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France et politique française - Page 3912

  • Le grand bobard de la défense des « valeurs »

     

     Depuis les marches du 11 janvier, suite aux attentats terroristes qui ont touché la France, il paraît que soufflerait un grand esprit sur notre pays : celui « du 11 janvier », comme dit le président de la République. Et ce grand esprit nous inviterait à défendre « nos valeurs » menacées par les extrémistes fachos-islamistes notamment.

    On ne reviendra pas évidemment sur la manœuvre politicienne qui se cache maladroitement derrière cette mobilisation dite « républicaine ».
    L’escroquerie est plus profonde encore.

    Car nous faire croire que la promotion de ces « valeurs » ferait reculer l’islamisme procède d’une grave erreur d’analyse.

    En réalité, il n’y a plus aucun consensus sur ces « valeurs » : ni au plan mondial, ni même en Europe. Ces valeurs n’apportent donc pas la paix, au contraire : elles provoquent la dissension et la guerre partout, comme la nuée porte l’orage.

    A bas ces « valeurs » !


    D’abord ces « valeurs » ne sont pas universelles : elles sont désormais marginalisées à l’échelle du monde.

    L’oligarchie cosmopolite fait toujours référence à l’humanité ou à la planète pour faire croire qu’elle domine tout. Encore un bobard !

    En réalité, seuls les pays occidentaux – c’est-à-dire ceux soumis au diktat idéologique, culturel, économique et militaire américain – sont tenus de croire à ces prétendues « valeurs ».

    Il n’y a qu’en Occident qu’on nous oblige à croire, par exemple, que les femmes sont des hommes comme les autres, que les homosexuels doivent se marier devant Monsieur le Maire, que l’avortement est un droit, que les étrangers sont chez nous chez eux, qu’une famille peut être « monoparentale », que la religion n’est qu’une affaire privée, que la drogue doit être en vente libre, que les enfants turbulents ne doivent pas recevoir de fessée ou qu’on doit abandonner ses vieux parents à la « sédation profonde ».

    Et il faut croire « correctement » à ces valeurs : sinon gare ! Gare aux juges, aux ligues de vertu, aux procureurs médiatiques et bientôt aux « actions de groupe » !

    Mais on ne doit pas oublier pour autant que l’Occident constitue désormais une part déclinante de la population mondiale.

    En d’autres termes ces « valeurs » bizarres sont condamnées par la démographie mondiale.

    Le reste du monde ne veut pas de nos « valeurs » décadentes.

    On continue de nous faire croire, pour nous flatter, que nous serions toujours l’avant-garde du genre humain et que, bien sûr, bientôt, le monde entier adhérera à ces sympathiques « valeurs », de gré ou de (l’US AIR)force.

    Mais on nous trompe car nous ne sommes plus au XIXe siècle : les papys et les mamies occidentaux n’incarnent plus l’avenir du genre humain : ils représentent seulement désormais une impasse civilisationnelle.

    Partout dans le monde les peuples et les civilisations résistent à la prétention occidentale de leur imposer sa définition du Bien.

    Les médias de propagande nous mentent encore en mettant l’accent périodiquement sur les révoltes sporadiques que l’on nous présente comme une adhésion croissante aux valeurs occidentales : qu’il s’agisse de manifestations de dissidence politique ou culturelle en Chine, à Hong Kong ou en Iran, ou bien encore des « printemps » arabes.

    Mais ces mouvements – en admettant qu’ils ne soient pas téléguidés par ces mêmes Occidentaux – ne changent pas la réalité des rapports entre les civilisations. Ils ne restent qu’à la surface des choses.

    Le jeans ou le tchador ?

    Certains Occidentaux affirmaient dans les années 1980, pour se rassurer, que le jeans allait supplanter le tchador. Il n’en a rien été car on peut très bien porter les deux ensemble.

    Il ne faut pas confondre, en effet, la diffusion mondiale des techniques et des modes de vie occidentaux – qui caractérise la mondialisation au XXIe siècle – avec l’adhésion mondiale aux valeurs occidentales. Il s’agit d’une illusion typiquement anglo-saxonne et une idée de marchand que de croire que la vente des produits permettrait toujours de convertir les autres à ses idées. Le monde ne fonctionne heureusement pas comme cela.

    Hier les Européens ont adopté la poudre et la boussole chinoises, sans pour autant devenir mandarins. Aujourd’hui la civilisation chinoise et l’Islam (*) apportent la preuve que l’on peut très bien utiliser la technique occidentale sans pour autant adhérer à son idéologie. Et si l’Inde est la plus grande démocratie du monde par la démographie, il n’en reste pas moins que cette civilisation diffère profondément de la nôtre.

    Même les armes occidentales sont impuissantes.

    Mais il y a encore plus grave. On nous cache en effet que même les armes occidentales (les fameuses « frappes » plus ou moins « chirurgicales » dont se régalent les médias) sont désormais impuissantes à imposer la pax occidentalis de par le monde. Car elles ont été conçues pour une confrontation Est-Ouest qui ne correspond plus aux rapports de force du XXIe siècle.

    Les médias occidentaux font tous leurs efforts pour nous cacher que les échecs se multiplient : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, etc.

