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France et politique française - Page 3173

  • Le socialiste Jack Lang souhaite que l’arabe soit enseigné dans nos écoles

    Le socialiste Jack Lang milite depuis plusieurs années pour que la langue arabe soit enseignée dans les écoles françaises. Placé par le PS à la tête de l’Institut du monde arabe, Jack Lang, grand amateur de voyages au Maroc, redouble d’efforts en ce sens.

    Durant une semaine entière, il organise la fête de la langue arabe à l’Institut du monde arabe.

    « Le monde arabe fait partie de nous-mêmes. Et c’est une chance d’avoir été ensemencé par ses cultures. Il faut le revendiquer avec fierté. »

    « Entre 2000 et 2002, quand j’étais ministre de l’Education nationale, je me suis bagarré pour l’enseignement des langues vivantes dès le CP, et en particulier de l’arabe. On a alors augmenté de 43 % le nombre de postes certifiés en arabe en deux ans. Le mouvement s’est ensuite ralenti. Depuis deux ou trois années, on sent toutefois un réveil. Najat Vallaud-Belkacem s’est engagée plus clairement que ses prédécesseurs sur ce sujet. »

    Jack Lang estime que la langue arabe doit être traitée comme l’anglais. Dans un souci d’intégration pour tous ?

    Et d’ajouter : “nous sommes dans un pays où la langue arabe devrait être reine” car c’est “la quatrième langue la plus parlée au monde, la sixième officielle des Nations Unies, la cinquième en France”.

    http://www.medias-presse.info/le-socialiste-jack-lang-souhaite-que-larabe-soit-enseigne-dans-nos-ecoles/66276/

  • Conférence Dextra 16/12 « La révolution conservatrice vue de France » Par Thierry M

     
    Ce dernier vendredi soir de 2016 en vous attendant pour la rentrée de janvier 2017, 
    nous vous attendons nombreux au « Molière » 
    12 Rue de Buci, 75006 Paris. 
    Pour rencontrer Thierry M, 
    étudiant en histoire politique.
    Qui nous parlera de la révolution conservatrice allemande et de son influence en France.
    Venez nombreux pour cette dernière conférence de l’année.

  • Alexandre Devecchio : « De la génération Dieudonné à la génération Zemmour »

    Cv2J2jlUkAIHEbq.jpgAlexandre Devecchio, 29 ans, est une des figures montantes du Figaro et de l’espace de débat sur lefigaro.fr. Il vient de publier un ouvrage atypique, Les Nouveau Enfants du siècle (éd. du Cerf)  en référence à Alfred de Musset et sa Confession d’un enfant du siècle. En sa qualité de reporter, il a enquêté et dressé un état des lieux de la génération française née depuis 1989. Son constat est sans appel : le jeunesse française est segmentée et antagoniste. Elle est éclatée en familles opposées : djihadistes, identitaires, réacs… qui forment tout autant de fractures ethniques, religieuses, culturelles et sociales.

    Alexandre Devecchio regroupe la jeunesse en trois groupes distincts : la génération Coran, qui recherche une identité de substitution dans l’Islam radical, la génération Zemmour, qui veut préserver l’identité nationale, et la génération Michéa, qui se bat pour les valeurs et que l’on a retrouvé au coeur de La Manif pour tous. Pour l’auteur, toutes ces “tribus” ont un point commun : la détestation des acquis de Mai 68 : le libéralisme culturel, le relativisme et la mondialisation.   Invité de Martial Bild sur TV Libertés, il s’en est expliqué.

  • De 2002 à 2016, l'évolution du FN et de Marine Le Pen sur l'avortement

    Retracé par Eugénie Bastié dans Le Figaro. Extraits :

    "Dès 2002, la fille de Jean-Marie Le Pen prenait ses distances avec la ligne officielle du parti d'extrême droite qui prévoyait l'abrogation des lois pro-IVG. «L'avortement, mettant en cause un tiers, l'enfant à naître, ne peut être tenu pour légitime ; quant à la Nation, elle doit pourvoir à sa continuité dans le temps. Allant donc contre le Bien commun de notre pays, les lois sur l'IVG seront abrogées», précisait le programme de 2002 Pour un avenir Français. Marine Le Pen s'y disait déjà opposée [...]

