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France et politique française - Page 3892

  • Le droit d’asile : une organisation légale de l’immigration illégale

     Où en est-on de la réforme législative sur le droit d’asile ?

    Le 16 décembre 2014, les députés ont approuvé en première lecture un projet de loi de réforme du droit d’asile dont le système est à bout de souffle : délais trop longs pour statuer sur les dossiers (un an et demi en moyenne), saturation des dispositifs d’hébergement, coût exponentiel des aides aux requérants en attente de jugement.

    Comme l’a dit Eric Ciotti, ce système est en réalité une machine légale à régulariser les clandestins. C’est une organisation légale de l’immigration illégale… Quant à « Manuel Valls, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, [il] avait reconnu que “ le droit d’asile est dévoyé et détourné ” par des migrants économiques venus chercher du travail ».

    Le gouvernement a entendu réformer en profondeur le droit de l’asile selon deux axes :réguler le droit d’asile et écarter les demandes infondées. En réalité, en commission des lois, la majorité socialiste, grâce à l’adoption de 140 amendements, n’a visé qu’à augmenter les droits de ces demandeurs.

    Ainsi l’inquiétude que l’on pouvait ressentir face à une telle démarche de la part d’un gouvernement déterminé à promouvoir le « Grand Remplacement » des Français de souche se révèle justifiée. Contrairement aux objectifs affichés par le gouvernement et du fait de ses concessions idéologiques à sa majorité, le projet de loi renforce les droits et les garanties accordées aux demandeurs d’asile. Il allonge les délais bien au-delà de celui fixé par le président de la République et qui apparaît hors d’atteinte. C’est la logique constante des projets sur l’immigration : on affiche de bonnes intentions et une grande fermeté devant l’opinion et on cède devant le lobby immigrationniste.

    Le caractère de gravité de la question du droit d’asile en France doit nous conduire à manifester la plus grande attention à la suite des débats, notamment devant le Sénat. C’est ce que ne manquera pas de faire Polémia dans les semaines qui viennent.

    Où en est-on de la réforme législative sur le droit d’asile ?

    En septembre 2014, Polémia a publié un article (*) sur le projet du gouvernement de réforme du droit d’asile. Nous en présentions les grandes lignes et faisions part de l’inquiétude que l’on pouvait ressentir face à une telle démarche de la part d’un gouvernement déterminé à promouvoir le « Grand Remplacement » des Français de souche.

    Les députés ont approuvé, en première lecture et à une très large majorité, ce projet de réforme du droit d’asile le 16 décembre 2014. Les sénateurs sont appelés prochainement à être saisis de ce texte.

    Au cours de la discussion du projet de loi devant les députés, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a rappelé que celui-ci transposait deux directives européennesUne fois de plus les pouvoirs publics se soumettent aux diktats de Bruxelles sur une question particulièrement sensible. En effet, il est notoire, comme Polémia le soulignait dans son précédent article, que le système est à bout de souffle : délais trop longs pour statuer sur les dossiers (un an et demi en moyenne), saturation des dispositifs d’hébergement, coût exponentiel des aides aux requérants en attente de jugement. Manuel Valls, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, avait reconnu que « le droit d’asile est dévoyé et détourné » par des migrants économiques venus chercher du travail.

    Au-delà du pathos gauchiste habituel, le gouvernement entend réformer en profondeur le droit d’asile selon deux axes : améliorer la protection des personnes demandant une protection internationale et l’application du droit d’asile ; permettre plus facilement au dispositif d’écarter rapidement les demandes d’asile infondées, tout en renforçant l’équité et la transparence des procédures.

    La réforme du droit d’asile devait être couplée avec une réforme du droit des étrangers qui a été repoussée au printemps 2015.

    La présentation par les médias.

    Le délai de traitement des dossiers doit être ramené de deux ans à neuf mois en 2017 grâce à une simplification des procédures et un renforcement des moyens de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

    Ce délai pourrait même être raccourci à trois mois pour certains cas (si l’étranger vient d’un pays sûr, s’il a menti ou proposé un dossier vide). A ce titre, les préfectures pourront par exemple avoir un rôle d’aiguillage dans la procédure de demande d’asile et juger un dossier irrecevable avant même que le demandeur n’ait rencontré l’Ofpra.

    Les moyens de l’Ofpra sont renforcés par ce texte : il obtiendra cinquante agents de plus et son indépendance est consacrée.

