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France et politique française - Page 3254

  • Une mosquée à Saumur Entretien avec Charles-Henri Jamin

    À Saumur, le maire Jean-Michel Marchand (gauche radicale) tente d'imposer à sa ville une nouvelle mosquée. C'est sans compter sur l'opposition d'un collectif de citoyens, en lien avec des élus de l'opposition municipale. L'un d'eux, Charles-Henri Jamin, membre du Parti Chrétien Démocrate de Christine Boutin, revient sur cette affaire et la résistance qui s'organise.

    La population musulmane est-elle si importante à Saumur, qu'elle nécessite la construction d'une nouvelle mosquée ?

    L'idée d'une nouvelle mosquée n'est pas nouvelle. Elle renvoie historiquement à une présence importante de familles de harkis qui ont trouvé dans leur exil un accueil tout particulier, de la part d'ex-compagnons d'armes ou d'anciens chefs basés à Saumur. La présence de musulmans n'est donc pas récente, et n'a pas posé de problème particulier à ma connaissance. La salle de prière telle qu'elle existe actuellement est indéniablement inadaptée, le nombre de pratiquants augmentant. Il n'est donc pas anormal que l'association des musulmans saumurois s'en préoccupe.

    En quoi la vente d'un terrain à l'association culturelle des musulmans pose problème ?

    Telle que pratiquée en l'état, la vente du terrain revient à faire bénéficier l'association d'une « subvention déguisée ». Le montant de la transaction ne correspond pas à la valeur du bien et cela pour deux raisons : par une sous-évaluation financière du bien en l'état, et une non prise en compte des coûts de démolition et dépollution que la ville s'engage à prendre à son compte au préalable. L'acquéreur se retrouve donc à acheter un terrain nu prêt à construire à un montant qui ne correspond pas au prix du marché. C'est évidemment pour des raisons électoralistes que la Municipalité contourne la loi de 1905, loi disposant qu'aucune aide financière directe ou indirecte ne peut être apportée à quelque projet de construction d'un lieu de culte que ce soit.

    Comment se sont déroulés les débats en conseil municipal ?

    Soviétiques ! J'ai demandé à Monsieur le Maire que le vote se tienne à bulletin secret, le sujet étant traité publiquement dans un contexte pour le moins tendu. Il m'a renvoyé avec mépris à mon « statut » de minoritaire. Il a voulu ainsi « verrouiller » sa propre majorité. Je pense que le vote aurait été moins monolithique si nous avions voté autrement qu'à mains levées. Nous aurions également aimé connaître le rapport de France-Domaine - organisme d'État chargé de l'évaluation avant toute transaction par une collectivité. Cela nous a été refusé sans explication, Jean-Michel Marchand, notre maire, avouant par ailleurs publiquement qu'il n'avait pas suivi cette évaluation. Enfin il a écourté le débat, se félicitant d'avoir trouvé une solution tout en nous demandant - bien sûr - d'éviter « les amalgames » !

    Où en sont les recours menés actuellement par le collectif ? Cette résistance entraîne-t-elle l'adhésion des Saumurois ?

    Le vote a donc eu lieu à mains levées. Sur 35 conseillers municipaux, seuls 3 se sont opposés avec moi, 3 autres s'abstenant par ailleurs, l'intégralité des membres de la majorité de gauche votant pour. A noter que l'élue représentant le FN était absente... Devant cette décision, des saumurois ont décidé en toute indépendance de se mobiliser. Après avoir travaillé le sujet et m'avoir contacté, ils ont décidé de déposer un recours au Tribunal Administratif de Nantes. Ce recours s'appuie sur les mêmes arguments que ceux que nous avons déployés lors des débats en Conseil Municipal : ils sont d'ordre réglementaires et financiers, rien d'autre. Ces mêmes personnes ont aussi lancé de façon informelle un collectif de contribuables saumurois qui semble recueillir des soutiens quantitativement significatifs.

    Comment réagit le maire à cette opposition ?

