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France et politique française - Page 3177

  • La victoire de Trump et du populisme : une transition vers la révolution identitaire

    Donald Trump a été élu 45ème président des Etats-Unis le 9 novembre 2016. C’est une excellente nouvelle et j’avais soutenu ce candidat dès juin 2015 lors de sa déclaration de candidature.

    En mai 2016, soit des mois avant sa désignation officielle comme candidat du Parti Républicain, j’écrivais sur ce blog un article intitulé “Donald Trump, le réveil de l’Amérique et la guerre contre l’ennemu musulman” dans lequel on peut lire (voir ici) :

    Hillary Clinton ne sera pas élue, cette question est déjà tranchée. D’ores et déjà, n’écoutez plus rien de ce que diront les organes de désinformation français sur le sujet.

    Je donnais aussi un aperçu d’une ère dominée par la présidence Trump :

    Cela n’est qu’un avant-goût de la révolution idéologique et géopolitique qui s’annonce aux USA. Cette révolution suppose la purge des socialistes, des néo-conservateurs et la neutralisation des réseaux musulmans, notamment saoudiens et Frères Musulmans. Bref, d’un retour des USA à leurs fondements.

    Cette “réorganisation” va nécessiter un “réalignement” des membres de l’Otan les plus engagés dans la collaboration avec les musulmans. Soit ce réalignement se fera de gré, soit il se fera de force. Le pays le plus actif aux côtés des musulmans est, à ce stade, la France en raison du soutien militaire et diplomatique qu’elle apporte à l’Arabie Saoudite moyennant contrats d’armement. Il ne fait aucun doute que les médias d’état comme le personnel politique français – achetés par les puissances du Golfe – vont donc redoubler d’efforts pour diaboliser Donald Trump.

    Et j’ajoutais :

    Les relations entre la France pré-musulmane et les USA vont redevenir “normales”, c’est-à-dire mauvaises. Les socialo-communistes hexagonaux, les post-gaullistes et leurs protégés afro-musulmans vont naturellement se retrouver dans une même haine d’une Amérique revenue de ses errements pro-musulmans de l’ère Bush-Obama.

    Ces deux anticipations se sont avérées exactes. Il n’est que de voir la réaction du président français, François Hollande, à l’annonce de la victoire du candidat républicain pour mesurer l’ampleur de la rupture stratégique à laquelle nous assistons.

    C’est la fin de l’alliance entre les néo-conservateurs US et l’islamisme, alliance dont la France était un des pivots.

    Les raisons de l’hostilité de la nomenklatura européenne

    L’oligarchie ouest-européenne ne peut se résoudre à l’effondrement du grand projet socialiste occidental qu’elle défendait aux côtés du non-moins socialiste Barack Obama. Ce projet devait faire des USA le centre d’une vaste zone de libre-échange administrée par des entités supranationales manipulées par les grandes banques et des structures dites de “gouvernance” d’inspiration dirigiste.

    Donald Trump a clairement fait savoir qu’il n’entendait pas mettre les intérêts des USA à la remorque d’un système occidental intégré, même si les États-Unis devaient y rester prédominants. L’Amérique sous sa direction est prête à la guerre commerciale, y compris avec des alliés stratégiques comme le Japon. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi le premier ministre de ce pays se précipite à New-York dès jeudi 17 novembre pour établir une feuille de route avec le futur président (voir ici).

    Donald Trump est un homme d’affaires et c’est ainsi qu’il voit les relations internationales. Cette vision utilitariste et transactionnelle rompt avec la vision de la diplomatie des politiciens pour qui les choses fonctionnent d’abord en termes “protocolaires” et aristocratiques. Le fait qu’il assume cette vision terrorise encore plus ceux qui étaient habitués à voir dans les USA une puissance faisant preuve de courtoisie dans ses échanges, à l’instar du ministre de la Défense allemand (voir ici).

    Trump se voit à la tête des USA comme à la tête de son entreprise : il ne se sent lié, fondamentalement, à aucun autre état et perçoit les alliances comme de simples instruments de circonstance devant être réévaluées à la lumière de ce qu’elles apportent en termes réels aux États-Unis. En somme, rien n’est acquis d’avance et c’est cette “imprévisibilité” qu’a dénoncé François Hollande, parlant “d’incertitude”.

