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05/12/2017

Lecture, bonnet d’âne pour la France - Journal du Mardi 05 Décembre 2017

Causeur : Immigration, la France craque !

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Notre numéro de décembre est déjà disponible !

Causeur se cache derrière ce lien

« Alors que depuis quarante ans la France est confrontée à une immigration massive, dont les partisans les plus zélés ne cessent de proclamer, pour s’en réjouir, qu’elle change le visage du pays, la question a échappé à la délibération démocratique », valant à ceux qui la posaient l’étiquette peu enviable de fasciste, explique Elisabeth Lévy dans l’introduction du nouveau numéro de Causeur. Peu à peu, un multiculturalisme qui ne dit pas son nom s’est insinué dans une France repentante, si bien que « la coulpe est pleine » aux yeux des véritables indigènes de la République que sont les Français de souche.

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EN 2017, LE TAUX RÉEL DU CHÔMAGE EN FRANCE N’EST PAS DE 10 %, MAIS D’AU MINIMUM 20 % !

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En France, il y a cinq catégories de personnes à Pôle emploi :
– les chômeurs de la catégorie A, des demandeurs d’emploi sans aucune activité ;
– les chômeurs de la catégorie B, des personnes exerçant une activité réduite courte de 78 h ou moins dans le mois ;
– les chômeurs de la catégorie C, des personnes en activité réduite longue (plus de 78 h dans le mois) ;
– les personnes de la catégorie D, des personnes sans emploi et non immédiatement disponibles car en formation, stage, contrat de sécurisation professionnelle, maladie ;
– les personnes de la catégorie E, des personnes non tenues de chercher un emploi car, par exemple, créations d’entreprises ou contrats aidés.

Fin octobre 2017, selon Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi (y compris les départements d’outre-mer) s’élevait à 3.742.000 personnes pour la catégorie A. Si l’on ajoute simplement les catégories A, B et C, ce nombre s’établit déjà à 5.923.200 personnes !

La population active, selon l’INSEE, en âge de travailler étant de 28,4 millions de personnes, cela donne déjà un taux de chômage minimum de 20 %, soit le double du taux annoncé et généralement retenu par les Français de 10 %.

Mais la situation est bien plus dramatique, car incorporer les 6,9 millions de fonctionnaires et agents publics dans la population concernée par le chômage minimise le taux réel du chômage. En effet, les fonctionnaires évitent le risque du chômage puisque le statut de fonctionnaire procure un emploi à vie. Ce serait comme si on rapportait le taux de cancer du sein à la population hommes et femmes. Si l’on exclut le nombre de fonctionnaires et d’agents publics, le taux réel de chômage du secteur privé salarié en France, sans même tenir compte des personnes catégories D et E, peut donc être estimé à 28 %. Et ne parlons pas du rôle d’éponge à chômeurs que joue, en France, une fonction publique pléthorique, notamment avec l’explosion des embauches dans les collectivités territoriales ces dernières années. Si l’on retire, enfin, les indépendants et professions libérales qui n’ont pas droit au chômage, on se retrouve même avec un taux de chômage du secteur privé salarié atteignant 30 % de la population active.

Bref, un salarié sur trois du secteur privé serait aujourd’hui effectivement au chômage.
Il importe, aussi, d’être conscient du « chômage camouflé », ce qu’ont toujours compris la plupart des gouvernements, et tout particulièrement ceux de François Hollande, qui consiste à faire passer des chômeurs de catégorie A dans les catégories D et E (stages, formations, contrats aidés).

Enfin, si l’on tient compte des auto-entrepreneurs, du grand nombre de précaires tels que les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation adulte handicapé (AAH), des bénéficiaires de certaines allocations qui dépassent un certain seuil (pensions alimentaires) non inscrits à Pôle emploi, on prend encore mieux conscience du très grand nombre de personnes inactives sans que ces personnes dans un état précaire, handicapé ou inoccupé soient des chômeurs pour autant.

Il nous parait donc possible d’affirmer que le taux de chômage réel en France n’est pas de 10 % mais d’au minimum 20 % !

Or, ce déni sur les chiffres du chômage explique que certains économistes, relayés par exemple par Jean-Pierre Robin dans sa dernière chronique du Figaro du 28 novembre, ne comprennent pas pourquoi l’inflation ne repart pas. Pour eux, la courbe de Phillips, qui voudrait que l’inflation reprenne avec la diminution du chômage, ne joue plus. Elle se serait par miracle soudainement et bizarrement aplatie ! En fait, la courbe de Phillips est toujours bien là, inchangée dans sa forme courbée jouant parfaitement son rôle explicatif car le taux de chômage à regarder sur l’axe des abscisses est 20 % et non pas le taux de chômage officiel annoncé de 4,7 % aux États-Unis, de 10 % en France.

Enfin, si 42 % des chefs d’entreprise ont, dans certains secteurs, des difficultés à embaucher, ce n’est pas parce que le taux de chômage est bas, mais parce qu’il manque du personnel qualifié et compétent pour les technologies anciennes et nouvelles. En Allemagne, sur le million d’immigrés entrés par effraction, suite à la trahison de madame Merkel, un très faible pourcentage seulement a trouvé un emploi effectif, car ils sont inadaptés aux emplois proposés.

http://bvoltaire.com/2017-taux-reel-chomage-france-nest-d...

La lettre de Philippe de Villiers au Premier ministre au sujet de Notre-Dame des Landes

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Philippe de Villiers a adressé un courrier au Premier ministre au sujet du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame des Landes. Il rappelle qu’il y a beaucoup de gens qui, sans être zadistes, considèrent que ce projet  relève d’une utopie dangereuse.

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http://www.medias-presse.info/la-lettre-de-philippe-de-vi...

Les appariteurs ou agents provocateurs de la police

Un pas supplémentaire dans le chaos contrôlé quand des policiers en civil, dits appariteurs, viennent encadrer et diriger les casseurs, voire se mettent à casser eux-mêmes et à agresser d’autres membres des forces de l’ordre, plus ou moins réduits à la passivité par leur hiérarchie. Principe du contre-feu appliqué aux techniques de gestion de foules, ou comment garder la maîtrise d’une émeute en y participant soi-même. Un cas d’école est aujourd’hui bien documenté : les manifestations de 2006 en France contre le CPE (contrat première embauche). Bruno Julliard, président du syndicat étudiant UNEF, et Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, rendront public au fil des années un secret de Polichinelle, à savoir que Sarkozy, ministre de l’Intérieur d’un Gouvernement de droite, soutenait les manifestations de gauche et avait donné l’ordre de recruter des casseurs afin d’envenimer la situation pour nuire à son rival Dominique de Villepin à l’élection présidentielle de 2007. 
Lucien Cerise, Retour sur Maïdan. La guerre hybride de l’OTAN

Conférence Dextra du 08/12 : Décomposition-recomposition du spectre politique français, par Maurice Gendre

 
Chers amis, chers camarades, 
Pour cette nouvelle conférence de Dextra, qui aura lieu ce vendredi 8 décembre, nous avons la joie et l'honneur de recevoir Maurice Gendre, qui viendra nous parler de la 
"Décomposition-recomposition du spectre politique français" 
Nous vous attendons nombreux pour cette analyse pertinente et d'actualité. 
A vendredi !

La crèche résiste comme jamais !, par Caroline Parmentier

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9001-20171205.jpgAprès la guerre des crèches en 2016, un vent de fronde souffle en ce mois de décembre sur la France. De plus en plus d’espaces privés ou publics veulent la leur cette année, affichant fièrement ce symbole d’identité culturelle et de résistance chrétienne.

La crèche c’est festif. La crèche c’est artistique. La crèche c’est le savoir-faire artisanal et local. La crèche c’est bon pour les enfants… On n’a jamais avancé autant de bonnes raisons d’avoir une crèche ! Comme si les interdictions de ces dernières années, les poursuites en justice, les relents de haine inspirés de la Terreur avaient eu l’effet inverse de celui escompté.

Des écoles sous contrat comme celles de Clamart ont organisé dès le mois d’octobre des concours de crèches pour les enfants de sixième, récompensant la plus belle. Au centre commercial de Parly 2 (Le Chesnay) la crèche supprimée en 2011, avait fait sa réapparition. En 2017 elle ne se fait pas toute petite et on ne peut pas louper ses personnages grandeur nature. Bravo également aux jardineries Truffaut comme celle de Saint-Germain en Laye ou à ces boutiques parisiennes comme le charmant Au bon Chic, rue des Gâtines dans le 20e. C’est chez eux que nous irons en priorité faire nos achats de Noël.

A Béziers, Robert Ménard persiste et signe malgré le jugement du Conseil d’Etat. Il devait inaugurer lundi la crèche installée à l’Hôtel de Ville. Les personnages de la Nativité vont s’installer bien au chaud dans l’entrée de la mairie. « Touche pas à ma crèche » clame en une la dernière livraison du journal municipal.

Vendredi, une crèche a été installée dans le hall du conseil départemental de la Vendée, à La Roche-sur-Yon. Une tradition qui dure depuis près trente ans mais qui depuis trois ans fait l’objet d’une persécution judiciaire à rebondissements à l’initiative des obsédés de la Libre-Pensée (qui ne trouvent en revanche rien à redire aux prières musulmanes de rue).

Les mairies FN en tête mais aussi des mairies LR et des Conseils régionaux installent leurs crèches. « Qu’ils viennent donc la démonter, s’ils l’osent ! » avait averti Julien Sanchez à Beaucaire. Pour protester contre l’interdiction de la cour d’appel de Douai (sur dénonciation d’un élu communiste) qui a déclaré illégale l’installation de la crèche de Noël à la mairie d’Hénin-Beaumont en décembre 2015, Steeve Briois a lancé un concours de la plus belle crèche et une pétition en signe de protestation : « Crèche de Noël interdite, nos traditions bafouées ».

Privé de crèche de Noël par le Conseil d’Etat dans l’Hôtel de région de Lyon, Laurent Wauquiez organise cette année une expo de santonniers pour détourner l’interdiction. Au Conseil régional des Hauts-de-France, lors de la séance plénière du 23 novembre, Mireille Chevet élue FN, a demandé au président Xavier Bertrand la mise en place d’une crèche. Rappelant sa totale conformité avec la loi de 1905, notamment par le jugement du Conseil d’Etat du 9 novembre 2016, elle a fait valoir la mise en valeur du savoir-faire local citant les associations concernées. Xavier Bertrand membre du Grand Orient de France, qui a obtenu sa présidence grâce à la gauche et à l’extrême gauche, a bien évidemment méprisé sa demande. La région Paca vient pourtant d’installer la sienne dans le hall du Conseil régional de Marseille. Le groupe FN en a félicité l’exécutif LR !

