Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 2018

  • Et maintenant Latécoère. La France veut encore abandonner un de ses fleurons à l’Etranger

    lat.jpg

    Par Charles du Geai

    L’adage est bien connu  : quand la naïveté est permanente, elle ressemble à s’y méprendre à de la trahison. L’attentisme du gouvernement et des services de sécurité français devant les velléités américaines de rachat de Latécoère est au moins un abandon en rase campagne sinon une capitulation sans avoir combattu.

    Histoire d’un crime géopolitique.

    Quand un fond d’investissement américain spécialisé dans les nouvelles technologies de pointe cherche à détenir le principal d’une entreprise française essentielle à la souveraineté nationale, la raison commande de lui fermer les portes du marché français. Searchlight Capital Partners (SCP)  est entré massivement au capital de Latécoère en avril 2019, obtenant plus d’un quart des droits de vote de la structure. 

    La holding n’allait pas s’arrêter en si bon chemin et a prévenu de sa volonté de porter une OPA sur Latécoère en juin dernier. Elle détiendrait alors les trois quarts des droits de vote de l’entreprise. Liberté capitaliste répondront certains. C’est douteux quand on sait que l’aimable fondateur de SCP n’est autre qu’Oliver Haarmann, ancien partenaire majeur de KKR, dont l’un des principaux décideurs et David Patreus, ancien directeur…de la CIA  ! KKR avait d’ailleurs déjà réussi un énorme coup contre les entreprises françaises en se portant acquéreur de Morpho, filiale de l’entreprise Safran, spécialisée dans l’identification biométrique ou dans le secteur de l’électronique de défense d’Airbus. Autant allouer directement les impôts des Français et les concours financiers gouvernementaux dans la Recherche et Développement au Pentagone  !

    Latécoère, au cœur de la souveraineté numérique.

    Emmanuel Macron et Bruno Le Maire répondront certainement qu’il en va là de la concurrence commerciale normale dans l’économie de marché. Un peu comme le président de la République vient de l’affirmer à Amiens. Toutefois, ils ne tromperont personne. Latécoère développe actuellement la technologie qui devrait remplacer la WiFi d’ici quelques années notamment en matière de protection des données et des réseaux…intéressant pour la souveraineté numérique, n’est-ce pas  ?  La LiFi (Light Fidelity) emploie en effet des savoirs photoniques pour augmenter par 160 la rapidité de la WIFi, réduire les ondes et rendre la bande passante gratuite et moins facilement espionnable.

    Comment penser que la France puisse maintenir une autonomie stratégique internationale si elle abandonne une firme qui travaille pêle-mêle  : au système d’inter-connexion de ses satellites, à la sécurité des réseaux d’Airbus, au Rafale ou à l’avion de transport de troupes militaires Airbus A400 M  ? Oncle Sam sera ravi d’avoir les détails de ces technologies clefs en main.

    Demeure une question  : pourquoi aucune campagne de presse n’est organisée pour faire connaître ce danger aux Français  ? Comment expliquer qu’aucune parole politique ne soit mobilisée afin de défendre ce fleuron national  ? L’Action Française appelle tous les patriotes à la mobilisation pour dévoiler ce nouveau scandale industriel.

    Charles du Geai, rédacteur-en-chef Le bien commun

    https://www.actionfrancaise.net/2019/11/23/et-maintenant-latecoere/

  • Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant ! Black blocks/casseurs : la police n'a pas d'ordres; ou alors, elle a "l'ordre de ne pas"...

     Regarder la video => https://www.facebook.com/nicolasdupontaignan/videos/439963536709127/

  • Bernard Lugan : « Au Mali, les dirigeants français ont voulu imposer l’utopique ‘vivre ensemble’ »

    lugan-afrique-reelle-mali-mars.jpg

    Bernard Lugan cliquez ici

    Le sentiment anti-français en hausse au Mali

    En dépit de l’élimination par l’armée française le 21 février 2019 de l’Algérien Yahia Abou al-Hamman, chef de « l’émirat de Tombouctou », et qui était l’un des trois principaux chefs de la coalition jihadiste sahélienne GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), la situation se complique au Mali.

