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France et politique française - Page 2565

  • Immigration : retour au réel à La Croix ?

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    Il y a quelques jours, nous évoquions le retour au réel qui atteindrait Isabelle de Gaulmyn, éditorialiste à La Croix. Un retour au réel plus rapide que prévu, et sur un autre sujet, puisque le quotidien a publié, le 3 octobre 2018, un très long article intitulé « “Passeurs”, les nouveaux esclavagistes ». Un papier qu’il faut lire absolument.

    Le journaliste raconte comment il a suivi des policiers de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (OCRIEST) chargés du démantèlement des réseaux de trafiquants d’hommes. Et dresse un tableau édifiant d’une situation qui, comme le clament nombre d’entre nous depuis des années, est en réalité une nébuleuse criminelle aux ramifications internationales et au chiffre d’affaires astronomique.

    Selon le commissaire Gentile, interrogé par La Croix, « dans leur parcours migratoire non légal, toutes les personnes dont l’objectif est de transiter par la France ou de s’y maintenir sont obligées de faire appel à une filière criminelle ». Nous le savions, certes, mais c’est bien la première fois qu’un quotidien de centre gauche ose rapporter ces propos. Le réel, toujours…

    Plus bas, le journaliste semble découvrir l’eau chaude en citant le même commissaire dont il qualifie les propos de « fait ignoré » : « Les filières criminelles génèrent une véritable aspiration d’immigration irrégulière. Elles font venir les migrants qui resteraient chez eux s’ils savaient à quelle exploitation ils sont destinés en réalité. » Combien de hurlements vertueux de telles paroles ont-elles suscités lorsqu’elles étaient proférées par des politiciens de droite ? Non seulement la police le dit, mais encore La Croix le répète. Ça va grincer des dents dans le Landerneau du politiquement correct.

    Plus loin, enfin, le journaliste décrit les processus qui mènent les immigrants à une situation d’esclavage, qui commence par le prix exorbitant du passage et se termine par un emploi clandestin, sans protection sociale, les nuits passées dans des containers, les chantiers de BTP où ils sont transportés dans des camionnettes tôlées, et les salaires impayés par des entrepreneurs peu scrupuleux. En bref, la négation de toute dignité humaine envers ces personnes traitées comme du bétail.

    Le reportage de La Croix devrait interpeller – comme ils disent – nos bons pasteurs toujours prompts à prôner l’accueil inconditionnel des migrants. Non sur la nécessité de les considérer comme des personnes dont la vie n’a pas de prix, mais bien sur l’existence même des flux migratoires qui alimentent une économie mafieuse et criminelle et aboutit à la servitude pour ces malheureux.

    La Croix est le journal officiel de l’épiscopat français qui se signale depuis des années par une position irénique sur ce sujet brûlant. Peut-être ce reportage explosif leur donnera-t-il conscience que « l’accueil des migrants » – qui signifie, en réalité, le refus de tarir les flux d’immigration clandestine – implique la complicité avec ces organisations criminelles. Et lorsque le pape condamne – et avec quelle force ! – la Mafia italienne, comment accepter une telle traite d’êtres humains dont elle profite à plein ?

    Car c’est bien le crime organisé qui se livre à ces activités qui n’ont rien à voir avec la philanthropie. C’est bien lui qui, en exploitant honteusement la misère du monde, la propage dans nos pays et prive l’Afrique de ses bras et de ses cerveaux. C’est lui qui réunit les conditions d’une explosion sociale et ethnique dont les conséquences seront dramatiques.

    Retour au réel, encore et toujours. On se réveille ?

    François Teutsch

    http://www.bvoltaire.fr/immigration-retour-au-reel-a-la-croix/

  • Après 16 mois de magouilles et de tambouille

    6a00d8341c715453ef022ad3b5e259200b-320wi.jpgMoment de vérité penseront ingénument certains. Un peu paradoxale, me semble-t-il au contraire, et même scandaleuse, au fond, cette déclaration du ministre démissionnaire Collomb quittant ses fonctions le 3 octobre.

    Lors de la passation de ses pouvoirs à Édouard Philippe, chef du gouvernement et, pour quelque temps ministre de l'Intérieur intérimaire, le candidat à la mairie de Lyon a en effet délivré ce qu'on appelle un message.

    Gérard Collomb a parlé d'une situation "très dégradée" dans les quartiers que l'on dit sensibles et il a même réclamé une "vision d'ensemble pour recréer de la mixité sociale". Et il a déclaré son inquiétude: "Aujourd’hui on vit côte à côte... je crains que demain on vive face à face".

    Le bon apôtre a-t-il donc constaté cette dégradation, cette absence de vision d'ensemble, et ce danger grandissant, seulement depuis la rentrée des classes ?

    Ou bien la situation était meilleure en 2017 et alors il faut très vite rappeler Hollande, et pourquoi pas Manuel Valls.

    Ou bien, on peut supposer, au contraire, hypothèse moins polémique et conclusion moins effarante, que la réalité n'a fait que légèrement empirer en 16 mois de pouvoir macronien. Le pays n'a fait que continuer de dégringoler sur une pente déjà observable en 2017. Et, maire de Lyon, entouré de toutes ces superbes banlieues que le monde nous envie, Collomb disposait de toutes les informations nécessaires.

