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24/05/2018

Face cachée du Ramadan : faux jeûne, business, orgies de nourriture, indigestions massives, gaspillage, dégâts sociaux

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Le terme « jeûne » n’est pas forcément adapté pour désigner les pratiques islamiques du ramadan… qu’on ne peut plus rater en France.

Certes, le fait de ne pas avoir le droit de boire de l’eau pendant tout le jour est dur, voire inhumain quand il fait chaud (et cela interroge sur la religion qui impose de tels préceptes).

Pour le reste, certains parlent du « mois de la nourriture » !

En Algérie, en 2010, le nombre de personnes admises aux services des urgences médicales après l’Iftar (repas de rupture du « jeûne ») durant les 10 premiers jours du « mois sacré » avoisinait les 10 000. « La quasi-totalité des cas personnes souffrant de troubles digestifs, d’hypertension et de troubles de diabète ont été enregistrés au niveau des hôpitaux du nord du pays », a indiqué à Echorouk le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), le professeur Mustapha Khiati.

Au Qatar, dès le soir du premier jour du ramadan, les hôpitaux ont reçu en 2013 des dizaines de patients souffrant de douleurs. Douleurs non pas dues un manque de nourriture ou d’eau, mais à l’inverse dues à un excès.

En effet, les patients, qui se sont suralimentés au cours de l’iftar, se sont plaints principalement de brûlures d’estomac, et de vomissements répétés. Tout au long du ramadan, les hôpitaux qataris reçoivent régulièrement des patients ayant trop mangé. En 2015, une centaine de personnes ont été admises au service des urgences au cours de la première nuit du ramadan.

Le ramadan est aussi l’occasion d’un formidable gaspillage de nourriture :

« Les musulmans jettent plus de 40 % des plats préparés chaque jour pendant le Ramadan. » C’est le constat d’une étude réalisée par Mohammed Aman, un écologiste du Bahreïn spécialiste de l’environnement et des déchets. « Les gens ont tendance à multiplier par trois la quantité de nourriture qu’ils consomment durant l’Iftar », ajoute-t-il.

Par ailleurs, en Algérie, femmes et enfants battus au sein du foyer durant le ramadan : +120% ; rixes et disputes causant des blessures : +400% ; voies de fait, agressions : +320% ; vols de voitures, escroqueries, faux et usage de faux : +180% ; rendements dans les entreprises : -62% ; nombre de sinistres : +410% ; nombre de blessés : +214% ; nombre de décès : +80%. Ces chiffres ne sont pas le fait d’islamophobes rabiques, mais résultent d’une enquête menée par l’institut algérien Abassa, dans 24 régions administratives d’Algérie, auprès d’un échantillon représentatif de 3.004 individus. L’objectif de cet institut était d’identifier et de quantifier les principales conduites sociales individuelles et collectives durant le mois du Ramadan. On voit les résultats… Depuis, l’Institut Abassa a été démantelé par les autorités algériennes.
http://www.contre-info.com/face-cachee-du-ramadan-faux-je...

LOGEMENT : LES EFFETS PERVERS DE L’IMMIGRATION

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Depuis deux mois, maintenant, j’ai quitté Paris pour le soleil du midi. Sans regret aucun, sinon pour y avoir laissé des êtres chers, mais je ne supportais plus de voir une ville où j’ai passé quatre décennies devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Je « remonte » à la capitale régulièrement, et plus le temps passe, plus cela m’est pénible !

Outre la qualité de vie – une expression pleine de sens –, je cherchais de la place. De l’espace. Je l’ai trouvé. De quoi, très largement, me faire entrer dans les catégories de l’INSEE dont je vous parlais l’autre jour : je vis désormais dans un appartement en « sous-peuplement très accentué ». Très très accentué, même. Pire que ces égoïstes qui « ont tendance à conserver leur logement après le départ des enfants du domicile familial ou le décès du conjoint », j’en ai acquis un tout exprès pour y recevoir la famille et les amis, et j’espère bien pouvoir en profiter.

C’est mesquin, honteux sans doute car dénué de charité chrétienne, mais c’est ainsi. Ayant passé mon enfance provinciale dans une longère où nous dormions à trois par chambre, et vingt ans à quatre dans un modeste appartement parisien, je m’offre aujourd’hui ce grand luxe qu’est l’espace.

Passé ce petit préambule, j’aimerais justement vous livrer quelques réflexions sur le logement. Une question qui peut sembler secondaire en regard de tant d’autres problèmes mais qui est, incontestablement, la cause de la frustration de bien des Français.

Voilà, pour illustrer, trois histoires qui touchent des proches et disent, sans qu’il soit besoin de commentaires, toute l’absurdité de notre système.

Une amie vend à la frontière des XVIIe et XVIIIe arrondissements de Paris un appartement de 76 m2 pour la coquette somme de 780.000 euros. Elle part dans le IXe où, pour 760.000 euros, elle va s’installer dans un appartement de 64 m2 où il lui faut faire des travaux.

Un couple d’amis avait acheté, voilà dix ans, un appartement de 65 m2 dans les immeubles neufs qui font face à la gare RER d’Évry, la bonne ville de Manuel Valls. La location arrivant à son terme, ils souhaitent le vendre. Il est en parfait état. Acheté 175.000 euros, ils ne trouvent pas, aujourd’hui, preneur à 130.000.

Madame X., âgée, est partie en maison de retraite. Pour payer les frais, ses enfants ont vendu l’appartement dans lequel elle s’était installée après son veuvage. (Ex)-beaux quartiers de Poitiers, belle prestation : 70 m2, salle d’eau et salle de bains, parties communes bien entretenues, deux chambres. Ils l’ont très péniblement vendu… 70.000 euros ! Pourquoi ? Parce que la municipalité a installé en face des logements sociaux pour y abriter des populations « allogènes » venues de la capitale avec ses mœurs et ses trafics.

Paris ne compte plus, désormais, que des gens « très riches » – soit parce qu’ils sont depuis longtemps propriétaires d’un logement dont les prix flambent de façon délirante, soit parce qu’ils appartiennent à une classe sociale extrêmement aisée ; face à eux, des logements sociaux. Entre ces deux extrémités, on ne trouve plus personne. Les cadres moyens fuient vers la banlieue, qui se met elle aussi à flamber. Un jeune couple qui s’est installé voilà cinq ans à Montreuil dans une maison d’à peine 90 m2 où il a fallu faire de lourds travaux, payée 347.000 euros, s’en voit proposer aujourd’hui 650.000 !

J’ai discuté avec mes déménageurs. Ils parcourent la France, doivent souvent dormir à l’hôtel. Seulement voilà, ils ne trouvent plus d’hôtels à bas prix : tous ou presque, en périphérie des grandes villes, sont réquisitionnés pour y loger à l’année des immigrés.

Les déménageurs sont payés au SMIC. Que croyez-vous qu’ils pensent lorsque le patron les engueule parce qu’ils n’ont pas trouvé une chambre en dessous de 100 euros la nuit ?

Les beaux esprits nous serinent que « les populistes » se trompent ou, pire, qu’ils vivent dans le fantasme : faux, l’immigration ne coûte pas cher à la France ! Reste qu’elle coûte probablement très cher aux Français en qualité de vie, en pertes individuelles, en désespoir parfois.

http://www.bvoltaire.fr/logement-effets-pervers-de-limmig...

Samedi 9 juin : 2e fête du cochon du Parti de la France de Bretagne.

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La 1ère fête en septembre dernier cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/04/2...

Debout la France, trait d’union entre Les Républicains et le Front national ?

6a00d83451619c69e20224df351670200b-200wi.jpgBenoît Lépine, secrétaire départemental du Front national en Maine-et-Loire jusqu’en octobre 2015, occupe depuis février les mêmes fonctions à Debout la France.

« J’ai adhéré après la présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan a fait un choix courageux en soutenant Marine Le Pen au second tour. Je me suis dit qu’il était prêt à prendre ses responsabilités. »

Dans le département, le parti compte une centaine d’adhérents. Au niveau national, « on approche les 20 000. Et je signe presque tous les jours des ralliements de militants, voire d’élus FN ». Le nouveau secrétaire départemental assure être dans une « logique de rassemblement, pour être un trait d’union » entre Les Républicains et le Front national. Dans la lignée de l’Appel d’Angers qui a réuni en mars plusieurs composantes de la droite radicale ? :

« On est sur la même thématique. Mais c’est un appel comme il y en a d’autres. Nicolas Dupont-Aignan ne va pas tout signer. Il a déjà lancé la plateforme des Amoureux de la France, avec Robert Ménard et Jean-Frédéric Poisson. »

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

La novlangue se porte toujours aussi bien, merci

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Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples 

Il y a plus de 10 ans, Polémia publiait son premier Dictionnaire de novlangue. En 2013, le Nouveau Dictionnaire de novlangue était présenté à ses lecteurs, avec plus de 500 mots nouveaux. Deux ans plus tard, c’est un nouveau Dictionnaire de novlangue, consacré à Mille mots qui manipulent les Français. Aujourd’hui, Michel Geoffroy, notre lexicographe toujours vigilant, a répertorié près de 30 nouveaux mots ou nouvelles expressions qui envahissent les médias. Polémia

Adoption internationale : Trafic d’enfants des pays pauvres organisé au  profit des riches occidentaux.

Appropriation culturelle :  Expression consistant à affirmer « qu’une culture dominante s’approprie les codes esthétiques d’une culture dominée », évidemment pour de nouveau mettre en accusation la culture occidentale. Alors que le phénomène inverse est au contraire très courant : ce sont en général les dominés qui s’approprient les codes des dominants pour essayer de leur ressembler.

Attaque meurtrière : Expression alambiquée pour ne pas écrire « attentat » (exemple : Le Monde du 2 octobre 2017 qui titre « Marseille : l’attaque meurtrière a été revendiquée par l’EI ») ; on peut dire aussi « attaque au couteau » dans le même sens (Le Monde du 13 mai 2018).

Blanc / Blanche : Couleur faisant référence à une ethnie coupable par essence aux yeux des non-blancs. Selon l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le terme blanc serait la troisième injure la plus souvent proférée à l’encontre d’un homme.

Casseur : Terme utilisé par les médias pour éviter de les désigner par référence à leur appartenance à l’extrême-gauche.

Chahuté : Se dit d’une personne politiquement correcte lorsqu’elle a été agressée par l’extrême-gauche.

Complotiste : Selon Maurice Szafran (Challenges), une personne qui affirme que la presse mainstream en France serait systématiquement favorable à Emmanuel Macron.

Crinière de lionne : Expression à proscrire quand elle vise une personne de couleur et qu’elle est proférée par une personne « perçue comme blanche » sous peine de racisme.

Démocratie illibérale : Démocratie qui n’obéit pas aux commandements de l’idéologie libérale/libertaire et cosmopolite de la Davocratie.

Déracinés : Immigré clandestin pour les médias.

Discours de haine : Prises de position politiquement incorrectes et, pour cette raison, destinées à être censurées à l’initiative des GAFA sur le net et les réseaux sociaux.

Droits reproductifs /droits génésiques : Expression désignant par antiphrase, dans le vocabulaire du Conseil de l’Union Européenne pour les affaires étrangères au titre de ses priorités pour 2018, les « droits » à l’avortement, à la contraception d’urgence et à l’éducation sexuelle.

Episode neigeux : Expression utilisée systématiquement dans les médias pour minimiser les faits climatiques n’allant pas dans le sens de la théorie du réchauffement climatique et de son origine humaine.

Exilés : Immigré clandestin pour les médias.

Interruption volontaire de vie sans consentement du malade : Euthanasie des malades.

Maîtrise de l’antenne : Expression utilisée par le CSA et désignant la nécessaire censure des propos tenus dans les médias audiovisuels afin que tous les intervenants, y compris les invités, respectent les commandements du politiquement correct.

Moyen d’enseignement : Expression désignant désormais une classe pour le ministre Blanquer, lorsqu’on en supprime en milieu rural.

No-go-zone : Expression désignant les quartiers interdits de fait aux forces de l’ordre, aux représentants de l’Etat, aux journalistes et aux femmes non voilées. Il est bien entendu que ces zones n’existent pas sinon dans les fantasmes de l’extrême-droite.

Non-mixité : Réunion exclusivement réservée aux personnes appartenant à un même groupe, parfaitement tolérée par les pouvoirs publics dès lors qu’elle n’est pas le fait de personnes « perçues comme blanches ».

Nouveaux arrivants : Immigrants clandestins pour Le Monde du 10 mai 2018.

Nouveaux habitants : Immigrants clandestins selon certains maires de grandes villes françaises, dont Alain Juppé.

Orphelins de la république : Enfants produits de la GPA off-shore, après commande de clients nantis, par des mafias locales utilisant des femmes esclaves.

Pétainiste : Etudiant adhérant à un syndicat de droite pour l’extrême-gauche.

Racisé : Personne non-blanche.

SAMD : Sans ascendance migratoire directe : français de souche… selon l’INSEE.

Terrorisme endogène :  Expression inventée lors de l’attentat islamiste de Trèbes destinée à justifier pourquoi les pouvoirs publics ne pourraient prévenir ce genre de terrorisme.

Trublion : Islamiste menaçant pour Le Parisien du 4 février 2018, relatant l’arrestation d’un islamiste à Mantes-la-Jolie.

Ultra-conservateur : Droite américaine selon le journal Le Figaro  (ex « Bannon, l’ex-conseiller de Trump, quitte le site ultra-conservateur Breitbart News »). S’il s’agit d’un russe, on dira « ultra-nationaliste ».
Voile catholique : Fichus portés par les femmes françaises selon M.Christophe Castaner et qui serait dès lors identique, selon lui, au voile islamique.

Michel Geoffroy 21/05/2018

https://www.polemia.com/la-novlangue-se-porte-toujours-au...

MARION MARÉCHAL : « TRANSMETTRE LA CULTURE, LE SAVOIR, NOS VALEURS CIVILISATIONNELLES NE PEUT SE FAIRE UNIQUEMENT PAR LE BIAIS ÉLECTORAL ! »

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Marion Maréchal lance une école alternative de Sciences politiques : L’institut de sciences sociales, économiques et politiques (l’ISSEP). Dans un entretien exclusif, elle explique à Boulevard Voltaire pourquoi ce projet est essentiel et lui tient tant à cœur.

