France et politique française - Page 3784
-
POITOU-INFO - Rencontres-Charles-Martel 2015 : Roland Hélie
-
Sondage: FN - droite - PS, tiercé gagnant du 1er tour des régionales
Les Verts ont commandé un sondage auprès de l’IFOP sur le premier tour des régionales : sans surprise, le FN, option Marine Le Pen, est en tête, Xavier Bertrand deuxième. Le PS, seul, est dans les choux. Moins en cas d’union de la gauche, où le PS se voit contester son leadership par les Verts.
Il se murmurait depuis plusieurs mois déjà que des sondages sur les élections régionales existaient. Des chiffres filtraient, mais rien d’officiel ou de sérieux n’était confirmé.
Voilà donc le premier vrai sondage, commandé par Europe-Écologie - Les Verts (EELV) à l’IFOP. Il a été réalisé sur un échantillon de 876 personnes interrogées par téléphone dans la grande région Nord - Pas-de-Calais - Picardie entre le 4 et le 8 juin.
Le FN en tête
Sans surprise, le FN est en tête, quels que soient les cas de figure présentés aux électeurs. Notons que les variations ne portent que sur les différentes combinaisons à gauche. Logique vu le commanditaire de cette étude. Mais très intéressant objectivement puisque la stratégie à gauche reste la grande incertitude de ce scrutin, avec le nom du candidat FN. Le nom de Marine Le Pen revient de manière insistante et c’est d’ailleurs celui qu’a retenu l’IFOP. À ce sujet, contrairement aux dernières rumeurs, il n’y aura pas d’annonce dans un sens ou un autre la semaine prochaine, a démenti hier soir Bruno Bilde, son conseiller spécial.
Dans toutes les hypothèses, le FN arrive en tête, mais en léger repli par rapport aux départementales où ses scores atteignaient 35 %.
28 % pour Xavier Bertrand
Pour la droite, Xavier Bertrand récolterait 28 % des voix dans tous les cas, à la tête d’une liste d’union Les Républicains-UDI quasiment garantie. Mais le réservoir de voix du MoDem pourrait être capital. Or, étant donné la personnalité centro-compatible de Bertrand et les dernières déclarations de Bayrou, le chef de file et ex-maire d’Arras Jean-Marie Vanlerenberghe devrait peu résister.
Moins de 20 % pour le PS
À gauche, le PS seul, emmené par Pierre de Saintignon, est loin derrière : à 18 % quand la gauche est dispersée, 17 % quand Front de gauche et EELV font alliance. Et ensemble, PS et EELV font cinq points de plus à 23 %, et ce qu’importe qui mène la liste d’union. Ce qui donne l’occasion à Sandrine Rousseau, chef de file EELV, de convoiter sa tête. Quant à l’hypothèse d’une grande union de la gauche incluant le Front de gauche, elle n’a pas été testée. À savoir que le nom de la tête de liste du Front de gauche est le seul manquant, mais que depuis, Fabien Roussel a été désigné.
La gauche, ensemble, peut donc encore rêver de victoire au second tour. Avec le bémol dans l’addition qu’une petite partie des voix du Front de gauche peut se reporter sur le FN. Mais, juge à raison en off un responsable du PS régional : « Si la gauche est à cinq points derrière Bertrand au premier tour, celui-ci va faire pression pour que nous nous retirions au nom du front républicain. » Le premier tour et les stratégies seront donc déterminants.
notes
Réactions
Bruno Bilde (FN), conseiller spécial de Marine Le Pen : « IFOP a presque toujours sous-estimé le FN. Nous ferions moins qu’aux départementales alors qu’on considère ici Marine Le Pen candidate ? »
Xavier Bertrand (LR) : « J’ai bien conscience d’être le challenger. Je suis en conquête. Ça me convient. Le résultat des régionales sera très serré. Il peut se jouer à quelques milliers de voix. »
Pierre de Saintignon (PS) : « Un sondage n’est pas un résultat. Mais il ne fait que renforcer ma détermination d’être l’homme du rassemblement à gauche. »
source
lavoixdunord : lien
-
28 juin: fête de la Ligue du Midi

-
Le vrai coût du baccalauréat
Le coût affiché chaque année par le ministère de l’Éducation nationale se limite à la seule organisation des épreuves, soit quelque 57 millions d’euros. Or en juin 2013, le syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN) avait jeté un gros pavé dans la mare, faisant remarquer qu’il convient d’intégrer à ces coûts ceux qui résultent de la suppression de trois semaines de cours en juin, soit quelque 1,5 milliard d’euros, très loin des 57 millions affichés par le ministère. S’interrogeant sur l’utilité pratique d’un examen donné à quasiment tous les élèves, puisque sur les 685 000 candidats, moins de 60 000 se verront recalés, le SNPDEN ironisait 1,5 milliard pour refuser l’accès à l’enseignement supérieur à 60 000 élèves, c’est 25 000 € par candidat recalé, soit plus du double de ce qu’aura coûté son année en terminale.