    Le sentiment anti Français y a même explosé le 10 février 2019 quand, à Bamako, devant plusieurs dizaines de milliers de partisans, l’imam wahhabite Mahmoud Dicko a déclaré : « Pourquoi c’est la France qui dicte sa loi ici ? Cette France qui nous a colonisés et continue toujours de nous coloniser et de dicter tout ce que nous devons faire. Que la France mette fin à son ingérence dans notre pays. » 

    Un singulier remerciement pour tout ce que nos Armées ont fait pour son pays…

    Les 3 erreurs de la France

    La vérité est que, face à la grande complexité des réalités maliennes, l’erreur française fut triple :

    1) En 2013, il aurait fallu subordonner la reconquête de Gao, de Tombouctou et du nord Mali par Serval à la reconnaissance préalable par Bamako d’une nouvelle organisation constitutionnelle et territoriale prenant véritablement en compte les spécificités nordistes, ce qui n’a pas été fait.

    2) Au lieu de cela, Paris imposa une fois de plus l’aberrante solution électorale. Or, comme l’ethno-mathématique a automatiquement donné la victoire aux plus nombreux, c’est à dire aux sudistes, la revendication touareg a donc été « démocratiquement » délégitimée..

    3) Les autorités françaises ont refusé de voir que pour Bamako, l’ennemi principal est le séparatisme touareg et non l’islamo-jihadisme combattu par Barkhane.

    Au lieu de partir du réel ethno-racial sahélien, aveuglés par leur idéologie, les dirigeants politiques français ont voulu imposer l’utopique « vivre ensemble ». Ils imaginaient sans doute que la fée électorale allait, d’un coup de baguette magique, faire accepter à des nomades berbères ou arabes de se soumettre au bon vouloir des agriculteurs noirs sédentaires que leurs ancêtres razziaient, et aux sudistes de cesser de prendre leur revanche sur ceux qui, avant la colonisation libératrice, réduisaient leurs ancêtres en esclavage.

    Par la faute de nos gouvernants, Barkhane se trouve donc désormais prise entre le marteau et l’enclume avec des possibilités de manœuvre réduites en raison de la multiplication des mines posées sur les axes de communication obligés.

    Certes, de brillantes opérations permettent de liquider les têtes du jihadisme mais il faut bien voir que, de plus en plus fixée sur des emprises coupées des populations, comment Barkhane dont l’essentiel des moyens est désormais utilisé à son auto-protection pourrait-elle répondre aux problématiques régionales millénaires ?

    D’autant plus que ses cadres ne reçoivent plus de formation africaniste, depuis que les véritables enseignements en cette matière ont été supprimés, tant à Coëtquidan qu’à l’Ecole de Guerre…

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/11/27/bernard-lugan-au-mali-les-dirigeants-francais-ont-voulu-impo-6193648.html

  • Les femmes des cités, oubliées des féministes, par Ivan Rioufol

    Ivan-Rioufol.jpg

    Qui sont les conjoints meurtriers ? Qui sont les violeurs ? Qui sont les harceleurs ? L’homme blanc!, répondent les néo-féministes, prêtes à tirer à vue. On se souvient de l’accusation sans appel de l’une d’entre elles, Caroline de Hass, dans L’Obs (14 février 2018) : “Un homme sur deux ou trois est un agresseur“. Cette militante avait tweeté le 7 janvier 2016, après une série de viols et de violences sexuelles commis contre des femmes lors de la soirée du Nouvel An par de jeunes maghrébins, à Cologne et dans d’autres villes allemandes : “Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l’arrivée de migrants : allez déverser votre merde ailleurs“.

    Caroline de Haas est de ces “féministes” qui ont participé à la “manifestation de la honte” du 10 janvier à Paris, organisée par des mouvements islamistes et d’extrême gauche, notamment en soutien aux femmes voilées. C’est elle également qui a co-organisé la Marche contre les violences sexistes et sexuelles, qui a réuni près de 40.000 personnes à Paris, samedi. Un succès incontestable. Toutefois, il n’y a aucune audace à dénoncer un “patriarcat” dans une société conquise depuis longtemps par le féminisme, au point d’avoir rendu l’homme inutile dans la procréation entre lesbiennes. L’écart de salaires dans certaines professions reste le seul reliquat d’une inégalité qui doit être corrigée. Mais rien n’est plus facile que de se contenter de dénoncer le prédateur occidental et hétérosexuel, dont Harvey Weinstein, Jeffrey Epstein, Roman Polanski seraient les symboles.