    L’administration Trump n’est pas plus bienveillante à l’égard du Canada que du Mexique, du Japon que de l’Europe ou de la Chine. Ce que le nouveau président n’a eu de cesse de marteler est simple : “Je veux ramener des emplois”. Sa priorité absolue est l’économie productive, la réindustrialisation des USA, le rapatriement de capitaux incité par des baisses d’impôts massives.

    Bref, “l’isolationnisme” de Donald Trump est d’abord la volonté de passer à un nationalisme économique entrant en collision avec les autres grands acteurs économiques mondiaux.

    Inutile de dire que ce rapatriement de capitaux, associé à la fuite de ceux se trouvant en Europe, va faire s’envoler le dollar et engendrer, par contre-coup, l’implosion des dettes souveraines contractées par les pays émergents, toutes libellées en USD.

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  • L’agonie d’une utopie

    Seuls, tous ceux qui n’ont d’autres soucis que leurs petits plaisirs individuels, trouvent encore leur compte dans l’aphorisme récréatif du « il est interdit d’interdire« . Seuls, les bobos urbains et les mondialistes connectés croient encore à cet adage célèbre qui tourne en boucle comme un manège enchanté autour de leur petit monde. Qui les tient très éloignés des préoccupations, plus terre-à-terre, du tout-venant. Cela ne serait rien, s’ils n’avaient pas voulu, pour se dédouaner, avec l’aide des apprentis sorciers du « vivre ensemble« , nous fabriquer un monde sentimental fait de faux-semblants, dans lequel nous pataugeons encore. Et qui leur permet, à l’abri derrière leur bonne conscience, pour faire oublier l’évidence de leur fatuité, de faire la morale au monde entier et d’être très généreux avec l’accueil des autres, tant que ces derniers ne gênent que les quartiers déjà submergés par la misère. 
    Même si cette idéologie post-soixante-huitarde, craque de toutes parts et a de moins en moins d’écho dans le peuple, elle reste dominante et majoritaire dans les médias, dans les plus hautes sphères de l’État et parmi tout le personnel politique. Ce petit monde, vivant en vase clos dans un univers fantasmé, est incapable du moindre recul pour comprendre les changements qui s’opèrent dans la société ; ses analyses, de plus en plus incompréhensibles, confuses, quand elles ne sont pas inaudibles, tombent à plat. Et elles confortent le bon sens populaire, toujours réticent aux expériences intellectuelles aventureuses, qui a déjà, depuis quelques temps, repéré la faille : seule une information fallacieuse l’avait empêché de s’exprimer.

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  • Les Chroniques identitaires de Vincent Revel enfin publiées

    Chroniques-identitaires-Vincent-Revel.jpegEntre avril 2012 et septembre 2016, Vincent Revel a écrit des chroniques identitaires pour le BIL et Novopress. Ce travail lui a permis de suivre avec attention le quinquennat du président dit « normal ». A présent que son mandat arrive à sa fin et que ses potentiels successeurs sont déjà prêts à le remplacer, il a compilé une grande partie de ses chroniques dans un ouvrage intitulé Chroniques identitaires sous le mandat de François Hollande.

    Pour ceux qui veulent relire ou découvrir ces textes, il est possible de commander cet ouvrage sur ce lien. Chroniques identitaires, de Vincent Revel, fait 294 pages et il n’en coûte que 17,50 euros.

    http://fr.novopress.info/202282/les-chroniques-identitaires-de-vincent-revel-enfin-publiees/

  • Syrie: les journalistes ont vendu leur âme au diable!

  • Il est grand temps que la guerre à droite ait lieu

    Selon Charles de Meyer :

    "Il est grand temps que la guerre à droite ait lieu. C’est ce qui se disait dans les arcanes des deux chambres, ces jours-ci. En effet, après le vote par le Sénat d’une version à peine modifiée de la proposition de loi d’extension du délit d’entrave à l’avortement, la compromission de toute une partie des parlementaires est en cause. En cause parce que la couardise de certains entraînera, à n’en pas douter, la censure et la destruction des trésors d’efforts d’autres.

    L’extension du délit d’entrave sur Internet est une vieille réclamation d’associations prétendument féministes qui souhaitent pouvoir réprimer, voire supprimer, ceux qui militent pour une autre conception de la vie. Très représentées dans les institutions gouvernementales, ces structures ont réussi à obtenir des rapports suivant leurs recommandations. En urgence, le gouvernement – en l’occurrence Laurence Rossignol – a donc permis la présentation en procédure accélérée d’un texte visant à censurer et condamner de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende ceux qui contreviennent à l’idéologie d’État en faveur de l’avortement.