    [2006] Dans son autobiographie À contre-flots , publiée en 2006Marine Le Pen précise sa position sur l'IVG. [...]

    En mars 2012, en pleine campagne pour l'élection présidentielle, Marine Le Pen avait estimé sur France 2 que les «avortements de confort» semblaient «se multiplier». [...] En 2012, le programme du Front national prévoyait d'ailleurs un volet sur ce thème: «Le libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter: une meilleure prévention et information sont indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d'adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée». [...]

    [2016] Marine Le Pen estime désormais que ses électeurs «seront sévères si on tombe dans des bisbilles, sur des sujets en plus qui leur apparaissent, au regard de tout ce que je viens de dire, lunaires». Dans le projet officiel mis en ligne sur le site Internet du parti (qui n'est pas le programme définitif de 2017), il n'y a pour le moment rien sur le sujet."

    Au-delà du caractère sacré de la vie, il va être difficile de lutter contre le grand remplacement sans lutter contre l'avortement. Mais il est vrai que Marine Le Pen ne croit pas au grand remplacement.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nous ne leur faisons pas confiance…

    Christine Lagarde, actuelle directrice du FMI, ancienne ministre de l’Économie, comparaissait hier devant la Cour de justice de la République, pour «négligences» dans l’abracadabrantesque dossier Tapie, affirmant devant les juges qu’elle «n’excluait pas» d’avoir été «abusée». Tromperie, c’est aussi un mot qui revient souvent au fur et à mesure que les Français découvrent le programme de François Fillon, ou plus exactement les versions successives qu’il en donne. Hier toujours, dans une tribune publiée dans Le Figaro, le champion de la droite eurolibérale expliquait qu’on l’avait mal compris. Il s’est défendu de vouloir «privatiser l’assurance maladie», promettant que s’il était élu, «l’assurance maladie continuera (it) à couvrir les soins comme aujourd’hui». Difficile de donner tort au candidat à la primaire socialiste Arnaud Montebourg, qui a vu dans cette tribune un «rétropédalage qui n’est pas sincère et clair». «C’est (M. Fillon) lui-même (qui) employait (dans son programme) les mots de privatisation et désétatisation, s’est souvenu M.  Montebourg sur BFMTV.

    Les insincérités successives de François Fillon, qui sont la marque de son parcours politique, nous aurons l’occasion d’y revenir, brouillent aussi son discours sur les questions internationales,  le Proche-Orient, la Syrie, la Russie. Quel crédit lui apporter? Certes, il parait difficile (?) de faire pire que la diplomatie de l’ère  Sarkozy-Hollande, des Alain Juppé, Laurent Fabius et Jean-Marc Ayrault qui ont rabaissé, démonétisé la voix de la France.

    Un  nouvel exemple en a été donné hier avec cet entretien accordé par M. Ayrault au quotidien libanaisL’Orient-Le jour. Il y a dénoncé avec virulence, toute honte bue, “une forme de mensonge permanent” de Moscou; “la volonté de sauver le régime de Bachar el-Assad et de faire tomber (libérer, NDLR) Alep, mais à quel prix? À quel prix humanitaire?” Une question qui n’effleure pas M Ayrault   quand le gouvernement dont il fait partie arme depuis des années maintenant des miliciens qui ont contribué à plonger la Syrie dans le chaos. Il accuse même “les Russes qui prétendent (sic) lutter contre le terrorisme” d’être responsables de la reprise (?) de Palmyre (de violents combats font toujours rage) par les milices de l’État islamique (EI) dont ils avaient été chassés il y a quelques mois. Un discours proprement affligeant.

    Reste que comme l’a rapporté  notamment SOS Chrétiens d’orient, de scènes de liesse ont  éclaté dans Alep dans les quartiers libérés du joug des rebelles islamistes ou dits “modérés”; la reconquête de cette cité acte le contrôle par le gouvernement légal de la République arabe syrienne des cinq principales villes du pays que sont outre Damas et Alep, Hama, Homs et Lattaquié.