    Si les féministes ont un vrai combat à mener, il est auprès des femmes des cités. Elles sont soumises au machisme et au sexisme d’une culture qui n’a aucune raison d’être épargnée des critiques communes. Le courage serait de manifester en Seine-Saint-Denis, par exemple. Quand Caroline de Haas, Laurence De Cock, Clémentine Autain ou Rokhaya Diallo se joignent aux islamistes, elles cautionnent une idéologie qui reconnait aux hommes la prééminence sur les femmes (sourate II-228), autorise le mari à frapper son épouse (sourate IV-34), permet la polygamie, ferme les yeux sur les excisions, les mariages forcés, etc. En 2014, l’actrice Julie Gayet, compagne de François Hollande et participante à la Marche de samedi, avait apporté son concours à un clip de Lisa Azuelos dénonçant les mariages forcés de petites filles.

    Mais, afin de ne pas stigmatiser les minorités maghrébines, africaines ou asiatiques qui pratiquent ces usages, la scène avait été transposée dans l’univers d’une famille parisienne de la grande bourgeoisie catholique… Samedi, des femmes ont été éjectées du cortège pour avoir rappelé la réalité des agressions sexuelles, qui ne se résument pas au procès récurrent du mâle blanc. Défendre la femme est une nécessité et il y a des salauds dans tous les milieux. Mais observer les “féministes” baisser les yeux devant l’islam rétrograde laisse voir leur trahison.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 18 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/216147/les-femmes-des-cites-oubliees-des-feministes-par-ivan-rioufol/

  • Treize soldats français tués au Mali

    75266120_3195940203766348_7754367598124335104_n.jpg

    L'avis de Jean-François Touzé

    Treize officiers, sous officiers et hommes du rang viennent de trouver la mort dans la collision de leurs deux hélicoptères au Mali.
    Saluons ces soldats morts dans l'honneur de leur Service et pour la fidélité au Drapeau.
    Mais saisissons cette dramatique occasion pour demander des comptes au Président de la République et au gouvernement sur l'emploi de nos forces armées dans des opérations extérieures au long terme dont on voudrait être sur que seul l'intérêt supérieur de la France les commande.
    Nos soldats ne doivent être engagés que dans des opérations utiles et nécessaires au Pays et ne doivent se battre que pour le beau drapeau de notre France entière. 
    Ainsi, s'ils tombent, ils seront vraiment  morts pour la France.
  • Sur SACR TV, en un petit quart d'heure : Chronique du vrai combat social

    Sociaux parce que royalistes ! L'histoire des royalistes sociaux au XIXème siècle en vidéo...

    A visionner et partager sans modération aucune : un mois sans tabac, oui, c'est parfait ! Un mois sans Sacr TV : même pas en rêve !!!!!!http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/11/24/sur-sacr-tv-chronique-du-vrai-combat-social-6192894.html

  • Femmes et familles : grands perdants de la réforme des retraites

    Femmes et familles : grands perdants de la réforme des retraites

    Communiqué de La Manif Pour Tous :

    L’étude de l’Institut de la Protection Sociale rendue publique ce matin révèle la catastrophe du projet du gouvernement pour les familles qui doit impérativement revoir sa copie. Pour La Manif Pour Tous, il faut au contraire soutenir la famille et encourager les familles nombreuses : ce sont bien les enfants des générations à venir qui assureront les retraites de demain.

    « Sans enfant aujourd’hui, pas de retraite demain ». Cette formule résume parfaitement le principe de nos retraites par répartition et la solidarité qui la fonde. Ce sont les cotisations des actifs qui permettent le versement des pensions des retraités. L’avenir de notre système de retraite repose donc sur les actifs de demain qui sont les enfants d’aujourd’hui. Les familles, et en particulier les familles nombreuses, jouent un rôle social majeur pour l’ensemble de la société. C’est précisément ce qui justifie certaines mesures comme l’équivalence du nombre de trimestres par enfant (8) et la majoration de pension de 10% pour les deux parents à partir du 3e enfant, le seuil de renouvellement des générations étant de 2,1 enfants par famille.

