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France et politique française - Page 3209

  • Immigration : ce sont les chiffres qui en parlent le mieux

    Nicolas Dupont-Aignan l'a compris : dans sa tribune publiée par Valeurs Actuelles, il n'aborde par l'immigration sous l'angle moraliste, philosophique (voire théologique !), mais sur les faits :

    6a00d83451619c69e201bb096ea887970d-250wi.jpg"[...] En 2016 nous dit le ministère de l'Intérieur, l'immigration légale se traduit par l'entrée de 227 550 personnes sur notre sol, une hausse de 4,6% par rapport à l'année précédente. C'est presque autant que la population de Bordeaux en une seule année ! On apprend aussi que l'immigration déclarée au titre du travail représente 10% de l'effectif, environ 38% étant dus à l'immigration familiale (regroupement familial et mariage avec un conjoint étranger) soit plus de 88 000 personnes, tandis que les étudiants (dont une minorité quitte le pays à la fin de leurs études) pèsent 77 000 entrées. Enfin, les entrées pour motif humanitaire (qui se concrétisent par l'octroi du droit d'asile dans peu de cas) s'élèvent à plus de 32 000, soit 15% du total.

    Mais au-delà de ce constat, Il faut rappeler que les demandes d’asile sont en forte progression : 85 244 demandes, en hausse de 6,4 %. Or, ils ne sont que 26 351 à avoir obtenu le droit de séjourner en France (taux en hausse de 35 % !). Ce qui implique donc qu’environ 59 000 auraient dû être reconduits à la frontière. Mais seules un peu plus de 10 000 reconduites sont effectuées chaque année : ce sont donc probablement 47 000 personnes qui sont restées clandestinement sur le territoire.

    A ces entrées légales s'ajoutent évidemment l'immigration illégale, impossible à quantifier par nature, ainsi que celles des ressortissants clandestins ou irréguliers de l'Union européenne, en provenance pour une large part de l'est du continent. Enfin, s'ajoute donc le solde de tous les ressortissants étrangers (déboutés du droit d'asile et autres), grossissant année après année, censés quitter le territoire national mais ne s'exécutant pas et n'ayant pas grand chose à craindre d'autorités publiques qui ne pratiquent, au plus, que quelques milliers de reconduites à la frontière par an (moins de 13 000 en 2016 !).

    Or, rapportés à la démographie nationale, ces chiffres correspondent clairement à une dynamique de remplacement : pour mémoire, la plupart des entrants ont entre 20 et 30 ans, et si l’on comptabilise seulement les 227 550 entrées officielles et les 47 000 « réfugiés » restés clandestinement, on arrive à 274 550 personnes en 2016. A comparer aux 750 000 personnes par génération annuelle que nous avons sur les 20-30 ans ! Nos entrées annuelles légales et semi-clandestines représentent ainsi l’équivalent de 36 % d’une génération annuelle."

    Ce qui permet à Nicolas Dupont-Aignan de valider l'idée (qui n'est plus une thèse) du grand remplacement.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le forum de Davos contre le « populisme »

    Chard-Davos.jpg

    8782-20170120.jpgMardi, s’est ouvert à Davos, en Suisse, le traditionnel forum économique du même nom, rassemblant chaque année tout ce que notre monde compte de milliardaires et autres mondialistes pour débattre des grands problèmes de notre planète. Avec pour invité d’honneur cette année, le dictateur maoïste chinois Xi Jinping, grand persécuteur – entre autres – de chrétiens. Et pour préoccupation majeure, la lutte contre… le « populisme » !

    Certes, parmi la vingtaine de risques relevés par quelque 750 experts internationaux du monde de l’entreprise et des universités dans leur rapport Global Risks 2017, publié en prélude au Forum économique mondial, arrivent en tête « les inégalités économiques, les divisions sociales et le réchauffement climatique ». Mais derrière le thème du forum de cette année, « Leadership réceptif et responsable », les organisateurs ne cachaient pas que leur intention était de définir une stratégie pour les multinationales visant à contrer la montée du populisme dans le monde.

