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France et politique française - Page 2883

  • David Rachline (FN) : « Il faut nous adresser aux électeurs des Républicains »

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    8951-20170923.jpgAprès le départ de Florian Philippot, Marine Le Pen vient de nommer David Rachline, 29 ans, sénateur-maire de Fréjus, pour le remplacer à la communication du Front national.

    — Florian Philippot vient de claquer la porte du FN. Il a été valorisé et mis très en avant pendant la campagne présidentielle, est-ce que vous ne pensez pas que sa disgrâce affaiblit d’abord Marine Le Pen ?

    — C’est évidemment une triste nouvelle. Mais il n’y a qu’une seule ligne au Front national. Alors on peut débattre de ce qui stratégiquement peut être mis plus ou moins en avant dans notre programme. Ce sont des choses dont nous allons débattre au prochain Congrès et pour lesquelles les adhérents seront consultés par vote. Mais on ne peut pas imaginer autre chose que d’être derrière Marine Le Pen aujourd’hui. Elle est le moteur de notre mouvement politique et de toute notre famille d’idées. C’est elle qui donne la ligne, la stratégie et qui fixe le cap.Elle reste la plus efficace et la seule pour de nouveaux succès demain. C’est autour d’elle que cette refondation doit avoir lieu. 

    — Nicolas Dupont-Aignan a appelé à une alliance « allant de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen ». Que lui répondez-vous ?

    — Il ne faut pas se limiter à l’union des électeurs qui se réclament de la droite, il faut voir encore plus large et viser l’union de tous les électeurs patriotes.

    Pour autant, le Front doit vraiment mettre en œuvre une stratégie afin de s’adresser de manière extrêmement claire aux préoccupations des électeurs qui se réclament de la droite. Et cela passera par des discussions au moins avec Nicolas Dupont-Aignan.

    Je crois moins à la sincérité de Laurent Wauquiez. Il occupe selon moi ce créneau de manière commerciale et sans aucune sincérité de conviction ni d’idées. Quand les responsables politiques comme lui sont aux responsabilités ils font l’inverse de ce qu’ils ont annoncé. Laurent Wauquiez a fait partie de ces gouvernements qui ont trahi les Français et qui ont conduit aux échecs successifs de la droite.

    Il faut nous adresser aux électeurs des Républicains pour leur dire que les préoccupations qui sont les leurs sur l’économie, sur le soutien aux entreprises, sur la défense de la famille, sur toute une série de valeurs et de convictions, sont les nôtres.

    Et permettent de se rassembler au sein de notre mouvement. Ils y trouveront plus de sincérité et d’efficacité.

    Extraits d’un entretien réalisé par Caroline Parmentier
    pour le journal Présent daté du 23 septembre 2017

  • Aujourd'hui, 23 septembre, Synthèse nationale est à la fête régionale du Parti de la France de Bretagne

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    Samedi 23 septembre, à l'initiative de Jean-Marie Lebraud, Délégué régional, le PdF Bretagne organise une grande fête familiale et patriote à Treffendel (35).

    Jean-François Touzé, Délégué national aux études et argumentaires du Parti de la France et directeur de la revue Confrontation, et Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale, seront présents et prendront la parole au cours de cette journée.

    La participation aux frais est de 30 € : Cochon grillé, dégustation d'huîtres, boissons, animations, jeux, repas froid le soir.

    Réservation obligatoire au : 06.09.53.93.84

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    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Le pitoyable spectacle des Républicains

    Maxime Tandonnet, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, écrit dans Le Figarovox:

    "[...] les Républicains devraient avoir un rôle vital à jouer: prouver aux Français que la démocratie est toujours vivante et leur offrir une perspective d'alternance crédible. Or, ils n'échappent pas au mouvement d'effritement général et offrent en ce moment, comme les autres, un pitoyable spectacle. Les «constructifs» se sont désolidarisés, en quête de maroquins. La course à la présidence du parti se déchaîne et renvoie déjà à deux tragédies récentes: la lutte Copé/Fillon de l'été 2012 et les primaires 2017, de sinistre mémoire. Jamais deux sans trois, dit-on!