    Pourquoi le gouvernement veut-il supprimer ces mesures et les remplacer par d’autres, moins avantageuses et accessible dès le 1er enfant ? C’est un véritable contre-sens économique et social. Au lieu d’envoyer un signal fort en direction des familles pour souligner leur contribution à la durabilité de notre système de retraite et de notre modèle social, le gouvernement envisage de porter un nouveau coup aux familles. Le plafonnement et la fiscalisation de la majoration de pension pour ceux qui ont élevé 3 enfants ou plus, la baisse du quotient familial et la fin de l’universalité des allocations familiales sous le quinquennat de François Hollande étaient déjà injustes. A revenus égaux, la différence de traitement fiscal entre un foyer avec ou sans enfant est en train de disparaitre. La société ne reconnaît plus les efforts des parents et l’apport des familles nombreuses. Elle omet aussi le fait que les familles sont moins en mesure que les autres d’épargner pour tenter de compléter elles-mêmes leur retraite. C’est une injustice intolérable.

    Concrètement, l’étude de l’Institut de la Protection Sociale fait froid dans le dos. Dans une famille où les deux parents ont un salaire annuel de 15.000 euros et 120 trimestres de cotisations, la perte serait de près de 1000 euros par an (944 €). Elle serait de plus de 2500 € avec un salaire annuel de 40.000 euros pour chaque parent.

    Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

    « Au lieu de détruire la famille au niveau anthropologique avec le projet de loi de bioéthique et au niveau économique avec le projet de réforme des retraites, le gouvernement ferait mieux de soutenir les familles avec une politique ambitieuse. Il doit revoir sa copie de fond en comble pour ne pas pénaliser une nouvelle fois les familles, et donc, demain, l’ensemble de la société. C’est notre avenir en commun qui se dessine aujourd’hui, ce que nous ne manquerons pas de souligner auprès de nos concitoyens sur les centaines de piquets de mobilisation qui seront installés partout en France le week-end prochain, les samedi et dimanche 30 novembre-1er décembre ».

    https://www.lesalonbeige.fr/femmes-et-familles-grands-perdants-de-la-reforme-des-retraites/

  • Hommage à la France des sans-grade : celle qui n’intéresse pas BHL et les autres…

    passant-rue.png

    Ils sont nombreux, ceux qui n’ont pas droit aux pétitions et aux tribunes, aux communiqués et aux soutiens artistiques, à l’honneur d’un article dans Le Monde ou à la solidarité dans Mediapart !

    Ils sont nombreux, ceux dont on ne parle jamais parce qu’ils n’ont pas les infortunes rentables.

    Il y a une France ordinaire, pas seulement celle des gilets jaunes, qui, jour après jour, est victime de délits, de crimes, de transgressions de toutes sortes. Une France modeste, parfois même misérable. Des femmes, des hommes, de tous âges et de toutes conditions, qui sont violés, volés, cambriolés, frappés, agressés, dépouillés. Il y a des commerçants qui n’en peuvent plus et finissent par ne plus compter le nombre de fois où ils ont été attaqués et spoliés. Avant, tragiquement, parfois, de se révolter et d’user d’une légitime défense qui ne les empêchera pas, confrontés à certains juges, d’être incarcérés.

    Il y a une France banale, discrète, qu’aucun signe particulier ne distingue.

    Ce n’est pas l’antisémitisme ou le racisme qui ont été le ressort du crime. Donc, on n’en a pas, ou peu, parlé.

    Ce n’est pas un féminicide et Muriel Robin s’en désintéresse.

    Il n’y a pas eu de film sur les violences et elles n’ont pas été commises dans les cités. Le président de la République n’a pas été « bouleversé » et n’en a eu cure.

    Le terrorisme islamiste n’a pas tué et l’effroi collectif, les bougies, les défilés et les discours solennels sont donc inutiles.

