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28/04/2017

CONTRE MACRON, LE CANDIDAT DE LA FINANCE, LES MANIFS S'ORGANISENT DÉJÀ

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Rumeurs de fraude électorale : l'élection sera-t-elle illégitime ?

6a00d83451619c69e201b7c8f1d784970b-200wi.jpgDe nombreux bugs ont émaillés le 1er tour. Certains lecteurs m'en ont témoigné personnellement. Cette page recense quelques irrégularités :

"Tout a commencé quand l’une de nos rédactrices nous a fait part de son sentiment un peu étrange. En novembre dernier, elle s’était inscrite sur les listes électorales, via le site service-public.fr avec la confirmation électronique que tout était validé dans les règles. Inquiète de ne pas voir sa carte électorale arriver, elle prend contacte avec sa mairie. Finalement, le 22 avril, la veille des élections, elle apprendra qu’elle n’était pas inscrite sur les listes électorales suite à des bugs sur le site gouvernemental qui n’avait pas assuré la transmission aux mairies. Une histoire qui pourrait sembler anecdotique si elle ne faisait pas écho à des centaines, des milliers de témoignages exprimant la même chose : une impossibilité de voter au premier tour pour différentes raisons. Suite à la diffusion de la lettre qu’a reçue notre rédactrice, sur Facebook, une vagues de témoignages s’est abattue sur notre réseaux. Plus de 5000 commentaires, des centaines d’e-mails, tous témoignant de situations très similaires, uniquement pour notre média. [...]

À côté des ces inscriptions disparues dans de mystérieuses failles du système, il y a le scandale des radiations de milliers de personnes, sans qu’elles en aient été averties. Et là, les chiffres ont de quoi faire frémir. À Strasbourg, 15 000 personnes ont été dans l’incapacité de voter car elles se sont aperçues le jour même du premier tour qu’elles n’étaient pas sur les listes. Des cas similaires ont été rencontrés dans d’autres villes comme Nancy, Clichy, Le Havre, La Queue-en-Brie (Val-de-Marne), Créteil, Le Mans… Au Mans par exemple, c’est 4079 personnes qui ont été radiées depuis les dernières élections de 2015. 5 000 électeurs radiés pour le Havre, et pas moins de 81 305 électeurs pour le département du Val-de-Marne. [...]

Parallèlement à la question de ces empêchés de vote, environ 500 000 personnes ont été inscrites sur deux listes différentes et ont reçu deux cartes électorales. Parmi ces cartes, certaines sont destinées à une adresse identique comme en témoignent les clichés. Avec une forte amende et courte peine de prison, on admettra que la tentation n’a pas dû germer dans l’esprit de tous. Pour autant, nous voilà donc encombrés d’un « dysfonctionnement » de plus qui s’ajoute à la liste des irrégularités. Cette problématique est d’autant plus importante qu’aucune mesure supplémentaire n’a été prise pour vérifier le vote unique de chacun et que le porte-parole du Ministère de l’Intérieur exprime en conscience qu’il nous faut compter sur l’honnêteté et la peur du gendarme, en attendant qu’un répertoire unique des électeurs ne soit opérationnel… d’ici 2019! En attendant, techniquement, rien n’empêchaient ces 500 000 personnes de voter deux fois si ce n’est la peur de la justice. Mais ceci est loin d’être la dernière irrégularité qui entache ce vote jugé de tous historique."

Irrégularités aussi lors du dépouillement :

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http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/rumeurs-d...

Stoppons Macron ! #38 avec Gabriel Robin

Compromission des médias : la preuve par l’image

Ce que révèle – enfin ! – cette video est un scandale.

Regardez…

Contrairement aux rumeurs de « fake », il s’agit bien de la main de quelqu’un de l’équipe d’Emmanuel Macron, ce qui est confirmé par Ruth Elkrief elle-même, dans un tweet de justification…

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Le plan occulte des ONG pour que l’Europe soit envahie

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Sur leur site internet, les ONG humanitaristes le disent clairement :

« Nous voulons des voies légales pour faire arriver les migrants. »

Et puisque pour l’instant l’UE ne le peut ou ne le veut, elles y pensent elles à les faire venir !

Le refrain est toujours le même : puisque l’Europe se refuse à favoriser par des lois appropriées la venue de tous les migrants chez elle, les ONG organisent l’invasion et font de « pont » entre l’Afrique et le Vieux continent.

Avec l’excuse des sauvetages en mer, elles combattent une bataille idéologique pour contraindre les nations européennes à se transformer en port hospitalier pour tout individu étranger qui débarque à la recherche de l’Eldorado.

Si sauver quelqu’un en mer n’est pas un crime, tout autre est d’inciter des milliers de personnes à traverser, sur des embarcations de fortune, la Méditerranée pour atteindre les côtes européennes et débarquer clandestinement en Italie ou ailleurs. Ainsi que le soupçonnent les parquets de Catane et Palerme, en Sicile, de Cagliari en Sardaigne, et de Reggio Calabria dans le sud de l’Italie, diverses ONG présentes en mer se rendent responsables de différentes manières d‘un tel délit.

Ces ONG, Médecins sans frontières, Save the Children, Moas, Sea-Eye et toutes les autres, agissent ainsi par idéologie immigrationniste : elles ne partagent pas les politiques européennes restrictives et veulent la création de « canaux légaux » pour tous ! Tant que ces « canaux » n’existeront pas elles les remplaceront, tout simplement, en continuant à se positionner à quelques milles des côtes libyennes et à intercepter les bateaux de migrants. Et elles ne s’en cachent même pas :

« En considérant l’absence d’opérations de recherche et de secours engagées sur une vaste échelle, nous avons décidé de nous activer en première ligne »écrit MSF sur son site internet. « Nous sommes conscients que les opérations de recherche et de secours ne constituent pas une solution : seulement l’institution de voies légales et sûres pour rejoindre l’Europe pourraient réduire ou empêcher les morts en mer. »

Save the children écrit pareillement sur le web :

«Parmi les recommandations présentées à l’UE et aux États membres nous demandons d’activer et de garantir des voies sûres et légales à travers lesquelles les migrants, et en particulier les enfants, puissent rejoindre l’Europe en évitant ainsi de se confier aux trafiquants d’êtres humains. »

Life Boat en vient même à accuser l’Europe d’avoir des politiques de « verrouillage » de la Méditerranée !

Le combat de ces ONG va donc bien plus loin que celui de sauver des vies en mer. Elles veulent imposer aux nations européennes l’accueil total ainsi que la légalisation de tous les étrangers qui arrivent. Sous couvert de mettre un terme aux mafias de passeurs, elles incitent par ailleurs à une immigration de masse. Elles veulent contraindre les états à accueillir indistinctement quiconque veut venir et à leur donner une nouvelle citoyenneté. C’est le constat du procureur de la République italienne,Carmelo Zuccaro, qui s’est demandé durant son audition devant les commissions parlementaires s’il est normal que soit « consenti à des organisations privées de se substituer aux forces politiques et aux volontés des nations. »

Deux faits sont clairs cependant : en 2016 sur les 91 000 demandes d’asile uniquement 17 000 ont abouti positivement. Peu sont donc de vrais « réfugiés ». Mais depuis que les ONG humanitaristes patrouillent en mer pour sauver, comme elles disent, des réfugiés en mer, depuis qu’ont commencé les opérations SAR (recherche et sauvetage), étonnement, le nombre de morts en Méditerranée a augmenté. Quelque chose ne tourne donc pas rond… il semblerait que l’engagement humanitariste et idéologique de ces ONG soit mortifère…

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/le-plan-occulte-des-ong-pou...

27/04/2017

Marion Maréchal-Le Pen : Whirlpool est « un tournant dans la campagne »

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Ce matin sur RTL, Marion Maréchal-Le Pen a estimé que la venue de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool avait été « un tournant dans la campagne » présidentielle. « Elle a eu un accueil absolument excellent fait de marques de sympathies […] quand, à l’inverse, Monsieur Macron, contraint et forcé de se rendre sur ce piquet de grève, car ça n’était pas initialement prévu […] a reçu un accueil plus que froid, c’est le moins que l’on puisse dire. » Et l’élue de Vaucluse d’enfoncer le clou en assénant que Emmanuel Macron « est le continuateur de toute la politique qui a permis que cette usine arrive à se faire délocalisée”.

Interrogée par Elisabeth Martichoux, Marion Maréchal-Le Pen a répondu à l’appel de Nicolas Sarkozy à voter pour Emmanuel Macron : « Ce n’est pas surprenant […] Cette droite n’a eu de cesse de trahir, elle continue même quand elle n’est plus là à trahir ses électeurs […] Quand on a passé son temps à combattre la gauche, M. Macron et François Hollande, je ne vois pas comment ces gens peuvent appeler à voter pour M. Macron et demain vouloir constituer une majorité contre M. Macron, ça n’a aucun sens. »

Emmanuel Macron perd le Nord - Journal du jeudi 27 avril 2017

Des ecclésiastiques, dont des évêques, voteront Marine Le Pen

Le collectif Antioche réunit des prêtres et des religieux de tous âges, ruraux et urbains, à différents niveaux de la hiérarchie ecclésiastique, qui ont souhaité prendre leurs distances par rapport à l'hystérie électorale ambiante – qui n'a, hélas, pas épargné certains bureaux de la Conférence épiscopale. Il nous a demandé de publier le communiqué suivant:

La Conférence des évêques de France (CEF), tout en affirmant ne pas le faire, donne des consignes de vote aux catholiques français. C’est un fait puisqu’elle a dénoncé ouvertement un parti politique, et un seul. Son porte-parole l’a déclaré en 2015 : « la position de l'Église en France sur le Front national n’a pas varié ». Selon lui : « le rejet de l’étranger, le refus de l’accueil de l’autre, une conception et une vision de la société renfermées sur la peur, posent problème » et un « certain nombre de points développés par le Front national ne sont pas conformes à la vision que l’Évangile nous invite à défendre ». Il s’est fendu d’une déclaration bien orientée, dès le soir du 1er tour à 22h.