    Ainsi, le rapport Global Risks 2017 n’hésite-t-il pas à pointer du doigt le Brexit, l’élection de Donald Trump et l’échec du référendum de Matteo Renzi en Italie,en soulignant que les campagnes électorales de ces trois pays « ont mis en évidence le phénomène de désinformation rapide » des opinions publiques, résultant « d’une fragilisation de la confiance des populations »…

    Un souci majeur pour les milliardaires de Davos, qui soulignent « le besoin de mieux protéger nos systèmes de contrôle qualité de l’information » et dénoncent des dérives médiatiques contre lesquelles il faudra trouver une réponse. Ainsi, souligne Global Risks 2017, « les principaux facteurs de risque peuvent être endigués en créant des sociétés plus inclusives basées sur la coopération internationale et une vision à long terme ».

    Une « mondialisation plus inclusive », évoquée dans son message d’ouverture du Forum par le dictateur rouge chinois qui, il est vrai, peut s’enorgueillir d’avoir une certaine expérience dès lors qu’il s’agit de museler les peuples.

    Franck Deletraz

    Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 20 janvier 2017

    http://fr.novopress.info/

  • Journal du Jeudi 19 Janvier 2017 - Immigration / Clandestins : les expulsions en baisse

  • Délit d'entrave à l'avortement : point culminant d’un comportement absolument totalitaire

    La proposition de loi relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse revient à l'Assemblée nationale le 26 janvier

    Jean-Frédéric Poisson vient de déposer un amendement de suppression. Il explique :

    "Cet amendement vise au respect de la liberté d’expression et à la suppression de la possibilité d’extension aux moyens de communication au public par voie électronique ou de communication au public en ligne du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse.

    Ce gouvernement a fait de l’avortement un droit fondamental, a supprimé la notion de détresse comme condition pour y avoir recours, et enfin le délai de réflexion obligatoire avant de poser un acte aussi peu anodin. Il voudrait maintenant faire taire ceux qui tentent d’apporter une voix moins idéologue sur un sujet si difficile, ceux qui rappellent que l’avortement est toujours un drame, ceux qui voudraient aider les femmes à étudier toutes les autres possibilités qui s’offrent à elle.

    Il s’agit du point culminant d’un comportement absolument totalitaire. Ce texte est grave parce que le sujet est grave, mais également parce qu’il est liberticide.

    Il convient de rappeler que la liberté d’expression est reconnue dans le bloc de constitutionalité. A son article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen rappelle que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. » Or, il existe une différence de nature entre le délit d’entrave tel qu’il est formulé dans la loi Neiertz de 1993 et cette proposition d’extension à l’information numérique. On ne peut pas considérer que les sites visés par cette proposition de loi exercent un acte violent contre les internautes qui les consultent tandis que la loi de 1993 s’opposait légitimement à la pratique d’acte violent contre les personnes ayant recours à l’avortement ou le pratiquant.

    Les limites légitimes à la liberté d’expression ne peuvent être invoquées dans le cas des sites visés par cette loi dans la mesure où l’on n’y trouve pas d’appel à la haine ou de déclaration diffamatoires.

    Les auteurs de cette proposition de loi considèrent que la démarche de ces sites ne relève pas de la liberté d’expression car ils présenteraient « des allégations, indications ou présentations faussées et de nature à induire intentionnellement en erreur ». Or, il s’agit là d’un procès d’intention et d’un critère non opérationnel en terme juridique. Cette proposition de loi prétend donner aux pouvoirs publics la possibilité de déterminer ce qui doit être considéré comme vrai ou comme faux.

    Par ailleurs, la fiabilité des informations sur l’avortement souhaitée par les auteurs de la proposition de loi ne peut être garantie sans la pluralité des sources d’information.

    Pour toutes ces raisons, il convient de supprimer cet article unique."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Réformes sociétales : enjeu secondaire ? Non enjeu majeur !

