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France et politique française - Page 2752

  • Affaire Théo : sale temps pour la fabrique du mensonge, par Ivan Rioufol

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    Ils nient, tripatouillent, insultent. Les “dénégationnistes” sont prêts à tout pour empêcher que des évidences soient dites, dès lors qu’elles risqueraient d’affaiblir le statut de “victime” que ces bidouilleurs accordent aux minorités qui se disent dominées. Le journaliste David Thomson a été le premier, en 2014, à alerter sur les risques d’attentats en France commis par des djihadistes français. Les images d’archives ont gardé la trace de débats télévisés de l’époque : elles montrent Thomson, témoin de ce qu’il a vu sur les terrains moyen-orientaux et français, en prise avec des contradicteurs qui le moquent. Ce sont ces militants en chaises longues que Thomson épingle quand il dénonce, dans Le Figaro du 26 janvier, ces “experts faussaires abonnés aux plateaux télé pour meubler du vide avec du vide et (qui) continuent d’occuper, hélas, la majeure partie du temps d’antenne”. La description est exacte. Derrière, il y a les visages et les noms des spécialistes dans la fabrique du mensonge. Mais pour eux, le temps se gâte.

    Il est vrai que les enfumages sont de plus en plus voyants et grossiers. Apparue lundi sur les réseaux sociaux, la vidéo de l’interpellation du “petit Théo”, le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), démolit en quelques secondes une année de propagande antiflics. La scène enfin dévoilée avait été décrite par la “victime” et ses soutiens médiatiques comme un déshabillage suivi d’un viol à l’aide d’une matraque.

    En réalité, l’incident se révèle être conforme aux conclusions de l’enquête de l’IGPN (la police des polices) récusées par la pression idéologique : une rébellion violente de Théo (22 ans, 1,94 mètre) contre quatre policiers qui prennent des coups et en rendent. Nulle part sur les images n’apparaît le viol qui a valu à l’un des fonctionnaires sa suspension. François Hollande, qui ne s’était pas rendu au chevet de deux policiers brûlés vifs dans leur voiture à Viry-Châtillon (Essonne), s’était déplacé pour saluer Théo Luhaka sur son lit d’hôpital.

    La force des réalités est un tsunami appelé à balayer les désinformations et les propagandes produites par la dialectique victimaire.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 1er février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

  • L'ex-député LR Nicolas Dhuicq rejoint Nicolas Dupont-Aignan

    6a00d83451619c69e201b7c94ccb72970b-250wi.jpgCela a été annoncé lors du Conseil National de Debout la France, hier :

    "Debout la France annonce le ralliement de Nicolas Dhuicq, nouveau Délégué national aux Armées. Maire de Brienne-le-Château (Aube) depuis 2001, soutien de François Fillon lors de la primaire des Républicains, Nicolas Dhuicq fut Député de la 1re circonscription de l'Aube entre 2007 et 2017. Contre l’avis de son parti, il a refusé le front républicain lors du 2nd de tour de l’élection présidentielle en 2017.

    Par ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan a nommé Frédéric Mortier, Maire de Longué-Jumelles (49), nouveau Secrétaire général du mouvement.

    Nicolas Dhuicq explique à Boulevard Voltaire :

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Ludovine de La Rochère sur LCP - Bébés pour tous : quelle limite ? - 29 janvier 2018

  • ALSTOM/SIEMENS : LA GESTION CALAMITEUSE D’EMMANUEL MACRON AU BANC DES ACCUSÉS

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    La gestion calamiteuse du dossier Alstom risque de hanter l’exécutif pour longtemps. Et si, en mai dernier, le candidat Macron avait eu beau jeu de balayer les allégations de Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux-tours, les faits égrainés par l’actualité économique depuis lors n’ont eu de cesse de donner raison à cette dernière.

    En novembre 2014, Emmanuel Macron refusait de s’opposer, par le décret n° 2014-479, à la fusion entre General Electric et la branche énergie d’Alstom. Alstom Transport devait, de son côté, rejoindre l’Allemand Siemens.

    Or, non seulement les fonds tirés de la vente de la branche énergie n’ont finalement jamais été pleinement réinvestis dans « l’Airbus du rail », mais, le 26 septembre 2017, l’État renoncera à faire valoir l’option d’achat de 20 % d’actions d’Alstom, se privant d’un bénéfice potentiel de 350 millions d’euros à partir de septembre 2018. L’heureux bénéficiaire de cette décision n’est autre que le groupe Bouygues, par ailleurs attributaire du chantier controversé du « Pentagone français ». 

