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France et politique française - Page 2753

  • Tous les pouvoirs du Système au service de Macron

    6a00d83451619c69e201bb09efee37970d-250wi.pngLu sur Ligne Droite :

    "Mandaté par le Système, M. Macron a été élu grâce à lui. Une fois en place, il dispose d’un pouvoir qu’aucun président n’a jamais eu car il peut s’appuyer non seulement sur le pouvoir politique mais aussi sur celui du Système avec le soutien des médias, de la justice et du monde économique. Et, plus encore, il cherche à renforcer son contrôle sur toutes les voix dissidentes et s’efforce d’entretenir la confusion dans l’esprit des Français pour mieux abuser ses adversaires. Avec lui, le Système, qui n’a jamais été aussi fort, peut à travers le président, faire appliquer son programme sans coup férir.

    Macron, le président voulu et fabriqué par le Système pour appliquer son programme

    L’élection de M. Macron à la présidence de la République a en effet été programmée pour empêcher le peuple français de remettre en cause l’idéologie libérale/libertaire et immigrationniste du Système. Ce dernier a donc déployé tous les moyens à sa disposition pour assurer le succès de son candidat : propagande médiatique en sa faveur sans précédent sous la VeRépublique et harcèlement judiciaire inédit contre ses opposants de droite. Pure fabrication du Système, M. Macron ne représente donc en aucune façon le renouveau que notre pays attend. Il incarne au contraire l’instrument, ou plutôt le fléau, du Système et c’est donc le programme de celui-ci qu’il entend appliquer. M. Macron l’a d’ailleurs clairement annoncé lors de ses vœux pour 2018 : « Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai ». En d’autres termes, il appliquera le programme libéral/libertaire et migratoire voulu par le cartel de Davos envers et contre tout. Et il en a les moyens.

    Tous les pouvoirs du Système au service de Macron

    Bien que lui-même et ses partisans n’aient été élus que par une minorité de Français, M. Macron dispose en effet de tous les pouvoirs : une majorité à l’Assemblée nationale, l’appui du grand patronat et des puissances d’argent, le soutien discret mais efficace de la justice, comme on l’a vu pendant la campagne électorale, et surtout l’engagement permanent du pouvoir médiatique en sa faveur, fonctionnant tel un appareil de propagande mis à son service. Sa ligne atlantiste et européiste lui assure également la bienveillance des institutions financières internationales dominées par les États-Unis.

    De plus, M. Macron peut compter sur l’absence de toute opposition politique constituée : la droite a implosé et ce qui reste de la gauche socialiste s’est globalement rallié à lui. La ligne gauchiste et communautariste adoptée par « la France insoumise » de Mélenchon ne rencontre qu’un faible écho dans l’opinion et ne gêne donc nullement le nouveau pouvoir. Les centrales syndicales, de leur côté, privées du relais politique de la gauche socialiste, peinent à mobiliser. Quant aux groupes d’extrême-gauche, ils s’attaquent non pas à lui, mais prioritairement aux dissidents de droite, aux traditionnalistes et aux identitaires. Homme de réseaux, le nouveau président peut en outre compter sur le soutien de puissants lobbies et de nombreux cercles d’influence. Chanceux, il profite enfin de l’amélioration tendancielle de la conjoncture économique mondiale. La voie est donc libre pour M. Macron !

    Contrôle et censure de l’opinion au surplus

    Pour autant, cela ne lui suffit pas car le nouveau président cherche à museler encore plus l’opinion. Ainsi, conformément d’ailleurs aux recommandations du Forum de Davos de janvier 2017, a-t-il annoncé son intention de légiférer contre les « fausses nouvelles » diffusées par les médias alternatifs et par Internet. Il s’agit en réalité de renforcer le contrôle de l’information par l’oligarchie pour qui les prétendues « fausses nouvelles » ne sont rien d’autre que celles qui ne respectent pas le politiquement correct, c’est-à-dire l’idéologie du Système. Avec les lois mémorielles, les juges décident déjà de la vérité historique, avec Macron ils décideront bientôt des informations que les Français seront quotidiennement autorisés à connaître.