    Il parle, dans son propos de passation de pouvoirs, de son expérience ministérielle qui lui a permis de se rendre "dans tous ces quartiers : les quartiers Nord de Marseille, au Mirail à Toulouse, à la périphérie parisienne, Corbeil, Aulnay, Sevran"… où "la situation, conclut-il, est très dégradée."

    Et, certes, personne ne le contredira.

    Mais est-ce bien nouveau ? N'est-ce pas applicable dans les agglomérations de Lyon ou de Grenoble, dont il ne cite pas les hauts lieux, parfaitement comparables ?

    Le point important ne réside pas seulement d'ailleurs dans l'extension de l'insécurité, des trafics illicites, du communautarisme etc.

    Le ministre Collomb insistait même peut-être pour une politique différente de celle qui fut suivie pendant 16 mois. Mais, dans ce cas, il ne s'est alors exprimé qu'en privé ou en petit comité avec un président dont il avait soutenu la campagne, sans que durant cette campagne n'aient évoqué aucunes des questions liées à ce communautarisme délinquant. Pas une seconde l'adjectif islamiste n'a été associé au substantif terrorisme par le candidat Macron.

    Collomb est certainement trop fin politique pour ignorer la question du second tour dans le système politique français depuis la Troisième république.

    Son prédécesseur à la mairie de Lyon, le regretté, et regrettable, radical-socialiste Herriot[1] a joué toute sa carrière sur ce mécanisme : il se reconnaissait le droit de recueillir, au second tour, les voix des communistes. Herriot a même publié dans ce sens un insupportable "Retour d'URSS" où il nie les crimes du stalinisme, la famine en Ukraine, etc. pour justifier cette convergence.

    Mais le même dispositif interdisait toute alliance entre la droite et les nationalistes. En cela, Mitterrand n'a rien inventé et Macron s'apprête à continuer en inventant son clivage entre nationalistes et progressistes en vue des prochaines élections européennes.

    Les soi-disant progressistes cela comprend, sans doute, un défenseur du gros argent comme Jacques Attali, auprès duquel Macron commença sa carrière politique en qualité de secrétaire de la "Commission pour la libération de la croissance française" créée en 2007 par Sarkozy. Cela comprend également le secrétaire national du parti communiste Pierre Laurent, dont la ligne ondoyante et subtile tend aujourd'hui à savonner la planche à l'insupportable Mélenchon, mauvais joueur au second tour.

    Le système du second tour ne fonctionnera pas aux européennes de 2019. Mais il se lit en filigrane dans toute la vie politique républicaine française : répression antinationaliste, d'un côté, indulgences et accords discrets avec l'extrême gauche, de l'autre, complaisances étendues désormais aux électorats communautaristes. Et c'est ainsi que, depuis des décennies, la France crève.

    Collomb ministre de l'Intérieur peut nier aujourd'hui qu'il a participé, dans la campagne présidentielle, puis 16 mois durant au sein du gouvernement à ces magouilles et ces tambouilles. Il ne nous fera pas croire qu'il les ignorait. Il est trop tard pour faire aujourd'hui semblant d'en déplorer les conséquences.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Pour une présentation brève on lira l'article pourtant complaisant du site Herodote.

    https://www.herodote.net/edouard_Herriot_1872_1957_-synthese-1800.php

    http://www.insolent.fr/2018/10/apres-16-mois-de-magouilles-et-de-tambouille.html

  • Bistro Libertés avec le sénateur Stéphane Ravier (RN)

    Caroline Parmentier et Martial Bild reçoivent le sénateur des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier. Ils débattent du racisme anti-blanc et des dégradations de boucheries par des militants vegans.

     
  • Foutriquet II en marche... funèbre

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    Nos lecteurs seront heureux de retrouver ici Rémi Hugues qui, dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, nous a proposé, chaque jour du mois de mai dernier, une série d'articles qui ont fait date, formant un substantiel dossier Spécial Mai 68, rédigé pour Lafautearousseau, toujours consultable sur le blog ... Le temps a passé. Il s'agit ici des tribulations d'Emmanuel Macron, à travers une intéressante recension du dernier opus de Jean-Michel Vernochet.  LFAR

    « Notre » président est en chute libre. Lâché par l’opinion publique, dont on mesure l’humeur par des sondages, desquels sortent depuis quelques semaines des résultats catastrophiques pour l’exécutif, Macron voit chaque jour que Dieu fait les défections se succéder. À la rentrée l’écolo businessman Nicolas Hulot a quitté le gouvernement. Puis ce fut le tour, Christian Estrosi, le puissant maire de Nice, d’exprimer sa décision de cesser de soutenir Macron, passant de « constructif » à opposant. Et maintenant, Gérard Collomb, en première ligne durant l’affaire Benalla, de s’évader du navire, faisant fi de l’injonction élyséenne qui l’intimait de rester aux avant-postes de la « Macronie ». 

    La grande affaire de l’été, ce scandale monté en neige par les médias, a gravement endommagé la start-up gouvernementale de Monsieur Macron. Elle résulte certainement de la rivalité mimétique qu’entretiennent ce dernier et Matthieu Pigasse, qui en tant que co-propriétaire du journal – Le Monde – déclencha l’hallali estival, par l’intermédiaire de la plume d’Ariane Chemin. Cette affaire, qui a fait d’un vulgaire chargé de la sécurité de Jupiter Ier une star nationale, aussi célèbre que MʼBappé et consorts... un homme, qui, a-t-on appris récemment, aime sortir son pistolet, non quand il entend le mot « culture », mais lorsqu’il pose pour un selfie ! 