« À quoi le bac sert-il encore ? » s’interroge cette semaine Le Point en ligne, proposant aux internautes plusieurs réponses, certaines positives, d’autres franchement dubitatives. La réponse « Pas à grand-chose. Ne pas l’obtenir est un drame, être reçu ne mène à rien » a obtenu 47 % des suffrages.
-
La baudruche Juppé veut encore frapper
Si l'on en croit les bons esprits, M. Juppé aurait changé. Dans un tel registre je crains que ce soit à l'accusé de faire la preuve de son innocence. Il n'en prend pas le chemin.
La véritable échéance politique de notre pays se situe en décembre 2015. Elle portera sur l'élection, à deux tours, sur des listes départementales, des conseils régionaux. Mes lecteurs indulgents pardonneront, je l'espère cette tautologie : l'heure de vérité s'en rapproche chaque jour. Certains chefs de files, de droite comme de gauche, ont déjà mis en place leurs batteries et travaillent le terrain. Bartolone en Ile-de-France, par exemple, fait coup double, apparemment au service du chef de l'État désireux de racler au profit de sa cote misérable de popularité les vieux rogatons et fonds de tiroirs de l'électorat communiste et les deux ou trois points en déshérence de l'audience intégristo-écolo. Xavier Bertrand dans le Nord-Picardie semble même réapprendre à exister. Bref le printemps bourgeonne et fleurit.
Mais Juppé, lui, ne paraît avoir en vue que les primaires promises aux centristes et à la droite pour 2016, dans la perspective des élections, pourtant à deux tours, de 2017. Eu égard à son âge et à son passé judiciaire, il ne devrait même pas y penser lui-même. Et pourtant on le crédite d'une popularité flatteuse. Tout flatteur vivant aux dépens de celui qui l'écoute, on pourrait s'interroger dès lors sur la nature et la provenance de cette rumeur.
Déplaçant à Saint-Dizier, ce 17 mai, le socle de sa propre statue, il s'est prononcé ce jour-là en faveur de la retraite à 65 ans. Maire de Bordeaux depuis 20 ans, âgé désormais de 70 ans, on pourrait applaudir à l'application par lui-même et à lui-même de cette perspective qui rendrait inutile toute spéculation sur sa candidature présidentielle, et pourtant il ne pense qu'à cela. Les candidats à la rénovation du personnel de la droite ne manquent pas. Mais tout le mécanisme médiatique se mobilise autour des gens qui ont fait perdre leur camp, tout bruit encore de leurs rivalités, tout chante les refrains des affrontements du passé.
On l'a ainsi entendu en Haute-Marne définir de façon péremptoire cette alternative stupéfiante, qui sonne comme un chantage : "Soit les Français m'éliront et je le ferai. Soit ils ne m'éliront pas et ils se démerderont avec les retraites !"
Une chose sur le fond devrait par conséquent nous préoccuper de façon plus particulière. Si on voulait vraiment sauver le système monopoliste des retraites par répartition, M. Juppé s'est trompé par le passé et il se trompe encore : ce n'est pas à 65 mais à 67 ans, et pour tout le monde, qu'il faudrait fixer la barre, l'évolution démographique et médicale imposant, puisque l'on prétend "répartir", de la faire de plus en plus tard.
Mais Juppé, au nom des forces qu'il représente, ne veut pas "sauver", il veut passer pour "réformateur" sans toucher au fond des dossiers et sans entamer non plus sa popularité au sein d'une opinion beaucoup plus "conservatrice" qu'on ne veut bien le dire. Il ne veut pas toucher aux privilèges énormes des hauts fonctionnaires et de la classe politique, elle-même issue à 90 % de cette catégorie qui s'appuie à son tour sur les beaucoup plus petits avantages des fonctionnaires plus modestes.
Avec de tels libérateurs, il me semble hélas que la société française n'est pas prête de se libérer des monopoles et des cultures subventionnaires, des carcans réglementaires et des charges fiscales et sociales et de tout ce dont elle crève.
-
Véronique Lévy : "Une église n'est pas un objet de consommation qu'on peut recycler"
Véronique Lévy, convertie au catholicisme, nous livre un beau texte dans Famille chrétienne, en réaction aux propos de Dalil Boubakeur et de Mgr Dubost :
"Simple coïncidence ? J’apprends les propos de Mgr Dubost le 16 juin, fête de la dédicace de la cathédrale Notre-Dame de Paris. S’élevant dans le ciel de la cité, fruit miraculeux de la foi des pauvres, des chastes et des martyrs, elle illumine la ville, sentinelle fidèle de cet Amour qui a vaincu la mort. Peut-on séparer la forme de son fond ou la lettre de son cœur ? Les pierres de nos églises et le message de salut qu’elles respirent ? Non… au risque de glisser vers le déni, d’effacer une parole vive, se couper d’une source où l’homme peut se désaltérer.(...) L’église est l’hôpital des âmes blessées. Tout est ordonné autour de ce Cœur battant au fond du tabernacle.