    Preuve de la synergie entre Macron et le Système à l’échelle internationale, cette censure revendiquée haut et fort par l’intéressé intervient au moment même où les principaux opérateurs occidentaux abandonnent le principe de la neutralité d’Internet. Le Système, qui entend gouverner contre les peuples, cherche en effet à renforcer son contrôle sur l’information, à limiter le pluralisme et donc à verrouiller toujours plus la démocratie. Pour survivre politiquement, M. Macron et le Système qu’il représente savent qu’il leur faut conserver coûte que coûte la maîtrise de l’information. Et, plus globalement, resserrer l’emprise sur les Français. C’est dans cet esprit que les dispositions de l’état d’urgence ont été introduites dans le droit commun. La France vit donc désormais dans un régime où les libertés publiques se trouvent limitées de façon permanente, au prétexte de lutter contre le terrorisme, une lutte pourtant par ailleurs bien timide.

    Usage des leurres et brouillage des esprits de surcroît

    Pour consolider encore davantage son pouvoir, M. Macron, comme il l’a fait pendant la campagne électorale, cherche à brouiller les cartes et à créer la confusion dans l’esprit des Français. S’appuyant sur des données considérables collectées auprès de la population et utilisant des méthodes sophistiquées de traitement et d’analyse, il dispose d’informations très poussées sur l’état de l’opinion, ce qui lui permet, sans s’engager le moins du monde, de prononcer les phrases que nos compatriotes ont envie d’entendre. Dans le même esprit, il multiplie les propos, les annonces et les petits signes concrets sur l’école, l’économie ou l’immigration qui laissent croire à certains que Macron les a entendus. Une technique d’autant plus efficace que les organisations de gauche donnent la réplique en poussant des cris d’orfraies. Beaucoup d’électeurs de droite se laissent ainsi piéger, croyant voir en lui quelqu’un d’autre que le représentant du Système et donc de la Nouvelle Gauche. Aussi, grâce aux leurres qu’il envoie pour tromper ses adversaires, M. Macron peut-il poursuivre sur le fond la politique très radicale que lui dicte le Système.

    Avec Macron, le Système a les mains libres en France

    Doté de tous les pouvoirs institutionnels, protégé par la propagande médiatique et par la censure de toute opinion dissidente, Macron, et à travers lui le Système, peut désormais tout se permettre. Il peut donc mettre en œuvre ce pour quoi le Système l’a promu : la déconstruction méthodique des valeurs et de l’identité européenne de la France. Avec Macron, le Système n’a jamais été aussi fort."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • FONCTIONNAIRES : LA FIN DES PRIVILÈGES CONNUS ET… CACHÉS !

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    Le premier statut général de la fonction publique a été défini par la loi du 19 octobre 1946. Le communiste Maurice Thorez était alors chargé de la Fonction publique. 

    Ce statut, élargi aux fonctions publiques hospitalières et territoriales par la loi du 13 juillet 1983, porte ainsi à l’origine la marque de la pression communiste avec sa méfiance du privé et l’admiration exaltée de ce qui était alors le régime soviétique. Aux classiques fonctions régaliennes de l’État (armée, police, justice, éducation) va ainsi s’ajouter l’action économique et, donc, la multiplication des fonctionnaires, pourtant déjà nombreux.

    La Révolution jacobine, soucieuse de casser les Parlements régionaux, avait créé 37.000 communes que Bonaparte encadrera par le maillage des préfectures et sous-préfectures. Il faut du monde pour faire tourner tout ça ! L’inconscient collectif français, nourri de centralisme va donc avoir les yeux de Chimène pour le fonctionnariat, d’autant qu’il bénéficie d’un statut exorbitant. Il y a les privilèges connus : d’abord l’emploi à vie, ensuite l’avantage des retraites : pensions calculées sur 75 % des salaires des six derniers mois dans le régime public, contre 50 % des 25 meilleures années pour le privé. Mais d’autres privilèges plus discrets ajoutent à l’iniquité. La pension de réversion : si la personne décédée travaillait dans le privé, les ressources de sa veuve sont soumises à plafonnement et à des conditions d’âge. Mais rien de tout ça si elle travaillait dans le secteur public : 50 % garantis au survivant et sans condition d’âge ! Autre avantage : le fonctionnaire qui veut tenter sa chance dans le privé peut se mettre en disponibilité. C’est le droit de quitter provisoirement l’administration, avec la certitude de pouvoir y revenir s’il échoue sa reconversion.