Nous ne discutons pas ce droit de dénonciation. Une question se pose, pour s’en tenir à l’enjeu du 2e tour de 2017. Qu’en est-il du programme de M. Emmanuel Macron, ultra-libéral oligarchique, mondialiste, transhumaniste, technocratique, anti-famille, européiste, euthanasique, abortif et eugéniste assumé ? Bon nombre de points ne sont pas plus conformes à l’Évangile ou aux principes non négociables de l’Église que chez son adversaire, en particulier si l’on en croit le Pape François et Laudato si’.

Une méthode honorable (et surtout courageuse) aurait été de rechercher le positif dans chaque programme proposé au vote des Français. Il aurait été possible ensuite, avec équité, d’énumérer les points négatifs de l’un ou l’autre candidats. Chaque catholique aurait été ensuite renvoyé à sa conscience d’adulte, pour faire son choix en toute responsabilité, sans être traité comme un mineur. Au lieu de cela, un discours flou, parfaitement tendancieux, mêle chantage moralisant et péché par omission.

Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?

Force est donc de constater que les propos de la CEF se trompent de cible avec une régularité d’horloge depuis 30 ans. Ils ne sauraient donc plus ni mobiliser ni intimider quiconque, en tout cas pas nous. Nous ne regardons plus la télévision depuis longtemps, nous ne lisons plus vos déclarations, Messeigneurs… Nous étions à la Manif pour Tous et à la Marche pour la Vie et vous n’y étiez pas… La situation s’aggrave chaque jour. Nous partageons la souffrance d’un peuple que vous fréquentez bien peu. Tout cela interroge, pour parler votre jargon.

Voilà pourquoi, sans « appeler » à voter, ni « canoniser » personne ni aucun programme, sans donner de leçons de morale à quiconque, sans jouer sur la peur, soucieux du bien commun politique dans le « moindre mal », nous disons paisiblement que nous voterons pour Mme Le Pen dans deux semaines.

Le Salon Beige

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

CONTRE MACRON : PAS D'HÉSITATION !

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Mauvais théâtre, mauvaise pièce, mauvais acteurs

Selon une enquête Harris interactive réalisée pour RMC et Atlantico, 61% des Français jugent que le début de campagne de second tour de Marine Le Pen  est nettement plus réussi que celui d’Emmanuel Macron. 52% des sondés estiment même que l’héritier de François Hollande a raté son entrée en campagne. 43% des personnes interrogées se disent aussi choquées par la fête triomphaliste organisée avec des pipoles le soir du premier tour par l’ancien de la  banque Rothschild à La Rotonde, dans une des cantines parisiennes de la Caste. Un sentiment de décalage avec les Français qui n’a pas été dissipé après la journée d’hier et les prestations catastrophiques du gourou d’En Marche!

Présent à Amiens hier, sa ville d’origine,  Emmanuel Macron n’avait pas souhaité aller à la rencontre des salariés de Whirlpool, en grève contre la délocalisation de leur usine en Pologne, fermeture décidée par des actionnaires Américains désireux de s’engraisser encore un peu plus sur la bête. Tant pis s’il s’agit de laisser sur le carreau des centaines de familles françaises; what else comme dirait l’autre… M. Macron  avait choisi plus confortablement de discuter dans les locaux de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Amiens avec des interlocuteurs triés sur le volet. Marine elle, quittant une réunion de son Comité stratégique à Paris,  s’est rendue directement sur le piquet de grève où elle a été acclamée par les ouvriers. « Avec moi, leur usine ne fermera pas ! » a promis la candidate national.

Le piège s’est refermé sur le liquidateur d’Alstom, que l’initiative de Marine  a  finalement obligé d’aller au contact des grévistes, comme le lui avait demandé le journaliste et réalisateur de gauche François Ruffin -César du meilleur film documentaire en 2017 pour son premier film, Merci Patron !– présent sur les lieux. S’en est suivi un échange houleux, l’ex désastreux ministre de l’Economie ayant été copieusement sifflé et conspué.

Dans son éditorial, le rédacteur en chef de l’Express, Christophe Barbier, constate les dégâts: « (M. Macron) a-t-il commis une erreur en allant rencontrer les salariés de Whirlpool à Amiens ? À première vue oui, il a surestimé ses forces et son charisme a des limites (…). Par ailleurs, il doit maintenant assumer d’être le candidat de la France d’en haut, qui a l’impression de s’en sortir. Il montre aux électeurs de cette France tentés par l’abstention, qu’elle laissera peut-être passer Marine Le Pen le 7 mai

La réunion publique tenue le soir même à Arras par le candidat adoubé par le PC et le bureau poltique de LR, diffusée sur les chaînes d’information, n’a pas dissipé le malaise. Sur un mode proche de l’hystérie, M. Macron a enfilé comme à son habitude, à un rythme effréné les formules creuses, vides, et, visiblement sur les nerfs, les attaques grossières contre l’opposition patriotique et sa candidate. Devant ce spectacle, on était envahi d’une gêne diffuse, celle que l’on ressent quand on voit une personne se ridiculiser en jouant médiocrement un rôle pour lequel il n’est à l’évidence pas fait. Le costume semble trop grand. Les années lycéennes de cours de Théâtre sous la direction de sa prof de Français n’ont finalement été pas très concluantes…

D’ailleurs, même le très bobo chroniqueur-comédien-réalisateur Nicolas Bedos, le fameux fils de Guy, est catastrophé par l’écriture des spectacles-meeting du poulain de MM. Minc et Attali. Commentant son discours accueillant le résultat du premier tour dimanche dernier, il suppliait : « Qu’on présente d’urgence des auteurs à notre fringant candidat, Il mérite de meilleurs textes. La république aussi (sic). Au delà des longueurs et de l’inouïe faiblesse du style, son discours d’hier soir était indigne du moment, ces formules de victoires follement prématurées, d’une choquante frivolité face à la gravité de l’enjeu. Une grande partie des électeurs portent le deuil d’une élection, la classe politique toute entière titube en ne sachant même plus à quel taulier se vouer. Et le gars se tripote comme s’il fêtait son Bac.» Evidemment, vu sous cet angle…

D’une hystérie l’autre, pointons encore celle d’un des fondateurs de Ras-le-Front,  Didier Daeninckxqui traîne une solide réputation de stalinien  allumé y compris dans les rangs de l’ultra-gauche. Un  monomaniaque, expert en procès en sorcellerie qui, dans Libération tire à boulet rouge…. sur Jean-Luc Mélenchon.  Ce dernier, selon Daeninckx, serait indigne de d’arborer comme il le fait le triangle rouge des déportés communistes  puisqu’il a  refusé de dire qu’il voterait contre Marine Le Pen. Sorti de sa retraite par le quotidien de Patrick Drahi  pour cracher son venin, Daeninckx  n’oublie  pas au passage d’apporter sa pierre à l’entreprise de calomnie et de désinformation à l’encontre de  Jean-François Jalkh, suite à sa nomination à la présidence du FN,  le temps de la campagne de Marine. Il rejoint ici notamment deux autres  propagateurs de mauvais fantasmes, le grand oriental LR Xavier Bertand et l’expert alimentaire en amalgames poussifs,  le directeur des Etudes au CRIF,  membre de l’Observatoire sur l’antisémitisme puis rapporteur de la CNCDH,  Marc Knobel. Là aussi rien de neuf!

En ces temps d’imposture(s), le service public traque aussi les déviants, même ceux appartenant à la famille progressiste qui ont le front de ne pas relayer servilement le mot d’ordre du vote Macron obligatoire. Pierre-Emmanuel Barré, humoriste politiquement correct officiant sur France Inter dans l’émission de Nagui, «La Bande originale», en a été victime.

« S’estimant censuré, il annonce au Parisien qu’il démissionne de la station », censure portant sur sa  chronique dans lequel il défendait les abstentionnistes « refusant de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.» Nagui, un des nantis du service public, payé avec notre argent mais jamais  avare d’appels  à faire barrage au FN,  a justifié cette inquisition soft, typique de notre démocrature :   «Sur le coup, je lui ai simplement dit qu’il n’était pas clair sur l’abstention. Qu’il casse Macron ou Le Pen, ok. Mais qu’il encourage l’abstention, c’est faire le jeu du FN. C’est ma responsabilité  de producteur (…) ».

Responsable mais pas coupable, on connait la musique… Elle est entonnée aujourd’hui  constate Bruno Gollnisch, par M. Macron et plus largement, depuis des décennies,  par tous ceux qui constatent avec frayeur que ce Système désastreux pour la France mais  qui les nourrit  vacille désormais sur ses bases.

https://gollnisch.com/2017/04/27/mauvais-theatre-mauvaise...

Clip officiel n°3 - France Télévisions | Marine 2017

Macron, la grande imposture

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Jean-Loup Izambert

Journaliste d’investigation indépendant et écrivain,

auteur de Trump face à l’Europe cliquez ici.

Ce que dissimule Emmanuel Macron aux Français

Dans ses derniers discours comme celui qu’il prononça au soir du 23 avril, Emmanuel Macron répète à loisir les mots « République » et « patrie ». Mais son parcours professionnel comme son engagement politique témoignent qu’il n’a cessé d’agir contre l’intérêt général des françaises et des français. Et de leur dissimuler ses objectifs réels. Faits et arguments.