    Alors que l’association Anticor a déposé, le 30 janvier, une plainte pour négligence, il est déjà patent que le dépeçage de ce fleuron français n’aura eu que des retombées systématiquement négatives pour la France en matière économique et industrielle.

    S’y ajoute, d’ailleurs, la casse sociale puisque, bien loin des promesses faites en 2015 de création de 1.000 emplois pour 2018, les salariés passés sous le pavillon de l’Américain General Electric, qui a depuis jugé son opération « très décevante », vivent désormais sous l’épée de Damoclès constante d’un vaste plan social. Ceux placés sous la houlette de Siemens pourraient, d’ailleurs, connaître le même sort, puisque l’Allemand s’est également engagé dans un plan de restructuration.

    Les incantations d’Emmanuel Macron sur les « emplois de demain », qui se veulent un pied de nez au protectionnisme industriel de Donald Trump, n’y changeront rien, car si ces fameux nouveaux emplois et leurs promesses de lendemains qui chantent pour nos régions sinistrées se font toujours attendre, la perte de vitesse de l’industrie française ces vingt dernières années est, elle, une réalité tangible.

    Alstom hier, Ascometal aujourd’hui : avec chacune de nos entreprises, c’est un pan de notre savoir-faire et de notre souveraineté industrielle qui s’effondre, puisque ce sont les Américains, les Allemands ou bien les Indiens qui maîtriseront dorénavant les technologies indispensables, entre autres, à l’équipement de la Défense nationale, de nos TGV ou de nos voies de chemins de fer. Avec l’affaire Alstom, c’est donc, une fois de plus, l’incapacité de nos gouvernants à faire primer l’intérêt de la nation sur le pouvoir financier qui se retrouve sur le banc des accusés.

    http://www.bvoltaire.fr/alstom-siemens-gestion-calamiteuse-demmanuel-macron-banc-accuses/

  • Neige dans le désert marocain! L’hiver n’a jamais été aussi rigoureux ni les taxes sur le réchauffement climatique… Vidéo

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    Vague de neige aux portes du désert au Maroc. Du jamais vu depuis 1960 !!! Les médias français qui font de récurrents lavages de cerveau sur le réchauffement climatique, se montrent bien muets sur les vagues de froid exceptionnelles qui ont frappé cet hiver le Maghreb, l’Inde ou les États-Unis. Depuis longtemps l’hiver n’avait pas été aussi froid en France non plus.  Il faut dire que Paris s’est fait une spécificité du réchauffement climatique, bon prétexte pour obliger les Français à jeter leurs vieilles voitures, et pour grever les Français de taxes et de contraintes nouvelles en tout genre. Et si Donald Trump avait raison ? Les idiots utiles de France Info, BFMTV  et autres journalistes à la botte des oligarques de la Haute finance ne sont, de toute évidence, pas payés pour dire la vérité. La Conférence de Paris sur le Climat de laquelle Donald Trump a libéré les États-unis, continue de frapper de plein fouet les Français…

    Bulletin météo du 1er février au Maroc

  • CALAIS, ÇA SUFFIT !

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    Atterrés, désemparés, défaits devant une situation de plus en plus ingérable, les Calaisiens n’en peuvent plus. Voilà quinze mois, on nous disait pourtant avoir réglé le problème. Les troupes mandatées par un François Hollande gonflé d’autosatisfaction embarquaient les habitants de la jungle dans des cars, direction les 280 centres d’accueil et d’orientation répartis dans toute la France.


    Combien, sur les 6.500 personnes alors recensées, y ont réellement été conduites et combien, surtout, y sont demeurées ? Mystère. Ce qu’on sait, en revanche, c’est que des centaines de migrants (entre 600 et 800) venus de toute part rôdent encore autour de Calais. Et entre eux, ce n’est pas la tendresse.

    Une rixe d’une violence inouïe a ainsi éclaté, jeudi, entre migrants afghans et africains à l’occasion d’une distribution de repas, près de l’hôpital de Calais. D’autres bagarres ont suivi jusque dans la soirée, à Marck-en-Calaisis puis dans la zone industrielle des dunes. Bilan : vingt-deux personnes hospitalisées, dont cinq touchées par balle sur lesquelles quatre sont dans un état critique. Il s’agirait de jeunes Érythréens visés, sans doute, par des passeurs afghans. Les autres – dont deux policiers – ont été blessés à coups de pierres, de barre de fer et d’arme blanche.