    Dans la situation difficile qui est la nôtre, où tant de nos concitoyens peinent pour joindre les deux bouts, où la terreur islamiste vient encore de sévir, à Berlin cette fois-ci, le gouvernement socialiste n’a rien trouvé de plus urgent que d’essayer de faire passer une loi instituant un « délit d’entrave numérique à l’IVG », alors même qu’existe déjà la loi Neiertz de 1993 visant le même but. L’opposition politique à ce projet ubuesque a été faible, tout comme a été peu dénoncé un autre projet de loi, intitulé « Égalité et citoyenneté », qui, après avoir été rejeté en seconde lecture au Sénat le 19 décembre, a dû être adopté à l’Assemblée trois jours plus tard.

    Les socialistes, sachant qu’ils risquent fort d’être évincés du pouvoir en mai prochain, tentent de faire passer des lois « sociétales » en tablant sur le fait que la droite, comme à son habitude, n’y reviendra pas : ces sujets étant loin d’être accessoires, on aimerait l’entendre et connaître ses intentions !

    En effet, le projet « Égalité et citoyenneté » est un véritable fourre-tout où l’on retrouve l’essentiel des revendications du gauchisme culturel : insertion de la notion de genre dans le code de procédure pénale, interdiction des agissements sexistes et de la fessée aux enfants, aggravation de la répression des comportements discriminatoires, pénalisation du négationnisme, etc.

    Inflation de lois répressives

    Ces deux projets sont symptomatiques d’une absurde inflation normative, la loi, de plus en plus complexe, prétendant imposer avec un arsenal répressif sans précédent le comportement « moralement correct », alors même que l’État dispose déjà d’un pouvoir outrancier en la matière, sans parler de la possibilité donnée à certaines associations de se porter partie civile au moindre « dérapage » de pensée non conforme. En matière de liberté d’opinion, le Rubicon a été franchi depuis longtemps et l’on attend d’un candidat de droite l’engagement ferme d’abolir d’un coup l’ensemble de ces lois liberticides, mesure qui aurait un impact symbolique puissant sans coûter un centime à l’État – au contraire, la cessation immédiate du soutien de toutes les associations gauchistes subventionnées permettrait même quelque économie.

    La droite est mal à l’aise sur ces sujets qu’elle juge électoralement peu « porteurs » : là-dessus, les différents candidats, de François Fillon à Marine Le Pen en passant par Nicolas Dupont-Aignan, se rejoignent plus ou moins. Longtemps, la droite au gouvernement a limité son discours politique à l’économie, laissant à la gauche le monopole du pouvoir culturel. Aujourd’hui, tout le monde comprend que l’économie ne suffit plus, que les questions de souveraineté et plus encore d’identité, en lien avec l’immigration massive et la présence d’un islam de plus en plus revendicatif, sont devenues les préoccupations majeures des Français. Penser, dans ce contexte, que les questions dites de « société » sont un enjeu secondaire qui intéresse peu révèle une grave erreur de perspective, et ce pour plusieurs raisons.

    D’abord parce que la déconstruction de l’anthropologie traditionnelle qui s’opère avec la théorie du genre, le « mariage pour tous », la manipulation du vivant, etc., est l’un des aspects de l’anxiété d’une population qui se sent menacée dans son existence et son identité, et que l’on prive ainsi de ses repères les plus ancestraux. Il demeure, enfoui au plus profond de chacun, un bon sens naturel qui peut assez facilement émerger à nouveau et même se traduire rapidement électoralement.

    L’exemple de l’avortement

    En effet – et c’est la seconde raison -, sur ces questions de société, nos politiques pensent que ne sont « populaires » que les revendications qui vont dans le sens de la déconstruction, du recul incessant des limites, de la satisfaction sans discernement de tous les désirs, bref tout ce que la gauche nomme le « Progrès ». Mais, faute de fermes convictions, la droite a abdiqué sur ce terrain avant même de livrer bataille, comme si elle était au fond persuadée de la légitimité des doléances de la gauche. Mais celles-ci ne sont « populaires » qu’en proportion de l’invraisemblable propagande qui s’exerce en leur faveur, qu’en raison du déséquilibre flagrant dans les médias qui militent tous dans le même sens. Ce sont des sujets sur lesquels n’existe aucun débat, seulement et toujours le même son de cloche, ceux qui tiennent un autre discours étant bannis du système ou ridiculisés.

