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20/04/2017

Estrosi sifflé au meeting de Fillon à Nice, fait appel à la Shoah pour condamner ceux qui ne veulent plus de lui

Le président de la région PACA, Christian Estrosi (LR), est à la politique ce que la girouette est au gré du vent, il varie souvent de position.

Il avait déjà mis un pied chez Emmanuel Macron. Mais François Fillon remonte dans les sondages. Alors Christian Estrosi a rejoint lundi le meeting de Fillon à Nice et y a pris la parole. Mal lui en a pris. Car il a été copieusement sifflé par le public, et même largement hué lorsqu’il a cru utile de critiquer Marion Maréchal-Le Pen, qui « ne trouve rien à redire à la scandaleuse déclaration de sa tante » Marine Le Pen sur le Vel d’Hiv. La foule a réagi en criant des « Ça suffit! », « Ce n’est pas toi qu’on est venu voir! », lorsque le président de la région PACA a continué son discours en parlant des « propos antisémites de Jean-Marie Le Pen » ou de l’alliance entre Marion Maréchal-Le Pen et les identitaires niçois.

Vexé par tant d’hostilité à son égard, Estrosi a réagi en tweetant. Avec un sens de la victimisation particulièrement développé, Estrosi a quasiment tenté de faire passer ceux qui l’ont hué pour des révisionnistes.

« Je veux dénoncer ceux qui ont sifflé les élus de leur famille, la Shoah et ont eu ces comportements à l’égard des journalistes.»

On lui rappelle encore une fois le temps où il s’affichait avec le Front National ?

http://www.medias-presse.info/estrosi-siffle-au-meeting-d...

L’élection présidentielle sous la menace des djihadistes de Daesh

Présidentielle-menace-terroriste.jpg

8845-20170420.jpgDeux djihadistes ont été arrêtés mardi à Marseille. Ils y préparaient un attentat imminent en pleine campagne présidentielle. Marine Le Pen tient précisément un grand meeting mercredi au Dôme de Marseille.

Au vu de l’arsenal découvert dans leur appartement marseillais, Mahiedine M., 29 ans, et Clément B., converti âgé de 23 ans (qui utilisait l’alias d’un islamiste tchétchène) avaient de quoi commettre un carnage. Le premier a douze condamnations de droit commun à son actif et le second deux. Ils se sont radicalisés à la prison de Lille-Sequedin où ils ont partagé la même cellule et sont tous deux fichés « S ».

La police a découvert un laboratoire clandestin complet destiné à fabriquer des ceintures d’explosifs à base de TATP, surnommé la « veuve de Satan », utilisé notamment par les tueurs de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre 2015. Ce TATP, trois kilos au total, était en train de sécher à des stades différents sur trois étagères quand les policiers ont fait irruption dans l’appartement. Une partie était prête à l’emploi.

L’attaque, vraisemblablement kamikaze à la ceinture d’explosifs sur le modèle du 13 novembre, était prête. Des boulons, pour accroître l’effet tueur des explosifs, ont été retrouvés pendant la perquisition. Des perruques permettant aux djihadistes de se glisser dans des rassemblements de foule, un masque des Anonymous et une cagoule, ainsi qu’une caméra Go-Pro. On se souvient que Mohamed Merah ou Amedy Coulibaly avaient filmé leurs massacres dans le but de les transmettre à l’Etat islamique.

Un drapeau de Daesh a été retrouvé sur place ainsi qu’un arsenal composé d’un fusil-mitrailleur Uzi, de trois armes de poing dont un pistolet automatique et d’un couteau de chasse. Mais aussi une une du Monde avec François Fillon sans que les enquêteurs aient encore établi précisément si c’était lui qui était directement visé ou d’une façon plus générale la présidentielle. Les services de sécurité de Macron, Fillon et Marine Le Pen avaient été avertis d’une menace avérée.

On a toujours intérêt à écouter intégralement les conférences de presse du procureur Molins qui livre les faits bruts. Alors qu’au fur et à mesure des commentaires des journalistes, des indices disparaissent.

On n’entend plus parler du Coran détenu par les deux terroristes ni des versets coraniques appelant à la vengeance au milieu de leur matériel de guerre.

Daesh veut frapper un grand coup à l’occasion du scrutin présidentiel en France. Le 6 février dernier, Dar al Islam, le magazine de propagande de l’Etat islamique, traitait encore de « cibles de choix » les « idolâtres du FN ».

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 20 avril 2017 (titre initial : « Présidentielle sous menace»)

https://fr.novopress.info/

Tepa debrief le débat à 11 2/3

Alerte rouge pour les classes moyennes : Macron veut leur mort

Sous ses allures de jeune premier, Emmanuel Macronn’a pas « un problème avec les classes moyennes », il veut tout simplement leur mort.

Nommé ministre des Finances le 26 août 2014, il avait commencé fort : moins de quatre mois après, le temps de préparer la loi de financement de la Sécurité sociale, il leur sucrait les prestations familiales. C’est-à-dire qu’il les modulait en fonction du revenu et les supprimait au-dessus d’un certain seuil. Au point que certains ont pu dire qu’elles étaient désormais réservées aux populations immigrées (les populations indigènes à faible revenu n’ayant, hélas, plus guère d’enfants). Le plafond du quotient familial avait déjà été baissé par Ayrault. Pour la première fois depuis la Libération, qui avait mis en place notre système d’allocations familiales, longtemps tenu pour un modèle, les Français n’y avaient plus tous droit. L’État a ainsi économisé un milliard. Ce projet avait déjà été agité par Juppé puis Jospin mais, jusque-là, il s’était heurté à la résistance du mouvement familial. Fatigue face à des assauts répétés ? Cette fois, il est passé sans difficulté. Il est vrai qu’il s’agissait d’une proposition parlementaire mais on sait que, en ces matières, le Parlement ne peut rien faire sans l’accord de Bercy. Derrière le quarteron de députées féministes qui avaient pris cette initiative, il y avait bien sûr Macron.

Son programme comporte deux allègement fiscaux majeurs : la suppression de l’ISF (pour les patrimoines financiers seulement) et celui de la taxe d’habitation, que presque tout le monde paye, mais qui, pour une moitié de la population qui ne paye pas l’impôt sur le revenu, est le seul impôt.

Par quoi remplacer ces allègements ? Cela n’est pas dit dans le programme qui a un caractère démagogique, mais on le sait par ailleurs : par un alourdissement de la taxe foncière, soit directe (il faudrait alors la doubler), soit sous la forme d’un loyer fictif venant s’ajouter au revenu imposable. Inutile de dire que cet alourdissement serait prohibitif pour certains foyers, dont beaucoup de retraités ayant laborieusement acquis leur petit pavillon tout au long de leur vie et qui sont déjà si lourdement imposés dans certaines communes qu’ils doivent consacrer à l’impôt foncier trois ou quatre mois de leur retraite. Cela ne gêne pas les promoteurs d’un tel projet, notamment Jean Pisani-Ferry, issu de France Stratégie, boîte à idées du candidat : c‘est délibérément qu’on veut, par là, obliger les Français à se détourner de l’immobilier pour les orienter vers les placements financiers

Les retraités évoqués devront donc vendre leur pavillon, redevenir locataires et acheter des actions. Il leur faudra « bouger ». En marche ! Il s’agit, en théorie, de réorienter l’épargne vers la production mais est-ce bien utile dans un pays comme la France qui regorge d’épargne ? L’autre grande forme de patrimoine populaire est l’assurance-vie. Là aussi, le candidat Macron se propose d’en abroger les avantages fiscaux pour l’imposer au taux unique de 30 %.

Exonérations aux deux extrémités de l’échelle sociale, alourdissement au milieu, ce sont bien les classes moyennes qui sont visées par le candidat Macron. La définition des classes moyennes a évolué avec le temps. Nous proposons d’y inclure tous les Français ayant un patrimoine, fût-il modeste, composé principalement d’immobilier (en général, la maison d’habitation). Cela représente environ 58 % de la population, dont une partie de la classe ouvrière, la majorité des natifs et, de fait, très peu d’immigrés. Tous ceux qui travaillent ou ont travaillé, excluant ceux qui sont assez riches pour ne pas avoir à le faire ou ceux qui vivent d’assistance. Comme dans la réduction des allocations familiales, on voit bien de quel côté penche Macron.

Déjà la loi Macron, transposant des directives européennes dont la philosophie est analogue, commençait à laminer les professions à statut (notaires, huissiers, en attendant les pharmaciens) qui, dans bien des banlieues, assurent encore un encadrement social minimum.

Il y a là plus qu’un choix politique ou social, il y a un choix de civilisation. Macron s’en prend à tous ceux, comme disait Brassens, « qui sont nés quelque part » (le chanteur en faisait partie !). À ceux qui ont une attache territoriale, un héritage reçu et à transmettre. Par derrière, le projet d’une société telle qu’en rêvent les élites mondialisées : des individus mobiles, sans culture, sans patrie, sans repères, sans attaches, « en marche » certes mais, comme les enfants qu’entraînait le joueur de flûte de Hamelin, en marche vers l’abîme.

Il vaut mieux que tous les gens de droite (et même de gauche) appartenant à la classe moyenne et qui envisagent de voter Macron aient cela à l’esprit.

http://www.bvoltaire.fr/alerte-rouge-classes-moyennes-mac...

19/04/2017

Hier soir sur TF1, Marine Le Pen a effectué « le Frexit en direct »

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Invitée hier soir de TF1, Marine Le Pen, partisan du Frexit – la sortie de la France de l’Union européenne – a exigé, et obtenu, d’apparaître sans que le drapeau européen soit placé derrière elle. Ce matin sur RTL, Pascal Praud a expliqué que cette demande était à la fois symbolique et justifiée.