Emmanuel Macron que ses soutiens omniprésents dans les médias présentent comme « un homme libre et indépendant » est en réalité un pur produit standardisé du système : le clone de François Hollande. Rappelons à ces montreurs de marionnette que leur « homme libre et indépendant » refuse toujours de publier la liste des contributeurs financiers à sa campagne électorale. Est-ce à dire qu’il aurait bénéficié de millions d’euros de plusieurs représentants du système pour monter son spectacle et entrer en scène médiatique en jouant le candidat anti-système ? Car Macron ne devint pas dès le mois de mai 2012 conseiller économique de François Hollande puis ministre de l’Economie par un travail personnel important et innovant en matière économique. Il entra à l’Elysée sur les recommandations appuyées des vieux briscards des réseaux du clan élitiste et arrogant des anciens des grandes écoles et de la grande finance capitaliste. De Jacques Attali à Alain Minc en passant par les inévitables salonards parisiens comme Bernard-Henri Lévy et quelques milliardaires à l’image de Pierre Bergé, les entremetteurs ne manquent pas, tous liés aux cercles atlantistes. De 2011 aux élections présidentielles de 2017, ceux-ci n’ont cessé de border son parcours avec le concours, plus ou moins déclaré, des représentants au pouvoir de la caste des grands propriétaires privés de l’économie. Peu importe qu’ils soient membres de Les Républicains ou « socialistes», le principal étant d’assurer la continuité du système. Son parcours a donc un bilan que les médias officiels n’évoquent pas et qu’il est donc nécessaire de rappeler.

Un bilan économique désastreux

Rappelons que du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014 Macron fut Secrétaire général de l’Elysée, chef du pôle Economie et finance, puis, du 26 août 2014 au 30 août 2016 ministre de l’Economie et de l’industrie. A ce titre il est donc celui qui a joué le rôle le plus important avec le président de la République et les deux Premiers ministres Ayrault et Valls dans la politique économique et financière de la France de 2012 à 2016. Quels sont les résultats de la politique Macron-Hollande ? Le chômage a explosé : à son arrivée en mai 2012, la France comptait moins de 5 millions de chômeurs toutes catégories confondues. A son départ en août 2016, 11 millions de personnes sont sans emploi ! Car, parmi celles-ci, aux 6,5 millions de sans emplois officiels s’en ajoutent plus de 5 millions exclues des statistiques. La dette publique : elle se situait à un peu lus de 1800 milliards d’euros à son arrivée et dépasse les 2200 milliards d’euros à son départ en août 2016, soit quasiment 100% du Produit Intérieur Brut. Quant aux impôts dont le montant total se situait à un peu lus de 900 milliards d’euros par an ils sont de 1000 milliards d’euros par an en août 2016. Les entreprises ? Selon une étude publiée par le Cabinet Deloitte et Altares, spécialiste des données sur les entreprises, plus de 63 000 d’entre elles (63 081) ont défailli en 2015, soit 0,8% de plus qu’en 2014 (62 586). Et au premier trimestre 2015, plus de 18.000 sociétés feront faillite entre janvier et mars alors que, depuis 2009, chaque premier trimestre se conclut aux environs de 16.500 défaillances. Le nombre d'emplois menacés par ces défaillances dépasse les 66.000, chiffre record depuis 2009. Si en 2016, la tendance est à une légère baisse sur la majorité des secteurs d’activité (58057 défaillances contre 63081), par contre dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche le nombre de défaillances augmente de 4,5 %, passant de 1365 redressements ou mises en liquidation fin 2015 à 1427 fin 2016 ! L’évolution de ces principaux indicateurs montre clairement la responsabilité d’Emmanuel Macron dans l’aggravation de la crise économique et sociale. A peine entré à Matignon comme ministre de l’Economie et de l’industrie, le jouvenceau de la Rothschild poursuivit la même politique que ses prédécesseurs.

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Clip officiel n°2 - France Télévisions | Marine 2017

Les trois fautes de François Fillon, par Michel Geoffroy

François Fillon a été éliminé au premier tour de la présidentielle, alors même qu’il y a encore un an les « Républicains » pensaient gagner l’élection à l’issue de la catastrophique présidence Hollande. Le candidat « de la droite et du centre » a en outre précipité, par son échec, sa famille politique dans le chaos. François Fillon a commis trois fautes capitales.

La naïveté

D’abord, il n’a pas pris au sérieux la machination médiatique et judiciaire qui se tramait contre lui. En tant que représentant de la France d’en haut, François Fillon ignorait manifestement l’engagement idéologique d’une certaine justice, comme les patriotes en font chaque jour la triste expérience.

Pire encore : il a trouvé le moyen de déclarer que s’il était mis en examen, il renoncerait à sa candidature, ce qui ne pouvait qu’inciter les manipulateurs à continuer de plus belle leur opération. Il s’est rendu aux convocations des juges, espérant naïvement que cela serait porté à son crédit.

Par son attitude soumise, il a donc encouragé l’intrusion du pouvoir judiciaire dans le processus électoral.

La contrition stupide

Ensuite, il n’a pas su se défendre. La politique reste un combat et un rapport de forces et non pas une aimable discussion entre Bisounours. En politique la seule défense qui tienne consiste à désigner et à attaquer son ennemi principal. François Fillon ne l’a pas fait.

Au lieu de contre-attaquer, en particulier sur les nombreuses zones d’ombre de la candidature et du patrimoine d’Emmanuel Macron, François Fillon a plaidé coupable. Il n’a cessé de s’excuser sur tous les tons, démontrant par là-même involontairement la pertinence des accusations portées contre lui.

Il a pris la pose du martyr. Ce n’était plus une campagne électorale, mais le martyre de saint Sébastien, criblé de flèches médiatiques ! Il a certes prétendu à la fin dénoncer le complot mené contre lui : mais on attend toujours les révélations qu’il promettait !

François Fillon a ajouté à la naïveté la contrition stupide.

La trahison gratuite

Enfin, au soir du 23 avril 2017, il a immédiatement appelé à voter au second tour pour Emmanuel Macron, qui était pourtant le bénéficiaire réel de la machination médiatique et judiciaire ourdie contre lui. Pourquoi une telle précipitation ?

A la naïveté et à la contrition stupide, François Fillon a ajouté la trahison gratuite.

Car par cet appel précipité François Fillon a déchiré en un instant toutes les illusions que l’on pouvait encore avoir sur sa personne : François Fillon n’était qu’un clone d’Alain Juppé et l’instrument symbolique du naufrage politique de la droite politicienne – des politiciens sans convictions qui s’empressent maintenant de prendre le train En Marche ! sans aucune vergogne pour sauver leurs places.

Fillon et Mélenchon, deux attitudes contraires dans l’adversité

Il est frappant de comparer le comportement de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon au soir du premier tour de la présidentielle, alors que leurs résultats et leur déception sont très proches.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas accepté sa défaite et n’a pas appelé à voter pour Emmanuel Macron. Son discours était digne et empreint d’émotion. François Fillon a fait exactement l’inverse. Il s’est empressé de se frapper la poitrine en se confessant une nouvelle fois. Son propos était comme sa campagne, morne, et François Fillon n’a paru retrouver un semblant d’énergie que pour attaquer… « l’extrême droite ». Même le discours comparable de Nicolas Sarkozy au soir du second tour de la présidentielle perdue de 2012 avait une autre allure !

François Fillon n’était pas l’homme d’Etat que ses électeurs attendaient. Il est venu, il n’a rien vu et il n’a pas su vaincre. Comme auraient dit les anciens Chinois : « Il n’avait pas le mandat du Ciel ».

Vae victis ! comme disaient nos ancêtres !

Michel Geoffroy

Texte repris de la Fondation Polémia

https://fr.novopress.info/

Zoom - Yves Michaud : « Pas de droits civiques pour ceux qui les nient ! »

Electre @ NSM Media (EN)

Clip officiel n°1 - France Télévisions | Marine 2017

9 raisons pour voter Marine Le Pen sans culpabiliser !

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Votre bulletin de vote le 7 mai pourrait faire avancer les choses. Offrez-vous ce frisson car il est sans danger.

Après avoir combattu Macron, de nombreux électeurs LR hésitent à voter Le Pen. Un vote non assumé, à la fois jouissif et honteux. La chorale des médias, des politiques et autres autorités morales a conditionné les esprits. Il est temps de les libérer. Voici quelques raisons qui pourraient justifier leurs envies de liberté.

Parce que les médias disent que c’est dangereux

À la mort de Staline, les populations exposées à la propagande soviétique pleuraient le petit père des peuples. Malgré des millions de morts, la pauvreté et les famines. Quand Elle, France Info, BFM et Le Journal de Mickey vous disent la même chose, c’est suspect. Les attaques systématiques contre le FN reposent, en fait, sur du virtuel.

Parce que le FN n’est pas extrême

Il faut vivre avec son temps. Le FN dans sa phase adolescente a pu être odieux. Marine Le Pen a transformé ce parti en excluant racistes et cranes rasés. À l’aune internationale, c’est un parti conservateur normal. Les mesures de protection des frontières qu’il propose sont en vigueur dans des démocraties comme la Suisse, le Japon ou les États-Unis.

Parce qu’il faut une force de résistance

Macron triomphera de toute façon. 

Le Président, une partie de l’Assemblée, des mairies, les syndicats, 80 % des journalistes, les juges, les syndicats, l’Éducation, tous ces dépositaires du pouvoir seront soit rose soit rouge. Une touche bleu marine ferait du bien dans cet enfer monocolore.

