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France et politique française - Page 2872

  • Terrorisme : faisons davantage confiance à la justice des autres qu'à la nôtre !

    Hier, sur Riposte Laïque, François Gruzelle vous a parfaitement expliqué le cas Thomas Barnouin, vous savez ce terroriste français, originaire d’Albi, proche des assassins Mohammed Mérah, des frères Clain, qui a été fait prisonnier, le 17 décembre, par les Kurdes dans la région d’Hassiké, au nord de la Syrie, près de la frontière irakienne, et actuellement entre leurs mains, en compagnie de sept autres djihadistes également français, dont Romain Garnier et Thomas Collange.

    Une éminente avocate, Maître Samia Maktouf, partie civile de 25 familles de victimes d’attentats terroristes en France, très écoutée auprès des instances internationales, souhaiterait que ces crimes terroristes soient considérés comme des « crimes contre l’humanité » afin qu’ils deviennent imprescriptibles et que les assassins ne puissent bénéficier d’aucune impunité.

    Nous comprenons parfaitement son objectif et nous l’encourageons vivement, mais elle émet le souhait également que ces assassins soient extradés en France pour être jugés.

    Cher Maître, vous n’êtes pas sans savoir qu’en France ils seraient condamnés à vivre quelques années à nos frais, logés, nourris, soignés avec possibilité de radicaliser d’autres jeunes délinquants qui ne le sont pas encore et retrouveraient un jour leur pleine liberté pour recruter et agir de nouveau.

    Nous apprécions les « effets de manche » dans les prétoires, aussi émotionnels soient-ils, mais nous préférons que ces criminels (il y en a quelques centaines encore) soient condamnés à mort et exécutés directement là où ils sont emprisonnés aujourd’hui. Nous espérons que cela ne vous contrarie pas ?

    Car nous avons de bonnes raisons de préférer la solution radicale : l’incompréhension d’une justice totalement dépassée, la tendresse de certains magistrats et, surtout, l’incapacité de nos services de renseignement à assumer leurs missions.

    Des exemples : Thomas Barnoin, condamné à 5 années de prison en 2009, dont un avec sursis, puisqu’il dirigeait une filière de recrutement de terroriste dans la région toulousaine. Libéré en 2011, il part en Syrie, en 2014, sans n’être nullement inquiété.

    Abdel Ilat Al-Dandachi, un syrien naturalisé français en 1983, responsable de l’association des étudiants islamistes de France, très proche des Frères Musulmans. Il enseigne le salafisme dans sa communauté ariégeoise d’Artigat. C’est lui qui a radicalisé notamment, parmi des dizaines d’autres, Barnouin, Sabri Essid et les frères Clain (ces deux derniers sont condamnés à 5 ans de prison) mais lui, l’émir blanc que l’on surnomme Corel, est placé en garde à vue puis laissé libre, après avoir bénéficié d’un non-lieu.

    Tout le monde sait qu’il a initié tous ces assassins, y compris Mohhamed Mérah, dont il refuse de condamner les meurtres. Il n’est même pas entendu par les magistrats et simplement assigné à résidence, pour la deuxième fois, le 24 novembre 2015, après avoir été condamné à six mois avec sursis pour détention d’un fusil de chasse.

    Et, bien entendu, pas question de l’expulser !

    Est-il toujours en France ? Est-il toujours en activité ? Ce n’est pas certain ! Il aurait passé la main aux deux frères réunionnais, Fabien et Jean-Michel Clain, devenu prédicateur en Syrie.

    J’espère vous avoir convaincu, cher Maître, qu’il ne faut surtout pas demander l’extradition vers la France de ces assassins lorsqu’ils sont faits prisonniers en Syrie, en Irak, en Libye ou dans un pays quelconque, où ils seront tout simplement condamnés à mort et exécutés.

    Cela évitera qu’ils radicalisent dans nos prisons, où ils ont toute liberté de le faire, et qu’à leur libération ils récidivent car, en ce qui concerne le déradicalisation, laissez-moi pouffer de rire !