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 5 décembre 2017

https://fr.novopress.info/

Tractez pour la vie

Les tracts, affiches et autocollants de la Marche pour la Vie 2018 sont à votre disposition ! Cliquez ici pour les commander (Ils sont gratuits et livrés chez vous) :

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Vous voulez que l’édition 2018 de la Marche Pour La Vie soit une réussite ? Diffusez ces tracts, affiches et autocollants autour de vous !

Tous à Paris le 21 janvier !!!

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

04/12/2017

Éric Zemmour : « La Françafrique, toujours supprimée, mais toujours de retour »

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BILLET - « Il n'y a plus de politique africaine de la France » : tel est le message que le Président Macron a voulu faire passer lors de son premier voyage en Afrique. Eric Zemmour donne son analyse [RTL 30.11], comme toujours renseignée, lucide et éclairante. Elle diffère cependant quelque peu de la nôtre (cf. ci-dessus) parce qu'elle n'envisage pas - ce n'est pas son sujet - les raisons, les enjeux, les aspects positifs d'une politique africaine de la France qui serait bien conduite. Nous ne critiquerons rien, en revanche, car rien n'y est hélas inexact, de ce qu'Eric Zemmour a choisi d'exposer ici ...  LFAR 

Résumé RTL par Éric Zemmour et Loïc Farge

« La Françafrique, c'est fini ». Le Président Macron l'a dit et répété. Tout le monde a compris. D'autant mieux que François Hollande, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et François Mitterrand (lors de son discours de la Baule en 1991) l'avaient déjà dit. La Françafrique, cent fois tuée et enterrée. Mais tel le Phénix qui renaît cent fois de ses cendres.

Mais la Françafrique n'est plus ce qu'elle était. La Françafrique a une apparence : un groupe de pays africains, manipulés par l'ancien colonisateur qui, devenu puissance moyenne, se hausse du col sur les épaules du géant africain. Mais elle a une réalité : un instrument que les dirigeants africains utilisent habilement pour défendre leurs intérêts.  

Éric Zemmour

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/12/03...

Comment répondre aux mensonges autour de la colonisation ? (argumentaire des Identitaires)

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Les Identitaires publient des fiches argumentaires sur leur site web. Voici un extrait d’un douzième document qui propose de répondre aux mensonges autour de la colonisation.

Ils disent souvent : « Le pillage des colonies a permis le développement économique de la France ». Mais pourquoi le disent-ils ?

Prétendre que la France – et l’Europe d’une manière générale – a pillé sans vergogne ses colonies et s’est enrichie sur leur dos a deux effets : déresponsabiliser les anciennes colonies dans leurs échecs économiques, qui seraient imputables à la colonisation, et culpabiliser les Français de souche, coupables de s’être enrichis au détriment des peuples du Sud.

Pourquoi c’est faux ? La France importait massivement des matières premières, mais depuis d’autres pays européens ! Les importations depuis les colonies ont toujours été négligeables : en 1913, 0,1 % du coton, 3,2 % de la laine et 0,2 % de la soie importés en France venaient des colonies. Le charbon, vital pour l’économie française jusqu’aux années 1950, n’était pas produit par les colonies, qui devaient elles-mêmes en importer (Indochine exceptée). Même pendant la 1ère Guerre Mondiale ces importations ont été marginales : sur les 170 millions de tonnes importées, seules 6 provenaient des colonies.

Découvrir cette fiche-argumentaire : http://www.les-identitaires.com/2017/11/la-france-a-pille...

https://fr.novopress.info/

L’antisémitisme et la francophobie se développent davantage que le racisme anti-musulmans

André Versaille publie en ce moment un feuilleton sur le site du Monde, intitulé: « Les musulmans ne sont pas des bébés phoques »

Nous savons qu’un racisme frappe des immigrés en général, et certains de culture musulmane en particulier. En revanche, il me semble nécessaire de parler d’autres racismes que l’on rencontre très fréquemment dans les cités, et dont nous ne voulons pas entendre parler : l’antisémitisme, devenu un marqueur identitaire pour beaucoup de jeunes musulmans, et la francophobie.

On entend souvent dire que la parole raciste antimusulmane s’est libérée. C’est bien mal connaître l’histoire récente de la France. Sans remonter à la période coloniale, il suffit de se souvenir des blagues racistes anti-arabes débitées par des chansonniers dans les années 1960. Les mêmes blagues, qui à l’époque ne choquaient pas grand monde, seraient regardées aujourd’hui comme autant d’incitations à la haine raciale, et les chansonniers traînés devant les tribunaux. Même les attentats n’ont, heureusement, pas provoqué de soulèvement de haine. Les réactions les plus visibles ont été la multiplication de dépôts de bougies, et quelquefois de peluches, en même temps que de déclarations enjoignant de ne pas faire d’amalgame avec la population musulmane. Et combien de « Vous n’aurez pas ma haine ! », adressés aux djihadistes, n’avons-nous pas entendus…

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Mélenchon qui se veut l'héritier de Robespierre

Le discours de Mélenchon du 25 novembre, était pétri, une fois de plus de contradictions aussi délirantes que cyniques. Mêlant universalisme et chauvinisme dans la plus pure tradition jacobine, il ne surprenait guère, au point de lasser l'auditeur le plus patient.

Mais cette fois, il est allé, sur un point précis trop loin. Beaucoup trop loin.

Le leader maximo de la France insoumise déployait en effet son talent oratoire en lever de rideau d'une convention de son mouvement. L'événement se situait en fin de semaine à Clermont-Ferrand. On n'y a pas appris seulement que cet homme providentiel envoyé au peuple de la vraie gauche par le grand architecte de l'Univers revendique l'étiquette de populiste.

On l'a également entendu réclamer sa part en tant qu'héritier direct légitime de Maximilien Robespierre.

Voici donc éclaircie la filiation de 1917. Voici clairement avoué l'arbre généalogique totalitaire complet de Pol Pot à Mao, de Staline à Lénine, Engels et Marx, remontant au jacobinisme triomphant de 1793, à Saint-Just et à l'Incorruptible.

Mais le Mélenchon revendique aussi au bénéfice de la mémoire de son idole un mérite erroné : celui d'avoir été l'homme de l'abolition de l'esclavage dans les colonies. Comme d'habitude, la gauche impose sa pétition de principe bien connue formulée par Clemenceau : la révolution est un bloc. Or, sur la question de l'esclavage cela est faux. Contre cette hideuse institution s'était créée en 1788 une Société des Amis des Noirs, qui disparaîtra en 1791 et ne réapparaîtra que sous le Directoire. Globalement dès 1790, cette association penche dans le sens du futur parti girondin, qu'on appelle alors brissotin, parti que massacrera la Terreur. Dictateur en 1793-1794 Robespierre, certes favorable à l'abolition, proclamera devant la Convention "périssent les colonies, plutôt qu'un principe". Il se heurtait en effet sciemment aux intérêts des représentants des Antilles et singulièrement de Saint-Domingue.

Rappelons donc au jacobino-bonapartiste Mélenchon qu'après Waterloo, c'est en 1815 l'Europe chrétienne entière qui décida à l'issue du congrès de Vienne d'abolir la traite. Contre celle-ci, et contre l'esclavage avaient lutté auparavant, le dominicain espagnol Bartolomé de las Casas dès le XVIe siècle et, par exemple, les jésuites du Paraguay au XVIIIe siècle. L'Europe pendant deux ou trois siècles a toléré le commerce dit du bois d'ébène, cela est regrettable, autant mais pas plus, que la torture judiciaire appelée question, la roue, la décapitation à la hache et autre atrocités archaïques.

S'agissant du commerce des esclaves, on stigmatise, à juste titre les acheteurs nord-américains. Depuis 1852, on l'on n'en finit pas de relire la Case de l'Oncle Tom, comme si les choses n'avaient pas évolué. On ne s'interroge guère sur la pratique et la doctrine esclavagistes de l'Empire ottoman et de ses semblables d'hier et d'aujourd'hui, en Arabie Saoudite notamment. On n'évoque jamais non plus dans ce trafic l'identité des vendeurs. Le fameux "bois d'ébène" ne tombait pas du siècle.

Or, aujourd'hui l'affreux trafic réapparaît, de façon indiscutable, notamment en Mauritanie et maintenant en Libye. Chacun sait que l'Europe n'y joue aucun rôle. OR M. Mélenchon se permet, dans son discours, lui le soi-disant "patriote", d'incriminer … la France. Attiser systématiquement la haine et le ressentiment contre la France autrefois coloniale fait partie de l'arsenal de ce pied-noir renégat qui mise, quoiqu'il s'en défende, sur le vote communautariste.

Ne prend-il pas la défense, de sa camarade Obono ? N'excuse-t-il pas le racisme anti-français ?

Certains rétorqueront qu'il baisse dans les sondages, que sa dernière prestation télévisée s'est révélée désastreuse, que les manifs qu'il tente d'organiser sont des échecs.

L'héritier de Robespierre en recul : tant mieux.

Hélas l'héritage de la Révolution demeure intact : un héritage de haine, d'égalitarisme niveleur et destructeur et de ressentiment.

http://www.insolent.fr/

Défense - Armée de l’air : ce qu’il faut faire et ne plus faire

Les temps changent. La France doit songer sérieusement à se défendre. Les Français conscients le comprennent mieux. Encore faut-il avoir une vraie politique. 

2007 Afghanistan, 2011 Libye, 2013 Mali, 2014 Levant, autant d’opérations lointaines où notre aviation, entrée dans l’ère du Rafale, s’est aguerrie, tout en absorbant réductions d’effectifs et restrictions budgétaires.

Politiquement vaines en Afghanistan, désastreuses en Libye, les premières interventions aériennes furent exemplaires quant à l’exécution tactique. Nécessaires et légitimes, d’autres opérations continuent maintenant au Levant et en Afrique.

Au Levant, 10 Rafale de l’armée de l’air, renforcés par 4 Rafale de la marine, privés du porte-avions en carénage, pourchassent Daech. En Afrique 6 Mirages appuient nos forces terrestres. Sur un théâtre aussi vaste que l’Europe l’armée de l’air fait des prouesses pour assurer la mobilité et la logistique des « terriens ». Les premiers Airbus A400M se posent au plus près de l’action, mais les vieux Transall doivent encore tenir quelques années avant la relève complète et nos 14 Hercules leur apportent une aide précieuse. Quatre commandes supplémentaires de ces avions de transport américains permettront le ravitaillement en vol de nos hélicoptères. 

En 2018 les forces aériennes stratégiques (FAS) remplaceront les derniers Mirage 2000 N par des Rafale. Parallèlement, la relève des vieux Boeing par des Airbus de ravitaillement en vol commencera. Comme le Rafale, ces avions polyvalents des Forces nucléaires sont souvent détachés pour des missions conventionnelles demandées par Paris.