    Alexandre Benalla est un immigré qui s’est choisi un prénom français – le vrai serait Hacène. Avec son prénom yncrétique l’homme semble tout droit sorti du roman d’anticipation Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley.

    Il s’agit, à cet égard, de s’intéresser au milieu d’origine de ce Huxley, frère de l’ardent supporter du darwinisme, pour savoir qui sont les véritables commanditaires du « Grand Remplacement », un concept forgé par Renaud Camus, plutôt que de s’imaginer la tenue d’une réunion de chefs du village africain imitant la scène des protocoles des sages de Sion, où la délibération consisterait à trouver la meilleure solution pour faire disparaître les Européens, fautifs d’avoir colonisé le continent noir. 

    À leur place, disent les tenants de cette théorie du « Grand Remplacement », doit émerger un homme nouveau, fruit d’un métissage, qui serait relié à ses semblables non par un lien social au sens fort où l’entendait Augustin d’Hippone, mais par le fétichisme de la marchandise, c’est-à-dire l’attraction qu’exercent piscines à débordement, smartphones dernier cri et berlines luxuriantes. 

    Il suffit de se promener dans le centre-ville de Marseille (bientôt la Canebière, au nom peu hallal, sera-t-elle rebaptisée Cane-thé-à-la-menthe ?) ou dans les transports en commun franciliens pour s’apercevoir ce qu’il nous est promis, à nous, descendants des Hyperboréens. 

    Le « Grand Remplacement » est précisément le premier sujet traité par l’iconoclaste essayiste traditionaliste Jean-Michel Vernochet dans L’imposture (chez l’éditeur Kontre-Kulture), ouvrage dans lequel il s’efforce de déterminer la nature réelle du projet que Macron dessine pour la France. Selon cet ancien journaliste au Figaro Magazine et à Radio Courtoisie, Macron ambitionne tout bonnement de parachever sa destruction. 

    La feuille de route de l’énarque ex-fondé de pouvoir de la banque Rothschild n’est pas seulement de renforcer la soumission du pays réel (la France) au pays légal (la République) mais l’anéantissement pur et simple de ce vieux pays qui jadis s’enorgueillissait d’être la fille aînée de l’Eglise. d’où son tropisme cosmopolite et même sa « négrophilie » un tantinet lubrique signalée par l’humoriste Patrice Éboué dans une vidéo diffusée sur Twitter. Mais essaye-t-il seulement de la dissimuler au public ? 

    La crise migratoire actuelle parachève cette entreprise de démolition. L’État français voit ainsi, note Vernochet, les instruments de sa souveraineté lui être ôtés, notamment les services publics. Or la puissance publique ne disparaît pas pour autant, elle passe juste sous pavillon européen, onusien ou américain. Ce serait une erreur de penser que la « décomposition de l’État souverain » décrite par l’auteur coïnciderait avec l’accroissement des libertés publiques. Celui-ci avance que Macron est l’intendant d’un ordre qui entend « régenter le moindre détail de nos vies » (p. 58). 

    Les deux hommes, bien que l’un soit progressiste et l’autre réactionnaire, s’accorderaient néanmoins sur une chose : l’importance du pouvoir médiatique. Cette puissance qui contribua de manière décisive à l’élection de Macron, souvenez-vous des affaires Pénélope Fillon et Étienne Chatillon, ce même Macron la dénonça au moment de l’affaire Benalla. Vernochet soutient que le Quatrième pouvoir, la presse, est devenu le Premier. Lors de l’élection présidentielle de 2017 elle a « fait d’un presque inconnu un chef d’Etat en brûlant toutes les étapes d’un ordinaire cursus honorum. » (p. 103) Le vrai titulaire du pouvoir n’est pas Macron, il n’est que le polichinelle de Rothschild & Cie, le fidéicommis, pour reprendre un vocable cher à notre auteur, des bancocrates qui règnent par le truchement des médias qu’ils contrôlent. 

    Et cette réalité existe depuis de nombreuses années : dans L’argent d’Émile Zola l’homme d’affaires Saccard achète un journal catholique en difficulté, « L’espérance », pour faire la promotion de sa Banque Universelle. Le romancier était naturaliste, la collusion entre la finance et les médias qu’il mit en lumière, n’était en rien le fruit de son imagination mais un fait réel qu’il avait découvert dans le cadre de ses recherches préalables à l’écriture de son livre. 

    Si le volume de Jean-Michel Vernochet manque d’un réel fil conducteur explicitement posé dans un exorde introductif – on pense d’après le titre que le livre est un portrait de Macron, puis le début se focalise sur le « Grand Remplacement » sans aucune mise en perspective entre les deux éléments –, ce qui lui donne un côté brouillon ; il est utile dans le sens où il présente des faits et des réflexions originales. 