    Un autre objectif du texte est l’amélioration des conditions d’accueil. Malgré l’ouverture de nouvelles places en centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), passées de 5.200 places en 2001 à près de 25.000 en 2014, les infrastructures demeurent insuffisantes. Aujourd’hui, un tiers des demandeurs se retrouvent logés dans des structures d’hébergement d’urgence et un autre tiers doit se loger par ses propres moyens.

    Le projet de loi prévoit donc la création de nouvelles places, 4.000 supplémentaires dès 2015, et 5.000 ensuite.

    Enfin, pour répondre au déséquilibre géographique des dossiers (plus de 50% sont déposés en Ile-de-France et en Rhône-Alpes où l’hébergement est saturé), le projet de loi prévoit la possibilité de répartir les demandeurs sur l’ensemble du territoire et de supprimer les allocations aux étrangers qui refuseraient de se rendre dans un lieu donné. Cet hébergement sera désormais directif et réparti sur tout le territoire.

    Finalement, cette réforme devrait se faire à coût constant, les investissements réalisés à l’Ofpra et dans l’offre d’accueil étant compensés par les économies réalisées dans les traitements des dossiers. En effet, plus ils sont traités vite, moins cela coûte cher. Le système français du droit d’asile devrait donc coûter en principe autant après qu’avant la réforme : environ 600 millions d’euros par an.

    Ce que les médias n’ont pas fait ressortir.

    Les garanties des demandeurs d’asile sont renforcées à tous les stades de la procédure :

    -enregistrement plus rapide des demandes d’asile ;

    -présence d’un conseil lors de l’entretien avec un officier de protection ;

    -présence obligatoire d’un interprète ;

    -meilleure prise en compte des vulnérabilités.

    Le texte généralise également l’effet suspensif des recours contre les décisions refusant l’asile.

    Les procédures contentieuses sont également revues, notamment par la création d’une procédure de recours suspensif, procédure accélérée devant un juge unique de la CNDA en cinq semaines. Le délai de jugement en procédure normale imparti à la CNDA, qui voit réaffirmé son rôle de juge de l’asile, est fixé à cinq mois.

    Le dispositif d’hébergement fera l’objet d’une montée en charge progressive pour généraliser le modèle du centre d’accueil de demandeurs d’asile ; les allocations perçues seront unifiées et tiendront compte de la composition familiale.

    Le projet de loi tend enfin à mieux définir et à renforcer les droits du bénéficiaire de la protection en matière d’accès aux droits, de réunification familiale et de documents de voyage, « éléments essentiels de l’intégration à la société française ».

    Ainsi, la discrétion des médias sur les « garanties », en fait sur les avantages et les facilités accordés aux demandeurs d’asile, fait ressortir le grand écart entre les objectifs du projet de loi : le gouvernement a souhaité réguler le droit d’asile et écarter les demandes infondées ; la majorité socialiste a voulu augmenter les droits de ces demandeurs.

    Les commentaires des associations.

    Si les associations reconnaissent que ce texte va dans leur sens, elles manifestent leur inquiétude sur un certain nombre de points.

    En particulier le montant inchangé de 600 millions d’euros suscite leurs réticences comme l’indique le directeur général de France Terre d’Asile :

    « Pour accueillir dignement, il faut des moyens. Et ils n’y sont pas. En réalité, le budget baisse sur l’hébergement, la mise à l’abri et l’accompagnement. Je ne doute pas que le gouvernement et le ministre de l’Intérieur aient des principes, mais faire de la politique, c’est à la fois avoir des principes et donner des moyens pour mettre en œuvre ces principes, et il manque une large partie de ce deuxième volet. »

    Comme d’habitude, les immigrationnistes ne lésinent pas en matière d’argent public lorsqu’il s’agit de financer le « Grand Remplacement ».

    Les critiques de l’opposition.

    Des critiques très vives à l’égard du projet de loi ont été prononcées par Eric Ciotti, député UMP et président du Conseil général des Alpes-maritimes, à la tribune de l’Assemblée nationale le 9 décembre 2014 lors de l’examen par celle-ci de ce projet.

    Eric Ciotti a rappelé plusieurs vérités :

    -le système du droit d’asile français est à la dérive ;

    -il est l’un des plus généreux d’Europe et est trop attractif ;

    -il est détourné de manière abusive par des filières organisées qui font déferler des demandes d’asile opportunistes qui cachent en réalité une immigration économique. Ces demandes non fondées ont explosé depuis trois ans ;

    -80% environ des demandeurs d’asile n’obtiennent pas le statut de réfugiés, que ce soit devant l’Ofpra ou l’instance d’appel qui est la CNDA. Or, parmi ces 80% de déboutés, seuls 5% seront reconduits vers leur pays d’origine ; les raisons en sont un allongement de la durée d’examen de la demande d’asile et le manque de volonté politique ;

    -les circuits sont complètement engorgés : 30.000 demandes sont en attente ;

    -ce système est en réalité une machine légale à régulariser les clandestins. C’est une organisation légale de l’immigration illégale.