Après avoir été député pendant cinq ans, vous réapparaissez par le biais de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP). Pourquoi ce choix ?
J’ai fait le choix de partir car je souhaitais pouvoir consacrer davantage de temps à ma petite fille et m’engager dans le monde de l’entreprise, qui m’a toujours beaucoup attirée. Mon souhait est, aujourd’hui, réalisé en devenant entrepreneur. Avec l’aide de mon équipe, nous lançons l’ISSEP, un institut de sciences politiques et de leadership. Avec ce projet entrepreneurial, je suis également fidèle à ce que j’ai toujours défendu durant mon mandat : le combat culturel, métapolitique. Transmettre la culture, le savoir, nos valeurs civilisationnelles ne peut se faire uniquement par le biais électoral mais peut, et doit, aussi se faire par des engagements concrets au sein de la société civile. L’éducation fait partie des domaines essentiels à investir.
L’ISSEP, ce serait une sorte de mix entre l’ENA et l’IFP?
L’ISSEP est surtout une offre alternative aux écoles qui sont, aujourd’hui, en charge de former les grandes élites françaises. Ces formations uniformes et conformistes, dont les partenaires économiques, principalement issus de la finance, sont les vecteurs des grandes poncifs de notre temps sur la mondialisation, l’inutilité des frontières, le profit comme seule valeur. La culture générale a, peu à peu, été mise au second plan, les matières qui permettent de transmettre notre patrimoine civilisationnel ont été considérées comme inutiles, le cadre national a été abandonné. Le résultat ? Des élites économiques et politiques déboussolées, impuissantes, des dirigeants devenus des technos et des gestionnaires sans vision. Nous ne nous résignons pas à cette situation et nous répondons par un projet optimiste qui formera une nouvelle élite dirigeante pour l’entreprise et les affaires publiques. 

Concrètement, les demandes d’inscriptions ont déjà commencé ?

Notre site Internet issep.fr permet aux futurs étudiants de déposer une demande d’inscription pour passer les épreuves de sélection dès maintenant. Ils peuvent s’inscrire en magistère pour ceux ayant déjà obtenu une licence ou en formation continue, sans critère d’âge ou de diplôme. 
Sur ce site, il est également possible de déposer une offre de stage ou de faire un don. 

On peut trouver, dans votre organigramme, des noms comme Pascal Gauchon, un ex du FN, et Patrick Louis, un proche de Villiers. L’ISSEP ne risque-t-il pas de devenir une « fabrique à opposants » ? 

Pascal Gauchon est surtout l’ancien directeur de Prépasup, l’une des meilleures prépas françaises, qui prépare aux concours des grandes business school françaises, et l’actuel directeur d’une revue de géopolitique reconnue pour sa qualité. Patrick Louis, quant à lui, est un universitaire respecté en géopolitique et sciences politiques à l’université Lyon 3. 
En réalité la majorité de notre équipe, dirigeante ou pédagogique, n’a jamais fait de politique. Ce sont des chefs d’entreprise, des journalistes, des intellectuels, des cadres d’entreprise, des universitaires…
Il y a, en effet, quelques membres issus des rangs du FN. Il n’y a pas de raison de les exclure, comme il n’y aucune raison d’exclure des gens qui auraient pu s’investir à LR, à DLF, au PCD ou autre. Vous ne trouverez pas, chez nous, le sectarisme qui étouffe une partie du monde éducatif supérieur. AU contraire, nous sommes un lieu d’échange et de débat sans tabou. 

Vous interviendrez, le 31 mai, à un événement dont l’objectif est de débrancher Mai 68… Assisterait-on à une reconquista conservatrice ?
 
Mai 68 a fait beaucoup de mal à l’enseignement. En contestant l’autorité de l’enseignant, en remplaçant le mérite par un égalitarisme destructeur pour tous, en stigmatisant l’excellence comme un privilège bourgeois. Le résultat est malheureux : il n’y a jamais eu aussi peu de fils d’ouvriers dans les grandes écoles françaises. Ils ont brisé l’ascenseur social et ont encouragé la reproduction sociologique dans les classes dirigeantes. Il est temps de bousculer la mécanique qui entretient cette situation injuste. 

Chacune de vos réapparitions publiques soulève un grand emballement médiatique. À quoi l’attribuez-vous ?

L’éloignement crée le prestige. J’ai un mérite relatif. 

Vous avez rayé le nom Le Pen de vos comptes de réseaux sociaux. Une manière de rompre avec la « marque Le Pen » (et la politique) ?
Une manière, surtout, d’acter mon passage à la vie civile. Je n’ai jamais eu et n’aurai jamais honte de mon nom. L’adossement du nom de ma mère, Le Pen, avait clairement un objectif en 2012 : laver l’honneur de ce nom à Carpentras, vingt ans après la terrible affaire qui l’avait souillé. Je pense avoir mené cette mission avec succès par mon élection. Je n’ai plus de raison de garder, aujourd’hui, mon nom « politique ». Je ne suis plus que Maréchal… Finalement, ce n’est déjà pas si mal !

http://www.bvoltaire.fr/transmettre-culture-savoir-nos-va...

23/05/2018

Facebook : les identitaires, la censure et les libertés publiques

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La suppression par Facebook de la page de Génération Identitaire, qui rassemble plus de 200.000 abonnés, a suscité un vif débat public. Dominique Reygnié, directeur général de la Fondapol, s’en est ému dans une tribune parue dans le Figarovox.

Selon lui, « la question posée par la fermeture du compte de Génération identitaire est, à proprement parler, cruciale : il s’agit de savoir si nous sommes engagés dans un processus de privatisation de nos libertés publiques et en dehors de tout contrôle de type juridictionnel ou parlementaire. »

Nicolas Bay, patron du Front national au Parlement européen, a lui aussi soulevé la question de cette censure politique et directement interpellé le président-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, auditionné hier par les députés européens. Ce dernier s’est contenté d’une réponse évasive affirmant qu’il était très attaché à la liberté des opinions politiques.

https://fr.novopress.info/

"Messieurs les censeurs, bonsoir !"

Entre deux corrections de copies et le suivi régulier de l'actualité, j'essaye de lire tout ce qui sort en librairie ou dans la presse sur Mai 68, les événements et les idées, et cela nourrit ma propre réflexion sur cette époque particulière mais aussi ses héritages et notre « bel aujourd'hui ». Ainsi, je redécouvre Maurice Clavel, surtout présent aujourd'hui dans la presse d'inspiration catholique et grâce à Gérard Leclerc, son lecteur fidèle et l'un des derniers amis de ce penseur original et non-conformiste. J'avoue que, la première fois que j'en ai entendu parler, c'était lors d'un passage dans les locaux parisiens de la Nouvelle Action Royaliste, au milieu des années 1980, mais les combats de l'immédiat du moment et mes lectures plus « maurrassiennes » d'alors ne m'avaient guère permis d'aller plus loin dans la découverte de ce « drôle de paroissien » aux verres étonnamment épais et peu esthétiques, mais à la si vive intelligence. Aujourd'hui, Clavel est peu cité et inconnu des mutins de Tolbiac, ou des commémorateurs d'un « Mai » fantasmé et devenu stérile d'avoir été trop plagié sans avoir été ni compris ni intelligemment critiqué par les clercs qui prétendent « faire l'opinion ».

Pourtant, son « Messieurs les censeurs, bonsoir », jeté à la face d'un ministre et d'une télévision « aux ordres » quelques années après Mai 68, me semble, au-delà de l'heureuse formule, d'une grande actualité à l'heure où la liberté d'expression est de plus en plus encagée par les Tartuffes bien-pensants et, souvent, communautaristes, et que parler librement expose aux foudres judiciaires ou médiatiques des « fâcheux ». Désormais, la censure ne vient plus seulement de l’État ou du parti dominant, elle s'affirme sur (et par) les réseaux sociaux, dans les médias dominants (publics comme privés), et, entre autres, dans les bibliothèques et les universités, sous la houlette d'innombrables Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté », a remplacé la formule de Jean Yanne, devenue mythe soixante-huitard avant que de devenir la règle d'un certain libéralisme libertaire, « Il est interdit d'interdire »... Ainsi, on est passé de la boutade potache à la froide rigueur de la Vertu « révolutionnaire » ! Du désordre de 1789 à la Terreur de 1793...

Il est aussi une censure plus silencieuse, celle de « l'oubli programmé », et nombre d'auteurs ou de penseurs en sont les victimes, sans que cela ne provoque de scandale : Maurras en a longtemps été victime, mais les rééditions récentes, sous des formats variés et dans des maisons d'éditions prestigieuses, en ont fait justice, soulevant à l'occasion quelques débats et beaucoup plus encore de polémiques, alimentées par les pages affreuses qu'il a pu écrire dans son quotidien sans, d'ailleurs, les reprendre dans ses livres eux-mêmes. Mais il est sorti du purgatoire éditorial, et c'est tant mieux : pouvoir relire « L'ordre et le désordre » ou les pages lumineuses du chapitre « Que la France pourrait manœuvrer et grandir » (tirées du « Kiel et Tanger » de 1910) qui ont tant inspiré le général de Gaulle avant qu'elles ne soient citées par son successeur Pompidou devant les étudiants de Sciences Po ; pouvoir citer quelques lignes de « L'inégalité protectrice » (texte reproduit dans un récent hors-série de l'hebdomadaire Le Point) en classe de philosophie comme cela redevient possible ; pouvoir entendre les mots à la fois forts et sensibles de « La prière de la fin » dans une cérémonie de funérailles comme dans une assemblée de colloque... Tout simplement pouvoir lire Maurras comme on lit Marx, ou Voltaire, ou Lénine, ou Jean-Paul Sartre, ou Aragon ! Cela ne vaut pas adhésion ou, même, acceptation, mais cela ouvre au moins la discussion, la « disputatio » sans l'insulte...

Mais tant d'autres restent confinés dans les poussières des bibliothèques abandonnées ou publiés en des collections confidentielles, tandis que les mêmes et d'autres, pourtant à la lecture plus facilement accessible, sont systématiquement « oubliés », au point que leur nom suscite, sur les ordinateurs, le liseré ondulé rouge qui signale une faute d'orthographe ou leur inexistence... Faîtes l'expérience avec La Varende, Bernanos, Boutang, Maulnier, Clavel même, et vous le constaterez immédiatement, et tristement, voire scandaleusement... Et pourtant ! Que de trésors chez les uns et les autres, qu'ils soient littéraires ou politiques, philosophiques ou poétiques ! Que de leçons, aussi, à méditer...

Ces multiples redécouvertes à faire ne doivent pas néanmoins interdire de lire les nouvelles plumes qui cherchent à penser la politique au-delà des conformismes habituels : aujourd'hui, il est un bouillonnement idéologique que les royalistes, s'ils veulent saisir le monde et peser sur les décisions qui l'ordonnent, ne doivent pas négliger. Sans doute y aura-t-il quelques remises en cause de quelques certitudes « passéistes » (Maurras ne disait-il pas que « Toute vraie tradition est critique »?), mais elles me semblent nécessaires pour préparer les remises en ordre et assumer les libertés à (re)venir...

http://nouvelle-chouannerie.com/

LA COUR DES COMPTES JUGE SÉVÈREMENT LE PREMIER BUDGET GÉRÉ PAR M. MACRON

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La Cour des comptes va sortir, le 23 mai, son rapport sur le budget 2017, mais Le Monde a pris connaissance à l’avance de son contenu. Ce rapport juge férocement la politique du gouvernement sortant et les débuts du nouveau.

M. Hollande et ses ministres, MM. Sapin et Eckert, sont accusés d’insincérité, c’est-à-dire que leurs chiffres étaient faux et qu’ils camouflaient, par des artifices comptables, l’augmentation du déficit. M. Macron a hérité, en mai 2017, d’un budget qu’il avait en partie préparé, bien qu’il eût démissionné avant son adoption par le Parlement. Les dépenses avaient déjà été engagées, mais il avait tout loisir d’imprimer sa marque par un collectif budgétaire et une réorientation des crédits. Or, il n’a rien fait et la Cour des comptes lui reproche d’avoir laissé les dépenses filer. Elles ont, en effet, augmenté de 4,8 % (progression la plus forte depuis 2007) ! Un chiffre énorme si on le compare à l’inflation, qui stagne autour de 1 %. (En principe, si la gestion était saine, un budget ne devrait jamais augmenter plus que l’inflation !)

Or, le retour inespéré de la croissance est venu au secours de M. Macron (mais c’est la principale caractéristique de notre nouveau Président : être servi par une chance insolente !). Le PIB a augmenté, en 2017, de 2,3 %, le chiffre le plus fort depuis vingt ans (mais qui reste modeste si on le compare aux performances des autres nations européennes). Résultat : les recettes ont bondi de 5 %, permettant une toute petite baisse du déficit, de l’ordre de 1,4 milliard. Une paille, car nous dépensons encore 67 milliards de plus que nous ne percevons ! Nous ne couvrons que 80 % de ce que nous dépensons, un déficit colossal qu’il faudrait, en principe, éliminer car la dette a atteint des sommets qu’elle ne peut plus dépasser. Comme les recettes ne sont pas extensibles (il est impossible de les augmenter de 20 %, sauf à assommer les Français), la seule voie de salut consiste à comprimer sérieusement les dépenses, et c’est ce que n’a pas fait le gouvernement de M. Macron.

Certes, la croissance camoufle ces mauvais résultats : le déficit a baissé de 3,4 % à 2,6 % du PIB, uniquement parce que celui-ci s’est accru. Pour la même raison, la dette représente 96,9 % du PIB (chiffre qui est resté stable), mais elle n’est pas plus soutenable qu’autrefois et nous frisons toujours la faillite. Or, celle-ci nous est interdite, car les pays qui se sont retrouvés dans cette situation (l’Argentine et la Grèce) avaient un excédent des finances publiques, hors service de la dette. Nous empruntons non pas pour rembourser ce que nous devons, mais pour finir nos fins de mois, et si nous faisions défaut sur la dette (comme certains le préconisent), nous serions dans une situation épouvantable, car il nous manquerait 40 milliards par an, même si nous ne remboursions plus les intérêts des emprunts. M. Macron va-t-il enfin redresser la barre ? Va-t-il enfin faire 20 milliards d’économies ? Nous le verrons bientôt !

http://www.bvoltaire.fr/cour-comptes-juge-severement-prem...