    Car toutes ces « opérations de maintien de la paix » ou de « lutte contre le terrorisme » débouchent sur un scénario invariable : guerres de moins en moins asymétriques à mesure que les « rebelles » ou « terroristes » contre lesquels on lutte s’arment de plus en plus efficacement et n’ont pas peur de mourir, à la différence des armées de métier des coalitions occidentales :

    • Rebelles qui vivent comme des poissons dans l’eau dans la population locale, à la différence des mercenaires occidentaux terrés dans leurs blindés ou leurs camps retranchés ;
    • Gouvernements fantoches maintenus sous perfusion par les Occidentaux et les organisations occidentales, qui s’effondrent dès le départ des troupes d’occupation.
    • Développement du chaos et des guerres civiles ensuite.
    • Situation critique des chrétiens dans ces pays après le passage des « libérateurs » occidentaux.

    Nous sommes bien loin du temps où une simple canonnière ou un régiment de la Légion étrangère ou de Highlanders suffisaient à pacifier de vastes territoires !

    Le choc des civilisations, mais en direct chez nous.

    En d’autres termes, la prétention occidentale à imposer ses lubies idéologiques se heurte de plus en plus durement à ceux qui défendent d’autres valeurs.

    Ce heurt – qui correspond parfaitement au choc des civilisations qu’évoquait Samuel Huntington – est tout à fait nouveau, puisque depuis le XVIIIe siècle l’Occident vivait dans l’habitude confortable de dominer sans partage, même si ce n’était pas sans effort. Les Occidentaux se sont ainsi habitués à un monde unipolaire – le leur – et à tenir pour quantité négligeable les autres civilisations. Fatale erreur de perspective puisqu’au XXIe siècle, précisément, ces autres civilisations redeviennent des acteurs de premier plan ! Et le djihadisme ajoute une dimension nouvelle dans la mesure où il importe le choc des civilisations sur le territoire des pays occidentaux eux-mêmes.

    C’est notamment un très dur réveil pour les Anglo-Saxons qui n’ont pas connu de guerre autre que civile sur leur sol, à la différence des Européens continentaux – et aussi une belle « ruse de l’histoire », comme aurait pu écrire Hegel, puisque l’islamisme en Occident prospère grâce à l’abolition des frontières, que l’oligarchie n’a cessé d’encourager.

    Sur ce plan, et contrairement à la doxa officielle, le djihadisme n’est pas qu’une réaction contre des caricatures parues dans des journaux danois ou français et « une attaque contre la liberté d’expression », ou bien la conséquence d’un mauvais « vivre ensemble », fruit d’une « intégration » déficiente ou de l’Internet.

    Il focalise une nouvelle étape du choc des civilisations et de la contestation grandissante de la prétention occidentale à imposer partout son idéologie : c’est-à-dire de vouloir injecter à la terre entière sa proprecorruption.

    Des « valeurs » contestées en Europe même.

    On ne saurait oublier, en outre, que les « valeurs » occidentales sont de plus en plus contestées par les Européens eux-mêmes. Pour la raison qu’elles apparaissent pour ce qu’elles sont : les symptômes d’une maladie de la civilisation, de notre civilisation en l’occurrence.

    C’est notamment ce qu’a révélé en France la loi Taubira sur le « mariage pour tous », ou bien encore la tentative d’introduction de la théorie du genre à l’école, qui ont mis brusquement en perspective les attaques permanentes conduites contre l’institution familiale par l’oligarchie : attaques que les familles d’origine immigrée supportent encore plus mal que les autres, d’ailleurs.

    L’oligarchie dépeint cette contestation sous le nom de « populisme ». On ne saurait mieux dire que cette contestation monte des profondeurs des peuples européens.

    Les « valeurs » de l’oligarchie n’ont plus rien à voir avec la République.

    Les valeurs pour lesquelles on nous somme de « résister » (cf Marianne de la semaine 8) n’ont plus rien à voir avec celles de nos pères, ni avec celle des républicains du XVIIIe. Telle est l’autre escroquerie de ceux qui invoquent la République à tout bout de champ.

    Les républicains du XVIIIe, beaucoup plus imprégnés d’histoire romaine que d’idéologie des Lumières, croyaient à la citoyenneté, à la souveraineté de la nation et à la patrie. Les oligarques cyniques qui nous parlent aujourd’hui de « valeurs républicaines » conchient la nation, méprisent le peuple français et se rêvent anglais ou citoyens du monde.

    Les républicains du XVIIIe croyaient à la vertu des citoyens et non pas à l’idée saugrenue (c’est-à-dire libérale) que l’on pourrait fonder une société durable sur le vice et l’égoïsme individuel. Il est pour le moins curieux, en effet, de voir l’oligarchie nous parler en toute occasion de « valeurs » alors qu’au quotidien elle n’en reconnaît qu’une : la suprématie de son intérêt personnel et de son intérêt de classe.

    On ne défend pas les « valeurs » ni la République, mais seulement le pouvoir et les prébendes de l’oligarchie.