    Enfin, cela évitera également à certains avocats, que vous connaissez aussi bien que moi, de se mettre en valeur et de se faire de la « pub » télé, soi-disant gratuitement, pour défendre l’indéfendable !

    http://magoturf.over-blog.com/2017/12/terrorisme-faisons-davantage-confiance-a-la-justice-des-autres-qu-a-la-notre.html

  • Seuls les immigrationnistes ont le droit de juger

    François Lagarde, jeune magistrat administratif à Lyon, est chargé, comme tous ses jeunes collègues, du contentieux de l’immigration. 
    En 2014, il se fait élire, hors du ressort de son tribunal, au conseil municipal d’Orléans. Le maire UMP de la ville, Serge Grouard, le nomme alors délégué à la lutte contre l’immigration clandestine. A charge pour lui de s’assurer que la loi est appliquée en ce qui concerne notamment les mariages d’étrangers et la délivrance des certificats de résidence qui permettent à des étrangers d’accueillir des membres de leur famille. Rien d’anormal. 
    Mais le syndicat des avocats de France ne l’entend pas ainsi et intervient auprès du président du tribunal administratif de Lyon pour lui demander de retirer au juge Lagarde le contentieux des étrangers, au motif qu’il ne serait pas impartial. Les médias locaux et nationaux s’emparent immédiatement du « scandale » et le président du tribunal administratif de Lyon, n’écoutant que son courage, transmet le dossier à la commission de déontologie du Conseil d’Etat. Cette dernière estime alors que le juge Lagarde n’est plus apte à remplir ses fonctions. 
    Une histoire d’autant plus extraordinaire que les principaux arrêts du Conseil d’Etat, juge suprême du droit des étrangers, ont été rendus par des magistrats qui, eux, militent activement dans des associations immigrationnistes ! Ils participent un jour au colloque du Gisti ou de la Cimade et, le lendemain, prennent des décisions politiques en faveur de l’élargissement du droit des étrangers. 
    Mais eux, ce n’est pas pareil : ils sont immigrationnistes, donc ils ont le droit de juger ! 
    Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?

  • MOUVEMENTS DE LA POPULATION FRANÇAISE : CE QUE L’INSEE NE PEUT PAS DIRE

    Les statistiques sont instructives, notamment en matière d’étude des populations. Elles apportent rarement des surprises, mais confirment les constats que beaucoup peuvent faire. Ainsi, selon les résultats d’une enquête de l’INSEE, qui vient de rendre publics les nouveaux chiffres de la population légale, entre 2010 et 2015, la ville de Paris est passée de 2.243.833 habitants à 2.206.488, soit une baisse de 1,66 % – plus de 37.000 habitants tout de même, l’équivalent d’une petite ville de province.

    Les causes en sont multiples. Le premier facteur est d’ordre démographique : moins de naissances et une population vieillissante. Le second facteur, d’ordre financier : le prix de l’immobilier, à l’achat ou à la location, est inabordable pour les classes moyennes, notamment pour les familles nombreuses, qui doivent s’éloigner de la capitale. La mairie de Paris met également en cause, aussi, les meublés touristiques et les logements inoccupés.

    Il est un autre phénomène, dont l’enquête ne parle pas, qui a une conséquence sur la pénurie d’appartements et se répercute sur leur prix : le nombre de divorces et de séparations, qui entraîne souvent la nécessité de doubler le logement pour une même famille. Certes, le divorce est parfois la seule solution quand un couple est en conflit, mais l’État ne devrait-il pas chercher à favoriser l’épanouissement de la famille ? Mais assez sur ce sujet : on entend déjà les libertaires de tout poil crier haro contre cette suggestion iconoclaste.