    Plutôt que de s'unir, ils se désagrègent. La guerre des ego bat son plein. Mme Pécresse, M. Estrosi créent leurs propres entités. M. Juppé nie la légitimité de M. Wauquiez à prendre les rênes du parti. M. Raffarin se reconvertit dans le spectacle. M. Copé joue en solo sur la PMA. Les coups tordus sont de retour. La fracture bat son plein entre macronistes, centristes anti-macronistes et droitiers.

    Le fond du problème est qu'aucun responsable politique n'a encore pris la mesure de l'ampleur de la crise du politique dans notre pays. Tous, sans exception, continuent à fonctionner sur les schémas anciens sans tirer les leçons des événements de ces derniers mois. Depuis 30 ans environ, les Français ne cessent d'éprouver, d'année en année une méfiance grandissante envers leur classe dirigeante. 89% estiment que les politiques ne tiennent aucun compte de ce que pensent les gens comme eux (CEVIPOF). [...]

    Plutôt que de créer chacun son misérable petit parti, les Républicains n'ont qu'un signal à donner: le destin de la France l'emporte sur leurs destins individuels. Ils doivent au contraire s'unir pour l'intérêt général, comme une sorte de cabinet de guerre britannique, d'où émergera certes un leader naturel, en temps voulu, par la force des circonstances, et non se chamailler pour satisfaire leur ego médiatique. Plutôt que de donner cette image délétère de carriérisme narcissique, il leur appartient de se rassembler par-delà leurs divergences et de travailler, autour du débat d'idées, à la préparation de l'avenir sur les grands thèmes qui conditionnent l'avenir de la France: la politique industrielle, la transformation nécessaire de l'Europe, la solidarité avec l'Afrique, la recherche d'une issue à la crise migratoire, la lutte contre le terrorisme, la réforme des institutions politiques pour restaurer une démocratie digne de ce nom. Mais encore la sécurité des biens et des personnes, la réhabilitation des savoirs fondamentaux à l'école, l'organisation territoriale, l'indivisibilité de la République face au communautarisme. Hélas, aujourd'hui, nous sommes à mille lieues de cette prise de conscience."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • FLORIAN PHILIPPOT EST PARTI, MAIS LES QUESTIONS QUI FÂCHENT NE SE SONT PAS ÉVANOUIES !

    Ce n’est pas le Front National qui est en jeu, c’est la France.

    Enfin ! ont dit certains. Enfin, Florian Philippot a quitté le Front national. Et avec lui, une partie des cadres et militants qui partageaient une ligne socialo-souverainiste peu en phase avec les fondamentaux du mouvement. Nombreux sont ceux qui s’en félicitent – sans doute à juste titre. Il ne faudrait pas croire, cependant, que toutes les questions qui fâchent sont purgées. En réalité, ce n’est qu’un premier pas.

    Reconnaissons à l’intéressé quelques succès. Il a fortement contribué à l’accroissement du nombre des électeurs du parti, notamment en poussant à la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen. Même si la méthode manquait singulièrement d’élégance, cette exclusion était nécessaire, tant l’homme est imprévisible et capable du pire, emporté par des propos souvent maladroits, parfois douteux. Et le Front national doit sans doute à Philippot quelques centaines de milliers d’électeurs issus des classes populaires, qui ne constituaient pas son vivier naturel. Ceux-là, insensibles à des thématiques plus conservatrices, pourraient bien se trouver orphelins.

    Le vice fondamental de Philippot est de n’avoir pas compris que le Front national est un parti ontologiquement de droite. Non pas de droite libérale, ouverte à tous les progressismes – en bref, de « droiche » -, mais de droite traditionnelle : enracinée, souverainiste, identitaire, historiquement antilibérale – en dépit de son détour reagano-thatchérien des années 80 – et conservatrice. La ligne traditionnelle du parti – qui ne s’est trouvé classé à l’extrême droite que par le fameux mouvement sinistrogyre théorisé par Guillaume Bernard – est conservatrice. Ce qui n’est nullement incompatible avec des positions économiques et sociales antilibérales, tant le terme « libéral-conservateur » constitue un oxymore. 