    Derrière l’écran des « valeurs de la République » on nous requiert en réalité de nous mobiliser une nouvelle fois :

    • pour la défense du pouvoir et des prébendes de l’oligarchie, c’est-à-dire pour l’individualisme destructeur de toute société… mais producteur de grands profits pour le marché ;
    • pour la défense du droit de caricaturer toutes les religions… mais à la condition qu’elle soit surtout catholique ;
    • pour la défense de la liberté d’expression… mais à la condition qu’elle soit conforme à ce qu’autorise l’oligarchie ;
    • pour la défense de la création artistique… mais à la condition qu’elle soit moderne et non figurative ;
    • pour la défense du droit des minorités… mais à la condition de piétiner celui de la majorité de la population.

    En d’autres termes, on nous demande de nous mobiliser en faveur de ce qui nourrit notre déclin. Non merci !

    Bienvenue dans le XXIe siècle, les marcheurs !

    Les braves gens se sont crus obligés de descendre dans la rue le 11 janvier, à l’appel des médias de propagande, pour manifester leur sympathie avec les victimes des attentats. Dont acte.

    Mais ils croyaient sans doute aussi que, ce faisant, tout allait pouvoir continuer comme avant – et qu’ils pourraient paisiblement laisser leur civilisation sombrer, en regardant Michel Drucker à la télé et en votant pour l’UMPS.

    Les djihadistes viennent pourtant de leur démontrer que leur décadence, comme la mondialisation, ne serait pas heureuse.

    Bienvenue dans le XXIe siècle , les marcheurs !

     Michel Geoffroy, 5/03/2015

    Note :
    (*) Donc quand même la majorité de la population mondiale !

    http://www.polemia.com/le-grand-bobard-de-la-defense-des-valeurs/

  • La crise menace les commerces de proximité

    Le boulanger, le coiffeur, le pharmacien… Nous avons affaire à eux tous les jours. Épargnés jusqu’alors, ces artisans-commerçants subissent aujourd’hui les effets de la crise. Avec, à la clé, un placement en redressement judiciaire ou une liquidation.

    En 2014, ce sont 63 254 entreprises qui ont mis la clé sous la porte. Parmi ces fermetures, une forte hausse des faillites pour les très petites entreprises. Le constat est amer : les dépôts de bilan des entreprises de proximité ont augmenté de presque 18 % l’an dernier. Du jamais vu !

    Envoyé spécial (05/03/2015)

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Fracassant!

    Comme d’autres enquêtes parues ces dernières  semaines, le  sondage Odoxa pour RTL publié ce matin place le Front National  en tête des intentions de vote pour le premier tour des départementales avec 31 % de suffrages, devant la coalition  UMP-UDI (29 %), le PS (20 %), le Front de Gauche ( 8 %),  EELV (4%)… Un autre  sondage,  Ifop  pour le site  Atlantico, détaille  les motivations de son électorat.  Jérôme Fourquet, invité à le commenter, note  que l’opposition nationale  « (s’installe)  à un niveau très élevé, aux alentours de 29 ou 30%. C’est inédit, surtout que nous parlons d’un scrutin local qui n’est pas spécialement réputé comme favorable au FN, celui-ci déploie son potentiel électoral plutôt sur des scrutins nationaux ».Au terme de cette enquête,  M.  Fourquet souligne que « la palette (des raisons du vote FN)  est plus large que l’aspect protestataire ou que les simples questions d’identité ou d’immigration ».

     Une empathie grandissante pour le  FN,  angoissante pour  la caste qui donne de la voix pour supplier les Français de ne pas voter en dehors des clous. Dimanche, Manuel Valls a de nouveau confié, lors d’un entretien sur   I-Télé/Europe 1/Le Monde,  «( sa)  peur » de voir (notre ?)  pays  se (fracasser) contre le Front National »,  en lançant un appel à la mobilisation électorale.

     Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le socialiste Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat  aux Relations avec le Parlement, a relayé l’appel au secours du Premier ministre en affirmant qu’ « il est temps de reconnaître que la lutte contre le FN est prioritaire ».

     Preuve d’impuissance, confirmation  que les  outils socialistes  pour arrêter la fuite de son électorat  sont   aussi inadaptées qu’obsolètes,  M. Le Guen  en est réduit à se féliciter d’un  énième  rapport  contre le FN  qu’il  « vient de rédiger pour la Fondation Jean Jaurès », «  une analyse politique de 36 pages ( Front National, le combat prioritaire de la gauche), qui, à gauche, fera date  (sic) ,  s’adressant à l’ensemble du camp républicain (droite, gauche, gauche de la gauche)» selon le JDD.