Au fil des opérations, l’armée de l’air a acquis une expertise unique en Europe des processus et systèmes de conduite des opérations. Le centre de commandement du Mont Verdun à Lyon reçoit la situation aérienne sur les différents théâtres, comme les vidéos prises par les drones au confins du Sahara. Tout est retransmis instantanément par nos satellites militaires. Sans ôter au commandant local ses prérogatives, cette vision centralisée permet d’accélérer la décision et d’optimiser l’emploi des flottes entre Sahel et Levant.

Avec le recul des ans, de vieilles controverses font maintenant sourire. Des Rafale monoplace partis de France frappent au Mali après 9 heures de vol ; des drones sans pilote, avec 24 heures d’autonomie, en surveillent les moindres recoins. Pourtant, dans les années 90, on avait frauduleusement obtenu d’un ministre que 60% des Rafale de l’armée de l’air soient des biplaces plus chers. En 2000, le chef d’état-major de la marine en voulut aussi ; pourtant le Rafale embarqué monoplace convenait à ses pilotes. Il eut gain de cause. Mais, deux ans plus tard, à Paris, une poignée d’officiers forts de leur légitimité opérationnelle et de leur réalisme écrasaient dans l’oeuf ces surenchères coûteuses. Pas de biplaces pour la marine et une majorité de monoplaces pour l’armée de l’air, décidait le Ministre. Gain pour La Défense : 400 millions. Quinze ans plus tard, personne ne s’en plaint.

L’éviction récente des Mirage 2000D d’Irak pour les reléguer au Mali, moins dangereux, a agité les cercles initiés. Ce chasseur bombardier, conçu dans les années 90 sans radar ni missile crédible, est aveugle et désarmé. Au lieu de pallier ces carences, on s’est saigné pour y installer la « liaison 16 ». En 2010, le scandale de cette liaison de données tactiques américaines obsolète, verrouillée par le Pentagone et pourtant intégrée sur tous nos chasseurs, éclatait discrètement (secret Défense oblige). Il y eut quelques bruissements vite étouffés au Palais-Bourbon et au Sénat et on en resta là. Perte pour La Défense : 500 millions. Sept ans plus tard, plus personne n’en parle.

Ces fautes ruineuses, une nouvelle génération de chefs mieux sélectionnée que celle de mai 68 ne les commettra pas et c’est tant mieux, car les projections budgétaires optimistes du président Macron n’ont pas dépassé le stade des promesses.  

Mathieu Épinay

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Gare Montparnasse : la panne de Pépy - Journal du lundi 4 décembre 2017

Contribuables associés révèle les 10 associations les plus subventionnées par l’Etat

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FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Les chiffres étaient passés inaperçus dans le lot de documents du projet de loi de finances pour 2018. En 2016 l’Etat aura versé aux associations 4,7 milliards d’euros de subventions. Et ce montant a doublé par rapport à 2015. Sur les près de 57 000 bénéficiaires, près de 900 associations reçoivent plus d’un million d’euros chacune.
C’est l’AFPA (l’association pour la formation professionnelle des adultes) qui reçoit le plus gros montant avec 154 millions d’euros.

Elle a pourtant été critiquée par la Cour des Comptes pour sa gestion.

Ensuite, quatre associations spécialisées dans l’hébergement social et l’accueil d’immigrants totalisent 217 millions d’euros : COLLIA (anciennement Association de formation des travailleurs africains et malgaches), AURORE, FRANCE TERRE D’ASILE et EMMAUS SOLIDARITE.

Ces associations immigrationnistes sont ainsi financées par l’Etat pour encourager l’immigration et aider les clandestins à faire des recours en justice contre l’Etat !

Le Fonds de financement du dialogue social reçoit quant à lui 33 millions d’euros. Il permettra à huit centrales syndicales de se partager un pactole de 100 millions d’euros grâce à la nouvelle taxe syndicale imposée aux entreprises.

Il faut ajouter à ces subventions de l’Etat les commandes publiques et les aides des autres collectivités territoriales.

La seule Mairie de Paris a distribué en 2015 quelques 310 millions d’euros aux associations (soit 140 € par habitant). En définitive, l’INSEE estime à 47 milliards d’euros la dépense publique totale dont bénéficient les associations.

La sous-traitance associative de missions de service public ne va pas sans poser quelques problèmes…

Le contrôle des dépenses par le Parlement est aléatoire et les entorses au principe de neutralité du service public sont fréquentes. Ainsi la Ligue de l’enseignement qui reçoit 27 millions d’euros n’a pas hésité en 2015 à appeler à faire barrage au Front national. Quant à France Terre d’Asile, son idéologie est clairement affichée de promouvoir l’asile sans limite.

Dans le but de mettre un terme au gaspillage public, Contribuables Associés suggère une réduction de 50 % des subventions et un contrôle renforcé.

https://fr.novopress.info/

Dimanche prochain, 10 décembre, on se retrouve à la Table ronde de Terre et peuple à Rungis

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Marine Le Pen ne sera pas tête de liste aux Européennes

marine-le-pen-embarras-300x148.jpgVendredi dernier, Nicolas Bay, vice-président du Front National et responsable au sein de son mouvement des Affaires européennes, a annoncé que Marine Le Pen ne conduira pas la liste aux élections européennes de 2019.

Sur Franceinfo, il a précisé que la présidente du FN

« a dit elle-même qu’elle ne le souhaitait pas (être tête de liste, ndlr) parce que maintenant elle est élue à l’Assemblée nationale où elle mène en première ligne le combat pour la défense des Français dans cet hémicycle-là ».

Aucune indication n’a transpiré quant à la future tête de liste.

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-ne-sera-pas-t...

Le dégagisme en question…

« Les 234.000 électeurs corses étaient appelés à voter pour choisir les 63 élus d’une nouvelle instance inédite, la Collectivité territoriale unique (CTU) qui se substituera à compter du 1er janvier 2018 aux conseils départementaux de Corse-du-Sud et de Haute-Corse et à la collectivité territoriale de Corse (ex-région). La participation, à 52,17%, est en recul par rapport aux élections de 2015 (59,88%)» rapportait l’AFP. Le premier tour des élections territoriales en Corse ce dimanche s’est traduit par ce que de nombreux médias ont appelé un raz-de-marée en faveur des nationalistes Corses. Ces derniers, réunis au sein d’une liste de coalition des soutiens de  Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni  ont obtenu plus de 45% des voix (la fusion des listes Talamoni et Siméoni n’avait totalisé que 35,34% au deuxième tour il y  a deux ans). Score  auquel il faut ajouter les 6,89% obtenus par les ultras du parti indépendantiste U Rinnovu,  qui fait plus que doubler son score 2015. Les listes de LR et d’En marche sont balayées, le candidat du FN,  Charles Giacomi (3% des suffrages) n’a pas été en mesure de capter les ressort identitaire de ce vote, très prégnant sur l’île de Beauté,  qui a notamment placé Marine en tête lors du premier tour de la présidentielle. 

Dans Le Point,  le politologue Jérôme Fourquet relève en effet que le vote traditionnellement « très élevé pour le FN à la présidentielle s’accompagne de scores beaucoup plus faibles lors des élections locales, comme aux régionales. On peut alors faire l’hypothèse que lors des scrutins locaux, les notables insulaires et les natios  captent une partie significative de l’électorat frontiste, soit grâce à des logiques clientélistes ou de proximité pour les notables, soit sur un aspect programmatique : la défense de l’identité corse, pour les nationalistes. Il est d’ailleurs intéressant de constater que, lors des dernières régionales, le FN a fait ses meilleurs scores dans les communes où la proportion d’électeurs originaires du continent était la plus importante. Tout se passe donc comme si le FN pouvait compter aux élections locales principalement sur son électorat continental, et qu’à ce noyau dur venaient s’agréger à la présidentielle les voix de très nombreux électeurs  autochtones , c’est-à-dire nés en Corse. »

Reste à savoir si la très grande majorité des Corses qui sont  attachés bien légitimement à leurs racines,  qui entendent défendre une culture insulaire célébrée,  non sans ambiguïtés, par MM. Siméoni et Talamoni,  suivent totalement ces derniers. Jean-Guy Talamoni justement, qui a beaucoup durci son discours sur l’immigration ces dernières années pour gagner des voix , affirmait hier soir: «au deuxième tour, nous allons demander aux Corses de nous placer le plus haut possible.  De façon à avoir une légitimité pour obtenir l’ouverture de négociations sur des sujets essentiels : la coofficialité de notre langue, le statut de résident pour protéger les électeurs, l’amnistie pour les prisonniers et les recherchés. ».

M.  Fourquet explique aussi que que les nationalistes corses ont tiré profit d’un  « dégagisme » dans l’air du temps.  Dégagisme ou Grande braderie des bijoux de famille,  que l’on voit à l’oeuvre pour le pire au sein de ce gouvernement constate Emmanuel Lévy dans Marianne, qui s’arrête sur le vœu réitéré par Emmanuel Macron  de céder « deux vaches à lait. »  En l’espèce, « deux entreprises nationales, Aéroports de Paris (ADP) et La Française des jeux (FDJ) (qui) s’attendent à se retrouver bientôt sur la liste des sociétés privatisables. »  « Entre 2014 et 2016, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, avait tenté de lancer la cession de Aéroports de Paris (ADP) et La Française des jeux (FDJ). Il s’était heurté à la résistance de ses collègues socialistes du Budget et des Transports. Et François Hollande l’en avait empêché. Parvenu à l’Elysée, le nouveau président s’apprêterait à remettre ça. »

Dégagisme qui est aussi le mot d’ordre au sein du groupe  France télévisions, contraint de faire des économies drastiques, peut-être sur le dos de l’employé  mâle blanc de plus de cinquante ans, avançait, caustique,  Gilles-William Goldnadel sur twitter. Dans les faits, explique le JDD, Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, « est sous la menace d’une motion de défiance des journalistes. Ils s’inquiètent d’un plan d’économies visant à réduire la place de l’information sur France 2 et à amputer les magazines d’investigation de la chaîne, Envoyé spécial et Complément d’enquête, d’une partie de leurs effectifs, ce au nom des contraintes budgétaires (75 millions d’euros au total) décrétées par l’Etat. Delphine Ernotte peaufine un vaste plan d’économies qu’elle présentera devant son conseil d’administration le 21 décembre (…) . Matignon (…)  réclame des efforts de gestion (et) dans le même temps, exige le maintien de l’investissement dans la création (420 millions d’euros par an). Vous me placez dans une situation impossible, avait lancé la dirigeante (au) ministre de la CultureFrançoise Nyssen, qui l’informait de cette amputation budgétaire le 7 septembre, lors d’un déjeuner. »