    L’exemple de l’avortement est significatif. Alors qu’aucune parole contradictoire n’est audible, que la liberté d’expression n’existe pas dans les grands médias pour les défenseurs de la vie, on en arrive au stade où dire la vérité sur l’IVG devient un délit passible des tribunaux ! Pourtant, si les Français étaient honnêtement informés (*), beaucoup réviseraient leur position et l’opinion pourrait basculer, c’est bien ce qui inquiète tant ses partisans et c’est pourquoi leur seul recours est de verrouiller le débat.
    Il y a un mouvement de fond qui se dessine marqué par un réveil des peuples et le retour à des fondamentaux plus classiques trop longtemps proscrits : ce serait une erreur stratégique de penser que les questions de société sont étrangères à ce mouvement.

    Enfin, il y a une troisième raison qui est celle de l’honneur de tout responsable politique : sa vocation fondamentale est le service du bien commun, ses préoccupations ne sauraient être qu’électorales et faire fi de la vérité, même lorsque celle-ci n’est pas facile à expliquer. Et n’est-ce pas son rôle que de le faire, même à contre-courant ?

    Christophe Geffroy 14/01/2017

    (*) Droit et prévention de l’avortement en Europe, sous la direction de Grégor Puppinck (LEH Édition, 2016, 270 pages, 20 €) est une mine remarquable qui apporte de forts arguments contre l’avortement. À lire.
    Paru dans www.lanef.net, éditorial janvier 2017

    Christophe Geffroy, né le 14 janvier 1959, Marié – enfants. Directeur fondateur de la revue La Nef, mensuel catholique (1990). Ecole Centrale de Nantes, Institut de Sciences-Politiques (Paris), cadre dans l’industrie automobile.

    Source : Magistro.fr

    http://www.polemia.com/reformes-societales-enjeu-secondaire-non-enjeu-majeur/

  • Le patron du Medef recevra Marine Le Pen

    marine-le-pen-rose-bleue-300x154.jpgA l’approche des présidentielles de 2017, le patron du Medef, le syndicat des patrons, Pierre Gattaz, a décidé de recevoir la patronne du Front National.

    C’est une grande nouveauté dans le cercle fermé des grands patrons : un cordon de sécurité faisait barrage à toute rencontre avec le président du mouvement nationaliste.

    Marine Le Pen, d’après les indiscrétions du journal l’Opinion,, devrait venir présenter son programme économique, fin février ou début mars.

    « Stratégiquement, il est bien plus productif d’attaquer Mme Le Pen sur ses aberrations économiques que de l’exclure » affirme un membre du Medef à l’Opinion.

    Du côté du FN, si on se réjouit de cette ouverture, on ne crie pas victoire :

    « Le Medef n’est pas notre ami et nous ne sommes pas le sien, mais nous sommes toujours partisans du débat et heureux de pouvoir expliquer nos propositions pour tordre le bras aux caricatures »,

    s’empresse de préciser David Rachiline, le directeur de campagne de Marine Le Pen.

    « Il semble que les faits s’imposent au Medef avec le Brexit, la mise en œuvre de la politique de relocalisation industrielle de Donald Trump aux États-Unis ou encore avec le gouffre économique qui se creuse entre la France et l’Allemagne »,

    explique de son côté Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN. 

    Quoi qu’il en soit, le Front National édulcoré version bleu marine n’effraie plus comme du temps de papa Le Pen et s’impose donc dans le système  : effet de la dédiabolisation en marche ?