     Invitée hier  du Brunch politique de Sud Radio,  Laurence Rossignol,  secrétaire d’Etat à la Famille,  Conseillère régionale de Picardie depuis 1998, a avancé très sommairement deux raisons  pour dissuader les Français de voter FN aux départementales : dans les conseils régionaux les élus FN « refusent) toutes les campagnes sur la contraception dans les lycées au motif que la contraception ça concerne les familles. Ça veut dire que demain ils les refuseront dans les collèges ».  Et « en matière de culture (…), à chaque fois que sur une manifestation culturelle ils trouvent un tam-tam, un boubou ou une girafe, ils sont contre car ils ne veulent défendre que des manifestations culturelles qui célèbrent l’esprit gaulois et le Moyen Age français » (sic). Voilà  de puissants arguments qui devraient mobiliser les foules…

     Le prix Nobel de Littérature 2008, «l’écrivain-voyageur » Jean-Marie Le Clezio,  a lui aussi tenu à apporter son soutien à la campagne du microcosme pour sauver sa position dominante.  Il  a ainsi déclaré  à un journal argentin, entretien réalisé mi-février mais  repéré samedi  par BFM-TV : «  Quand je vois le FN monter en France, je me sens plus Mauricien que jamais. Je ne comprends pas les Français ». « Si Marine Le Pen gagne, je rendrai mon passeport français, et je ne garderai que mes papiers mauriciens. »

     Il est vrai que M. Le Clezio ne vit pas (ou peu) en France et qu’il est lui aussi bien déconnecté du quotidien de nos compatriotes. Déjà  Au lendemain du premier tour des élections municipales, il estimait sur  RTL  « très préoccupante » la montée du FN  dans « un pays avec une tradition d’humanisme ». On « se replie on se méfie de l’autre et je pense que ce n’est pas bon. Si on vit dans un air confiné ce sera l’anémie intellectuelle ».

      Il ya trois ans, l’auteur franco-mauricien  avait fustigé l’essai de  Richard Millet,  Langue fantôme, suivi de Éloge littéraire d’Anders Breivik ,  qu’il jugeait « répugnant ». L’écrivain avait riposté sans mâcher ses mots : « Je ne suis pas anti-Le Clézio. Je trouve que sa syntaxe est bête, c’est-à-dire qu’elle est un peu gnan-gnan, qu’elle est le parfait reflet de sa pensée qui va dans le sens de la propagande, pensée multiculturaliste facile, manichéenne. Les Blancs, les Occidentaux sont tous épouvantables, mais les Indiens, etc., sont magnifiques… Le Clézio est le parfait représentant de cet effondrement du style…» affirmait M. Millet. Et oui, M. Le Clezio,  n’est pas Paul Morand ou Mircea Eliade qui veut…

     Dans ce contexte, l’article consacré aux élections départementales dans le  dernier numéro de L’Action française souligne, à  note avis très justement, que ce scrutin incarnera aussi la lutte engagée par la caste mondialiste  contre l’identité française et notamment  la stratégie d’évitement de nos compatriotes qui ont fui vers les zones périurbaines  pour échapper à une immigration de masse. Immigration-invasion  que Manuel Valls veut imposer à tous par sa politique de peuplement consistant  à disperser  les flux migratoires sur l’ensemble de notre territoire.

     Ce  qui s’exprime également,  note Aristide Leucate dans l’AF,  dans « le dessein concerté des élites françaises et européennes  de la métropolisation du territoire, soit  la destruction planifiée du tissu rural (pas seulement paysan) sommé nolens volens de s’agréger, ici à une communauté urbaine, là à une métropole, ailleurs à une communauté  de communes de plus de 20 000 habitants. »

     « Le redécoupage  arbitraire des cantons (sans précédent depuis 1986) opéré par Manuel Valls, assorti d’une réforme ubuesque du mode de scrutin (…) a pour conséquence de dissocier délibérément territoires (ou terroirs) et populations. Ce déracinement s’apparente à ce que l’anthropologue Pierre Clastres appelait un ethnocide. Le gouvernement a compris que la France périphérique n’était rien moins  qu’une France qui revenait à ses souches primitives, celles de ses repères familiers, qu’ils soient paysagers, comportementaux, culturels, amicaux… ».

    « Rendre illisibles –et bientôt ingouvernables –des départements en voie de dislocation pou scier la branche du FN, telle est la méthode délétère de cette anti-France dirigeante ayant opté pour le chaos ». Alors oui réaffirme Bruno Gollnisch,  la fracassante option Front National , pour la France et les Français d’abord,  est plus que jamais une ardente nécessité:  FN, Marine vite !

    http://gollnisch.com/2015/03/09/fracassant/

  • 12 mars : journée contre la censure sur internet

    Lu sur Délit d'images :

    "Aussi appelée Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet, cette journée contre la censure sur Internet est célébrée le 12 mars depuis 2008. Elle  fut créée par RSF (Reporters sans frontières). Cette journée se veut dénoncer la cybercensure dans le monde, la répression des internautes,  blogueurs et des sites, laquelle par ailleurs ne cesse d’augmenter.

    A l’origine,cette manifestation visait essentiellement la Chine et ses lois concernant le contrôle d’Internet.On ne parlera pas de l’Arabie Saoudite et d’autres ailleurs de la région… Vous savez… Hélas, l’actualité  nous a appris que de « grands pays » dits démocratiques n’étaient pas en reste quant à l’oppression des libertés publiques dans ces divers régimes non déclarés totalitaires… entre autres, en France! Alors tant que je peux encore vous parler, j’en profite…

    Je ne vais pas bavarder plus longtemps et pour être synthétique, reprendre la pétition des 4 Vérités que nous relayons:

    « Le 6 février dernier, Mme Taubira, Garde des sceaux de votre gouvernement, a publié un décret permettant le blocage administratif des sites internet.