Ce sont surtout  les téléspectateurs que Mme Ernotte,  comme ses prédécesseurs à ce poste, placent  dans une situation impossible, constate Bruno Gollnisch, celle de regarder des chaînes publiques qui diffusent un grand nombre de séries et d’émissions dites de divertissements, souvent très médiocres.  Et qui, cerise sur l’indigeste gâteau,  servent de supports ou de prétextes à une propagande antinationale, cosmopolite et de de culpabilisation du gaulois, de très bas étage. Bien sûr, le service public est capable de  produire des émissions culturelles, d’investigations ou  de reportages de qualité. La semaine dernière par  exemple, l’émission Pièces à convictions sur France 3,  dénonçant les liaisons dangereuses entre les élus des partis du Système et les associations,  était très éclairante et  riche en révélations pour le citoyen lambda…

Pour autant, comme le rapporte aussi le site d’E&R,  la  déontologie et la rigueur journalistique ne sont pas  toujours  de mise dans les reportages à charge  - dixit les nombreux  Envoyé spécial et autres Complément d’enquête consacrés à la bête immonde… Il s’agirait aussi de dégraisser ce Mammouth là. « La rédaction de la télé publique à elle seule, est-il rappelé,  représente une armée mexicaine de 1 340 journalistes, oui, vous avez bien lu, mille trois cent quarante. Et les effectifs de tout le groupe public comprenant télé et radio se montent à 10 000 personnes. »

Ces journalistes en question sont-ils des parangons d‘indépendance, de résistance face aux forces du Marché, incarnent-ils  la noblesse du métier, la défense du petit contre le fort ?… « Comment voulez-vous qu’on soutienne confraternellement ces pseudo-journalistes ? (…). Que cela serve de leçon à tous les collabos : après avoir bien servi, vous finirez dans la fosse, car ceux qui vous utilisent vous méprisent ; seuls ceux que le pouvoir attaque et que vous attaquez de manière injuste et lâche survivront…»  Attendons, et travaillons ardemment  à  rendre possible le moment, très proche, espérons-le, ou les Français siffleront la fin de la récréation, au nom d’un dégagisme qui soit enfin parfaitement cohérent avec leurs aspirations profondes. 

https://gollnisch.com/2017/12/04/le-degagisme-en-question/

Qu'est-ce que le « printemps des droites » ?

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Robert Ménard explique à Boulevard Voltaire :

"Qu’il nous faut faire preuve d’audace, d’imagination. Ne pas hésiter à être iconoclaste. Pas seulement à l’égard des idées, des propositions des autres, mais vis-à-vis de nos propres analyses, de nos propres propositions. Il ne doit pas y avoir de tabous. Un exemple : les vagues migratoires auxquelles doivent faire face notre pays et plus généralement toute l’Europe. Se contenter d’expliquer qu’il faut y mettre fin ou, du moins, les réduire de façon drastique n’est pas suffisant. Que faire de ces garçons et de ces filles de la deuxième, voire de la troisième génération, qui sont aujourd’hui des Français à part entière – pas forcément de cœur mais du moins de papiers – et qui sont bien moins intégrés que leurs parents ou leurs grands-parents ? Comme maire, je suis confronté à cette question tous les jours ou presque. Et de réponses, je n’en ai pas.

En finir avec le laxisme généralisé, vous répondra-t-on…

Un peu court ! Parce que cela va bien au-delà des seuls problèmes de délinquance. Une bonne partie de cette jeunesse issue de l’immigration, sensible à un islam plus rigoriste, plus identitaire, affiche des comportements qui sont vécus comme des affronts par le reste de la population. Et qui, bien souvent, le sont. Un problème d’éducation ? Bien sûr mais, encore une fois, pas seulement. Il y a chez certains un vrai rejet de notre mode de vie, de ce que nous sommes. Du coup s’installe dans nos villes une sorte d’apartheid ethnique. L’Office des HLM, dans ma ville, en est à ne pas mélanger Maghrébins et Turcs. À chacun sa cage d’escalier ! Cela ne peut pas durer. Et dans ce domaine encore, je ne sais que faire, j’avance à tâtons…

D’autres champs d’investigation pour ce laboratoire d’idées que vous appelez de vos vœux ?

Les médias, bien entendu. J’en suis convaincu, je le constate jour après jour, ils sont – dans leur grande majorité, et notamment les médias de « service public » – les principaux obstacles à une prise de conscience, les avocats quotidiens de l’ordre établi, les thuriféraires de cet « empire du bien » décrit – avec quel talent – par le regretté Philippe Muray. Ils terrorisent ceux qui seraient tentés de faire un pas dans notre direction. Ils excommunient tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils sont, comme le dit Michel Houellebecq, « les grands prêtres moralisateurs d’une époque sans religion, ni morale », l’ultime bastion d’un moralement correct qui fait l’impasse sur le réel au profit d’un discours idéologique. Sans eux, sans cette emprise qu’ils exercent encore, bien des digues, comme on dit, auraient sauté. Regardez le milieu intellectuel : on y discute, on y débat sans exclusive. Michel Onfray est interviewé par Alain de Benoist dans Éléments. Alain Finkielkraut prend la défense de Renaud Camus… [...]

Il n’y aura pas de Grand Soir électoral si nous ne faisons pas un travail à la base, via les communes.Il faut apprendre à diriger des collectivités, à maîtriser des dossiers toujours très complexes. On ne peut pas se contenter de slogans, de « y a qu’à », de « faut qu’on ». Quand François Ruffin explique, à propos de La France insoumise : « Je ne suis pas sûr que les gens nous donnent les clés du pays volontiers pour le gouverner », je ne suis pas loin de penser la même chose pour ce qui est de notre sensibilité politique. Et quand il ajoute : « Je ne nous sens pas prêts [à gouverner] », je partage également son analyse nous concernant…

Et maintenant ?

On relève les manches et on bosse. Le pouvoir ne nous tombera pas dans les mains comme un fruit mûr. Et puis, on arrête de manier l’exclusive, de condamner le moindre propos un tant soit peu dissident par rapport aux dogmes qui font loi dans notre partie de l’échiquier politique. Nous avons le droit de penser que l’Europe comme civilisation – à ne pas confondre avec les institutions bruxelloises et ses ronds-de-cuir – peut être un rempart contre l’américanisation de notre continent, de nos modes de vie. Même si cela ne colle pas avec le catéchisme en vigueur dans nos rangs… Pour tout vous dire, j’en ai ras le bol, de ces apprentis censeurs qui ne cessent de se plaindre d’être caricaturés par les « grands médias » et se comportent comme des gardes-chiourme de la pensée étiquetée « droite nationale ». Je n’ai pas envie de devoir choisir entre les idéologues de France Info et les maîtres penseurs d’un parti quel qu’il soit… [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

03/12/2017

« Nous devons combattre pour la guerre culturelle en cours sur tous les fronts, de la rue à l’université et dans les assemblées »

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Entretien avec Daniel Friberg

À l’évidence, l’Europe, voire l’Occident, connaît depuis quelques années un virage à Droite. Ténor de la « Nouvelle Droite » suédoise et compagnon de route du phénomène Alt-Right, Daniel Friberg vient de publier un ouvrage où il expose sa vision du dextrisme. Il a bien voulu répondre aux questions de votre site préféré.

Europe Maxima Daniel Friberg, pourriez-vous d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Daniel Friberg : J’ai 39 ans et je suis Suédois. Titulaire d’une maîtrise en gestion, j’ai bâti une carrière dans l’évaluation des entreprises et de la recherche économique. Et bien sûr, le plus important, j’ai une expérience du milieu de la droite scandinave depuis 23 ans. Je suis également président du groupe de réflexion de la Nouvelle Droite scandinave Motpol depuis 12 ans, fondateur et PDG de de la maison d’édition à tendance néo-droitiste, Arktos Media, et rédacteur en chef européen de la nouvelle société de médiat altright.com.

EM De notre point de vue, la Suède semble être actuellement en très mauvais état. L’immigration de masse, les gender studies et même le terrorisme islamique ont défiguré un pays longtemps dirigé par les libéraux si nous sommes corrects. Quelle est la situation de votre pays en ce moment ?

Daniel Friberg : Elle est justement comme vous la décrivez, seulement en pire, car la détérioration continue. À cet égard, je dirais que nous sommes dans des situations similaires dans tous les pays d’Europe occidentale. Mais en même temps, la résistance aux folles expériences libérales et marxistes culturelles se renforce à un rythme rapide. Nous évoluons vers une situation politique nouvelle et intéressante, avec l’effondrement des partis centristes et une polarisation politique accrue entre la gauche et la droite réelle. Cette polarisation obligera les gens à choisir un camp, et c’est à nous de montrer à quel point les idées qu’ont nos ennemis pour le futur sont laides, et à quel point les nôtres sont attrayantes, et ce afin de gagner cette guerre culturelle.

EM Dans votre livre, Le retour de la vraie droite (1), vous expliquez l’influence qu’a eue sur vous la « Nouvelle Droite » française. Comment l’avez-vous découverte et qu’est-ce qui vous a plu chez elle ?

Daniel Friberg : J’ai découvert pour la première fois les idées de la « Nouvelle Droite » française au début des années 2000, lorsque j’ai trouvé une traduction anglaise du Manifeste de la Nouvelle Droite écrit par Alain de Benoist et Charles Champetier (2). Cela m’a ouvert les yeux sur un tout nouveau monde d’idées et m’a fait réaliser à quel point notre patrimoine intellectuel est riche. Peu de temps après, j’ai assisté à une soirée de lancement pour l’édition allemande de Pourquoi nous combattons ? (3) de Guillaume Faye (plus tard publié par Arktos en anglais) et j’ai acheté une copie signée. À ce jeune âge, ce livre m’avait beaucoup impressionné, et j’ai décidé à partir de ce moment-là que je serai un identitaire.

EM Avez-vous eu d’autres influences ? Julius Evola semble vous avoir fortement influencé ?

Daniel Friberg : Cela est vrai en effet. J’ai eu de nombreuses influences pendant mon passionnant voyage idéologique durant mon adolescence et au début de la vingtaine, Julius Evola étant, avec son concept passionnant de « traditionalisme radical », l’une d’entre elles. D’autres influences importantes sont l’auteur américain Michael O’Meara, le Dr Tomislav Sunic et bien sûr plusieurs des géants de la « Révolution conservatrice » comme Ernst Jünger et Oswald Spengler. J’en oublie sûrement bien d’autres; la liste pourrait s’allonger…

EM : Pensez-vous que la métapolitique soit un moyen d’influencer et de préparer nos compatriotes à un changement politique. En France, le résultat est clairement décevant. Qu’en est-il de la Suède ?

