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France et politique française - Page 3890

  • Le « sens de l’histoire » « républicaine » sarkozyste

    A l’occasion du sommet extraordinaire qui a réuni hier les dirigeants européens, il a été décidé de porter le le budget de l’opération de surveillance et de sauvetage en mer Triton à 9 millions d’euros par mois (au lieu de trois actuellement) et d’obtenir l’accord de l’ONU pour mener des actions militaires contre les trafiquants de Libye convoyant les immigrés vers l’Europe. Concernant  l’accueil et la prise en charge des clandestins à leur arrivée,  l’unanimité est moins évidente. Face à des opinions  publiques vent debout contre toute nouvelle immigration massive,  la prudence a été de mise chez des gouvernants soucieux de ne pas faire enfler la vague antibruxelloise. Le plan d’action proposait aux Etats membres de l’UE d’accueillir «au moins 5.000 personnes» ayant déjà obtenu le statut de réfugiés. La France prendra sa part «en accueillant entre 500 et 700 Syriens», a annoncé François Hollande. Mais la chancelière Allemande Angela Merkel a précisé qu’aucun chiffre ne figure dans la déclaration finale «parce que nous pensons que 5000 n’est pas suffisant». Il est vrai que les commentateurs sont nombreux à répéter en boucle, à essayer den nous persuader que sans l’apport de l’immigration l’Allemagne mourra avant la fin du siècle. Une Allemagne riche mais il est vrai très  vieillissante avec trop peu d’enfants –« un cercueil en or » selon l’expression de Jean-Marie Le Pen-  qui  est condamnée, obligée de s’ouvrir toute grande à un apport de sang neuf…plutôt que de mettre  en place une politique nataliste autochtone vigoureuse, d’incitation au renouvellement  des générations, mais qui serait frappée d’horribles connotations historiques…

     D’ Histoire il est  aussi question à l’UMP puisque c’est une dimension historico-idéologique que veut donner Nicolas Sarkozy à son combat contre le FN. Combat qu’il entend gagner en 2017 grâce à une «martingale» rapportait Le Monde : «exclure toute alliance avec le FN mais reprendre ses thématiques traditionnelles (dénonciation de l’immigration, du communautarisme et de l’assistanat), tout en se démarquant sur le projet économique». «Lutte à mort» contre l’opposition nationale qui justifierait également  le changement de nom de l’UMP (trop entachée par les affaires)  transformée en « les Républicains ».

     Lors de la réunion publique qui s’est déroulée mercredi à Nice en soutien à Christian Estrosi,  l’ancien chef de l’Etat a tenté de justifier son choix : «la gauche, ils sont d’abord socialistes (sic), ensuite républicains. Nous, nous sommes d’abord républicains, ensuite gaullistes, libéraux, centristes, radicaux ». Un aveu qui permet aux Français de juger de la différence profonde de nature existant entre les partis du Système, cette droite là d’un côté et le Front National de l’autre dont les membres, qui peuvent être de sensibilités différentes, sont   d’abord et avant  tout  des patriotes de l’espèce amoureuse, c’est-à-dire des nationaux, des défenseurs du fait national.

     La journaliste Christelle Bertrand, sur le site Atlantico, doute qu’il soit très judicieux de ressortir «une vieille idée» -celle de rebaptiser l’UMP Les Républicains date de 11 ans-,  «plutôt que de plancher sur un concept d’avenir ». « Le choix révèle peut-être, une fois de plus, le vide relatif autour de Nicolas Sarkozy en termes de têtes pensantes.» Elle souligne surtout qu’«on assiste, à travers le choix de ce nouveau nom, à un étrange mouvement idéologique. En effet, Nicolas Sarkozy a expliqué, le 7 avril dernier, lors d’une commission exécutive de l’UMP: quand j’étais président de la République je n’aurais pas dû parler d’identité nationale mais dire que le voulais défendre les valeurs de la République. L’ancien président, en choisissant le nom les Républicains, prend clairement ses distances avec son ancien conseiller Patrick Buisson initiateur du débat sur l’identité nationale, quitte à déboussoler une partie de son électorat attachée à cette notion, quitte à froisser les plus centristes qui y voient une américanisation de la droite française ».

     Cette américanisation actant une mise à  distance de la dimension charnelle de l’identité française au profit des seules règles républicaines n’est pas pour surprendre. C’est ce même  Nicolas Sarkozy qui confessait il y a quelques années à Philippe de Villiers : «Tu as de la chance, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir ».  Du passé faisons table rase,  à l’image d’un  avenir  hors sol,  coupé de ses racines profondes dans l’imaginaire sarkozyste.