Parce que les migrations nous inquiètent

Selon l’INSEE, 90.000 immigrés s’installent en France chaque année. Ces personnes méritent respect et humanité, mais la cohabitation de peuples hétérogènes est difficile à gérer, notamment en cas de chômage massif.

Parce qu’une action contre le terrorisme est urgente 

Doit-on attendre que Notre-Dame de Paris soit réduite en miettes par un missile ? Ou l’explosion de bombes sales à l’uranium ? Macron va continuer à ouvrir les vannes de l’immigration en faisant grandir le bataillon des terroristes potentiels. La France ne peut pas accueillir toute la violence du monde.

Parce que la sortie de l’euro ne doit pas faire peur

L’Europe est une idéologie. La sortie de l’euro condamnerait-elle la France aux sept plaies d’Égypte ? Des exemples comme la Suisse montrent qu’il n’en est rien.

Parce que Macron est le candidat du système

Énarque, adoubé par un énarque, Macron est l’incarnation même du système. Il ne réformera pas l’État. Son passage au pouvoir a montré qu’il n’a jamais pris le taureau par les cornes.

Parce qu’il existe une frange libérale au Front national

Le programme économique défini par Philippot est peu crédible. Il existe, cependant, des courants plus libéraux au FN. Le parti comprendra bientôt que sa ligne économique actuelle est un plafond de verre.

Parce qu’il faut reconstruire la droite

Le parti LR est en mort cérébrale depuis dimanche. Gangrené par les mauvaises habitudes, il a toujours manqué d’une vision sur l’économie et l’identité nationale. Le FN est un mouvement dynamique et jeune. Tôt ou tard, le tabou sur l’alliance entre les droites devra sauter. Votre bulletin de vote le 7 mai pourrait faire avancer les choses. Offrez-vous ce frisson car il est sans danger.

http://www.bvoltaire.fr/9-raisons-voter-marine-pen-culpab...

26/04/2017

Minute à Macron : « Manu, fais gaffe au populo, il en a ras la casquette ! »

Minute-couv-Macron-251x350.jpgLes allusions « vintage » sont à la une de la presse de ce matin. Alors que Libération titre « Eh Manu, tu redescends ? », en référence aux Inconnus, Minute s’adresse aussi à « Manu » avec cette une : « Fais gaffe au populo, il en a ras la casquette », en référence cette fois à Jean-Pax Méfret. Pour l’hebdomaire, le deuxième tour n’est pas joué si Gérard Lambert prend un coup de colère. Voici l’éditorial.

Eh bien voilà, maintenant, tout est simple. Ils ne sont plus que deux. Deux dont on pourrait dire bien des choses, décrire les qualités ou les insuffisances, souligner les habiletés ou les erreurs. Mais à quoi bon ? Car, désormais, l’essentiel est que ces deux-là incarnent à la perfection les deux destins de la France.

D’un côté, Emmanuel Macron, l’homme de la finance, du mondialisme. De l’autre, Marine Le Pen, la candidate du peuple. Et même des peuples, car ce qui jouera le 7 mai prochain dépasse nos frontières nationales.

Ce ne sont pas là des figures de style, des postures intellectuelles. Ce sont des réalités. Et ce n’est pas le ralliement rapide au ministre de l’Economie de François Hollande, à son secrétaire général adjoint à la présidence de la République, comme une fuite éperdue de poussins hors du poulailler natal, d’une majorité de cadres des Républicains qui risque de démontrer le contraire.

Le clivage gauche-droite n’a de sens que si les chefs de la droite y croient. Il semble bien que non. C’est dommage. C’est dramatique. Mais c’est un fait.

Il n’y aura pas de révolte sans colère

Le clivage est donc bien celui du peuple contre les élites, celui de la France perdante de la ruralité et de la périphérie contre la France gagnante de la mondialisation, celui du « Non » au référendum de 2005 – près de 55 % ! – contre ceux que Marine Le Pen appelle les « européistes » ou les « euro-mondialistes ».

Ce clivage traverse tous les électorats. Y compris celui de Macron. Parmi ceux qui ont voté pour lui dimanche, combien de dupes, combien de naïfs, qui voient en lui un « renouveau », un « hors système » ? Peut-être une majorité. Homme de droite pour la gauche radicale, homme de gauche pour la droite nationale, Macron est une synthèse. Celle du système. Elu, il sera pire que Hollande qui était pire que Sarkozy.

Cette victoire lui semble promise. Les sondages l’annoncent inéluctable. Disons-le tout net : sur le papier, c’est gagné pour lui, c’est perdu pour le peuple. Sur le papier. Car tout dépend des dix jours qui viennent. Tout dépend du peuple. Du populo, comme on disait naguère encore, du populo qui « en a ras le casquette » comme le chantait Jean-Pax Méfret dans Solidarité, en 1982. Tout dépend des Français qui travaillent ou qui voudraient travailler. Des Français qui ont peur et qui voudraient ne plus avoir peur. Encore convient-il de leur parler un langage clair, net, fort. Un second tour d’élection présidentielle, c’est de la castagne. De l’argumentation, oui, mais au service de l’émotion. Avant d’apaiser, il faut indigner. Il n’y a pas de révolte sans colère.

Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe

Aux électeurs de Mélenchon, pour ceux qui ne sont ni des « cités » ni étudiants à Sciences Po, il faut dire et répéter que Macron, c’est l’homme qui vend la France, l’homme qui a bradé Alstom aux Américains. A ceux de Fillon, il faut parler d’Emmanuel Hollande.

A tous ceux qui n’ont pas voté ou qui ne se sentent tenus par aucun parti, il faut rappeler et rappeler encore que Macron veut instaurer « une autoroute migratoire entre l’Algérie et la France » (1), qu’il affirme qu’« il n’y a pas de culture française », qu’il accuse la France d’être responsables de « crimes contre l’humanité », qu’il veut faire travailler plus pour gagner moins.

Il faut cogner Macron. Il faut faire pleurer le mari de Brigitte. Il faut frapper là où ça fait mal. Ennemi du peuple. Ennemi de la droite. Ennemi de la gauche. Ennemi de la France. Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe. Sa défaite est possible. Malgré les sondages. Malgré la fatale fatalité.

Mais ne nous cachons pas une vérité : tout dépend de Marine Le Pen. La présidente du Front national a dix jours pour être à la hauteur de son destin. Durant dix jours, il est lié à celui de la France. Sa responsabilité est immense.

A « Minute », nous la soutiendrons totalement. « Le Pen, le peuple ! », disaient déjà voici trente ans les affiches du Front national. C’était un autre Le Pen et presque une autre France. Cette fois, nous n’avons plus trente ans devant nous. Ni peut-être même dix. « Avant qu’il ne soit trop tard », c’est maintenant.

Editorial du n° 2819 de Minute daté du 26 avril 2017

https://fr.novopress.info/

Michel Geoffroy décrypte la soirée électorale du 23 avril 2017 sur les télévisions

Des journalistes en phase avec les thèmes de Macron pour le second tour, bien avant la diffusion des estimations de résultats. Une présentation systématiquement et visuellement favorable de la dynamique Macron, ce dernier établi comme le seul véritable agent de la recomposition et du renouvellement politique français, alors même que les écarts entre les 4 différents candidats principaux sont faibles. Une présentation en tout cas opposée à celle, terne, voire ridicule, des soutiens de Marine Le Pen et de François Fillon.

Des médias qui ont d’ores et déjà installé Macron comme le futur président, le duel Macron/Le Pen étant présenté comme un choix de société au second tour et comme un risque : le risque évidemment de l‘extrême droite. Bref, bienvenue dans le monde hors sol et orwellien d’Emmanuel Macron !
Polémia

Analyse de la soirée électorale du 23 avril 2017

L’analyse porte sur les émissions politiques suivies de 18h37 à 23h37, diffusées sur TF1, France 2, France 3 Ile-de-France, LCP Public Sénat (chaîne 13), BFMTV (15) et CNews (16).

La soirée médiatique s’est déroulée en 4 temps principaux :

1/ De 18h30 à 20h : la mise en condition = le changement c’est Macron et Mélenchon

L’accent a été mis sur :

-les difficultés de la campagne de F. Fillon ;
-JL Mélenchon a plutôt la vedette durant cette séquence ;
-sur les perspectives de recomposition politique : ce dernier thème se développant au fur et à mesure que l’on se rapproche de 20h ;
-un scrutin serré ;
-un taux de participation tantôt présenté comme élevé (« les Français ont dit oui à la démocratie », Rachid Arhab sur CNews à 19h18), tantôt comme normal.

Durant cette période on a assez peu parlé d’E. Macron ; par contre, on a présenté la « soirée des soutiens d’E. Macron » Porte de Versailles et insisté sur le fait que l’ambiance était celle des grandes soirées de campagne américaines (BFMTV 18h45).

Le bandeau apparaissant sous les images de BFMTV porte « la France à l’heure du choix » (18h45).

A partir de 19h05 :

BFMTV fait un zoom au QG de F. Fillon et insiste sur sa campagne marquée par les « révélations » (sic) le concernant, et s’interroge sur le destin politique de l’intéressé en cas d’échec (R. Elkrief à 19h10 : il peut sortir de la politique pour toujours). F. Fillon serait « la grande question de ce scrutin ». On insiste sur le caractère « malsain » de la campagne pour cette raison (H. Gattegno).

CNews 19h17 : Audrey Pulvar se demande si la façon dont la campagne s’est déroulée ne montre pas que le système politique de la Ve République est à bout de souffle.

CNews 19h22 : On commence à lancer l’idée que le scrutin va marquer une recomposition politique dans la mesure où deux candidats nouveaux apparaîtraient : E.Macron et JL Mélenchon. « Il y aura une grosse recomposition politique à gauche et à droite ».