    Il se dit serein. Il cherche évidemment à faire glisser le débat en dénonçant ce qui serait selon lui une agitation politique manipulée par l'opposition. Notons que la gauche s'étonne toujours que des citoyens de droite puissent aussi avoir des initiatives citoyennes. Ces élus de gauche qui passent leur temps à parler des valeurs de la République, du vivre-ensemble, de la « co-construction » de nos avenirs, font preuve d'un mépris souverain lorsqu'ils rencontrent une résistance citoyenne. Je note qu'à Saumur, il y a là une nouvelle façon d'exprimer publiquement des positions de la part d'une population qui était plutôt traditionnellement silencieuse. Ce qui confirme un ras-le-bol général des Français !

    Au-delà de l'aspect financier, l'enjeu de l'opposition à cette mosquée n'est-il pas civilisationnel ?

    Cette question dépasse le dossier concernant Saumur. Mais sur un plan national, il est vrai que les dirigeants ont nié, voire combattu la réalité historique de la France, sa dimension chrétienne ayant façonné à travers les siècles sa culture et son patrimoine. Le laïcisme - ayant fait le vide par son caractère nihiliste - ouvre un boulevard à cette religion expansionniste qu'est l'islam. J'estime qu'il est venu pour ces croyants musulmans vivant en France le temps de la « contractualisation », condition sine qua non de la paix sociale à laquelle nous aspirons tous.

    Propos recueillis par Louis Lorphelin monde&vie 21 septembre 2016

  • « La guerre civile est déjà là, avec ses tensions ... »

    Nous avons aimé ce commentaire plein de sagesse et raison reçu d'Henri, hier matin, dans les colonnes de Lafautearousseau. Il y est montré avec bonheur l'absurdité des guerres étrangères ou civiles lorsqu'elles s'imposent principalement par la mécanique des situations - et parfois une série de hasards - plus que par la réflexion ou la volonté politiques proprement dites. De cette sorte de fatalité automatique et malheureuse, Jean Giraudoux avait traité jadis dans La Guerre de Troie n'aura pas lieu qui évoquait tout aussi bien la Première Guerre mondiale que la seconde, alors à venir. Comment aujourd'hui devant la montée du péril de guerre franco-islamique - plus que civile - y faire face de nouveau sans Roi ? Livrés à la doxa médiatique et à l'impéritie des gouvernants ? C'était déjà le problème de la France d'avant 1914 quand le socialiste Marcel Sembat, pour conjurer la tragédie prévisible,  destinait à ses amis socialistes son pamphlet « Faites un roi, sinon faites la paix ». Henri apporte sa réponse. A sa façon que nous ne réprouverons pas. Lisons ... LFAR     

    Alain Juppé avec sa formule homérique absurde « l'identité heureuse » craint qu'une victoire de FN entraine une guerre civile. Mais la guerre civile est déjà là avec ses tensions. Il faut être aveugle pour ne pas le voir. Que faire ? Comment réagir ? Sans Roi ou personne pouvant jouer ce rôle, je ne vois pas de solution. Comment séparer ceux qui n'en veulent pas (sûrement de nombreux Musulmans mais qu'on va laisser basculer du côté des incendiaires s'ils ne (la) sentent pas pris(e) en compte par nous et notre volonté claire de réagir). N'oublions jamais que ce sont toujours des ultra- minoritaires qui entrainent à la guerre, civile ou autre, qui se camouflent.

    Comme en Russie : en 1917. En 1914 ce fut entre autres Poincaré allié à certains ministres russes bellicistes de l'entourage du Tsar, lors d'un voyage à Moscou dont nous n'avons pas de trace dans les archives, comme c'est curieux, qui ont poussé à la guerre. Il est vrai qu'ils ont été secondés par l’état-major allemand, qui avait ses plans, qu'ils ont imposés finalement à Guillaume II, dépassé par les événements et les gens s'embrassèrent dans la rue à Paris, à Munich, à Berlin à Vienne, dans un grand élan de folle sentimentalité pour se voiler leur suicide collectif, leur arrêt de mort de l'Europe, la vraie.

    Aujourd'hui il y a aux USA un parti de la guerre hystérique, qui a ses plans et sa groupie Hillary.

    Il n'y avait pas de Roi en France pour calmer le jeu en 1914.