    Alors François Fillon qui, peu après Bruno Gollnisch, a lui aussi réaffirmé dimanche son  “soutien avec les Coptes d’Égypte victimes de l’intégrisme” (d’un attentat islamiste), est lui auréolé d’une volonté de rapprochement avec M. Poutine. Une Russie qui poursuit la politique menée par les tsars, qui ne fut pas abandonnée lors de la période soviétique et qui fut aussi une constante multiséculaire de la diplomatie française, en se posant en protectrice traditionnelle des chrétiens d’orient.   Ce qui est plutôt payant  en France quand on sait à quel point Vladimir Poutine a la cote auprès de l’électorat droitier, conservateur, patriote, souverainiste et nationaliste dans notre pays. Pour ne rien dire de la persistance, même chez les sympathisants de gauche d’un tropisme anti-atlantiste assez prononcé.

    Le site du magazine Challenges citait cette anecdote dans un article consacré le 7 décembre à la politique étrangère de M. Fillon. Jean de Boishue, ex-Secrétaire d’État de Jacques Chirac rappelait que “lors d’une visite de Vladimir Poutine à Matignon en 2011, François Fillon lui demande sur le perron (…) : Vladimir, est-ce qu’on peut se parler franchement? Poutine lui répond Est-ce que nos conseillers nous le permettront?  Puis François Fillon lui dit : Comment peux-tu soutenir ce salaud de Bachar devenu le bourreau du peuple syrien?  Et Poutine de lui répondre Et toi, François, peux-tu me dire qui sont ces gens en face de Bachar? Non, tu ne le sais pas.

    Si la naïveté de la remarque de M.  Fillon rapportée ici est confondante, a fortiori dans la bouche d’un Premier ministre, nous pouvons douter aussi de sa capacité à résister au lobby progressiste, euromondialiste. Sur France Inter le 9 décembre Thomas Legrand relevait que le vainqueur de la primaire de la droite “s’apprête à designer Bruno Le Maire pour s’occuper des questions internationales en son nom lequel, comme Alain Juppé (est) très critique de l’action de Vladimir Poutine et donc pas raccord avec la position de F.Fillon (…). Au moment des cérémonies commémoratives du débarquement, en 2014, Bruno Le Maire député de Normandie, avait dit avec fracas Vladimir Poutine n’est pas le bienvenu en France. Va-t-il mettre de l’eau dans son vin pour espérer décrocher le Quai d’Orsay si la droite gagne en 2017? Ou est-ce François Fillon qui va se rapprocher de la ligne plus classique du parti, et, en réalité de la diplomatie française? À LR, on parie plutôt sur cette  seconde option”.

    La ligne classique qu’évoque M. Legrand n’est classique que depuis peu… si ce n’est en rien. Elle est en fait une rupture avec la traditionnelle politique étrangère, indépendante, de la France au profit d’une soumission accrue aux intérêts du Nouvel ordre mondial, matérialisé par notre réintégration sein du commandement intégré de l’OTAN par Sarkozy.

    Ce déclassement de la France fait certes la joie de certains. Sur le site communautaire oumma.com, le journaliste nationaliste arabe René Naba, très hostile au FN, mais qui campe sur des positions de bon sens sur le conflit syrien, semble se satisfaire (?) aujourd’hui de l’état pitoyable de notre diplomatie. Dans son article (La bataille d’Alep, un échec au plan de partition de la Syrie) il affirme  “sur fond d’éradication populaire des principaux responsables français de la guerre de Syrie (Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande, Laurent Fabius, Manuel Valls), la défaite d’Alep, au-delà la défaite de Syrie, se range parmi les défaites majeures qui ont jalonné l’histoire militaire et diplomatique française depuis deux siècles. Très exactement depuis Waterloo, en 1815, en passant par Fachoda, l’expédition du Mexique, Sedan (1870), la capitulation devant l’Allemagne nazie au terme de 39 jours de combat, en juin 1940, enfin Diên Biên Phu, 1954, l’expédition de Suez (1956) et l’Algérie (1962). Un tel palmarès explique la relégation diplomatique dont la France est l’objet, que l’historien Marcel Gauchet a diagnostiqué dans un verdict sans appel : En juin 1940, la France a brutalement cessé d’être une grande puissance.”