     A Nice M.  Sarkozy s’est pourtant fait le chantre de la  Provence, symbole de la «civilisation méditerranéenne», «lieu du raffinement, de la culture»… à la transmission de laquelle, plus généralement,  a renoncé l’UMP  au pouvoir.

     Dans une récente tribune publiée dans Le Figaro, Madeleine Bazin de Jessey,  agrégée de Lettres classiques,  porte-parole de Sens Commun, secrétaire nationale en charge des programmes de formation à l’UMP, dénonçait (avec raison)  les «nouveaux programmes d’histoire pour le collège». «Ainsi, l’étude de l’Islam sera obligatoire, mais celle du christianisme médiéval facultative – ceux qui choisiront de l’enseigner devront le faire uniquement sous l’angle de l’ emprise de l’Eglise sur les mentalités rurales. Dans une société en mal d’intégration et de cohésion nationale, on ne manquera pas de s’étonner d’une curiosité si grande pour les religions venues d’ailleurs, et d’une révulsion si manifeste pour nos racines (…). N’est-ce pas pourtant en redonnant à l’élève ces racines que nous le rendrons d’autant plus ouvert à l’altérité? (…) ».

     Mme Bazin de Jessey, c’est un comble, semble souffrir de trou de mémoire ou ignorer ( ?)  que cette évolution (involution) ,à été accompagnée, propagée, encouragée, actée par les ministres de l’Education, bien peu nationale,  que furent dernièrement  sous la droite au pouvoir Xavier Darcos et Luc Chatel.

    En 2010, l’historien Dimitri Casali s’était  justement  ému de ce que  «Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles de sixième et de cinquième. Le programme de sixième passe sans transition de l’Empire romain au IIIe siècle à l’empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles(…). A côté des oubliés et des relégués des programmes, il y a les optionnels… » et « parmi ces périodes optionnelles figure le premier Empire (1804-1815). »

     «(…) Clovis, Louis IX, François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon Ier… La disparition ou l’amenuisement de ces souverains et de leur règne laisseraient-ils penser qu’ils n’ont plus de réalité historique? (…).  «La même question peut être posée concernant la relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième. Pourquoi faire disparaître ou réduire des règnes notamment caractérisés par le rayonnement de la France à l’étranger? »…parce que tout rêve de grandeur et de fierté nationale doit être banni des cerveaux des jeunes Français ?

    Dans les faits « François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon sont en effet réduits à leur plus simple expression au profit l’ouverture aux autres civilisations de notre monde, comme les empires africains du Songhaï et du Monomotapa »…

     De la même façon relevait-il encore, «la disparition de dates et de périodes capitales de l’histoire de France poursuit-il, ainsi que le système des options aboutissent à une Histoire à trous, lacunaire, atomisée, qui rend beaucoup plus difficile l’assimilation par les élèves de la chronologie, cette juste représentation de la profondeur historique (…). La chronologie serait-elle devenue démodée? ».

    «Un peuple qui oublie son Histoire est un peuple perdu » soulignait encore M. Casali . Mais notait alors Bruno Gollnisch,  est-il encore autorisé aux Français d’imaginer leur avenir à la lumière de leur grand passé historique? Cela est-il compatible avec le progressisme et le « sens de l’histoire » socialiste ou sarkozyste ?

    Une amnésie voulue, entretenue qui s’insère dans une perspective d’abrutissement, d’endoctrinement, de déracinement et d’acculturation des peuples , changés en « masses », réduits à de simples agglomérats de tubes digestifs. Le tout au nom de « l’intégration », de la propagande visant et à accélérer la mise en place du « village planétaire », d’une gouvernance mondiale qui suppose largement de faire table rase du passé…Certes nous l’avons vu, au-delà des propos d’estrade, tout cela « laisse froid » le président de l’UMP.

    http://gollnisch.com/2015/04/24/le-sens-de-lhistoire-republicaine-sarkozyste/

  • Cinéma : Cheyenne Marie Carron, réalisatrice de L’Apôtre, sort « Patries », un film sur le racisme anti-Blanc

    Un petit Blanc agressé parce qu’il est Français de souche… C’est le prochain film de Cheyenne Marie Carron. Après L’Apôtre, qui relatait la conversion d’un musulman au catholicisme, la réalisatrice continue de s’attaquer aux sujets tabous. Sortie prévue en septembre.

     

    Que raconte votre prochain film Patries ?