Symbolique, car elle a opéré « le Frexit en direct, le Frexit avant l’heure ! »

Justifiée, parce que « le pavoisement des édifices publics – c’est le terme administratif – fait l’objet de textes précis : le drapeau tricolore français est le seul emblème qu’il convient d’arborer sur les bâtiments publics. Toutefois, le pavoisement des édifices aux couleurs de l’Europe est possible. Je ne dis pas que TF1 est un monument public, mais le drapeau européen n’a pas d’obligation juridique à être présent. Sur les portraits officiels des présidents, il n’apparaît qu’avec Nicolas Sarkozy. Constitutionnellement, l’étendard bleu-blanc-rouge est l’emblème de la nation. »

Pascal Praud a enchaîné :

« Si un candidat avait exigé le contraire – retrait du drapeau français au profit des seules couleurs européennes –, là ce n’était pas possible. Est-ce que Philippe Poutou peut imposer la faucille et le marteau ? Non, ce n’est pas constitutionnel. »

Et de conclure ainsi :

« Résumons-nous : Marine Le Pen refuse l’Europe fédérale, elle est souverainiste. Hier sur TF1, elle a joint l’image à la parole, ni plus ni moins. »

https://fr.novopress.info/

 

Tepa debrief le débat à 11 1/3

Polémique autour de Sens Commun : vers une redéfinition à droite ?

La polémique autour de Sens Commun est plus forte que celle qui avait eu lieu 'autour de la Droite populaire. On pressent par ailleurs que Sens Commun n'est pas un mouvement simplement électoraliste (seulement 7 membres sur 10 000 revendiqués ont été investis pour les législatives, et dans des circonscriptions difficilement gagnables, ce qui n'est pas le cas de NKM). Tout le monde s'attend maintenant à ce que Sens Commun entre au gouvernement si François Fillon était élu. Leur absence paraîtrait un désaveu. C'est un point de gagné pour eux. 

En revanche, ils ont été mis sur la défensive, alors qu'ils auraient pu réclamer le départ de Dominique Bussereau, Christian Estrosi et une clarification à François Baroin sur son laïcisme contradictoire avec les discours actuels de François Fillon. Pour les avoir défendus, contre Alain Juppé et Christian Estrosi notamment, François Fillon peut se considérer quitte de ce qu'il leur doit. Il leur a été rappelé qu'ils sont juste tolérés à LR. S'ils ont un ministère, ils auront donc intérêt à ne pas faire de vagues, car ils seront guettés et leur moindre écart (la presse dira "dérapage") sera pointé et sanctionné. C'est pourquoi c'est sans doute un scénario du type de Mme Boutin, qui les attend, au ministère du logement (avec le succès que l'on a connu sous Sarkozy...) - et non pas à la Famille, à l'Education ou aux Affaires sociales. Un scénario en 3 actes :  

  • acceptation de Sens Commun;
  • défense méritoire par François Fillon,
  • mais aussi risque fort de neutralisation.

Il faut dire que Sens Commun est bien utile (pour le moment) à François Fillon. Nous l'avons vu lors de la primaire LR : agitant le spectre d'un 2e tour Juppé/Sarkozy, ils ont appelé au vote utile en faveur de François Fillon, arrivé finalement largement en tête, très loin devant l'ancien président. Et Jean-Frédéric Poisson a ramassé les miettes. Pour le 1er tour, Sens Commun compte rééditer cette stratégie du vote utile. Et Christophe Billan ne s'en cache pas, ainsi que le rapporte Le Point :

"la force de frappe de cette task force militante permet d'atteindre, selon son président, "en instantané" près de 20 000 personnes, grâce à une stratégie numérique bien affinée qui utilise tous les outils, pas seulement le mail, mais aussi Facebook, Twitter, ou des applis comme What's App.

"Nous nous appuyons sur une architecture de réseaux en cascade, qui sont familiaux, professionnels et de conviction autour de chacun de nos membres, explique Christophe Billan. Le but, c'est de saturer ceux qui sont mobilisés et ceux qui pensent comme nous. On donne de l'information, on voit comment elle est perçue, comment elle se modélise, comment elle mobilise. Nous utilisons des expressions comme : l'unité du pays, protéger les plus faibles, redresser l'économie, préserver le bien commun."

Traduction : si vous avez peur de Macron, votez Fillon dès le 1er tour, ne vous dispersez pas à voter pour Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle ou François Asselineau... Et c'est bien le seul et unique objectif de Christophe Billan :

"Nous n'avons pas d'autre enjeu actuellement que de faire gagner François Fillon et de permettre une alternative crédible entre la posture révolutionnaire, la posture extrémiste et la vacuité de Macron. L'heure n'est pas venue d'évoquer un éventuel poste au gouvernement."

Et après ?

"Victoire ou défaite, après la présidentielle débutera un débat de fond sur ce qu'est la droite. Et Sens commun y aura un rôle à jouer en suivant notre intuition première selon laquelle le peuple de droite est à la fois conservateur – sur les valeurs – et libéral – pour aller vers un monde de progrès. Si on nous diabolise, c'est pour nous empêcher d'affirmer cette conviction."

Ce débat de fond sur la nature de la droite sera certainement le bienvenu. Et il ne devra pas éluder ce sujet rendu tabou par la gauche moraliste : l'alliance locale ou nationale de cette droite avec le Front National, contre cette gauche libertaire. Et pour briser ce tabou, il est évidemment essentiel que Marine Le Pen soit présente au 2nd tour cette présidentielle.

(merci à HV et FM)

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Attentat : une élection sous haute tension - Journal du mercredi 19 avril 2017

Le Démagogue et son Crétin

Bernard Plouvier

Les années électorales sont éminemment favorables à la prolifération des spécimens de ces deux variétés, indissolublement accouplées, car, sans son cortège de crétins qui ne demandent qu’à être dupés, le démagogue n’est rien. Comme les hystériques et les psychopathes, le démagogue ne vit que du regard et de l’attention d’autrui.

Ceci n’a rien de spécifiquement français ni de moderne, on le reconnaît volontiers. Mais l’An 2017 en France est manifestement un grand cru de la démagogie et du crétinisme, au moins en deux registres : l’économie et la Nation.

À l’origine, le mot « économie » signifiait l’organisation de la vie au sein de la famille. Au XVIIIe siècle en Europe, l’on se mit à parler d’économie politique pour désigner la production et la distribution des produits, ainsi que l’organisation du travail au sein d’un État. Au XIXe siècle, on abrégea l’expression en « économie » et tout le monde comprit que l’on était passé du particulier au général.  

Quel que soit le système politique, économique et social, il y aura toujours des riches et des pauvres, et de façon légitime. Il est logique qu’un individu très travailleur et brillant gagne davantage d’argent que le crétin ou le paresseux. Il est évident que le sous-doué et le sous-productif n’ont pas droit aux mêmes salaires et primes que leurs antithèses. La véritable justice sociale repose sur le fait que chacun reçoive son dû, en fonction de ses seuls mérites.

Ce ne sont pas les disparités de fortune qui sont critiquables si elles reposent sur une activité honnête. C’est l’absence de reconnaissance du travail utile et la prime donnée aux techniques financières et à l’exploitation abusive du travail d’autrui qui sont ignobles… soit les deux fondements les plus évidents de l’économie globale.

Un État fondé sur l’éthique doit déterminer pour chaque emploi ce qu’est le juste salaire et faire participer les véritables travailleurs aux bénéfices de leurs entreprises. Est parfaitement illégitime la richesse gagnée sans effort ni mérite ou de façon malhonnête. L’État voué au Bien commun doit lourdement taxer le produit de la spéculation, assimilée au vol, et confisquer l’argent de la corruption et du crime organisé.

Si la définition de la démocratie est l’égalité de tous devant la loi, la justice sociale ne peut qu’être l’expression de la méritocratie. Pleurer sur la misère des sous-productifs et des sous-doués n’est d’aucun intérêt pour personne. Aux pauvres et à ceux qui sont destinés à le demeurer une génération après l’autre, par l’effet de leur bêtise, de leur paresse ou de leur médiocrité, certains ont voulu proposer un dérivatif.

Aux XIXe et XXe siècles, les sectateurs des Dioscures Marx et Engels se sont faits les chantres de la guerre des classes sociales, ce qui a enchanté les sous-doués haineux et violents. Les régimes fondés sur l’utopie communiste se sont effondrés sous le poids de l’inefficacité, liée à la sottise institutionnelle, à la corruption, au népotisme et au favoritisme, mais il demeure quelques dinosaures de la démagogie pour vanter la qualité de ce poison économique et social.

De nos jours, l’argent est redevenu la seule divinité adorable : tout est sacrifié au culte du profit maximum et immédiat. Et ce, pour enrichir toujours davantage la caste des super-riches : les grands actionnaires et leurs féaux serviteurs du petit monde des technocrates, des politiciens et des manipulateurs d’opinions publiques.

Le Système est vicié par la profonde sottise des jouisseurs amoraux qui dominent les milieux de l’économie depuis le début de l’ère mondialiste, quand les impératifs financiers l’ont emporté sur la logique de la saine entreprise : entre les années 1980 et 1995, selon les grandes zones planétaires. Les nouveaux maîtres, par leur irréflexion et leur cupidité malsaine, ont multiplié les motifs d’explosion sociale en tout pays évolué.

Ils ont lassé les meilleurs travailleurs en instaurant une instabilité professionnelle touchant non plus seulement les fainéants, les trublions et les médiocres, mais aussi les plus performants. Une société progresse quand les meilleurs – les plus intelligents, les plus inventifs, les plus efficaces, les plus travailleurs – peuvent espérer une promotion sociale, fondée sur leurs mérites. Ce fut toujours le stimulant des pauvres actifs et ingénieux, qui se hissaient, en une ou deux générations, au niveau des classes moyennes voire supérieures.