    Aux dérives du droit d’asile s’ajoutent les décisions incompréhensibles du Conseil d’Etat qui a exclu récemment le Kosovo, plateforme des filières criminelles, des pays d’origine sûrs, ce qui contribuera à augmenter les flux de demandeurs d’asile dès 2015.

    A la tribune, Eric Ciotti l’a déclaré à Bernard Cazeneuve : malgré quelques avancées comme l’élargissement des critères de placement en procédure accélérée, le projet de loi ne prend pas la mesure de la gravité de la situation et ne répond pas à ses propres objectifs. La première des raisons provient des 140 amendements adoptés en commission des lois par la majorité socialiste dont le rapporteur est Sandrine Mazetier, grâce à la faiblesse ou la complicité du ministre de l’Intérieur. Ces amendements ne pourront qu’aggraver mécaniquement la situation.

    Le recours suspensif devant la CNDA est appelé à être généralisé.

    Le projet de loi introduit l’obligation de faire assister le demandeur par un interprète. A titre d’exemple il existe en France 2 interprètes de dialectes érythréens.

    Les délais, malgré les objectifs affirmés par le gouvernement, seront allongés, ce qui constituera un effet d’aubaine.

    Le caractère protecteur des droits des demandeurs, déjà très marqué puisqu’il permet à de nombreuses familles de se maintenir sur le territoire français pendant 5 ans grâce à l’utilisation de tous les moyens juridiques de recours, sera renforcé par le projet de loi. A ce stade de son intervention l’orateur a décrit avec conviction la logique du système qui confine à l’absurde.

    Eric Ciotti a mis en cause la réelle volonté du gouvernement en soulignant qu’à aucun moment de son intervention le ministre de l’Intérieur n’a prononcé le mot « éloignement ».

    En définitive.

    Contrairement aux objectifs affichés par le gouvernement et du fait de ses concessions idéologiques à sa majorité, le projet de loi renforce les droits des demandeurs d’asile. Il allongera les délais bien au-delà de celui des six mois fixé par le président de la République et qui apparaît hors d’atteinte.

    Le caractère de gravité de la question du droit d’asile en France doit nous conduire à manifester la plus grande attention à la suite des débats, notamment devant le Sénat. C’est ce que ne manquera pas de faire Polémia dans les semaines qui viennent.

    André PosokhowConsultant pour Polémia, 19/03/2015

    Note de la rédaction :

    (*) Réforme du droit d’asile : une accélération du “Grand Remplacement” ?

    http://www.polemia.com/le-droit-dasile-une-organisation-legale-de-limmigration-illegale/

  • Premier…quand même !

    Une coalition des partis de droite et du Centre qui fait un score un peu meilleur qu’annoncé par des sondages réalisés à l’échelle nationale, mais peu fiables quand il s’agit d’élections locales; un FN qui confirme son enracinement, second derrière l’attelage UMP-UDI-divers droite, mais qui reste le premier parti de France ;  une raclée  historique pour le PS,  un Front de Gauche embourbé, des écolos  dissous et éparpillés;  une abstention qui reste élevée mais un peu moins  forte que prévue…Tels sont  les enseignements  de ce premier tour des élections cantonales. Les  violentes diatribes d’un  Manuel Valls tremblant de haine, qui s’était fortement impliqué dans cette campagne, n’ont pas permis au PS de rebondir, ni  de faire reculer dans  les  urnes l’opposition nationale, populaire et sociale.  Tous les bastions départementaux  de la gauche sont tombés, sont menacés ou fortement ébranlés. Symboliquement, le Parti socialiste pourrait perdre la présidence du Conseil  général de l’Essonne,  département  où M. Valls fut maire de la ville d’Evry , ainsi que  la  Corrèze, dont la ville de Tulle fut le  fief de François Hollande. Autre terre historique de la gauche, le  département du  Nord, qui compte le plus grand nombre de cantons (41), est  déjà perdu.  Les binômes PS-PC ont été  éliminés de 23 cantons dès le premier tour, le FN  se maintient dans 38  d’entre eux. Dans le tout aussi emblématique  Pas-de-Calais,  le FN  arrive en tête dans 22 cantons sur 39 et s’impose comme la première force politique du département en voix.