    Il nous renseigne, en particulier, sur ces lois qui sont votées en toute discrétion, parce qu’elles revêtent une dimension totalitaire, ou carrément anti-nationale. Qui a entendu parler du décret n° 2017-1230 du 3 août 2017 relatif aux provocations, diffamations et injures non publiques présentant un caractère raciste ou discriminatoire, mentionnée page 52 ? Ou de la loi du 7 mars 2016 instituant un contrat d’intégration républicaine (C.I.R.), en lieu et place du contrat d’accueil et d’intégration (C.A.I.), évoqué page 94 ? 

    Il nous invite en outre à s’essayer toujours à penser au-delà de la doxa ; par exemple, l’obligation des 11 vaccins pour les écoliers n’est peut-être pas tant un complot contre l’intégrité physique de nos enfants fomenté par l’industrie pharmaceutique avec la complicité de la ministre stipendiée ès Santé Agnès Buzyn, qu’un moyen de prévenir les risques d’épidémies venues de l’étranger. Le choléra qui sévit actuellement en Algérie est là pour le souligner. Certaines écoles ont dû traiter cette très inquiétante problématique à la rentrée 2018.      

    Et Vernochet nous fait découvrir, enfin, en vertu de sa grande érudition, des pépites qu’il déterre du vaste terrain en friche de la connaissance universelle. L’idole de la sociologie française, Émile Durkheim, un misogyne ? Oui, il écrivit la chose suivante : « L’inégalité [entre les deux sexes] va également en s’accroissant avec la civilisation, en sorte qu’au point de vue de la masse du cerveau et, par suite, de l’intelligence, la femme tend à se différencier de plus en plus de l’homme. La différence qui existe par exemple entre la moyenne des crânes des Parisiens contemporains et celle des Parisiennes est presque double de celle observée entre les crânes masculins et féminins de l’ancienne Égypte. » (cité p. 14) N’y aurait-il pas lieu dès lors d’ôter le nom de ce descendant « d’une lignée de rabbins » des manuels de Sciences économiques et sociales (S.E.S.) ? Voilà un nouveau combat à mener, chères féministes ! 

    L’imposture prédit l’impopularité actuelle du chef de l’État, qui, paraît-il, est de plus en plus isolé. Si les Français n’ont pas attendu sa sortie pour réaliser que le président qu’ils ont choisi est un imposteur dont le profil est à mi-chemin entre Benjamin Braddock (Le Lauréat) et Jordan Belfort (Le loup de Wall Street), ceux qui voudront comprendre les ressorts de cette disgrâce spectaculaire auront à lire ce précieux nouvel opus de Jean-Michel Vernochet.  

    3675662240.3.jpgL'imposture,
    de Jean-Michel Vernochet,
    107 p., éd. Kontre-Kulture, 2018, 13 €  

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    Affiche d’information de l’école primaire « National » (Marseille)

  • Sécu trou bouché ou faux bilan ?

    6a00d8341c715453ef022ad3b54715200b-320wi.jpgQue les comptes sociaux apparaissent en équilibre pour l'année prochaine peut être tenu, pour une bonne nouvelle. La rareté de cette espèce fait penser à l'exception rhétorique des poissons volants de Jean Gabin dans son fameux discours dans le rôle du "Président", film culte remontant à 1961, signé Henri Verneuil, inspiré du roman de Simenon.

    Non sans quelque ingénuité, l'éditorialiste du Monde en ligne ce 28 septembre pouvait donc titrer : "La Sécurité sociale enfin dans le vert". Le résumé en deux lignes, pour internaute pressé, se contente d'applaudir au fait que "le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 prévoit un excédent. Cela n’était plus arrivé depuis 2001." Autrement dit, depuis le départ de Mme Aubry, et la ligne de gloire injustement brisée de Dominique Strauss-Kahn, la France n'a connu que deux hommes d'État dignes de ce nom : Macron, bien sûr, pour faire plaisir aux actionnaires du journal, et, ne l'oublions pas, Hollande, dont la réputation quelque peu ternie reprend du poil de la bête.

    Vrais et faux équilibres comptables se ressemblent d'autant plus qu'on a dressé le public à n'en considérer que les soldes, à partir de bilans qu'aucun comptable n'oserait présenter de peur d'être accusé de fumisterie.

    Quand furent instituées, par la réforme constitutionnelle de 1996, les fameuses Lois de Financement de la sécurité sociale, leur périmètre, d'ailleurs approximatifs se comparait au Budget de l'État. Aujourd'hui elles le dépassent tellement que l'on a mis un terme à toute comparaison.

    En gros le périmètre du PLFSS pèse aujourd'hui pour le régime général 420 milliards d'euros, dont la moitié seulement pour les dépenses d'assurance maladie ; celui de l'État en 2018, repose sur 300 milliards de recettes. Celles-ci sont ramenées à 243 milliards après déduction de 40 milliards prélevés au profit des collectivités territoriales et de 20 milliards prélèvés au profit de l’Union européenne. Le solde déficitaire du budget général était en 2018 de 87 milliards.

    C'est seulement à partir cet ensemble de chiffres que l'on pourrait commencer à raisonner.

    Car le point commun du PLFSS et du Budget est, par ailleurs, d'être alimentés l'un et l'autre, par ces prélèvements obligatoires dont le France détient le record.

    Boucher le trou de Paul : parfait, mais à quel prix pour Pierre ?

    Et au prix de quels silences ?