L’absurde société globalo-mondialiste offre trois grandes causes de déstabilisation personnelle et d’aspiration à la subversion politique et sociale.

1 - Ne plus pouvoir accéder à une fonction de responsabilité alors que les mérites personnels et les services rendus justifient cette promotion, et ce en raison d’un népotisme ou d’un favoritisme (de causes raciale, sectaire – religieuse ou maçonnique -, ou relationnelle, pour caser les rejetons des amis et des actionnaires ou les amants et amantes du moment).

2 - Pour un honnête travailleur, ne plus avoir la possibilité d’acquérir son logement du fait d’une spéculation immobilière effrénée, ou de le conserver à cause de l’instabilité de la vie familiale induite par le féminisme hystérique, qui banalise les divorces liés au désir de la princesse de dominer son mâle.

3 – La délinquance, la criminalité et l’activisme religieux d’immigrés issus d’autres continents et qui se comportent en conquérants, alors même qu’ils sont arrivés en mendiants.

Ce sont ces problèmes que d’authentiques gouvernants doivent s’attacher à résoudre et rapidement… avant que ne survienne l’explosion violente génératrice de morts et de dégâts.

Enfin, l’unique réponse à donner aux agités du bocal qui viennent à nouveau proposer à la Nation française le brouet marxiste, à la sauce bolchevique, léniniste, stalinienne, trotskiste, maoïste, castriste, etc. est de rappeler cette profonde vérité : la Démocratie ne repose que sur l’égalité des droits et sur la méritocratie. Il est vrai que ce sont les fondements des régimes populistes où la Nation est homogène.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Général Martinez : « le devoir de réserve doit être rompu » !

D’anciens hauts gradés de l’armée française interviennent de plus en plus en politique. Pourquoi ? Quels dangers veulent-ils contrer ? Sputnik a interviewé le Général Martinez. Un entretien choc.

L’expérience militaire précède-t-elle la sagesse politique ? Certains ont pu le penser mais la période récente pourrait les contredire. Nous avons en effet observé un phénomène ces derniers mois, phénomène associé à trois noms, ceux des généraux Tauzin, Picquemal et Soubelet. Ceux-ci semblent cependant avoir échoué à faire entendre leur voix.

Le premier en essayant de se présenter à l’élection présidentielle, le deuxième en participant à des manifestations contre l’accueil de migrants et le troisième en rejoignant Emmanuel Macron avant de le lâcher, déçu devant les ralliements de personnalités du gouvernement sortant.

Mais un quatrième haut gradé de l’armée française prend maintenant la parole : le Général Martinez vient tout juste de publier l’essai Quand la grande muette prendra la parole (publié aux éditions Apopsix). Son argument est clair : face à la crise que nous traversons, l’armée a un rôle à jouer.

Ceci pourra faire peur à certains, alors affrontons les choses… écoutez l’entretien dans son intégralité :

Briser le devoir de réserve

« Les forces armées exercent un sacerdoce. Bien sûr, elles sont à la disposition d’un gouvernement, mais le sacerdoce s’exerce avant tout au service du peuple. Nous avons dû subir des drames inacceptables sur notre sol. (…)

Je considère que le devoir de réserve à un certain moment doit être rompu, c’est le devoir d’expression qui doit avoir droit, compte tenu de la situation que nous connaissons (…)

Quel est le rôle du politique, au sens noble du terme ? D’assurer l’unité de la Nation et la protection de la collectivité dont il a la charge. Aujourd’hui, ça ne semble plus être la priorité de nos responsables politique. (…) je les rassure : les militaires sont légalistes et légitimistes, il ne faut pas voir en arrière-plan de ce titre des velléités de coup d’État ! [Mais] le moment est venu de briser le silence pour provoquer le sursaut qui est nécessaire. »

Le défi migratoire

« Qui remettrait en cause l’apport de l’immigration depuis un siècle ou deux ? Personne. Le problème qui se pose aujourd’hui, c’est l’immigration massive, incontrôlée, injustifiée et qui plus est, une immigration hostile à notre civilisation, à notre culture. Certains nous parlent d’une immigration de portugais, d’espagnols, d’italiens, de polonais. Certes, mais cette immigration était européenne et donc de culture commune. L’assimilation a bien joué son rôle : dès la deuxième génération, les individus se sentaient Français. Là, le problème est différent, face à une immigration de culture totalement différente. Je parle de l’islam. Il y a un certain nombre de problèmes que l’on ne peut pas occulter (…) l’islamisme c’est l’intégralité de l’islam : la lecture du texte sacré à la lettre.  »

La rébellion de l’État-major français

« Les forces armées ont été réduites de 54 000 hommes entre 2008 et 2015. Le gouvernement du Président actuel prévoyait de réduire encore de 34 000 hommes. Soit près de 90 000 hommes. Or les missions n’ont pas été modifiées et depuis la fin de la guerre froide, nos forces armées n’ont jamais autant été engagées à l’extérieur. Et nous sommes aujourd’hui, compte tenu de la menace islamiste, contraints de faire intervenir celles-ci sur notre territoire. Ça pose énormément de problèmes au niveau des relèves. Arrive cette opération Serval [au Mali] (…). Le chef d’Etat-major des armées et les chefs d’Etat-major des trois armées, devant cet obstacle majeur, ont rendu compte au Ministre de la défense, en disant qu’ils étaient prêts à démissionner. Peu de citoyens le savent : s’ils avaient déposé leur démission, il y avait une bonne vingtaine de généraux prêts à suivre leurs chefs. Un précédent a été créé. (…) Il faut briser le silence pour permettre un sursaut. Le politique hésite beaucoup : s’il n’est pas mis devant des situations dramatiques, les décisions ne se prennent pas.  »

Des djihadistes parmi les migrants ?

« C’était une promesse de l’État islamique : il avait promis 500 000 migrants. Il faut savoir que dans le flux de ces migrants, il y a eu un certain nombre de djihadistes infiltrés : pour ceux qui ne voudraient pas le croire encore, je les renvoie aux différents attentats, notamment ceux du 13 novembre. Parmi les huit djihadistes, deux (…) avaient posé le pied sur le territoire grec le 6 octobre 2015. (…) Sur l’ensemble du territoire européen, ils ont réussi à installer un maillage. La menace non seulement est extérieure, mais aussi intérieure (…) quand on voit le nombre de djihadistes, des « enfants de la République Française » qui sont actuellement en Irak ou en Syrie sous le drapeau de l’État islamique (…) Je rappelle quelques faits qui se sont produits au cours des dernières années : une mutinerie sur le porte-avion Foch ou le cas de quatre militaires qui ont refusé d’être déployés en Afghanistan pour des raisons religieuses, ou notre ministre de la Défense, obligé de reconnaître en début d’année que nous avions d’anciens militaires français sous la bannière de l’EI. (…) Comment éviter la partition ? Les fameux ‘territoires perdus de la République’, c’est là que ça se passe. »

Une convergence des luttes

« Pour que nos chefs militaires, collectivement, brisent le silence pour provoquer ce sursaut, il faut qu’ils sachent qu’une bonne partie des citoyens français considèrent que l’institution militaire est l’un des rares à pouvoir un rétablissement de la situation. Comme briser ce devoir de réserve n’est pas dans la tradition, c’est aussi la responsabilité des citoyens (…) pour démontrer qu’ils sont prêts à manifester pour défendre leur identité. » 

Source: Sputniknews

http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/...

Roland Hureaux : D'une crise à l'autre : l'euro la mondilisation la France l'Allemagne

Pourquoi Marine est désignée comme l’ennemie à abattre?

Une campagne politique se nourrit aussi de symboles mais certains ne sont pas du goût des garde-chiourmes de  l’orthodoxie bruxelloise qui se ont émus de ce que Marine Le Pen ait demandé (et obtenu) de TF1  que le drapeau européen ne figure pas dans le décor  pour son passage dans l’émission politique Demain, Président . Le drapeau tricolore est bien  obligatoire quand il s’agit de pavoiser  les édifices publics notamment, mais nullement le drapeau européen. De symbole il est encore question avec le   « projet d’action imminente » selon le procureur de Paris, François Molins,  l’attentat projeté  visant potentiellement une personnalité politique engagée dans la présidentielle,  qui avait été décelé ces derniers jours par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).  Le converti  Clément B., 23 ans, proche de la communauté tchétchène de Nice  et Mahiedine M., 29 ans,  deux suspects, fichés « S » de nationalité française qui se sont  connus en 2015  à la prison de Sequedin (Nord), incarcérées alors  pour des faits  de droit commun,  ont été arrêtés  hier  à Marseille. Des armes,  un sac de boulons,  une caméra Gopro et  trois kilos d’explosif artisanal TATP ont été découverts dans leur appartement. Un explosif instable, difficilement transportable, qui laisse penser aux enquêteurs que les islamistes voulaient  frapper certainement  la capitale phocéenne, là où Marine Le Pen tient justement une grande réunion publique ce soir…  Fous d’Allah qui ont  utilisé  ces derniers jours  des armes chimiques contre l’armée irakienne à l’offensive  contre les milices de l’Etat  Islamique (EI) ,  et qui ont encore ensanglanté la Syrie samedi. Un attentat-suicide mené aux abords d’Alep  par  les djihadistes combattant la République Arabe Syrienne,  au bilan terrible - au moins 126 personnes tués, dont 68 enfants. Ce sont encore et toujours les personnalités les plus résolus à résister, les Etats clés qu’il s’agit  de déstabiliser, d’éliminer, qui sont visés par les partisans du chaos et autres illuminés plus ou moins manipulés…