     Ce qui fait tomber l’argument sarkozyste,  la piètre  formule FNPS, réactualisation d’une vieille  antienne rabâchée à  droite,  sur un le  FN qui ferait gagner la gauche…En réalité, là où le FN est fort, le PS disparaît! La gauche sera d’ores et déjà absente dans 500 cantons au second tour mais dés hier soir, Manuel  Valls a appelé au front républicain  contre l’opposition patriotique, consigne relayée par les centristes de l’UDI alliés de l’UMP invitant à voter  pour la  gauche  partout ou le FN est en situation de l’emporter.

     Nicolas Sarkozy a   rappelé hier  les consignes validées par le bureau politique de son parti: ni vote FN, ni vote PS au second tour. Un « ni-ni »  décrit comme « une faute morale » et « une faute politique » par le Premier ministre expliquant que «quand on a à choisir entre un candidat républicain et le Front National, on n’hésite pas. La gauche, elle, n’hésite pas ».

     « Le FN continue sa progression, il faut le contenir, le combattre » a affirmé également M. Valls,  propos qui font écho à ceux de  M. Sarkozy  qui avait déclaré être « en guerre » contre les nationaux. Alain Juppé  a  déclaré  pareillement  qu’à titre personnel  il n’avait  pas varié dans sa  « priorité » qui reste de « faire barrage au FN ».

     Le président de l’UMP qui voit comme cause du relatif bon résultat de sa formation le résultat de la  droitisation-frontisation  de son discours, a  réitéré  les oukases habituels. En l’espèce « aucun accord » avec un FN avec lequel  « l’UMP n’a rien en commun ». Ses électeurs passent pourtant leur  temps à dire et répéter le contraire aux sondeurs et à leurs dirigeants… 

     Invitée ce matin de BFM-TV, Marine a constaté que  «nous (le FN, NDLR) sommes les seuls gagnants de ce premier tour.  Nous augmentons nos voix, nous nous implantons localement », précisant que  «la liberté de vote » est  laissée  aux électeurs (frontistes) en cas de troisième position du FN ».

     Le FN, affirme Bruno Gollnisch, est en  effet  fondé à se réjouir des résultats de ce dimanche dans un scrutin dont la finalité est mal définie (quid de l’avenir des départements ? De leurs compétences à terme ? ),  qui ne lui est pas favorable, qui offre une prime évidente aux notables, aux 4000  sortants des partis du Système  dans les départements.

     Cette montée en puissance du FN est une évidence.  Ainsi, au premier tour des élections cantonales de 2011 (55,68% d’abstention), le Front National  avait totalisé  15,06%  des voix et 1 379 902  suffrages. Aux élections  européennes de 2014  (57, 57% d’abstention), les listes FN avaient réalisé en moyenne un score de  24,86 % et recueilli les suffrages de  4 712 461 Français.

     Hier, lors de ce premier tour des départementales, avec une abstention toujours (beaucoup trop) élevée  mais repassant sous la barre des 50%  (49, 83%), le FN est la seule formation à gagner des suffrages. Un Front National qui  progresse très significativement   avec   5 108 066  voix   (25,19%),  en gagnant 360 000 depuis juin dernier!

     Selon le ministère de l’Intérieur,  l’alliance UMP-UDI et   assimilés obtient donc environ 29% des voix, soit dans le détail 6,51% pour les binômes UMP (1 320 854  voix), 20,94% pour les binômes UMP-UDI  (4 246 149 voix), 1,30% pour les binômes UDI… Les divers-droite  obtiendraient environ  6,7% des suffrages.

     Jean-Luc Mélenchon, a relevé, très justement d’ailleurs, la tentative du PS  de s’arroger des candidats Front de Gauche, EELV, divers gauche et dissidents PS, afin d’annoncer un score plus important mais qui est   en réalité « bidon ». Dans les faits, le PS et ses formations alliés ne totalisent qu’environ 21,5% des suffrages, (binômes du Parti Socialiste,  2 703 751 voix,   13,34% +  les binômes Union de la Gauche, 1 661 516 voix,  8,20%). Le Front de Gauche obtient environ  6% des voix (binômes du Front de Gauche,  4,73% +  binômes du Parti de Gauche, 0,06% + binômes du Parti communiste, 1,30%),  les divers gauche 6,7%,  Europe Ecologie-Les Verts 2,03%…

     C’est aussi un enseignement de la réussite municipale du Front National, pointé par Marine,  «dans les villes FN, les scores (de ce premier tour des départementales, NDLR) sont tout à fait spectaculaires. Ca veut dire que le FN, l’essayer c’est l’adopter. Les habitants expriment leur satisfaction. »