    C’est la première fois, nous dit-on, que des armes à feu font leur apparition.

    « C’est un degré de violence jamais connu »on a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants », a dit le ministre de l’Intérieur venu sur les lieux. Et Gérard Collomb d’ajouter : « Je suis venu réaffirmer notre mobilisation face aux passeurs qui nourrissent quotidiennement violences et rixes. » 

    Les passeurs, oui, mais pas que…

    Natacha Bouchard, maire de Calais, pointe d’autres responsabilités. Interrogée, vendredi matin, sur France Info, elle a évoqué « la complicité de certains passeurs, de certains activistes, de certains No Border ou de certains associatifs » qui, par intérêt pour les premiers et naïveté pour les seconds, entretiennent les faux espoirs des migrants. « Ils sont complices parce qu’ils sont en permanence avec les migrants, leur font commettre des actes délictueux et ne les incitent pas à rejoindre les dispositifs d’État qui sont mis en place », a-t-elle affirmé.

    Pire que cela : interrogé par France Info lui aussi, un responsable associatif accusait, vendredi, les forces de police d’être à l’origine des émeutes. C’est « la faute au harcèlement », disait-il. On comprend, dès lors, que tous ces activistes/associatifs soient vent debout contre le projet de loi « asile et immigration »actuellement en préparation, lequel permettrait de recenser enfin les migrants présents sur notre territoire, puis de prendre officiellement en charge ceux qui sont fondés à y rester et de renvoyer les autres construire leur propre pays.

    Seulement voilà, la question de l’immigration est éminemment politique. C’est même le dernier bastion idéologique d’une gauche moribonde, engloutie dans la faillite sociale et économique, et qui n’a plus, pour exister, que ses discours creux sur l’universalité de la fraternité humaine – propos démentis chaque jour dans les faits.

    Dans ce jeu-là, les migrants sont des pions, tout comme les bénévoles qui, en toute bonne foi, se dévouent par altruisme. Aux belles années du communisme révolutionnaire, on les appelait « des idiots utiles ».

     

     

    http://www.bvoltaire.fr/calais-ca-suffit/

  • PMA et GPA : le Gouvernement nous précipite vers un marché de la procréation

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/02/pma-et-gpa-le-gouvernement-nous-pr%C3%A9cipite-vers-un-march%C3%A9-de-la-procr%C3%A9ation.html

  • Tous les pouvoirs du Système au service de Macron

    6a00d83451619c69e201bb09efee37970d-250wi.pngLu sur Ligne Droite :

    "Mandaté par le Système, M. Macron a été élu grâce à lui. Une fois en place, il dispose d’un pouvoir qu’aucun président n’a jamais eu car il peut s’appuyer non seulement sur le pouvoir politique mais aussi sur celui du Système avec le soutien des médias, de la justice et du monde économique. Et, plus encore, il cherche à renforcer son contrôle sur toutes les voix dissidentes et s’efforce d’entretenir la confusion dans l’esprit des Français pour mieux abuser ses adversaires. Avec lui, le Système, qui n’a jamais été aussi fort, peut à travers le président, faire appliquer son programme sans coup férir.

    Macron, le président voulu et fabriqué par le Système pour appliquer son programme

    L’élection de M. Macron à la présidence de la République a en effet été programmée pour empêcher le peuple français de remettre en cause l’idéologie libérale/libertaire et immigrationniste du Système. Ce dernier a donc déployé tous les moyens à sa disposition pour assurer le succès de son candidat : propagande médiatique en sa faveur sans précédent sous la VeRépublique et harcèlement judiciaire inédit contre ses opposants de droite. Pure fabrication du Système, M. Macron ne représente donc en aucune façon le renouveau que notre pays attend. Il incarne au contraire l’instrument, ou plutôt le fléau, du Système et c’est donc le programme de celui-ci qu’il entend appliquer. M. Macron l’a d’ailleurs clairement annoncé lors de ses vœux pour 2018 : « Toujours j’écouterai, j’expliquerai, je respecterai, mais toujours à la fin je ferai ». En d’autres termes, il appliquera le programme libéral/libertaire et migratoire voulu par le cartel de Davos envers et contre tout. Et il en a les moyens.