    En 1870 quelques imbéciles à Paris voulaient aller à Berlin pour rien ! Un entretien diplomatique écourté. On a vu plus grave comme motif pour se battre. Les incendiaires sont minoritaires, mais qui les laissent faire, impunément, agir, tisser leur toile ? Ceux-là portent une immense responsabilité.

    Actuellement en France, c'est la doxa aveugle des médias et le gouvernement. En attendant il faut veiller, regrouper ceux qui veulent réagir sans monter aux extrêmes et si nous n'avons pas de Roi, le porter dans notre cœur pour le jour où il pourra agir. Vaste programme. 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Vingt raisons de manifester avec La Manif Pour Tous, par Jean-Yves Le Gallou

    ONLR : « On ne lâchera rien ». Les Veilleurs et La Manif Pour Tous (LMPT) tiennent parole : les Veilleurs, en se réunissant Place Vendôme samedi 15 octobre au soir ; la LMPT, en donnant rendez-vous à ses troupes dimanche 16 octobre 2016, à 13 h, Porte Dauphine à Paris. Et ils ne manquent pas de raison de ne rien lâcher. Car depuis quatre ans les agressions contre la famille n’ont jamais cessé : déconstruction de l’institution du mariage (loi Taubira en particulier), déconstruction de l’identité sexuelle des enfants (théorie du genre), marchandisation de la vie et des corps (GPA). Dans le même temps démantèlement de la politique familiale et matraquage fiscal des familles issues des classes moyennes, avec, comme conséquence, une chute de la natalité française (moins 25 000 naissances). Pour les familles la présidence Hollande n’aura pas été « Un quinquennat pour rien », comme le dit Eric Zemmour, mais bien un quinquennat pour le pire !

    A partir d’une remarquable étude de la LMPT,
    Jean-Yves Le Gallou, président fondateur de la fondation Polémia,
    donne ici 20 raisons de manifester contre les déconstructeurs socialistes.
    Texte repris du site de la fondation Polémia.

    Loi Taubira, PMA, GPA, mesures de déconstruction de la famille

    1-Vote de la loi Taubira qui a ouvert les règles et les avantages du mariage aux couples de même sexe.

    2.decontruction-famillejpg.jpgLoi Taubira, PMA, GPA, mesures de destruction de la famille

    2-Détournement de l’adoption initialement conçue pour redonner un père et une mère à un enfant qui en a été malheureusement privé, et qui est désormais utilisé afin de se procurer un enfant, éventuellement commandé sur catalogue

    3-Possibilité d’importer des enfants conçus à l’étranger dans le cadre de la gestation pour autrui (GPA) ; c’est-à-dire reconnaissance de la marchandisation de la vie et des corps. Facilitation de toutes les démarches qui y sont associées (transcription dans l’état civil, nationalité).

    4-Légalisation de fait de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes célibataires ou en couple avec une autre femme.

    5-Nombreuses mesures désacralisant le mariage en cours de discussion dans le projet de loi de « modernisation de la justice au XXIe siècle » : PACS en mairie et divorce sans juge.

    6-Dans le même texte législatif, déstabilisation des fondamentaux de l’état civil avec le changement de sexe sur simple déclaration et le changement de prénom pour simple convenance.

    3.degradation-du-rapport-des-parents-avec-lecole-et-theorie-du-genre.jpgDégradation du rapport des parents avec l’école et théorie du genre

    7-Contrôle préalable pour la création d’écoles libres hors contrat.

    8-Instrumentalisation idéologique de l’école ; recours au prétexte de l’égalité homme/femme pour imposer dans les classes l’enseignement de « la théorie du genre », élément majeur de la déconstruction de l’identité des enfants.

    Dégradation du rapport des parents avec l’école et théorie du genre

    9-Modification des rythmes scolaires qui a rendu plus compliquée la vie des familles.École rétablie le mercredi matin alors que beaucoup de mères (et parfois de pères) avaient choisi de garder le mercredi libre pour garder et éduquer leurs enfants

    10– Adaptation défavorable du droit du travail. Les employeurs ne peuvent plus proposer à leurs salariés de temps partiel inférieur à 24 heures hebdomadaires. Or certains parents souhaitaient passer le plus de temps possible auprès de leur enfant.

    11-Réduction de fait du congé parental en le plaçant sous condition d’un partage égalitaire homme/femme.