    C’est l’histoire de Sébastien, un adolescent blanc, qui s’installe avec ses parents dans la banlieue parisienne. Il tente, sans y parvenir, de se faire accepter par un groupe de jeunes issus de l’immigration africaine. Mais il arrive quand même à se lier d’amitié avec un jeune camerounais en quête d’identité. Une amitié complexe.

    Pourquoi avoir choisi ce thème ?

    Une de mes amies a été victime de racisme parce qu’elle est blanche. J’ai eu envie de parler de ce racisme-là. Il n’y a jamais eu de film sur le petit blanc de banlieue qu’on agresse parce qu’il est Français de souche. Je pense qu’il est temps de donner la parole à ces gens persécutés dont les médias parlent trop peu. […]

    La suite sur Famille Chrétienne

    La Bande annonce : 

    Le site de Cheyenne Caron

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Cinema-Cheyenne-Marie-Carron

  • La France tente de faire la morale à l’Indonésie

    Après la tribune humaniste et pleine de bon sens de Philippe Bilger à propos de la condamnation à mort de Serge Atlaoui, voici celle de Yann Vallerie plus tranchée, à mettre en parallèle avec la proposition du premier ministre hongrois de rétablir la peine capitale :

    "Depuis des semaines, les médias occidentaux, main dans la main avec nos responsables politiques, se répandent en hurlements et en pleurs par rapport à l’exécution à venir de Serge Atlaoui, ce Français embastillé et condamné à mort en Indonésie en tant qu’associé à un trafic de drogue.Oui, la justice indonésienne a condamné à mort ce ressortissant français pour son implication dans un trafic de drogue à grande échelle, aux côtés de Nigérians, Australiens et d’un Indonésien (déjà exécutés).

    La justice indonésienne, représentante d’un peuple souverain, a tranché :« Je voudrais dire qu’une exécution n’est pas une tâche plaisante, mais nous devons l’accomplir pour sauver la nation du danger des drogues », déclarait M. Prasetyo, procureur général d’Indonésie.

    Si, en Occident, la consommation de drogue tend à se banaliser (on parle même d’ouvrir des salles de shoot dans les grandes villes françaises, Paris en tête), il ne faut pas oublier que c’est dans ces pays, d’Asie ou d’Amérique du Sud, que sont produites la majorité des drogues dures qui déferlent ensuite partout dans le monde, semant la mort sur leur passage.On peut, dès lors, comprendre que les trafiquants de drogue et leurs complices soient considérés comme des tueurs en série ; car c’est ce qu’ils sont, lorsqu’ils provoquent overdose, dépendance, déchéance humaine, mort sociale et physique.

    L’Indonésie leur applique donc une peine exemplaire ; une peine qui fait hurler les bonnes consciences ici, chez nous, dans un concert de protestations teinté de résidu de colonialisme : la France tente de faire la morale à l’Indonésie. Sur les réseaux sociaux, des millions d’Occidentaux éduqués aux droits de l’homme, à l’antiracisme, à la démocratie occidentale et aux Bisounours protestent, croyant sans doute qu’ils ont raison face à un des pays les plus peuplés du monde, ou qu’ils possèdent des droits et des devoirs sur des nations pourtant souveraines, pourtant plus importantes démographiquement que nos petits États d’Europe.

    Si Serge Atlaoui n’est pas exécuté désormais, et cela malgré la décision de la justice indonésienne, c’est probablement que la France, notamment, aura usé de subterfuges financiers pour arriver à ses fins. C’est que François Hollande, comme lorsqu’un chef d’État parvient à libérer des otages prisonniers dans le monde, aura pensé avant tout à sa cote de popularité qui pourrait grimper. Nos sociétés occidentales ont le don de transformer de petites frappes en héros, de gros délinquants en modèles à sauver. Serge Atlaoui est, aux yeux de la justice indonésienne, ce genre de grand délinquant. Et à ses yeux, il doit être exécuté. Quoi qu’en pensent nos belles consciences politiques, ces colons qui, ici en France, protestent contre la peine de mort en Indonésie, tout en armant ceux qui massacrent aujourd’hui les chrétiens d’Orient."

    Philippe Carhon

     

  • Manuel Valls annonce une structure d’accueil pour les djihadistes de retour en France

    Leur place, représentant un grave danger pour la population, n’est ni en France, ni en liberté, et pourtant…
    Aller tuer du chrétien d’Orient pour l’État islamique va assurer un emploi aux djihadistes de retour en France, une prise en charge avec cellule psychologique. C’est la très indécente mesure prise par Manuel Valls. Dans un excès d’indulgence qui rejoint l’inconscience, le Premier ministre a annoncé qu’une structure d’accueil des jeunes “de retour de zones de conflit” devrait être mise en place dans quelques mois.