Hidalgo, la reine de la jungle parisienne - Journal du Mercredi 23 Mai 2018

Mai 68 • Un rendez-vous manqué [1]

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

L’étude de Hervé Hamon et Patrick Rotman le montre : il y avait bien une surreprésentation d’individus d’extraction juive petite-bourgeoise parmi les révolutionnaires de Mai. Elle met en évidence, de plus, que la thèse d’Annie Kriegel, contenue dans l’article de Larche « Gauchisme et judaïsme » déjà mentionné, selon laquelle il y avait au sein du milieu des révolutionnaires professionnels une suprématie des ashkénazes sur les séfarades est juste, à l’exception, comme elle le précise bien, du groupuscule maoïste UJC(ml), où le polak Linhart est pris en étau par le pharaon Lévy et le portos Grumbach. 

Gauchisme et judaïsme 

Les auteurs de Génération l’admettent eux-mêmes en écrivant qu’ « [u]ne société qui tolérait l’intolérable au nom de la raison d’Etat était intrinsèquement perverse et appelait à une révolution radicale. L’idée d’une révolution jaillit d’un étonnant brassage : la fascination du temps où l’acte militant était un acte guerrier, l’insurrection éthique contre les turpitudes d’une sale guerre, la quête messianique d’un Éden sans classes où les hommes seraient frères. Goldman possède un chromosome marqué de l’étoile jaune. Il n’est pas le seul, loin s’en faut. Ce parcours est peuplé de jeunes juifs et le hasard n’y est évidemment pour rien. Il se retrouvent là, kibboutzim du boulevard Saint-Michel, les Juifs polonais, les Sénik, Pienkny, Goldman, les Juifs russes, les Krivine, Schalit, Butel, sans oublier les Polonais nés en Union soviétique comme Henri Weber. Plus Grumbach, Castro, Kahn, Kouchner... Ils n’ont eu qu’à emprunter, prolonger le chemin de leurs parents, qui louvoyait entre Auschwitz et Vorkhouta, pour échouer sur cette terre promise, coincée au pied de la Sorbonne. Ils ne portent pas leur judéité en sautoir. Ils sont avant tout révolutionnaires ; mais ils savent, même s’ils n’en parlent point, sauf pour en plaisanter, que l’identité juive détermine leur engagement. Exclus, immigrés, minoritaires, ils perpétuent une tradition qui allie judaïté et Grand Soir dans l’irrépressible désir de la justice universelle, finale. L’an prochain, la révolution ! »[1] 

D’après les deux auteurs, la direction du mouvement étudiant qui s’était instaurée de fait était composée d’Alain Geismar, Benny Lévy, Jacques Sauvageot, Alain Krivine, Henri Weber, Daniel Cohn-Bendit, Serge July et Jean-Louis Péninou, auxquels s’ajoutent les porte-paroles des lycéens Maurice Najman et Michel Recanati. Cette surreprésentation parmi les leaders est effectivement incontestable, elle crève les yeux même.

Ce que confirme, en outre, l’article scientifique de Martha Kirszenbaum, où elle développe l’analyse selon laquelle les différents groupuscules gauchistes étaient unifiés par l’appartenance de leurs chefs à un même milieu, parisien, petite-bourgeoise, estudiantin et juif, chez qui « au sentiment du judaïsme se substitue un engagement politique révolutionnaire, pleinement hérité de l’histoire juive de l’Est. En effet, chez les étudiants contestataires d’origine juive, le particularisme n’est pas à l’ordre du jour. C’est au contraire l’internationalisme ou l’universalisme qui les animent. […] Or ce passage du judaïsme à la révolution s’est opéré pour beaucoup au moment de la guerre d’Algérie, lorsque certains des futurs acteurs de Mai 68 d’origine juive fréquentaient le mouvement sioniste de gauche Hashomer Hatsaïr »[2].

Elle précise également : « Une des spécificités du milieu d’extrême gauche étudiant parisien de 1968 réside peut-être en ce que certaines de ses figures majeures sont d’origine juive de l’Est, en particulier de Pologne – pays qui accueille avant la guerre la plus grande communauté juive d’Europe. Parmi les leaders étudiants du mouvement se trouvent de nombreuses personnes originaires du monde juif d’Europe de l’Est et dont les parents se sont réfugiés en France. »[3]

L’analyse de Martha Kirszenbaum corrobore celle d’Annie Kriegel : les meneurs du mouvement étudiant de Mai étaient tous petit-bourgeois, majoritairement juifs, avec une dominante ashkénaze.   

Le forte coloration étrangère, pour ne pas employer un vocable cher à Charles Maurras – celui de métèque –, de la direction du mouvement de contestation étudiante, explique pourquoi beaucoup ont développé l’idée qu’il y a eu un « rendez-vous manqué en mai-juin 1968 entre ouvriers et étudiants »[4], en s’appuyant en particulier sur ces deux éléments : « l’article de Georges Marchais dans LʼHumanité le 3 mai contre les gauchistes et l’anarchiste allemandCohn-Bendit, et, bien sûr, l’opposition des syndicalistes CGT à l’entrée des étudiants dans la ʽʽforteresse ouvrièreʼʼ de Renault-Billancourt les 16 et 17 mai. »[5]

Reste à nuancer le propos : il y a eu en effet quelques exceptions. « Si le plus souvent, c’est à l’initiative des étudiants que des liens se nouent, des ouvriers font parfois le chemin vers les facultés occupées : de jeunes ouvriers CGT de Billancourt, mais aussi des syndicalistes contestataires de Sochaux s’en vont humer l’air du quartier Latin, des ouvrières d’une petite entreprise de câblage de Montpellier sont en relation avec des étudiants en lettres, des militants cédétistes de l’usine Rhône-Poulenc de Vitry se réunissent dans la faculté de Censier aux premiers jours de la grève »[6].   (Dossier à suivre)   

[1]  Ibid., p. 163.

[2]  Martha Kirszenbaum, « 1968 entre Varsovie et Paris : un cas de transfert culturel de contestation »,Histoire@Politique. Politique, culture, société, n° 6, septembre-décembre 2008, p. 3.

[3]  Ibid., p. 2.

[4]  Boris Gobille, Mai 68, Paris, La Découverte, 2008, p. 55.

[5]  Idem.

[6]  Ibid., p. 56.   

L'ouvrage de l'auteur ...

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Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/22...

Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

6a00d83451619c69e20224e03b9c6e200d-800wi.jpgDe la CFTC Métallurgie des Yvelines :

"Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

Qu'est-ce à dire?

1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/pr%C3%A9l...

Quand l'État nous déclare la guerre.

Marine Le Pen félicite Matteo Salvini, arrivé au gouvernement italien

Marine Le Pen félicite Matteo Salvini et la Ligue pour être « arrivés au pouvoir » : « Des perspectives époustouflantes avec le grand retour des Nations. »

Le futur gouvernement italien réjouit la présidente du front National qui a envoyé un tweet de félicitations au chef de la Ligue :

« Après le FPÖ en Autriche , la Ligue en Italie. Nos alliés arrivent au pouvoir et ouvrent des perspectives époustouflantes, avec en ligne de mire le grand retour des Nations ! MLP »

[Vidéo] Bistro Libertés avec Romain Espino de Génération Identitaire

Martial Bild et les sociétaires reçoivent le porte-parole de Génération Identitaire Romain Espino. Ils débattent de l’utilité des fiches S, de la position de la diplomatie française après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et du désamour pour le festival de Cannes.

ÉCONOMIE : CIEL BLEU MÉDIATIQUE ET NUAGES NOIRS À L’HORIZON

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Marc Rousset

Les oscillations violentes en Bourse à la baisse de début d’année ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir. Les acteurs financiers font fi des tensions géopolitiques et concentrent leur attention sur les bonnes nouvelles du verre à moitié plein.

Aux États-Unis, le chômage officiel tronqué est à 3,9 %, soit son plus bas niveau en vingt ans, tandis que l’industrie crée quelques emplois et que la confiance des ménages est plus élevée avec Trump. Ce dernier devrait pourtant léguer à son successeur un déficit budgétaire de plus de 5 % du PIB, une dette alourdie et une balance commerciale déficitaire abyssale, au-delà de quelques victoires ponctuelles remportées par le spécialiste immobilier de la négociation, du « deal ».

Dans le Times, David Stockman, un ancien banquier et adjoint de Reagan, prédit « une catastrophe monétaire et fiscale de proportions bibliques », tandis que le gestionnaire américain de fonds spéculatifs Paul Tudor Jones vient de déclarer : « Nous sommes en train de développer le bon vieux scénario des bulles financières, qui nous est tant familier. » Paul Tudor Jones prédit un effondrement boursier dès 2019, après avoir prédit le krach de 1987. Quant aux gérants de fonds, un grand nombre est conscient de la surévaluation des marchés, mais ils continuent à jouer en pariant sur l’excès de liquidités.

En Europe, la BCE mettra probablement un terme à l’assouplissement monétaire quantitatif fin 2018 et commencera à relever ses taux en 2019. Si la Fed continue d’augmenter aussi les siens, ce pourrait être le début de l’apocalypse dans le monde, même si l’élévation des taux est graduelle. Le bilan des banques centrales dans le monde ne se réduira pas avant des années et devrait être, en 2020, de l’ordre de 20 % du PIB pour la Banque d’Angleterre, 15 % du PIB pour la Fed, 95 % du PIB pour le Japon, 50 % du PIB pour la BCE.

Le pétrole cher fait son retour, porté par la crise iranienne. Atteindra-t-il les 100 ou 150 dollars le baril ? La question divise les experts car les quantités non achetées par les Occidentaux, suite aux sanctions américaines, seront achetées à bas prix par les Chinois qui feront d’excellentes affaires. Au Moyen-Orient, des rumeurs ont circulé selon lesquelles le prince saoudien Ben Salmane aurait fait l’objet d’une tentative d’assassinat. La région est devenue une véritable poudrière.

En Italie les populistes bouclent leur programme de gouvernement. Certaines parties, et tout particulièrement le renvoi dans leurs pays respectifs de 500.000 immigrés clandestins, sont excellentes, mais en matière économique, comme l’a remarqué Audrey D’Aguanno sur Boulevard Voltaire« l’augmentation du PIB à travers la relance de la demande interne » relève des incantations socialistes utopiques à la française. Quant au système bancaire italien, il est trop gros pour faire faillite, mais également trop gros pour être sauvé. Une flambée de la prime de risque devrait bientôt se déclencher sur le marché financier italien de la dette. Le « spread », l’écart entre les taux d’emprunt italien et allemand, vient d’atteindre son plus haut niveau depuis fin mars.

La crise argentine n’est-elle pas le signe avant-coureur d’une crise des pays émergents liée à la hausse des taux américains ? La livre turque a déjà perdu 18 % et d’autres pays, comme le Brésil, l’Afrique du Sud, pourraient avoir à relever leurs taux en réaction à la politique monétaire de la Fed. Cela vaut, bien entendu, aussi pour les pays européens les plus endettés comme l’Italie et la France, qui sont très exposés au relèvement à terme des taux de la BCE.

La Turquie est le dernier pays à avoir rapatrié 220 tonnes d’or, tandis que le milliardaire égyptien Naguib Sawiris vient d’investir la moitié de son patrimoine de 5,7 milliards de dollars dans le métal jaune, qui est le seul à pouvoir se moquer d’une grave crise à venir.

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Vous avez dit complot? “Fake news”? Bruno Gollnisch plonge un député LREM dans l’embarras

Hier, mardi  22 mai , le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était auditionnée devant la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale pour tenter de vendre à son auditoire la très controversée  loi d’essence totalitaire, dite anti-fake news par les macronistes,  anti fausses nouvelles en bon français (voir ici et  ici). Mme Nyssen a défendu la mise en place d’une censure d’Etat au motif que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus… »   De manière toute aussi inquiétante pour l’avenir, elle a  loué l’action des organes de propagande visant à énoncer  le vrai et à traquer le faux qui sévissent  dans les médias aux mains de MM. Drahi ou Niel-Pigasse, que sont  le Check News de Libération et le Decodex du Monde. 

Commissaires politiques qui ont reçu l’appui hier du député  LREM Pieyre-Alexandre Anglade qui a désigné   à la vindicte, sans les nommer expressément  les chaînes d’informations russes: «La dissémination de fausses informations ne se fait pas au hasard (…).  Elle répond souvent à une véritable stratégie politique, financée parfois par des Etats tiers à la frontière orientale de l’Union européenne, visant à diviser nos sociétés (et) à affaiblir le projet européen.  » Et nous qui pensions naïvement que c’était le projet européiste, le libre échangisme  mondialiste et l’immigration massive qui détruisaient nos sociétés et affaiblissaient l’Europe, non tout ça c’est la faute à Moscou! 

C’est ce même Monsieur Anglade qui en tant  que rapporteur  du projet  de loi de lutte contre les fausses informations a donné  la réplique à Bruno Gollnisch le 16 mai. Le  député européen  frontiste était présent à la Commission des affaires  européennes de l’Assemblée nationaleprésidée par Madame Sabine Thillaye pour espérer quelques éclaircissements  sur les motivations des auteurs de cette loi très inquiétante.

Le moins que l’on puisse dire est que la maladresse  embarrassée des propos  de Pieyre-Alexandre Anglade tentant  de répondre aux faits historiques rappelés par Bruno Gollnisch  est assez éclairante... C’est cet extrait que nous vous proposons dans la vidéo ci-dessous.

https://gollnisch.com/2018/05/23/vous-avez-dit-complot-fa...

Islam radical dans les médias : de quoi cette empathie est-elle le nom ? L’exemple de Libération

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Alors que débute le Ramadan et que 300 imams étrangers arrivent sur le territoire national, une étrange ambiance règne dans les médias quand il s’agit d’évoquer l’islam radical. Un cas d’école avec Libération, le 14 mai 2018.