Daniel Friberg : Je crois que la méthode métapolitique en elle-même n’est pas à blâmer pour son manque d’influence, mais plutôt la façon dont elle a été appliquée par certains groupes. Nous devons être autocritiques et voir ce que nous pouvons améliorer. La métapolitique n’est d’ailleurs pas suffisante – nous devons combattre pour la guerre culturelle en cours sur tous les fronts, de la rue à l’université et dans les assemblées.

En ce qui concerne la Suède, tout le discours politique s’est considérablement porté vers la droite au cours des dix dernières années, et des termes comme « Identitaire », « Grand Remplacement», « Alt-Right » – et même « Métapolitique » ont fait leur chemin dans le débat publique. En février dernier, mon groupe de réflexion, Motpol, a accueilli la plus grande conférence Alt-Right d’Europe avec près de 400 personnes présentes, dans le quartier le plus à gauche au cœur de Stockholm. C’est un exemple significatif des progrès que nous avons réalisés.

EM Selon vous, la métapolitique est-elle une stratégie de « transformation graduelle ». Quand nous l’avons lue dans votre livre, ce qui nous est immédiatement venu à l’esprit était « Avons-nous le temps ? » Pouvons-nous nous le permettre ?

Daniel Friberg : Nous avons toujours du temps pour la métapolitique. Bien sûr, pas au sens lent et progressif qui caractérisait la métapolitique gauchiste et subversive de l’École de Francfort et d’autres, ainsi que « la longue marche à travers les institutions », puisque nous nous trouvons dans une guerre démographique que nous avons jusqu’ici perdue. Mais pour gagner cette guerre démographique, par la mise en œuvre des politiques de remigration et d’augmentation des taux de natalité en Europe, la métapolitique est un outil essentiel.

EM Vous ne parlez pas de l’islam dans ce livre. Quelle est votre opinion sur ce sujet sensible ?

Daniel Friberg : Je considère l’islam comme :

1) profondément non-européen dans son essence et sa moralité,

2) souvent hostile aux intérêts européens,

3) une force motrice, par ses attitudes impérialistes, derrière la colonisation de l’Europe et le « Grand Remplacement » des populations européennes autochtones. Bref, l’islam n’a pas sa place en Europe.

EM Richard Spencer (4) et vous-même avez travaillé ensemble sur AltRight.com. L’Alt-Right appartient-elle à la vraie Droite ? Croyez-vous qu’elle a eu une influence lors des dernières élections américaines ? L’Alt-Right n’est-elle pas qu’un phénomène américain ?

Daniel Friberg : Elle appartient très certainement à la vraie Droite. La Droite alternative, ou Alt-Right, est née en réaction à la fausse droite néoconservatrice dominante. Il est également certain qu’elle a eu un effet sur la dernière élection présidentielle américaine, qui a élevé l’Alt-Right à son niveau actuel de notoriété. Par exemple, Hillary Clinton a même ressenti le besoin de l’attaquer dans son fameux « Discours des déplorables (5) ».

Quant à la question de savoir si c’est un phénomène américain, je dirais que c’est un phénomène international, principalement pour deux raisons. D’abord, les personnes qui participent aux activités en ligne et hors ligne de l’Alt-Right sont réparties dans le monde entier. Le monde riche d’idées, où l’Alt-Right trouve son inspiration et les fondements pour ses analyses, se fonde principalement sur des penseurs européens, tels que ceux de la « Nouvelle Droite » française, de la Révolution conservatrice allemande, des mouvements identitaires, etc.

EM Qu’est-ce pour vous être Européen ?

Daniel Friberg : Être d’ethnicité européenne. En d’autres termes, être membre de l’une des nombreuses nationalités qui composent le bloc civilisationnel européen. Cela signifie aussi avoir une histoire commune, des racines civilisationnelles communes – et finalement un destin commun.

EM Peut-on s’attendre à de nouveaux livres en français d’Arktos ?

Daniel Friberg : Absolument.

Propos recueillis, traduits et adaptés par Thierry Durolle

Notes

1 : Daniel Friberg, Le retour de la vraie droite, Arktos, 2017, 138 p., 12,71 €.

2 : Alain de Benoist et Charles Champetier, Manifeste pour une renaissance européenne. À la découverte du GRECE, Son histoire, ses idées, son organisation, GRECE, 2000, 123 p.

3 : Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons, Manifeste de la résistance européenne, L’Æncre, 2001.

4 : Richard Spencer, figure de proue étatsunienne du phénomène Alt-Right, a été sous le feu des projecteurs durant la campagne américaine. Il nous accordé un entretien, cf. http://www.europemaxima.com/exclusif-lalt-right-sexprime-... et nous avons traduit son manifeste en français, cf. http://www.europemaxima.com/ce-que-signifie-etre-alt-righ...

5 : Hillary Clinton avait choqué une partie de l’Amérique lors de la campagne présidentielle en affirmant que la moitié de l’électorat de Donald Trump était composée de bigots, de racistes, de xénophobes et autres homophobes.

http://euro-synergies.hautetfort.com/

ABAISSEMENT DE LA VITESSE À 80 KM/H : MESURE DE SÉCURITÉ ROUTIÈRE OU DÉRIVE RÉPRESSIVE ?

Alors qu’il y a quelques semaines, le gouvernement annonçait son intention de vouloir confier les contrôles de vitesse des automobilistes à des sociétés privées, voici que resurgit son intention d’abaisser à 80 km/h la vitesse autorisée sur les routes bidirectionnelles non pourvues d’un séparateur central. Cette nouvelle réglementation, qui concernerait dans les faits la quasi-totalité du réseau routier secondaire français, n’est pas sans provoquer de nombreuses réactions, en particulier au sein des associations de défense des automobilistes.

Il est vrai que le débat sur la sécurité routière dans notre pays est souvent des plus passionnés. Entre les défenseurs des automobilistes, qui ont le sentiment que ces derniers sont pris par l’État pour des « vaches à lait », et les associations de victimes d’accidents de la route qui défendent, parfois avec acharnement, une cause non dépourvue de gravité, il ne reste que peu de place pour un juste milieu qui satisferait tout le monde.

Il faut dire que les enjeux sont d’importance. Ils sont humains, tout d’abord, avec un nombre de victimes sur les routes qui, pour avoir diminué au cours des dernières décennies, n’en reste pas moins trop élevé. Rappelons que, sur les dix dernières années, le nombre des tués est passé de 5.318 (en 2005) à 3.477 (en 2016), soit une baisse de plus d’un tiers. Si cette baisse significative est en partie due aux actions répétées des forces de l’ordre, elle emprunte également, et dans des proportions bien plus élevées, aux améliorations apportées dans la fabrication des véhicules modernes. En effet, les aspects relatifs aux éléments de sécurité actifs et passifs sont désormais largement pris en compte et contribuent à la sécurisation de nos automobiles.

Mais les enjeux sont aussi financiers. Et c’est là que le bât blesse. Qui peut nier, aujourd’hui, que la chasse faite aux automobilistes par un État impécunieux n’est pas une réalité ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au début des années 2000, les contrôles automatisés de la vitesse des automobilistes rapportaient 350 millions d’euros environ. En 2015, les infractions au Code de la route ont généré 1,7 milliard d’euros, dont plus de 650 millions pour les radars automatiques. Et c’est clairement un bénéfice de 2 milliards d’euros qui est visé à l’horizon 2020, avec la mise en place de radars de dernière génération, de drones et de moyens techniques toujours plus perfectionnés. Difficile, dans ces conditions, pour l’automobiliste de ne pas se sentir piégé. Cela est d’autant plus vrai qu’il est reconnu que les petits excès de vitesse, entre 10 et 20 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, générateurs de la perte de centaines de milliers de points sur les permis de conduire, constituent près de 90 % du contentieux en la matière.

Dans ce contexte essentiellement répressif, la place réservée à la prévention est infime. Ainsi, les campagnes menées par la Prévention routière sont de plus en plus confidentielles, laissant aux constructeurs d’automobiles le soin de répondre techniquement à une problématique largement posée par un fait humain. La puissance publique, pour sa part, semble avoir fait le choix définitif de se consacrer à la répression d’un phénomène sur lequel elle n’est pourtant pas exempte de responsabilités. À simple titre d’exemple, la baisse des investissements publics en matière d’entretien des routes pose de plus en plus de problèmes en matière de sécurisation de notre réseau routier.

Ainsi, face à une dérive répressive évidente, le temps n’est-il pas venu de reconsidérer cette question cruciale que constitue la sécurité routière, afin de sortir d’un cercle vicieux qui ne peut, en l’état actuel de choses, satisfaire personne ?

http://bvoltaire.com/abaissement-de-vitesse-a-80-km-h-mes...

Education & Ecriture inclusive • Vous aimez Proust ? Vous allez adorer ça

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2211555907.jpgPar Claire Polin, Présidente de SOS Éducation
Vous aimez Proust ? Vous allez adorer ça :

« En réalité, chaque lecteur·rice est quand il·elle lit, le·la propre lecteur·rice de soi-même. » (Le temps retrouvé)
Vous admirez Molière ? Vous allez être séduits par :

« Un·e sot·tte savant·e est sot·te plus qu’un·e sot·te ignorant·e. » (Les femmes savantes
Vous admirez Victor Hugo ? Vous allez apprécier :

« La moitié d’un·e ami·e, c’est la moitié d’un·e traitre·esse. » (La légende des siècles
Si rien n’est fait, si nous gardons le silence, si nous refusons de regarder en face ces graffitis de bas étage, voilà ce qui nous attend ! 
Cette machine à fabriquer des crétins a un nom : l’écriture inclusive.
Elle se définit elle-même comme une « graphie non-sexiste ». Parce que dans la langue française, on dit que le « masculin l’emporte sur le féminin » les dévots du féminisme voient dans cette règle une insulte insupportable faite aux femmes soumises à un affreux sexisme langagier. On réécrira donc Proust, Molière et Victor Hugo en novlangue pour les châtier d’avoir été des chauvinistes mâles. Sans oublier George Sand, Simone Weil et même Simone de Beauvoir (grand papesse du féminisme pourtant !) toutes coupables d’avoir baissé la tête sous le joug masculin.
Les promoteurs de l’écriture inclusive veulent imposer le « point milieu » pour créer des mots androgynes.
Par exemple, selon ces idéologues, vous ne devrez bientôt plus écrire « les électeurs » mais les « les électeur·rice·s »… Vous pourrez également vous extasier sur les autrices et autres travailleur·euse·s !
Cela pourrait faire sourire, s’il s’agissait d’une coquetterie de mauvais goût ou d’une mode excentrique.
Mais c’est bien plus dangereux.
Il s’agit en réalité d’une véritable tentative de prise de pouvoir. 