    Outre l’iniquité, ce statut hyper protecteur va avoir des conséquences péjoratives : le désir de se mettre à l’abri dans la fonction publique, la cogestion syndicale, le nivellement égalitariste, la déresponsabilisation. En effet, l’absence de toute sanction en cas de défaillance comme, à l’inverse, l’absence de tout avantage ou reconnaissance quel que soit le mérite n’incitent ni à l’empressement ni à la responsabilité. Absentéisme, je-m’en-foutisme, pourquoi se prendre la tête ? L’administration doit rassurer par sa médiocrité pleine de bon sens, revendiquée au nom de l’égalité.

    Au contraire, à vouloir faire mieux, le fonctionnaire zélé dérange. D’abord, ses collègues, eux qui s’affirment toujours à la limite du burn out, ensuite son chef. Il le met en difficulté et l’agace car, par principe, dans une gestion cosyndicale bien comprise, la hiérarchie doit toujours se solidariser avec les agents et démontrer qu’ils sont au taquet et ne peuvent faire davantage ! Et surtout, surtout, ne pas se faire remarquer. Tout dérangement dérange ! Pourtant, deux réformes ont été passées : la possibilité d’embaucher sur contrat existe déjà, ainsi que les primes au mérite. Mais cette tentative d’un soupçon de traitement différencié s’est d’abord heurtée à l’inertie, celle de l’effet de masse, et ensuite à la peur des chefs de service. Ceux-ci, soumis à la vigilance de syndicats toujours en embuscade, sont obligés au paradigme égalitaire et partagent en général les primes de manière équivalente, faisant fi de tout jugement. (Surtout pas d’histoires !)

    Macron, très malin, mise sur le grignotage : peu de contractuels, ils seront absorbés et fonctionnarisés (c’est le cas). Beaucoup, et ce seront au contraire les fonctionnaires qui devront lâcher du lest. En ouvrant largement les portes d’entrée et de sortie, c’est le pari qu’il fait. Pour la suite, rendez-vous dans la rue.

    http://www.bvoltaire.fr/fonctionnaires-fin-privileges-connus-caches/

  • L’écart de salaire entre les hommes et les femmes : comment Jordan Peterson a mouché la féministe Cathy Newman

    salaire hommes femmes Peterson féministe
    Combien d’années qu’on nous serine l’écart de salaire entre les hommes et les femmes ? ! Malgré toutes les velléités gouvernementales des pays occidentaux, ces pourcentages qui séparent les revenus des représentants des deux sexes au travail demeurent accrochés à la réalité comme des sangsues, et les féministes en blêmissent de rage… Notre ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’en est encore plainte avec douleur, le 21 janvier dernier. Il en est un, pourtant, sur un plateau de télévision britannique, qui, avec franchise, calme et humour, a remis en perspective ce combat d’avant-garde qu’on veut expliquer exclusivement par la domination patriarcale : le vivifiant Jordan Peterson !
    Il y a beaucoup d’autres raisons – et de plus vraies – à cet écart de salaire. Et ce serait tyrannie de vouloir toutes les supprimer… L’équité, pas l’égalité !

    La féministe Cathy Newman face à ses lubies 
    Un mot d’abord sur le phénomène Jordan B Peterson. Professeur universitaire canadien, psychologue clinicien de son état, il a été nommé « l’intellectuel public le plus influent du monde occidental en ce moment »… Ses vidéos YouTube ont été vues plus de cinquante millions de fois. Critique controversé l’année dernière du projet de loi C-16 (entériné en juin 2017) qui va vraisemblablement obliger à appeler les transsexuels par de nouveaux pronoms neutres, Jordan B Peterson veut donner à comprendre comment l’idéologie, à travers la théorie du genre par exemple, nous est imposée et fausse notre rapport au monde – et fausse la vision du monde tout court.