France 2 19h25 : Zoom sur les Français de l’étranger ; un électeur en Allemagne interrogé déclare « c’est serré » ; France 2 passe ensuite sur le QG de JL Mélenchon, présenté comme « très entouré ».

TF1 19h28 : « Les électeurs feront-ils le choix du changement ? ». On évoque la perspective « des nouveaux rapports de force politiques ».

LCP 19h30 : On explique que Macron et Mélenchon ont organisé leur campagne autour de leurs personnes afin de « contourner les partis ».

TF1 présente à 19h45 le QG de F. Fillon : en fait un zoom extérieur sur un public clairsemé.

France 3 Ile-de-France présente à 19h46 les dernières estimations de l’abstention (23%) et indique que le scrutin exprime une forte « envie de renouvellement ».

CNews à 19h48 : Un zoom sur Hénin-Beaumont  : un public assez amorphe. La chaîne passe ensuite au QG de F. Fillon pour indiquer que ce dernier a rejoint son bureau « par une porte dérobée ».

BFMTV évoque à 19h54 « la percée de JL Mélenchon dans les sondages ».

Conclusion au terme de cette première période :

-il va y avoir une recomposition politique ;
-le renouveau est incarné par les deux candidats « nouveaux » : Mélenchon et Macron ;
-F. Fillon est présenté en situation d’échec ;
-Marine Le Pen n’est quasiment pas évoquée.

2/ De 20h à 20h35 = à partir des estimations de résultats  : Macron vainqueur tourne une page de la vie politique française

Nota : A partir de 20h, de nombreuses chaînes présenteront en boucle et en fond l’image des soutiens de Macron à la Porte de Versailles agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge. A contrario, les images des réunions de Marine Le Pen seront ternes, avec peu de drapeaux (sauf lors de son discours).

BFMTV présente à 20h son estimation : Macron : 23,7, Le Pen : 22, Mélenchon : 19,5, Fillon : 19,5.

A 20h03 image des soutiens de Macron en liesse.

CNews à 20h07 commente un « résultat historique », avec « l’élimination » des partis traditionnels. On indique que la recomposition politique sera plus difficile à droite qu’à gauche.

A noter qu’A. Pulvar indique que Marine Le Pen « se réclame » des patriotes : cette expression n’est pas neutre puisque plus tard dans son discours Macron opposera les patriotes (terme qu’il reprend à son compte) aux nationalistes.

Sur France 2 à 20h15 Pujadas souligne « le très haut score de JL Mélenchon » et L. Salamé insiste sur le fait qu’on « tourne une page de la vie politique française ».

BFMTV à 20h23 nous explique qu’on chante la Marseillaise au QG d’E. Macron. Th. Arnaud « chef du service politique de BFMTV », indique que Macron a « su incarner le renouvellement qu’attendent les Français ».

A 20h25 nouvelles estimations sur BFMTV : Macron à 24, Le Pen à 21,8, Fillon à 19,9 et Mélenchon à 19,3.

CNews à 20h28 explique que les attentats n’ont pas boosté le vote en faveur de Marine Le Pen. Marine Le Pen accède ainsi au second tour « comme son père en 2002 ». A 20h35 CNews présente la « déception » dans le camp de Marine Le Pen : on explique son échec relatif par une campagne trop radicalisée vers la fin… (en fond image des drapeaux tricolores chez les soutiens de Macron).

20h36 : on explique que ce résultat est « un coup très dur pour la droite ».

France 2 à 20h37 zoome « On est très déçu » au QG d’Hénin-Beaumont…

Conclusion au terme de cette période :

-le renouveau politique c’est Macron ;
-les commentateurs soulignent que Macron n’était donc pas une bulle médiatique et que les sondages ne trompaient pas ;
-on insiste sur la crise de la droite, mais on évoque très peu celle de la gauche, que l’on masque en commentant la dynamique Mélenchon ;
-le résultat de Marine Le Pen est présenté comme un échec relatif et un remake de 2002 (avec toujours des images médiocres de son QG) ;
-on commence à évoquer les extrêmes mais en distinguant bien l’extrême droite de la « gauche radicale ».

3/ De 20h40 à 10h15 : A partir du discours de F. Fillon, la mise en place du Front républicain pour la campagne du second tour

Nota : A partir de cette période défileront en boucle sur les écrans les prises de position contre Marine Le Pen ou « l’extrême droite » et les appels à voter Macron au second tour. Avec toujours en incrustation les drapeaux tricolores des soutiens de Macron (opposés aux images ternes des QG de Marine Le Pen).

TF1 à 20h40 : Zoom sur les militants de Macron Porte de Versailles : « On va passer à l’offensive contre les populistes » et « rassembler les progressistes ». A 20h42 retour au « fief électoral » (sic) de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont : « Est-ce qu’on y croit encore malgré le Front républicain » ?

Après le discours de F. Fillon BFMTV fait apparaître périodiquement un bandeau « Fillon votera Macron » (20h47). Interview de G. Collard à 20h49 avec cette question : « Le Front républicain contre le FN va vous gêner ? », « La  partie s’annonce rude pour Marine Le Pen ».

20h53 à BFMTV : « Ce soir il y a un favori et il s’appelle E. Macron ».

CNews à 20h58 : « Le Front républicain se met en place ».

LCP présente en bandeau défilant les appels à voter pour Macron au second tour (avec en incrustation les drapeaux tricolores des soutiens de Macron).

Après le discours de Marine Le Pen, sur BFMTV on indique à 21h11 que la configuration sera quand même différente de 2002 et que « la recomposition politique est en marche ! ». Mais Marine le Pen n’est pas en première place et « n’est pas la favorite de cette élection ».

21h15 : Nouveau bandeau « Fillon appelle à voter Macron ».

Sur LCP à 21h30 on indique que si Hamon et Mélenchon s’étaient alliés la gauche serait majoritaire (mais on ne dit pas la même chose pour la droite).

TF1 à 21h35 indique qu’il s’agit d’un « 21 avril de la droite », formule que reprendra ensuite JF Coppé.

A nouveau zoom à Hénin-Beaumont pour dire que les militants sont partagés entre pessimisme et volonté de battre l’UMPS.

France 2 interview un militant cool de Macron à 21h40 : on prend la peine de préciser qu’il fait des études commerciales. Le contraste avec le militant FN interviewé est frappant.

BFMTV titre en bandeau à 21h44 « Quel avenir pour les Républicains ? » : un avenir sombre évidemment…

A partir de 21h50 on commence à suivre en direct le voyage de Macron vers ses soutiens Porte de Versailles ; à 21h51 BFM titre en bandeau « Macron rejoint ses militants ».

CNews titre à 21h55 « E. Macron le favori ? » et présente un graphique des résultats des scores de Macron et Le Pen : Macron sur fond lilas clair et Marine sur fond bleu très foncé… A 21h58 retour à Hénin-Beaumont où les militants seraient désabusés par le Front républicain (on filme toujours peu de militants et peu de drapeaux).

LCP à 22h05 : la Porte de Versailles est transformée en boîte de nuit pour l’arrivée de Macron.

Conclusion de cette période :

-la campagne du second tour est d’ores et déjà lancée. Les journalistes s’efforcent d’ailleurs de distinguer les futurs thèmes de campagne : notamment la mondialisation et l’Europe, l’opposition entre patriotes et nationalistes (comme dit Macron dans son discours) ;
-on assure la promotion du Front républicain ; on va d’ailleurs passer en boucle le passage du discours de Fillon où il fustige « l’extrême droite » ;
-on infléchit quelque peu l’image positive de Mélenchon dans la mesure où celui-ci semble contester la présentation faite des résultats (ex. : BFMTV titre « Mélenchon ne reconnaît pas sa défaite » à 21h24 et « JL Mélenchon éliminé » à 21h58) et surtout ne donne pas de consigne de vote explicite pour le second tour.
-lors des débats les journalistes ne cesseront d’ailleurs de poser la question aux porte-parole de Mélenchon : allez-vous voter Macron au second tour ? (notamment Pujadas sur France 2). Un processus de mise en cause s’amorce contre ceux qui n’appellent pas à voter pour Macron (ex. : CNews demande à un soutien de Mélenchon lors d’un débat : « Est-ce que vous ne prenez pas un risque en n’appelant pas à voter contre Marine Le Pen ? ») ;
-on présente Marine Le Pen en situation d’échec, et ses soutiens désabusés.

4/ A partir de 22h15 et après le discours de Macron : la promotion de l’image du futur président Macron

France 2 présente à partir de 22h10 une estimation des résultats du second tour : 62% pour Macron et 38% pour Marine Le Pen avec 2% de marge d’erreur. Donc Macron est d’ores et déjà vainqueur !

Le sondage donne aussi des hypothèses de report des voix, évidemment défavorables à Marine Le Pen, ce qui permet de mettre en porte-à-faux ses représentants lors des débats qui tentent d’expliquer que les électeurs ne se conformeront pas nécessairement à ce que demandent les états-majors. On évoque notamment le faible report des voix de Mélenchon sur Le Pen (LCP à 22h55).

BFMTV présente à 23h10 une autre estimation (Harris) avec Macron à 64% et Marine Le Pen à 36%.

On commente aussi en termes dithyrambiques la soirée des soutiens (« 3000 partisans ») de Macron Porte de Versailles. A 22h17 Pujadas commente l’arrivée de Macron flanqué de son épouse Brigitte : « Images d’un vainqueur », « images d’un couple » « le pari gagné d’un couple », « on a le sentiment de voir un président élu », etc.