    Le débat à l’Assemblée nationale a été l’occasion du renouvellement d’un débat sur l’état de l’avortement dans notre pays. 225.000 vies à naître sont supprimées chaque année dans notre pays, ce qui constitue, de fait, un problème de santé publique. Depuis 1993 et la loi Neiertz, ceux qui veulent infléchir cette courbe sont mis en danger régulièrement à cause d’une conception complexe de l’entrave.

    Si la majorité des parlementaires a voté, Jacques Bompard, Marion Maréchal-Le Pen, Yannick Moreau, Philippe Gosselin, Jean-Frédéric Poisson et Isabelle Le Callennec avaient mené une lutte intéressante dans l’enceinte du palais Bourbon ! Enfin, des voix dissidentes osaient s’opposer au tout avortement dans notre pays. Les observateurs des sujets bioéthiques dans le monde politique percevaient même un progrès dans la défense de la vie.

    Simplement le groupe des Républicains au Sénat n’a pas correctement accompli son travail. Il n’a pas amendé le texte, pas négocié que le texte soit refusé par la chambre haute avec les autres groupes politiques, pas mobilisé ses troupes. Une commission mixte parlementaire aura donc à discuter de la version liberticide et mortifère d’une loi qui mettra en danger une partie des actions de la fondation Lejeune, Choisir la vie ou IVG.net.

    D’étranges réactions ont marqué ceux qui prétendent pourtant défendre la vie. Si Stéphane Ravier et David Rachline n’ont pas été combatifs sur le texte, une lourde responsabilité incombe à Bruno Retailleau, qui paye par ce passage ses multiples compromissions pour asseoir son autorité à travers l’UDI et des relations suivies avec les franges progressistes de l’UMP.Certains croient, en effet, encore que la politique est un monde d’influence alors qu’elle s’établit comme l’espace du rapport de force. Avec un tel échec, les troupes nouvellement conservatrices de François Fillon laissent entrevoir une dangereuse facilité pour les partisans d’une autre anthropologie à faire passer, sans heurts, les textes les plus insupportables.

    Comme l’explique très efficacement Grégor Puppinck dans Droit et prévention de l’avortement en Europe, la France se distingue comme l’un des très rares pays où l’avortement augmente. Une éducation sexuelle propice à la suppression de la vie à naître et le refus de considérer l’avortement de masse comme une question de santé publique expliquent en grande partie ce qui est une violence contre la femme, contre les familles et, partant, contre la cité.

    Encore une fois, ce nouveau recul montre que les partis politiques dits de droite constituent des entraves à la défense du bien commun. Ceux qui cherchent à les influencer s’égarent ; il s’agit bien de les dépasser."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Crise au FN au sujet de l’avortement : David Rachline indique la porte aux élus solidaires avec Marion Maréchal Le Pen

    Cela ne fait plus de doute : l’avortement est au centre des débats politiques, provoquant au passage une véritable crise profonde au sein du Front National.

    Ce mercredi 7 décembre sur iTélé, David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen, en est venu à menacer les élus et responsables locaux du parti qui affichent leur désaccord avec la position de Marine Le Pen, leur indiquant la direction de la porte.

    – David Rachline : On n’est pas tous obligés d’être d’accord au millimètre près. En revanche, c’est vrai que lorsqu’on est un responsable local, on s’attend à ce que les responsables locaux soient en phase avec la présidente du mouvement. On n’oblige personne à être responsable local du Front national. […] Chacun a son opinion mais il n’y a qu’une seule candidate, il n’y a qu’un seul projet pour l’élection présidentielle, et il n’y aura qu’un seul programme qui sera appliqué une fois que nous serons au gouvernement. […] On risque rien, mais simplement il est utile pour nous de rappeler quelle est la ligne politique que défend Marine parce qu’elle est candidate à la présidentielle et je vous dis : pour ce qui est des responsables locaux, on force personne à être responsable local, pour ceux qui sont en désaccord.

    – iTélé : Vous forcez personne, ça veut dire qu’il y en a qui peuvent partir ?

    – David Rachline : J’ai été clair, je pense.

    http://www.medias-presse.info/crise-au-fn-au-sujet-de-lavortement-david-rachline-indique-la-porte-aux-elus-solidaires-avec-marion-marechal-le-pen/65927/

  • Marine Le Pen veut mettre fin à la scolarité gratuite pour les enfants des clandestins

    Qualifiées de « pompe aspirante pour l’immigration », la gratuité de la scolarité et les prestations sociales pour les clandestins sont dans le collimateur de Marine Le Pen.