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  • INTRODUCTION SÉRIE PMA: QUELQUES CHIFFRES

  • Que gagne vraiment un député ?

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    Que gagne un député français ? Sur M6, l’émission Capital a donné quelques indications intéressantes.

    . 7.209 euros d’indemnité mensuelle

    . 5.372 euros mensuels de frais de mandat

    . 12.000 euros annuels pour les timbres et les recommandés

    . 4.200 euros annuels pour les abonnements téléphoniques et numériques

    . un forfait de 15.000 euros pour s’équiper en matériel informatique

    . 2.800 euros de frais de taxis

    . la gratuité sur les trains

    . douze voyages en avion

    Pour comptabiliser ce que nous coûte une assemblée de parlementeurs, ajoutons que chaque député dispose d’un budget mensuel de 9.618 euros pour payer ses collaborateurs.

    Et pour ce prix-là, quand ils daignent se déplacer, certains jouent sur leur tablette, d’autres consultent les soldes en ligne, et les épuisés… roupillent.

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    http://www.medias-presse.info/que-gagne-vraiment-un-depute/87105/

  • Violences conjugales : pourquoi Mme Schiappa ne demande-t-elle pas la démission du maire de Carpentras ?

    Extrait de la lettre ouverte de Marie Thomas de Maleville, conseillère départementale FN de Vaucluse et conseillère municipale de Carpentras, à Mme Schiappa :

    6a00d83451619c69e201b8d2d6b2f6970c-250wi.jpg"[...] Puisque vous vous permettez de commenter une affaire judiciaire qui n’en est qu’à ses débuts, puis-je vous faire une suggestion ? J’en connais une que le Code pénal qualifie de « violences conjugales ». Les étapes de la garde à vue, de la mise en examen, du jugement en première instance et même du jugement en appel ont été franchies depuis de longs mois et l’on en est actuellement au stade du pourvoi en cassation. Donc, votre prise de position sur le cas que je vais vous soumettre sera infiniment moins « casse-gueule » que celle que vous avez prise sur l’affaire Daval.

    Il s’agit du cas de M. Francis Adolphe, maire de Carpentras, ancien membre du Parti socialiste et, depuis l’an passé, ardent soutien de M. Macron. Il a été condamné le 28 juin 2017 (vous étiez déjà secrétaire d’État) en appel par le tribunal correctionnel de Nîmes à huit mois de prison avec sursis, condamnation assortie d’une privation pour cinq ans de ses droits civiques et familiaux, ce qui n’est pas rien, surtout lorsqu’on est le premier magistrat de sa ville, officier de police judiciaire et officier de l’état civil. Un pourvoi est en cours : du fait de vos fonctions gouvernementales, vous ne pouvez ignorer que la cour d’appel a statué souverainement quant aux éléments de faits, la Cour de cassation n’étant là que pour contrôler l’application de la loi. Je pourrais vous parler de l’effroi, qui a frappé les personnes de ma connaissance qui ont assisté au procès, à l’énoncé des faits et des circonstances de cette affaire dans laquelle M. Adolphe est impliqué.

    Personne, à l’exception des élus du Front national dont je suis, n’a demandé la démission de M. Adolphe. Votre collègue au gouvernement, Mme Poirson, élue député de Vaucluse le 18 juin 2017, qui vous accompagnait encore récemment dans notre département lors de votre « tour de France de l’égalité femmes-hommes », garde un silence de vestale sur ce sujet.

    Alors, madame le Ministre – c’est une femme, une épouse, une mère qui vous le demande -, s’il vous plaît, prenez la parole pour demander la démission de M. Adolphe de sa fonction de maire. Ou taisez-vous ! Cessez, en tout cas, ces longs et inefficaces monologues de diva en mal de notoriété. Quelques instants. Au moins par solidarité féminine…"

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/02/violences-conjugales-pourquoi-mme-schiappa-ne-demande-t-elle-pas-la-d%C3%A9mission-du-maire-de-carpentras.html

  • Société [Economie & Politique ...] • Si Versailles m’était compté

    Par Françis Bacque

    104095071.jpgL’opération séduction d’Emmanuel Macron auprès des grands patrons étrangers, à grand renfort de symbolisme monarchique, mais aussi d’argent public, a-t-elle été une réussite  ?