    Au contraire, Philippot a voulu en faire un mouvement détaché de ses racines philosophiques et culturelles. Un second chevènementisme, en oubliant que son ancien mentor est un homme de gauche, au sens philosophique du terme, et que le combat pour le souverainisme, s’il permet des alliances objectives de circonstance, est insuffisant pour former une coalition. Par ailleurs, ses prises de position sur les sujets de société ont contribué à éloigner du parti nombre d’électeurs potentiels qui ont préféré se rabattre sur les bonimenteurs de l’UMP.

    Philippot parti, il reste à Marine Le Pen à comprendre que son parti a besoin d’une profonde refondation. Pas seulement cosmétique, mais idéologique. La manière dont elle a mené sa campagne, ses approximations, son manque de formation flagrant sont sans doute pour beaucoup dans l’échec persistant du parti. Parce que gagner des électeurs est une chose, gagner les élections en est une autre. Et force est de constater qu’en la matière, le parti a à peine décollé.

    Débarrassée de l’encombrante présence du Menhir, débarrassée de son mauvais génie Philippot, Marine Le Pen peut désormais se consacrer à faire du Front national une véritable force de droite souverainiste, identitaire, traditionaliste sans outrance, réaliste en économie et conservatrice sur les sujets de société. En bref, ce qu’attendent tous ceux qui rêvent d’une véritable recomposition à droite. Une droite populaire, ouverte à d’autres, sans outrance, sérieuse dans les solutions proposées, capable d’établir un programme de gouvernement en s’appuyant sur des personnalités compétentes. À condition de ne pas les faire fuir par un caporalisme passé de saison, de les écouter et d’en apprendre ce qui est nécessaire pour que, plus jamais, ses électeurs ne connaissent la honte d’un certain 3 mai 2017.

    À Marine Le Pen de montrer qu’elle en est capable. Sinon, comme le propose Robert Ménard, il faudra la remplacer. Parce que ce n’est pas le Front national qui est en jeu, c’est la France.

    http://www.bvoltaire.fr/florian-philippot-parti-questions-fachent-ne-se-evanouies/

  • Débat au sein du FN avec l’éviction de Florian Philippot. Vidéo

    Débat à Public-Sénat avec Bruno Gollnisch, Jean-Lin Lacapelle et Philippe Murer, tous cadres éminents du FN. Parmi eux, Philippe Murer a accompagné Philippot vers la sortie du parti.

    Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national en charge des fédérations, et proche de Marine Le Pen, estime que la création de l’association de Florian Philippot « Les Patriotes », « a semé le trouble » dans les rangs des militants, des élus et des électeurs frontistes. « On s’est rendu compte que ce mouvement n’était pas une boîte à idées mais se transformait en parti politique ». 

    Une analyse que conteste Philippe Murer, ancien conseiller de Marine Le Pen pour les questions économiques et environnement, et aujourd’hui, lui aussi, démissionnaire du FN. Il reproche à la direction du parti « d’avoir décalé aux calendes grecques » le retour de la souveraineté monétaire, c’est-à-dire la sortie de l’euro. « Gilbert Collard a commencé à dire que la présidentielle était un référendum sur l’euro. Alors qu’aucun Français n’a remarqué ça » (…) « Beaucoup d’autres cadres ont repris ce thème ». « Les Patriotes, c’est un prétexte ». a-t-il déploré.

    Bruno Gollnisch a dit « regretter » le départ de Florian Philippot même « s’il venait de la gauche », « il avait tout à fait sa place ». Pour le député européen « Florian Philippot a beaucoup exagéré l’inimitié qu’il y avait (contre lui) au sein du mouvement.  Il a été très bien traité ». « C’est un débat de personnalités, un conflit de personnes » a complété Jean-Lin Lacapelle, réfutant l’argument d’une divergence de ligne politique entre Marine Le Pen et son ex-numéro 2.