    Francesca de Villasmundo

    http://www.medias-presse.info/le-patron-du-medef-recevra-marine-le-pen/68005/

  • Cycle : Le patriotisme pour sauver la France – Conférence n°5 – Ivan Blot – Programme pour 2017

    PATRIOTISME ET INVASION ETRANGERE

    *          *

    AGIR POUR LA DÉMOCRATIE DIRECTE

     ET INSTITUT NÉO-SOCRATIQUE

     35 avenue Marceau, 75116 PARIS

     Courriel : atheneion@free.fr
    siteweb :www.democratiedirecte.fr

    *      *

     Cycle : Le patriotisme pour sauver la France

    Conférence n°5 :

    PATRIOTISME ET INVASION ETRANGERE

    *      *

     Le Mardi 17 Janvier à 19h précises

    A l’association « Dialogue Franco-russe » 

    120 Champs-Elysées, 75008 PARIS

     Chers amis,

    Bonne année 2017 ! Nous allons parler d’un sujet qui est récurrent dans l’histoire, l’invasion étrangère. C’est souvent elle qui fait naître ou renaitre le patriotisme. On l’a vu en France sous Jeanne d’Arc ou en 1792, en Allemagne en 1813 lors de l’occupation napoléonienne, en Russie soviétisée face à Hitler. C’est quand un pays est en péril de mort que le patriotisme prend tout son sens. Et c’est donc souvent en période de guerre : « l’épée est l’axe du monde » a écrit De Gaulle.

    Mais l‘invasion peut avoir des dimensions variées. L’invasion de l’Amérique du Nord par les Européens fut une catastrophe pour les tribus indiennes. En Tasmanie, les colons anglais ont exterminé jusqu’au dernier les Tasmaniens locaux. Les Européens continentaux furent souvent moins cruels. Les Tsars n’ont jamais exterminé ou mis en esclavage les populations autochtones de Sibérie comme les Yakoutes ou les Bouriates. En Californie, les Anglo-saxons sont venus pacifiquement « la ruée vers l’or », puis ils ont utilisé l’armée pour défendre leurs colons et ont annexé le pays en l’arrachant au Mexique.

    L’invasion peut avoir une dimension religieuse, politique, culturelle ou démographique. Lorsque les Ottomans s’emparent de Constantinople, c’est une action militaire. C’est aussi politique avec la destruction de l’empire byzantin. C’est aussi religieux et la cathédrale sainte Sophie est retirée au culte chrétien. C’est enfin culturel : le Turc remplace le Grec ! Les quatre composantes d’une nation, territoriale, religieuse, politique et culturelle peuvent être victimes de l’invasion, ensemble ou par étape. Malgré des exemples historiques multiples, nos dirigeants, qui ignorent l’histoire de leur patrie, laissent une invasion migratoire occuper notre territoire. L’occupation n’est pas encore militaire mais cela viendra un jour.

    C’est pourquoi une réflexion est nécessaire sur la figure de l’ennemi. Les politologues Carl Schmitt et Julien Freund ont défini « la désignation de l’ennemi » comme étant l’essence même du politique. Cela a plusieurs conséquences : l’ennemi peut vous désigner comme tel. C’est le cas de l’Etat islamique. Vous ne pouvez alors pas vous dérober à terme. Le terroriste est pour Daech « un soldat de l’islam ». Vous devez désigner un seul ennemi et non plusieurs en même temps sous peine de défaite : dire « je suis à la fois contre Daech et Bachar el Assad en Syrie » est une grave faute. Pendant la seconde guerre mondiale, les alliés se sont mobilisés contre Hitler et non en même temps contre Staline et cela a été la condition du succès. Hitler eut le tort de vouloir combattre plusieurs ennemis à partir de 1941. Mais nier l’existence ou la possibilité de l’ennemi est sans doute le pire de tout.