    Aucune réserve de vieillissement n'a jamais été publiée, par exemple, ni même évaluée, pour cette assurance maladie dont tout le monde sait qu'elle est obérée par l'augmentation constante de la moyenne d'âge des bénéficiaires.

    Aucune personnalisation des droits à pension ne permet de distinguer entre les recettes futures d'une assurance vieillesse qui évolueront avec les rémunérations. Des générations de cadres, affreux mâles blancs, ont ainsi accepté de cotiser dans des systèmes misant sur une démographie professionnelle, toujours en hausse sans anticiper sur la smicardisation d'un salariat supposé alimenter les ressources des caisses par leurs cotisations de demain.

    Plus significatif encore, depuis l'institution, le développement et la différenciation de la CSG le contrôle a complètement échappé aux cotisants et aux syndicats.

    Jusqu'en 1993 on avait pataugé dans un amateurisme syndical que la cour des Comptes avait commencé à dénoncer dès 1952. Le plan Juppé a institué un professionnalisme technocratique dont les dégâts commencent à se faire sentir en termes de déserts médicaux, de paupérisation de l'hôpital public, de rationnement des soins, etc. ; sachant que ce degré de professionnalisme ne s'inscrit pas dans des parcours de santé mais dans des carrières de hauts fonctionnaires des Finances.

    Sans doute peut-on reprocher beaucoup de choses au corps médical mais au moins il soigne.

    Personne en revanche n'imagine recourir en matière de soins aux urgences de Bercy. Or, c'est à Bercy que se prennent les décisions.

    La superficie des bureaux de la sécurité sociale au ministère de la Santé, 14 avenue Duquesne, serait à comparer avec celle affectée aux mêmes fonctions au sein de la citadelle de Bercy.

    Qui connaît d'ailleurs seulement le nom de l'honorable Mme Mathilde Lignot-Leloup, Directrice en titre de la sécurité sociale ?

    Sans même parler du libre choix des assurés, qui n’entre pas dans les agendas de la technocratie, la démocratie a été totalement évacuée du dispositif.

    Certains s'en féliciteront, mais on leur posera simplement la question : au bénéfice de quoi ? aux profits de qui ? Il me semble à craindre, comme chaque fois que l'on est tenté de dire "pas perdu pour tout le monde", que ce soit au contraire bel et bien perdu pour tous les Français.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2018/10/secu-trou-bouche-ou-faux-bilan.html

  • Comment contourner la répression grâce au Bitcoin – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

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    Depuis plusieurs mois, nos opposants politiques cherchent à nous asphyxier financièrement en faisant fermer nos comptes bancaires et nos plateformes de paiement en ligne. Il est désormais possible de contourner ces moyens de paiement traditionnels grâce aux cryptomonnaies. Vous pouvez soutenir les identitaires en faisant un don en Bitcoin ou en Etherum.

    Qu’est-ce que le Bitcoin ?

    Le Bitcoin est une nouvelle monnaie virtuelle dont on entend de plus en plus parler dans les médias. Bulle spéculative ou révolution, des points de vue très tranchés existent et s’affrontent. Cette cryptomonnaie est un OVNI : elle bouleverse tous les schémas établis, réunissant parmi ses utilisateurs les milieux du web-anarchisme, les libertariens et dorénavant les identitaires. Parmi ses plus fervents opposants, on trouve les banques (centrales ou d’affaires), des économistes médiatiques, certains financiers et des politiques de tous bords.

    La blockchain, qu’est-ce que c’est ?

    Le Bitcoin a un futur incertain, en revanche une chose est sûre, il s’appuie sur une technologie nouvelle qui va probablement envahir notre quotidien dans les prochaines années. Il s’agit de la blockchain (dont la traduction en français est chaîne de blocs), une technologie qui permet de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle. La blockchain peut être utilisée de trois façons : pour du transfert d’actifs (monnaie, titres, actions…), pour une meilleure traçabilité d’actifs et produits, et pour exécuter automatiquement des contrats (des smart contracts). La grande particularité de la blockchain est son architecture décentralisée, c’est-à-dire qu’elle n’est pas hébergée par un serveur unique mais par une partie des utilisateurs. Il n’y a aucun intermédiaire pour que chacun puisse vérifier lui-même la validité de la chaîne. Les informations contenues dans les blocs (transactions, titres de propriétés, contrats…) sont protégées par des procédés cryptographiques qui empêchent les utilisateurs de les modifier a posteriori.

    Comment utiliser les Bitcoins ?

    Le Bitcoin est le cas d’usage le plus connu de la blockchain. Il désigne à la fois un protocole de paiement sécurisé et anonyme et une crypto-monnaie. N’importe qui peut accéder à cette blockchain et donc utiliser des bitcoins. Pour ce faire, il suffit de créer un portefeuille virtuel, en passant par exemple par ce site. La crypto-monnaie permet d’acheter des biens et services et peut être échangée contre d’autres devises.