    Sur les conséquences du départ de Florian Philippot, Bruno Gollnisch, et Jean-Lin Lacapelle chiffrent à « une dizaine de cadres » ceux qui vont suivre. Un nombre «sous-estimé », pour Philippe Murer. : « le fait que symboliquement Florian soit tué, ça veut dire que cette ligne (souverainiste) est en train de partir parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont en train de partir » a-t-il considéré avant d’être interpellé, avec le sourire, par Jean-Lin Lacapelle. « Tu peux revenir sur ta décision » lui a-t-il proposé.  publicsenat.fr

    Il semble pourtant bien que Marine Le Pen qui a commencé par retirer à Sophie Montel (très proche de Philippot) la présidence du groupe FN à la région de Bourgogne, a bel et bien poussé Florian Philippot et ses affidés vers la sortie, car en privé de nombreux cadres estiment que son association « Les Patriotes » était destinée, non pas à promouvoir des idées, mais bien à noyauter le congrès qui se tiendra dans quelques mois pour la refondation du FN. Il ne semble pas possible, par ailleurs, que le FN abandonne pour autant les questions souverainistes, mais les questions identitaires devraient retrouver toute leur place.  Le discours officiel se garde d’évoquer les questions sociétales, très sensibles et apparentées à la dictature de la pensée unique, mais elles semblent bien être au cœur du conflit. Marion Maréchal-Le Pen dont les proches viennent de faire paraître une nouvelle revue: « l’ Incorrect« , n’a finalement pas réussi à digérer la pilule de l’avortement qu’avait réussi dans un premier temps, Philippot, à lui faire avaler, ainsi qu’à Marine. C’est probablement l’une des raisons qui l’ont fait quitter ses fonctions au sein du FN. Parmi les nombreux amis de la jeune conseillère régionale PACA beaucoup ont du mal à supporter les positions a-chrétiennes en matières sociétales et identitaires de Florian Philippot et de ses fidèles.

    Ce grand chambardement au sein du Front national annonce-t-il un retour de Marion dans l’arène ? La revue l’Incorrect lancée il y a quelques semaines par ses amis semblerait l’annoncer.

     

    http://www.medias-presse.info/debat-au-sein-du-fn-avec-leviction-de-florian-philippot-video/80426/

  • Têtes à Clash n°12 : Du FN à Macron en passant par la PMA

  • Crise au Front national : rien à voir avec la scission de 1998, par Bruno Mégret

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    La crise au Front national, qui pourrait conduire à une rupture entre Florian Philippot et Marine Le Pen, amène de nombreux commentateurs à faire le parallèle avec ce qu’ils appellent la scission mégrétiste. Ce faisant, ils commettent un certain nombre d’erreurs car ce n’est exact ni pour Florian Philippot, ni pour Bruno Mégret. Pour Florian Philippot : « Bruno Mégret est parti sur une offre politique plus radicale ». Pour Bruno Mégret : « Florian Philippot défend un souverainisme nostalgique et une politique sociale passéiste digne des années 1960. » : deux points de vue clairement opposés.

    Le conflit entre Marine Le Pen et Florian Phillipot est-il comparable à la scission du FN de 1998 ?

    Certainement pas. D’abord les causes de ce divorce n’ont rien de comparable. Florian Philippot et sa présidente partagent en effet les mêmes options politiques, notamment sur la stratégie et le programme.

    En 1998, il y avait en revanche une profonde divergence entre la stratégie que j’incarnais et celle de Jean-Marie Le Pen. Je voulais pour ma part que le Front national s’engage dans la conquête du pouvoir et pour cela il fallait que Le Pen cesse ses provocations verbales et abandonne ses références sulfureuses qui donnaient aux médias des arguments pour légitimer la diabolisation. Contrairement à ce dernier, je pensais également qu’il fallait proposer des alliances avec la droite classique et structurer le parti pour en faire une force capable un jour de gouverner. Jean-Marie Le Pen, de son côté, jugeait ces efforts inutiles car il ne voulait pas du pouvoir, se satisfaisant d’une attitude de protestation et de témoignage.