    Officiellement, ce décret concerne la lutte contre le terrorisme. Cependant, cette décision nous semble extrêmement inquiétante pour les libertés publiques.

    L’administration s’arroge ici un pouvoir qui relève de la justice, au mépris de la séparation des pouvoirs.

    Et on voit mal pourquoi elle s’arrêterait aux sites faisant l’apologie du terrorisme. Comment ne serait-elle pas tentée de bloquer, de proche en proche, tous les sites internet qui auront le malheur de déplaire au pouvoir en place?

    Au demeurant, il est très improbable que ce blocage gêne les terroristes eux-mêmes.

    Et, si, par impossible, il y parvenait, quel serait l’intérêt de vaincre les terroristes qui attaquent nos principes et nos coutumes, et, en particulier, notre liberté d’expression, si nous le payions précisément de l’abandon de ces principes?

    C’est pourquoi, Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons instamment de retirer ce décret inutile pour lutter contre le terrorisme et dangereux pour nos libertés.

    Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute considération. »

    Signer ici.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nicolas Sarkozy : un projet qui ne dit pas son nom ?

    Le peuple de France n’a tout simplement pas l’oreille de l’ancien Président, qui fit ratifier par voie parlementaire le traité simplifié de Lisbonne de la Constitution européenne (refusé trois ans auparavant par les Français par référendum)...

     

    De retour au premier plan de l’actualité politique par la (re)prise en main de l’UMP et des sorties médiatiques maîtrisées (FNPS pour contrer le traditionnel UMPS), Nicolas Sarkozy met en place une tactique de parti politique sans regard à long terme pour les intérêts d’un pays dont il fut aux manettes durant plus de dix ans. Une liste de décisions phares de sa politique (ministre de l’Intérieur à deux reprises, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie puis président de la République) nous montre son action néfaste entre 2002 et 2012.

    Soutenu par les médias anglo-saxons lors de la campagne présidentielle 2007, il avait été grimé en Napoléon (!) par The Economist d’avril de ladite année, titré « France’s Chance ». Quelle chance ! Même si le magazine britannique, en 2010, avait retourné sa ligne éditoriale en « The Incredible Shrinking President » (« L’incroyable président qui rétrécit »), Nicolas Sarkozy semble rester un obligé des intérêts supranationaux qui régissent de plus en plus le monde. Il s’apparente davantage à Jean Monnet, agent américain, qu’à un personnage public patriote. Une allégeance difficile à digérer pour la France.

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  • Merci Christiane

    Un chrétien doit prier pour ses ennemis. Merci à vous de me permettre de pouvoir faire encore plus : vous remercier de vos erreurs.

    Avec un prénom aussi beau que le vôtre qui me rappelle tant mes racines chrétiennes, je savais que vous finiriez par réveiller les foules. Cela méritera que votre béatification soit étudiée lorsque vous quitterez cette terre. Car votre action est un miracle :

    – En insultant un député qui vous attaque sur une politique avec véhémence, vous m’avez insulté et venez de me conforter à devenir un électeur du premier parti de France – premier par les suffrages exprimés et dernier par la représentation de ces suffrages.

    – Merci d’avoir osé, quand votre époux était ou est encore un terroriste indépendantiste de Guyane (avec un mandat Interpol oublié ?), faire des leçons aux Français.

    – Merci d’oser ouvertement employer des moyens de la République à des fins privées comme l’hélicoptère qui vous emmène le week-end visiter votre fils criminel incarcéré.

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  • Qui s'allie vraiment avec le PS : le FN ou l'UMP ?

    Samedi, Nicolas Sarkozy a déclaré :

    «Tant que je serai président de notre famille, je n'accepterai aucun accord avec Mme Le Pen, ni local, ni départemental, ni régional, ni national.»

    Pourtant 50 % de sympathisants de l'UMP se disaient favorables à des alliances locales avec le FN dans l'enquête TNS Sofres publiée le 16 février. 

    En revanche, il est favorable à des accords électoraux avec le PS.

    Michel Janva

  • Ils veulent doubler le nombre de mosquées en France

    Mohamed Zaïdouni, président du Conseil régional du culte musulman de Bretagne, a déclaré devant la commission d’enquête sur la surveillance des filières djihadistes de l’Assemblée Nationale, le 5 mars 2015, qu'il y avait entre 2500 et 3000 mosquées en France et qu'il fallait en doubler le nombre(vidéo à partir de 45'). 

    Philippe Carhon

  • La droite et le socialisme

    Il est d’usage de considérer la droite comme le contraire du socialisme. La droite serait anti-socialiste pour la simple raison qu’elle serait une anti-gauche, ce qui revient à dire que la gauche, ce serait, peu ou prou, d’une manière ou d’une autre, le socialisme. Paradoxal alors que le socialisme a longtemps excédé les catégories de droite et de gauche, avant l’affaire Dreyfus.

    Or l’opposition au socialisme n’est pas constante dans l’histoire de la droite, de même que la gauche est fort loin de se définir principalement par l’adhésion à l’idée socialiste – aussi variée et polymorphe que puisse être cette idée. Les choses sont en effet plus compliquées. D’une part, les courants d’idées que sont le socialisme, le nationalisme, etc., ne se situent pas sur le même plan que les catégories de droite et de gauche. D’autre part, droite et gauche elles-mêmes ne sont pas les symétriques l’une de l’autre.