Dans ce climat inquiétant, devant les périls encore plus nombreux qui s’accumulent à l’horizon, c’est de lucidité, de fermeté, d’ordre, d’un cap clair,  dont les Français ont besoin à la tête de la France et non d’un   grand diseu petit faiseu  interchangeable,  du même acabit que ceux que nous subissons  depuis des décennies. Le tout  dernier sondage  Kantar Sofres-OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI indique pourtant que nos compatriotes continueraient à qualifier Emmanuel Macron pour le second tour avec  avec 24% des intentions de vote,  dans un mouchoir de poche avec Marine Le Pen créditée de 23% des suffrages.  Selon cette même enquête François Fillon devancerait Jean-Luc Mélenchon d’une courte tête ( respectivement 18,5% et 18%), loin devant Benoit Hamon (8%),  Nicolas Dupont-Aignan  (4%) ,  Philippe Poutou (2%)

Restons dans le domaine de la symbolique évoqué plus haut, puisque un article du Point   nous révèle le lieu initialement prévu pour la rencontre programmée rencontre  aujourd’hui  entre François Fillon et Alain Juppé.  « Pour immortaliser la poignée de main de la réconciliation avec le Bordelais »,  la rencontre dans les  « les couloirs de l’école 42 de Xavier Niel »  a finalement été « annulée par crainte d’agitation estudiantine autour des affaires –, elle aura finalement lieu dans l’entreprise Deezer à Paris. »

On reste ainsi  assez stupéfait par ce choix  premier car ce n’était pas tant le risque de l’agitation estudiantine qui aurait fait mauvais effet que  celui  d’un lieu appartenant  à Xavier Niel, passé du minitel rose à la téléphonie,  soutien officiel d’Emmanuel Macron, patron de l’opérateur de téléphonie Free  associé avec le militant milliardaire rose  Pierre Bergé  et  le banquier Matthieu Pigasse, tous trois à la tête du groupe Le Monde, L’Obs, Télérama, La Vie, Courrier International.… Personnalité symbolisant là aussi la mainmise des grands groupes financiers sur l’information. 10 milliardaires possèdent ainsi  90 % des quotidiens nationaux,  des télévisions et radios de grande audience.  Outre l’attelage Niel-Berger-Pigasse,  on peut citer Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Vincent Bolloré (Canal+), Martin Bouygues (TF1, LCI, TMC…),  Serge Dassault (Le Figaro), Patrick Drahi, autre soutien affiché de M. Macron, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), François Pinault (Le Point),  Arnaud Lagardère (Europe 1, Elle, Paris-Match...)…

Gros médias qui privilégient l’idéologie dominante et servent de chambre d’écho aux adversaires du FN.   Le Monde est toujours à la manœuvre dans les grandes occasions, ce fut le cas encore ces dernières heures dans cette toute dernière ligne droite avant le premier tour, avec la mise en ligne d’une tribune à charge de de  25 Prix Nobel, dénonçant  le programme eurosceptique  du Front National,  dans laquelle même  Joseph Stiglitz  est convoqué pour y aller de son admonestation obligatoire.   Mais nous ne sommes plus ici dans la raison objective, il s’agit de faire oeuvre de militantisme, comme le note implicitement d’ailleurs la déclinaison francophone du  Huffington Post dirigé par Anne Sinclair: « Si Joseph Stigtlitz refuse d’être associé au Front National, il a pourtant dressé un diagnostic sans pitié de l’échec de la monnaie unique dans son dernier livre L’euro : Comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe. »

Un quatrième pouvoir rappelle Benjamin Dormann dans Éléments,  qui a clairement fait son choix, en adoubant le leader d’En Marche! et en gardant sous le coude l’hypothèse Fillon en cas de qualification de ce dernier pour le second tour. Médias dominants qui  se taisent  sur « les zones d’ombres d’Emmanuel Macron, membre des Young Leaders (…) ce réseau franco-américain élitiste (…),  un des sept français participants au Groupe Bilderberg en 2014, aux côtés de  Fleur Pellerin, de François Baroin (promis au Poste de Premier ministre en cas de victoire de M.Fillon, NDLR), de Nathalie Nougayrède alors directrice du Monde  et d’Henri de Castries, président de ce puissant réseau d’influence internationale » et soutien de François Fillon . C’est ce même Henri de Castries qui fait le lien entre un Macron et un Fillon qu’il a intégré au groupe Bilderbeg. Soutien de Nicolas Sarkozy en 2007, il apporté sa participation financière à la campagne de Hollande  en 2012.   Toutes choses qui permettent  de mieux comprendre pourquoi  Marine Le Pen est désignée comme l’ennemie à abattre par les tenants  du capitalisme planétaire d’obédience mondialiste,  avec une unanimité qui doit interpeller les Français note Bruno Gollnisch. 

https://gollnisch.com/2017/04/19/marine-designee-lennemie...

Conférence présidentielle n°5 : « La France face au défi terroriste » | Marine 2017

Marine et nos fondamentaux…au zénith face au déclin programmé !

drapeau-francais-300x225.jpegIl y avait la belle et très chaude ambiance des grands soirs, beaucoup de jeunes hier au Zénith de Paris où Marine tenait son avant dernière réunion publique (la prochaine est à Marseille mercredi) avant le premier tour. Une allocution perturbée quelques petites secondes par l’irruption d’une Femen sur scène, vite évacuée, et par la tentative de chahut d’une autre dans la salle, toute aussi vite refrénée. Si ces humanistes et progressistes aiment souiller nos églises, ces chiennes de garde de l’ordre libéral-libertaire ne se trompent pas en attaquant la candidate d’un mouvement incarnant en effet la défense de valeurs qui sont les piliers de notre civilisation helléno-chrétienne.  L’extrême gauche à capuche  s’est elle aussi manifestée. Éternels idiots utiles du capitalisme hors-sol, d’une euro-atlantisme qui en toute logique  désigne  le FN comme son adversaire le plus sérieux, les antifas se sont employés à créer un climat de violence autour du Zénith. Les policiers et les Français votant FN ont été agonis d’insultes, visés par des projectiles et des cocktails Molotov - ce fut le cas de Gilbert Collard et son épouse à leur arrivée sur place. Tensions qui ont débuté dés le rassemblement anti FN organisée la veille par les mêmes groupuscules immigrationnistes dits antifascistes,  avec le soutien des partis de gauche et d’extrême gauche,  et qui avaient pour but de dissuader patriotes parisiens et de la proche banlieue d’aller écouter Marine.

Les médias ont souligné que cette réunion hier soir a vu  Marine Le Pen revenir dans son discours aux fondamentaux frontistes, pointant notamment une vibrante défense pour la liberté des femmes menacée par la montée des violences physiques et  communautaristes,  le vœu d’un « moratoire immédiat sur toute l’immigration légale ». Il est vrai que la dénonciation des cinq i (immigration-invasion, inversion des valeurs dés l’école, insécurité endémique, islamisme radical prosélyte et terroriste, impôts confiscatoires…) est plus mise en avant dans cette dernière ligne droite avant le premier tour.

Il s’agirait pour la candidate national de se démarquer et de contenir l’embellie sondagière d’un Mélenchon reprenant des thématiques du FN  ( disparition des services publics, paupérisation de la France périphérique, dictature bruxelloise, ravage du capitalisme spéculatif, soumission à l’Otan…) et d’un Fillon martelant sa (re)découverte de l’identité française, de ses racines, les promesses de 2007 d’une maîtrise de l’immigration et de la pression fiscale pesant sur les ménages, nos commerçants-artisans, nos entreprises…

Au delà du calcul tactique qu’on lui prête, et qui n’est bien sûr pas absent d’une campagne, Marine a aussi plus profondément, à quelques jours du 23 avril, rappelé l’importance fondamentale de cette élection. Un scrutin déterminant en ce qu’il est « un enjeu de civilisation ». Civilisation dont tous les adversaires les plus sérieux du Mouvement national patriotique , du candidat du Grand orient socialo-trotskyste de la France (pseudo) insoumise, à celui de l’eurolibéralisme de l’attelage LR-UDI, se sont employés à abattre les murs porteurs par leurs (in)actions depuis qu’ils sont entrés en politique.

Un enjeu civilisationnel car nous sommes à la croisée des chemins, et la candidate du FN , elle l’a redit ce matin au micro d’Elizabeth Martichoux sur  RTL,  est  la seule à porter un discours  cohérent pour protéger la France et les Français, dans son refus des  deux fléaux enfantés par la mondialisation, un libre-échangisme destructeur et une immigration sauvage qui ne l’est pas moins;  deux faces d’une même médaille note Bruno Gollnisch que les Fillon, Macron, Mélenchon ne veulent ou ne peuvent appréhender  dans leur simultanéité.  

Un Emmanuel Macron qui était aussi hier soir en meeting à Paris, à  Bercy, dans une capitale boboland où il se sent chez lui, envoyant des bisous au public sous des projecteurs multicolores, façon nrj music awards...  Comme à son  habitude, le candidat de Hollande, Bruxelles, Minc, Attali, BHL, Soros, Merkel, et des fonds de pension yankees a dévidé la pelote de ses formules creuses, dénonçant  « l’enlisement » de la France « depuis vingt ans »… tout en louant le Jacques Chirac de la « fracture sociale »  – slogan , escroquerie marketing qui plait forcément au fondateur d‘En marche! - ,  dont les deux calamiteux septennats marqué par l’immobilisme ne sont pas pour rien dans le déclassement de notre pays… comme le fut à son niveau la participation de l’ex de la banque Rothschild au quinquennat Hollande.

Objet publicitaire (interchangeable) placé en tête de gondole  par un Système  tentant de sauver sa peau, l’inquiétante entourloupe  Macron, façonnée par des médias complaisants,  tiendra-t-elle jusqu’au 7 mai? Faut-il croire aux sondages qui démontreraient l’assise qui est la sienne au sein de l’électorat?  Sondages dénoncés par Alain Garrigou, fondateur de l’Observatoire des sondages, qui affirme  qu’ils « ne valent rien très longtemps avant l’élection, et quand ils commencent à valoir quelque chose, ils ont des effets sur les conduites. Ils encouragent notamment le vote stratégique au détriment du vote d’adhésion ».  Une élection marquée plus globalement par une stratégie visant à faire de M. Macron le candidat idéal face à Marine Le Pen, comme l’analyse Michel Geoffroy sur le site Polemia.  Les Français trancheront, espérons-le en toute connaissance de cause.

https://gollnisch.com/2017/04/18/marine-nos-fondamentaux-...