Après l’attentat perpétré à Paris le samedi 12 mai 2018 par un tueur islamiste musulman, Libération a publié un article donnant la parole à d’anciens camarades de classe et à un ancien professeur du terroriste. Les témoignages anonymes sont ceux de quatre personnes ayant connu le tueur ainsi que son complice au lycée Marie-Curie de Strasbourg. Ce qu’ils racontent est édifiant et ajoute à ce que l’on sait par ailleurs de l’état mental, intellectuel et ethnique des lycées français. Toute aussi édifiante est la façon dont Libération « raconte » les faits, par le prisme de ses témoins.

Voyage au bout de l’islamisme

Comme il est devenu habituel, le tueur musulman était « gentil », « timide », « sympathique » et rien ne semblait le prédisposer à tuer des innocents avec un couteau de cuisine. C’est ce qui ressort des témoignages. Libération ne prend pas la peine, ni le recul critique, une vertu pourtant éminemment journalistique, d’interroger ce fait : quelle information se cache derrière ce qui est dit depuis plus de trois ans, après chaque attentat islamiste, au sujet de tueurs toujours présentés ainsi ? Et que signifie que des journaux tels que Libération fassent ressortir de tels portraits au sujet d’assassins, sans en interroger le sens ?

Les témoignages vont très loin dans l’empathie, bien plus que tout ce que pourrait imaginer l’observateur moyen concernant un autre cas de figure potentiel, par exemple si un tel article était publié au sujet d’un tueur évangéliste du Sud des États-Unis : le terroriste musulman « allait chercher à manger », « il n’avait pas de musique sur son téléphone », « on ne le soupçonnait pas de quoi que ce soit », « c’était un mec discret et gentil », « c’était un ami », « il disait qu’il voulait sauver des vies », « nos classes étaient mixtes, avec des athées, des chrétiens et des musulmans. Il n’y avait pas de discrimination », « ils me montraient des textes ou des images pour me prouver que le Coran n’incitait pas à la violence », « personne ne pouvait imaginer cela de quelqu’un de si respectueux, si poli », « un mec adorable, il était discret, studieux, il voulait devenir médecin », « ce qu’il a fait est impardonnable mais quand on l’a connu, quand on l’a côtoyé pendant trois ans, quand on a mangé avec lui pendant trois ans, ça nous choque que le voir diabolisé par les médias » (sic !), « on sait tous qu’il s’est fait laver le cerveau »… Un tueur gentil, sympa, un pote auquel il n’aurait pas fallu toucher, lequel est cependant coupable d’un attentat au motif d’une conception religieuse et politique totalitaire du monde. Imaginons que Libération ait existé en 1945, il est permis de se demander si sa rédaction aurait mené l’enquête au lycée de Himmler, histoire de voir si ce garçon reconnu coupable de quelques meurtres n’auraient pas été un type discret, sympa et poli…

Par contre, son complice et supposé inspirateur est présenté comme le grand méchant de ce drame. L’effet de contraste est saisissant, renforçant le sentiment d’empathie véhiculé par les témoignages au sujet du tueur. N’oublions pas, à ce propos, que ce qui est dit par les témoins dans cet article résulte d’un choix de la rédaction de Libération, laquelle ne publie pas ici l’intégralité des propos des témoins mais ce qu’elle veut publier. Le complice ? « Je sais qu’il voulait partir en Syrie pendant un petit moment. C’était des rumeurs comme cela. Après ça s’est étendu et tout le lycée l’a su et après il s’est calmé et il a dit qu’il avait retrouvé la raison. On se moquait de lui en disant qu’il allait partir en Syrie », « il était assez brutal », « plus pratiquant », « il voyait tout à travers le prisme de la religion », « j’avais bien perçu qu’il y avait un problème quant à sa vision de la démocratie ou sur le rapport aux femmes. Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes », « il avait fait un exposé sur le sujet et j’ai dû y mettre fin car je ne pouvais pas laisser dire tout ça au sein d’une institution laïque », « quand je le voyais parfois après le bac, je changeais de trottoir », « il avait une vision extrémiste, en tout cas poussée de l’islam. Il s’exprimait toujours contre les actions terroristes mais il disait aussi que c’était normal qu’il y ait des attaques si la France lançait des frappes en Syrie », « il tenait toujours à ce qu’on ne fasse pas d’amalgame entre islam et terrorisme »…

Ce qui devrait étonner Libération

‣ Le complice de l’assassin est présenté comme violent et ses camarades se méfient de lui depuis qu’il s’est levé en classe et a jeté violemment des tables et des chaises dans un mur.

‣ Ce même complice est radicalisé et fait un exposé de propagande sur l’islam radical en classe, même si cet exposé est interrompu.

‣ L’avancée discrète des islamistes radicaux apparaît comme une stratégie évidente dans ce cas d’école et pourtant de cette stratégie Libération ne dit mot.

Plus surprenant encore :

Dans un lycée de la République française, la question de l’islam est devenue centrale : au point que l’on peut envisager d’en exposer les doctrines sectaires et radicales en classe. Il est possible d’affirmer dans ce cadre que la « charia est une bonne chose ».
Un élève peut se lever et jeter chaises et tables contre un mur.
Des individus scolarisés en France tiennent ouvertement des propos de collaboration avec des ennemis de la France
Les lycéens s’amusent, se moquent d’un individu radicalisé dont il est supposé qu’il envisage de partir en Syrie
Le chef d’établissement d’un lycée de la République doit concentrer son attention sur des musulmans attirés par le salafisme, source avérée du djihadisme.
Le quotidien n’interroge pas l’origine des deux complices, ni le fait qu’ils sont des migrants devenus français depuis peu.

Cette phrase : « Il était favorable au port du voile et prônait des relations inégalitaires entre hommes et femmes » devrait interpeller les journalistes des médias officiels. Dans l’expression du témoin, le voile en tant que marqueur de l’inégalité hommes femmes au sein de l’islamisme est évident. Voilà qui donne de la perspective à un autre moment de présence de l’islam dans l’espace public et médiatique français, une présence qui est devenue permanente : l’intervention de la musulmane voilée présidente de l’UNEF Sorbonne à la télévision, le 14 mai ; une musulmane voilée prenant la parole en tant que syndicaliste étudiante, responsable d’un syndicat féministe et « progressiste » de gauche.

Devant les critiques, une salve d’empathie à fusé, un peu comme au sujet du « sympathique » lycéen devenu tueur dans les rues de Paris. Pourtant, le simple bon sens ne peut que conduire à dire ceci : il est incroyable qu’une représentante syndicale de l’UNEF soit voilée, et tout autant incroyable que nombre de journalistes ne voient pas une évidence en cela. Ce qui n’est pas le cas par exemple de Marianne, très clair à ce sujet. D’autres discours deviennent pour le moins confus : ici. Discours de méconnaissance complète des stratégies des islamistes en direction de la jeunesse. N’est-il pas problématique qu’une religion en particulier occupe une telle place, quotidienne, empathique et souvent militante, dans l’espace public de la République laïque, avec le soutien d’une partie de la gauche radicale et la bienveillance de nombre de médias officiels ?

Tribune reprise du site OJIM

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JEUDI 24 MAI, VINCENT VAUCLIN (LA DISSIDENCE FRANÇAISE) INVITÉ DE L'ÉMISSION SYNTHÈSE SUR RADIO LIBERTÉS

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Nucléaire iranien : Trump toujours plus loin - Journal du Mardi 22 Mai 2018

Marc Trévidic : « Le moteur du terrorisme islamiste est la haine du Français »

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9115-20180523.jpg« Il y a une spécificité du terrorisme islamiste c’est la haine du Français, la haine du mécréant, la haine d’une jeune femme que l’on n’estime pas assez habillée. »

L’ancien juge antiterroriste qui a eu face à lui avant leur passage à l’acte, Adel Kermiche l’égorgeur du père Hamel en 2016 à Saint-Etienne du Rouvray, ainsi que Larossi Abballa qui a assassiné le couple de policiers de Magnanville sous les yeux de leur fils de quatre ans, déclare qu’il faut d’abord utiliser les moyens légaux existants et bien les utiliser, avant de se lancer dans de nouvelles mesures qui sortent du droit, inapplicables et contre-productives : « Avec des moyens un peu plus étoffés on peut détecter les éléments de radicalisation. »

Dans un récent sondage Elab, les Français ne sont pas de cet avis : 80 % d’entre eux sont pour l’expulsion des étrangers fichés S, 77 % pour interdire le retour des Français partis se battre en Irak et en Syrie et 74 % pour la rétention administrative des fichés S les plus dangereux.

« La réponse est évolutive » assure Marc Trévidic. « Dès qu’on détecte quelqu’un que l’on considère dangereux, il faut la capacité de mettre le paquet. On se rend compte souvent, a posteriori, qu’il y avait des éléments qui auraient dû nous mettre la puce à l’oreille. Avec des moyens un peu plus étoffés, on a peut-être des chances de les arrêter avant et cela reste dans notre système de droit », estime le désormais premier vice-président au tribunal de grande instance de Lille.

Marc Trévidic a commenté la proposition de Nicole Belloubet, ministre de la Justice, qui souhaite la création d’un parquet national anti-terroriste, précisant qu’il fallait décentraliser ce parquet et créer impérativement des antennes en province où les magistrats de terrain auraient des contacts avec les policiers et les agents de renseignements de terrain : « Aujourd’hui tout remonte à Paris. La DGSI c’est le même problème. Ils ont des agents sur le terrain qui font des rapports qui sont lus une semaine après à Levallois. »

La France est aujourd’hui le pays d’Europe le plus ciblé par l’Etat islamique avec 245 victimes. Un pays miné par la haine de la France en effet, entretenue par des décennies d’idéologie anti-raciste et de repentance portée par le ministère de l’Education nationale, les médias et les gouvernements, sur lesquelles le communautarisme islamiste fait son lit dans nos banlieues et nos quartiers.

Article paru dans Présent daté du 22 mai 2018

https://fr.novopress.info/210864/marc-trevidic-le-moteur-...

ARKÉA : LES BRETONS SONT-ILS PRIS POUR DES « CONS » ?

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Pour justifier sa volonté d’indépendance, Jean-Pierre Denis, le patron du Crédit mutuel Arkéa, n’a de cesse de clamer qu’il agit dans l’intérêt des Bretons. Pourtant, il semblerait que le profit personnel soit la réelle motivation de M. Denis…

Diriger une banque mutualiste n’est pas une sinécure, mais ça peut rapporter gros, très gros, même ! Jean-Pierre Denis en sait quelque chose : en 2016 et 2017, la rémunération du patron d’Arkéa a frôlé les 1.600.000 euros ! Avec un savant mélange de fixe et de variable, le numéro un d’Arkéa fait mieux que les PDG d’Orange ou d’ArcelorMittal… Et, surtout, que son homologue à la Confédération nationale du crédit mutuel (CNCM), Nicolas Théry (700.000 euros).

La recherche du profit serait-elle la véritable raison pour laquelle Jean-Pierre Denis souhaite à tout prix obtenir l’indépendance d’Arkéa, lui qui accuse la CNCM de vouloir « remettre en cause l’autonomie » de l’entité bretonne ?

C’est, en tout cas, ce que laisse entendre Mediapart, qui publiait, le 15 mai dernier, un article intitulé : « Les salaires mirobolants du patron d’Arkéa ». En plus d’y révéler que le président de la banque bretonne dépasse de loin les appointements de nombreux PDG du CAC 40, Laurent Mauduit, cofondateur du journal, y met en lumière les liens qu’entretient Jean-Pierre Denis avec le monde capitaliste.

Dans cet article, le journaliste révèle en effet que M. Denis entretient des relations privilégiées avec le fonds d’investissement Tikehau Capital — le fameux fonds qui a récupéré un François Fillon malade des affaires et de la politique… Toujours selon M. Mauduit, Tikehau Capital pourrait devenir actionnaire d’Arkéa si, d’aventure, la banque parvenait à devenir indépendante. Une banque indépendante, mais plus mutualiste, comme l’ont martelé, au cours des derniers mois, la Banque centrale européenne et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

Qui ont également mis en garde le dirigeant de la banque bretonne concernant le danger de son projet pour… l’emploi breton ! Une réalité qui n’empêche pourtant pas M. Denis de s’octroyer le joli nom de « bonnet rouge de la finance » et de clamer haut et fort que si Arkéa n’obtient pas son indépendance, 4.500 emplois seront en danger, sans pour autant donner plus d’explications.

Par ailleurs, le patron d’Arkéa préparerait en sous-main, avec l’aide du fonds d’investissement Tikehau Capital, une introduction en Bourse une fois l’indépendance obtenue. Le mutualisme ne rapporte visiblement pas assez, il est donc temps de passer au modèle capitaliste.

Comble de l’ironie, les salariés bretons d’Arkéa ont manifesté, le 17 mai à Paris, pour soutenir le projet de leur patron. Certains l’ont fait en raison des pressions qu’ils ont subies et par « peur des représailles », d’autres par conviction… Anne Méaux, l’ancienne conseillère en communication de François Fillon et qui est aujourd’hui celle de Jean-Pierre Denis, semble avoir (très) bien travaillé…

http://www.bvoltaire.fr/arkea-bretons-pris-cons-%E2%80%89/

22/05/2018

Lyon : Yvan Benedetti convoqué au Tribunal le lundi 4 juin

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Marion Maréchal crée l'Institut des sciences sociales économiques et politiques

6a00d83451619c69e20224e03b9230200d-200wi.pngMarion Maréchal a donc créé l'Institut des sciences sociales économiques et politiques (ISSEP), qui devrait être inauguré le 22 juin.

Marion Maréchal
 
@Marion_M_Le_Pen
 

Une nouvelle aventure commence pour moi avec l’@Issep_Lyon. Fière d’y participer et de contribuer à l’émergence d’une génération prête à entreprendre et à relever les défis de demain. http://www.issep.fr .

Basé à Lyon, l'ISSEP desservira à partir de septembre deux types de formations: une formation continue le week-end ainsi qu'un magistère (niveau Bac+5) sur deux ans - intégrable à niveau bac+3 - pour quelque 5500 euros par an. Seront dispensés des cours de gestion de projet, de droit constitutionnel, d'analyse électorale comme plusieurs activités «afin de transmettre aux étudiants les richesses du savoir-vivre et du savoir être à la française.» 