    Un détour est ainsi nécessaire par la gauche pour comprendre la droite. Raymond Huard défend à propos de la gauche l’hypothèse suivante :  la question ne serait pas de savoir si la gauche est une ou plurielle (« les gauches »), mais serait plutôt de se demander si la gauche est une donnée permanente de la vie politique française ou si « elle se construit dans certaines conjonctures historiques alors qu’à d’autres moments, cette notion (de gauche) n’est pas opératoire pour décrire les forces politiques, ne correspond pas à une réalité objective, ni même à l’impression subjective des individus (1) ».

    Cette hypothèse est convaincante. Elle consiste à voir en la gauche un rassemblement qui ne prend forme que dans des circonstances historiques précises – et rares. On peut estimer qu’une définition de la droite relèverait d’une définition non symétrique. À savoir qu’on pourrait toujours repérer la présence d’une droite dans l’histoire française des deux derniers siècles, et que celle-ci se définirait par le souhait de maintenir l’ordre établi.

    Naturellement, cet ordre changeant régulièrement, la droite change aussi, c’est-à-dire qu’elle change pour que rien ne change. En ce sens, cette droite dite « conservatrice » est aussi, et surtout, une droite moderne; elle conserve ce qui est compatible avec les mutations de la modernité : c’est-à-dire, en dehors du pouvoir de l’argent, pas grand chose. Cette droite se définit toujours  par le refus du constructivisme. Cette droite est en ce sens naturellement anti-socialiste : parce que c’est une droite « libérale », c’est-à-dire tolérante envers les évolutions qui se font sans contrôle humain conscient, alors qu’une droite conservatrice (radicalement conservatrice) peut être constructiviste, dans la mesure où la volonté de conserver, de maintenir (certains équilibres, certaines mœurs, etc.) n’équivaut pas au « laisser-faire » (comme le montre l’exemple de l’écologie). D’où la possibilité – entrevue par la « Nouvelle Droite », autour de la revue Éléments, d’un conservatisme révolutionnaire, tendance qui peut amener cette droite (radicale, ou dite « extrême » par ses ennemis ou ceux qui tout simplement ne la comprennent pas) à considérer certaine variante de socialisme comme la plus apte à restaurer certains principes qui sont les siens, par exemple l’unité de la communauté du peuple, la souveraineté nationale, la justice au sein du peuple, etc. Si la droite classique, au pouvoir ou proche du pouvoir depuis deux siècles, est anti-socialiste, paradoxalement, c’est parce qu’elle vient de la gauche, d’une certaine gauche de 1789, celle qui se définit par un principe d’opposition aux structures communautaires et une volonté de « naturaliser » le social, cette gauche de 89 qui a historiquement évolué vers la droite pour laisser la place à d’autres gauches selon un processus de sinistrisme parfaitement élucidé par Albert Thibaudet (2).

    Les rapports de la droite au socialisme sont donc évolutifs pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que le socialisme en France connaît des mutations idéologiques considérables, et que sous le nom de « socialistes » cœxistent parfois des conceptions totalement incompatibles, de la gauche « progressiste » à la « gauche réactionnaire » (3).

    Ensuite parce que, si l’« on ne se pose qu’en s’opposant », la droite change en fonction de l’évolution de la gauche, et de la « seconde naissance » que connaît celle-ci, en 1848-49, quand la Montagne  (Ledru-Rollin, Schoelcher, et les démocrates socialistes) se rapproche des socialistes, et quand la gauche, comme l’a justement remarqué Maurice Agulhon, commence à s’identifier, non seulement à la Révolution de 89-93, à la République, et au suffrage universel, mais aussi à « l’espérance sociale ». Comme le signalait Karl Marx (Les luttes de classes en France) en 1849, l’union du parti des ouvriers, et celui de la petite bourgeoisie était considérée comme « le parti rouge ». D’où un lien entre socialisme modéré et radical-socialisme (4). En d’autres termes, le changement social et la République deviennent une espérance commune à partir du milieu du XIXe siècle.

    Enfin parce qu’il existe une droite non libérale dont le rapport au socialisme oscille entre le refus de toute eschatologie « progressiste » et néanmoins la sympathie pour l’esprit communautaire et organique dont le socialisme peut être porteur.

    Dès Babeuf, des convergences entre un certain socialisme et les positions d’une certaine droite apparaissent. L’opposition entre les « ventres creux » et « le million doré » évoque l’opposition du « peuple » et des « Gros » (Pierre Birnbaum) généralement repérée comme un des thèmes de la droite radicale. Il y a aussi dans le communisme de Babeuf une composante libertaire et une passion du peuple réel contre les abstractions universalistes qui le conduisent à s’insurger contre ce qu’il appelle le « populicide » vendéen.