France 2 montre des photos des soutiens, avant tout des jeunes (ce qui est rarement le cas pour ceux de Marine).

LCP interroge aussi à 22h36 son représentant à la Porte de Versailles : Quelle est l’ambiance ? Réponse : « Entrée grandiose d’E. Macron ». On nous dit aussi que dans son discours Macron a parlé d’une voix « grave et lucide » (sic).

En contrepoint on fait des zooms sur les soutiens de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont en train de danser de façon assez ridicule (« la fête au QG de Marine Le Pen », titre CNews à 22h40).

Après le discours de Macron passent en boucle sur BFMTV les sous-titres « Appels à battre Marine le Pen » et « Rassembler tous les Français » (22h37), « François Fillon éliminé » (22h45).

CNews titre à 22h48 que le QG de F. Fillon est déserté (avec séquence à l’appui) et évoque une « crise grave à droite » (22h50). Le message « Fillon appelle à voter Macron » passe en boucle.

Fr3 Ile-de-France présente un reportage sur les militants FN de Nice à 23h10 : foule clairsemée et militants d’un pittoresque ridicule. Le reportage évoque aussi l’ambiance morose au QG de Fillon à Nice.

On va ensuite scénariser le départ de Macron pour aller dîner avec ses proches, comme si l’on était au soir d’un second tour d’élection présidentielle. Ex. : CNews « la seconde traversée de Paris du gagnant pour aller à la Rotonde » (23h11), BFMTV « Macron va rejoindre ses proches » (23h19), « E. Macron dans une brasserie à Montparnasse » (23h25). France 2 fait un arrêt sur image de deux soutiens de Macron s’embrassant tendrement dans la brasserie…

23h27 : France 2 donne la parole à un « historien de l’extrême droite » (Nicolas Lebourg) qui explique que le score de Marine Le Pen est inférieur à ce qui était attendu. Conclusion de Pujadas : « la vague Marine Le Pen a été contenue »… (23h30).

BFMTV présente à 23h37 les prévisions du second tour : 64% pour Macron et 36% pour Le Pen.

Conclusion de cette période :

-la victoire de Macron est présentée comme acquise pour le second tour ;
-Macron est déjà scénarisé comme président putatif ;
-l’échec de la droite est total (voir notamment le zoom sur le QG de F. Fillon déserté présenté par CNews à 22h48, genre La Dernière Scéance…).

 

Conclusion générale de cette soirée télévisée

-Il semble évident que les journalistes étaient en phase avec les thèmes de Macron pour le second tour bien avant la diffusion des estimations de résultats (voir notamment l’inflexion sur le thème du patriotisme et le thème du renouvellement politique).

-Une présentation systématiquement et visuellement favorable de la dynamique Macron, ce dernier établi comme le seul véritable agent de la recomposition et du renouvellement politique français, alors même que les écarts entre les 4 différents candidats principaux ne sont pas aussi énormes que cela. Une présentation en tout cas opposée à celle, terne, voire ridicule, des soutiens de Marine Le Pen et de F. Fillon.

-Des résultats peu éloignés des sondages d’opinion, qui avaient un peu surcoté Marine Le Pen (comme c’est le cas pour les populistes en Europe, pour pouvoir ensuite capitaliser sur leur échec relatif : cf. Autriche et Pays-Bas). Les commentateurs n’ont cessé de le souligner pour contester l’image de la bulle médiatique Macron.

-Les médias ont d’ores et déjà installé Macron comme le futur président.

-L’échec de la gauche a été beaucoup moins scénarisé que celui de la droite. Aucun débat, en outre, sur le bilan de la présidence Hollande ni sur le contenu des programmes (sauf pour critiquer celui du FN dans la foulée du discours de F. Fillon).

-Le duel Macron/Le Pen est effectivement présenté comme un choix de société au second tour et comme un risque : le risque évidemment de l‘extrême droite, alors que JL Mélenchon n’a pas été présenté comme extrémiste, bien sûr.

Michel Geoffroy
24/04/2017

https://www.polemia.com/michel-geoffroy-decrypte-la-soire...

Décoder contre les dangereux déconneurs

Marine Le Pen s’est livrée à une solide et intelligente explication de l‘enjeu de civilisation que constituait cette présidentielle, de  son programme, de sa vision du monde, hier soir sur TF1 dans l’émission « Elysée 2017 ». On est jamais mieux servi que par soi même Le  Monde, un des quotidiens les  plus subventionnés avec notre argent  par l’oligarchie au pouvoir,  journal détenu par le trio Bergé-Pigasse-Niel, trois soutiens enthousiastes de la candidature Macron, tire ce matin à boulets rouges sur la prestation de la candidate national via son blogue  Les décodeurs. Les journalistes-militants (déconneurs) de gauche, Adrien Sénécat et Samuel Laurent, expliquent sans rire que que sur les thèmes de l’Europe liberticide de Bruxelles, Macron, l’emploi, le pouvoir d’achat, les conséquences du passage à l’euro, « (Marine)  a multiplié les fausses affirmations et les allusions douteuses» (sic). Les décodeurs rappelons-le, c’est la mise en place du Decodex financé par le « Fonds Google » à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros comme l’a avoué M. Laurent. Un outil qui distribue bons et mauvais points aux sites d’informations,  selon des  critères souvent extrêmement partiaux et biaisés, faisant la part belle au respect ou non, du catéchisme progressiste, de la doxa officielle et de sa propagande. Comme  le soulignait  notamment avec justesse Laurent Berruyer sur son blogue Les Crises, le « service de vérification des faits (du Monde) ne pouvait qu’aboutir à sa transformation insidieuse en une sorte de Ministère de la Vérité qui prétend dire le Vrai.». Dans les faits «une Police de la pensée, car toute autorité prétendant dire le Vrai ne peut accepter de voir son autorité remise en question, dans le cas où des personnes persistent volontairement dans l’erreur. Un tel Pouvoir constitué est donc toujours tenté d’abuser de ses prérogatives.» Un constat que l’on peut bien évidemment étendre à la quasi totalité des médias Français aux mains d’une poignée  milliardaires acquis  à l’idéologie du   sans-frontièrisme, du laisser-faire laisser-passer dans tous  les domaines, 

Cela en dit long sur  la neutralité, l’objectivité  et la rigueur intellectuelle du  personnage, c’est ce même Samuel Laurent, aujourd’hui en service commandé pour faire élire l’héritier de François Hollande à l’Elysée le 7 mai, qui affirmait  sans rire en août 2014, toujours dans Le Monde,   que la pression migratoire en France est peu ou prou la même depuis des décennies, que l’immigration de peuplement n’est qu’un mauvais fantasme de souchiens abrutis, frileux et animés de mauvaises pulsions.

La question migratoire est bien en effet un marqueur fort dans cette présidentielle, une ligne de démarcation essentielle.  Nous l’avons dit, c’est l’immigrationnisme de Jean-Luc Mélenchon qui le prive du soutien d’une très grande majorité des suffrages populaires.  Et c’est ce même immigrationnisme, qu’il  partage avec Emmanuel Macron et  l’oligarchie libérale qu’il prétend combattre, qui explique sa détestation de l’opposition nationale, populaire et sociale.

Une préoccupation qui est pourtant aussi prégnante  pour une partie de l’électorat  protestataire qui  a décidé de voter pour le  candidat de la France Insoumise pour faire entendre son ras-le-bol des élites bruxelloises,  du conglomérat LR-PS-UDI-EELV. Les derniers sondages indiquent ainsi que d’ores et déjà  17% à 19% des électeurs  mélenchonistes  du premier tour  pourraient voter  Marine Le Pen au second. C’est là la  plus grande frousse de  M. Mélenchon qui, blessé dans son orgueil - il a beaucoup de mal  depuis dimanche sur le plan personnel à encaisser son échec à accéder à  la finale – n’a pas  donné de consigne de vote,  expliquant qu’il ne communiquerait pas le sien… Pouvait-il faire autrement pour sauver les apparences ? 

Bien  sûr, l’eurodéputé socialo-lambertiste  du Grand Orient   a décidé de consulter ses militants sur cette question mais  sans leur proposer  l’option du vote Marine.  Car la France Insoumise, forgerie  socialo-trotskiste complétée des débris du parti  communiste,   ne tient que par le talent de son candidat  et  reste avant tout  une machine de guerre contre l’identité nationale,  désireuse de faire table rase d’une France enracinée et  charnelle. C’est pourquoi un Emmanuel Macron, décrit pourtant  comme l’adversaire principal par M. Mélenchon  depuis un an,   qui entend matraquer les Français d’en bas et  liquider la France,  par le haut dans le magma eurofédéraste sous tutelle mondialiste, par le bas dans le communautarisme et la poursuite de immigration dite légale, aura toujours in fine les faveurs de l’extrême-gauche.   Sur LCI, Alexis Corbière, porte-parole de la France Insoumise,  en a fait une nouvelle fois l’aveu.  Le 7 mai a-t-il dit, « certains (des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, NDLR) utiliseront le bulletin de vote blanc, d’autres Macron, en se bouchant le nez. Les deux attitudes sont dignes, sont nobles. Mais pas une voix pour Le Pen. Jamais cela! ».