    Si deux arrondissements, le XIIIe et le XIVe, voient leur population légèrement augmenter, les plus fortes baisses sont dans le VIIIe(-11,10 %), le IIe (-9,61 %) et le VIIe (-6,62 %). Dans le VIIIe, qui bat les records, les loyers sont trop élevés, écartant des cadres même relativement aisés, surtout quand leur famille s’agrandit. Résultat : les bureaux se développent, les commerces s’en ressentent. Il y a aussi des prix exorbitants dans le Ve ou le VIe, à proximité de lycées de renom : l’offre scolaire a une incidence sur les prix.

    L’enquête révèle, d’autre part, que les départements du Grand Sud-Ouest sont parmi les plus attractifs de France. Ainsi, avec la LGV qui met Bordeaux à deux heures de Paris, la ville d’Alain Juppé devient, pour certains cadres, une banlieue de la capitale, quand leur profession le permet. Quoi qu’on pense du bilan du maire de Bordeaux quand il était au gouvernement, son action locale a été bénéfique. Les nombreux touristes qui y passent ne s’y trompent pas. Espérons que l’afflux de nouveaux habitants ne transformera pas Bordeaux en une ville de bobos, à l’instar de Paris !

    Toutes ces statistiques ne prennent pas en compte, ni à Paris ni à Bordeaux, les migrants, clandestins ou non, de plus en plus nombreux. Dans les rues de Bordeaux et de sa proche banlieue, à la sortie des magasins, devant les distributeurs de banque, ils font la quête – parfois les mêmes, aux mêmes endroits, depuis des mois. Si l’on s’aventure, le soir, dans le quartier de la gare Saint-Jean, on voit apparaître des silhouettes par groupes de trois ou quatre, sorties d’on ne sait où, qui pourraient paraître inquiétantes. Et ne parlons pas des camps de migrants à Paris… C’est un sujet tabou !

    Les statistiques ont leurs limites. Elles aussi subissent les contraintes de la bien-pensance.

    http://www.bvoltaire.fr/mouvements-de-population-francaise-linsee-ne-dire/

  • RÉSISTER EN 2018 (Luc Sommeyre)

    Je me réfère expressément à l’article de notre ami Marc Le Stahler, publié le 27 décembre, intitulé CHRONIQUES DE LA RÉSISTANCE – décembre 2017.

    • La « Colère » est légitime.
    • Le « Courage » est de rigueur.
    • Il manque simplement à ce noble binôme quelque chose qu’on appelle… l’« Intelligence stratégique ».

    Aucune association dite patriotique déclarée ne peut mener de combat efficace. Pour la bonne et très simple raison qu’elle est « déclarée », tout simplement…

    La Résistance ne peut être QUE clandestine.
    À 100%.

    En 1942, les vrais Résistants auraient-ils eu l’idée saugrenue d’adhérer à l’AAJM (Association des Amis de Jean Moulin) ou de s’adresser à la Kommandantur pour louer une salle de réunion ?

    De nos jours, la partie émergée de l’iceberg de la Résistance barbote dans la Mer des Absurdes.

    Répéter toujours et encore les mêmes lieux-communs sur « la Patrie en danger » la main sur le cœur (de plus… à qui est déjà convaincu !), est une perte de temps et d’énergie létale. Les inviter à signer de leur nom au bas d’un parchemin revient à désigner à l’ennemi comme cibles de braves gens (les adhérents auxdites « associations »), Patriotes sincères mais non-formés et par là-même vulnérables.

    Dans l’hypothèse (malheureusement fort plausible) d’un conflit civil majeur, la Résistance ne peut être le fait que de personnes forméeséquipéesdéterminéesorganisées, cloisonnées et dirigées par des Chefs coordonnéset habiles aux stratégies de la guérilla et de la contre-guérilla tant urbaine(s) que rurale(s). Les compétences de chacun et ses qualifications propres forment un tout. L’habileté des uns compense la carence des autres.

    Sur un plan parallèle à l’action directe, l’agit-prop et le Rens sont affaires de professionnels, mais tout « civil de bonne volonté » discipliné et attentif, peut acquérir assez rapidement les notions de base que tout HC (Honorable Correspondant) digne de ce nom doit maîtriser par habitudes-réflexes de façon naturelle.