    4.-assez.jpgDégradation des conditions fiscales et sociales des familles

    12-Double baisse (en 2013 et 2014) du plafond du quotient familial ; ce qui revient à pénaliser fiscalement, à revenu égal, les couples avec enfants par rapport aux ménages sans enfants.

    13-Mise sous conditions de ressources des allocations familiales. Rupture brutale avec le principe d’universalité de la politique familiale mise en place depuis la Libération. Confusion entre la politique familiale et la politique sociale. Et une fois de plus pénalisation des familles avec enfants.

    14-Décalage dans le temps du versement de la prime de naissance pénalisant la trésorerie des familles.

    15-Augmentation des tarifs de cantine pour les familles nombreuses. Depuis 2016, la réduction pour les familles de 3 enfants ou plus a été supprimée.

    Dégradation des conditions fiscales et sociales des familles

    16-Suppression de la demi-part de quotient familial dont bénéficiaient les veufs et veuves ayant élevé des enfants. Ce qui a rendu imposables des veufs et veuves aux revenus modestes.

    17-Plafonnement à 1000 € annuels de la majoration de pensionpour avoir élevé 3 enfants ou plus. La majoration de pension n’est pourtant pas une faveur, mais une compensation de l’investissement consenti par les familles pour l’éducation de leurs enfants.

    18-Imposition de la majoration de pension des retraités ayant élevé 3 enfants ou plus.

    19-Mise en place du prélèvement à la source qui entraînera à terme la suppression du caractère familial de l’impôt sur le revenu, la portée philosophique d’une telle mesure étant l’individualisation de la société. Sous l’apparence d’une réforme technique, cette réforme a un fort contenu idéologique et sociétal que Terra Nova affirme de façon limpide dans son opposition à « la mise en commun des ressources d’un couple ».

    20-Suppression du statut d’ayant-droit au sein d’un couple marié, par la loi de financement de la Sécurité sociale 2016. Désormais, une personne qui n’a pas d’activité professionnelle ne dépend plus de la Sécurité sociale de son conjoint mais de l’Etat, à travers la protection maladie universelle (CMU). Dans certains cas et au-delà d’un certain seuil de revenus (non salariaux donc), une cotisation – nouvelle, par conséquent – sera due.

    Déconstruction de la famille et Grand Remplacement

    Ces mesures sont d’une grande cohérence. Depuis 4 ans la famille a fait l’objet d’une déconstruction systématique de ses principes : rupture avec

    6.chute-des-naissances.jpgChute des naissances

    ses règles fondamentales reposant sur la complémentarité homme/femme et développement d’une logique individualiste et consumériste. Mise en cause systématique des avantages fiscaux et sociaux. Avec une conséquence immédiate : la chute du nombre de naissances – 25.000 naissances de moins de 2011 à 2015 – et chute du taux de fécondité tombant de 2,01 à 1,95 enfants par femme. Une double chute d’autant plus inquiétante que chaque année près de 40.000 femmes venues d’Afrique ou d’Asie entrent en France au titre de l’immigration nuptiale. Comme si les mesures prises contre les familles de classes moyennes françaises étaient destinées à laisser la place aux « migrants » venus d’ailleurs. Une logique de Grand Remplacement conforme à l’idéologie de Terra Nova, le think tank officiel du pouvoir.

    Jean-Yves Le Gallou 11/10/2016

    Jean-Yves Le Gallou, ENA, inspecteur général de l’administration (ER), ancien député européen, est le président de Polémia. Essayiste il a publié de nombreux ouvrages dont La Tyrannie médiatique et Immigration : la catastrophe. Que faire ?  Jean-Yves Le Gallou présente chaque semaine, sur Tvlibertés, i-média, émission d’analyse critique des médias.