    « Depuis un an, grâce à nos initiatives, près de 1 900 signalements ont été reçus dont un quart concerne des mineurs et – fait notable souvent oublié – plus de 40 % de jeunes femmes »

    a déclaré Manuel Valls. C’est pendant les rencontres internationales des magistrats antiterroristes qui se tiennent à Paris depuis ce lundi 27 avril que Manuel Valls a fait le bilan du plan de lutte contre la radicalisation (plateforme téléphonique, site internet dédié). « Ces individus jeunes qui sont signalés doivent faire l’objet d’un suivi. Nous devons aussi apprendre à mieux détecter les signes avant-coureurs de ces ruptures. Dans le cadre du plan de lutte contre la radicalisation, 2 500 fonctionnaires de différents ministères sur tout le territoire ont d’ores et déjà été formés », s’est-il vanté.

    « Une prise en charge psychologique »

    Dans son désir d’« aller plus loin et explorer de nouvelles pistes », M. Valls a décidé qu’une structure serait « créée d’ici la fin de l’année afin de prendre en charge, sur la base du volontariat, des jeunes de retour de zones de conflit et ne faisant pas (…) l’objet de poursuites judiciaires ».Par un accompagnement individualisé, une prise en charge psychologique et un encadrement renforcé, ces jeunes devraient retrouver toute leur place dans notre société, a-t-il ajouté, précisant qu’une telle structure lui a été proposée par le ministre de l’Intérieur.

    « 1 605 Français ou résidents en France sont actuellement recensés pour leur implication dans (des) filières terroristes. Parmi ceux-ci, on estime que 445 se trouvent actuellement en Syrie. 99 y sont morts. »

    Défendant à nouveau la loi sur le renseignement qui doit être votée mardi à l’Assemblée, il assure qu’elle va « préserver un juste équilibre entre la protection des personnes vis-à-vis notamment de la menace terroriste, et la protection les libertés garanties par la Constitution ».

    http://fr.novopress.info/

  • UMP : Sens Commun veut peser dans les primaires

    Le parti associé à l'UMP ne compte pas rester silencieux :

    "Sens Commun place ses pions. Le parti associé à l'UMP a lancé la semaine dernière des "états généraux de la droite et du centre", en vue de peser dans les primaires du parti de droite, et bien sûr, dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2017. Marginale à ses débuts, cette formation politique née de la Manif pour Tous commence aujourd'hui à peser au sein du parti de droite. Pour preuve, la cofondatrice de Sens Commun, Madeleine Bazin de Jessey, a été placée dans l'organigramme du parti de droite, en tant que secrétaire nationale en charge des programmes de formation. Un poste qui sied parfaitement à cette normalienne. Sens Commun ne veut pas s'arrêter à ce genre de nominations, et entend bien faire entendre ses idées.

    Une série de mesures concrètes qui seront proposées à l'UMP

    Surtout depuis que ses militants ont réussi à arracher à Nicolas Sarkozy - on attend de voir s'il tiendra cet engagement - l'abrogation du mariage pour tous, s'il est réélu en 2017. La semaine dernière, Sens Commun a ainsi lancé des "états généraux de la droite et du centre". Ils se matérialisent par huit forums inter-régionaux, et devraient produire une série de mesures concrètes que Sens Commun espère bien voir intégrées au programme du candidat qui mènera l'UMP à la présidentielle en 2017.

    Les Français attendent des mesures concrètes

    A ne pas s'y méprendre, Sens Commun voit aujourd'hui plus grand qu'à son lancement. Exit les seules questions de société, issues, pour la plupart du temps, des débats qui ont agité les manifestants opposés à la loi Taubira. Ce parti entend bien faire des propositions concrètes sur l'économie, l'éducation, la politique, la santé, les affaires étrangères ou encore l'écologie. Bien convaincu que les Français attendent des mesures concrètes, plutôt qu'un catalogue de propositions, qui ne seront pas débattues sur le fond."

    Si Jean-Frédéric Poisson se lance dans la primaire UMP, aura-t-il le soutien de Sens Commun ?

    Michel Janva

  • Pas de souverainiste pour la primaire UMP ?