    Lisez et apprenez par cœur
    « LA GUERRE MODERNE »
    du colonel Roger Trinquier, téléchargeable gratuitement en cliquant sur ce lien : http://betweenthelines-book.com/la-guerre-moderne-isbn10-B010NRGIN2.html.

    Mieux : achetez cet ouvrage, véritable bible de la contre-insurrection.

    Les beaux discours et les écrits pertinents « font joli » et « donnent bonne conscience » à ceux qui les prononcent ou les écrivent. Et parfois même à ceux qui les écoutent ou les lisent ! Mais… après ?

    La Résistance est protéiforme. Elle se tapit dans l’ombre et agit « par tous moyens même légaux ». Sans breloques ni insignes, sans pin’s à la boutonnière, sans autocollants, fanions, tambours et trompettes ou autres turlupinades.

    « On est partout » aurait-on dit il y a quelques décennies. Mais… OÙ ? – Mystère.

    N’oublions rien des maximes de la sagesse populaire : « Pour vivre heureux, vivons cachés ». La discrétion est mère d’efficacité.

    Luc Sommeyre
    fondateur des Réseaux Rémora

    https://www.minurne.org/

  • Littérature & Politique • Vidéo : Où Hilaire de Crémiers évoque Charles Maurras pour la jeune génération

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    C'est au Cercle Honoré d'Estienne d'Orves à Marseille, en octobre dernier, qu'Hilaire de Crémiers a donné cette superbe conférence : « Maurras en son Chemin de Paradis ».

    Dans la petite salle comble du 14 rue Navarin, principalement emplie de jeunes-gens auxquels elle était surtout destinée, cette conférence brillante, empreinte d'érudition et aussi d'une part d'émotion, a fait apparaître la profondeur de la pensée de Charles Maurras et son engagement, dès sa jeunesse, dans les grands combats du siècle à venir. A écouter ou réécouter. LFAR  

    Merci à Paul Léonetti pour la réalisation de cette vidéo. 

    Maurras et le Chemin de Paradis from Lafautearousseau on Vimeo. [67 minutes]

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • D'une année l'autre

    Année charnière : ainsi à chaque rentrée scolaire, ce refrain entendu lors des réunions de parents d'élèves tend plutôt à faire sourire.

    Pourtant si nous considérons la masse des événements et des évolutions survenues dans le monde, en Europe et dans la vie sociale française en cette année 2017, il semble difficile de prétendre en évacuer l'ampleur et la portée.

    Qu'il s'agisse en France des craquements sans précédent de l'État central jacobin, ou, dans le monde, de la remise en cause, par la voix de Donald Trump lui-même, de l'influence dominante des États-Unis, que de bouleversements se sont affirmés ou annoncés.

    Impossible d'en établir une liste à prétention exhaustive dans le cadre d'une chronique telle que celle-ci.

    L'année qui vient de s'écouler aurait pu être marquée aussi par une évocation enfin véridique du centenaire du coup d'État bolchevik du 7 novembre 1917. Ce tournant n'a pas été pris lors même que plus personne ou presque n'envisage plus sérieusement son incidence comme inspiratrice d'un modèle.

    L'Histoire officielle, celle des bobos conformistes, n'ose pas toucher aux dogmes des adversaires de la Liberté : ceux-ci parlent encore rituellement de la révolution d'Octobre, comme s'il s'agissait d'un beau souvenir romantique. Dès lors s'écarter de cette convention de langage expose le contrevenant à se voir taxer de dérapage, c'est-à-dire de la pire atteinte au conformisme bobo.

    Cela n'a pas évolué, en 2017, ou pas dans le bon sens, car cela s'aggrave.

    Les circonstances un peu particulières dont votre chroniqueur a lui-même, vécu, survécu, cette année 2017 auront au moins entraîné, pour lui, cependant, un petit avantage : n'avoir pas encaissé de trop près toutes les horreurs, toutes les médiocrités, toutes les saletés accumulées en France et en Europe au cours de ces longs mois.