J'ai besoin de Marine. Diffusion du clip au meeting de Paris.

50 fiches de désintoxication sur l'immigration

57% des Français trouvent les immigrés trop nombreux ; 80% de nos concitoyens partagent l’idée selon laquelle parmi les très nombreux migrants qui arrivent actuellement en Europe, il se trouve des terroristes potentiels,… : ces vérités incontestables sont murmurées doucement, dissimulées par les médias de l’oligarchie bon tons incapables de se confronter au réel. Jacques Bompard révèle au détour de cinquante fiches détox ces réalités sur l’immigration !

Qu’est-ce qu’un immigré ? Quelles sont les véritables aspects du grand remplacement ? Quels sont les impacts des procédures françaises et européennes sur l’immigration ? Tant de questions auxquelles répondent ces fiches argumentées, s’interrogeant sur les phénomènes historiques qui ont encouragé le mouvement migratoire. « Qu’il faille exclure les clandestins, nous en sommes d’accord. Qu’il faille réduire le nombre des immigrés venus régulièrement, j’en suis convaincu et c’est pourquoi la loi de réinsertion dans leur pays a été adoptée au gouvernement Mauroy. Il faut continuer », soulignait François Mitterrand dans les années 1970. Une citation que les grands médias semblent oublier et que rappelle le député de Vaucluse.

Au rythme de quinquennats aveuglés par les aspirations partisanes, l’immigration est devenue un argument de campagne, destiné à servir les velléités de politiques libertaires et démagogues. Un argument qui pèse lourdement sur le contribuable : à l’heure où la pauvreté des Français atteint des seuils particulièrement élevés, ce sont les 150 000 € par jour dépensés à Calais pour assurer la sécurisation d’une ville française submergée par des vagues migratoires incessantes ; ce sont les millions de subventions publiques dépensés pour une Cité de l’Immigration aux ordres d’une administration tentant de légitimer des politiques inanes.

Alors qu’à l’Est, le groupe de Visegrad propose de réguler raisonnablement les flux migratoires, incite à résoudre ses problèmes démographiques par le regain de sa politique familiale, la France préfère remplacer sa population. A l’heure où l’Allemagne reconnaît que sa politique d’accueil systématique se révèle chaque jour un peu plus désastreuse, la France préfère continuer d’accueillir des populations qu’elle n’a pas le luxe de recevoir.

Ce sont tant d’éléments que les Cinquante fiches détox sur l’immigration révèlent. A la veille de l’élection présidentielle, les politiques migratoires actuelles ne peuvent rester en vigueur. Pour préserver l’identité française, c’est à l’aune du réel, au service du Bien Commun, que doit s’inscrire la politique migratoire du prochain président français.

Michel Janva

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Face à la gauche, le vote utile, c’est Marine, pas Fillon !

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À quelques jours du premier tour, la pression de la part de certains supporters fillonnistes se fait plus intense, tant auprès des électeurs de Dupont-Aignan que de Marine Le Pen. Face à la gauche, le seul vote utile serait le vote Fillon car c’est lui qui aurait le plus de chances…

Ce paradigme ne résiste pas longtemps à un examen attentif. Même s’il convient d’être prudent sur les sondages, dans les projections du second tour, face à Macron, Marine Le Pen fait un meilleur score que Fillon. Elle est donnée entre 37 et 41 % alors que Fillon ne dépasserait pas la barre des 35 %. Par conséquent, si l’on s’en tient à un argument purement pragmatique, face à la gauche, il vaut mieux voter Marine que Fillon, notamment parce que ce dernier, au second tour, ne ralliera pas les classes populaires.

En réalité, lorsque l’on creuse un peu, on s’aperçoit que cet argument n’est souvent qu’un prétexte. Si véritablement la défaite de la gauche était la priorité de la droite, on ne comprend pas pourquoi les ténors de la droite n’hésitent pas à jurer qu’en cas de second tour Marine/Macron, ils voteraient sans hésiter pour Macron.

Bien plus : Gérard Larcher, l’un des soutiens les plus importants des Républicains, n’hésite pas à s’afficher aux côtés de la ministrable NKM, de la féministe LGBT Caroline Mécary, de BHL ou encore de Caroline Fourest à un rassemblement prétendument antiraciste prévu ce 18 avril à la Mutualité, avant de se décommander in extremis.

C’est dire si le champion de la droite des « valeurs » présente des gages de rupture peu rassurants.

Mes amis, ne cédons pas à l’affolement de dernière minute et gardons le calme des vieilles troupes. Le véritable enjeu de cette élection n’est ni économique ni budgétaire, même si ces questions sont essentielles. L’enjeu est civilisationnel. Il s’agit de préserver ce qui reste de la substance même du peuple français, de son identité face à un raz de marée migratoire voulu notamment par un patronat irresponsable, en particulier le MEDEF qui y voit une main-d’œuvre bon marché. Et face à ce raz de marée, Marine a plus qu’une longueur d’avance sur un François Fillon qui, en 2004, se déclarait favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe et qui, trois ans plus tard, a fait ratifier par voie parlementaire un traité que les Français avaient pourtant massivement rejeté.

Le vote utile, c’est un vote pour ses convictions et non pour des hommes qui ont contribué pendant des décennies, lorsqu’ils étaient ministres, au déclin de la France. Pourquoi feraient-ils demain ce qu’ils n’ont pas fait hier ?

Alors, dans cette dernière ligne droite, chaque voix patriote comptera et chacun doit encore se mobiliser pour convaincre les indécis et les hésitants de voter Marine Le Pen. Comme le disait le général et théoricien militaire Carl von Clausewitz, « la victoire appartient à ceux qui tiennent le dernier quart d’heure »

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Marine Le Pen : « Le 23 avril, ne vous trompez pas ! » | Marine 2017

L’hebdomadaire Minute craint l’abstention des électeurs de droite

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Minute-Présidentielle-Droite-251x350.jpgPour l’hebdomadaire Minute, qui affiche en Une un panneau « Pêche interdite », le principal risque du scrutin de dimanche est celui de l’abstention des électeurs de droite :

« Hier imperdable pour la droite, l’élection présidentielle est devenue imperdable pour la gauche ! Après cinq années de Hollande ! Aux fous ! Tout cela parce que les électeurs de droite, ultra majoritaires, se demandent s’ils vont aller voter ou songent à apporter leur suffrage à un petit candidat » :

« On arrête les conneries ? »

« Les électeurs de droite ont des états d’âme », assure Minute :

« Les uns parce que Marine Le Pen n’a pas fait campagne sur l’identité, semble considérer que l’islam a toute sa place dans notre pays dès lors qu’il est “modéré“, et défend les “acquis sociaux“ comme les 35 heures ou la retraite à 60 ans. Les autres parce que François Fillon s’est fait prendre les doigts dans le pot de confiture, alors qu’il s’était présenté comme le candidat vertueux qui venait rompre, sur la base d’un programme libéral-conservateur plébiscité par les électeurs de la primaire de la droite et du centre, avec les années Sarkozy couronnées, si l’on peut dire, par les multiples mises en examen de celui-ci. »

« L’issue du premier tour, insiste l’hebdomadaire, ne dépend que d’une chose : du coup de pied aux fesses que les électeurs dont le cœur penche à droite vont se donner, ou pas, pour que les deux seuls candidats de droite ayant une chance de l’emporter s’opposent au second tour et que nous soyons débarrassés de la totalité des postulants de gauche. »

« Un second tour entre Marine Le Pen et François Fillon, explique Minute, ce ne serait pas seulement l’assurance d’être débarrassés des différents gauches pour cinq ans, ce ne serait pas seulement la configuration la plus favorable pour que Marine Le Pen accède à l’Elysée, ce serait aussi, vis-à-vis de François Hollande qui rêve de survivre par procuration en soutenant Emmanuel Macron, vis-à-vis des puissances financières qui ont également misé sur le jeune loup du progressisme libéral-libertaire, vis-à-vis des juges qui croient pouvoir faire l’élection, vis-à-vis de tout le système politico-médiatique qui ne songe qu’à sa perpétuation, un gigantesque bras d’honneur »

Et de conclure ainsi :

« Le bras d’honneur à tous ceux qui nous emmerdent depuis un demi-siècle, c’est le vote et c’est le vote à droite ! »

https://fr.novopress.info/

La fin d’une République ou la promesse d’un nouvel État ?

Bernard Plouvier

La mocheté morale de la campagne de la présidentielle (et ce sera pire lors des législatives suivantes) ne fait que révéler la profondeur de notre déchéance : la Nation française, submergée d’inutiles alluvions d’origine extra-européenne, est aveulie, vulgaire, minable.

Cela n’est nullement une nouveauté dans l’histoire de la France. L’époque des ultimes Mérovingiens puis celle des derniers Carolingiens, la Guerre de Cent Ans, le règne du controversé Louis XVI, les années 1899-1912, la triste décennie 1931 sq. furent des exemples de dépression de la volonté nationale et de vie végétative, suivies d’un extraordinaire regain d’activité, souvent brouillonne, mais pleine d’énergie et de gloire, donnant naissance à ces mythes historiques qui soudent la collectivité

L’on se moque des turpitudes et des crimes d’un Charlemagne ou d’un Philippe II (devenu Auguste, soit : un roi qui se voulait l’égal de l’Empereur germanique, après la victoire de Bouvines) ; l’on n’a rien à faire des guillotinés de la Terreur et des agissements des soudards de 1792 à 1805, des offensives stupides et criminelles d’un Joffre ou d’un Foch, ou encore de l’énorme part de supercherie des « épopées » gaulliste et de la Résistance.