    Si l’égalitarisme de Babeuf ne rencontre pas de sympathie à droite, son populisme et son esprit libertaire trouvent un écho dans la droite radicale. Mais c’est un autre socialisme qui prend forme tout au long du XIXe siècle. Il se réclame de la transparence et de la rationalité et Karl Marx en représente la figure centrale. À la « fausse science » libérale, il oppose la « vraie science » des rapports sociaux. « L’humanité est en dehors de l’économie politique, l’inhumanité est en elle », écrit Marx. Au pessimisme d’une certaine théocratie pour qui « l’homme est un diable », Marx oppose l’idée selon laquelle rien de ce qui est diabolique ne serait humain, le mal étant seulement concentré dans la phase bourgeoise de l’évolution humaine, propos symétrique et tout aussi absurde. Le mal ne serait qu’un produit de circonstance de l’économie bourgeoise, qui dépossède l’homme de lui-même, et lui enlève sa « mienneté » (Paul  Ricoeur).

    Les critiques marxiennes mettront cinquante ans à avoir un écho à droite, avec la Jeune Droite de Thierry Maulnier et les spiritualistes des années Trente, qui ne se réduisent pas à la droite anti-conformiste, mais lui sont liés de maintes façons (5). Ce délai de réaction de la droite peut paraître long. Mais les critiques de Marx sont aussi longues à influer sur le socialisme français lui-même. En effet, l’idée socialiste en France, à partir de la IIe République, et malgré Proudhon dont les points de vue originaux font le « Rousseau du socialisme »,  se confond souvent avec un « maximalisme de la République » (Ernest Labrousse). Le socialisme est dans cette perspective la République « poussée jusqu’au bout », idée que l’on trouve très présente chez Jean Jaurès et jusqu’à, toute proportion gardée, Max Gallo dans les années 1980. Avec ce socialisme-là, ni la droite libérale, ni la droite radicale ne se reconnaisse d’affinités. Pour la première, la République, pour être acceptable, ne saurait être autre chose qu’un orléanisme sans roi. Pour la seconde, la République est une imposture sous sa forme libérale, qui ne cache que la domination de l’Argent-Roi.

    À la fin du XIXe siècle apparaît un autre socialisme français qui éveille des sympathies à droite. C’est un socialisme peu républicain, ou du moins critique par rapport à la tradition républicaine inaugurée en 1792, un socialisme anti-autoritaire, anti-belliciste (qui se rappelle justement le rôle funeste de la Gironde dans l’embrasement de l’Europe en 1792), et « mutuelliste » et fédéraliste (on peut être fédéraliste tout en critiquant bien entendu le rôle belliciste objectif de la Gironde en 1792). C’est le socialisme de Proudhon qui influence, outre le mouvement ouvrier, l’essentiel de l’anarchisme en France. Ce socialisme est aussi en partie celui de la C.G.T. naissante (alors que la S.F.I.O. est plus marquée par le « maximalisme de la République »). L’éclosion de ce socialisme libertaire et anti-parlementaire est suivie avec intérêt par Maurras, pour qui la royauté doit être une fédération de « libres républiques », et pour qui le socialisme uni à la monarchie comme « un gant va à une belle main ».

    Le socialisme est à ce moment pris dans les contradictions que l’aventure de Boulanger, puis l’affaire Dreyfus, avait mis en évidence. Première crise : le boulangisme. Certains socialistes, comme Paul Brousse et les « possibilistes de droite » se rangent résolument  dans le camp de la légalité parlementaire, tandis que d’autres, bien qu’anti-boulangistes, dénoncent aussi les « républicains bourgeois » dont « l’amour du lucre » est, disent-ils, la cause du boulangisme. Dans ce dernier camp se situe Jean Allemane, figure centrale du socialisme de l’époque, et les « possibilistes de gauche ». Proche de cette position est le Parti ouvrier français dont le mot d’ordre est : « Ni Ferry, ni Boulanger » (6). D’autres socialistes encore, comme Benoît Malon, comme les blanquistes (et c’est aussi la tentation de Lafargue), voient en Boulanger le moyen de renverser la République anti-ouvrière de Jules Ferry.

    Deuxième moment de clivage : l’affaire Dreyfus. Elle divise à nouveau le socialisme, entre hommes de gauche privilégiant les « droits de l’homme », et anti-bourgeois intransigeants. Ceux-ci rencontrent des sympathies à droite, d’autant que la droite, même dans ses composantes radicales, est, avant la naissance de l’Action française, ralliée à la République (la Ligue de la Patrie française de Jules Lemaître, futur maurrassien, se donne alors pour objectif d’instaurer une « République de tous », qui soit protectrice des ouvriers, de même que François Duprat parlera vers 1970 d’instaurer l’« État du peuple tout entier »).

    Aussi s’élaborent des rapprochements entre un socialisme de la base, principalement « un syndicalisme qui, entre 1906 et 1910, avait fait craindre la révolution à la société bourgeoise » (Michel Winock)  et une certaine droite radicale, autour de la jeune Action française. C’est notamment l’expérience, en 1911, du Cercle Proudhon (7).