    Et, plutôt que de faire la revue de détail de tous nos sujets de mécontentement, et bien souvent d'indignation légitime, observons les symptômes d'une marche vers l'abîme hélas trop vraisemblable. On peut y voir l'œuvre de poisons qui rongent l'ensemble de nos identités nationales dans tout le continent.

    Noël, oui Noël, nous en donne un exemple éclatant. Cette fête de la victoire de la lumière sur les ténèbres, fête qui vient du fond des âges et que l'Occident chrétien, au cours des siècles, avait su placer au centre de sa vue du monde, et devenir la fête des familles. Elle est aujourd'hui pourchassée par l'État républicain au nom de son interprétation actuelle de principes qui se veulent laïcs et obligatoires. Inutile de rappeler les décisions de justice, les déclarations politiques confinant au ridicule, les censures de langage : plus de "bon Noël", juste "bonne fêtes", etc.

    Comme au début du XXe siècle, comme à l'époque de la persécution anticléricale portée à incandescence sous le gouvernement Émile Combes (1902-1905), le laïcisme se montre sous son vrai jour. Il agit clairement contre la Liberté. (1)⇓

    Il a pourtant fallu attendre une révision constitutionnelle du 4 août 1995, sous la présidence Chirac, pour que l'article 1er de la Constitution de 1958 nous apprenne désormais que "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances."

    Cette définition peut sembler anodine et on imagine mal que Dieu l'ait confiée à Chirac sur le mont Sinaï.

    Or, elle conduit dans la pratique à retourner complètement l'esprit dans lequel avaient travaillé un Michel Debré ou un René Capitant lors de la rédaction du texte constitutionnel de 1958. Celui-ci ne considérait nullement la loi de séparation de 1905 comme un pilier dogmatique du régime politique naissant.

    Depuis le vote de la loi Barangé de 1951, le comité d'action laïque était clairement devenu un prétexte pour le PCF et pour ses cryptos agissants au sein du grand orient, d'appeler à l'union de la gauche, et une machine à détruire la IVe république.

    On aurait éprouvé alors les plus grandes difficultés à définir, de façon précise, même l'adjectif laïc. La grande inquiétude des laïcistes du moment se focalisait sur la rumeur d'une aide substantielle qu'on pensait promise à l'enseignement privé catholique au gré du régime des contrats. Celui-ci dure encore. Mais en fait il a surtout permis d'affadir grandement le message des grands collèges libres d'autrefois où les brillantes traditions pédagogiques ignaciennes, mais aussi oratoriennes, mais aussi protestantes, dominicaines, etc. pouvaient rivaliser dans une honorable émulation.

    Appelons les choses par leur nom : le projet laïciste n'est pas d'arracher la jeunesse à un cléricalisme qui n'existe pas, mais un prétexte pour effacer toujours plus sauvagement et cyniquement les traces de la France identitaire traditionnelle et du christianisme en Europe.

    Qu'un tel projet se développe sous Macron, un homme qui se veut au-dessus de la droite et de la gauche, mais qui se refuse au geste le plus respectueusement banal lors d'un enterrement catholique, voilà qui ne dément aucune de ses inquiétantes et récurrentes prises de position dans les questions que l'on dit aujourd'hui sociétales, celles qui marquent dans le long terme, beaucoup plus que l'économie, le destin des peuples.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. 6a00d8341c715453ef01bb09e4351d970d-320wi.jpgcf. "Le Laïcisme contre la Liberté" par Emile Flourens. La crise appelée en France "séparation de l'Église et de l'État" est supposée avoir été durablement résolue par le vote d'une loi en 1905 : on la présente comme irénique, bienfaisante, réconciliatrice et pratiquement intangible. Émile Flourens, par la critique qu'il développait au nom de l'Action libérale dès 1907, ainsi que les textes que le lecteur trouvera en annexe, démontrent très clairement l'imposture des radicaux-socialistes persécuteurs. La solution adoptée en 1905 a sans doute très largement contribué à la déchristianisation du pays. Elle ne s'est révélée ni pacificatrice, ni bienfaisante, ni réconciliatrice. Elle est devenue extrêmement fragile dans les équilibres qu'elle feignait de respecter. On doit constater l'actualité de ce livre. On pourrait presque parler de son urgence : C'est en effet en invoquant la "laïcité", qui pratiquée par eux devient le laïcisme, que la plupart de nos politiques entendent combattre de l'islamisme. ••• 130 pages 15 euros. ••• Livre à commander sur le site de l'éditeur ou en adressant un chèque de 15 euros port compris aux Editions du Trident, 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris
  • Un grand merci pour votre aide !