    Matthieu Chaigne, co-fondateur du site Délits d'Opinion, écrit dans Le Figarovox:

    "C'est tout le paradoxe de cette primaire. Censée départager les différents courants qui composent la grande famille de droite et du centre, cette élection interne frappe par la gémellité de ses candidats. Europhiles, biberonnés à la potion d'un libéralisme bon teint, les candidats putatifs ou déclarés varient seulement sur le remède qu'il faudrait administrer à la France.

    Un casting qui révèle en creux la disparition de la droite dite souverainiste. Ce courant, porté notamment par un Philippe Seguin, a constitué le creuset du RPR d'hier, à la fois eurosceptique et profondément attaché à la place de l'État. [...] Pourtant, ces idées loin d'être mortes, rencontrent un vif écho. [...]

    L'Europe est la seconde pomme de discorde de la droite: face à des candidats qui jouent sur les termes, critiquent l'Europe mais refusent d'assumer une critique radicale, les Françaizs ont clairement basculé. Pour une majorité d'entre eux, l'Europe joue contre leurs intérêts. Incapacité à juguler les flux migratoires, source de destruction d'emplois, cheval de Troyes d'une économie libérale: l'Europe porte le chapeau du déclassement.

    L'idée d'un retour en arrière n'est plus taboue pour les Français. Et encore moins à droite: 67% d'entre eux souhaitent renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit conduire à réduire ceux de l'Europe. Au cœur de cette idée ressurgit un thème esquissé pendant la campagne de 2012, celui de retrouver la maitrise de son destin, de conserver son identité, son modèle. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Gabrielle Cluzel : « La fracture porte un nom: l'identité »

    Il n'est pas besoin de présenter aux lecteurs de Monde et Vie Gabrielle Cluzel, dont la plume brillante et vive leur est familière. On la retrouve avec bonheur sur le site du Boulevard voltaire et, bien sûr, sur son propre blog... entre autres. Elle répond ici à notre enquête sur la droite.

    Monde et Vie : Gabrielle Cluzel, pensez-vous que les notions de droite et de gauche aient encore on sens aujourd'hui ?

    Gabrielle Cluzel : A défaut d'avoir encore un sens, elles ont encore une utilité : elles sont une commodité de langage, dont je reconnais user moi-même. Mais dans les faits... On assiste à une recomposition du paysage, dans une sorte de tectonique des plaques politiques, et ceux dont les grosses maisons bourgeoises sont sur la ligne de fracture, comme le PS et l’UMP, se retrouvent dans la mouise. Pour le moment, ils parviennent encore à faire le grand écart, mais on sent bien que le grand plongeon est imminent. La belle bâtisse va s'effondrer à grand fracas. Cela m'a spécialement frappée lors du meeting de Sens commun précédant l'élection du président de l'UMP. Je regardais autour de moi, pendant l’intervention de Nicolas Sarkozy : mais qu'avait donc a faire cette population LMPT catholique, traditionnelle, enracinée, polie et méritante, élevant ses enfants dans la rigueur et la discrétion, sagement assise dans la salle, avec ce type sur la tribune qui en était tout le contraire : « show off », bling-bling, toujours entre deux avions, dispensant ses conférences en or massif au Qatar, libéral et libertaire - tolérant, d'ailleurs, jusqu'à les tolérer eux-mêmes -, dont l'épouse très « people » se disait publiquement pour le mariage gay et l'adoption par les homosexuels ?

    Mais on peut en dire autant du parti socialiste : comment un ouvrier d'Arcelor-Mittal pourrait-il continuer de cheminer bras dessus, bras dessous, avec un Jacques Attali ?

    La fracture porte un nom; l'identité. Une identité que cette France bourgeoise, cette France bien élevée qui a manifesté pour LMPT, défend à travers la famille, la filiation, identité sexuée.

    Une identité que la France populaire, la France périphérique, comme l'appelle le géographe Christophe Guilluy, veut conserver, elle, en luttant contre l'immigration massive. Animées par un restant de lutte des classes, ces deux France se regardent pour le moment en chiens de faïence, et pourtant si elles se rassemblaient, elles constitueraient une vraie force politique car toutes deux participent de la France « enracinée » celle qui s'émeut de voir disparaître sa civilisation.

    Vous défendez volontiers les familles, notamment dans les colonnes de Monde et Vie. La famille est une réalité qui concerne tout le monde et pourtant, c'est aussi un thème politique souvent classé « à droite ». Comment l’expliquez-vous ?