    Cet effacement de la France sur la scène internationale, devenue une puissance moyenne, mais dont la voix restait audible et singulière dans le concert des nations,   faut-il le redire, au Front National nous ne nous y résignons pas. Et si le duopole LR-PS n’est pas comptable des défaites passées, il est pleinement responsable des errances actuelles.

    http://gollnisch.com/2016/12/13/ne-faisons-confiance/

  • Edmund Burke : Retour d’un prophète contre-révolutionnaire

    Le visiteur de passage à Dublin ne manque jamais de pousser la porte de « Trinity Collège ». Si l'on s'y émerveille devant le Livre de Kells, la plupart des touristes oublient de saluer un autre monument irlandais : Edmund Burke, dont une belle statue de bronze garde l'entrée de l'université. Son maître ouvrage, Réflexions sur la Révolution en France (publié en 1790), fut un véritable best-seller, réédité onze fois en un an et écoulé à 30 000 exemplaires du vivant de l'auteur. Dans cette œuvre majeure, Burke, politique et homme de lettres, explique à un correspondant français son horreur des idées nouvelles. Pour lui, aucune analogie n'est possible entre la « Glorieuse » révolution anglaise de 1688 et les événements parisiens de 1789. Le livre est une bombe : Burke porte haut la torche de la contre-révolution, alertant ses compatriotes tentés par les sirènes parisiennes.

    Les Belles Lettres ont eu la bonne idée d'en rééditer cet automne la version française, accompagnée de six autres textes contre-révolutionnaires du même auteur. Une belle préface de P. Raynaud, originellement écrite pour le bicentenaire de la Révolution, fournit les clefs de lecture de ce fort volume (près de 800 pages !).

    Un Irlandais en croisade

    Edmund Burke est né à Dublin en 1729. Si, comme son père, il est protestant, sa mère et ses sœurs sont demeurées fidèles à Rome ; lui-même n'hésitera pas à batailler pour les droits des catholiques irlandais. Si Burke n'oublie jamais le sort de son île natale, c'est bien en Angleterre qu'il fait ses armes. Dans les lettres d'abord, puis en politique au sein du parti Whig - traditionnellement libéral. Burke s'oppose à la Compagnie des Indes et soutient les Insurgeants des colonies américaines. Mais Te combat de sa vie sera l'opposition aux idées révolutionnaires ; combat qui le verra croiser le fer avec certains de ses anciens amis. Disons-le tout net : les Réflexions sont avant tout un ouvrage de prévention contre-révolutionnaire.

    Une dénonciation prémonitoire

    Si ce dense ouvrage fourmille d'anecdotes, fil rouge est clair : définir l'essence de la Révolution, son plan, son projet, pour mieux combattre le phénomène. Ce plan, c'est la régénération, la tabula rasa, que Burke nomme également carte blanche (en français dans le texte original). L'auteur ne vise pas les seuls députés, mais aussi les philosophes et surtout Rousseau, « l'instituteur de la régénération ». Partisan de la sociabilité naturelle, Burke ne peut adhérer aux théories du contrat social. Si pour lui, la société est une association, c'est « non seulement entre les vivants, mais entre les vivants et les morts et tous ceux qui vont naître ». Alors qu'en 1790 la Révolution séduit outre-Manche, Burke, lui, en voit clairement la nature terroriste.