    Cette configuration favorable à un rapprochement entre opposants de droite et de gauche est de courte durée. Dès avant 1914, c’est le socialisme comme « républicanisme de gauche » qui devient dominant. Pour autant, le caractère agonal de certaines influences perdure. Dans les années Trente, des conceptions corporatistes comme celles de François Perroux et de  Maurice Bouvier-Ajam sont imprégnées de l’esprit du socialisme fédéraliste et « auto-gestionnaire » de Proudhon. Il en sera de même pour les thèmes des gaullistes (principalement les gaullistes dits « de gauche ») concernant la participation comme troisième voie. De même, la « dérive fasciste » (Philippe Burrin) d’une certaine classe politique de la fin des années Trente et de l’Occupation concerne tout autant des hommes politiques originaires de la gauche que de la droite. Il est même assuré que ceux qui viennent de la gauche furent ceux qui mirent dans l’adhésion à un socialisme national fascisant le plus de souci de « rigueur » doctrinale et surtout de continuité idéologique (voir en ce sens les Mémoires de Marcel Déat et ses écrits politiques d’avant et pendant l’Occupation, Mémoires politiques, Denoël, 1989).

    La gauche aime en effet la rigueur intellectuelle, y compris quand elle devient le contraire de la rigueur humaine. C’est ce qui la mène à professer, parfois, plus qu’un césarisme en épaulettes, ce que Péguy appelait « un césarisme en veston ». Dans le même temps, un certain nombre d’hommes classés « à droite », de Charles Péguy à Alain de Benoist, considèrent que la misère est un obstacle au développement de la vie intérieure, et qu’il n’y a pas de communauté qui vaille sans que règne l’équité entre ses membres. De ce fait, si une certaine droite, de Leroy-Beaulieu au Club de l’Horloge professe depuis cent ans un anti-socialisme viscéral, une autre droite (radicale ou révolutionnaire) n’a cessé d’avoir de profondes convictions sociales. Droite moderne et droite contre-moderne n’ont cessé de s’opposer ici d’une manière plus profonde que l’opposition dite « droite – gauche ».

    Pierre Le Vigan

    Notes

    1 : Raymond Huard, in La Pensée, n° 291, 1993.

    2 : Albert Thibaudet, Les idées politiques de la France, 1932.

    3 : cf. Marc Crapez, La gauche réactionnaire, Berg, 1996, et Naissance de la gauche, Michalon, 1998.

    4 : cf. Cahiers d’histoire de l’Institut de recherches marxistes, n°1, « Le radicalisme », 1980.

    5 : cf. Jean-Louis  Loubet del Bayle, Les non-conformistes des années Trente, Le Seuil, 1969, réédition en 1987.

    6 : cf. Claude Mainfroy, « Sur le phénomène radical », in Cahiers d’histoire de l’Institut de recherches marxistes, op. cit.

    7 : Les Cahiers du Cercle Proudhon furent réédités dans les années 1980 par ce qui était alors laNouvelle Action française de Bertrand Renouvin, puis l’ont été par Avatar Éditions, « La culture sans barrières », Cahiers du Cercle Proudhon, 2007, introduction d’Alain de Benoist.

    Le présent article, remanié pour Europe Maxima, est paru dans Arnaud Guyot-Jeannin (sous la direction de), Aux sources de la droite, L’Âge d’Homme, 2000.

  • Le FN estime que Manuel Valls est «en état de panique»

    Le vice-président du parti d'extrême droite, Florian Philippot, jure que le premier ministre «n'est pas républicain».
    La charge dure de Manuel Valls n'a pas laissé le Front national indifférent. Aussitôt le plaidoyer du premier ministre terminé, Florian Philippot a répondu sur un ton tout aussi ferme. «Que Manuel Valls soit en panique parce que le FN est très haut, je peux le concevoir, mais il doit respecter ses adversaires. Or quand il dit ‘j'ai le droit de stigmatiser Marine Le Pen', je dis que non seulement il n'est pas républicain, mais en plus il n'est pas démocrate», a dit le vice-président du FN sur Europe 1.
    Dans un communiqué, le parti de Marine Le Pen a renchéri: «Cette manière de parler du principal parti d'opposition le discrédite à vie pour donner la moindre leçon de République ou de démocratie».
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    «Racisme social» de Valls
    Pour le vice-président du Front national, «Valls pense que c'est en insultant les hommes et les femmes du Front national qu'il pourra cacher son immense échec et la nullité de sa politique».
    L'eurodéputé FN a défendu les candidats présentés par son parti aux élections départementales qualifiés «d'inconnus, pas sérieux» par le premier ministre. «Les candidats du FN ont le grand tort, pour Manuel Valls, d'être issu du peuple. Nous, on présente des employés, des ouvriers, des artisans. Il y un mépris de classe et un racisme social dans les propos de Manuel Valls», a-t-il dit.
    Le Front national regrette «l'implication si prononcée et personnelle de Manuel Valls dans la campagne des départementales, au point d'en oublier ses obligations de chef du gouvernement en charge de la politique de la France». Une mobilisation qui «ne saurait être sans conséquence pour son avenir politique».
    Quant à Stéphane Ravier, le sénateur FN des Bouches-du-Rhône, il a invité sur Twitter à mettre «une bonne fessée électorale à Valls et à tous les partisans de la haine des patriotes».

    Tristan Quinault Maupoil

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EukVlFlZVADcmzFgYo.shtml