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France et politique française - Page 3889

  • Heil Femen !

    À l’heure où Marine Le Pen commença son discours place de l’Opéra, nous avons vu arriver sur le balcon du Grand Hôtel trois Femen perruquées...

    Les journalistes font parfois preuve de complaisance en matière d’information. En ce 1er mai, ils ont battu des records ! Le Front national organisait son traditionnel défilé en hommage à Jeanne d’Arc, clôturé par le discours de sa présidente. Cette année, malgré la pluie et les températures polaires, les Femen sont venues y faire leur show, sûres d’y trouver un public et des médias avides de sensation.

    On remarquera que les manifestations de ces drôles de dames culottées ne sont jamais choisies au hasard et on attend encore que ces hystériques du monokini viennent s’inviter à la Fête de l’Huma, au congrès du Parti socialiste, ou perturber le prêche d’un imam à l’heure de la grande prière. On a le féminisme « sélectif » chez les Femen.

    Ainsi, à l’heure où Marine Le Pen commença son discours place de l’Opéra, nous avons donc vu arriver sur le balcon du Grand Hôtel trois Femen perruquées, à défaut d’être courageuses et téméraires, s’installer tranquillement comme au spectacle. Elles ont alors déployé deux banderoles rouges portant l’inscription poétique : « Heil Le Pen », la même que celle qu’elles avaient peinturlurée entre leurs deux mamelons.

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  • [Rambouillet] Cercle du 19 avril 2015

     

    La semaine dernière, une quinzaine de militants de l’AFE Rambouillet ainsi que quelques sympathisants ont participé à un cercle sur le thème "jeunes : se former à l’action". L’enseignement, fort intéressant, leur a été donné par un ancien hommen ! Suite au cercle, les militants ont pu débattre et échanger leurs opinions autour d’un pot. N’hésitez pas à nous rejoindre la prochaine fois !

     
  • Chômage : l’envolée se poursuit, les Français trinquent

    Une fois de plus, la réalité inflige un désaveu cinglant à l’optimisme de circonstance et au volontarisme en carton-pâte de nos gouvernants. Avec 15 400 inscrits supplémentaires en catégorie A fin mars, le nombre de chômeurs n’ayant exercé aucune activité a franchi la barre des 3,5 millions.

    Triste record pour François Hollande, qui s’apprête à fêter sa troisième année à la tête de l’État et qui avait fait -et fait encore- de la lutte contre le chômage sa priorité entre toutes, nous citons :

    Je me battrai pendant les deux années qui me restent pour atteindre l’objectif que j’ai fixé, la baisse du chômage.

    En comptant l’outre-mer et les chômeurs ayant exercé une petite activité (catégories A, B, et C, celle qui correspond aux normes internationales), la France comptait en mars 5,59 millions de demandeurs d’emploi, un autre record. Le mandat de François Hollande aura vu jusqu’à présent leur nombre augmenter de 586 600. Particulièrement touchés, les seniors (+ 0,4 % sur un mois, + 8,6 % sur un an) et les chomeurs de longue durée (+1,1 % en mars, + 10,1 sur un an). Les jeunes étaient relativement épargnés ces derniers mois, cette catégorie bénficiant de nombreux dispositifs d’emplois aidés qui contribuent à les sortir des statistiques, à défaut de leur offrir un avenir. Fin de l’embellie ? Le mois de mars aura vu leur nombre augmenter de 1 %.

    Quant on sait que ce sont bien souvent les mêmes qui sont victimes du chomage et qui subissent de plein fouet les ravages de l’immigration, on ne peut que s’alarmer de cette situation

    François Hollande le déclarait lui-même le 18 avril dernier à Clermont-Ferrand :
    Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai, ou aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu.

    Chiche ?

    http://fr.novopress.info/page/2/

  • Il était une fois dans l’ouest : le roman noir des Hauts-de-Seine

    Enquête dans un “Far ouest” très français : le département des Hauts-de-Seine, “coffre-fort” du RPR puis de l’UMP et nid à intrigues et à affaires en tout genre.