    L’honorable Durand, l’estimable Abdallah et le touriste Pei ont, chacun à leur tour, connu ce qu’il a été convenu d’appeler la douce France. Les deux premiers sauront que ce pays n’est plus le même et le dernier rejoindra la Chine, étrangement heureux d’être le citoyen d’une nation où il y a moins de libertés mais plus de sécurité.

    La police n’est célébrée qu’au lendemain des attentats et on la laisse au quotidien, avec une gestion de l’ordre souvent erratique, faire comme elle peut. Hors de question, évidemment, de pouvoir lire ou entendre une grande voix pour venir à son secours sur le plan démocratique.

    Il y a une France tristement usuelle, aux travaux et aux jours sans éclat, qui a peur, qui craint pour ses biens, son intégrité, sa vie, qui tente le moins mal possible d’assumer sa condition, mais quand elle est atteinte, blessée, souillée, même torturée, j’ai beau tendre l’oreille et consulter les médias, il n’y a rien qui vienne déplorer ce qu’elle subit. Pas d’acteur, aucun chanteur, pas le moindre BHL, encore moins le plus petit Plenel, évidemment pas Mélenchon ni Taubira. Juste Marine Le Pen, mais on a décidé que cela ajoutait à l’ignominie du crime !

    Je rends hommage aux obscurs, aux sans-grade, à mes concitoyens effacés, aux destins niés, aux malheureux relégués, aux victimes anonymes.

    À tous ceux qui n’auront jamais droit, dans leur malheur créé par une malfaisance aux multiples visages, à la considération symbolique et à la compassion de ceux qui ont l’indignation et la médiatisation fragmentaires, orientées, hémiplégiques.

    Je n’aime pas la minorité française de la lumière qui tient pour rien ou oublie la majorité de l’ombre.

    Extrait de : Justice au Singulier

    Philippe Bilger

    https://www.bvoltaire.fr/hommage-a-la-france-des-sans-grades-celle-qui-ninteresse-pas-bhl-et-les-autres/

  • «1.000 tracteurs» pour bloquer Paris: les agriculteurs en colère à l’assaut de la capitale

    1021130787.jpg

    Plusieurs syndicats agricoles ont appelé à bloquer les accès routiers vers Paris le 27 novembre. Ne se sentant pas écoutés par le gouvernement, ils veulent crier leur ras-le-bol. Un phénomène que l’on observe également en Allemagne ou encore aux Pays-Bas.

    Décidément, les temps sont durs pour le gouvernement. Alors que le 5 décembre, se profile une journée de mobilisation interprofessionnelle qui devrait être très suivie, le 27 novembre, ce sont «1.000 tracteurs» qui devraient converger vers Paris à l’appel de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA).

    «Plus de 1.000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Île-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne–Franche-Comté se donnent rendez-vous à Paris. Ils seront dès 6 heures du matin aux portes de la capitale», ont précisé les agriculteurs de la FDSEA et des JA Île-de-France et de la FNSEA Grand Bassin parisien.

    Les autoroutes «A1, A4, A5, A6, A10, A11, A13, A14, A15», et les nationales «N1, N2, N12, N20», sont concernées. De quoi mettre une vraie pagaille sur les routes de la région parisienne.

    Le but de la manœuvre sera de «demander aux distributeurs et industriels de permettre le retour à un revenu décent pour les agriculteurs, et à l’État de transformer ses promesses en actes concrets: pas de distorsions supplémentaires», expliquent les deux syndicats.

    Lire la suite

  • Olivier Le Cour Grandmaison : falsification en histoire, boniments et retour de la haine aimée !