    Cette régénération passe aussi par la Déclaration des droits de l'homme, ces droits abstraits que Burke oppose sans cesse aux « droits des Anglais », libertés concrètes issues de l'histoire. Les Français ont « découvert » des droits métaphysiques ; il ne peut se résoudre à un tel « manuel ou digeste d'anarchie ». Mais au-delà des Droits de l'homme, c'est toute la logique révolutionnaire que combat Burke : toute-puissance de l'Assemblée, prééminence écrasante de la ville de Paris, création ex nihilo d'une Constitution, disparition des anciennes provinces. Plein d'humour, il ironise sur la création toute géométrique des départements : « On ne connaîtra plus, nous dit-on, ni Gascons ni Picards, ni Bretons ni Normands, mais seulement des Français [...] mais il est beaucoup plus vraisemblable que votre pays sera habité non par des Français mais par des hommes sans patrie. [...] Personne ne se fera jamais gloire d'être originaire du carré 71. »

    La table rase n'épargne pas la religion. Quelques mois après la promulgation de la Constitution civile du clergé, Burke discerne dans l'agenda révolutionnaire la volonté de « déconsidérer l'Eglise pour détruire le christianisme ». Il écrit ces lignes plus de deux ans avant que la Terreur ne soit officiellement à l'ordre du jour... Il y a du prophétisme chez Burke.

    Hommage à l'Ancienne France

    L'Irlandais, fin observateur, distingue le sens caché des événements. Ainsi de la journée du 6 octobre 1789, qui voit une foule haineuse attaquer les appartements versaillais de la reine. « J'aurais cru que dix mille épées bondiraient hors de leurs fourreaux pour la venger ne fut-ce que d'un regard qui aurait pu l'insulter. Mais l'âge de la chevalerie est passé. Celui des sophistes, des économistes et des calculateurs lui a succédé ; et la gloire de l'Europe est éteinte à jamais. » Voilà, de la part d'un étranger, un bel hommage posthume à l'Ancienne France. Contre le nouveau régime, Burke préconise une guerre sans merci. « La guerre des partisans de l'antique ordre civil, moral et politique de l'Europe contre une secte d'athées fanatiques et ambitieux qui en ont juré la ruine », écrit-il en 1796. Il faut contenir la contagion, car « c'est contre une doctrine armée que nous luttons. Cette doctrine par sa nature a, dans tous les pays, une faction qui lui est dévouée par opinion, par intérêt, par enthousiasme ».

    Un ouvrage fondateur

    Les Réflexions sont immédiatement au cœur des débats politiques anglais. Elles dépassent largement les frontières de l’Île, en formant non seulement une aile originale de la contre-révolution européenne mais aussi en constituant le socle du conservatisme anglo-saxon. Les maîtres mots de la pensée burkienne ? Tradition, histoire, prescription, coutume, ordre, prudence. Aux Etats-Unis, la figure d'Edmund Burke est révérée par certains libéraux classiques (Hayek) mais surtout par les paléoconservateurs et les traditionalistes depuis que Russel Kirk, dans les années 50, a dépoussiéré cette pensée authentiquement conservatrice, coutumière et antitotalitaire. Une pensée étonnamment d'actualité, 220 ans après la mort de Burke.

    Tugdual Fréhel Présent du 3 décembre 2016

    Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution en France, Les Belles Lettres, 798 p.

  • Journal du mardi 13 décembre 2016 - International / Alep libérée, Palmyre perdue !

  • Les policiers attaquent le gouvernement au portefeuille

    Voilà une grève qui ne peut que réjouir les contribuables :

    "Révolté par l'attaque au cocktail Molotov contre quatre policiers dans l'Essonne, début octobre 2016, le puissant syndicat Alliance a appelé ses adhérents à lever le pied sur les verbalisations. "La gravité des faits appelle à une action dans la durée et seul le service minimum constitue le vrai rapport de force". Il s'agit "de ne traiter que les urgences et les cas graves" dans les commissariats et de "faire l'impasse sur un stationnement gênant par exemple", a précisé le syndicat qui laisse à chaque policier "l'opportunité" de ses "moyens d'action".

    Si ce n’est pas la première fois qu’un syndicat de policiers les appelle à une "grève du zèle" ou un "service minimum", les effets en sont souvent difficiles à mesurer. Or, d'après des documents du ministère de l'Intérieur que BFM Business s'est procurés, la baisse des verbalisations est vertigineuse, selon des chiffres portant sur la France entière, hors agglomération parisienne. Les contraventions dressées par les policiers sont en chute libre au mois de novembre 2016 par rapport à novembre 2015.