    Tous les pouvoirs du Système au service de Macron

    Bien que lui-même et ses partisans n’aient été élus que par une minorité de Français, M. Macron dispose en effet de tous les pouvoirs : une majorité à l’Assemblée nationale, l’appui du grand patronat et des puissances d’argent, le soutien discret mais efficace de la justice, comme on l’a vu pendant la campagne électorale, et surtout l’engagement permanent du pouvoir médiatique en sa faveur, fonctionnant tel un appareil de propagande mis à son service. Sa ligne atlantiste et européiste lui assure également la bienveillance des institutions financières internationales dominées par les États-Unis.

    De plus, M. Macron peut compter sur l’absence de toute opposition politique constituée : la droite a implosé et ce qui reste de la gauche socialiste s’est globalement rallié à lui. La ligne gauchiste et communautariste adoptée par « la France insoumise » de Mélenchon ne rencontre qu’un faible écho dans l’opinion et ne gêne donc nullement le nouveau pouvoir. Les centrales syndicales, de leur côté, privées du relais politique de la gauche socialiste, peinent à mobiliser. Quant aux groupes d’extrême-gauche, ils s’attaquent non pas à lui, mais prioritairement aux dissidents de droite, aux traditionnalistes et aux identitaires. Homme de réseaux, le nouveau président peut en outre compter sur le soutien de puissants lobbies et de nombreux cercles d’influence. Chanceux, il profite enfin de l’amélioration tendancielle de la conjoncture économique mondiale. La voie est donc libre pour M. Macron !

    Contrôle et censure de l’opinion au surplus

    Pour autant, cela ne lui suffit pas car le nouveau président cherche à museler encore plus l’opinion. Ainsi, conformément d’ailleurs aux recommandations du Forum de Davos de janvier 2017, a-t-il annoncé son intention de légiférer contre les « fausses nouvelles » diffusées par les médias alternatifs et par Internet. Il s’agit en réalité de renforcer le contrôle de l’information par l’oligarchie pour qui les prétendues « fausses nouvelles » ne sont rien d’autre que celles qui ne respectent pas le politiquement correct, c’est-à-dire l’idéologie du Système. Avec les lois mémorielles, les juges décident déjà de la vérité historique, avec Macron ils décideront bientôt des informations que les Français seront quotidiennement autorisés à connaître.

    Preuve de la synergie entre Macron et le Système à l’échelle internationale, cette censure revendiquée haut et fort par l’intéressé intervient au moment même où les principaux opérateurs occidentaux abandonnent le principe de la neutralité d’Internet. Le Système, qui entend gouverner contre les peuples, cherche en effet à renforcer son contrôle sur l’information, à limiter le pluralisme et donc à verrouiller toujours plus la démocratie. Pour survivre politiquement, M. Macron et le Système qu’il représente savent qu’il leur faut conserver coûte que coûte la maîtrise de l’information. Et, plus globalement, resserrer l’emprise sur les Français. C’est dans cet esprit que les dispositions de l’état d’urgence ont été introduites dans le droit commun. La France vit donc désormais dans un régime où les libertés publiques se trouvent limitées de façon permanente, au prétexte de lutter contre le terrorisme, une lutte pourtant par ailleurs bien timide.

    Usage des leurres et brouillage des esprits de surcroît

    Pour consolider encore davantage son pouvoir, M. Macron, comme il l’a fait pendant la campagne électorale, cherche à brouiller les cartes et à créer la confusion dans l’esprit des Français. S’appuyant sur des données considérables collectées auprès de la population et utilisant des méthodes sophistiquées de traitement et d’analyse, il dispose d’informations très poussées sur l’état de l’opinion, ce qui lui permet, sans s’engager le moins du monde, de prononcer les phrases que nos compatriotes ont envie d’entendre. Dans le même esprit, il multiplie les propos, les annonces et les petits signes concrets sur l’école, l’économie ou l’immigration qui laissent croire à certains que Macron les a entendus. Une technique d’autant plus efficace que les organisations de gauche donnent la réplique en poussant des cris d’orfraies. Beaucoup d’électeurs de droite se laissent ainsi piéger, croyant voir en lui quelqu’un d’autre que le représentant du Système et donc de la Nouvelle Gauche. Aussi, grâce aux leurres qu’il envoie pour tromper ses adversaires, M. Macron peut-il poursuivre sur le fond la politique très radicale que lui dicte le Système.