    Il court, il court, le Grandmaison, de plateaux de WebTV islamiques en rédactions de journaux complaisants, pour assurer la promotion de son nouvel opus, ou plutôt "sottisier" pour reprendre le terme employé par l'historien Pierre Vidal-Naquet à propos des travaux de ce faussaire en histoire. Sans revenir sur le parcours affligeant de ce falsificateur professionnel auquel l'Observatoire du journalisme (Ojim) vient d'accorder un article très complet, intéressons-nous à son dernier ouvrage, Ennemis mortels, et à sa campagne de promotion qui consiste à nous convaincre que la France est un pays très islamophobe, et ce depuis le début de la colonisation ! Puisque l'Ojim a mis en lumière le pedigree de ce spécimen, observons donc de plus près ses matières, et sa manière de les produire...

    c8868879-7f33-48af-80d8-a79774ce09f2-21d99.jpg Le journal Le Point a récemment publié un article sur les confessions d'un chercheur en études de genre qui vient d'avouer qu'il avait menti sur l'ensemble des résultats de ses travaux de recherche, sans jamais rencontrer la moindre contradiction, pour abonder, à des fins idéologiques, dans le sens des théories fumeuses les plus avancées sur les questions du genre. Sa méthode, qui consistait à ne prélever, dans ses observations, que ce qui allait dans le sens de son idéologie et à y ajouter de pures affabulations pour consolider ses thèses, ressemble en tout point à celle du spécimen Grandmaison.

    Le Cour Grandmaison ne s'est en effet pas trop fatigué : pour produire son Ennemis mortels, il est allé trouver, sans doute à l'aide de quelque moteur de recherche, une occurrence assez ancienne du terme "islamophobie" dans la littérature française, et a fini par tomber sur un ouvrage d'Alain Quellien, un ancien administrateur de l'Afrique occidentale française (AOF) : La Politique musulmane dans l'Afrique occidentale française. Compte tenu des fonctions qu'il a occupées, Alain Quellien sait de quoi il parle, contrairement à Le Cour Grandmaison. Et qu'évoque-t-il dans cet ouvrage ? Les spécificités de l'islam, qu'il décrit comme "abâtardi" dans l'essentiel de la zone subsaharienne, et dénué du caractère djihadiste qu'il possède au Nord du Sahel, dans les zones touarègues, berbères ou arabes. Quellien décrit également par le menu les pratiques administratives françaises, la politique indigène très favorable au respect du droit islamique et de ses coutumes, et finalement assez peu favorable à l'extension de la culture chrétienne. Il décrit aussi l'accueil bienveillant réservé au colonisateur par les populations subsahariennes noires et non islamisées, du fait de la protection dont elles bénéficient désormais face aux tribus esclavagistes, et l'accueil plus réservé, sans être hostile, des musulmans anciennement esclavagistes vis-à-vis d'une administration française qui a entravé leur pratique ancestrale de la traite des êtres humains.

    Tout cela ne va évidemment pas du tout dans le sens de la fiction que souhaite rédiger Le Cour Grandmaison... Qu'à cela ne tienne ! Puisque Quellien a employé le terme "islamophobie", Le Cour Grand maison prélève ce terme et réinvente totalement le contenu de l'ouvrage de l'administrateur français. Sous la plume de Le Cour Grandmaison, Quellien consacre désormais toute son énergie à vitupérer contre l'administration française, qu'il juge "islamophobe", et dénonce vigoureusement la politique de l'indigénat menée en Algérie (alors que Quellien n'en parle pas un seul instant)... Sentant que c'est un peu léger pour accréditer sa thèse, Le Cour Grandmaison met au compte de "l'islamophobie" la description des caractéristiques raciales des Africains subsahariens et les pertes humaines lors de la construction des voies ferrées au Congo-Brazzaville, sur des terres où malgré l'expansion de l'islam, le taux de musulmans ne dépasse pas aujourd'hui 2 % ! Plus c'est gros, plus ça passe, notre escroc en histoire ne s'arrête donc pas là : il nous explique que Renan, dans son discours de la Sorbonne, "Qu'est-ce qu'une Nation ?", se livrerait à un éloge de la colonisation et y déclarerait qu'un pays qui ne colonise pas les autres se condamnerait à devenir socialiste. Il n'y a bien évidemment pas un mot de tout ça dans ce célèbre discours... Mais, bien lancé, notre pitre sait aussi donner toute sa mesure dans les conférences qu'il accorde pour assurer la promotion de son ouvrage. Ainsi, répondant à une question du public sur la politique arabe de Lyautey réputée accommodante, Le Cour Grandmaison, bien embêté de s'exposer au risque de devoir dire du bien d'un Français, préfère expliquer à son public que Lyautey s'est contenté de suivre un conseil de Machiavel, qui aurait recommandé de ne pas massacrer totalement une population, après une conquête, parce-que ce serait moralement répréhensible... Ainsi, avec Le Cour Grandmaison, on apprend même que la pensée de Machiavel était principalement guidée par des considérations morales ! De quoi révolutionner toute l'école française de sciences politiques, et surtout relancer l'école du rire, qui rencontre aujourd'hui quelques vicissitudes sous le poids du politiquement correct !