    A l’exception du dernier paragraphe, cette étude est directement inspirée de la remarquable étude effectuée par la LMPT sous le titre « 40 mesures chocs pour soutenir les familles et corriger les inégalités: Une nouvelle ambition pour la politique de la famille » :

    http://www.lamanifpourtous.fr/wp-content/uploads/2016/09/RapportFamille.pdf

    http://fr.novopress.info/

  • Le PCF et la situation de Calais

     

  • Quand l’écologie populaire permet de lutter contre la désespérance sociale et la criminalité

    Dans les quartiers nord de Marseille, marqués par le chômage massif et la violence, une initiative pourrait bien améliorer un peu la vie des habitants. La cité de Font-Vert, enclavée géographiquement et sinistrée socialement, expérimente des jardins en pied d’immeubles, cultivés par les habitants. Une initiative qui recrée du lien, retisse des solidarités, génère des économies et permet de récupérer des espaces publics jusque-là abandonnés à la violence des trafiquants et aux représailles de la police. Reportage.
     
    Les cris d’alerte des guetteurs résonnent entre les barres d’immeubles, signe qu’une patrouille de police approche de la cité. Max et Fathi s’en moquent. Les affres du trafic de drogue ne viendront pas troubler leur convivial barbecue. Au pied de la « zone K », un ensemble d’immeubles d’une dizaine d’étages de la cité de Font-Vert à Marseille, ils se sont constitués leur « petit coin de paradis », un « maquis de la résistance » pour combattre la désespérance sociale, l’isolement de la cité, la violence des trafiquants et des descentes de police.
     
    Ce « petit coin de paradis » est un jardin potager, tout en longueur, bordant la ligne TGV. Quand il ne conduit pas, en tant qu’intérimaire, un engin sur l’un des nombreux chantiers de la cité phocéenne, Max en prend soin, chaque jour à 5 h du matin, le midi et le soir. Un jardin officieux au début, jusqu’à ce que l’initiative essaime tout autour de la cité. Au pied de la zone K, une quarantaine de parcelles sont désormais cultivées par les habitants et commencent à leur changer la vie.
     
     
     
    La cité de Font-Vert est l’une des plus enclavées des quartiers nord de Marseille. À l’Ouest, l’infranchissable ligne à grande vitesse menant à la gare Saint-Charles. À l’Est, celle des trains régionaux, puis une caserne de CRS. Au Nord, un fleuve de voitures coule sur la quatre-voies actuellement en rénovation. « Quand on dit Font-Vert, on ne pense pas aux jardins », soupire Max. La zone est davantage connue pour être l’un des hauts lieux du trafic de drogue. « Narco-banditisme », « règlements de compte », « zone de non droit », énumère la presse au fil des faits divers, avec leur lot de meurtres, d’exécutions à la kalachnikov et de saisies de stupéfiants.

  • Propagande politique à l’école : un nouvel exemple

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    Pour l’Education nationale, est-il inconcevable de refuser l’ouverture des frontières aux migrants ? C’est ce que suggère la capture d’écran d’un manuel scolaire – semble-t-il d’éducation civique – diffusée sur Twitter le 9 octobre. On y lit l’intitulé d’une double-page d’exercices : « Que pensez-vous de l’arrivée de migrants en France ? », suivi de l’objectif : « Trouver des arguments pour débattre ou défendre son point de vue à l’oral ». Seul hic : les trois personnalités parmi lesquelles l’élève est amené à choisir, afin de s’entraîner à défendre une opinion, sont toutes fortement susceptibles d’avoir les mêmes idées sur la question migratoire : il s’agit d’« un réfugié afghan », d’un « maire d’une commune prête à accueillir des réfugiés » et du « directeur de l’association Terre d’asile ».

    http://www.contre-info.com/

  • La guérilla afro-musulmane frappe à Viry-Châtillon

  • Philippe de Villiers : « L’islam est incompatible avec la civilisation française »

    Philippe-de-Villiers-Cloches-252x350.jpg« L’islam est incompatible avec la civilisation française », a affirmé Philippe de Villiers, invité ce matin de RTL à l’occasion de la parution aujourd’hui de son ouvrage, Les cloches sonneront-elles encore demain ? (Albin Michel), cri d’alarme contre l’islamisation de la France.

    Une génération politique, a-t-il expliqué, celle de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, « a du sang sur les mains », notamment « parce qu’ils ont installé au cœur de notre nation une super-nation qui s’appelle l’oumma, c’est-à-dire la communauté des croyants de l’islam », et que nous devons maintenant faire face à « une contre-société islamique qui nous pose évidemment les plus grands problèmes ». Des « populations de plus en plus nombreuses sont en train de faire sécession », elles sont « un peuple dans le peuple ».