    La candidate à l’élection présidentielle a annoncé hier, jeudi 9 septembre, son intention de revenir sur cette gratuité et les aides sociales :

    « Je suis pour qu’on ne scolarise plus obligatoirement et gratuitement les enfants de parents clandestins parce que je pense que cette scolarisation gratuite est une pompe aspirante de l’immigration, à laquelle il faut mettre fin » a-t-elle affirmé. « Il n’y a aucune raison que les Français prennent en charge financièrement la scolarisation de gens qui violent la loi française, qui viennent sans nous demander l’autorisation et qui se maintiennent en violation de la loi française.« 

    La présidente du Front National entend également restreindre la gratuité de la scolarité des enfants de parents étrangers régularisés :

    « Pour avoir droit à l’accès à la gratuité, il faut avoir cotisé un certain temps »explique-t-elle. Aussi elle propose de mettre en place « un délai de carence pour les étrangers en situation légale. » « Je pense qu’il faut qu’il y ait un certain temps de cotisation de leur part avant d’avoir accès à toute une série de services publics, comme le service public de l’éducation ou de dispositifs de protection sociale. »

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  • De mal en Pisa

    Ce n’est une  surprise pour personne,  Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur très impopulaire au sein des forces de l’ordre , a été nommé par François Hollande Premier ministre en remplacement d’un Manuel Valls ayant officialisé sa candidature à la primaire socialiste. Pour succéder à M. Cazeneuve place Beauvau, Bruno Le Roux, jusqu’alors président du groupe PS à l’assemblée, s’est imposé dans l’esprit de François Hollande. Interdit de territoire russe du fait de son zèle à relayer la propagande et les mesures de rétorsions initiées par Bruxelles et le gouvernement Obama contre la Russie, M. Le Roux,  comme le chef de l’Etat, Marisol Touraine, Arnaud Montebourg , Najat Vallaud-Belkacem, de nombreuses figures du monde médiatique, est un Young Leaders. C’est-à-dire un membre d’un programme, précisait Benjamin Dormann dans Atlantico en mai 2012, «créé en 1981 dans le but de donner un nouveau souffle aux relations transatlantiques », « l’un des programmes phares de la French-American Foundation (FAF) ».

    Bruno Le Roux est aussi connu, mais ceci découle de cela, pour son hostilité assez hystérique au camp national et patriotique. Au nombre de ses déclarations outrancières, il affirmait notamment, dans le journal Les Echos, en compagnie de l’ancienne patronne du Medef,  Laurence Parisot,  qu’« Il y a au FN une base de fachos, de racistes, d’antisémites ». Il avait aussi appelé à ce qu’Eric Zemmour soit chassé des médias. Bref un ministre de l’Intérieur de combat qui n’a pas été choisi au hasard en cette période électorale…

    Il n’y a pas de hasard non plus, l’Education nationale a beau être le premier budget de l’Etat, la dernière enquête PISA de l’OCDE sur les performances scolaires des jeunes de 15 ans dans 72 pays du monde , confirme la médiocrité du classement de la France . Cela se vérifie entre autres,  est-il souligné,  pour le niveau de ses élèves en sciences, notre pays se situant derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Comme les précédentes enquêtes, la dernière datait de 2013, il est indiqué que la France se distingue par le poids de l’origine sociale des enfants sur les résultats : environ 40% des élèves en France issus d’un milieu défavorisé sont en difficulté, contre 34% pour la moyenne de l’OCDE.

    Invité à réagir sur RTL à cette enquête, le philosophe Luc Ferry, ex ministre de l’Éducation nationale (2002-2004), dont il nous arrive de partager les vues, a jugé que l’effort fourni par l’élève était un critère essentiel. « On est entré, dit-il,  dans une société d’hyperconsommation où la concurrence des jeux de toute sorte par rapport à l’école est très grande. (…) Dans les pays asiatiques, ils travaillent comme des fous furieux. L’idée qu’un enfant ne travaille pas dix heures par jour paraît surréaliste dans une famille de Shanghai ou de Hong Kong. Chez nous, quand on arrive à les faire travailler une heure par jour, c’est déjà une performance ».