    Avec Macron, le Système a les mains libres en France

    Doté de tous les pouvoirs institutionnels, protégé par la propagande médiatique et par la censure de toute opinion dissidente, Macron, et à travers lui le Système, peut désormais tout se permettre. Il peut donc mettre en œuvre ce pour quoi le Système l’a promu : la déconstruction méthodique des valeurs et de l’identité européenne de la France. Avec Macron, le Système n’a jamais été aussi fort."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • FONCTIONNAIRES : LA FIN DES PRIVILÈGES CONNUS ET… CACHÉS !

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    Le premier statut général de la fonction publique a été défini par la loi du 19 octobre 1946. Le communiste Maurice Thorez était alors chargé de la Fonction publique. 

    Ce statut, élargi aux fonctions publiques hospitalières et territoriales par la loi du 13 juillet 1983, porte ainsi à l’origine la marque de la pression communiste avec sa méfiance du privé et l’admiration exaltée de ce qui était alors le régime soviétique. Aux classiques fonctions régaliennes de l’État (armée, police, justice, éducation) va ainsi s’ajouter l’action économique et, donc, la multiplication des fonctionnaires, pourtant déjà nombreux.

    La Révolution jacobine, soucieuse de casser les Parlements régionaux, avait créé 37.000 communes que Bonaparte encadrera par le maillage des préfectures et sous-préfectures. Il faut du monde pour faire tourner tout ça ! L’inconscient collectif français, nourri de centralisme va donc avoir les yeux de Chimène pour le fonctionnariat, d’autant qu’il bénéficie d’un statut exorbitant. Il y a les privilèges connus : d’abord l’emploi à vie, ensuite l’avantage des retraites : pensions calculées sur 75 % des salaires des six derniers mois dans le régime public, contre 50 % des 25 meilleures années pour le privé. Mais d’autres privilèges plus discrets ajoutent à l’iniquité. La pension de réversion : si la personne décédée travaillait dans le privé, les ressources de sa veuve sont soumises à plafonnement et à des conditions d’âge. Mais rien de tout ça si elle travaillait dans le secteur public : 50 % garantis au survivant et sans condition d’âge ! Autre avantage : le fonctionnaire qui veut tenter sa chance dans le privé peut se mettre en disponibilité. C’est le droit de quitter provisoirement l’administration, avec la certitude de pouvoir y revenir s’il échoue sa reconversion.

    Outre l’iniquité, ce statut hyper protecteur va avoir des conséquences péjoratives : le désir de se mettre à l’abri dans la fonction publique, la cogestion syndicale, le nivellement égalitariste, la déresponsabilisation. En effet, l’absence de toute sanction en cas de défaillance comme, à l’inverse, l’absence de tout avantage ou reconnaissance quel que soit le mérite n’incitent ni à l’empressement ni à la responsabilité. Absentéisme, je-m’en-foutisme, pourquoi se prendre la tête ? L’administration doit rassurer par sa médiocrité pleine de bon sens, revendiquée au nom de l’égalité.

    Au contraire, à vouloir faire mieux, le fonctionnaire zélé dérange. D’abord, ses collègues, eux qui s’affirment toujours à la limite du burn out, ensuite son chef. Il le met en difficulté et l’agace car, par principe, dans une gestion cosyndicale bien comprise, la hiérarchie doit toujours se solidariser avec les agents et démontrer qu’ils sont au taquet et ne peuvent faire davantage ! Et surtout, surtout, ne pas se faire remarquer. Tout dérangement dérange ! Pourtant, deux réformes ont été passées : la possibilité d’embaucher sur contrat existe déjà, ainsi que les primes au mérite. Mais cette tentative d’un soupçon de traitement différencié s’est d’abord heurtée à l’inertie, celle de l’effet de masse, et ensuite à la peur des chefs de service. Ceux-ci, soumis à la vigilance de syndicats toujours en embuscade, sont obligés au paradigme égalitaire et partagent en général les primes de manière équivalente, faisant fi de tout jugement. (Surtout pas d’histoires !)

    Macron, très malin, mise sur le grignotage : peu de contractuels, ils seront absorbés et fonctionnarisés (c’est le cas). Beaucoup, et ce seront au contraire les fonctionnaires qui devront lâcher du lest. En ouvrant largement les portes d’entrée et de sortie, c’est le pari qu’il fait. Pour la suite, rendez-vous dans la rue.

    http://www.bvoltaire.fr/fonctionnaires-fin-privileges-connus-caches/