Le conseil scientifique est composé de neuf membres, parmi lesquels

  • le secrétaire général du Mouvement pour la France et proche de Philippe de Villiers, Patrick Louis ;
  • Pascal Gauchon, directeur de la revue de géopolitique Conflits,
  • le constitutionnaliste Guillaume Drago
  • le directeur de la revue l'Incorrect, Jacques de Guillebon.
  • Raheem Kassam, rédacteur en chef de l'antenne anglaise de Breitbart news et membre de l'UKIP, le parti pour l'indépendance du Royaume-Uni de Nigel Farage.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

« Terrorisme : je ne suis pas plus islamophobe que christianophobe ou judéophobe. Je préfère interpeller sur les causes que sur les conséquences, aussi dramatiques soient-elles… »

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Entretien avec Philippe Randa

Propos recueillis par Guirec Sèvres, publiés sur le site Synthèse nationale

Plusieurs personnalités ont signé un « Manifeste contre les nouveaux collabos de l’islam » cliquez ici dont Guy Millière, Guillaume Faye, le Dr Alain de Peretti, Gérard Brazon, Jean Robin, Abbé Guy Pagès, Marc Rousset, Uli Windisch… Pas vous ?

Non, bien qu’on me l’ait proposé, mais je ne suis pas plus islamophobe que christianophobe ou judéophobe… De philosophie païenne, je suis tolérant envers toutes les religions. Les sanglantes dérives au nom d’Allah sont directement et avant tout liées à l’immigration incontrôlée et à l’actuelle politique extérieure des États-Unis… Je préfère interpeller sur les causes que sur les conséquences, aussi dramatiques soient-elles. Au début du XXe siècle, les musulmans en France étaient estimés à environ 120 000 ; ils pratiquaient leur religion au vu et au su de tout le monde sans revendications insupportables et personne n’y trouvait rien à redire… Tout a changé à la fin de ce siècle après l’arrivée incontrôlée de plusieurs millions d’immigrés à majorité musulmane : les conversions à l’islam n’ont jamais été numériquement importantes, c’est le flot continu – car l’immigration officiellement « restreinte » depuis les années soixante-dix du siècle dernier, ne l’a jamais été – de millions d’étrangers convertis qui nous posent aujourd’hui des problèmes autant d’identité que de sécurité : tous les jours, nous pouvons constater autant l’échec de l’intégration que de l’assimilation pour des millions de ces « nouveaux Français » qui, de fait, ne le sont que de papiers ; plus terrible encore, il y a le rôle que jouent les innombrables associations et les « idiots utiles » qui favorisent et accueillent les clandestins : leurs filières sont redoutablement efficaces. Grâce au totalitarisme du « politiquement correct » relayé par la quasi-totalité des médias mainstream, ils agissent quasiment en toute impunité : les différents gouvernements de la France depuis un demi-siècle sont paralysés à l’idée d’être accusés de racisme. Ainsi le passeur de migrants Cédric Herrou qui a enfreint la loi française est invité au Festival de Cannes, tandis que les militants de Génération identitaire qui ont fait respecter sans violence aucune cette même loi française notamment au Col de l’Échelle, sont discriminés jusque sur leurs lieux de travail.

Vous pensez donc que l’islam peut avoir une place en France ?

De fait, il l’a : il y a entre 8 et 10 millions de personnes d’« origine musulmane », plus ou moins croyantes et pratiquantes. On peut imaginer les traquer, les parquer et les expulser, bien sûr ! Mais encore faudrait-il expliquer comment s’y prendre et où « s’en débarrasser »… Leurs pays d’origine ? Ils sont plusieurs millions à être nés sur le sol français, désormais depuis deux ou trois générations…

Cela pourrait au moins s’envisager pour les Fichés « S » ?

Rappelons qu’ils sont au nombre de 20 000 selon l’actuel Ministre de l’Intérieur Gérard Colomb : tous ne sont pas musulmans, certes, mais c’est la majorité. À l’évidence, les pays dont ils sont originaires n’accepteront sans doute par de récupérer de telles canailles, nées qui plus est sur le territoire français. Quant aux naturalisés, tel Khamzat Azimov, né en Tchétchénie en 1997 et naturalisé français, si tant est que leur pays d’origine accepte de les récupérer, on imagine quel sort leur sera réservé sur place… Certains pourront s’en réjouir, mais les associations auto-proclamées des droits de l’homme dont c’est le gagne-pain feront pleurer dans les chaumières françaises sur le sort qui leur sera réservé. Et puis, l’actuel président tchétchène ne s’est pas gêné de dénoncer la responsabilité de notre belle démocratie (que le Monde entier est censé nous envier) dans la dérive djihadiste d’Azimov ; je le cite : « Il est important de noter que l’entière responsabilité de l’orientation criminelle de Khamzat Azimov revient aux autorités françaises ; il est né en Tchétchénie, mais il a grandi dans la société française, où ont été forgées sa personnalité et ses opinions »… Incontestablement, il a raison. Ça fait mal à entendre, certes, même si les coups de couteau d’Azimov ont fait plus de mal encore à ses victimes (1 mort et 4 blessés)…

Alors, il n’y a rien à faire ? On laisse l’islam continuer de progresser en France et les Fous d’Allah frapper où ils veulent, quand ils veulent ?

Bien sûr que non, mais plutôt que des imprécations, ne pourrait-on pas plutôt chercher des solutions efficaces parce que surtout envisageables ? Par exemple, inscrire l’interdiction du « djihad » dans la loi française et l’assortir d’une déchéance automatique de la nationalité française ? Ainsi, tous ceux partis faire la guerre en son nom hors de nos frontières ne pourraient plus revenir… Ce serait déjà autant de personnes dangereuses tenues à l’écart ! Quant aux « terroristes potentiels » qui ne sont pas encore passés à l’acte, ce sont pour la grande majorité d’entre eux d’anciens délinquants de droit commun. C’est donc à ce stade-là qu’il convient d’abord d’intervenir : repérer autant parmi la population carcérale que parmi les aumôniers musulmans ceux qui les radicalisent… Et puis surtout, principalement et impérativement, pour tarir la source d’approvisionnement en terroristes futurs, fermer les vannes de l’immigration incontrôlée… Tant que cela ne sera pas le cas, on ne pourra que compter nos chômeurs et pleurer nos morts. Soit continuer la politique de l’autruche comme depuis des décennies. Le pire serait de découvrir que nos concitoyens s’y sont définitivement résolus.

Directeur du site EuroLibertés. Ancien auditeur de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale, chroniqueur politique, éditeur (éditions Dualpha, Déterna et L’Æncre) et auteur de plus d’une centaine de livres. Sociétaire de l’émission « Bistrot Liberté » sur TVLibertés. Il écrit également des billets pour le quotidien Présent et co-anime chaque jeudi l’émission « Synthèse » avec Roland Hélie sur Radio Libertés. Ses chroniques politiques sont publiées chaque année en recueil sous le titre : « Chroniques barbares ». Dernier livre paru Une démocratie hors de prix, préface d’Aristide Leucate.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Soumission ? Ras-le-bol!

soumission-300x229.jpgNous l’avons écrit, c’est maintenant que les difficultés commencent en Italie pour les nationaux de la  Ligue de Matteo Salvini et les populistes du  M5S de Luigi Di Maio qui ont trouvé (enfin) un accord de gouvernement après les élections législatives du 4 mars. Ils se sont entendus sur le nom de l’universitaire Giuseppe Conte, inconnu du grand public, pour être le futur chef de gouvernement, pour peu qu’il soit accepté par le président de la République, le très bruxellois Sergio Mattarella. La presse européiste et progressiste   multiplie ce matin les mises en garde et les sombres scénarios sur cette volonté d’une forte majorité des  Italiens de retrouver la maîtrise de leur destin. A les écouter, l‘Italie xénophobe, populo-fascisante  pourrait entraîner  l’UE dans l’abîmeLe Figaro  l’écrivait hier après l’annonce de cet accord de gouvernement, « la rechute s’annonce sévère. L’Europe comptait tourner enfin la page et oublier dix ans de crise de la dette en refermant, d’ici à trois jours, le troisième  et dernier plan de sauvetage de la Grèce. Le pays, boulet de la monnaie commune, prévoit de se financer tout seul sur les marchés avant l’automne. Jeudi soir, dans le huis clos de l’Eurogroupe, les mines risquent pourtant d’être sombres. L’Italie, une économie qui pèse huit fois plus lourd que la Grèce, menace à son tour de déraper sans que ni les ministres, ni les banques centrales, ni le fonds de sauvetage MES n’aient cette fois les reins assez solides pour la retenir. Le scénario donne depuis dix ans des sueurs froides à Bruxelles, Francfort, Berlin ou Paris: une équipe antisystème au pouvoir, comme celle d’Alexis Tsipras initialement -qui s’est finalement rapidement soumis à tous les diktats de la troïka BCE-UE-FMI, NDLR- , dans un pays de l’euro trop grand pour faire faillite…»

En fait de sauvetage de la Grèce (sauvée ?), il suffirait   d’interroger les Grecs paupérisés  et tiers-mondisés pour être plus que très  moyennement  convaincu de l’efficacité et de la pertinence du remède de cheval qui a été administré à ce pays. Au nom du dogme du  maintien dans l’euro(pe),  Athènes  a reçu ces huit dernières années, en échange d’une implacable austérité, 260 milliards d’euros de prêts d’urgence qui font des Grecs une population  totalement étranglée par sa dette… qui compte pour 178% de son PIB!

«À Sofia, où étaient réunis jeudi les dirigeants européens rapporte une dépêche de l’agence Reuters,Emmanuel Macron, a estimé que le gouvernement qui est en train de prendre forme en Italie était constitué de forces  hétérogènes et paradoxales , mais il s’est dit confiant dans la capacité du président Mattarella, qui n’a jamais caché son inclination pro-européenne, à garantir que Rome continuera de travailler de manière constructive avec l’UE. »

Forces « hétérogènes et paradoxales » ? Ce jugement  est repris  dans les gros médias  par la quasi totalité des commentateurs qui comparent  souvent cette coalition à l’attelage dans un même gouvernement  du FN libéral  et la La France Insoumise socialo-trotskyste. Mais un parti mélenchoniste qui serait devenu anti-immigrationniste et qui entendrait  défendre l’identité  française… car le M5S n’était pas  très en retrait par rapport à la Ligue  lors de la campagne électorale  dans sa dénonciation de l’immigration torrentielle, du multiculturalisme  et du  prosélytisme communautariste islamiste…

Sur le blogue Les crises, l’économiste Jacques Sapir n’élude pas les obstacles qui sont sur le chemin du nouveau gouvernement  italien. Il note que celui-ci  « constitue un  véritable cauchemar que ce soit pour les dirigeants de l’Union européenne, les Juncker et les Tusk, ou que ce soit pour les dirigeants des autres pays de l’UE qui s’affichent comme des européistes, et en premier lieu le Président Emmanuel Macron. Ce gouvernement (…) sera un gouvernement ouvertement eurosceptique. Sa volonté de s’affranchir des règles budgétaires et financières imposées par l’UE, ce carcan qui s’appelle l’euro-austérité, en témoigne. Le poids de deux économistes connus pour leur farouche opposition tant à l’Euro qu’aux politiques d’austérité qui en découlent, mes collègues (Alberto) Bagnai et (Claudio) Borghi qui ont été élus sénateurs – tous deux économistes membres de la Ligueet  inspirateurs du programme eurosceptique de Matteo Salvini, NDLR- , dans la politique de gouvernement ne sera pas mince. Il est cependant clair que cela entraînera un conflit avec le Président de la République italienne, M. Mattarella, dont le pouvoir de nuisance est plus important que ce que l’on imagine ici en France. »

M. Sapir se félicite  aussi  de ce que les lignes bougent, notamment du « fait que le dirigeant de la Sinistra Italiana,  la  gauche italienne , Stefano Fassina, envisage de soutenir de manière critique cet hypothétique gouvernement de coalition entre le M5S et la Lega indique bien un possible rassemblement des forces autour de la matrice souverainiste (…). Cette attitude pragmatique est à retenir. Elle tranche avec les partis pris que l’on peut entendre en France. Elle montre, veut croire M. Sapir,  la voie pragmatique par laquelle pourra se construire un bloc souverainiste susceptible de s’opposer au bloc bourgeois-européiste qui s’est constitué dans de nombreux pays, ce bloc que des collègues italiens appellent les euronoïmanes»

UE qui gagnerait certainement  du crédit auprès des Européens, constate Bruno Gollnisch,  si elle n’apparaissait  pas comme un vassal des Etats-Unis dont personne n’ ose remettre en cause le joug et la domination, au-delà des effets  de manche et de (timides) déclarations homériques.

RT le rapporte,  lors d’une réunion organisée lundi par Heritage Foundationtrès influent  laboratoire d’idées  (think-tank)  promouvant l’idéologie impériale des  néoconservateurs , le nouveau secrétaire d’Etat américain (équivalent de  notre ministre des Affaires étrangères) Mike Pompeo, «a annoncé la volonté de son pays de travailler sur un nouvel accord concernant le nucléaire iranien. Il a toutefois fixé des conditions particulièrement contraignantes pour Téhéran qui avait fait part de son refus catégorique de renégocier.»

« Au cours de son discours (M. Pompeo)  a dévoilé les 12 conditions que l’administration Trump souhaitait voir respectées pour la concrétisation éventuelle d’un nouvel accord. L’Iran doit, entre autres, arrêter de développer des missiles balistiques, libérer les ressortissants américains détenus dans ses prisons ou encore cesser de soutenir le Hezbollah en Syrie et dans d’autres pays de la région. »

Récent  directeur de la CIA  (il vient d’être  remplacé à ce poste   par Gina Haspel),  Mike Pompeo   est un faucon presbytérien  qui ne fait pas dans le détail – il s’est notamment déclaré  favorable à la  peine de mort pour  Edward Snowden. Il  voue une haine très palpable à l’Iran  et a donc été chargé  de préciser  les menaces contre Téhéran. Donald  Trump  avait  annoncé le 8 mai  le désengagement de Washington  de l’accord nucléaire avec l’Iran  conclu par son prédécesseur Barack Obama et le rétablissement  des sanctions contre la République iranienne .