     Plus largement,  le FN arrive en tête dans 43 départements sur 98 (contre  41 pour l’alliance UMP-UDI), dont les Côtes d’Armor ( !), et  en seconde position dans trente-trois d’entre eux.  Un Front National en tête  dans 326 cantons, notamment dans tous ceux de l’Oise et des Bouches-du-Rhône,  qui l’a emporté  dès le premier tour dans ceux  d’Eurville-Bienville (Haute-Marne), du Pontet (Vaucluse), de  Fréjus (Var) et  Vic-sur-Aisne (Aisne)…

     Bref, comme Bruno Gollnisch l’avait anticipé, le FN, premier parti de France,  sera bien l’arbitre de ce second tour –nous y reviendrons demain. Alors oui, quand même !, nos compatriotes se réveillent, échappent toujours plus nombreux à l’idéologie dominante, poursuivent  leur travail  de libération nationale. Une dynamique qui  pourrait encore être renforcée, amplifiée, pour peu que les déçus de l’UMPS, les écœurés de cet Etablissement qui détruit la France, se décident à abandonner la grève du vote pour le bulletin FN.  La prochaine étape?

    http://gollnisch.com/2015/03/23/premierquand-meme/

  • Il n'y a eu aucun effet Sarkozy

    ...malgré ce qu'ont raconté toutes les chaînes de télévision hier soir. C'est l'avis de Thomas Guénolé du Point :

    "L'UMP, l'UDI et le MoDem ont fait à peu près le même score qu'aux européennes. La seule différence est que, cette fois, les voix ont été additionnées pour cause d'unité des candidatures de la droite et du centre. Donc, le score global étant le même entre les européennes sous Copé et les départementales sous Sarkozy, la conclusion logique est qu'il n'y a pas eu d'effet Sarkozy. Plus largement, le PS et le FN ont également fait à peu près le même score qu'aux européennes, grosso modo. C'est logique, puisqu'on retrouve le même ordre de grandeur de participation et la même priorité à la "marque" du parti comme motivation du vote."

    C'est à se demander pour quelles raisons les journalistes de télévision se sont engoufrés dans cette analyse d'autant plus que, pour certains analystes, ce serait plutôt Alain Juppé qui sortirait renforcé au moins au stade du premier tour:

    "Nicolas Sarkozy est obligé d’admettre que la « ligne Juppé », celle  d’une large alliance allant de l’UMP jusqu’au MoDem en passant par l’UDI, est  celle qui a permis à l’UMP et à ses alliés d’arriver en tête dans nombre de  départements. D’ailleurs Alain Juppé ne s’est pas privé de le lui rappeler lors  de son intervention en direct de sa mairie de Bordeaux. Je ne dirais  pas que le président de l’UMP a été désavoué mais, plus précisément, qu’Alain  Juppé ne l’a pas été (...)

    C’est plutôt la « ligne Juppé » qui semble avoir été confirmée et surtout avoir  montré son efficience. Mais cela peut, effectivement, se retourner en faveur de  Nicolas Sarkozy ne serait-ce que parce que si la stratégie d’Alain Juppé permet  de « virer en tête » dans la dernière ligne droite pour le second tour en se  mettant à l’abri, de par une dispersion des voix trop importante dès le premier  tour, de toute élimination directe pour ne pas avoir atteint le seuil fatidique  de 12,5% des inscrits, elle prive d’oxygène toute coalition pour le  second tour puisqu’il n’y a plus de réserves possibles dans d’autres formations  politiques non-agrégées dès le premier tour."

    Philippe Carhon  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Premier parti de France ou pas ?

    Les commentateurs sur les chaînes de télévision ont passé leur soirée à insister sur le fait que le FN n’était plus le premier parti de France [tiens, il l’était donc avant ?]. 
    FN
    On peut d’ailleurs décerner une mention spéciale à Appoline de Malherbe et Ruth Elkrief de BFM TV qui ont passée leur soirée à nuancer les propos de leurs collègues qui mettaient en avant les bons résulstats du FN.

    Mauvais souvenirs d’interviews avec Marine Le Pen peut-être …

    Pour vous faire votre propre opinion, je vous invite à consulter les résultats officiels publiés sur le site du ministère de l’intérieur des élections départementales 2015 et des

    élections européennes de 2014.

    Vous constaterez ceci :

    Image1Et on se rend compte, qu’au final, le FN qui est en tête dans 43 départements, améliore légèrement (+ 238 000 voix) son score des européennes où le scrutin proportionnel avait, selon les commentateurs de l’époque, favorisé ce bon score.