    De Neuilly à Courbevoie, de la Défense à Nanterre, de Puteaux à Levallois, de Clichy à Gennevilliers, le département des Hauts-de-Seine concentre sur un territoire restreint (176 km2) autant de richesses (le PIB par habitant y est trois fois plus élevé que la moyenne nationale) que d’intrigues politiques et judiciaires de haut rang. Sous le pont de Neuilly coulent la Seine et les arrangements douteux.

    Depuis que les “Pasqua boys” – Balkany, Sarkozy, Devedjian, Schuller… – ont progressivement mis la main sur l’ouest parisien dès les municipales de 1983, les magouilles en tout genre n’ont cessé d’alimenter la chronique locale.

    Comme le raconte Jean-Charles Deniau dans une épopée enlevée de ce “far west” francilien, les Hauts-de-Seine ont servi de bastion politique aux plus hautes ambitions du RPR, puis de l’UMP, qui en ont fait un “coffre-fort”. [...] Les Inrocks

    Réalisé par Jean-Charles Deniau (France 3 – 23/04/2015)

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Ces maires qui courtisent l'islamisme : un ouvrage exceptionnel selon la revue de l'Académie de géopolitique de Paris

    L'ouvrage de Joachim Véliocas a eu droit à une recension élogieuse dans la revue Géostratégiques (n°44 du 16 avril 2015) :

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    Michel Janva

  • copieurs menteurs

    Sans espoir de sortir de cette crise multiforme,  résignés au déclin de leur pays les Français? Selon l’enquête CSA pour le site Atlantico, parue dimanche, une majorité des personnes interrogées estiment que les principaux responsables politiques feraient «ni mieux ni moins bien» que François Hollande s’ils étaient à la tête de l’Etat. Dans le trio des personnalités jugées a contrario capables de faire mieux que l’actuel président figurent Alain Juppé (37%), Nicolas Sarkozy (34%) et Marine Le Pen (30%). Présidente du FN qui jouit d’un capital de soutien particulièrement élevé chez les agriculteurs selon un sondage BVA pour le site spécialisé Terre-Net, paru le même jour. Ils seraient  36% -contre 24% pour l’ensemble des Français- à se dire prêts à voter Marine en 2017. Français qui ont jugé également la phrase de François Hollande comparant le discours du FN à un «tract du parti communiste des années 70» non fondée. Au terme du sondage Odoxa réalisé pour Le Parisien, 66 % des sondés ne sont pas d’accord avec cette comparaison. Une majorité des personnes interrogées  pense avec raison que les idées du PC et du FN sont éloignées en matière d’immigration (73%), d’éducation (72%), de sécurité (71%), de santé (70%) et sur les sujets économiques et sociaux (66%). Certes, le PC «F» n’est plus que l’ombre de lui-même.  Déserté par les classes populaires, il  ne fait plus peur à grand monde et ne doit sa survie qu’aux largesses des socio-traîtres du PS. Mais son déclin n’apitoie pas nos compatriote puisqu’il recueille dans cette enquête  76 % de « mauvaises opinions » ; un parti  jugé à la fois « sectaire » (54%) et « (appartenant) au passé) » (69%).

     Le Journal du Dimanche publiait également hier un sondage, réalisé par l’Ifop auprès d’un panel de sympathisants de gauche, sur leur dirigeant préféré. Il permet une nouvelle fois de mesurer la profonde désaffection qui frappe le locataire de l’Elysée. François Hollande est ainsi cité par 18% des sondés, devant Ségolène Royal (13%),  mais derrière Martine Aubry (19%) et Manuel Valls (29%). Mais existe-t-il dans la boite à outil de la gauche un candidat de rechange plus performant ? Aucun des frondeurs et autres hollando-sceptiques (Montebourg, Hamon, Duflot) ne parviennent à percer chez les sympathisants de cette famille politique éclatée. Ces derniers savent aussi que la logique des institutions veut que ce soit le président sortant qui se  représente pour un second mandat, logique qui exclut toute primaire au PS pour désigner un autre candidat. D’autant que le Premier ministre  jure de sa parfaite  loyauté, affirme qu’il se bat  pour que François Hollande soit réélu en 2017. Comme l’écrivait Roger Nimier, «la sincérité est presque toujours un calcul adroit»…

    D’un calcul l’autre, la  frontisation du discours, certes très rarement ou jamais suivi d’effet quand elle est au pouvoir, est aussi une constante de la droite pour retenir par le col  un électorat séduit  par l’opposition nationale. Reprenant peu ou prou  les termes d’une récente vidéo du député européen FN Aymeric  Chauprade, Christian Estrosi, député-maire de Nice et candidat à la présidence de la région PACA,  a fait « très fort » dans ce registre  hier sur le plateau de  France 3.  