A l’autre bout de l’échiquier (ou du damier maçonnique au choix), les caciques de LR entendent aussi finir le boulot de destruction de notre pays, en finir avec 15 siècles d’identité française. Le 23 avril au soir, c’est l’emblématique François Baroin, le sénateur-maire de Troyes, ex ministre sarkozyste,  à qui M. Fillon avait promis Matignon en cas de victoire, qui indiquait qu’« à titre personnel, (il voterait) naturellement Emmanuel Macron ». Un  choix confirmé par l’ensemble du bureau politique de LR, malgré des résistances à la marge (les partisans du ni-ni –Éric Ciotti, Henri Guaino, Nadine Morano,  Jean-Frédéric Poisson, Laurent Wauqiez. C’est ce même M. Baroin, qui déclarait cinq jours auparavant, élément de langage  repris peu ou prou dans les mêmes termes  par certains soutiens du candidat de LR, que  « Emmanuel Macron est le porte-parole du communautarisme, et le communautarisme c’est l’ennemi de la République. » Un ennemi de la République pour lequel une officine proche de LR, la  Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) appelle également à voter, face  au  «danger bien réel »  du Front National a  affirmé son président, Alain Jakubowicz,

Alors oui, Marine Le Pen et le FN sont bien une alternative franche à ce chaos programmé affirme Bruno Gollnisch. C’est un indicateur qui ne trompe pas,  en Seine-Saint-Denis,  les deux gros candidats les plus favorables à l’immigration ont raflé à eux deux  près de  60% des suffrages ( 34% pour Mélenchon, 24% pour Macron). Plus globalement, la politique Terra Nova initiée par le  gouvernement,  a eu  également comme résultat  une fabrication à la chaîne de Français de papier qui a débouché notamment sur l’inscription de 800 000 nouveaux électeurs entre 2012 et 2017.  Les Français doivent écouter leur instinct pour décoder ce qui se cache derrière la petite musique malsaine des prophètes de malheur(s) de l’établissement, ouvrir les yeux, rapidement, maintenant. Avant qu’il ne soit trop tard. 

https://gollnisch.com/2017/04/26/decoder-contre-dangereux...

Marine Le Pen triomphe à Whirlpool - Journal du mercredi 26 avril 2017

Nicolas Dupont-Aignan choisit Marine Le Pen!

Proche des 5% lors du premier tour des élections présidentielles de ce dimanche, Nicolas Dupont Aignan représente une dynamique non négligeable.

Après avoir déclaré qu'il verrait bien Marine Le Pen être 1er Ministre si il était élu, le leader de Debout La République, crée la surprise pour certains.

Programme et vision proche, il devrait annoncer son ralliement sous peu.

Dans le même temps, on note une division des Républicains qui veulent tenter un "front républicains" et ceux qui privilégient un rapprochement avec le Front National et sa candidate.

A suivre donc...

http://franzpfifferling.over-blog.com/2017/04/nicolas-dup...

Coup de tonnerre à l'usine Whirlpool : "Là où Marine Le Pen prend un bain de foule, Emmanuel Macron se noie"

Marine Le Pen a fait le choix d'une campagne offensive. Le FN a subi durant des années ce qu'on a appelé le "harcèlement démocratique" et Marine Le Pen a décidé aujourd'hui d'appliquer ce traitement à Emmanuel Macron, qui a eu beaucoup plus de mal à faire bonne figure à Amiens sur le terrain de la vraie vie que dans ses meetings factices où l'ambiance est fabriquée de toutes pièces.

Marine Le Pen s'est donc rendue de manière impromptue auprès des salariés de Whirlpool au même moment où Emmanuel Macron se trouvait dans un restaurant d'Amiens. Voici ce qu'a déclaré Marine Le Pen :

"Quand j’ai appris qu’Emmanuel Macron venait ici et qu’il n’entendait pas rencontrer les salariés, qu’il n’entendait pas venir sur ce piquet de grève, mais qu’il allait à l’abri dans je ne sais quelle salle de la chambre de commerce pour rencontrer deux-trois personnes triées sur le volet, j’ai trouvé que c’était une preuve tellement de mépris à l’égard de ce que vivent les salariés de Whirlpool que j’ai décidé de sortir de mon comité stratégique et de venir vous voir (...)

Je suis ici à ma place, exactement là où je dois être, au milieu des salariés de Whirlpool qui résistent à cette mondialisation sauvage, à ce modèle économique honteux. Je ne suis pas en train de manger des petits fours avec quelques représentants qui en réalité ne représentent qu’eux-mêmes"

Les images parlent d'elles mêmes.

2017, LE COUP D’ÉTAT (ou hollande et Valls envoient leur marionnette Macron à l'élection présidentielle)

(L'auteur n'est pas de notre bord, mais l'article va dans notre sens)

« Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisies, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance ».                                                            Louis Calaferte.

AVERTISSEMENT :

Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Il serait trop long de les énumérer ici. Loin de tout name-droping, vous trouverez en fin de publication les références. Mais tout est vérifiable. Attention, cependant aux sites complotistes, confusionnistes où d’extrême droite. Assurez vous que les sites que vous consultez soient reconnus pour le sérieux de leurs publications. Préférez les sites de recherches universitaires. A ceux qui disent que cet article est complotiste, il s’agit, tout simplement, d’un propos irresponsable qui a pour objectif de discréditer toutes critiques à l’égard de pratiques qui mettent en danger la démocratie. Mais plus grave encore cela permet de les avaliser. Il est urgent de cesser ce genre d’accusation un peu simpliste et de poser les vraies questions. En l’occurence a-t-on oui ou non utilisé l’appareil d’État à des fins de stratégies politiques? Les relais d’influence sont -ils réels ? Les media et les instituts de sondage sont ils indépendants? etc. Ce sont les questions centrales du débat.

Propos liminaires.

Une fois de plus, cet article est long. Il est l’avant première d’un livre qui sera publié prochainement. Prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie

L’heure est grave.

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Mathieu Slama : « La France d'en haut s'apprête à confisquer aux classes populaires l'élection présidentielle »

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ANALYSE - « Mathieu Slama voit dans le résultat du premier tour du scrutin présidentiel la preuve que la politique ne peut pas exister en dehors de la lutte des classes ». Il ne peut s'agir de lutte des classes au sens ancien. L'analyse qui suit [Figarovox, 24.04] met toutefois légitimement en lumière les deux France que le Système a dressées l'une face à l'autre, la France d'en-haut - minoritaire - et celle d'en-bas. La dialectique qui oppose ces deux catégories au détriment de l'unité et de l'intérêt du Pays, est familière aux royalistes, plus particulièrement aux maurrassiens. Or la France d'en-haut, en un sens le Pays légal a perdu le sens du Bien Commun. Ce dernier doit être refondé et rétabli.  LFAR    

On croyait le concept de lutte des classes dépassé. Les intellectuels de gauche Chantal Mouffe et Jean-Claude Michéa, pourtant nourris à la pensée marxienne, déclaraient récemment qu'il devait être repensé. Aucun candidat de gauche, à l'exception de Nathalie Arthaud, n'ont évoqué le concept lors de la campagne.

Or il n'en est rien. La lutte des classes ressurgit politiquement à la faveur d'un duel de second tour qui va opposer le libéral Emmanuel Macron à la souverainiste Marine Le Pen.

L'électorat de Macron réunit la France qui va bien, la France optimiste, la France qui gagne bien sa vie, la France qui n'a besoin ni de frontières ni de patrie, ces vieilles lunes de l'ancien monde: cette France «ouverte», généreuse parce qu'elle en a les moyens. La France de Marine Le Pen est la France qui souffre, celle qui s'inquiète. Elle s'inquiète de son avenir, de ses fins de mois, elle souffre de voir les patrons gagner autant d'argent, elle gronde face à l'incroyable arrogance de cette bourgeoisie qui lui donne des leçons d'humanisme et de progressisme du haut de ses 5000 euros par mois.

La France de Le Pen perdra sans doute face au «front républicain» qui se prépare. Quoiqu'on pense de la candidate du Front national, il y a là une forme d'injustice qui interroge: la France d'en haut s'apprête à confisquer aux classes populaires l'élection présidentielle, la seule élection qui engage véritablement leur destin.

Il suffisait de constater, hier soir, la différence entre les militants de Macron - des consultants branchés, des étudiants en écoles de commerce, sûrs de leur supériorité de classe -, et les soutiens de Le Pen, des gens simples, timides, ne maîtrisant pas les codes sociaux et médiatiques. Quel contraste, également, entre l'ambiance vulgaire de boîte de nuit chez Macron et le bal improvisé chez Le Pen.

Derrière cette lutte des classes se cache un affrontement entre deux visions du monde. La vision libérale et universaliste, qui ne croit ni en l'État, ni en la nation ; et la vision que l'on nomme aujourd'hui populiste ou encore souverainiste, qui veut restaurer l'État, les frontières et le sens de la communauté face aux ravages de la mondialisation. C'est le grand combat qui, au final, n'aura jamais cessé depuis 1789.

Malgré son talent indéniable, l'ancien banquier Emmanuel Macron ne révolutionne rien. Karl Marx le décrivait déjà dans le Manifeste du Parti communiste: la bourgeoisie, écrivait-il, a brisé sans pitié les liens complexes entre les hommes «pour ne laisser subsister d'autre lien, entre l'homme et l'homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant» ; «elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d'échange» ; elle a «dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.». Elle a donné «un caractère cosmopolite à la production et à la consommation» et a «soumis la campagne à la ville». Avec son concept d'homme-entreprise, Macron poursuit la logique implacable du capitalisme qui réifie l'Homme et relègue la politique à un simple instrument de soutien aux intérêts privés. La manière dont il a utilisé tous les codes de l'entreprise et du management durant sa campagne présidentielle n'est pas anodine et mériterait une analyse approfondie.