En changeant les mots et la manière de les écrire, les promoteurs de l’écriture inclusive veulent faire main basse sur la manière même de penser.

Et ils visent particulièrement les enfants, plus malléables. 

OUI, JE M’ENGAGE CONTRE L’ÉCRITURE INCLUSIVE

Ils veulent détruire notre langue et notre héritage culturel

L’écriture inclusive est le fruit d’une union, hélas fertile entre des féministes hystérisées et des pédagogues militants, sectaires et intolérants. Il y a de cela quelques années, ils avaient essayé d’obtenir la suppression de l’épreuve de français au brevet. Leur argument était le suivant : cette épreuve discriminait les enfants de familles immigrées dont le français n’était pas la langue maternelle ! Une incursion en Absurdie qui souleva un tel tollé que ces handicapés de la pensée firent machine arrière.
Ils reviennent à la charge, avec plus de succès, hélas en brandissant l’écriture inclusive. Cette dernière ne s’avance pas seule. Elle est accompagnée par une grande sœur un peu plus âgée qu’elle : « la féminisation de l’écriture ». 
Ainsi doivent être proscrites des expressions telles que « il fait beau » ou « que reste-il ?». Ce « il » odieux et dominateur servirait à assujettir durablement les femmes. On écrira donc : « elle fait beau » et « que reste-t-elle ? ».
Vous n’en croyez pas vos yeux ? 

Jetez un œil sur les livres d’Isabelle Alonso écrits en « langue féminisée ». Ils ont été publiés par les éditions Héloïse d’Ormesson. Vous aurez un petit aperçu du désastre. 
L’écriture inclusive et féminisée a ses grands prêtres et ses grandes prêtresses. Une partie d’entre eux siègent rue de Grenelle au ministère de l’Éducation nationale. Cela paraît fou mais c’est de là que partent la plupart des attaques sournoises et insidieuses contre la langue française. Nombreux par ailleurs sont les servant·e·s de cette religion réputée très tendance. On les trouve dans les médias, dans l’édition et dans les écoles. 
Des pères Ubu, des mères Ubu bien plus grotesques que les créatures inventées par le génial Alfred Jarry. 
Le but poursuivi par ces adorateurs de Sainte-Analphabète est de déposséder les habitants de notre pays de leur identité. Ce qui fonde notre appartenance à un peuple, à une nation, c’est bien sûr une mémoire historique commune mais aussi,et peut-être avant tout une langue. Faire disparaître le français est le but avoué, et non avouable des tricoteurs et tricoteuses du point médian. 
Ainsi, c’est voulu, un peuple doit cesser d’exister. Pour être remplacé par des individus privés de toute identité et de toutes caractéristiques propres. Un monde orwellien de consommateurs voués à se précipiter sur les têtes de gondole des supermarchés mondialisés pour y acheter des produits « made in nulle part ». 

OUI, JE M’ENGAGE CONTRE L’ÉCRITURE INCLUSIVE

Ils organisent un grand lavage de cerveau

Il faut commencer tôt pour fabriquer des zombies dociles. À l’école. Les éditions Hatier soucieuses de se conformer à l’air du temps viennent de publier un manuel pour les enfants de CE2. Voilà comment on y raconte notre Histoire. 

« Grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche. »

Hatier édite également le célèbre Bescherelle. On attend avec un intérêt certain les prochaines éditions !
Très critiqué, Hatier se défend. La langue, selon ces éditions doit s’adapter au nouvel environnement et « au monde qui change ». Peut-être que pour tenir compte de la diversité de nos territoires, cette vénérable maison prépare-t-elle des manuels en argot des cités, destinés aux établissements classés ZEP ? 
Mais il y a scandale plus grand encore. 314 professeurs ont signé une pétition sur Internet dans laquelle ils refusent d’enseigner la grammaire française.
Ils annoncent leur volonté d’enseigner dorénavant l’écriture féminisée.
Ils disent vouloir aussi imposer à l’école la règle de proximité qui consiste à accorder les mots concernés… avec le terme le plus proche !
Ainsi, selon eux, plutôt que d’écrire « les maîtres et les maîtresses engagés », il faudrait écrire « les maîtres et les maîtresses engagées ». 
Nous nous sentons donc autorisés à écrire, s’agissant des 314 : « ces maîtres et ces maîtresses sont des idiotes ». Si le ridicule tuait encore en France, ces enseignants seraient morts depuis longtemps… On peut en rire. Mais c’est de pleurer qu’on a envie. Les professeurs, signataires de la pétition, sont payés avec nos impôts. Ça leur crée quelques obligations à notre égard.
Ils sont également fonctionnaires de l’Éducation nationale, et c’est ce ministère qui fixe les programmes : l’écriture féminisée n’y figure pas ! Ils se placent donc dans l’illégalité la plus totale. Il nous parait inimaginable que les rectorats dont ils dépendent ne les rappellent pas à l’ordre, en leur précisant qu’ils doivent enseigner le français, pas leur lubie imbécile. 

OUI, JE M’ENGAGE CONTRE L’ÉCRITURE INCLUSIVE

Ils n’avancent pas seuls

Ces enseignants et les éditions Hatier sont assurés du soutien enthousiaste de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes. 
Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a quant à elle déclaré dans le journal le Point : « Comment cette écriture serait-elle compréhensible par des enfants en difficulté d’apprentissage comme les enfants dyslexiques ? ». Une argumentation consternante. Les enfants dyslexiques ? Mais non, madame la Ministre, pas seulement les enfants dyslexiques ! Tous les enfants !
On s’étonnera qu’une femme aussi cultivée ne se soit pas avisée que l’écriture inclusive qu’elle critique si mollement, représente une absurdité unique dans l’histoire de l’humanité. On a connu des parlers, des dialectes, des patois qui ne s’écrivaient pas. Mais jamais, au grand jamais on n’a vu une écriture qui ne se parle pas. Essayez de parler « inclusif » pour voir ! 

OUI, JE M’ENGAGE CONTRE L’ÉCRITURE INCLUSIVE

L’Académie Française est avec nous !

Fort heureusement, L’Académie française a dit, dans un texte où chaque mot a été pesé, ce qu’il fallait dire sur ce qu’elle appelle un « danger mortel ».

« Prenant acte de la diffusion d’une "écriture inclusive" qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. (…) Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration "inclusive", la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. »

Voilà où nous en sommes. 
Comme le résume Madame Hélène Carrère d'Encausse  : « Cette écriture prend en otage les écoliers pour transformer notre langue à des fins idéologiques ! »

Agissons ensemble, dès maintenant !

Face à cette attaque — frontale et explicite ! — nous devons réagir tout de suite, pour le bien de nos enfants et petits-enfants.
Vous et moi, et tous les membres de SOS Éducation devons absolument mettre toute notre énergie dans ce combat.

C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui cette grande pétition nationale : « Non à l’écriture inclusive ! ». 

Je vous invite à signer cette pétition dès maintenant en cliquant ici : 

OUI, JE M’ENGAGE CONTRE L’ÉCRITURE INCLUSIVE

Je sais que le ministre actuel est de notre côté. Il a même pris position contre cette initiative. Mais vous savez bien qu’il ne pourra pas faire grand-chose s’il n’est pas soutenu par un large mouvement populaire. Les promoteurs de la destruction de notre langue sont en effet très actifs et bien organisés. Ils sont présents au sein de l’Éducation nationale, dans les académies, chez les grands éditeurs, à la Mairie de Paris… et tentent de répandre leur lubie pseudo-féministe auprès du plus grand nombre.
Alors, signez cette pétition, et partagez-là à l’ensemble de vos contacts pour garantir la réussite de cette action. 
Votre signature est très importante pour nous permettre de soutenir la position du Ministre Jean-Michel Blanquer, et de définitivement bannir l’écriture inclusive dans les écoles.
Par avance, un grand merci de votre soutien et de votre action pour nos jeunes. 

OUI, JE M’ENGAGE CONTRE L’ÉCRITURE INCLUSIVE 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Le bac selon Jean-Michel Blanquer ? Une coquille vide

De Claude Meunier-Berthelot pour les lecteurs du Salon beige :

6a00d83451619c69e201bb09dbd90d970d-800wi.jpgUne illusoire consultation

Le ministre de l’Education Nationale a lancé le 13 novembre 2017, une soi-disant consultation nationale en vue d’une réforme du baccalauréat.

Nous connaissons déjà trop bien la formule consistant à prétendre procéder à une consultation de la « communauté éducative » - enseignants, parents, représentants des lycéens et toutes institutions intervenant dans le système éducatif français - quand se profile une réforme qui constitue une étape majeure dans  la destruction du système éducatif et ceci, dans le but de prétendre à une onction populaire alors que les réponses sont connues avant même que les questions n’aient été posées et correspondent. sans coup férir à ce qui avait été envisagé  au départ.

C’est ainsi que Claude Allègre – maître ès désinformation - nous avait déjà joué « la grande scène du 2 » lorsqu’il a adopté la « charte pour bâtir l’école du XXIème siècle » qui  a révolutionné le système scolaire en lieu de vie (cf. « le trompe-l’œil de l’éducation» - Editions des Trianons - 2000) et sur laquelle s’appuient tous les ministres depuis, Vincent Peillon ne s’en est pas privé non plus lorsqu’il a mis la dernière main à la mise en œuvre de cette charte par la « loi de refondation de l’Ecole » du 7 juillet 2013.

Le système a tellement bien marché, que JM.BLANQUER n’hésite pas à l’utiliser.

Un résultat connu d’avance

Il est donc possible et même certain de savoir dès maintenant ce que sera le « bac nouveau »… pas encore arrivé, mais qui ne saurait tarder : le résultat de la consultation est déjà annoncé pour février, pour un bac nouveau en 2021 « avec des « répercussions » - est-il dit - sur la classe de 2nde dès la rentrée 2018, sur la 1ère en 2019, et sur la terminale en 2020 » et la disparition des filières L,S, et ES.

Une réforme anticipée

En réalité, le « bac nouveau » n’est pas une soucoupe volante qui vient se poser fortuitement sur le système scolaire tel qu’il existe aujourd’hui mais résulte d’une totale et préalable refonte des « programmes » des lycées dont la mise en œuvre doit se faire en 2nde dès la rentrée 2018 et  qui s’inscrit dans le prolongement de celle des collèges, « programmes » désormais appelés « parcours » basés sur l’ « interdisciplinarité », c’est-à-dire sur la disparition de la transmission des savoirs remplacée par des activités choisies par l’élève, en conséquence de quoi, il n’est plus possible de soumettre les candidats à des épreuves du bac par matière telles qu’elles existent aujourd’hui. Cette refonte des programmes avec la disparition de la transmission des savoirs est la cause de la réforme du bac et non l’inverse.