    Les statistiques sont à l'avenant: -32% pour la verbalisation des stops "grillés", -33% pour les délits liés l'alcool, -46% pour les excès de vitesse, -52% pour les feux rouges brûlés et -54% pour les infractions liées au téléphone portable... Une autre source syndicale explique que dans le département de Charente-Maritime certains commissariats envisagent "le 0 PV".

    "Ce service minimum", espèrent les policiers, devrait conduire le gouvernement à honorer plus rapidement ses engagements humains et matériels: véhicules, gilets pare-balles, armes ou nouveaux ordinateurs..."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Parlons d’avenir

    Et un de plus : le très sectaire Vincent Peillon a confirmé cette fin de semaine son entrée en lice dans la primaire de la gauche au moment ou la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann annonçait elle son retrait. Cette candidature Peillon est la dernière manœuvre en date du tandem François Hollande-Jean-Christophe Cambadélis pour savonner la planche de Manuel Valls. Si personne ne croit sérieusement en sa capacité de remporter la présidentielle, voire d’être présent au second tour, il s’agit aussi (surtout) de le marginaliser encore plus lorsque l’heure de la recomposition du PS aura sonné après la défaite annoncée en 2017… Un Valls déjà concurrencé sur le terrain du social-libéralisme par Emmanuel Macron. L’ex de la banque Rothschild et ancien ministre de l’économie, fustigé comme un candidat hors-sol, un «hologramme» a dit M.  Bayrou, a réussi samedi sa démonstration de force. 15000 fans avaient fait le déplacement porte de Versailles pour l’entendre exposer son livre-programme sur un mode extatique…

    Invité ce matin de RTL, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a assuré qu’«Emmanuel Macron peut bousculer le jeu pour ceux qui sont aujourd’hui en tête, tant Marine Le Pen que François Fillon». Il apparaît surtout que l’envolée de Macron (nous verrons si elle se confirme dans les semaines à venir), est plus susceptible de tailler des croupières à M. Fillon qu’à la candidature de Marine. La présidente du FN a d’ailleurs opportunément rappelé hier, également sur le plateau de RTL,  les similitudes entre les programmes des deux hommes.

    Question existentielle pour le Système et ses candidats des différentes écuries, le déclassement des Français, notamment des classes moyennes,  cette paupérisation accélérée de catégories populaires, conduit-elle mécaniquement au vote Le Pen et FN? Interrogé dans Le Monde, l’écrivain Edouard Louis, sensation médiatique lors de la sortie de son roman, Histoire de la violence, dans lequel il décrivait son viol par un jeune ressortissant marocain,  a eu droit au questionnement rituel. «Blanc, trentenaire masculin, peu diplômé : tel est l’électorat dominant qui a porté le populiste Donald Trump à la Maison Blanche. Quelle réflexion cela vous inspire-t-il quant à notre propre pays?»  M. Louis, issu d’un milieu très modeste, y a été de son analyse : «  Trump, le Brexit, le FN, tout ça est le produit d’un même phénomène : l’exclusion. Une grande partie de ceux que j’ai côtoyés dans mon enfance vote aujourd’hui pour le FN, et quand ils le font, ils disent : c’est parce que Le Pen est la seule à parler de nous. Le vote pour Trump et le FN est comme une tentative désespérée pour exister dans le regard des autres. Si la politique ne se transforme pas, si les exclus se sentent encore plus exclus parce que personne ne parle d’eux, si une large partie de la littérature continue à s’intéresser seulement à la bourgeoisie blanche, ce phénomène s’amplifiera.»

    Si la littérature est dans cette optique très marginale pour expliquer ledit phénomène, ce sont les politiques menées depuis des décennies, sous mainmise idéologique de l’euromondialisme, qui sont les causes de cette tiers-mondisation de notre pays, dans tous les domaines. À l’aune des enjeux déterminants pour l’avenir de notre pays, Marine a eu raison  de rappeler sur RTL la nécessaire unité d’un camp national et patriotique rassemblé autour de la défense des mêmes fondamentaux : souveraineté, libertés et identités nationales.