     Il y a,  a-t-il dit, une  «cinquième colonne» islamique présente sur notre territoire qui se prépare à entrer en guerre contre la France.  « C’est une troisième guerre mondiale »,  contre  la « civilisation judéo-chrétienne », «qui nous est déclarée, il faut en être conscient »,  via « des réseaux infiltrés dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins ». Et  M.  Estrosi d’ajouter encore : «quand on a dit tous les jours à la télévision pendant la chasse aux frères Kouachi que ce sont des Français parce qu’ils ont une carte d’identité française, et bien non… On est un Français quand on n’est pas un ennemi de la France. La carte d’identité ne fait pas un Français ! ».

     Peut-on rêver plus beau réquisitoire contre la politique…sarkozyste entre 2007 et 2012 ? Elle s’est soldée par une immigration légale record (officiellement un million d’immigrés supplémentaires en cinq ans), la fabrication à la chaîne de Français de papier via le droit du sol, le maintien du regroupement familial;  l’embrigadement  de la France pour participer à la déstabilisation de la Syrie, à la liquidation de la Libye, qui ont été la cause d’une extension du terrorisme islamiste et d’une explosion de l’immigration clandestine.

     Pareillement, nous avons entendu ces dernières heures le député UMP des Français de l’étranger Thierry Mariani ou encore son collègue des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, dire que la politique menée par Christiane Taubira sur le plan pénal  «menace la République ». Ils font allusion à la baisse de 3%  sur un an, du nombre de détenus présents dans les prisons françaises avec 66 761 détenus observés au 1er avril 2015 contre 68 859 l’année précédente à la même période.

     Dans ce contexte, il est juste de dire que  cambriolages et violences sont  en  hausse depuis trois ans, mais il convient de rappeler, comme nous l‘avons déjà fait,  l’incapacité qui fut aussi celle de l’UMP à  enrayer vraiment une délinquance qui a continué de progresser entre 2002 et 2012. D’autant que le laxisme reproché (justement) à  la réforme pénale de Mme Taubira était déjà contenu en germe dans la loi sur les peines planchers du précédent gouvernement Fillon  qui peuvent être assorties en tout ou partie du sursis. Une loi sans effet puisque le texte comporte une dérogation de «circonstances exceptionnelles» systématiquement appliquée par les juridictions. De même, c’est Nicolas Sarkozy qui a supprimé la loi –trop rarement appliquée- permettant d’expulser un criminel étranger du territoire national une fois sa peine exécutée, appelée bien improprement selon la terminologie gauchiste « double peine ».

     Dans le passé déjà, note Bruno Gollnisch,  la droite n’a pas hésité à muscler son discours pour tenter de  faire reculer  le « danger FN ». Le cas d’espèce étant la Plateforme de gouvernement  RPR-UDF , à l’occasion des législatives de 1986, dont 80% des mesures étaient semblables à celles énoncées par le programme du FN.

    Dans un entretien accordé au site Atlantico, Sébastien Huygue, porte-parole de l’UMP, justifie ce durcissement actuel de l’UMP comme relevant d’une nécessité de survie pour son parti : « il n’y a pas de thème à abandonner au Front National : la souveraineté, la fierté d’être Français, nos valeurs, ne doivent pas être des thématiques abandonnées à l’extrême droite. Nous devons nous emparer de tous les sujets, y compris de ceux qui sont sensibles. L’assimilation, la laïcité, nos frontières, notre identité sont des thèmes qui nous préoccupent (…) ».

     M. Huygue a cependant confirmé que le  débat sur l’identité nationale, initié sur les conseils de Patrick Buisson,  mais décrit finalement  comme une erreur par  Nicolas Sarkozy, serait vidé de sa substance à l’avenir. Il sera remplacé par la simple exaltation, plus consensuelle, des valeurs de la  république: «le débat sur notre identité (sera abordé)  à partir de la culture plutôt que par le biais de l’immigration».