    Le Bitcoin en politique

    Au-delà de l’innovation technologique considérable représentée par la blockchain (permettant d’effacer les intermédiaires), qui est en soi politiquement neutre, plusieurs courants idéologiques ont décidé de s’en emparer et d’en faire la promotion. Les milieux patriotes par exemple voient d’un bon œil la possibilité d’un outil leur permettant d’outrepasser la censure des GAFA (Google Amazon Facebook Apple) et des différentes plateformes de paiements soumises à des pressions politiques. Steve Bannon, l’ancien proche conseiller de Donald Trump en fait sans cesse la promotion et le Bitcoin est également utilisé par la célèbre YouTubeuse américaine Lauren Southern (proche de Génération Identitaire), plusieurs fois bannie par certaines plateformes de paiements.
    Le Bitcoin pour contourner la répression

    Tant que nos mouvements (comme Génération Identitaire récemment, dont les moyens de paiements ont été supprimés sous pression de l’extrême-gauche, quelques mois après la perte du compte bancaire de l’association suite à une campagne de harcèlement) continueront d’être dans le viseur du pouvoir, toute initiative visant à gagner en autonomie et en indépendance vis-à-vis de l’État, des GAFA et du système bancaire est à encourager. Que le Bitcoin soit une réelle alternative monétaire ou non, il est en tout cas aujourd’hui le moyen idéal pour contourner la répression dont nous sommes la cible.

    La Blockchain comme alternative aux GAFA

    La blockchain va apparaître de plus en plus comme la possibilité de créer une alternative aux GAFA (Google Amazon Facebook Apple), éventuellement avec des réseaux sociaux décentralisés s’appuyant sur cette technologie. Nous assisterons donc à l’émergence d’un pôle de résistance et de liberté se dressant en contre-modèle face à cette tentative monopolistique de créer une dictature numérique par ces géants du web. Un contre-pouvoir rendu chaque jour plus nécessaire, tant les libertés sur internet ne cessent de reculer.

    Jérôme Barbet

    Texte repris du site de : Les Identitaires

    Vous pouvez facilement vous procurer et envoyer du Bitcoin en passant par ce site. Une fois votre compte créé, il vous suffira de l’alimenter par virement bancaire, puis vous pourrez effectuer très facilement des paiements depuis la rubrique retirer des bitcoins.

    Les identitaires acceptent les dons en cryptomonnaies :
    Adresse Bitcoin : 1EQXFUhbbxsgBbQ5cpujtkp5pMDxGWfiJi
    Adresse Etherum : 0x88FC007c6bA257CC01ceA697513587fFBb1b1BeC

    Génération Identitaire accepte également les dons en cryptomonnaies :
    Adresse Bitcoin : 1JAWpHj7B3n1t4Xa3iQB2Bcq64v64ofz4B
    Adresse Etherum : 0x0CDE4EbdFF145Fd1583287a00992de4c935c4f15

    https://fr.novopress.info/212201/comment-contourner-la-repression-grace-au-bitcoin-jerome-barbet-les-identitaires/

  • Environnement et économies d’énergie : le bidon de la voiture électrique

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    Le Mondial de l’auto s’est ouvert en grandes pompes (encore à essence) ce jeudi 4 octobre. L’automobile, avec ou sans plomb, essence ou diesel, électrique ou hybride, est une vache à lait. La preuve : si l’on en croit le dernier rapport de la Cour des comptes sur le sujet, jamais les infractions routières n’ont autant rapporté à l’État que l’année passée. Record toutes catégories en 2017, soit 1,97 milliard d’euros de recettes dont 1,01 milliard collecté par les seuls radars. Bref, c’est une affaire qui marche !

    L’automobile, donc, notre fleuron industriel. Le président Macron a reçu à l’Élysée les dirigeants du secteur puis il s’est rendu au salon pour flatter les capots comme d’autres flattent le cul des vaches, puis réunissant autour de son auguste personne tout le gotha de la profession, il a annoncé avoir confié à l’ancien directeur général de Renault, Patrick Pélata, « une mission sur les nouvelles mobilités et les véhicules électriques et autonomes ». Il sera assisté dans cette entreprise par Xavier Mosquet, « spécialiste de l’industrie automobile et ancien conseiller de l’administration Obama ». Excusez du peu…

    Comme le souligne Le Point, notre omniscient chef de l’État « a donc pris les commandes de ce dossier, une première pour un président de la République ». C’est dit, c’est “acté”, gravé dans le marbre, nous allons tous demain rouler électrique et autonome. Question : est-ce si économe en énergie qu’on veut bien nous le dire ? Pas sûr du tout. On est même, en l’état actuel des ressources, sûr du contraire.

    C’est François Lenglet qui a soulevé le lièvre sur RTL en révélant les omissions volontaires des tenants du meilleur des mondes électriques, notamment les constructeurs occidentaux qui prévoient, à eux seuls, « 160 milliards d’euros d’investissement pour électrifier leurs gammes d’ici à 2023 ». Pourtant, dit François Lenglet, « plusieurs choses désagréables sont omises sur les voitures électriques. D’abord, la voiture électrique n’est propre que si l’électricité est générée à partir d’énergie décarbonée ». Or si cela est le cas en France où 70 % de la production est nucléaire, ça ne l’est évidemment pas en Allemagne où « charbon lignite (une forme de charbon) et gaz comptaient encore pour 50 % en 2017 », et encore moins en Chine « puisque 71 % de l’électricité proviennent de l’énergie fossile ». Pour résumer, « au lieu de mettre du pétrole dans une voiture, on fait de l’électricité avec du pétrole [ou du charbon] pour alimenter une voiture électrique ».