    Chers amis,

    La période de l'Avent et de Noël est traditionnellement l'occasion de faire un bilan de l'année écoulée et de préparer les combats à venir. Je voulais vous dire un immense merci, au nom de toute notre petite équipe du Salon beige. Grâce à vous, en 2017, nous avons pu consacrer environ 180 000 euros à la défense des principes non négociables et de nos convictions.

    En particulier, je vous dois un remerciement tout spécial pour ce que nous avons pu réaliser au moment des élections législatives: sur les 20 "cibles" que nous voulions contribuer à faire battre, 12 n'ont pas pu rentrer à l'Assemblée nationale. Naturellement, ce n'est pas seulement nous qui les avons fait battre, mais, du moins, les voix des catholiques cohérents leur ont-elles manqué et c'est un premier pas. Mais, surtout, je voudrais vous remercier chaleureusement pour ce que nous avons pu faire de positif à cette occasion: notre site présentant l'ensemble des candidats aux législatives a probablement été le site politique le plus fréquenté de la période (devant les médias "mainstream" d'après mes informations), avec plus d'un million de visiteurs. Cela nous a permis de faire connaître des centaines de "petits" candidats, dont beaucoup défendaient les principes non négociables, face à l'oligarchie libertaire. C'est un énorme atout pour les combats à venir.

    Ainsi, progressivement, notre réseau se développe sur toute la France. Le récent succès des Veillées pour la vie en est un nouveau signe. Pour le reste, nous avons relancé, pour la quatrième année consécutive, notre opération "Crèches pour tous". Cette nouvelle édition s'annonce sous de bons auspices, mais nous en tirerons le bilan dans quelques semaines.

    Je me réjouis aussi de notre victoire en cassation contre le gardien du jardin du Luxembourg qui nous poursuivait en diffamation pour avoir dénoncé les répressions arbitraires contre les militants de la Manif pour tous. Voir l'article. Naturellement, j'en suis ravi pour nous. Mais aussi parce que la décision va sans doute faire jurisprudence et que, pour les prochains procès de la répression de la Manif pour tous, nous partons sur de bonnes bases!

    En matière de bilan, encore un petit mot pour vous remercier d'avoir rendu possible notre grande journée à l'occasion des "Cent ans d'abominations communistes". De l'avis général, cette journée a été un succès. Et je me réjouis, en particulier, d'avoir pu l'organiser en partenariat avec plusieurs structures catholiques et d'avoir pu y donner la parole à François Billot de Lochner, directeur de la revue Liberté politique, à Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, à Bernard Antony, président de l'AGRIF ou encore à Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse. Cette logique de coalition, loin des querelles de chapelles, doit absolument être généralisée!

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    A présent, laissez-moi vous dire quelques mots des combats à venir. Comme vous le savez, le "gros morceau" politique pour 2018 va être la révision des lois de bioéthique, où, d'après nos renseignements, nous risquons non pas seulement d'avoir la PMA sans père, mais aussi l'embryon à 3 ADN et l'euthanasie. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant ce fanatisme libertaire. J'en profite pour vous rappeler que nous avons lancé une collecte de fonds pour nous préparer cette grave échéance: un peu plus de 40% des 30 000 euros visés ont déjà été réunis. Un grand merci à ceux qui se sont déjà mobilisés et, pour tous les autres, je vous invite instamment à rejoindre la mobilisation.