    Ce qui est en effet une obligation pour les dirigeants du premier cercle de  l’UMP qui  ne remettent pas en cause l’idéologie du métissage laïque et obligatoire,  la poursuite des flux migratoires, ce qui reviendrait dans le cas contraire  à se mettre à dos le Medef et à s’émanciper de la doxa mondialiste et des entités supranationales dont Nicolas Sarkozy est un des fourriers. Alors espérons que les Français  préféreront vraiment des nationaux originaux aux (mauvais) copieurs.

    http://gollnisch.com/2015/04/27/copieurs-menteurs/

  • Aurélie Châtelain méritait plus qu’une brève entre deux informations secondaires

    Son sacrifice a permis, grâce aux blessures infligées à son agresseur, de sauver des dizaines de catholiques assistant quelques heures plus tard à la messe dominicale dans une, voire deux églises de Villejuif !

    Les obsèques d’une Française moyenne ayant empêché une tuerie de dizaines de personnes sont moins cotées que celles de journalistes ayant péché leurs infos (voire pêché pour des infos) des dizaines d’années pour un hebdo ou sur le petit écran…

    Le 29 avril, La Voix du Nord titrait : « Obsèques d’Aurélie Châtelain : Caudry sera de nouveau unie ce mercredi. » Oui : Caudry, pas la France ! Même si ce n’est qu’une hypothèse que rien (aucune caméra de surveillance sur les lieux du drame), ni personne (et surtout pas son – présumé ! – meurtrier, l’Algérien Sid Ahmed Ghlam, certainement honteux qu’une jeune femme l’ait empêché de mener à bien sa « mission » !) ne pourra confirmer : la malheureuse Aurélie Châtelain s’est vraisemblablement défendue face à son agresseur qui lui a peut-être même crié « Allahou akbar » ? Sinon, comment admettre sérieusement que celui-ci se soit « accidentellement » blessé grièvement lui-même de deux balles ?

    Aurélie ne s’est donc pas laissée faire ? C’est notre conviction. Malheureusement, elle en est morte. Mais son sacrifice a permis, grâce aux blessures infligées à son agresseur, de sauver des dizaines de catholiques assistant quelques heures plus tard à la messe dominicale dans une, voire deux églises de Villejuif !

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  • Jacques Bompard souhaite un meilleur contrôle des subventions aux associations

    En France, 7 % des associations reçoivent 70 % des subventions publiques alors que 80 % des associations n’en reçoivent pas. Les associations recevaient en 2012 plus de 1,8 milliards d’euros de subventions, dont une part non négligeable va à des partis de gauche et à des mouvements aidant les migrants en situation irrégulière telles SOS Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme, le Groupe d’Information de Soutien des Immigrés [GITSI]… parfois à hauteur de 95 % de leur budget, comme Ni Putes Ni Soumises. La seule association France Terre d’Asiles reçu plus de 26 millions d’euros !

    Ce financement opaque, arbitraire et parfois abusif a d’ailleurs fait l’objet d’un enquête des Contribuables Associés pointant du doigt les abus, détournements de fonds, subventions excessives. Quelques exemples :
    - Julien Dray est accusé d’avoir détourné 351 027 euros dans un scandale impliquant SOS Racisme et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) créée par les étudiants de SOS Racisme (accusé en 2009)
    - Harlem Désir, lui, aurait détourné 202 560 francs soit 30 880 euros lors d’un emploi fictif chez l’Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants (Arfem) alors qu’il dirigeait SOS Racisme (accusé en 2012)
    - Sihem Habchi, présidente de Ni Putes Ni Soumises, est accusée de de détournements de fonds : « 20 000 euros pour refaire le site de l’association », des factures de 3 000 euros de taxis par mois (accusée en 2011)

    C’est pour éviter de tels abus que le député Jacques Bompard a rédigé une proposition de loi visant à contrôler le financement public du monde associatif sur trois aspects :
    • Un volet économique : que les associations profitent vraiment à la France et aux Français. Des associations soutenues à plus de 95 % par l’Etat démontrent par la faiblesse de leurs dons privés le peu d’intérêt que les français y portent et en retirent.
    • Un volet identitaire : les subventions allouées doivent être au service des citoyens français et non pas, par exemple, à celui de l’immigration clandestine (Jean-Paul Gourévitch estime que 220 millions d’euros par an sont alloués aux associations d’aide aux immigrés)
    • Le député souhaite enfin que les associations qui se portent partie civile de manière abusive soient sanctionnées.