L'erreur de Mélenchon est d'avoir cru qu'il était possible de jouer sur tous les tableaux. Il a eu, incontestablement, une intuition géniale en s'adressant non plus à la gauche mais au peuple dans son ensemble, celui qui est victime de la mondialisation sauvage. Mais il a échoué parce qu'il a refusé d'aller jusqu'au bout de cette logique et d'embrasser la cause populiste et souverainiste. Il a aussi échoué parce qu'on ne peut pas défendre le peuple avec un régime parlementaire, régime de tous les compromis qui profitent toujours aux lobbies et aux intérêts privés. La justice sociale n'est possible qu'avec un État fort et un président qui décide souverainement, exerçant le mandat que lui a confié le peuple.

L'erreur de la droite dans cette campagne a été symétrique de celle du Parti socialiste: celle de croire que la politique pouvait s'extraire des enjeux de classe. La recomposition politique dont on parle tant se fera en partie autour de cet enjeu parce qu'il sous-tend tous les autres: le rapport à la mondialisation, à l'État et à la nation. Et peut-être assistera-t-on, dans un avenir lointain, à une réunion de la France de Le Pen et celle de Mélenchon contre la France des libéraux. 

Mathieu Slama         

Consultant et analyste politique, Mathieu Slama collabore à plusieurs médias, notamment Le Figaro et Le Huffington Post, où il intervient particulièrement sur les questions de politique internationale. Il est l'auteur de La guerre des mondes, réflexions sur la croisade de Poutine contre l'Occident, (Ed. de Fallois, 2016).   

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Zoom - Paul Bernard : L’ancien préfet de Corse dénonce la France trahie

La Manif pour tous : « Macron, c’est non ! »

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Le collectif La Manif pour tous, vivement opposé au mariage pour tous de dame Taubira et sieur Hollande, à la GPA et  à la PMA sans père a publié un communiqué de presse dans lequel il appelle à faire barrage à Emmanuel Macron, qui « entend prendre la suite du quinquennat qui s’achève et poursuivre le bouleversement de civilisation » et est un « candidat ouvertement anti-famille, il fait passer l’argent avant l’humain ».

COMMUNIQUE de la Manif pour tous du 7 mai : Macron, c’est non !

« Tous nés d’un homme et d’une femme

ELECTION PRESIDENTIELLE

Le 7 mai : Macron, c’est non !

Soutenu par François Hollande, Christiane Taubira, Manuel Valls, Jean-Paul Delevoye, Jacques Attali, Pierre Bergé… Emmanuel Macron entend prendre la suite du quinquennat qui s’achève et poursuivre le bouleversement de civilisation. Candidat ouvertement anti-famille, il fait passer l’argent avant l’humain.

Constance et cohérence pour la famille

Depuis 4 ans et demi, La Manif Pour Tous se mobilise pour la famille, premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables, à commencer par l’enfant et son droit à ne pas être délibérément privé de son père ou de sa mère. Mariage, filiation, identité de genre, éducation ou bien encore matraquage fiscal des familles sont les enjeux auxquels le mouvement social d’ampleur historique répond jour après jour.

Libre et indépendante de tous partis, La Manif Pour Tous rassemble des centaines de milliers de Français qui font passer leur attachement et leur engagement pour la famille avant toute considération partisane ou électorale. C’est pourquoi, La Manif Pour Tous a pour seul « candidat » la famille et s’est toujours refusée à donner de quelconques consignes de votes. Depuis 2013, à chaque scrutin, elle a présenté de manière factuelle les positions des différents candidats. C’est ce qu’elle a fait une nouvelle fois tout au long de cette année électorale lors des primaires de la droite et du centre puis de la Belle Alliance Populaire et lors du 1er tour.

Appel à la responsabilité

A l’approche du 2nd tour, les positions des candidats continuent d’être mises à jour sur le site dédié aux échéances électorales www.boomerang2017.fr Maternités et filiations dissociées (PMA sans père et régularisation des grossesses pour autrui (GPA) faites à l’étranger), fin du droit des orphelins et de l’intérêt supérieur de l’enfant, identité de genre, matraquage fiscal des familles, prélèvement à la source ouvrant la porte à l’individualisation de l’impôt… le programme d’Emmanuel Macron est la continuité de la politique anti-famille menée depuis 5 ans par François Hollande, Manuel Valls et Christiane Taubira.

« Emmanuel Macron prépare une politique anti-famille. Pour les familles, pour les enfants, pour l’avenir, le 7 mai : Macron, c’est non ! » déclare Ludovine de La Rochère. Nous refusons ce bouleversement de civilisation qui entraîne de nouvelles injustices et inégalités pour les femmes et pour les enfants. C’est sur ces enjeux majeurs, qui correspondent au bien commun, finalité de la politique, que nous invitons chacun à décider de son vote. L’humain ne doit pas être écrasé par la puissance de l’argent et du marché. Il revient à chacun d’entre nous de donner la priorité aux enjeux d’humanité et à voter de manière responsable, c’est-à-dire en connaissance de cause. Il est donc essentiel que les électeurs prennent connaissance des positions et des programmes des candidats, disponibles sur notre site internet http://boomerang2017.fr/candidats/presidentielles.

« Par sa capacité à rassembler très largement les Français au-delà des partis, La Manif Pour Tous a toujours eu la force de réunir les bonnes volontés autour de la famille, de l’intérêt supérieur de l’enfant, du refus de la diffusion du genre et de la déconstruction de liens humains inaltérables et fondamentaux pour chaque personne et pour l’ensemble de la société. Les Français sont immensément nombreux à avoir conscience de l’importance de ces enjeux d’humanité. Cette grande force, infiniment précieuse pour notre combat, est essentielle pour l’avenir » conclut Ludovine de La Rochère. »

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/la-manif-pour-tous-macron-c...

Marion Maréchal-Le Pen : "Nous partageons 90 % des constats avec Sens Commun"!

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Dans un interview accordé à Famille Chrétienne :

Approuvez-vous la réaction de Sens Commun qui ne donne aucune consigne de vote pour le second tour ?

Je trouve Sens Commun de mauvaise foi ! Vouloir mettre sur le même plan de gravité et de nuisance Marine Le Pen et Emmanuel Macron, c’est être dans le pur réflexe partisan. La France en crève depuis 30 ans. C’est dommage de la part d’un jeune courant politique très prometteur. On aurait pu attendre de lui plus de liberté, plus de cohérence et moins de réflexes politiciens.

Mais ils ne se rallient pas à Emmanuel Macron !

Heureusement ! Cela n’aurait pas été de la lâcheté mais une véritable trahison ! Sens Commun devait soutenir un certain nombre de valeurs auprès de leur candidat pendant la campagne. Beaucoup de leurs actions allaient dans le bon sens. A vrai dire, et quand on est honnête intellectuellement, nous sommes obligés de reconnaître que nous partageons 90 % des constats ! Nous ne sommes pas d’accord sur tout évidemment... Je ne vois pas d’incompatibilité majeure entre eux et nous. Nous sommes conscients des risques de la marchandisation de l’humain, et de la nécessité de défendre de notre peuple et notre civilisation.

A en croire un sondage du Pèlerin, les catholiques pratiquants semblent toujours réticents à voter Marine Le Pen…

Je constate qu’il n’y a pas de vote catholique, sinon Jean-Frédéric Poisson aurait fait un bien meilleur score à la primaire de la droite ! Les catholiques votent comme le reste des Français, et non d’abord en fonction de leurs convictions catholiques. Il y a ici un blocage sociologique. Sur l’euthanasie, le mariage homosexuel ou la recherche sur l’embryon, il n’y a « pas photo » entre le programme de Marine Le Pen et celui d’Emmanuel Macron ! (...) 

Sur les questions anthropologiques, certains à droite rétorquent que la ligne du Front national varie, entre vous et Florian Philippot.

Objectivement, c’est de la mauvaise foi ! Ces gens se donnent des excuses pour ne pas voter pour nous. Ce que je constate, c’est que dans les 144 propositions de Marine Le Pen, il est écrit noir sur blanc qu’elle abrogerait le mariage homosexuel, qu’elle s’opposerait à l’extension de la PMA aux couples de femmes, qu’elle lutterait fermement contre les mères porteuses… Je rappelle que les députés FN ont également lutté contre la dernière loi d’euthanasie (Il s’agit de la loi Claeys-Leonetti, votée en 2016, qui institue un « droit à une sédation profonde et continue », sans être une euthanasie au sens strict, NDLR), qui était une coproduction droite-gauche ! Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Quels sont les arguments qui devraient pousser à voter en faveur de Marine Le Pen ?

L’un des mérites de ce « ticket » du second tour, c’est qu’enfin le clivage est parfaitement clair. M. Macron fait du progrès un culte : tout le monde aspire au progrès, mais lui s’en sert pour faire table rase et mépriser le passé ! C’est une idéologie dangereuse, c’est celle de Mai 68, qui a tué le père, tué toute autorité, pour créer une société déliée de toute héritage. Emmanuel Macron est le candidat du libéralisme intégral ! Il met les envies individuelles au-dessus du bien commun. Pour lui, la réponse à la destruction du lien social n’est qu’économique, alors que c’est un problème moral. Nous, nous considérons qu’un peuple, c’est un lien moral, avec un socle commun de principes, de valeurs, de codes.

A partir de là, le choix qui s’offre aux Français, c’est soit la vision postnationale de l’individu-roi, nomade, interchangeable, dans une société multiculturelle où prospérera l’islam radical, soit la défense du principe national, avec les limites que cela implique, pour la défense du peuple et de son unité. Le choix aujourd’hui est limpide. Je suis convaincue que beaucoup d’électeurs de François Fillon seront beaucoup plus lucides que leurs responsables politiques. Je crois qu’Emmanuel Macron est un danger civilisationnel ! (...)"

par Philippe Carhon

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/marion-ma...

Que faut-il attendre du 2ème tour des élections présidentielles ? Faits et analyse !