N’est-elle pas un signe visible de cet Amour qui se dit encore par elle et en elle à travers des gestes simples et maternels, dans l’eucharistie, une main qui bénit et pardonne, ou les chants berçant nos cœurs et nos corps. L’élancement des voûtes en croisées d’ogives, la lumière diffuse des vitraux aux bleus vibrants, aux pourpres incandescents ; le sourire tendre d’une Vierge de pierre transperçant nos impasses, nos prisons, nos abandons. La Croix traversant nos croix…
Toute cette beauté n’est-elle pas un avant-goût de la liturgie céleste, un prélude au Royaume où l’homme « s’assoit parmi les princes » ? Non plus le pion interchangeable, le xx ou le xy anonyme d’une enquête statistique, mais un être unique rendu à l’image et à la ressemblance de Dieu.
Une église n’est pas un objet de consommation courante qu’on peut recycler en parking, restaurant ou même en un autre lieu de culte. Elle a été consacrée à Dieu : Un, indivisible et pourtant trine.
Que diraient les adeptes de la tolérance, du dialogue interreligieux soumis à la pensée unique et tiède d’une dictature invisible, économique et aveugle si, à contre-courant du politiquement correct, on transformait une synagogue en fast-food ou une mosquée en temple évangélique ? On crierait au scandale et on aurait raison.
Mais il est facile d’incriminer l’État, les mairies… Les églises construites après 1905 sont à la charge des diocèses. Les mots de Bernanos résonnent, tragiques, prophétiques, dans Français si vous saviez : « Je le dis, je le répète, je ne me lasserai jamais de proclamer que l’état du monde est une honte pour les chrétiens. Nous répétons sans cesse avec des larmes d’impuissance, de paresse et d’orgueil que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ, c’est nous qui L’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables ! »
C’est aux évêques, à nous tous baptisés, cellules vives du Corps du Christ, de réintégrer notre cœur, Son Cœur, battant dans le secret du tabernacle, là où Il attend, démuni comme dans la crèche, donné jusqu’à l’extrême, libre en son éternité offerte à tous.
Dans la petite église de Saint-Damien, par trois fois le Christ s’anima et dit à saint François d’Assise : « Va François, et répare mon église en ruine ! ». Cette demande du Seigneur est brûlante d’actualité. Elle appelle au réveil, à exprimer sans peur, dans l’émerveillement d’une naissance, la joie de l’Évangile.(...)"
Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, lobby, religion 0 commentaire -
Non-art contemporain : la société civile se réveille, dans la lignée de la Manif pour tous
Jean-Louis Harouel, professeur de droit à Paris II et auteur notamment de La grande falsification. L'art contemporain, était l'invité mercredi des veilleurs de Versailles. Il est interrogé par le Figaro Vox :
"Si le détournement de Versailles se poursuit dans les années à venir, il faut être bien conscient que l'on verra des choses encore bien pires de la part des bouffons du moment.
Le public a longtemps été indifférent à ce genre de provocations. Pourquoi se révolte-t-il aujourd'hui?
C'est une des conséquences de la réaction salutaire de la société civile face à la subversion de nos sociétés et de notre civilisation par des réformes sociétales irresponsables. Les manifestations contre le «mariage pour tous» et la protestation courageuse et digne des Veilleurs - ils ont d'ailleurs passé la nuit dernière devant le château pour protester contre l'insulte faite à Versailles - ont suscité une prise de conscience du public."
Faudrait-il se taire, pour ne pas faire la publicité des imposteurs ? Cela fait dix ans que le château de Versailles expose des encombrants et certains n'ont pas suscité de polémique. Cela a-t-il fait chuter la cote de quiconque ? Cela a-t-il empêché la direction du château de programmer de nouvelles horreurs l'année suivante ? Comment susciter une prise de conscience sans prendre la parole ? On remarquera, pour ne prendre que l'exemple du Figaro, que la biennale de Lyon, qui relevait du musée pornographique, a bénéficié d'un traitement trèscomplaisant dans ce journal. C'était en 2013. Deux ans plus tard, la journaliste n'a pas changé. Mais elle n'est plus seule à donner son avis sur la question : les articles sur le non-art fleurissent dans le FigaroVox.
Pour ne pas faire la publicité des faux artistes, Jean-Louis Harouel conseille pour sa part de faire attention au vocabulaire : ne plus parler que de "non art contemporain" et taire les noms des imposteurs.
La crise, couplée à la libération de la parole, parviendra-t-elle à crever la bulle ?
-
POITOU-INFO - Rencontres-Charles-Martel 2015 : Richard Roudier
-
Un ancien ministre de Hollande renvoyé en correctionnelle
Jérôme Cahuzac va être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris. Le parquet national financier avait requis le renvoi en correctionnelle de l'ex-ministre du Budget pour l'affaire de son compte caché.
Pourfendeur de l'évasion fiscale quand il était au gouvernement (de mai 2012 à mars 2013), Jérôme Cahuzac sera jugé notamment pour fraude fiscale, tout comme son épouse Patricia.
En avril 2013, Jérôme Cahuzac avait reconnu avoir placé quelque 685 000 euros sur un compte, ouvert en Suisse en 1992 puis déplacé à l'automne 2009 à Singapour.
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
-
JT du Vendredi 19 Juin 2015