    La famille n'est pas à droite, mais elle est par essence « enracinée », ne la représente-t-on pas par un « arbre » généalogique ? Elle est un lieu de hiérarchie et d'autorité. File est un lieu d'identité, de traditions communes. Elle est un lieu de transmission, transmission d’un patrimoine génétique, matériel, culturel. Elle est par essence un lieu, disons le mot même s'il est provocateur, d'exclusion, d'amour exclusif, où les liens filiaux, les liens du sang priment sur les autres. Cela ne vous surprendra pas, je préfère mes enfants à ceux des autres. Et je défie n'importe quelle mère de prétendre le contraire... Bref elle est porteuse de valeurs détestables pour la France émancipée et mondialiste que l'on appelle, pour simplifier, la gauche.

    Vous portez un regard volontiers critique et caustique sur les féministes. Le féminisme est-il forcément de « gauche » ?

    Pas du tout, le féminisme est chrétien ! Saint Paul, réputé le saint le plus misogyne de tout le Sanctoral, n'a-t-il pas dit lui-même : il n'y a plus ni juif, ni grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus-Christ ? C'est la seule religion qui a permis à la femme de relever la tête. Et d'ailleurs, la gauche est si peu féministe qu'elle s'est longtemps opposée au droit de vote des femmes, redoutant que celles-ci ne votent comme leur curé. Mais pour paraphraser Chesterton, le féminisme est une idée chrétienne devenue folle. Le féminisme aujourd'hui est ridicule, dérisoire et nuisible.

    Né, en mini-jupe, sur les barricades de Mai 68, certains l’ont cru mutin comme une parisienne de Kiraz, il est devenu imposant et tyrannique comme une rombière de Faisant. Une rombière acariâtre avec sa moitié, l’homme occidental, faible et maigrelet, qu'elle morigène toute la sainte journée, mais une rombière aveugle et masochiste avec les enfants qu'en couchant avec la gauche, elle a engendrés et réchauffés dans son sein : Islam, libération sexuelle, laxisme judiciaire...

    A quoi sert de réclamer un « e » à la fin de je ne sais quel mot ou de fustiger les cartables roses, si on fait le lit de la burka et de la polygamie, si on laisse galoper les violeurs dans la nature, si on « traite » les petites filles à peine nubiles comme des veaux aux hormones en leur laissant croire que leur fécondité est une affection chronique ? J'arrête là, la liste serait trop longue.

    A quelles conditions et sur quelles fondations pensez-vous que notre société pourrait aujourd'hui se reconstruire ?

    Je crois beaucoup au rapprochement de ces deux France enracinées que j'évoquais tout à l'heure, il me semble que l'Eglise aurait un rôle à jouer dans cette jonction. La France périphérique, face à la montée de l’islam, redécouvre ses clochers, sa crèche, son atavisme chrétien. On sent bien que la laïcité est sur la touche pour lutter contre l’islamisme, et que la riposte ne peut être que spirituelle. C'est le moment d'arroser et de mettre de l'engrais sur ces petites pousses que l’on voit poindre. De réévangéliser. Mais l'Eglise saura-t-elle saisir cette opportunité ? 

     

    Propos recueillis par Eric Letty monde&vie mars 2015

  • Régionales : l'UMP nomme des candidats qui ne souhaitent pas revenir sur la loi Taubira

    Le politologue Dominique Reynié a été choisi pour diriger la liste rassemblant l'UMP et l'UDI dans la région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon aux élections du mois de décembre. Connu pour ses positions favorables au lobby LGBT, Reynié est un acteur de la dérive vers la gauche de l'UMP, notamment au sein de la Fondation pour l'Innovation Politique. On se souvient que ce "think tank" chiraquien a apporté dès 2005 son soutien au mariage homosexuel : Dominique Reynié avait eu une place centrale dans cette "ouverture" vers les mouvements homophiles les plus extrémistes, dont Act-Up, notamment lors d'un colloque de décembre 2004.

    Candidate pour l'Ile-de-France, Valérie Pécresse considère que l'abrogation de la loi Taubira est définitivement perdue.

    Dans le Sud-Est, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, également candidat aux régionales, a estimé que si la droite reprenait le pouvoir en 2017, elle ne devrait pas revenir sur la loi Taubira. Ce fidèle de Nicolas Sarkozy a dit avoir plaidé auprès du candidat à la présidence de l'UMP pour "trancher une fois pour toutes" cette question qui divise le parti, afin de "ne plus en faire une affaire de débat". Pour M. Estrosi, la dénaturation du mariage est "une avancée".

    Michel Janva 

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html