RT  indique que M. Pompeo  « a demandé le soutien des Européens pour parvenir à un nouvel accord, il les a en revanche avertis que les Etats-Unis tiendraient pour responsables les entreprises qui continueraient d’entretenir des relations commerciales dans certains secteurs avec Téhéran. Une menace déjà brandie par le conseiller à la Sécurité nationale John Bolton. Il avait fait savoir que le rétablissement des sanctions américaines était effectif immédiatement après la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien. Quant aux entreprises déjà engagées en Iran, elles n’auraient que quelques mois pour en sortir (…). Mike Pompeo a en outre assuré que les Etats-Unis exerceraient une pression financière sans précédent sur l’Iran, avec les sanctions les plus fortes de l’Histoiresi Téhéran refusait de se plier aux exigences de Washington.»

L’AFP précise que la haute-représentante de l’UE pour les Affaires étrangèresFederica Mogherini a répliqué dans un communiqué au  discours   de Washington  et entendrait  résister  à l’ultimatum de l’oncle Sam: «Le discours du secrétaire (d’Etat) Pompeo n’a démontré en rien comment le fait de se retirer du Plan d’action conjoint (JCPOA, le nom officiel de l’accord nucléaire iranien) avait rendu ou rendrait la région plus sûre de la menace de prolifération nucléaire ou comment il nous placerait dans une meilleure position pour influencer la conduite de l’Iran dans des domaines en dehors de la portée du JCPOA. »

Pour se préserver des menées américaines, la Commission européenne a lancé le 18 mai  une procédure d’activation de la loi de blocage afin de contrecarrer les effets extraterritoriaux des sanctions américaines pour les entreprises européennes voulant investir en Iran.Cette loi entend donner la possibilité  aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations sur des sanctions prises par des pays tiers. Ainsi,  aucun jugement décidé par des tribunaux étrangers sur la base de ces réglementations ne saurait s’appliquer au sein de l’UE.

Ce bras de fer peut-il être gagné par cette Europe là ? Ancien secrétaire d’État aux affaires Européennes, le républicain  macrono-compatible et actuel ministre  de l’Économie Bruno Le Maire dit le croire. Invité dimanche  du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Échos-CNEWS,  il a déclaré que  « le renforcement du règlement de 1996 (la loi de blocage,  NDLR) nous permettrait de prendre à notre charge l’éventuel prix des sanctions payées par les entreprises et qui pourrait être payé par l’UE (…).  Nous avons un budget européen à disposition qui doit nous permettre de protéger notre commerce et nos entreprises.»

Portée sur les fonds baptismaux par les Etats-Unis, soumise à l’Alliance atlantique  l’Europe de Bruxelles  peut-elle, souhaite-t-elle vraiment s’émanciper  du grand frère (big brother)  américain  ?  Derrière les  beaux discours, les young leaders de notre  gouvernement le veulent-ils aussi?  « Est-ce que nous acceptons que les États-Unis soient le gendarme économique de la planète ? La réponse européenne doit être clairement non », a  cependant déclaré M. Le Maire dimanche .

Il n’ignore bien évidemment pas  les   répercussions très négatives  de la réactivation de  l’embargo et des sanctions yankees pour des entreprises françaises comme Peugeot et Renault, respectivement 443.000 et   162.000  voitures vendues l’année dernière en Iran,  soit  à  elles deux  40% d’un  marché  iranien de l’automobile en progression constante. Quant à Total, elle  a signé en novembre 2016 avec le gouvernement iranien  un accord de principe pour le développement du  champ gazier de Pars Sud situé dans le Golfe  arabo-persique  pour un montant de six milliards de dollars… Passer sous les fourches caudines  américaines  (sans même parler dans ce dossier  des oukases  bellicistes  de l’actuel gouvernement  israélien)   nous coûte décidément de plus en plus cher. 

https://gollnisch.com/2018/05/22/soumission-ras-le-bol/

L’entreprise au-delà des ruines

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640454069.jpgEn 1941, l’ancien trotskiste et futur co-fondateur du néo-conservatisme belliciste étatsunien, James Burnham, publiait The Managerial Revolution traduit six ans plus tard sous le titre de L’Ère des organisateurs. Sept décennies après sa parution, à l’heure de l’« entreprise libérée », de l’horizontalité organisationnelle, de l’« open space » de travail et de la généralisation intrusive de l’outil numérique, les managers vivent-ils leurs derniers instants d’existence ? Telle est l’interrogation du consultant en entreprise, Philippe Schleiter, dans un ouvrage au titre bien trop réducteur. Si ce chef d’entreprise s’appuie sur son expérience professionnelle, il entend aussi donner à ses remarques une portée qui dépasse de très loin les simples rapports entre les DRH et les salariés. Sur les traces du futur maréchal Lyautey, il plaide « pour le rôle social du manager (pp. 181 – 194) » et consacre un assez plaisant essai aux répercussions socio-économiques de l’actuelle guerre économique planétaire. « Situés au cœur de l’entreprise, les managers sont […] au plus près des enjeux : leurs postes de travail sont des postes d’observation privilégiés de notre société (p. 184). » Indispensables vigies dans un environnement instable et tumultueux, « les managers représentent, par leur réalisme, leur courage, leur modestie et leur détermination une élite qui s’ignore […] née au feu de la guerre économique (p. 14) ». Cette élite méconnue œuvre au sein de l’entreprise, devenue selon l’auteur l’ultime lieu de socialisation après l’effacement consécutif de l’Église, de l’Armée, de la famille traditionnelle, des partis…

Lieu de transmission des savoir-faire, des apprentissages et des savoir-être, « l’entreprise est un puissant antidote à l’individualisme, à l’égocentrisme et au narcissisme (p. 187) ». Le nouveau contexte mondial en fait même une unité de combat économique. Ainsi l’auteur ne rechigne-t-il pas à la comparer aux « Drakkar dans la tempête, Caravelle en partance pour le Nouveau Monde, Corps d’Armée montant au front (p. 170) ». Il veut réhabiliter l’entreprise. La période lui semble propice puisqu’« un monde nouveau est en train de naître sous nos yeux : celui de la mondialisation malheureuse. Il est porteur de défis, de compétitions et même d’affrontements qui ne pourront être relevés sans de nouvelles visions, de nouveaux projets et de nouvelles valeurs (p. 13) ».

Une ode à l’entreprise

Il estime qu’« un nouveau modèle apparaît, qui conjugue efficience et frugalité, performance et mesure (p. 49) » avec, en prime, la renaissance bienvenue des valeurs épiques (et non seulement éthiques). « L’entreprise est précisément l’une des institutions les mieux armées pour faire en sorte que le retour actuel des vertus viriles puisse s’exprimer de façon lumineuse et positive (p. 58). » Si, « au tournant des années 1960, un cocktail inédit d’individualisme et d’égalitarisme est venu modifier l’idée que nous faisions de l’autorité (p. 17) », c’est dorénavant en son sein que s’affirmerait un net regain en faveur de l’autorité. « Dans le monde incertain et dangereux qui est le nôtre, le chef doit savoir manier le glaive et se jeter dans la mêlée mais en brandissant aussi le sceptre qui soude la communauté. Il a un rôle et une dimension communautaire et même identitaire (p. 22). » Mais ce chef ne doit pas être un simple donneur d’ordre anonyme et discret. « Le chef est d’abord celui qui incarne l’autorité au quotidien et lui donne un visage. Le chef ne doit donc pas s’enfermer en haut d’une tour fût-elle de verre et non d’ivoire. Il a l’obligation d’être visible et accessible (p. 21). »

Contre le maternalisme ambiant, l’auteur exalte le risque et conteste le principe même de précaution qui s’invite partout, sauf dans l’alimentation (présence des perturbateurs endocriniens) et dans l’immigration allogène de peuplement. Il importe de distinguer « bien-être et bonheur (p. 116) ». Cette approche brise les clichés véhiculés par les syndicats. Philippe Schleiter rappelle que la France a « le taux de syndicalisation le plus bas d’Europe (p. 130) » sans jamais en expliquer les raisons. La faiblesse syndicale française se comprend à l’aune de l’idéologie égalitaire. Hors de l’Hexagone, Lointaine rémanence des « privilèges » corporatistes d’Ancien Régime, l’appartenance au syndicat permet à ses adhérents de bénéficier d’avantages sociaux propres négociés et obtenus entre leur syndicat, le patronat, voire, le cas échéant, la puissance publique. Exclus du syndicat, ils les perdent tous. En France, l’égalité veut que les accords sociaux s’appliquent à l’ensemble du personnel et pas uniquement aux seuls syndiqués. Dans ces conditions, à quoi bon cotiser ?

Philippe Schleiter considère que « l’Entreprise reste une communauté agissante (p. 91) ». Elle ne cesse de se développer parce qu’« un nombre croissant d’activités relevant autrefois des secteurs public ou associatif est désormais assuré par l’entreprise (p. 82) ». Il se lance dans une rétrospective historique à propos de cette époque faste appelée par Jean Fourastié les « Trente Glorieuses », cette « déclinaison de la modernisation et de la croissance forte et continue qui place la France au rang de puissance industrielle (p. 139) ». Il oublie cependant – peut-être victime de l’historiquement correct ? – que ce dynamisme ne date pas de l’immédiate après-guerre et des initiatives sociales du CNR (Conseil national de la Résistance), mais des efforts commencés dès la fin de la IIIe République, ensuite poursuivis sous l’État français d’un vieux maréchal par de hauts fonctionnaires et des technocrates successivement passés par les écoles de cadres de la Révolution nationale et les réseaux de noyautage de la Résistance. Pensons par exemple à Maurice Couve de Murville, ministre des Affaires étrangères entre 1958 et 1968, puis Premier ministre (1968 – 1969) du Général de Gaulle, qui arrive à Alger en décembre 1942 pour se mettre à la disposition de l’Amiral François Darlan, Dauphin officiel du Maréchal !

Cette continuité technico-administrative explique que « l’État des Trente Glorieuses n’est pas seulement un État protecteur, […] c’est aussi un État “ entrepreneur ” qui exige de l’engagement au service d’une ambition collective (pp. 142 – 143) ». Il serait bien que les énarques redécouvrent le rôle fondamental de l’État stratège dans l’agencement des « sociétés contemporaines [qui] trouvent leur équilibre dans le mouvement (p. 72) ». L’État stratège demeure ce point fixe indispensable pour se repérer dans les flux mondiaux des échanges et des comportements.

L’auteur en appelle au renouveau industriel. Il a raison. Toutefois, son néo-industrialisme semble quelque peu excessif. La France ne doit pas privilégier l’économie tertiaire, favorable aux seuls services marchands. L’État stratège devrait permettre la relance concomitante de la matière (une nouvelle industrie ambitieuse et performante) et de la terre (l’agriculture, la pêche et l’exploitation forestière) parce que pointe déjà à l’horizon l’impératif de l’auto-suffisance alimentaire. Valorisons par conséquent les figures civiques fondatrices européennes de l’Ingénieur et du Paysan !

Renouveau entrepreunarial !

L’auteur avance avec raison que « l’heure est plutôt au patriotisme économique et un volontarisme industriel avec la ferme volonté de ne pas rater le coche de la troisième révolution industrielle naissante à la confluence de la micro-électronique, de la robotique, du logiciel et de l’Internet (p. 123) ». Regrette-t-il le « capitalisme rhénan » expliqué naguère par Michel Albert ? L’entreprise appropriée n’est pas la firme internationale, mais plutôt l’entreprise familiale ou le groupe de dimensions intercontinentales en commandite absent des places financières (Michelin). Elle se rapprocherait des entreprises japonaises et coréennes du Sud dont les employés montrent leur attachement à leur « boîte » et expriment un véritable « patriotisme entrepreunarial », soit des communautés effectives qui feraient enfin sens. « Pour relever les défis qui leur sont adressés, les dirigeants d’aujourd’hui et ceux de demain doivent donc se départir de l’ancienne vision mécaniciste de la société. Ils doivent troquer Descartes contre Darwin pour renouer avec un modèle d’organisation plus biologique, organique et holiste. Ils doivent se souvenir que l’intelligence est d’abord collective et se penser pleinement membres d’un tout dont la valeur est supérieure à la somme de ses parties (pp. 66 – 67). » Le holisme fait donc son grand retour comme le signale d’ailleurs le pasteur Jean-Pierre Blanchard (1).

Il est possible que « l’entreprise [soit] un levier formidable pour accompagner cette renaissance et redonner confiance au pays. Parce qu’elle est rompue à l’exercice de la définition d’une vision, d’une ambition, d’un projet collectif qui, s’ils sont bien faits, fédèrent les énergies. Et aussi parce qu’en son sein les élites circulent plus vite (pp. 147 – 148) ». Comment alors motiver le personnel en-dehors des primes exceptionnelles et des augmentations de salaire ? Communauté de destin productif et professionnel, l’entreprise ne peut-elle pas appartenir à ceux qui y travaillent ? Structures coopératives, intéressement aux bénéfices réalisés, participation à la gestion quotidienne constituent des facteurs d’encouragement et de motivation à la vie de l’entreprise. Il ne s’agit pas de susciter l’autogestion, ni d’abolir la hiérarchie interne, mais de faire des cadres et des employés des co-propriétaires. Les entreprises coopératives ou « co-gérées » présentent une vulnérabilité moindre au rachat éventuel proposé par quelques multinationales prédatrices. Co-propriété de ses employés et de l’État, Alstom n’aurait jamais été bradé à des intérêts anti-français. L’entreprise ne se conçoit pas éphémère ou à durée limitée. « L’éloge de l’instant, l’ode à l’urgence sont non seulement contre-productifs mais encore sont-ils le signe annonciateur de désastres futurs (p. 31). » L’intégration de ses membres dans la vie de l’entreprise ne lui donne-t-elle pas une épaisseur certaine ? « À l’instar de toutes les communautés vivantes les entreprises ont des racines et une identité qui, loin de les lester, peuvent les aider à se trouver une voie propre à travers les aléas de l’histoire (p. 34). » Préfacier de l’ouvrage, Hervé Juvin écrit que « l’entreprise hors sol est un monstre, l’entreprise de demain retrouvera sa dimension territoriale, sociale et nationale (2) ».