    Reste la solution de la voiture électrique produite à l’énergie “propre”. Sauf que…
    « La construction d’un véhicule électrique demande bien plus d’énergie qu’un moteur thermique. Et son recyclage, en particulier celui de la batterie, génère une pollution très problématique, tout comme la fabrication elle-même de la batterie, avec des métaux rares dont l’extraction est très polluante », dit Lenglet. Bref, tout cela n’est qu’un bidonnage destiné une fois de plus à nous culpabiliser pour nous faire changer de véhicule car « si l’on prend donc le bilan environnemental total d’un véhicule électrique, du berceau au recyclage, il n’est pas si brillant comparé à une bonne vieille diesel ».

    Les faits le prouvent, « la voiture électrique ne supprime pas la pollution, elle la déplace, en l’éliminant des centres-villes (avec une émission zéro), mais en la faisant apparaître dans les décharges à batteries ou les mines de métaux rares ».

    Qu’importe, nos dirigeants qui savent très bien tout cela n’en ont cure. La pollution n’est pas leur souci. L’important est de faire rentrer l’argent. À cela tout est bon, comme le prouve cette mesure anecdotique en apparence qui consiste à changer, sous prétexte d’harmonisation européenne, le nom du carburant à la pompe. Dans une semaine, le sans plomb 95-E10 s’appellera E10, les sans plomb 95 et 98 deviendront E5, et le diesel sera B7.
    Touché coulé !

    Marie Delarue

    http://www.bvoltaire.fr/environnement-et-economies-denergie-le-bidon-de-la-voiture-electrique/

  • Contre le règne des partis, quelles institutions ?

    Les partis politiques sont épuisés, si l'on en croit le nombre d'adhérents à jour de leur cotisation, et l'opposition, sous ses diverses étiquettes, ne semble pas mieux se porter que le mouvement du président actuel : la seule évocation du cas du parti des Républicains, qui est censé regrouper les restes des formations qui se réclamaient du gaullisme et de la droite conservatrice ou libérale, est éloquent, comme le démontre un article paru dans le quotidien L'Opinion ce lundi 24 septembre 2018, sous le titre « A Paris, à peine 6 % des adhérents LR ont moins de 30 ans » : sur 6.099 adhérents parisiens (pour une métropole de plus de 2 millions d'habitants...), certains arrondissements comptent moins d'une dizaine de membres anté-trentenaires ! Et pourtant, ce parti est considéré comme le parti modéré le plus représentatif de la Droite et celui qui peut être appelé à diriger à nouveau le pays dans quelques temps. Mais que dire, aussi, du Parti Socialiste, encore au pouvoir il y a deux ans, ou des autres partis dits de gouvernement ? Quant aux partis contestataires, leurs effectifs ont fortement diminué depuis leurs échecs respectifs de l'année 2017, année durant laquelle le « dégagisme » a porté M. Macron à la présidence de la République, sans troupes véritables mais avec des ambitions certaines. 

    Et pourtant ! La démocratie représentative contemporaine accorde aux partis une place prépondérante, au point que l'on peut supposer que, dans ce système, la démocratie est bel et bien, et uniquement, le règne des partis et de leurs servants, mais aussi de leurs financiers et commanditaires. Cela peut pourtant sembler exagéré et illogique au regard de la faible adhésion à ces partis et de la vacuité de leurs programmes, réécrits à la veille de chaque élection, au gré d'une adaptation permanente qui apparaît plus comme une nécessité électorale que comme un engagement vraiment politique... Il y a de quoi être perplexe devant les réunions d'avant-campagne durant lesquelles il est fait appel aux propositions des militants, celles-ci étant, en définitive, supplantées par des textes rédigés par des comités d'experts ou des technocrates, voire par des communicants pour lesquels la forme importe plus que le fond : en fait, il s'agit de conquérir le pouvoir, parfois sans idée précise de son exercice, ce que signalait, en son temps, François Mitterrand dont le livre fameux (et terriblement bien écrit tout autant qu'injuste pour le fondateur de la Cinquième République...) « Le coup d’État permanent » trouvera sa meilleure illustration durant le double septennat (1981-1995) de l'ancien lecteur de L'Action Française et rédacteur du bulletin royaliste L'Action angoumoise des années 30...

    Le ras-le-bol français s'exprime souvent par une forme, plus verbale qu'active, d'antiparlementarisme et d'antipartisanisme qui, pour être compréhensible, n'en est pas moins proprement inefficace, et cela depuis fort longtemps, ne trouvant pas de débouché politique et confinant à une forme de désespérance qui, en définitive, permet au système d'éternellement perdurer sans trop d'inquiétude... L'abstention, que certains revendiquent comme une forme d'action politique de désaveu du système politicien, si elle peut être parfois fort sympathique et légitime, reste désespérément sans effet sur les politiques menées et les institutions : elle est juste révélatrice du malaise, et elle est évoquée en début de soirée électorale pour être totalement oubliée la minute d'après... Constatons qu'elle représente presque 60 % aux élections européennes sans que cela n'empêche ni la légitimation des élections ni les déclarations de victoire des partis, ni les élus de se déclarer les seuls représentants de la Vox populi, ceux ne votant pas (ou plus) étant renvoyés à leur « absence » et au silence.