    Questionnée sur les positions divergentes exprimées sur l’IVG par Florian et Marion, la candidate à la présidentielle a noté qu’«Il y a des millions de patriotes français qui attendent et qui ne nous pardonneront pas de tomber dans ce genre de chicayas»; «en 2012, j’ai évoqué ce sujet (la dénonciation des avortements de confort, NDLR) comme une forme de concession en réalité à ceux qui avaient fait le choix de Bruno Gollnisch. Aujourd’hui, ce débat est tranché, je n’ai plus de concession à faire».

    La position de Bruno Gollnisch, son attachement aux valeurs helléno-chrétiennes de notre civilisation, à la promotion d’une politique d’accueil de la vie, et plus largement en faveur des familles et de la natalité françaises est en effet notoire. Mais cette question n’est pas entièrement subordonnée à des considérations morales, philosophiques ou religieuses.

    Le FN a souvent noté qu’aux 220000 IVG pratiquées chaque année en France, correspondent un nombre équivalent d’immigrés s’installant en France, au titre notamment du regroupement familial. Une véritable prime au phénomène de substitution de population  sur de larges portions de notre territoire, qui alimente d’autant l’exclusion des Français. La (très) relative bonne santé démographique de notre pays ne tient principalement qu’à cette immigration massive de populations peu malthusiennes dans leur comportement…

    Nous savons aussi, et de nombreuses  études le montrent, qu’il n’y a pas toujours de corrélation exacte entre des politiques restrictives en matière d’IVG et une natalité dynamique. À ce sujet des pays aux législations très différentes sur l’avortement, se trouvent parfois dans des situations  démographiques  semblablement préoccupantes. C’est le cas notamment de l’Italie, de l’Espagne, de la Pologne, de l’Allemagne, de la Hongrie…

    Il n’y a pas pour autant de fatalité à cette peste blanche, cet hiver démographique des Européens, analysé et pronostiqué par Pierre Chaunu il y a déjà quarante ans. Et c’est là ou un Front National au pouvoir peut inverser ce processus mortifère en prenant des mesures concrètes. Oui, il est possible de faire reculer le recours à l’IVG, sans pour autant l’interdire, comme a su le faire la Croatie. Oui, il est possible de prendre des mesures incitatives à la natalité autochtone, comme l’ont fait avec des résultats encourageants la Russie de Vladimir Poutine ou tout dernièrement la Hongrie de Viktor Orban, grâce aux aides financières et matérielles conséquentes apportées aux familles, aux allègements fiscaux importants dès le premier enfant et proportionnels suivant le nombre de naissances dans un couple.

    Comptons sur Marine Le Pen pour proposer dans son projet présidentiel, qui sera rendu public en février, des mesures fortes en faveur de la pérennité du peuple français, des familles françaises, cellules de base de la société, attaquées en tant que telles dans ses fondements par les adversaires des États nations enracinés. Ce n’est pas un des moindres enjeux des années décisives à venir.

    http://gollnisch.com/2016/12/12/parlons-davenir/

  • Macron et Le Pen : deux visions pour la France de demain

    Tous deux sont porteurs d’une vision qui prend en compte les nouveaux paradigmes.

    Emmanuel Macron est un objet politique non identifié pour la plupart des experts médiocres qui hantent les plateaux de télévision. Pourtant, sa proposition est parfaitement lisible. Il est le candidat assumant le « progressisme », le multiculturalisme, la mondialisation heureuse du village global et la construction européenne. Attention, je ne dis pas que ses adversaires n’appliqueront pas ce programme. Eux aussi le feront, de Fillon à la gauche en passant par Mélenchon, dont le programme prévoit une fiscalité punitive pour financer l’assistanat et l’immigration massive, mais ils s’amenderont publiquement, expurgeant leurs discours des éléments de langage les plus désapprouvés par l’opinion publique. Emmanuel Macron fait le choix inverse, espérant que l’optimisme actif qu’il porte en étendard pourra convaincre une majorité. Un angle osé mais intéressant dans sa position.

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