Participation effective et association du travail et du capital fortifient sans aucun doute l’entreprise qui affronte la mondialisation d’autant que « l’entreprise n’est nullement à l’origine de la mondialisation (p. 83) ». Provocateur, Philippe Schleiter assure que « mondialisation ne rime pas avec uniformisation : le monde est à la fois global et pluriel (p. 46) ». Cela signifie que « la mondialisation n’est pas ce creuset dans la modernité duquel tous les pays sont appelés à se dissoudre pour permettre l’éclosion d’une nouvelle conscience planétaire, et qu’elle est plutôt une arène dans laquelle les entreprises mais aussi les nations sont appelées sinon à s’affronter de façon directe, du moins à entrer dans une compétition d’autant plus vive que l’abolition des frontières et des distances précipite tous les concurrents sur un même terrain (pp. 43 – 44) ». Toujours d’après lui, « longtemps, on a cru que mondialisation rimerait avec occidentalisation, voire avec américanisation : une folle illusion entretenue y compris par ses adversaires qui y voyaient une nouvelle ruse de l’impérialisme yankee (p. 39) ». Point de vue contestable. Les adolescents de Bucarest, de Dakar, de Séoul ou de Sarcelles portent rarement des maillots floqués à la gloire de Confucius ou de Lao Tseu ! Distribués sur les cinq continents, les films autour de StarWars et des Avangers ne propagent-ils pas l’image d’une Amérique irréelle ?

L’entreprise contre le marché

« La mondialisation n’a […] pas été pensée entre les murs des conseils d’administration mais au sein du Bureau ovale (p. 84). » Dans les décennies 1970 – 1980, « inquiets des succès enregistrés, sur des terrains différents, par l’URSS d’une part, et le Japon d’autre part, les États-Unis ont décidé de réagir en nouant une alliance avec la Chine et en dérégulant les marchés, notamment financiers, posant ainsi les bases d’un nouveau monde (p. 84) ». Mondialisation et financiarisation de l’économie tendent à fondre les entreprises dans les flots glacés des marchés au point que certains libéraux les prennent pour des fictions ! Or les entreprises ne doivent « pas se dissoudre dans le marché global mais [au contraire] […] s’y imposer comme une force agissante (p. 90) ». L’auteur souligne que « la politique de dérégulation impulsée au début des années 1980 dans le monde anglo-saxon avant de gagner le monde entier n’est pas en faveur de l’entreprise mais du marché (p. 84) ». Il va même plus loin et pense que « le marché et l’entreprise sont des entités distinctes et même, à bien des égards, antagonistes (pp. 84 – 85) ». En effet, « l’entreprise traditionnelle représente […] l’une des rares institutions se dressant encore contre le triomphe sans partage du marché (p. 190) ». Y aurait-il du Jean-Luc Mélanchon ou du Benoît Hamon chez Philippe Schleiter ? Fausse alerte ! « En favorisant l’extension du domaine du marché, la révolution libérale poursuivie depuis une trentaine d’années ne pouvait donc que profondément déstabiliser l’entreprise, telle qu’elle s’était affirmée du XIesiècle jusqu’à la fin des Trente Glorieuses. Alors que l’entreprise était portée par une dynamique d’institutionnalisation, elle tend désormais à n’être plus que le lieu où se nouent, de façon éphémère, des relations entre agents déliés de tout pacte à moyen ou long terme. Alors qu’elle s’affirmait comme un pôle de stabilité à côté d’autres institutions durables, les nouvelles règles du jeu lui enjoignent de redevenir fluide et volatile, à l’instar de l’ensemble de la nouvelle société ainsi édifiée (p. 85). » Sévère et juste constat ! Regrettons toutefois que Philippe Schleiter n’aborde pas l’avenir de l’entreprise confrontée à l’émergence de l’intelligence artificielle et aux cadences de travail épuisantes observées par exemple chez ce nouveau négrier qu’est Amazon.

La mondialisation dévaste tout sur son passage. Dans la grande liquéfaction du monde, l’auteur ose le pari que « l’entreprise va être le conservatoire de valeurs indispensables dans les temps difficiles qui risquent bien de s’annoncer (p. 197) ». Il prend exemple sur la transition difficile de l’Antiquité tardive au Haut Moyen Âge. « Dans le chaos suivant la chute de l’Empire romain, les vestiges de l’ancienne culture ont été maintenus dans l’enceinte des monastères. Il n’est pas impossible que dans le chaos post-moderne les entreprises remplissent ce rôle en maintenant vivantes des valeurs qui, dans le reste de la société, ne sont plus qu’un vague souvenir… (p. 191). » Philippe Schleiter ne dédaigne pas les approches audacieuses et assez réductrices. Des communautés informelles mais réelles autour de BAD (bases autonomes durables), détenant des terres arables serviront, elles aussi, des conservatoires de la civilisation européenne. « La mondialisation ne met pas seulement en concurrence les économies, mais des valeurs, des modèles de société, des capacités de réduction et d’entraînement (p. 45). » L’entreprise serait-elle à la hauteur pour l’inévitable transmutation des valeurs ? La question revêt toute son importance quand on voit que les grandes et moyennes entreprises n’hésitent plus à appliquer les mots d’ordre du conformisme officiel (écriture inclusive, anti-racisme, gendérisme, féminisme hystérique…) et à livencier les militants anti-Système. Elles contribuent à la liquidation de l’ancien monde.

Jeune retraitée de la vie politique, Marion Maréchal – Le Pen révélait dans Valeurs actuelles du 22 février 2018 son projet « métapolitique » d’académie d’enseignement politique destinée à former les futurs talents d’une « droite entrepreunariale et enracinée ». Ses premières promotions auraient tout intérêt à lire Management. Le grand retour du réel. Quant à la direction, elle pourrait fort bien solliciter l’auteur pour des interventions. La nouvelle révolution des managers sera conservatrice et réfractaire. Ça nous change du primat bancaire de la Start up Nation en pacotille !

Georges Feltin-Tracol

Notes

1 : Jean-Pierre Blanchard, L’Alternative holiste ou la grande révolte antimoderne, Dualpha, coll. « Patrimoine des héritages », préface de Patrick Gofman, 2017.

2 : Hervé Juvin, France, le moment politique. Pour que la France vive !, Éditions du Rocher, 2018, p. 178.

• Philippe Schleiter, Management. Le grand retour du réel. 15 cartouches pour ne pas être démuni, préface de Hervé Juvin, VA Éditions, 2017, 199 p., 18 €.

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2018/05/21/l...

Mai 68 • Les acteurs de la contestation [3]

Guerre contre eux-mêmes ... 

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Les auteurs de Génération. Les années de rêve, Hervé Hamon et Patrick Rotman, ont dressé une longue liste des protagonistes de Mai 68. Nous reprenons ce qu’ils disent du milieu familial et social de chaque acteur.

Henri Weber 

Henri Weber, né le 23 juin 1944 à Leninabad, à proximité du fleuve Amour, débute son parcours de militant politique aux jeunesses communistes. « Son père tient une échoppe d’artisan horloger rue Popincourt. Et toutes ses études, à Jacques-Decour, ont eu pour environnement Barbès, Anvers, la Goutte d’or – la zone la plus chaude de Paris pendant la guerre d’Algérie. […] Les coups, la haine venaient battre jusqu’à la loge du lycée. Une société qui a sécrété Vichy, puis les ʽʽaffairesʼʼ d’Indochine, puis les ʽʽévénementsʼʼ d’Algérie, une société qui a traqué les juifs, les Viets, les Arabes, ne saurait être qu’intrinsèquement mauvaise. […] Avant la Seconde Guerre mondiale, les parents d’Henri Weber, juifs l’un et l’autre, vivaient en Pologne, à Czanow. Une petite ville de haute Silésie, séparée par treize kilomètres dʼOswieciw – que les Allemands désignent d’un autre nom : Auschwitz. »[1] En 1949 la famille Weber émigre à Paris. « On parle yiddish et polonais, rue Popincourt. Toutefois, chez les Weber, un subtil équilibre tend à s’établir entre l’assimilation et la préservation de la tradition originelle. […] Le père, qui publie des articles dans de confidentielles revues juives, incite ses fils à ʽʽréussirʼʼ, mais les éduque simultanément dans le mépris du fric. Les cousins du Sentier qui se taillent peu à peu quelque fortune au fil de l’expansion du prêt-à-porter, malgré leurs voitures et leurs cadeaux, resteront dépeints comme d’éternels joueurs de cartes analphabètes, incapables de s’émouvoir devant une page de Heinrich Heine. Les pauvres ! La première affiliation militante d’Henri est imposée. Il a neuf ans et, pour calmer ses turbulences, on l’inscrit à l’association Hachomer Hatzaïr (en français : la Jeune Garde), qui rassemble dans un style mi-politique mi-scout les cadets du Mapam, le parti des sionistes de gauche. À quatorze ans, d’ailleurs, il séjourne en Israël dans un kibboutz. L’expérience est passionnante, chaleureuse. »[2] 

Bernard Kouchner 

Bernard Kouchner alias le French doctor « a rejoint l’UEC pendant la guerre d’Algérie, par antifascisme. Fils d’un médecin de gauche, il s’inscrit vers quatorze ans à lʼUJRF[3]. Militant actif du lycée Voltaire, il n’hésite pas, pour ses débuts politiques, à prendre l’autocar et à apporter son soutien – décisif – aux dockers grévistes de Rouen. […] Mais le virus ne l’atteint pas jusqu’à la tripe ; aux distributions de tracts, il préfère les boîtes de jazz, les filles. […] Schalite repère ce carabin fin et cultivé, et l’attire à Clarté. Kouchner débute par un compte rendu du livre de Salinger LʼAttrape-cœur et atteint d’emblée les frontières de l’autonomie – louanger un ouvrage américain... »[4] À travers les articles qu’il rédige pour Clarté, Kouchner dévoile que sa réussite personnelle lui importe plus que le triomphe du prolétariat, dont il n’est pas, lui le fils de notable. Il « lʼavoue dans un papier irrévérencieux et qui fait scandale. Sous la forme d’une ʽʽLettre à un moderne Rastignacʼʼ, publiée par Clarté, il donne aux jeunes gens de 1963 quelques conseils pour ʽʽarriverʼʼ. Rastignac, s’il entend parvenir à ses fins, doit décrier la société – il n’est pas de réussite sans contestation. Provocant en diable, Kouchner lance : ʽʽJe suis communiste et Rastignac. Paradoxe ? Détrompez-vous : le mélange n’est pas détonant. Il est même étonnamment efficace. Vous riez ? Je vous attends.ʼʼ »[5] Repéré par un ancien résistant et ministre de De Gaulle qui côtoya Staline, Emmanuel d’Astier de La Vigerie, qui « ressent plus que de la sympathie pour les rebelles de lʼU.E.C. »[6], il est propulsé par ce dernier rédacteur en chef de LʼÉvénement. Après son départ de lʼU.E.C., vers 1965, il se lance avec dʼautres dissidents communistes – ceux qui se faisaient appeler les « Italiens » – dans le mouvement de solidarité avec le Sud-Vietnam. Le pays subit alors un intense pilonnage aérien au niveau du dix-septième parallèle : les B 52 déversent du napalm sans discontinuer. L’ampleur du massacre est telle que partout dans le monde l’indignation est totale. L’émoi provoqué par les corps brûlés que révèlent les photos des magazines réveille la fibre humanitaire de Kouchner. Avec Laurent Schwartz, Jean Schalit et Alain Krivine il fonde le Comité Vietnam national, dont il est membre du comité directeur. 

Robert Linhart 

Robert Linhart, sorti de la khâgne de Louis-le-Grand, est admis à lʼÉcole normale supérieure de la rue d’Ulm. Il est le « fils de juifs polonais réfugiés, […] né en France pendant la guerre (son père, avocat à l’origine, est devenu représentant de commerce, puis ʽʽhommes dʼaffairesʼʼ) »[7]. Rue d’Ulm, sous la houlette de son professeur de philosophie Louis Althusser, il devient « le Lénine de lʼE.N.S. »[8], place éminente que seul Benny Lévy, lui aussi ʽʽulmardʼʼ, pouvait lui contester. 

Benny Lévy 

Benny Lévy, dont le « père, qui parfois gagne et souvent échoue au jeu de l’import-export, ne pèse guère à la maison ; ni Benny ni son plus proche frère, Tony, ne comprennent exactement ce qu’il vend. »[9] Benny Lévy n’est pas français, il est né en Égypte, « où les Lévy mènent une existence tribale. La part de religieux est faible dans l’éducation des enfants (quoiqu’une grand-mère soit fille de rabbin). Le rite est plutôt un repère culturel, le rendez-vous du vendredi soir. On parle français. […] Mais l’usage de cette langue ʽʽétrangèreʼʼ est infiniment plus, pour la circonstance, qu’une séquelle de l’histoire. C’est un commun dénominateur entre l’aile religieuse et sioniste de la famille, qui se délite peu à peu, et l’autre aile, celle qui domine en participant de la subversion communiste. L’intériorité juive s’estompe, le ʽʽprogressismeʼʼ prend le dessus et les mots français servent de truchement à cette conversion. Que deviendront-ils plus tard, Tony et Benny, les deux jeunes garçons de la tribu ? En pareils lieux et à pareille heure, le choix est restreint. Commerçants ? Comme papa ? Jamais ! Rabbins ? Leur mère fut sioniste de cœur pendant les années trente, mais la pente n’est plus celle-là. Les figures fortes, l’oncle, le frère aîné, l’emportent. Tony et Benny ne seront ni commerçants ni rabbins. Ils seront révolutionnaires. »[10] Conséquence de l’opération franco-britannique de Suez, la famille Lévy quitte l’Egypte en mars 1957. D’abord pour Bruxelles, où Benny impressionne ses professeurs. En 1965, il est accepté à Normale Supʼ : « Sʼil pénètre en ces augustes lieux, ce n’est certes pas pour des raisons universitaires. Il est là parce que là se joue son rapport à la France. Et il est là non pour se couler dans le moule de l’élite française, mais pour le muer en bastion révolutionnaire. » [11] 

Alain Geismar 

Alain Geismar, qui est « un petit Juif né en 1939 »[12] et qui étudie à lʼÉcole des Mines de Nancy, « passe le plus clair de son temps au local parisien des Étudiants socialistes unifiés, dont il est un des chefs sous la houlette de Jean Poperen […]. En quatrième, il était dans la même classe qu’André Sénik, aujourd’hui son concurrent de l’UEC. Le jour de la mort de Staline, Sénik l’orthodoxe arborait une boutonnière et un brassard noirs. ʽʽEncore un cochon de moins !ʼʼ, lui a aimablement décoché Geismar. Sénik a répondu avec ses poings. »[13] 

Daniel Cohn-Bendit 

Le plus connu des soixante-huitards, Daniel Cohn-Bendit, étudiant à Nanterre où il est « le leader de la petite bande qui récuse les leaders »[14], est « un juif allemand né en France – complexe histoire qui produit un fils d’émigrés pas vraiment juifs et assez juifs pour mériter l’étoile jaune sous Vichy. Les parents Cohn-Bendit sont agnostiques, la mère parle un peu le yiddish, le père, pas du tout. À Berlin, où réside la famille, ce dernier exerce la profession d’avocat et défend les communistes et socialistes emprisonnés. Quand Hitler prend le pouvoir, les Cohn-Bendit s’exilent en France. Pendant la guerre, ils participent à la Résistance. Daniel naît à Montauban en 1945. Il ne reçoit aucune éducation religieuse, n’est pas circoncis. […] En 1951, son père regagne l’Allemagne pour y reprendre son métier d’origine. La mère reste en France avec Daniel et son frère aîné, Gaby. […] Son père meurt en 1959, sa mère en 1963. Bac en poche, il revient en France et s’inscrit à la faculté de Nanterre »[15] où il se revendique membre d’un groupuscule libertaire, Noir et Rouge, et s’inspire des réflexions de lʼInternationale situationniste de Guy Debord, qui a été fondée en 1957, mouvement politico-artistique à l’on doit la maxime « L’humanité ne sera vraiment heureuse que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste. » (Dossier à suivre)  

[1]  Ibid., p. 144.