Il suffit que ces actions aient fait rêver la Nation et, qu’en dépit de leurs échecs apparents, de leurs erreurs et/ou de leurs imperfections, une Jeanne d’Arc, un Napoléon, le Pétain des années 1914-18 et de l’An 40, le De Gaulle du 18 juin 1940 et quelques héros qui ont laissé une trace dans l’histoire nationale, servent d’exemples (ou d’archétypes, comme disent les savants).

Tout (ou presque) est faux dans l’histoire telle qu’elle est racontée par les aèdes officiels des universités & des media, mais cette narration fortement idéalisée est indispensable à la vie d’une Nation : elle soude la collectivité et enseigne les vertus de noblesse et d’abnégation au service de la collectivité, du dévouement à l’État lorsque ses chefs en paraissent dignes, éventuellement du sacrifice suprême pour la grande cause.

De fait, rien n’est enthousiasmant, ni même beau dans la Ve République agonisant dans les malversations et l’absence de fierté nationale, parce que ses soi-disant élites se sont vendues aux multinationales, se vautrant avec délices dans le monde du fric aisément gagné et du mensonge de propagande. On veut bien reconnaître que l’un ou l’autre des candidats inconnus sont sincères et prononcent des paroles qui ne sont pas sottes, mais qui va suivre des cuistres de sous-préfecture ?

Ce n’est pas d’un Président de la République, comme elle en a trop vus, dont la Nation a besoin, mais d’une grande aventure – que l’on peut nommer « projet politique », si l’on n’est pas trop écœuré par l’adjectif, dénaturé par des milliers d’élus inefficaces, ineptes et trop souvent malhonnêtes.

Comment croire que ces guignols qui se succèdent à l’Élysée depuis quelques décennies pour faire tous la même politique du chien crevé dérivant au fil de l’eau – une politique qui leur est dictée par le Pouvoir économique – pensent, ne serait-ce qu’une seconde, à l’intérêt de la Nation française ?     

En favorisant l’avortement de complaisance des Françaises de souche européenne et en important plus de dix millions d’Africains et de Proche- et Moyen-Orientaux ? En implantant l’islam djihadiste et en laissant s’implanter deux mille cités de non-droit sur le sol national ? En laissant se détruire l’industrie française et en bradant l’agriculture aux multinationales de la distribution ? En amusant la galerie avec de faux problèmes de soi-disant écologie, qui servent à mieux vendre d’onéreux produits de substitution ou à taxer davantage les contribuables ?

Que les électeurs veuillent bien méditer un instant sur leurs buts de vie et sur l’avenir de leurs enfants. Que, surtout, ils veuillent bien penser par eux-mêmes, en faisant abstraction du bourrage de crânes des media télévisés, tous – même les chaînes financées avec l’argent public – aux ordres du Pouvoir économique.

Le bon gouvernement est celui qui s’occupe exclusivement du Bien commun… et l’on ne peut guère attendre d’un affairiste qu’il se consacre à la communauté. La propagande actuelle est de type individualiste, car, en persuadant chacun qu’il est un petit roi ou une jolie princesse, cette propagande permet de noyer les véritables problèmes de fond sous une avalanche de petits besoins et de jouissances au quotidien.

L’avenir de la France, l’avenir du continent européen – étendu de l’Islande à Vladivostok – sont en passe d’échapper à leurs maîtres légitimes. Il est temps d’ouvrir les yeux et de se poser les bonnes questions : celle de l’adéquation d’un continent et de son peuplement, celle du but d’un État et d’un gouvernement. Par le peuple, pour le peuple… ou le néant.

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Alain Juppé ne soutiendra pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens Commun

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Philippe Carhon

18/04/2017

Election présidentielle : éliminer la gauche au premier tour

Communiqué du MNR

Le MNR attire l’attention des électeurs sur le fait que l’issue du scrutin présidentiel se joue au premier tour, le 23 avril prochain. Il est donc essentiel d’écarter du second tour Macron et Mélenchon représentants de la gauche immigrationniste et mondialiste.
Marine Le Pen étant assurée d’être qualifiée pour le second tour, le MNR invite les Français à assurer la présence de François Fillon au second tour. Un vote responsable qui créera une configuration sans risque pour notre pays et par ailleurs électoralement plus favorable pour la candidate du FN.
Ce vote responsable est celui qui garantit le mieux la défense de notre nation et de son identité.

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A J-5, l’appel détendu de Marion Maréchal-Le Pen à voter pour Marine Le Pen

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A cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle, Marion Maréchal-Le Pen a enregistré une vidéo appelant à ne pas céder au vote utile, dont « la France crève » depuis trente ans. Se référant à la victoire de Trump ou de celle du Brexit, et aux 48 % obtenus par Norbert Hofer en Autriche, elle affirme, d’un ton particulièrement détendu qui tranche avec la nervosité ambiante :

« Votez donc Marine. Votez pour la candidate de la France. Votez pour la candidate des Français de cœur ou des Français d’héritage. Votez tout simplement pour l’intérêt national et pour l’intérêt de vos enfants. »

La machine à promotion d'Emmanuel Macron recourt à Mélenchon

Lu sur Polémia :

"La stratégie de l’attention vise à promouvoir la candidature d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle. Elle consiste à mettre en scène en permanence le candidat surgi de nulle part et son mouvement prétendu, En Marche !, par le truchement des médias et des instituts de sondage. La stratégie de l’attention a correspondu au matraquage publicitaire du produit Macron. Les médias ont rendu Macron omniprésent pour diffuser dans l’opinion la conviction qu’il serait présent au second tour de l’élection présidentielle, ce qui ne va pourtant pas de soi.

Les médias ont scénarisé ses moindres faits et gestes comme ses meetings préfabriqués. Ainsi, par exemple en février, BFMTV a diffusé au total autant de minutes de meetings du fondateur d’En Marche… que de l’ensemble de ses quatre principaux concurrents réunis ! Comme d’habitude, d’ailleurs, puisque depuis sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, tous les meetings d’Emmanuel Macron sont diffusés en intégralité sur la première chaîne d’information en continu. Ce qui est bien loin d’être le cas pour les autres candidats.

Tout comme ils ont scénarisé les ralliements successifs dont Emmanuel Macron bénéficiait, afin de suggérer l’idée d’une dynamique politique à son profit.

Les sondages ont fermé la boucle promotionnelle

Les instituts de sondages ont ensuite donné la réplique aux campagnes médiatiques en faisant apparaître les bons scores du candidat : les commanditaires étant les mêmes, la machine promotionnelle fonctionnait donc en boucle ! Elle a donc permis d’enfermer les électeurs dans une bulle médiatique, destinée à leur faire croire ce qu’on leur disait : les sondages paraissant confirmer les dires des journalistes et ces derniers commentant les résultats qui allaient dans le bon sens… CQFD.

Favoriser les outsiders, mais au profit de Macron

La stratégie de l’attention a aussi concerné, dans un second temps, les « petits » candidats. Tant qu’il s’agissait de promouvoir le produit Macron on les a réduits au silence médiatique. Mais cela a changé à partir du débat télévisé à 11 du 4 avril 2017. En effet, pour exister, les petits candidats, en majorité plutôt à droite, ont tenu à marquer leurs différences critiques vis-à-vis de François Fillon et Marine Le Pen : ils sont donc susceptibles de leur ôter des voix au premier tour et c’est pourquoi on s’efforce aussi de les encourager. La stratégie de l’attention assure maintenant la promotion de Jean-Luc Mélenchon. Il s’agit de faire croire que l’intéressé talonnerait dans les intentions de vote François Fillon, afin de suggérer l’absence de dynamique au profit du candidat de la droite et du centre. Ce qui serait pour le moins étrange compte tenu de l’état de l’opinion et de la réalité du terrain. Mais le produit Mélenchon a aussi pour fonction de marginaliser un peu plus le candidat du PS, Benoit Hamon, pour présenter le moment venu Emmanuel Macron comme l’ultime recours de la gauche face à la droite ou à « l’extrême droite ». [...]"

Michel Janva

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J-5 : le point sur la campagne présidentielle - Journal du mardi 18 avril 2017

[Réponse à Julien Sanchez] : Les étudiants et leurs organisations

Ce texte est une réponse à l’article que Julien Sanchez a fait paraître le 3 avril dernier, intitulé « Organisations étudiantes, jeunesse révoltée et royalisme ».

Personnellement, ayant quitté le monde étudiant depuis plusieurs décennies, je ne me permettrai pas de porter le moindre jugement sur telle ou telle organisation. Par contre, ma longue expérience politique, et notamment des questions de stratégie de prise du pouvoir, me permettent d’émettre, à ce titre, un avis.

Je comprends, et j’approuve, l’objectif de Julien Sanchez qui déclare : « s’imposer dans le milieu étudiant est donc une étape essentielle pour le retour dans la lumière de la vision monarchique ».

Julien Sanchez explique également dans son article le rôle des organisations étudiantes : « Les représentants étudiants interviennent absolument partout où il est question du milieu étudiant : dans chaque filière de chaque université, dans les conseils centraux des universités, dans les commissions pédagogiques nationales, dans les conseils d’administration de tous les CROUS, chaque université et chaque CROUS élit un représentant des étudiants dans leur gouvernance (vice-président étudiant) ».

En fait – et ceci est également vrai dans le monde du travail – il faut concilier deux objectifs qui apparaissent contradictoires : 1) faire adhérer un maximum d’étudiants à une organisation d’étudiants, par exemple la FAGE, laquelle doit apparaître comme neutre politiquement ; 2) diffuser les messages royalistes.

