains du gouvernement (tous les arbitrages ne semblent pas être encore rendus en haut lieu) sont-ils les marques d'une politique « réactionnaire » (« maurrassienne » peut-être, puisque c'est l'épouvantail du moment...) et de la nostalgie d'une « école du temps jadis » dans laquelle régnaient, dit-on, l'autorité et le mérite, forcément républicains, façon (Jules) Ferry ? Je n'en suis pas totalement sûr : s'il y a des velléités de remise en ordre de l’École qui peuvent m'être sympathiques, je crains que l'approche purement comptable de Bercy ne les remette rapidement en cause, au risque d'en ruiner tout le sens et la portée et, a contrario, de favoriser une logique libérale peu compatible avec la promotion d'une justice sociale scolaire pourtant éminemment nécessaire. Or, la politique de M. Blanquer, ministre de l'Education nationale, appelle des investissements financiers non négligeables et une confiance renouvelée des personnels éducatifs pour pouvoir réussir : sans l'une ou l'autre de ces conditions, il est à craindre que rien de bon ne pourra se faire et, surtout, s'inscrire dans la durée, cette dernière toujours nécessaire à toute politique digne de ce nom.

Pour l'heure, l'idée d'une « sélection » (1) à l'entrée de l'Université ne me semble pas choquante en soi, et elle est toujours préférable à l'injuste égalité du tirage au sort ! Si le mot de sélection a mauvaise presse près de quelques lycéens de Terminale, c'est sans doute parce que certains (2) en donnent un sens trop restrictif et purement « éliminatoire » quand elle doit se penser plutôt comme une juste orientation, l'ouverture vers des voies possibles plutôt que l'engagement en des impasses. Qu'y a-t-il de scandaleux à considérer que tout le monde ne peut pas être médecin ou professeur, et que les souhaits d'un lycéen doivent parfois être, sinon contrariés, du moins raisonnés en fonction de ses compétences et aptitudes, mais aussi de son investissement dans le travail et dans la réflexion ?

(à suivre) 

Notes : (1) : Le mot de « sélection » n'a pas, à ma connaissance, était prononcé par le ministre dont l'intention, néanmoins, est transparente et, sur ce point, tout à fait, louable. 

(2) : Quelques syndicats, aussi bien d'usagers de l’École que de personnels de celle-ci, s'insurgent contre une sélection qu'ils définissent, à tort ou malhonnêtement, comme une forme de discrimination : abus de langage évident, et impossibilité à penser le processus d'éducation autrement qu'à travers une grille de lecture idéologique qui fait de l'éducation une matrice de l'égalité obligatoire, y compris par le discrédit de l'excellence, inégalitaire par essence...

Jean-Philippe CHAUVIN

http://nouvelle-chouannerie.com/

Mennel : ce que révèle le clash sur CNews, par Ivan Rioufol

En France, l’islam politique se comporte comme en terrain conquis. Il n’est déjà plus possible de dénoncer son essence totalitaire sans que l’islamosphère, ses idiots utiles, la rhinocérite bien-pensante (ce qui fait du monde) ne fassent front. A tour de rôle, ceux-là sont prêts à hurler à l’islamophobie, au racisme, à la haine de l’autre, au retour des années trente, etc. Les réactions suscitées par mon intervention, vendredi matin sur CNews (L’heure des pros), à propos de la jeune chanteuse Mennel Ibtissem, ont été révélatrices de la puissance prise par cette idéologie liberticide sur les réseaux sociaux, même si les messages pataugent dans la vulgarité la plus sommaire. Mennel est cette talentueuse jeune femme apparue le 3 février sur TF1 dans l’émission The Voice. Elle s’est retirée depuis de ce concours de variétés, sous le poids des révélations sur ses engagements islamistes que laissaient déjà voir son port du turban. Pour avoir justement soutenu, sur CNews, que son turban était “un signe politique” et que l’islam n’était pas seulement “une religion” mais également “un corpus politique, une idéologie totalitaire”, mon opinion a suscité, dans un premier temps, l’hystérisation d’une confrontation sur le plateau. Mon indignation devant le raisonnement d’un de mes interlocuteurs a été par la suite l’occasion de petits montages vidéo destinés à me faire paraître comme le fauteur du clash. Jusqu’ici, rien de grave, sinon des procédés déloyaux. Nombreux sont ceux qui n’ont pas été dupes. Le plus navrant est venu ensuite.

Une “journaliste”, Feïza Ben Mohamed, a lancé sur Twitter un “appel” à signaler mes propos au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour “incitation à la haine”, appel relayé par le “confrère” Jean-Michel Aphatie. Ces délateurs décomplexés, qui semblent assurés de rencontrer l’écoute bienveillante du CSA, cautionnent ainsi l’intolérance islamique sur laquelle précisément je mets en garde. Ces nouveaux “collabos” donnent une idée de la perméabilité de la presse à l’islam radical. Dans le même temps, je me faisais, m’a-t-on-dit (mais je n’ai pas vu l’extrait), insulter sur C8 par le réalisateur Dominique Farrugia ; il se serait inspiré, dans ses injures contre moi, de l’indigne comparaison entre le sort des juifs dans les années trente et celui des musulmans aujourd’hui. J’ai pu remarquer, chez d’autres commentateurs soucieux de préserver leur confort intellectuel, leur empressement à excuser les prises de position de Mennel en avançant sa “jeunesse” et son “droit à l’erreur”.

Je ne me souviens pas avoir entendu de telles compréhensions lorsqu’un enfant avait traité Christiane Taubira de “guenon” en 2013 ; mais passons. Reste de cet épisode, certes anecdotique, la photo assez ressemblante d’une société fragilisée, fracturée, par l’emprise du sectarisme coranique et par la veulerie de ceux qui sont prêts à se soumettre. Dimanche, épuisée par la violence des injures déversées, la militante anti-islamiste Henda Ayari a lancé un tweet désespéré : “Je suis fatiguée, démoralisée de lire toutes ces horreurs qu’on dit sur moi. C’est un combat très dur, bien trop dur (…)” Merci à tous ceux qui la soutiendront, et qui soutiendront plus généralement ces femmes qui osent, seules, affronter l’islam totalitaire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

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Macron : des élections européennes taillées sur mesure - Journal du Mardi 13 Février 2018