Le bac nouveau n’est donc pas destiné à redonner un second souffle au bac, mais à le dénaturer pour couronner l’anéantissement du lycée-lieu d’instruction métamorphosé en lycée-lieu de vie où les programmes disparaissent faisant place à des « parcours » propres à chaque élève.

Les objectifs affichés ?

Mais  le ministre se garde bien de nous exposer les tenants et aboutissants de cette réforme, claironnant qu’« il faut retrouver l’utilité profonde du baccalauréat en en faisant un tremplin pour la suite du parcours de l’élève ». Objectif fourre-tout et passe-partout !

Le contenu du bac ?

Le contenu du bac corrobore cet anéantissement du lycée-lieu d’instruction. En juin dernier, il a été prétendu par Macron, que le bac comporterait ( mais ne comportera pas) quatre épreuves finales pour quatre matières que le candidat choisirait (mais ne choisira pas). Les autres matières seraient (et seront) évaluées par le contrôle continu. Le contrôle continu ? c’est l’auberge espagnole !

Pour ce qui est des prétendues quatre matières finales, est posée la question de savoir comment les lycéens « choisiraient » ces quatre matières ?

Les candidats choisiraient leurs matières ?

Si le candidat choisit ses quatre matières, il ne s’agit donc pas de matières pré-établies et fondamentales  comme le français ou les mathématiques, pour ne parler que de celles-ci. Mais pire encore, la question suivante qui est posée apporte la preuve de la disparition de tout enseignement y compris de celui des disciplines fondamentales.

Ainsi est posée la question de savoir :

  • si les candidats continueraient à être orientés fin de première vers des « séries » telles que celles qui existent aujourd’hui,
  • ou s’ils auraient une autonomie de choix leur permettant de « panacher » leurs matières de bac en fonction de leur projet d’avenir.

C’est forcément la 2nde proposition qui s’appliquera. En effet, pour ce qui est de l’orientation fin de première vers des « séries » , il n’en est pas question :   la disparition envisagée des filières L, S et ES sera ,  JM. BLANQUER a beau prétendre que ce n’est qu’une option, dans le cadre de cette destruction de l’institution scolaire, la disparition des filières est inéluctable.

Une seule épreuve pour quatre matières

Pour ce qui est de l’autonomie de choix permettant aux candidats de « panacher » leurs matières de bac en fonction de leur projet d’avenir, cette solution s’imposera forcément car que signifie  « panacher » ses matières ?

Tout simplement, que les activités réalisées en remplacement des cours sont censés permettre d’instruire les élèves dans différentes disciplines à la fois –  ce que le système appelle « interdisciplinarité » . La présentation des activités réalisées constituera une seule épreuve du bac censée « panacher les quatre matières » et sans qu’il y ait obligation de résultat : l’élève exposera  ce qui est appelé son « parcours »  qui sera personnel. Voilà le bac nouvelle formule !

En rupture ou en continuité, Monsieur Blanquer ?

Faut-il rappeler que, le 13 octobre 2009, lors d’un discours à l’Elysée sur la réforme des lycées sur laquelle repose la réforme du bac aujourd’hui,  Nicolas Sarkozy avait annoncé froidement : « …nous allons casser, mais casser(sic) une fois pour toutes, cette hiérarchie implicite des voies et des séries qui mine (?) le lycée républicain …», discours correspondant aux nouveaux programmes  concoctés par le ministre de l’Education Luc Chatel qui, le 19 novembre 2009, avait annoncé lui aussi, sans ambages  : « Un enseignement transversal d’histoire des arts, porté par toutes les disciplines, est introduit à tous les niveaux du lycée à l’occasion de la réécriture des programmes des disciplines fondamentales (histoire, français, sciences… )…cet enseignement fera l’objet d’une évaluation au bac… », ce qui, en clair, signifie « suppression des heures d’histoire, de français, de sciences », disciplines censées être infusées au cours d’un enseignement transversal d’histoire des arts  qui ne sera en réalité, qu’une activité au cours de laquelle l’élève sera censé s’instruire dans ces différentes disciplines à la fois et  évaluée dans le cadre du « bac ».

Alors, Monsieur Blanquer, cette réforme du bac est-elle la marque d’une rupture avec vos prédécesseurs ou celle d’une continuité ?

Conclusion

Jusqu’à quand allez-vous continuer à berner les Français, persistant à vouloir faire croire que vous vous démarquez des précédents ministres de l’Education et que vous voulez restaurer une Ecole de qualité pour nos enfants ? La preuve est faite que cette réforme était  « dans les cartons »  et que vous nous les déballez ! En réalité, vous faîtes partie de la lignée indigne des fossoyeurs de l’Ecole de la République puisque votre bac n’est et ne peut être qu’une coquille vide. Et s’impose à l’esprit ce que proclamait en « bon » révolutionnaire, votre maître à penser sans doute, Lénine : « le mensonge est sacré, la tromperie doit être notre arme principale », et aussi « gardez la coquille, videz-là de sa substance ».

Michel Janva

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Immigration, asile et intégration. Échec et mensonge du gouvernement face au Sénat

Par André Posokhow, consultant 

Encore heureux qu’il existe un contrôle parlementaire des projets de loi des gouvernements et de la confection des budgets annuels grâce aux travaux des commissions ! Cela a été le cas de l’avis présenté par François-Noël Buffet sur l’asile, l’intégration et l’immigration (*) le 23 novembre 2017 au nom de la commission en charge de l’examen du projet de loi de finances pour 2018. Les constats auxquels il procède n’ont rien de rassurant.

Surtout il permet de s’apercevoir que le gouvernement, aidé par l’administration, n’hésite pas à tordre certains chiffres présentés à la représentation nationale alors qu’il est contraint à la transparence envers l’Europe de Bruxelles.

Après avoir entendu les ministres G. Collomb et J. Gourault, la Commission des lois du Sénat, réunie le 22 novembre 2017, a examiné, sur le rapport pour avis de M. François-Noël Buffet, les crédits alloués par le projet de loi de finances pour 2018 à la mission « Immigration, asile et intégration ».

Sur proposition de son rapporteur, la commission a donné un avis défavorable à l’adoption des crédits de cette mission et s’est montrée particulièrement critique à l’égard du gouvernement sur sa politique dans ce domaine. Il est vrai que les constats de la commission n’ont rien de rassurant.

L’immigration régulière : des flux en hausse

En 2016, 227.923 titres de séjour ont été accordés à des étrangers souhaitant résider durablement en France, soit une augmentation de 4,78% par rapport à 2015. L’immigration régulière de longue durée est principalement familiale (38,83% du flux en 2016). L’immigration de travail reste marginale (10%).

La commission constate une hausse substantielle des régularisations d’étrangers en situation : 30.632 en 2016, soit une hausse de 31% par rapport à 2012, notamment sous l’effet de la « circulaire Valls » du 28 novembre 2012.

Au total, 2,83 millions d’étrangers disposent d’un titre de séjour français, 70% d’entre eux bénéficiant d’une carte de résident valable dix ans et renouvelable de plein droit sauf menace pour l’ordre public.

Un dispositif d’intégration en souffrance

Entre le 1er juillet 2016 et le 30 juin 2017, 101.448 contrats d’intégration républicaine (CIR) ont été conclus. Le rapporteur constate que la loi du 7 mars 2016 n’a pas eu les effets escomptés. Ainsi, à l’issue de la formation linguistique du contrat d’intégration républicaine, seuls 61,4% des stagiaires ont acquis le niveau A1.

Par ailleurs, le périmètre des visites médicales de l’OFII a été drastiquement réduit ces dernières années. Le rapporteur déplore que cette réduction ait été réalisée au détriment des enjeux de santé publique, notamment en ce qui concerne les étudiants étrangers.

Dès lors, sans un changement de méthode et un renforcement des moyens, la politique d’intégration se trouve dans une impasse.

* * *

La gestion difficile du droit d’asile et de la crise migratoire

En 2016, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a enregistré 85.696 demandes d’asile, soit une augmentation de 7% par rapport à 2015 et de 62%. La pression est particulièrement forte dans les outre-mer.

D’après les premières estimations du gouvernement, la demande d’asile devrait approcher les 94.300 demandes en 2017, soit une hausse de 10% par rapport à 2016.

Les délais de traitement des demandes d’asile (449 jours) apparaissent largement supérieurs aux objectifs fixés : 240 jours.

La lutte contre l’immigration irrégulière : un échec et une donnée chiffrée mensongère

Des chiffres ignorés ou dissimulés ?

Il n’existe aucune donnée précise concernant le nombre d’étrangers en situation irrégulière présents sur le territoire français.

Seul le nombre de bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat (AME) pourrait donner une indication pertinente : il s’établit à 311.310 personnes au 31 décembre 2016, soit une hausse de près de 49% par rapport au 31 décembre 2011.

Dans les faits, selon le rapport, le nombre d’étrangers en situation irrégulière est probablement nettement supérieur, contrairement à ce qu’a affirmé récemment G. Collomb.

La lutte contre l’immigration clandestine est le parent pauvre de la mission « Immigration, asile, intégration »

Le chef de l’État a annoncé sa volonté d’accroître significativement le nombre de reconduites à la frontière et d’expulser l’ensemble des étrangers en situation irrégulière ayant commis un délit.

Le projet de loi de finances pour 2018 reste toutefois nettement en deçà de l’affichage officiel. Les crédits de la lutte contre l’immigration irrégulière ne représentent en effet que 6% de la mission « Immigration, asile et intégration ». Dans le PLF pour 2018, ces crédits sont d’ailleurs en baisse de 7% par rapport à 2017.

La lutte contre l’immigration irrégulière constitue par conséquent, une nouvelle fois, le parent pauvre de la mission « Immigration, asile et intégration », ce qui met en cause la sincérité des déclarations présidentielles.

L’échec des éloignements forcés

Le gouvernement a créé un nouvel indicateur au sein du programme 303 (« Immigration et asile ») : le nombre de retours forcés exécutés. Il convient de noter que celui-ci a baissé entre 2015 et 2016, passant de 15.458 à 12.961.

Le rapporteur, de son propre chef, a comparé le chiffre des éloignements prononcés en 2016 que le gouvernement renâclait à communiquer (92.076) avec celui des éloignements exécutés (16.489) et avec celui des éloignements forcés exécutés (12.961), soit un ratio de 14%, ce qui apparaît complètement insatisfaisant et permet de comprendre le manque de transparence du gouvernement.