    La capacité de travail est  à l’évidence un élément déterminant, a fortiori pour les élèves  issus de milieux modestes, pour accéder à l’ascenseur social. Un environnement familial, culturel propice est bien évidemment également  un atout de taille. Aussi, il est certes loisible de contester le jugement assez péremptoire de M. Ferry selon lequel il  est « absolument faux » de dire que « l’école ne fait que s’effondrer depuis quarante ans », mais nous pouvons le suivre quand il précise les raisons de la médiocrité des résultats sont également à chercher en amont. « Si l’éducation n’a pas été correcte avant l’entrée dans l’école, les professeurs sont en très grande difficulté. On ne peut pas corriger des inégalités sociales aussi incroyablement profondes simplement par le système scolaire ».

    Partant  de ce constat des inégalités croissantes entre élèves ayant accès aux bons établissements des centres-villes et les autres moins épargnés par la babélisation, le multiculturalisme et la crise, Luc Ferry préconise  implicitement, sans prononcer le mot,  une dispersion de l’immigration sur l’ensemble du territoire . Pudeur sémantique  que n’avait pas un blogueur hébergé par le magazine Marianne qui notait en 2010 qu’ « il y a ce que PISA se garde bien ou, en tout cas, oublie de dire : les pays les plus en difficulté, en dépit des moyens qu’ils allouent, comme l’Allemagne ou la France, ou encore l’Angleterre sont aussi des pays de très forte immigration ».

    Ajoutons que dans notre esprit,  le rôle de l’Etat est d‘instruire les enfants mais certainement pas de les éduquer, rôle dévolu aux parents , la nuance est de taille, surtout à l’aune de la propagande qui sévit dans les manuels scolaires. Et si cette instruction nationale ne  peut évidemment corriger toutes  les inégalités sociales, elle peut cependant  contribuer à donner l’amour de la France, de nos valeurs civilisationnelles. M. Ferry le notait dans Le Figaro il y a déjà deux ans  en estimant qu’il fallait  « réécrire de fond en comble les calamiteux programmes d’éducation civique du primaire, car c’est chez les petits que tout se joue. À ce niveau, tout est encore possible, les enfants nous écoutent, ils ne sont pas entrés dans l’âge de la révolte, voire de la haine ». Il plaidait aussi, comme le Front National avant lui,  pour une refonte de l‘enseignement de l’histoire: « L’Europe n’est présentée que sous les aspects de la colonisation et de la traite négrière (…). Vous ne pouvez pas voir la civilisation européenne que de ce point de vue-là (…)  on est dans l’Europe de la repentance».  Est-il besoin de préciser que la droite au pouvoir n’a fait qu’accompagner, voire installer cette idéologie masochiste anti-française depuis l’élection du calamiteux Jacques Chirac dont il fut le ministre de l’Education?

    En attendant insiste donc M. Ferry, « Il faut dispatcher dans la France profonde des gens qui se retrouvent dans de véritables ghettos ». Une ventilation  qui ne résoudra rien, si ce n’est d’étendre le problème  affirme Bruno Gollnisch,  si l’immigration de peuplement se poursuit, s’il n’est pas mis un terme au regroupement familial, si la babélisation-communautarisation qui empêche l’assimilation au modèle français n’est pas endiguée. Mais à part le Front National qui a le courage, la  clairvoyance de le dire ? Il n’est pas anodin non plus que ce phénomène  de tiers-mondisation de la France se traduise à l’autre  bout de la chaîne par une émigration , qui va s’accélérant,  très inquiétante,   des hauts revenus pour de raisons fiscales mais aussi de  nos jeunes diplômés et cerveaux.

    Julien Gonzalez-Lambert,  délégué général adjoint d’un syndicat professionnel , relevait dans Les Echos la semaine dernière, chiffres à l’appui (« la France ils l’aiment mais ils la quittent»), que «Tous ces Français partent et partiront pour des raisons économiques, réglementaires, culturelles ;emportant avec eux une partie des réponses aux problèmes de notre pays, l’affaiblissant d’autant par les emplois et richesses créés ailleurs, le privant de ressources fiscales». Un problème qui n’a pas échappé à Marine qui présentera à nos compatriotes également  dans les semaines à venir  ses propositions pour l’école et ses analyses en matière sociale et économique,   pour redonner un avenir français à nos  jeunes contraints à l’exil.

    http://gollnisch.com/2016/12/08/de-mal-pisa/