    http://fr.novopress.info/

  • Aucun mécanisme n'incite les hauts fonctionnaires à placer la dépense publique sous contrôle

    Agnès Saal, la présidente de l'INA aux 40 000€ de note de taxi, a démissionné. Mais on ne nous dit pas tout. Eric Verhaeghe, président de l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) entre 2004 et 2009, nous brosse son portrait :

    "Agnès Saal appartient à cette classe de petits marquis de gauche qui ont fait ou font carrière en se politisant et en rendant des services aux élus dans le sillage de qui ils s'inscrivent. Cette technique leur permet de rebondir d'élection en élection, jusqu'à imaginer que la machinerie publique dont ils sont les dirigeants se résument à un jeu d'obstacles déconnecté de l'intérêt général, jusqu'à être persuadés que la machine est à leur service et non l'inverse.

    Il existe une rhétorique amusante, consubstantielle à l'étiquette de cette Cour. Il est de bon ton d'y dénoncer les petits patrons poujadistes mais de courber l'échine devant les grands du CAC 40 qui pourraient un jour vous recruter. Il est de bon ton d'y fustiger RMC (qu'on écoute dans le taxi, occupation essentielle quand le chauffeur est en vacances) et de n'écouter que Patrick Cohen qui dit si bien tout haut ce que les gens bien se répètent chaque soir dans les salons. Il est obligatoire d'avoir en horreur le Front National qui est poujadiste et populiste mais de ne jamais franchir le périphérique ou alors seulement avec une moue de dégoût et en prenant soin de bien appeler tous ses copains pour leur annoncer triomphalement qu'on l'a fait. Il est tout aussi obligatoire de défendre becs et ongles la laïcité et l'école publique, mais d'inscrire ses enfants dans une école privée quand on n'a pas réussi à se trouver un appartement pas trop cher dans l'hypercentre parisien. Il faut proscrire le racisme et l'antisémitisme bien sûr, vomir tous ceux qui veulent défendre l'identité nationale, mais on interdit à ses enfants d'aller dans les quartiers difficiles, de prendre le métro après 20 heures, et on conseille à sa fille de changer de trottoir quand un groupe de jeunes immigrés arrive. Et, bien entendu, il faut dénoncer tous ces salauds de droite qui se remplissent les poches sur le dos de pauvres travailleurs opprimés, mais ne surtout pas se gêner pour faire payer le taxi de son enfant par le contribuable.

    Longtemps à l'abri des regards, ces petits travers posent de plus en plus problème à l'opinion publique. En phase de disette budgétaire, plus personne ne peut admettre qu'un haut fonctionnaire bénéficie d'une voiture de fonction, d'un chauffeur à demeure, et qu'il se prélasse malgré tout dans des taxis pour une somme équivalent à 4.000 euros par mois. Surtout s'il a accédé à son poste de direction en surfant sur les différents ministres socialistes qui l'ont promu au nom du redressement dans la justice et de la lutte contre la finance.

    Agnès Saal a quitté son poste, et son geste est présenté comme une démission. Il faut bien entendu expliquer au public qu'Agnès Saal ne tardera pas à retrouver un poste de fonctionnaire où elle sera payée entre 6.000 et 10.000 euros nets chaque mois, pour une charge de travail très incertaine. On aimerait être plus précis sur les chiffres, mais la haute fonction publique, qui est très exigeante sur la transparence des rémunérations dans le secteur privé, maintient un black-out complet sur les rémunérations publiques.

    Cette impunité est l'une des explications majeures du déficit public qui étouffe la croissance en France. Il n'existe aujourd'hui aucun mécanisme qui incite les hauts fonctionnaires à placer la dépense publique sous contrôle. Les nominations et les carrières se font selon des critères très politiques (ou amicaux) qui excluent totalement les aspects financiers. L'attitude d'Agnès Saal en est la meilleure preuve (...)"

    Philippe Carhon