    Nous allons également développer nos réseaux locaux, sur lesquels nous travaillons depuis plusieurs mois. Notre objectif est d'avoir au moins 100 structures locales amies, réparties sur tout le territoire, d'ici la fin 2018. Cela nous sera utile pour préparer la mobilisation sur les lois de bioéthique, mais aussi pour peser sur les prochaines élections européennes - où il faut absolument que des catholiques pro-vie et pro-famille français soient élus et nous ferons le nécessaire pour cela, quitte, si les partis de droite LR et FN ne nous entendent pas, à présenter nos propres listes. Si vous vous sentez capable d'animer un cercle local (organisant des conférences, des projections, des veillées pour la vie, des cars pour les grandes manifestations nationales qui ne manqueront pas d'arriver dans les prochains mois…), n'hésitez pas à me le dire, en m'écrivant ici. Nous vous aiderons à les monter. Cette organisation locale est, à mon avis, décisive pour l'avenir. Enfin, nous continuons à développer notre réseau international et notamment européen.

    Il est réconfortant de constater que les convictions défendues par le Salon beige sont bien plus généralement répandues dans certains pays d'Europe (spécialement ceux de l'ancien bloc soviétique, libéré du totalitarisme marxiste et peu désireux de passer sous le joug du totalitarisme libertaire), qu'en France même. Pour ces combats à venir, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

    Vos prières nous sont précieuses: la survie du Salon beige est un miracle quotidien, obtenu par votre intercession. Surtout, ne vous arrêtez pas de prier pour nous!

    Et, au plan matériel, notre objectif, cette année, est d'augmenter notre capacité d'action en dépassant les 200 000 euros de budget, soit un peu plus de 10% d'augmentation par rapport à 2017. Ce budget servira notamment pour la mobilisation sur les questions bioéthiques, notre développement européen et le développement de notre réseau local. Environ un million de personnes différentes passent chaque mois sur le Salon beige. Il devrait être possible de réunir cette somme. En tout cas, je compte sur vous tous. J'ai bon espoir d'atteindre - et même de dépasser - cette somme et donc d'être en mesure d'imposer nos idées dans le débat public et de forcer, au moins, les dirigeants de droite à prendre enfin en compte nos principes et nos questions.

    Faire un don au Salon beige

    En vous remerciant une nouvelle fois de tout ce que nous avons pu faire ensemble en 2017. Je vous souhaite de saintes fêtes de Noël et une excellente année 2018!

    Guillaume de Thieulloy

    Directeur du Salon beige

    PS: au moment d'envoyer ce message, j'apprends que le "mari" de Pierre Bergé reprend le procès que ce dernier m'avait intenté. Voilà encore de quoi nous occuper au cours des prochains mois!

    Le Salon Beige

  • Julien Langella : Fier d’être catholique et identitaire

    Julien Langella, 30 ans, est l'un des fondateurs de Génération identitaire et anime avec beaucoup de conviction l’association Academia Christiana.

    Dans « Catholiques et identitaires », Langella part d’un constat : de la tour de Babel à la théorie du genre, le même projet totalitaire traverse les siècles. Il s’agit de faire table rase de toutes les différences qui structurent le genre humain pour ériger un homme nouveau. Avortement, GPA, mondialisation sauvage et Grand remplacement…ces phénomènes mortifères ne sont que les multiples têtes d’un nouvel hydre de Lernes. Tranchez une tête et une deuxième repousse aussitôt.