Il faut souligner que l’une des raisons de ces résultats consternants est la mauvaise volonté des pays d’origine à délivrer des laissez-passer consulaires, documents pourtant indispensables aux procédures d’éloignement. Une fois de plus on ne peut que dénoncer la faiblesse sinon la lâcheté des gouvernements français qui ont pourtant entre leurs mains une arme lourde : le blocage des transferts de fonds des immigrés vers leur pays.

Des chiffres insincères

Le décompte des éloignements exécutés d’étrangers en situation irrégulière fait l’objet d’une ventilation selon trois types d’éloignement : les éloignements spontanés, les éloignements aidés et les éloignements forcés. Ceux-ci, dont le total en 2016 s’élève, comme nous l’avons vu, à 12.961, regroupent trois catégories : les réadmissions des ressortissants de pays tiers vers l’UE, les renvois de ressortissants de l’UE dans leur pays et surtout les retours forcés de ressortissants de pays tiers hors UE.

Le nombre de renvois exécutés forcés vers les pays tiers hors UE indiqué par le rapporteur dans son avis s’élève à 6.166 (voy. le tableau en annexe).

Ce chiffre est inexact et de nature à tromper les parlementaires et le public. En effet la politique d’éloignement donne lieu à un financement par l’UE au travers du Fonds asile migration et intégration (le FAMI) auquel l’administration française a adressé, le 16 février 2017, un rapport d’exécution et une demande d’acompte.

Dans ce rapport il est indiqué que :

« Le projet FAMI 2014-2020 conditionne la réalisation du projet sur la base du coût moyen des billets des pays selon la procédure méthodologique jointe et la liste annexée sur la base de l’étude Ernst & Young. A ce titre, le nombre de retours réalisés en 2016 dans le fichier GESTEL transmis par la DCPAF est de 2.429 contre une prévision de 5.800 pour les motifs exposés ci-après. Les données transmises par la Direction des statistiques, des études et de la documentation (DSED) de la DGEF font état de 6.166 retours forcés vers les pays tiers hors UE. »

Ainsi l’administration, qui a manqué de transparence à l’égard des parlementaires, a été contrainte de communiquer les vrais chiffres d’éloignement forcés exécutés à Bruxelles, nettement inférieurs à ceux affichés officiellement.

Un tel constat ne peut que renforcer les soupçons qui pèsent sur les données chiffrées communiquées par les pouvoirs publics français au titre de la problématique de l’immigration.

André Posokhow 27/11/2017

(*) Voir : Sénat – Commission des lois. Avis budgétaire « Immigration, l’asile et intégration » (PDF), François-Noël Buffet, Sénateur du Rhône, novembre 2017.

https://www.polemia.com/immigration-asile-et-integration-...

Ivan Rioufol sur TV Libertés pour parler de la « grande mascarade » de Macron

Ivan-Rioufol-Macron-230x350.jpg01/12/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans son recueil de chroniques, Macron, la grande mascarade (éditions du Toucan), Ivan Rioufol, journaliste et éditorialiste au Figaro, retrace l’ascension fulgurante de l’ancien banquier, qui a, dit-il, « une vision postnationale », au fil d’artifices, de tricheries et de mensonges.

Clone de Justin Trudeau ou sorte de Barack Obama blanc, le nouveau président français se construit au gré de la plume d’Ivan Rioufol pour peindre un homme empli d’ambitions mais vide d’idées et de convictions. Avec près d’un an et demi de bloc-notes acerbes, on redécouvre ainsi comment les Français ont été dupés. Ivan Rioufol est ici l’invité de TV Libertés.

POUR FRANÇOIS RUFFIN, LA FRANCE INSOUMISE EST INCAPABLE DE GOUVERNER !

François Ruffin, député de La France insoumise et palmé à Cannes, cette année, pour Merci patron, documentaire consacré à Bernard Arnault, patron du consortium mondial LVMH, n’est pas forcément le « mauvais garçon » qu’on croit. Parcours assez classique pour un gauchiste : il fait ses classes chez les jésuites, puis chez Daniel Mermet, dont l’émission « Là-bas si j’y suis », fait les belles heures de France Inter, ambiance géopolitique façon poil à gratter.

Désormais, c’est chez les mélenchonistes que ça démange et qu’on se gratte, donc ; soit depuis la mise en ligne de sa dernière vidéo. La phrase qui fait tache et mouche à la fois ? « Aujourd’hui, La France insoumise peut être reconnue comme la force d’opposition. Et, en même temps, je ne suis pas sûr que les gens nous donnent les clefs du pays pour le gouverner. » Pis : « J’éprouve un certain vertige à l’idée qu’on puisse détenir le pouvoir. Je ne nous sens pas prêts. » Immédiatement, Alexis Corbière, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon, allume un contre-feu sur Europe 1, assurant que François Ruffin est un « garçon modeste », un « gentil garçon ».

Un « garçon » lucide, peut-être, lorsqu’il avertit : « Le défi qu’on aurait en face de nous, il est colossal. Qui sont les techniciens sur lesquels on va pouvoir s’appuyer ? Ce ne sont pas les technos de Bercy, les inspecteurs des finances, qui vont être pour un programme de transformation avec La France insoumise. […] Il va falloir affronter le Sénat, le MEDEF, les médias, la Commission européenne, la Banque centrale, le Conseil constitutionnel. On va être dans une situation conflictuelle vachement forte avec des gens qui ne seront pas préparés à ce niveau de pouvoir, de responsabilité. »

La vérité oblige à dire que tout cela n’est pas faux. Et même vrai pour tout mouvement prétendant offrir une alternative plutôt qu’une alternance. Cette culture de gouvernement ne s’acquiert pas du jour au lendemain, le Front national en sait quelque chose. En 2007, il y était évidemment plus préparé qu’en 2002. En 2012 plus qu’en 2007. En 2017 encore un peu plus qu’en 2012 ; et pourtant… Domestiquer un système qu’on combat en permanence ? Demander à ses tenants de collaborer à leur éradication programmée ? 

Vaste programme et équation d’autant plus impossible à résoudre que les mouvements de type révolutionnaire, de droite comme de gauche, ont renoncé à la lutte armée depuis belle lurette, hormis quelques émeutes de rue dont les fauteurs ont à peu près autant de conscience politique que le chat du voisin. Octobre 1917, c’était il y a un siècle. Et le général Boulanger ne nous rajeunit pas non plus.

L’autre possibilité consiste, évidemment, à subvertir ce même système de l’intérieur, avec les résultats qu’on sait. Les militants d’Occident et du PFN ont infiltré l’UDF et le RPR. Pour donner des Claude Goasguen et des Patrick Devedjian. Leurs homologues trotskistes ont fait de même du Parti socialiste. Avec, au bout du compte… un Harlem Désir et un Jean-Christophe Cambadélis. Plus récemment, ce sont ceux de la Manif pour tous qui tentent encore de « droitiser » la droite. Tout ça pour aboutir sur un Laurent Wauquiez, l’homme qui pétoche plus vite que son ombre…

Certes, il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ou de réussir pour persévérer. D’ailleurs, les activistes de gauche n’ont-ils pas fini par imposer leurs idées sociétales, avec immigrés en vente libre, bébés fabriqués dans le tiers-monde et LGBT mondialisés ? Ceux de droite ne sont-ils pas non plus parvenus à faire de même en matière de sécurité et d’immigration, phénomènes dont personne ne songerait aujourd’hui à prétendre qu’ils soient respectivement « fantasme » ou « chance pour la France » ?

D’un côté comme de l’autre, la bataille des idées est gagnée. De l’autre comme de l’un, cela ne signifie pas pour autant que tel ou tel puisse parvenir aux plus hautes fonctions – les seules qui comptent, à la fin des fins.

Que la question posée par François Ruffin soit bonne ou mauvaise n’est pas le problème, tant elle est légitime et méritait d’être posée.

http://bvoltaire.com/francois-ruffin-france-insoumise-inc...

Terres de mission # 56 : la France en marche... pour la vie !

Esclaves en Libye : les larmes de la manipulation (redif)

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18 novembre, le monde découvre grâce à une vidéo de CNN l’existence de marché d’esclaves en Libye. Le parallèle avec le petit Aylan est vite fait. La presse et le monde pleurent. Les coupables sont tout désignés l’Europe et sa politique migratoire.

Une émission présentée par Jean Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp.

L'Hebdo Politique avec J-C Martinez et B. Lugan : Macron en Afrique, le one man show du startuper

Un dictionnaire du conservatisme pour détricoter la modernité

6a00d83451619c69e201b7c9387c03970b-250wi.jpgChristophe Boutin, Frédéric Rouvillois et Olivier Dard publient aux éditions du Cerf un dictionnaire du conservatisme, d’Abstraction à Zouaves pontificaux, de Jean-Paul II à Benoît XVI (mais pas François), du Tea Party à Sens Commun (mais ni FN ni LR), on y trouve des entrées aussi diverses que "la Manif Pour Tous", "Subsidiarité", "Transhumanisme", "Louis Veuillot" et "Jacques Perret"...

Ce dictionnaire auquel ont collaboré une centaine d'intervenants, dont certains bien connus de ce blog, évoque des hommes, des valeurs (Équilibre ou Honneur), des moments historiques (monarchie de Juillet ou Révolution), des institutions (Institut ou Sénat), des perspectives futures (développement durable ou transhumanisme) comme des mythes (Antigone ou Père). 

C'est Chantal Delsol qui a eu la charge de l'entrée "Famille". Extrait :

"Le commencement de la période moderne voit se déployer des récusations acerbes de l'institution familiale. Celle-ci repose nécessairement sur la hiérarchie et sur l'inégalité, pour des raisons bien compréhensibles de différence d'âge et d'expérience - c'est la loi du genre de toute transmission. Or la modernité s'affaire à mettre en cause toutes les inégalités. Chez les idéologues des révolutions modernes (de 1789 à 1917), la société parfaite se compose d'égaux, et les institutions génératrices d'inégalités sont considérées comme des étapes historiques, appelées à disparaître autant qu'elles sont apparues. De Sade à Engels, on s'applique à montrer le caractère transitoire d'une institution considérée comme obsolète. C'est bien pour mettre un terme aux errements de la famille que Sade en appelle à la prostitution généralisée et que Staline parvient à enlever deux millions d'enfants à leurs parents pour les élever dans des orphelinats d'Etat (le communisme en fera autant partout, en témoigne le sort réservé aux enfants grecs après la Seconde Guerre mondiale). Les inspirateurs et continuateurs des révolutions idéologiques ont tendance à penser que m'institution familiale ayant produit certains vices humains, sa disparition effacerait ces vices (comme il en va de l'Etat ou de la propriété privée).

Michel Janva

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