    La tradition royaliste ne refuse pas les partis, mais elle s'inquiète du règne de ceux-ci sur l’État, règne consubstantiel à la démocratie représentative : c'est une des raisons fortes de la nécessité royale pour la magistrature suprême de l’État, ainsi libérée des jeux de partis et des alliances politiciennes par la transmission héréditaire, la naissance ne s'achetant pas et le nouveau-né ne se choisissant pas plus que le jour de la mort de son prédécesseur n'est connu, a priori, de celui-ci et des autres... Cette « incertitude temporelle » qui est bien encadrée par des lois fondamentales de succession tout en restant profondément liée à la nature de l'homme elle-même, est sans doute une manière simple, la plus naturelle qui soit, de ne rien devoir aux partis et d'être le recours à ceux-ci lorsque la situation leur échappe et que le pays est menacé.

    Ainsi, au regard de l'histoire tragique de la France au XXe siècle, s'il y a bien eu un de Gaulle en juin 1940 pour dépasser la défaite, il a manqué un roi en novembre 1918 pour gagner cette paix qui aurait permis d'éviter les malheurs du printemps 1940, malheurs dont les partis se sont vite exonérés en refilant le pouvoir défait à un vieux maréchal qu'ils étaient allés chercher dans son ambassade de Madrid...

    Bien sûr, la Monarchie n'est pas un « sceptre magique », mais elle autorise à penser à une forme de démocratie qui ne doive pas tout aux partis, et qui n'en soit pas la prisonnière et, parfois, la victime expiatoire.

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1512:contre-le-regne-des-partis-quelles-institutions-&catid=52:2018&Itemid=63

  • Justice et forces de l’ordre : la condamnation de trop ?

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    Voilà une nouvelle décision de justice qui ne risque pas de participer à l’amélioration des relations entre l’institution judiciaire et les forces de l’ordre.

    Ainsi que le rapporte L’Essor, le journal de la gendarmerie nationale, un gendarme de 53 ans a été condamné, ce mercredi 3 octobre, à trois mois de prison avec sursis, six mois d’interdiction d’exercer sa profession et inscription de ladite condamnation au bulletin n° 2 de son casier judiciaire. L’adjudant-chef dont il est question comparaissait, en effet, devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières pour avoir giflé un mineur qui s’en était pris son épouse. À noter que les représentants de « la victime » n’ont pas estimé nécessaire de se porter partie civile à l’occasion de ce procès. C’est dire l’importance qu’eux-mêmes attachent à ce fait divers qui, pourtant, est tout a fait révélateur de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

    À une époque où, plus que jamais, notre jeunesse est en perte de repères, et où même le président de la République estime utile et pertinent de s’afficher aux yeux du monde avec des racailles, des hommes et des femmes font le choix de s’exposer jours et nuits, dimanches et jours fériés, afin de tenter de maintenir un ordre public minimum pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos. Ces serviteurs de la République, qu’ils soient gendarmes, policiers, pompiers ou appartenant aux services de secours, paient, chaque année, un lourd tribut. Le nombre de tués et de blessés dans leurs rangs se comptant par centaines. Ce travail, ils le font avec dévouement. Ils sacrifient souvent leur propre vie de famille pour répondre aux exigences de missions de plus en plus difficiles et dangereuses. Mais, parfois aussi, sous l’emprise de la colère, de la fatigue, du stress ou de la peur, ils peuvent se fourvoyer et sortir du cadre légal qui leur est assigné. Mais pour eux, qui ne sont ni président de la République, ni ministre, ni élu, ni caïd médiatique, ni star du show-business, il n’y aura pas de pardon. Pas de tolérance. Et, pour cela, on pourra toujours compter sur quelques magistrats qui, du fond de leur fauteuil, sauront exiger une sanction exemplaire à l’encontre du fautif.

    La décision du tribunal correctionnel de Charleville-Mézières est tout à fait symptomatique du décalage qui existe, désormais, entre la Justice et les forces de l’ordre. Elle est également révélatrice de ce même décalage qui s’est installé dans notre société, et du renversement total des valeurs qui affecte maintenant les relations interindividuelles dans notre pays.

    Aurait-on pu imaginer, il n’y a pas si longtemps, un gendarme être mis au ban de la société pour avoir voulu défendre son épouse des agissements d’un gamin dont l’éducation laisse manifestement à désirer ? Aurait-on envisagé de créer, au sein des écoles, des unités d’intervention, tant les enseignants sont complètement dépassés par une violence qui devient endémique ? Aurait-on vu, au plus haut niveau, une classe politique se donner en spectacle et fouler aux pieds les valeurs de la République dont le peuple lui a donné la garde ?

    Alors, continuons comme ça. Condamnons les gendarmes et les policiers pour des vétilles. Sanctionnons les quelques enseignants et agents de l’État qui assument encore leurs responsabilités. Encourageons, en les élisant et les réélisant, les politiques dans la voie de la médiocrité et du déshonneur. Et, sous peu, notre pays sera à ramasser dans la fange. Reste à espérer que, d’ici là, ceux qui ont notre sécurité entre leurs mains n’auront pas définitivement baissé les bras.

    Olivier Damien

    http://www.bvoltaire.fr/justice-et-forces-de-lordre-la-condamnation-de-trop/