C’est une erreur profonde de vouloir poursuivre ces deux objectifs dans une même organisation. Tout simplement parce que, du fait de son marquage politique, elle fera fuir la grande majorité des étudiants.

Les royalistes doivent donc différencier leurs interventions : d’une part jouer sincèrement le jeu en intégrant l’organisation étudiante choisie. Si la FAGE a le vent en poupe – sans doute en partie au moins parce qu’elle ne doit pas être marquée politiquement comme l’UNEF – alors il faut intégrer la FAGE, sans brandir le drapeau royaliste, et chercher à orienter les actions de cette organisation vers ce qui semble le meilleur pour les étudiants. Ainsi, il viendra un jour où les étudiants découvriront qu’un tel est royaliste mais, ce qui leur importe le plus, « il nous défend bien ».

En complément, les royalistes doivent s’organiser en cellules au sein desquelles 1) ils se forment ; 2) ils débattent des actions à entreprendre. En toute logique, ceux qui apparaissent publiquement ne sont pas les mêmes que ceux qui militent dans l’organisation étudiante. A moins que cela ne pose pas de problème. De toutes façons, les royalistes qui militent au sein de l’organisation étudiante ne doivent jamais donner l’impression qu’ils veulent faire assumer à l’organisation telle ou telle position politique.

En langage technique, cette répartition des tâches porte un nom : si, comme cela doit être, les interventions royalistes expliquent clairement ce qu’est le projet de société royaliste (et non pas tenir un discours que pourraient tenir des républicains), cela s’appelle la propagande. Tandis que lorsque les royalistes agissent au sein de l’organisation étudiante pour mobiliser un maximum d’étudiants sur tel ou tel objectif, cela s’appelle l’agitation.

Georges TARTARET

http://www.vexilla-galliae.fr/points-de-vue/editoriaux/24...

JEUDI PROCHAIN, 20 AVRIL, LE JOURNALISTE PATRICK PARMENT INVITÉ DE "SYNTHÈSE" SUR RADIO LIBERTÉS...

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Stoppons Macron ! #28

Zoom avec le Professeur Henri Joyeux et Thierry Fournier - Ecole : Il faut dégraisser le mammouth !

Marine Le Pen : « Les Français veulent se sentir à nouveau propriétaires de la France ! »

Source : Boulevard Voltaire – “Marine Le Pen : « Les Français veulent se sentir à nouveau propriétaires de la France ! » “

Marine Le Pen a répondu à un long entretien pour le site Boulevard Voltaire.


Entretien exclusif avec Marine Le Pen par bvoltaire

Selon un sondage Harris Interactive publié vendredi 14 avril, les Français considèrent que la campagne électorale est « ratée (46 %) et décevante (55 %) »… Quelle est votre impression ?

Je pense la même chose qu’eux. Je me faisais un plaisir de cette élection présidentielle parce que, enfin, elle allait permettre de mettre sur le tapis les gigantesques sujets qui sont ceux qui préoccupent la France : immigration massive, mondialisation, libre-échange général, défense de notre identité, de notre patrimoine aussi bien matériel qu’immatériel, ou encore défense de notre modèle de protection sociale. En réalité, tout cela s’est effondré par une sorte de jeu de ping-pong entre les juges et les journalistes. On finit, d’ailleurs, par se demander si ce n’était pas voulu, précisément pour étouffer les grands enjeux qui sont ceux de la présidentielle et dont je dis, moi, qu’ils sont des enjeux de civilisation…
Si l’on en croit les sondages, vous devriez finir à quatre dans un mouchoir de poche…

Ça sent un peu l’ouverture de parapluie, ça… Nous verrons bien, mais je pense que le FN sortira en tête, et largement. Pas par hasard mais parce que la vision de la France que nous défendons est majoritairement partagée par les Français. Les Français ne veulent plus de cette immigration massive, veulent qu’on lutte sérieusement contre le fondamentalisme islamique – ce qui n’est pas fait -, ils veulent qu’on arrête la concurrence internationale déloyale, qu’on fasse du patriotisme économique. Bref, ils souhaitent qu’on s’occupe d’eux et veulent se sentir à nouveau propriétaires de la France et non pas locataires sans droits ni titres, comme on cherche à leur faire croire depuis des mois et même des années.

Vous sortez de votre meeting à Perpignan et l’un des slogans le plus scandé par vos militants est « On est chez nous ! »

Oui, j’ai d’ailleurs précisé aux journalistes présents et qui avaient l’air émus par ce slogan que ce n’était pas un cri de haine mais un cri d’amour. « On est chez nous » signifie « On aime la France » et qu’on veut que la France reste la France. Dire qu’on est chez soi, ce n’est pas rejeter l’autre mais inciter chacun à respecter le peuple français. Vous noterez, d’ailleurs, que les militants ne scandent pas uniquement cette phrase lorsque l’on parle d’immigration ou de fondamentalisme islamique mais aussi quand on parle de priorité nationale ou quand on parle du système de défense de protection sociale des plus faibles. Ils ne veulent pas se plier aux exigences de l’Union européenne qui veut les déraciner, qui veut faire s’effondrer des siècles de lente construction non seulement de notre pays mais de nos liens et de l’organisation de notre société.
Vous mettez souvent en avant votre condition de femme et de mère. Vous avez trois enfants : est-ce que c’est pour eux que vous faites tout cela ?

Évidemment. Je ne le fais pas pour moi… Comme beaucoup de Français, qui ne pensent qu’à leurs enfants. Et qui constatent que plus ça va, génération après génération, et plus c’est dur… moins ils pourront avoir accès à un travail ; plus l’école s’affaiblit et même s’effondre ; plus la solidarité se délite ; et surtout plus notre culture, notre identité se dissout, notamment au travers d’une immigration massive qui est le siège d’un communautarisme et d’un multiculturalisme revendiqué par mes adversaires politiques. Prenez l’exemple de la sécurité… Moi, je m’adresse à tous les Français et je leur demande : pensez-vous sérieusement que monsieur Macron, par exemple, sera capable d’assurer la sécurité de vos enfants ? Croyez-vous qu’après cinq années à ne rien faire, monsieur Fillon va brutalement changer, découvrir qu’il aurait du courage et des convictions, et se mettre à appliquer la politique que vous attendez pour retrouver non seulement une protection mais des limites ? Je suis la candidate des limites. Quand il n’y a pas de limites, c’est le chaos, le désordre. Moi je veux poser des limites. Cela passe par les limites que représentent nos frontières, mais aussi par celles de l’autorité qui n’existe plus dans notre société, que ce soit à l’école ou dans la justice. Ce sont également les limites que l’on doit opposer aux dérives ou aux abus des lois du marché. Voilà, je veux être cette candidate des limites car poser des limites, c’est rétablir l’ordre, et donc la sérénité…

Vous parlez des limites, d’autorité, de l’école. Justement, sur ce dernier point, l’une de vos mesures phares est la possibilité du retour à l’apprentissage dès 14 ans. Or, certains estiment que c’est un retour 60 ans en arrière, puisque c’est en 1959 qu’a été instituée l’école obligatoire jusqu’à 16 ans. Que leur répondez-vous ?

Il suffit de regarder les résultats du collège unique : ils sont déplorables ! L’école ne remplit plus son rôle et ne permet plus d’être cet ascenseur social qu’elle était et qui permettait à des enfants issus de familles extrêmement modestes de pouvoir arriver tout en haut. Cela n’existe plus aujourd’hui. Ceux qui arrivent tout en haut sont ceux dont les parents ont des relations ou ceux dont les parents peuvent payer les cours complémentaires nécessaires. On a rompu complètement avec l’égalité républicaine comme nous l’entendons, c’est-à-dire celle qui permet de donner sa chance à chacun. Si on relève le niveau de l’école, si on rétablit l’exigence des savoirs fondamentaux comme je veux le mettre en œuvre – vous savez, par exemple, que je veux réserver 50 % des apprentissages au primaire au français et non pas « en » français, comme l’a compris Najat Vallaud-Bekacem —, à ce moment-là, nos enfants auront toutes les armes en mains à 14 ans. Et ce n’est pas parce qu’ils se dirigeront vers une filière professionnelle qu’il n’y aura plus du tout de cours pour leur permettre d’aller plus loin dans telle ou telle matière… Mais nous cesserons ainsi de maintenir des enfants dans un système scolaire qu’ils n’apprécient pas et pour lequel ils ne sont pas faits. Cela permettra aussi de revaloriser le travail manuel parce que, aujourd’hui, on pousse des gamins jusqu’à 16 ans. Mais lorsqu’un enfant n’a plus envie, il ne se sent pas bien à l’école, alors autant lui permettre d’apprendre un métier… 14 ans me paraît être le bon âge.

Vous dites que l’école est en échec et votre constat semble être partagé par de nombreux Français. Vous êtes pourtant assez prudente sur les écoles hors contrat…

Non, je ne suis pas prudente : je souhaite simplement que l’État s’assure que les enseignements délivrés dans ces écoles correspondent aux valeurs de la République. Car il ne faudrait pas que ces écoles hors contrat constituent un vecteur pour que les fondamentalistes islamistes, qui s’immiscent à peu près partout dans notre société, dans les associations culturelles, sportives etc., se saisissent également de ce secteur. Il suffit simplement pour l’État de mettre en place un contrôle classique. Ni plus ni moins que ce qui devrait être fait depuis longtemps. Mais je ne suis en aucune manière pour la disparition du hors-contrat…

Vous souhaitez également remettre en cause l’accès à l’enseignement scolaire gratuit pour les enfants de ressortissants étrangers. Or, c’est une mesure qu’il sera très difficile à mettre en œuvre en raison des traités internationaux ratifiés par la France.