[2]  Ibid., p. 145.

[3]  Le nom de la branche jeunesse du PCF avant qu’elle soit rebaptisée MJCF.

[4]  Ibid., p. 133.

[5]  Ibid., p. 134.

[6]  Ibid., p. 294.

[7]  Ibid., p. 230.

[8]  Ibid., p. 265.

[9]  Ibid., p. 272.

[10]  Ibid., p. 272-3.

[11]  Ibid., p. 279.

[12]  Jean Birnbaum, Les Maoccidents. Un néoconservatisme à la française, Paris, Stock, 2009, p. 62.

[13]  Hervé Hamon, Patrick Rotman, op. cit., p. 76-77.

[14]  Ibid., p. 392.

[15]  Ibid., p. 392-393.  

L'ouvrage de l'auteur ...

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Dossier spécial Mai 68

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LA RÉPONSE DU NOUVEAU GOUVERNEMENT ITALIEN À BRUNO LE MAIRE : « LES ITALIENS D’ABORD ! »

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L’année dernière, Marine Le Pen en rêvait et c’est en Italie que l’alliance des populistes des deux rives s’est accomplie avec le gouvernement formé, ce lundi, par la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio avec, comme Premier ministre, Giuseppe Conte, brillant professeur de droit au profil assez lisse.

En démocrate vigilant, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, ne pouvait que se ridiculiser, lui (et la France, au passage), avec ces propos tenus ce dimanche dernier sur Europe 1 : « Les Italiens doivent comprendre que l’avenir de l’Italie est en Europe et nulle part ailleurs ! Il y a des règles à respecter… » Bref, c’est l’Europe punitive. Et le même de poursuivre, passant du registre de la menace à celui de l’apocalypse annoncée : « Si le nouveau gouvernement prenait le risque de ne pas respecter ses engagements sur la dette, le déficit, mais aussi l’assainissement des banques, c’est toute la stabilité financière de la zone euro qui serait menacée. »

Ce qui inquiète Bruno Le Maire, grand sensible devant l’éternel ? Cette déclaration, peut-être : « Nous entendons revoir, avec les partenaires européens, le cadre de la gouvernance économique », ce qu’exigeaient, précisément, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle de 2017. La réponse de Matteo Salvini, qui n’a pas tardé, vaut son pesant de prosciutto :

« Je n’ai pas demandé les votes et la confiance pour continuer sur la route de la pauvreté, de la précarité et de l’immigration : les Italiens d’abord ! »

Voilà qui a, au moins, le mérite d’une indubitable clarté.

D’ailleurs, si Bruno Le Maire connaissait mieux l’Europe, il saurait que, pour jovial qu’il puisse souvent paraître, le Ritalien peut aussi se révéler susceptible, surtout lorsque chatouillé de trop près ; ce qui lui aurait sûrement évité cette autre réplique cinglante : 

« Que les Français s’occupent de la France et ne se mettent pas à casser les pieds chez les autres. […] Il y a ce ministre français [Bruno Le Maire, donc, NDLR] qui dit que “le prochain gouvernement devra continuer à faire ce qu’ont fait tous les autres avant lui”. Qu’il se mette le cœur en paix : nous ferons l’exact contraire de ce qu’ont fait les gouvernements qui nous ont précédés. »

Au fait, ce programme qui donne des sueurs froides à notre ministre, qu’a-t-il de si proprement scandaleux ? On y trouve des mesures sociales – de gauche ? – et des mesures sécuritaires – de droite ? – parmi lesquelles : abaissement de l’âge de la retraite, instauration d’un salaire minimum et d’un revenu de citoyenneté de 780 euros par mois. Mais aussi des baisses d’impôts significatives et des mesures musclées quant à l’immigration de masse et un islam de plus en plus envahissant. Soit un programme qu’on pourrait tenir pour être à la fois de « gauche » et de « droite » ; ce qui est une assez bonne définition du populisme. Il n’y a donc pas tromperie sur la marchandise.

On y trouve même des mesures sociétales assez intéressantes en matière de « moralisation de la vie politique », telle cette interdiction faite aux francs-maçons de devenir ministres. Mesure qui, dit-on, pourrait déclencher un peu plus l’ire des instances européennes, mais qui s’explique assez bien, étant donné le contexte local : le souvenir du scandale de la loge P2, avec ses implications au sein du Vatican, de la Mafia et de la CIA, est encore largement présent dans les mémoires.

Cette alliance des populismes, Marine Le Pen l’appelait de ses vœux l’année dernière. Jean-Luc Mélenchon n’a pas osé franchir le Rubicon, préférant céder devant ses ouailles immigrationnistes pratiquant un gauchisme d’un autre temps. Dommage. Car une alliance du peuple, celui du « non » au référendum sur la Constitution européenne, celui qui souffre de la mondialisation, celui des invisibles et de la France périphérique aurait eu un peu plus d’allure que cette fantasmatique union des droites dont un Laurent Wauquiez ne veut à aucun prix et que réclame en vain un Front national aujourd’hui passablement déboussolé.

http://www.bvoltaire.fr/reponse-nouveau-gouvernement-ital...

Emmanuel Macron face à l’immigration : l’esbroufe pour masquer le vide [Partie 4]

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Par Robert Martin ♦ Un de nos lecteurs nous a récemment contactés. Fonctionnaire retraité ayant assuré un rôle important au sein du dispositif judiciaire entourant la demande d’asile en France, il est théoriquement soumis à un devoir de réserve, nous avons donc respecté son anonymat en modifiant son nom. Néanmoins, face aux actions d’Emmanuel Macron et notamment à sa loi Asile et Immigration, il a décidé de nous communiquer plusieurs textes. Nous avons décidé de publier en 5 parties un grand texte solidement documenté sur le projet de loi d’Emmanuel Macron et, plus globalement, sur les mesures qu’il faudrait adopter pour gérer efficacement la crise migratoire.
Après une première partie dédiée à l’analyse globale du texte Asile et Immigration, et un commentaire détaillé du rapport du Conseil d’Etat sur ce projet de loi, puis une analyse sur le manque de sérieux du projet de loi, Robert Martin tentera ici de donner plusieurs pistes de réformes pragmatiques et simples qui pourraient avoir un impact réel.
Polémia

La réforme de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA)

Améliorer la solennité des lieux :

    • Drapeau et rappel des symboles républicains dans le hall et les salles d’audience
    • Tenue distinctive pour les membres de la formation collégiale composée de trois membres :
      • un président, appelé président de formation de jugement, nommé :
      • un assesseur nommé par  3 ans le vice-président du Conseil d’État parmi des fonctionnaires en activité ou retraités ;
      • un assesseur nommé par le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur avis conforme du vice-président du Conseil d’État ;

La Cour nationale du droit d’asile est la seule juridiction à comprendre parmi ses membres un représentant d’une organisation internationale, le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, qui participe de ce fait à l’exercice d’une mission de souveraineté nationale. Ce dernier doit être de nationalité française.

Harmoniser la rémunération entre les assesseurs :

La rémunération des assesseurs « HCR » est d’environ le double de celle des assesseurs « Conseil d’Etat  » qui ne percevaient qu’une indemnité journalière fixée au 1er juillet 2017 à 126 € avant impôt pour des vacations commençant à 9h00 et pour une durée variable d’une dizaine heures en moyenne, auxquelles s’ajoutent l’examen des 13 dossiers numérisés et transmis préalablement à l’audience de jugement, soit au moins 20 minutes pour « parcourir » une soixantaine de pages numérisées en moyenne par dossier.

Ce qui donne au total pour une quinzaine d’heures de travail, un revenu horaire de 8,40 € imposable, c’est à-dire, 0,65 € (soit +8,40 %) de plus que le SMIC horaire net fixé depuis le 1er Janvier 2017 à 7,75 € net.
Cette situation a dû encore se dégrader avec l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018-03-10

Sans vouloir mettre en cause leur indépendance de jugement, il faut néanmoins admettre qu’à la différence des assesseurs « Conseil d’Etat », les assesseurs « HCR » doivent – semble-t-il – rendre régulièrement des comptes au HCR sur la nature des décisions prises. Or, nombreux sont les assesseurs « HCR » disposant de revenus précaires ou modiques qui complètent largement leurs moyens financiers par plusieurs audiences à la CNDA.

Il semble indispensable de ne pas laisser s’accroitre cet écart de rémunération.

La réforme du rôle des avocats

Les avocats « professionnels»

Problème de la concentration des dossiers entre quelques avocats, ce qui assure quasiment à leurs clients entendus en audience normale un délai important avant leur passage devant la CNDA.[1]Les « intermittents de l’AJ»

Ces avocats sont rémunérés sur la base de 16 unités de valeur (UV actuellement fixée à 32 €), soit 512 € par dossier plaidé devant la CNDA, sachant qu’en principe 2 dossiers leur sont attribués par jour d’audience, représentent environ 400 avocats concentrés pour l’essentiel sur les barreaux d’Ile-de-France.

La suppression possible de la procédure de demande d’attribution de l’Aide juridictionnelle (AJ)

Tous les demandeurs de l’asile ayant pratiquement droit à l’AJ[2], sauf si leur recours est :

  • Sollicité contre une décision de l’OPFRA rejetant une demande de réexamen dans le cas où le demandeur a été entendu par l’OPFRA et la CNDA devant laquelle il a déjà été assisté par un avocat au titre de l’AJ,
  • Est manifestement irrecevable (forclusion) ou infondé,
  • Les délais de dépôt de la demande ne sont pas respectés (15 jours après réception par le demandeur de la décision de rejet de l’OFPRA, mais le demandeur peut faire sa demande d’AJ au plus tard dans son recours).

On peut se demander quel est l’intérêt financier de maintenir cette procédure puisque selon le rapport d’activité de la CNDA pour 2017, le taux d’admission à l’AJ s’est élevé à 96,6 % sur 44 989 décisions rendues en 2017 et à 96,2 % sur 28 217 décisions rendues en 2016.  .

Des officiers dans les ambassades françaises

La création à titre expérimental d’un poste d’officier de protection dans une ou plusieurs des ambassades des pays ayant le plus grand nombre de demandeurs recensés sur les dernières années (Bangladesh, Albanie, RDC, Haïti) serait une bonne piste.

Placé auprès de l’attaché de sécurité intérieure (ASI qui est soit un policier ou un gendarme) il serait chargé de « crédibiliser » les nouvelles demandes dès leur dépôt devant l’OFPRA).

Le recensement des familles polygames

Bien qu’interdite en France, le nombre de familles polygames avait été estimé en mars 2006, dans un rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme entre 16 et 20 000 familles, soit près de 200 000 personnes.

Robert Martin 19/05/2018

[1] Dans une lettre ouverte au président de la République, le Syndicat des avocats de France (SAF) a fait état, lundi 14 mars, d’une correspondance adressée le 13 décembre 2010 par Brice Hortefeux, alors chargé de l’Intérieur et de l’Immigration, au Garde des Sceaux Michel Mercier dans laquelle il demande son intervention à l’encontre de Maître Gilles Piquois, avocat spécialisé dans le droit d’asile. La raison : cet avocat disposerait à lui seul “d’un stock de 1.700 dossiers” de demandeurs d’asile en cours d’examen devant la Cour national du droit d’asile (CNDA). …Me Piquois. Joint par l’Obs, il rejette en bloc les griefs contenus dans cette missive. Il assure ainsi que le chiffre évoqué par Brice Hortefeux [1700, ndlr] est bien au-delà de la réalité et pourrait “être largement diminué d’un tiers.”
“Compte tenu des limites de sa disponibilité pour participer aux audiences et de son refus de se faire substituer, cet avocat contribue aux difficultés rencontrées par la cour pour juger dans un délai raisonnable”, estime le ministre. Par conséquent, il juge que cette attitude “induit un coût non négligeable pour l’Etat” dans la mesure où ces demandeurs d’asile bénéficient “plus longtemps que d’autres” du dispositif d’hébergement et d’accueil prévu par la loi française. Brice Hortefeux s’appuie sur l’article 21.3.1.3 du règlement intérieur du barreau de Paris qui dispose que “l’avocat ne peut accepter une affaire s’il est dans l’incapacité de s’en occuper promptement compte tenu de ses autres obligations”.

[2] La circulaire du 19 janvier 2017, rappelle que les demandeurs d’asile ne sont pas soumis au contrôle de leurs ressources pour bénéficier de l’AJ.

Crédit photo : Emmanuel Macron – LeWeb 2014 [CC BY-SA 2.0], via Flickr

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