    Pour Philippe de Villiers, « l’islam est incompatible avec la République, incompatible avec la civilisation française », incompatible avec l’égalité entre les hommes et les femmes, incompatible avec la liberté – celle de changer de religion par exemple, et incompatible avec la fraternité, « puisque, dans l’islam, la fraternité s’arrête à la communauté des croyants, c’est-à-dire aux musulmans ».

    « Nous sommes devant une conquête démographique », a poursuivi Philippe de Villiers, évoquant un plan des Nations Unies (« le plan secret des élites »), qui est celui de la « migration de remplacement ».

    « Il n’y a pas de compromis possible avec l’islam », a-t-il asséné, appelant à « défendre notre civilisation », sinon « le vide sera rempli par les islamistes ». Et Philippe de Villiers d’enfoncer le clou : « Il y a des musulmans modérés, il n’y a pas d’islam modéré. » 

    http://fr.novopress.info/200996/philippe-de-villiers-lislam-est-incompatible-avec-la-civilisation-francaise/

  • Nicolas Sarkozy a vidé de leur substance les dispositions constitutionnelles sur le référendum

    Ce qui ne l'empêche pas, campagne oblige, de plaider le recours au référendum. Antoine Vouillazère analyse dans Minute :

    "Gonflé, le Sarko ! Gonflé d’avoir, vendredi dernier face à Laurent Delahousse qui le recevait au « 20 heures » de France 2, expliqué avec la mine sérieuse et la parole maîtrisée de celui qui a mûrement réfléchi à la question, que, s’il était élu à la présidence de la République, il organiserait deux référendums qui se tiendraient pas plus tard que le mois suivant, lors du second tour des élections législatives, qui, coup de bol, tombe un 18-Juin. Car voyez-vous, monsieur Delahousse, « la démocratie, c’est tout de même la souveraineté populaire ». Chapeau l’artiste. Et bluffant, de la part de ce lui qui, après le non de ladite souveraineté populaire au référendum sur le traité constitutionnel de 2005 (non à 54,68 %), fit l’économie subreptice d’un nouveau référendum pour, une fois élu à l’Elysée, faire ratifier le traité de Lisbonne, sa copie conforme, par l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès. [...]

    Entre les deux tours de la présidentielle de 2012, Patrick Buisson avait proposé à Nicolas Sarkozy d’annoncer que, s’il était réélu, il organiserait deux référendums lors des élections législatives qui suivraient ! L’un aurait porté sur l’immigration, l’autre sur les syndicats. Sa note ne rencontra pas d’écho. Il lui proposa ensuite – il le relate dans son ouvrage – d’en organiser un sur l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives. Refus. Est-ce ces notes que Nicolas Sarkozy a ressorties en même temps qu’elles lui revenaient à l’esprit à l’occasion de la sortie de La Cause du peuple ? [...]

    En 2008, Nicolas Sarkozy a fait procéder à l’une des plus importantes révisions de la Constitution de la Ve République, qui en avait déjà connues beaucoup. Les articles 11 et 88, qui concernent la pratique référendaire, furent tous deux modifiés. Et pas dans le sens de renforcer la parole du peuple… Depuis trois ans seulement, l’article 88 disposait, en son alinéa 5, que « tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un Etat à l’Union européenne [devait être] soumis au référendum par le président de la République ». On avait parlé, à juste titre, de « verrou référendaire » qui avait pour but principal d’empêcher que la Turquie n’entre dans l’Union européenne, le peuple y étant opposé de longue date. Or la réforme de 2008 fit adjonction d’un « toutefois », qui fit sauter ce verrou. Depuis lors, « le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes » peut suffire à valider l’adhésion sans passer par la case « souveraineté populaire ». [...] Quant à l’article 11, qui était supposé s’ouvrir au référendum d’initiative populaire, sur le modèle suisse, Nicolas Sarkozy fit en sorte que celui-ci soit vidé de toute substance et que la procédure soit soumise à l’initiative des représentants du peuple – un cinquième des membres du Parlement ! – et non du peuple lui-même. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html