Non, puisque dans la révision constitutionnelle que je proposerai aux Français, j’imposerai l’autorité de la loi nouvelle sur les traités européens et le droit dérivé antérieur. Donc, chaque loi nouvelle qui sera votée aura une autorité supérieure, ce que je trouve tout à fait légitime puisqu’il n’y a pas de démocratie sans souveraineté et il n’y a pas de souveraineté si nos lois, lorsque nous les votons, sont soumises à la censure de technocrates européens.

Concernant l’enseignement scolaire gratuit, je dis simplement que lorsqu’on arrive dans un pays, on peut se voir appliquer un délai de carence – délai que je fixe à deux ans – avant de pouvoir accéder à l’ensemble des services publics gratuits qui coûtent si cher aux Français. L’école primaire, c’est 4 à 5.000 euros par an et par enfant, le lycée, c’est 6 à 7.000 euros par an et par enfant. Imposer ce délai de carence ne veut pas dire, d’ailleurs, ne pas scolariser les enfants ; cela signifie que l’école ne sera pas totalement gratuite pendant deux ans quand des étrangers viendront dans notre pays. Cela existe ailleurs et je rappelle que la gratuité reste exceptionnelle : très peu de pays mettent en place la gratuité totale, que ce soit pour les soins ou pour l’école. S’il y a des sacrifices, des économies à faire, il faut arrêter que ce soit toujours les Français qui les fassent…

Un thème est assez absent de cette campagne électorale : la culture. Sauf pour dire que la culture française n’existe pas… Certains vous reprochent une vision de la culture qui se bornerait à la protection du patrimoine.

J’ai présenté 144 engagements. Évidemment, l’intégralité de mon projet ne peut pas être présent dans ces 144 engagements. Il est donc faux de dire que je me limiterais à la protection du patrimoine. Mais il est vrai que je pense que cette prérogative de la protection du patrimoine doit revenir à l’État pour une raison simple : si l’État ne le fait pas, il y a de forts risques que cela ne soit pas fait du tout. Mais parmi mes propositions, il y a aussi la mise en œuvre d’une plate-forme pour développer le mécénat privé, il y a aussi l’idée de développer partout en France des salons d’artistes indépendants pour essayer de sortir de cette « culture d’État » qui fait que, lorsque vous ne faites pas partie des bons réseaux, vous n’avez aucune chance de rencontrer un public. Je suis pour qu’il y ait le plus de respiration, le plus d’énergie, le plus de projets possibles. Mais je ne veux pas non plus que l’État puisse intervenir partout et en toutes circonstances. L’État est là pour donner sa chance à tout le monde et notamment à tous les artistes. Pour que chacun puisse rencontrer un public. Ensuite, c’est à l’artiste de séduire ce public et ce n’est pas à l’État d’imposer au public de vous aimer ou d’apprécier vos œuvres.

Le Puy du Fou fait partie de cette culture française. Vous n’y êtes jamais allée. Qu’est-ce qui vous retient ?

Je rêve d’y aller ! Toute ma famille y est allée, mes enfants y sont allés… C’est une simple question d’emploi du temps. Je vais y remédier le plus vite possible, d’ailleurs. Mon agenda ne m’a pas permis de le faire pour l’instant.

Le Puy du Fou est aussi une superbe réussite économique, avec un rayonnement maintenant international : aimeriez-vous pouvoir dupliquer cette expérience et faire ainsi rayonner la culture française ?

Évidemment ! C’est objectivement une très belle réussite à tous les niveaux. C’est aussi une très belle réussite car cela permet aux Français de replonger au cœur de leur histoire, au cœur de leur culture. Quand j’ai entendu le président de la République répondre à Donald Trump que, pour connaître la France, il faut aller à Disneyland, je suis tombée de ma chaise et je pense que je n’ai pas été la seule. Ça prouve la déconnexion totale qui existe entre cet amour que les Français portent à leur histoire, à leur culture, et dont le succès du Puy du Fou est une démonstration éclatante, et la manière dont nos élites conçoivent cette culture.

Vous avez dit, durant votre meeting, « Je suis intensément française ». C’est cette culture française qui vous transporte ou est-ce que c’est bien plus vaste que ça ?

Je suis intensément française parce que j’espère avoir toutes les qualités et tous les défauts des Français. Je pense que je suis aussi contradictoire que peuvent l’être les Français. Les Français ne sont pas du tout racistes mais ça ne les empêche pas de ne pas vouloir qu’on ouvre grand leurs frontières, n’importe comment, et ils souhaitent que l’on respecte leur culture. Les Français ne sont pas obligatoirement tous croyants mais ils constatent que les racines chrétiennes de la France appartiennent à leur culture et ils veulent qu’on respecte quand même la laïcité. C’est toute une somme de contradictions, la France : ce peuple « toujours léger, quelquefois cruel », selon le mot de Voltaire… Je suis moi-même toutes ces contradictions et, en même temps, cette joie de vivre que les Français sont en train — j’en ai le sentiment — de perdre un peu, alors que nous sommes un peuple joyeux. Il faut que nous retrouvions cette joie et, pour la retrouver, il faut changer une politique qui désespère les Français et ne leur fait plus croire en l’avenir. On ne cesse de leur expliquer qu’ils sont une petite nation faible. Il faut leur rappeler qu’ils sont une grande nation, portée par un grand peuple !

Vous avez dit au journal La Croix que vous étiez chrétienne mais que l’Église devrait se mêler de ses affaires…

L’Église n’a pas à se mêler de politique. On rend à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Je conçois tout à fait que le pape en appelle aux enseignements de l’Église sur la charité individuelle mais il n’a pas, sous prétexte de rappel de cette charité individuelle, à imposer aux États la politique d’immigration qu’ils devraient mener. Les États mènent les politiques d’immigration qui protègent leurs peuples. Et la religion doit s’occuper de religion. D’ailleurs, si elle l’avait fait depuis des années, peut-être que les églises seraient moins vides…
On vous reproche aussi parfois de ne pas avoir envoyé de signaux suffisamment clairs à l’électorat « Manif pour tous ». C’est ce que vous avez essayé de faire en parlant des crèches durant le débat à onze sur BFM TV le mois dernier ?

Je ne lance pas de signaux aux uns et aux autres. Je n’ai pas une vision communautariste de la vie politique. Je parle aux Français et à tous les Français. Qu’ils soient croyants ou non. Il n’en demeure pas moins que nous sommes tous attachés à notre culture, que nous travaillons tous ou que nous aimerions tous travailler, que nous avons eu ou avons tous des enfants à l’école, etc. Donc,, nous avons tous les mêmes préoccupations. Il ne s’agit pas de donner des signaux pour faire plaisir à tel ou tel. J’ai toujours été extrêmement claire sur les positions qui intéressent la Manif pour tous, j’ai dit ce qu’il en était et je n’ai pas changé d’avis, à la différence de certains qui se sont beaucoup agités, qu’on a beaucoup vus et, une fois les manifestations terminées, ont rompu les engagements qu’ils avaient pris. Moi, je ne romps pas mes engagements. Certes, je ne m’agite pas, je ne tape pas dans des cymbales, mais quand je dis quelque chose, en règle générale, je m’y tiens.

On a appris, il y a quelques jours, qu’une candidate voilée avait décidé de briguer un siège de députée en juin prochain, dans la 5e circonscription du 93, sous les couleurs du parti « Français et Musulmans ». Ça vous inquiète ?

Je ne suis pas naïve. Ils cherchent par tous les moyens à avancer, à porter des revendications communautaristes… C’est le cas de la multiplication du voile dans les rues, c’est le cas du burkini sur les plages, c’est le cas de ces candidates qui se présentent voilées aux élections. Tout cela vise à être un peu dans la provocation pour tenter de pousser les lois et l’esprit de la République française. Si nous n’apportons pas une réponse extrêmement claire à ces revendications, elles se démultiplieront jusqu’au point où il n’y aura plus de réponse possible.

En 2011, vous expliquiez que si vous étiez élue, vous reviendriez sur la possibilité, pour les associations « antiracistes », d’ester en justice. Est-ce toujours une de vos préoccupations ?

Un seul exemple : le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), véritable vecteur de la pensée islamiste en France, m’a poursuivie pour mes propos sur les prières de rue. J’ai été relaxée, tant mieux ! Mais est-il normal de donner à ce type d’associations, sans aucun autre critère que leur nombre d’années d’existence, la possibilité de traîner tout un chacun devant un tribunal ? Évidemment non. Il faut revenir sur ces critères, qui doivent être bien plus sérieux, parce que, aujourd’hui, c’est objectivement devenu du grand n’importe quoi. Et ces poursuites judiciaires sont utilisées comme un moyen de chantage par ces associations qui choisissent ceux qu’elles poursuivent. Le même propos sera poursuivi non pas en fonction de ce qu’il contient mais en fonction de la personne qui le tient. Ce droit qui leur a été donné a été totalement dévoyé et est devenu entre leurs mains une arme politique.
Nous sommes à quelques jours du premier tour : avez-vous un message particulier à adresser aux lecteurs de Boulevard Voltaire ?

Je voudrais leur dire toute l’importance de cette élection présidentielle. Leur dire que, quelles que soient les critiques qu’ils peuvent formuler sur tel ou tel aspect de mon programme, ils ne doivent surtout pas oublier que c’est la France qui est en jeu. Qu’ils n’oublient pas que si nous ne pouvons pas mettre en œuvre le projet qui est le nôtre – un projet à la fois courageux et foncièrement français -, peut-être que dans quelques années, ils ne reconnaîtront plus leur pays, tout simplement. Quand il s’agit de la France, il faut se rassembler, il faut que les Français se rassemblent. Je compte sur eux car il faut que l’on arrive le plus haut possible le soir du premier tour pour mettre en place cette dynamique qui portera, non pas moi, mais les Français à l’Élysée.
Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger

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