    Versailles, 22 janvier. Au lendemain d’une date si importante pour ce lieu, Emmanuel Macron recevait les grands patrons étrangers en chemin vers le forum de Davos. Que le lecteur se rassure, nous ne crierons pas au blasphème  : ce n’est pas notre genre – et puis, tout ce qui est national est nôtre, y compris en économie. C’est donc au cours d’un dîner de prestige que notre président a vanté les mérites d’une France «  de retour  », pendant trois heures, et intégralement en anglais – si blasphème il devait y avoir, ce serait bien plutôt ici.

    Téléthon économique

    L’objectif était de convaincre cette centaine de grands patrons d’investir en France et de contribuer ainsi à la création d’emplois. Objectif atteint si l’on en croit le Gouvernement et la majorité des médias. Mais cette opération séduction visait aussi – surtout  ? – à séduire les Français. Le dîner de Versailles restera-t-il comme une belle opération d’affaires (pardon, de business) ou comme un coup de com’ savamment orchestré  ? Évidemment, un peu des deux. Côté économie, on recense un montant global d’investissements de 3,5 milliards d’euros sur cinq ans promis par des multinationales telles que SAP, Novartis, Facebook, Google ou Toyota, avec près de deux mille cinq cents emplois à la clé. De quoi réjouir les marcheurs, rassurer les sceptiques et clouer le bec aux réacs. Certains se sont malgré tout émus que le président dépense 600 000 euros de deniers publics pour des «  ultrariches  ». Notons que si deux mille emplois sont réellement créés, cela revient à 300 euros par poste  : c’est tout de même largement moins qu’un contrat aidé. Pourtant, à y bien regarder, l’opération n’est pas si mirobolante  : 3,5 milliards rapportés à deux mille cinq cents emplois sur cinq ans, cela fait aussi plus de 20 000 euros par emploi et par mois. D’une part le chiffre de deux mille cinq cents apparaît vite ridicule lorsque l’on s’y attarde un peu, et que l’on se rappelle que le même jour, Carrefour annonçait la suppression de deux mille quatre cents postes… D’autre part, une partie de ces investissements et emplois avaient déjà été annoncés et ne doivent donc rien à la beauté de Versailles ni au talent de Macron. Bilan assez mitigé donc pour l’aspect économique de l’opération, mais beaucoup plus intéressant vis-à-vis de l’opinion. Le discours, construit sur la base du «  choose France  » (choisissez la France), visait en effet aussi à justifier les récentes (et futures) réformes portant sur la flexibilité du travail et l’attractivité de notre pays. D’ailleurs, Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud étaient intervenus l’après-midi même pour expliquer les réformes économiques et sociales, histoire de bien faire comprendre aux Français le lien de cause à effet entre lesdites réformes et le succès de l’opération. Et puis, Emmanuel Macron s’est bien empressé d’ajouter qu’il avait été élu pour cela  : «  J’ai reçu un mandat très clair des Français avec tous les moyens de procéder à des réformes qui ne seront pas remises en cause.  » Puisqu’on vous le dit  !

    La promesse du retour

    L’épisode nous laisse même un goût amer tant il donne l’impression que les entreprises françaises licencient et délocalisent pendant que l’on fait venir les investisseurs étrangers en France. Un drame que corrobore hélas le rapport des emplois créés aux montants investis. Même Christophe Barbier se montre lucide, craignant que le président «  réussisse à redresser l’économie du pays sans régler le problème du chômage  ». Quant à l’attractivité, elle ne se situe pas totalement dans la réforme du Code du travail ou dans les politiques de rémunération. La France, avec son haut niveau de dépense publique, est un marché peu risqué pour les entreprises et les capitaux étrangers. En période de croissance, elles peuvent compter sur un potentiel de consommation important  : niveau de vie, salaire moyen et population en croissance donnent des perspectives solides à moyen terme. En période délicate, l’effet crise est amorti par la dépense publique, ce qui est un élément d’attractivité sans doute plus intéressant que la rupture conventionnelle collective ou le référendum d’entreprise. Toyota sait qu’en 2009 l’État est venu au secours des constructeurs automobiles qui affichent aujourd’hui une forme insolente, et Novartis peut compter sur le système de la Sécurité sociale pour assurer à ses médicaments une commercialisation massive et continue.