    Mais puisqu’on vous dit que le FN n’est pas le premier parti de France !

    Philippe Carhon  dans Le Salon Beige

  • Le sursaut ? Non, le sursis

    L’addition de toutes les voix de la droite qui se dit républicaine et de la droite qui se veut nationale leur donne 62 % des suffrages contre 38 % à la gauche.

    Les soirs d’élections, il y a ce que l’on attendait. Ce que l’on craignait. Ce que l’on espérait. Vient l’heure des résultats. Ce qui est. On ne pouvait que se demander, avant l’heure fatidique où il est licite d’aller au-delà de l’énoncé des chiffres de la participation, ce que signifiait la progression non prévue, de plus de six points, du nombre des votants par rapport aux précédentes cantonales, celles de 2011, qui ne concernaient que la moitié des circonscriptions. Éternelle incertitude des pronostics, opacité des isoloirs, mystère des urnes. L’engagement, en première ligne, d’un Premier ministre aux trémolos de Pythie agitée par ses propres oracles, sa dramatisation des périls et des enjeux allaient-ils convaincre les électeurs socialistes déçus par le socialisme tel que le parle François Hollande de rentrer au bercail et d’épargner au PS la défaite annoncée ? La réponse est venue, elle est claire. La nationalisation du scrutin – je veux dire le caractère national que prennent deux mille élections locales qui se déroulent le même jour – et l’emballement des derniers jours d’une campagne qui, jusqu’alors, n’avait rencontré que l’indifférence ont entraîné une mobilisation plus forte des électeurs sans rien changer d’essentiel à leurs choix. Manuel Valls n’a été entendu que pour être mieux désavoué. Là où il appelait au sursaut, il n’a obtenu qu’un sursis.

    Lire la suite 

  • [Tribune] La France a créé plus de 50 taxes depuis 2010

    Sur la même période, seulement seize taxes ont été supprimées, pour quelques millions d'euros seulement. 
    L'imagination du fisc est sans limite. La France a ainsi créé 44 taxes nouvelles entre 2010 et 2014, soit près de 9 par an en moyenne, selon l'Observatoire des politiques budgétaires et fiscales 2015 du cabinet EY. La palme revient à l'année 2012, avec 15 taxes créées, mais le rythme est resté très élevé en 2013 (12), avant de connaître une accalmie en 2014 (3). Dans ce domaine, la France est championne: aucun de ses voisins européens n'a lancé plus de 3 taxes sur la période. 
     
    Et ce n'est pas fini, puisque 7 taxes vont voir le jour cette année, comme la taxe annuelle sur les parkings en Ile-de-France. Soit un total de 51 nouveaux prélèvements en six ans ! Avec les augmentations de taxes existantes, il est donc cohérent que la France se situe en 2013 à la deuxième place de l'OCDE, derrière le Danemark, pour le niveau de pression fiscale. Son taux de prélèvements obligatoires s'élevait ainsi alors à 45% du PIB, soit un bond de 2,1 points par rapport à 2011. Parallèlement, 9 taxes seulement ont été supprimées en cinq ans. Et à peine 7 disparaîtront cette année, pour quelques millions, alors que l'exécutif avait promis un vrai toilettage des petites taxes à faible rendement. 
    Instabilité fiscale 
    La France se distingue aussi par une autre manie nocive: son instabilité fiscale qui effraie les chefs d'entreprise. «C'est une réalité sur une longue période, mais on constate une accélération très nette sur les dernières années», souligne Charles Ménard, avocat associé chez EY. Ainsi, entre 30 et 35 mesures fiscales ont concerné les entreprises entre 2011 et 2013, et 28 en 2014. Là encore, c'est beaucoup plus que nos voisins. Au total, 105 mesures ont été adoptées, à travers 182 articles de lois fiscales pour 2014. Seule la Grande-Bretagne est plus productive. 
    Autre signal fâcheux, la France est l'un des 3 seuls pays au monde, avec l'Inde et Israël, à avoir relevé son taux maximal d'impôt sur les sociétés (IS) en 2014, à 38%. À travers le pacte de responsabilité, qui démarre cette année, l'exécutif s'est toutefois engagé à réduire le taux d'IS à 32% en 2017 et à supprimer la C3S d'ici à la fin du mandat. Mais la baisse du coût du travail sera atténuée par les créations ou hausses de taxes (sur les surfaces commerciales, par exemple), ou le fait d'en rendre d'autres non déductibles de l'IS.
     