    Partant de cette constatation, Langella lance un appel aux catholiques et à tous les hommes de bonne volonté : contre les apprentis sorciers qui veulent redessiner les contours de l’humanité, il faut engager une résistance totale et une reconquête intégrale. En s’appuyant sur l’enseignement traditionnel de l’Eglise, l’auteur montre le lien évident qui unit le message chrétien au combat identitaire, et comment celui-ci pourrait bien être la condition de la survie de la Foi en Europe. Un témoignage passionnant enregistré récemment à Nantes par Nicolas Faure.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LE SOUTIEN AU TERRORISME ISLAMISTE SUR NOTRE SOL

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    Trappes, sa mosquée, ses salafistes

    Le développement de l’islamisme dans le département du Tarn n’est-il pas sans interroger certains observateurs…

    Selon un rapport de la commission d’enquête du Sénat publié en avril 2015, le nombre d’individus à surveiller, à cette époque-là, était de 3.000 environ. Parmi eux, près de la moitié étaient, et sont encore pour certains d’entre eux, impliqués dans les filières syriennes. Les motivations de ces jeunes hommes et jeunes femmes ayant rejoint les zones de combat en Syrie ou en Irak ont longtemps été débattues. Elles ont même parfois été raillées, comme pour exorciser une démarche qui, à certains égards, paraissait effrayante. Partis de nos banlieues et parfois de nos villages, ces djihadistes français, instruits ou pas et issus de différentes classes sociales, ont pris les armes contre leur propre pays. Beaucoup sont morts lors des combats et des bombardements de la coalition. D’autres ont survécu et cherchent désormais à rentrer au pays. C’est le prochain défi sécuritaire qui nous attend. D’autres, encore, ont été arrêtés ou faits prisonniers ; ils seront déférés à la Justice.

    Parmi ces derniers se trouvent quelques figures emblématiques de la « filière française ». Ainsi, l’Albigeois Thomas Barnouin, qui aurait été arrêté à la mi-décembre dans la région d’Hassaké, au nord-est de la Syrie, par les unités de protection du peuple kurde. Considéré comme l’un des cadres de l’État islamique en Syrie par les services de renseignement, c’est un vétéran de la nébuleuse djihadiste du Sud-Ouest, proche des frères Clain – ceux qui ont revendiqué les attentats du 13 novembre pour le compte de Daech -, qui vient ainsi d’être mis hors d’état de nuire. Deux autres Français auraient également été arrêtés, Romain Garnier et Thomas Collange. Le premier avait quitté la France avec sa compagne pour rejoindre l’État islamique, dont il était devenu l’un des principaux chroniqueurs radiophoniques francophones. Le second combattait dans les rangs de Daech depuis plusieurs années.

    Parmi les questions qui se posent, celle de l’appartenance de plusieurs de ces djihadistes français à une même ville, un même quartier, voire à un même village est récurrente. Ainsi le développement de l’islamisme dans le département du Tarn n’est-il pas sans interroger certains observateurs. En effet, ce département, avec plus de 150 tenants d’un islam radical suivis par les services spécialisés dans la lutte antiterroriste, figure au « Top 10 » national en nombre de radicalisés par habitant.

    Les raisons de ces concentrations inattendues sont multiples. Elles peuvent tenir, tout d’abord, à la présence d’imams ou de prêcheurs radicaux. La région de Toulouse et de ses environs vit justement sévir Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », lequel provoqua la radicalisation d’individus qui allaient, par la suite, défrayer la chronique. Parmi eux, Mohammed Merah et Thomas Barnouin. Le groupe est, ensuite, potentiellement facteur de propagation du radicalisme. Il en est ainsi du cercle familial – souvenons-nous des frères Kouachi – ou des fréquentations habituelles de la vie sociale ou cultuelle. C’est en leur sein que vont se créer des cellules actives souvent à l’origine d’attentats meurtriers. Là encore, les exemples ne sont que trop nombreux. Enfin, souvent issus du milieu de la délinquance, qui emprunte les mêmes modes d’organisation, et ayant fait des séjours répétés en prison, la radicalisation de ces individus passe également par des réseaux de circonstance. Si ce mode de fonctionnement collectif et concerté peut rendre ces personnages plus forts et plus dangereux, il les rend également, par sa visibilité, plus vulnérables. C’est notamment sur cette vulnérabilité que travaillent les services de renseignement.

    http://www.bvoltaire.fr/soutien-terrorisme-islamiste-sol/