    La France de retour  ?

    Loin de nous toutefois l’idée de hurler avec les loups pour se satisfaire d’une critique systématique. Nous ne nous plaindrons jamais que le régime fasse son travail quand il le fait bien, ou à peu près  ; en revanche, nous continuerons inlassablement à en dénoncer l’hypocrisie et les méthodes mercatiques. «  La France est de retour  », a clamé notre président à cette occasion  ; gageons que nous pourrons rapidement en dire autant à notre sujet. Et venant de nous, ce n’est pas une promesse en l’air.  

    L'Action Française 2000 du 1er février 2018

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • DE LA ZAD À GARGES-LÈS-GONESSE : L’USAGE COLLECTIF DE LA FORCE PAYE

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    Deux événements, en quelques jours, amènent à penser que l’usage collectif de la force paye aujourd’hui dans un pays où l’État de droit semble lourdement défaillant.

    Ainsi, à Garges-lès-Gonesse, ce sont des dizaines de « jeunes » d’une cité qui sont allés déloger des Roms qui squattaient une propriété privée appartenant à un retraité maghrébin. Ils y sont allés à la manière forte, armés et déterminés, et ils ont réussi à libérer la maison du propriétaire (au passage, on imagine le scandale médiatique si la même chose s’était produite lors de l’affaire Maryvonne).

    À Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron a annoncé qu’il ne construirait pas l’aéroport, mais surtout a renoncé à expulser par la force les zadistes les plus violents, ceux qui n’ont eux de cesse de casser dans les manifestations en 2016 et 2017 à Nantes – parfois avec des arrestations et des condamnations lourdes à la clé.

    Ces deux exemples frappants pourraient être additionnées avec les nombreuses avancées financières et sociales qu’obtiennent, en Bretagne, les syndicalistes paysans lorsqu’ils bloquent, brûlent et violentent si nécessaire pour se faire entendre. Ou avec la révolte des Bonnets rouges, il y a quelques années, les portiques écotaxe descendus, les radars automatiques attaqués, qui avaient entraîné le retrait de cette nouvelle taxe. 

    Les exemples sont pléthore, désormais, en France : lorsqu’un groupe – social, ethnique, professionnel – s’organise et décide de s’approprier une partie du territoire, ou de se faire justice lui-même, ou encore de déclencher des violences pour qu’elles deviennent médiatisées, alors à chaque fois, le gouvernement capitule (cela ne signifie pas qu’il n’y a pas d’arrestations, de répression, de condamnations parfois, mais il y a tout de même une capitulation au bout).

    Parallèlement à cela, toutes les revendications lancées à coups de pétitions sur Internet, de manifestations avec des ballons roses, de sit-in, de « grands colloques », n’aboutissent à rien, systématiquement à rien.

    Parallèlement encore, le moindre acte individuel de rébellion est lourdement sanctionné : pas la peine d’être très imaginatif pour savoir ce qui va vous arriver si vous lancez, seul, une grève des charges sociales parce que vous vous estimez asphyxié, ou bien si vous vous mettez à parler au gendarme qui vous arrête dans le même langage que certains émeutiers de banlieue.
     
    L’État, en France, est fort avec les faibles et les isolés, mais faible avec les forts et les organisés.

    La conclusion ? À chacun, dans ce pays, de la tirer.

    http://www.bvoltaire.fr/de-zad-a-garges-gonesse-lusage-collectif-de-force-paye/

  • Notre liberté est redevable au christianisme et non pas aux Lumières

    Rémi Brague est interrogé dans le numéro de février de La Nef :

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    Et dans la suite de l'entretien, Rémi Brague constate une coïncidence entre régions christianisées et institutions libres.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html