  • Le FN rate la première place mais revendique «un vote massif»

    « un vote massif »

    Malgré un score plus bas qu’attendu, le Front national tient à souligner sa progression. Marine Le Pen demande la démission du premier ministre.

    Attendu par les sondages à la pôle position, le Front national doit se contenter, dimanche soir, de la seconde place. À l’issue du premier tour des élections départementales, le parti de Marine Le Pen est arrivé derrière l’UMP. Un score qui semble toutefois satisfaire la présidente du Front national.

    Depuis le siège du parti, à Nanterre (Hauts-de-Seine), elle s’est félicitée d’un « vote massif ». « Sans implantation locale, avec un seul sortant sur 4000 élus départementaux, le Front national réussit l’exploit de dépasser largement dans une élection locale son score des élections européennes (26%, ndlr) », a lancé l’eurodéputée. Pour celle-ci, « ce vote massif, qui s’enracine, montre que les Français veulent retrouver leur liberté ». « Je suis toujours restée prudente sur les sondages. Les élections locales sont liées à l’implantation. Et nous avons un déficit d’implantation », a-t-elle insisté, interrogée par Le Monde.

    « Désaveu cinglant pour le premier ministre »

    Plus que sa propre déception de ne pas décrocher la première place du podium, Marine Le Pen s’est attachée à railler un « désaveu cinglant pour le premier ministre » qui, a-t-elle dit, « a cru pouvoir prendre la tête d’une campagne contre le peuple, une campagne ordurière et violente en stigmatisant des millions d’électeurs français ». Pendant la campagne, Manuel Valls avait revendiqué « la stigmatisation » de la présidente du Front national. « L’unanimité des attaques a été scandaleuse et bien le résultat de ce soir est la plus belle des réponses que le peuple pouvait faire au système », a poursuivi Marine Le Pen. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    Mise à jour des résultats

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-FN-rate-la-premiere-place-mais

  • La France tripartite

    Tous les résultats sont sur le site du ministère de l'Intérieur.

    A l'issu du 1er tour, on compte 220 élus de droite (soit 110 binômes) 56 de gauche, 8 Front national et 6 divers. L'abstention, toujours grande gagnante, s'élève à 49,82%, selon le ministère.

    Le second tour devrait donner lieu à 1536 duels, 314 triangulaires et même une quadrangulaire, en Haute-Vienne. Le FN sera présent dans 772 duels, 297 triangulaires et l'unique quadrangulaire, soit dans plus de la moitié des cantons au total. Sous réserve qu'il y ait des désistements cette semaine. Les binômes ont jusqu'à demain soir pour se retirer. Le FN est arrivé en têtedans 43 départements sur le 98 concernés. Le parti a obtenu ses meilleurs scores dans le Var (38,90%), l'Aisne (38,76%), le Vaucluse (37,40%), le Gard (35,54%), la Haute-Marne (35,13%) et l'Oise (35,11%).

    La quadrangulaire est celle du canton d'Ambazac (Haute-Vienne), où le PS est arrivé en tête (26,93%), juste devant le FN, le PCF et l'UMP-UDI (respectivement 25,32%, 24,36% et 23,39%).

    Jusqu'à cette élection départementale, le PS comptait 1 439 conseillers généraux. Au soir du premier tour, plusieurs centaines sont déjà éliminés. Selon le secrétaire d'État en charge des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, le PS devrait être absent du second tour dans 500 cantons. Après des municipales calamiteuses, cela reste un nouveau coup dur pour le PS, notamment sur le plan financier puisque certains de ces élus reversent au PS une partie de leurs indemnités. 

    Du côté de l'UMP, selon les hypothèses les plus optimistes, l'UMP-UDI serait en mesure de gagner une trentaine de départements et deviendrait majoritaire dans plus de 70 conseils départementaux. Pour Nicolas Sarkozy qui jouait la crédibilité de son retour à la tête du parti, c'est un succès. La «droitisation» de son discours dans la dernière ligne droite - sur le voile à l'université ou les cantines scolaires - a produit ses effets. Une leçon que les gauchistes de l'UMP devraient méditer.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Valls critique littéraire (article paru dans L’Action Française 2000, 19 mars 2015)

    Valls critique n’arrive pas à oublier Valls ministre de l’Intérieur, dont le domaine s’étend désormais aux âmes et à leur direction.