    Ainsi, en un tour de passe, devant des publics désireux de se faire vendre de la haine anti-française à la découpe, comme celui que peuvent convoquer des mairies de gauche ou d'extrême-gauche, à l'instar de la municipalité de Givors qui le reçoit le 8 novembre, Le Cour Grandmaison parvient à faire passer toutes les vessies qui se présentent à lui pour des lanternes. Qu'importe que l'histoire du XIXème siècle témoigne, au contraire, d'une islamophilie française, unique en Europe, qui verra naître le courant artistique et littéraire des orientalistes et leurs départements de recherche sur l'islam, qui portent, pendant un siècle, un regard si complaisant sur cette religion qu'il considère le hadith comme une source historique par défaut, concernant les premiers siècles de l'histoire islamique. Qu'importe que la colonisation française ait contribué, comme le décrit Quellien, à la diffusion de l'islam sur les terres colonisées. Qu'importe que le statut de l'indigénat, surtout en Algérie, soit le résultat d'une exigence des populations musulmanes, donc une faveur de l'administration française, afin qu'elles puissent continuer à être régies par les lois de l'Islam. Qu'importe qu'au cours de la période coloniale, la République, si complaisante avec l'Islam, ait persécuté les catholiques sur le sol français, notamment de 1901 à 1905 en chassant 30 000 religieux et religieuses de son sol (la moitié des membres des congrégations qui y étaient alors présents) et en tuant par armes à feu des paroissiens dans les églises à l'occasion des inventaires. Qu'importe que les armées de la conquête coloniale, même celles si décriées de Bugeaud en Algérie, aient été bien en deçà, en matière de cruauté, de ce que pratiquaient leurs adversaires arabo-musulmans, ou de ce qu'elles avaient pratiqué dans la répression de la guérilla catholique espagnole pendant l'occupation napoléonienne. Qu'importe que cette islamophilie française, ait été longtemps la conséquence d'une christianophobie de la République, née dans ce que l'historien Pierre Chaunu appelait la "messe de sang" : l'extermination des catholiques vendéens, 150 000 à 190 000 morts, soit plus que la somme de tous les morts de toutes les révoltes et de tous les mouvements sociaux de l'Ancien régime. Qu'importe que cette islamophilie se soit prolongée jusqu'à nos jours et explique la prise de conscience très tardive de la menace islamiste par nos autorités, malgré ses manifestations criminelles récurrentes. Qu'importe enfin que la France, pays "islamophobe" selon le faussaire Grandmaison, enregistre aujourd'hui, selon les chiffres de 2018 du ministère de l'intérieur, 1063 actes anti-chrétiens, 541 actes antisémites, et seulement 100 faits (en baisse par rapport à l'année précédente) qualifiés d'anti-musulmans.

    Qu'importe tout cela, tant que Le Cour Grandmaison peut continuer à se remplir les poches en flattant les instincts d'un public déjà perfusé aux intraveineuses de haine anti-française par des milieux associatifs ou enseignants de gauche et d'extrême-gauche... Des actes anti-chrétiens ? Rien de plus normal pour Grandmaison et ses amis, au vu de l'idée qu'il se font de l'histoire du christianisme. Quant aux actes antisémites, on devine ce que Le Cour Grandmaison en pense depuis qu'il a participé, à l'université d'Évry où il sévit comme professeur, à un colloque du "centre Malcom X" (sic !) dans lequel on s'efforçait d'expliquer que la dénonciation de l'antisémitisme était un acte également "islamophobe" !

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/olivier-le-cour-grandmaison-219115