    Face à l’invasion, un choix binaire s’impose : résister ou collaborer. L’indifférence est une collaboration passive. Face à l’invasion migratoire, où sont les collaborateurs et où sont les résistants ? Les gouvernements sont historiquement souvent les premiers à trahir. La résistance vient alors du peuple, souvent sous la direction d’une minorité d’officiers « rebelles ». La motivation des résistants est alors le patriotisme qui passe au-dessus de l’obéissance à l’Etat qui trahit son peuple.

    L’ennemi et le patriotisme se nourrissent ainsi l’un de l’autre. C’est l’unité des contraires dont parlait le philosophe grec Héraclite.

    Heidegger disait que la société utilitariste, matérialiste, individualiste occidentale, était « le danger » car l’homme y perdait sa liberté et son identité. Car ce système (le Gestell ) s’attaque à son âme, sa spiritualité, sa personnalité, son territoire et ses normes politiques. Mais dans le même temps, c’est au sein du danger que « croît ce qui sauve », écrit Heidegger en citant le poète Hölderlin. C’est la conscience du danger qui fait renaitre le patriotisme. Cette conscience touche ceux qui sont sur la ligne de front, ce n’est pas le cas des élites privilégiées sauf exceptions individuelles. L’idéal de la « France combattante » qui fut celui de l’ENA à ses débuts (nom de la première promotion) est devenu celui de la « carrière méritante ». L’égo a pris la place du Sacré, Dieu et la patrie. Le combat laisse sa place au carriérisme. La devise de notre Marine Nationale « honneur et patrie, valeur et discipline » est remplacée par le culte des nouvelles idoles : argent et technique, conformisme et culte de l’égo. Ce phénomène porte un nom : la décadence. La figure de l’ennemi nous obligera-t-elle à nous défaire de cette décadence ? C’est l’hypothèse de Julien Gracq dans son roman Le rivage des Syrtes . Le tragique de l’histoire est là. L’existence humaine est tragique et c’est pourquoi la lâcheté conduit à la perte de notre liberté et nous entraine vers le néant.

    Cordialement et à mardi

    Ivan Blot 10/01/2017 

    Programme des conférences pour l’exercice 2016 -2017

    LE PATRIOTISME

    Pour sauver la France

     Par Ivan Blot

     Conférences de septembre 2016 à juin 2017

    1/ Définition, histoire et symbolique : le symbole de la mère patrie : statues de l’arc de Triomphe à Paris, de Volgograd en Russie ; contrastes avec les statues « idéologiques » : statue de la liberté à New York et statue de la République à Paris.

    2/ Patriotisme et sens du sacré : la Grèce antique ; Rome. Patriotisme et christianisme : l’exemple de Jeanne d’Arc. Patriotisme et religion. Le sacré et la laïcité. « La guerre sacrée » : des guerres delphiques en Grèce antique jusqu’à la seconde guerre mondiale.

    3/ Patriotisme et morale. La devise : honneur et patrie. Histoire et tragédie. Patriotisme, humanisme, héroïsme.

    4/ Patriotisme, démocratie et liberté. Le citoyen patriote. La Suisse de Guillaume Tell à nos jours.

    Année 2017

    5/ Patriotisme et survie de la nation : la figure de l’ennemi. La défense du territoire. Invasion, terrorisme et résistance. « L’épée est l’axe de monde » (de Gaulle). Mardi 17 janvier 2017

    6/ Patriotisme et unité nationale. La souveraineté. Patriotisme et impérialisme. Mardi 21 février

    7/ Le patriotisme face aux idéologies libérales, socialistes, cosmopolites, pacifistes. Mardi 21 mars

     8/ Patriotisme et révolution : la combinaison meurtrière : Robespierre, Hitler, Pol Pot ; l’erreur de la naïveté. Mardi 25 avril

    9/ Patriotisme et renouveau national : l’exemple de la Russie de Poutine. Mardi 16 mai

    10/ Patriotisme et renouveau national en France : De Jeanne d’Arc au gaullisme en passant par la troisième République. Mardi 13 juin

     Conclusion : la France éternelle.

    http://www.polemia.com/cycle-le-patriotisme-pour-sauver-la-france-conference-n5-ivan-blot/