    Par ailleurs j’avais le soutien d’une large majorité des cadres et des militants puisque c’est près de soixante pour cent d’entre eux qui m’ont suivi lors de la scission. Philippot, de son côté, est loin d’avoir un tel appui. On peut même penser que, parmi les causes de la crise d’aujourd’hui, il y a l’opposition que lui porte une grande partie des militants.

    Quelle est alors la signification de la crise actuelle du Front national ?

    Pour comprendre ce qui se passe au FN, il faut savoir que Marine Le Pen a hérité de ce mouvement alors qu’elle n’en avait pas les idées. Après une première phase, au cours de laquelle elle a appliqué la stratégie qui était la mienne, elle a entrepris de changer le programme du Front national pour remplacer, dans ses priorités, la défense de notre identité par un souverainisme nostalgique et une politique sociale passéiste digne des années 1960. La situation actuelle résulte de ce double malentendu ou de cette double imposture.

    Au début, en effet, cette nouvelle ligne n’a pas été clairement perçue par les électeurs qui, exaspérés par les problèmes liés à l’immigration et rebutés par la classe politique, ont massivement voté pour un Front national qui était resté pour eux sur la ligne que nous avions forgée pendant des années. Mais, lors de la campagne présidentielle et législative du printemps dernier, les Français ont commencé à comprendre ce qu’était le Front national d’aujourd’hui et quelles étaient les insuffisances de Marine Le Pen. Dès lors, l’électorat a reflué et les scores n’ont plus été à la hauteur de ce que les cadres et les militants espéraient. D’où la fronde et la crise. D’où aussi la volonté de Marine Le Pen de stigmatiser Philippot, non parce qu’elle serait en désaccord avec lui, mais parce qu’elle veut l’utiliser comme bouc émissaire pour écarter d’elle la contestation qui gronde.

    Quel est dans ces conditions l’avenir d’une éventuelle scission ?

    Une aventure solitaire de Philippot a peu de chance de prospérer car il n’aurait qu’un faible soutien militant et sa ligne politique ne pourrait pas lui apporter beaucoup d’électeurs. En revanche, il aurait le soutien des médias. Et c’est une autre différence importante entre ma démarche et celle de Florian Philippot. Car ce dernier aurait la sympathie du Système qui se servirait de sa dissidence pour tenter de rediaboliser le FN, alors que mon initiative, parce qu’elle mettait nos idées sur la route du pouvoir, a été clairement combattue par lui. Ce n’est pas un hasard si, juste après la scission et avec une rapidité inhabituelle, les juges ont accordé à Le Pen le monopole du sigle et du logo FN et si le premier ministre d’alors, M. Jospin, a aussitôt versé la subvention d’Etat à Le Pen et cela juste avant les élections européennes de 1999. Malgré ce soutien et en dépit de la candidature Villiers/Pasqua qui a limité mécaniquement notre potentiel de voix, la liste que je conduisais n’est arrivée que deux points derrière celle de Le Pen.

    Que serait devenue la droite nationale si ce score avait été inversé ?

    A la lueur des erreurs désastreuses commises par Marine Le Pen et au vu de ce qui se passe aujourd’hui au Front national, je regrette en effet que ce score n’ait pas été inversé. Car, si le FN que j’incarnais l’avait emporté et si c’était lui qui avait été présent lors des dernières élections présidentielle et législatives, la droite nationale ne serait pas en crise.

    Sans doute ne l’aurait-elle pas emporté mais le score que nous aurions obtenu aurait donné à la droite nationale une crédibilité et un poids qui auraient changé la donne politique et permis tous les espoirs pour l’avenir.

    Bruno Mégret

    Texte repris du site de la fondation Polémia

    https://fr.novopress.info/

  • Dans Minute de cette semaine, la XIe Journée de Synthèse nationale est annoncée

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  • Loi travail : le moment où jamais - JT TVL du 22 septembre 2017