    On reconnaissait à Manuel Valls bien des talents, dont celui de savoir distinguer le comique de sa contrefaçon, le « petit entrepreneur de la haine », alias Dieudonné. C’est désormais une autre de ses passions que le Premier ministre se plaît à mettre en avant : la critique littéraire, prodiguant avec enthousiasme ses conseils de lecture. Sa renommée, il la doit à sa recension du Suicide français d’Éric Zemmour, « qui trace une France repliée sur elle-même, triste, rance », concluant que l’ouvrage ne méritait pas qu’on le lise. La parution, le 7 janvier dernier, de Soumission, est une nouvelle occasion de prouver son audace : dès le lendemain, ayant vraisemblablement parcouru l’ouvrage avec frénésie, Manuel Valls voue aux gémonies le prix Goncourt 2010 : « La France, ce n’est pas Michel Houellebecq […], ce n’est pas l’intolérance, la haine, la peur ». Michel Onfray n’est pas non plus épargné par la critique assassine, juste châtiment pour ce philosophe qui n’a plus de repères : avouant préférer une idée juste à une idée fausse, fût-elle de gauche, il commet l’affront impardonnable de déconsidérer Bernard-Henri Lévy.

    Éloge du prix Nobel

    Les jugements âpres ne doivent cependant pas occulter l’autre visage de l’hôte de Matignon, qui sait se faire attendrissant. Plus loquace que Fleur Pellerin, ministre de la Culture, il confie, au sujet du nouveau prix Nobel de la littérature : « Patrick Modiano, qu’on a tous lu, depuis trente ou quarante ans […], est sans doute l’un des plus grands écrivains de ces dernières années, de ce début du XXIe siècle. C’est mérité, pour un auteur qui en plus est discret, comme sa belle littérature. » Au gré de ses sorties médiatiques, comme de la rubrique nécrologique qui révèle une plume pudique (« Serge Moscovici, un grand érudit, un homme libre nous a quittés »), Manuel Valls dessine les contours d’un prêt-à-lire. Richard Millet, auteur d’un déshonorant « pamphlet fasciste », s’en était alarmé, voyant dans l’antiracisme dont fait commerce Valls, à défaut de se préoccuper du chômage, « une terreur littéraire, c’est-à-dire un des vecteurs du Faux, et une vraie forme de racisme visant à éradiquer cette vérité qu’on appelle littérature, donc la vérité sur le monde ». Vincent Coussedière estime, quant à lui, que « nous sommes parvenus au stade ultime de la décomposition de la critique, au stade où celle-ci devient critique policière ». Valls critique n’arrive pas à oublier Valls ministre de l’Intérieur, dont le domaine s’étend désormais aux âmes et à leur direction. Admirable sollicitude.

    René Duchesne

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Valls-critique-litteraire-article

  • Départementales : quelques résultats et réactions

    D'après Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement,la gauche aurait été éliminée de 500 cantons au premier tour. Le PS devait perdre la Seine-et-Marne, où il ne serait capable de se maintenir que dans 6 à 7 cantons, alors qu'il en faut 12 pour obtenir la majorité au conseil départemental. Il y aura dans le reste des duels entre l'UMP et le FN.

    Le ministère de l'Intérieur comptabilisait 266 élus à 23h :

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    Le Front national termine en tête dans une majorité des 17 cantons du Vaucluse. Au Pontet, le Front national a fait élire ses candidats dès le premier tour avec plus de 53% des voix. Pour prétendre ravir le conseil général du Vaucluse au président socialiste Claude Haut, il lui faudra être devant au second tour dans une majorité des 17 cantons, et faire face à la concurrence de la Ligue du sud. A Bollène, les deux partis seront directement au contact pour une triangulaire (incertaine si le FN et la Ligue trouvent un accord) qui opposera le PS arrivé en tête (37,4%) devant la Ligue du sud (32,7%) et le Front national (29%).

    Se démarquant de la ligne du "ni-ni" de son allié UMP, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a appelé à "faire barrage à l'extrême droite". 

    L'Allier est l'un des deux départements encore dirigés par le Parti communiste avec le Val-de-Marne. Le PCF y réalise 7,18% des voix... et il y a 7,65% aux liste d'union de la gauche. Le Parti socialiste totalise 12,70% des voix. Les divers droites réalisent 26,10% des voix auxquels il faut aujouter 8,35% pour les listes d'union et 2,95% pour l'UMP. Le Front national est à 21,52% des voix.

    Et donc le 1er parti de France, selon le Ministère de l'Intérieur à 23h30 :

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    Le ni-ni connaît son premier raté : alors qu'une triangulaire s'annonçait sur le canton de Contes dans les Alpes-Maritimes, Michel Lottier, candidat UMP- Udi a annoncé qu'il ne se maintenait pas au second tour afin de faire battre le Front... de gauche, qui sera opposé au FN.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html