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France et politique française - Page 3914

  • Au secours ! Les Francs-Mac sont de sortie !

    Il faut le répéter sans jamais se lasser : les frères trois-points sont, par leur universalisme et leur antichristianisme rageux, les pires ennemis de la nation.

    Un Franc-Mac, me disait un vieil ami récemment, ça se reconnaît facilement : il rejette toute trace de christianisme par « laïcité » et valorise toute islamisation par « diversité » ; il explose de son rire gras devant les dessins de Charlie-Hebdo en éructant « Que c’est bon de pouvoir blasphémer ! » ; et parfois, mais juste parfois, il tente de bloquer en réseau une enquête pour proxénétisme autour du Carlton de Lille.

    Ne cherchez pas plus loin la source du soudain regain de républicanisme dans les rangs du gouvernement après les attentats de janvier. Chez ces gens-là, tout est d’équerre.

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  • [Éditorial de L'AF 2904] Doubles jeux ?

    Si les Grecs avaient cru la quadrature du cercle possible [1], l’Europe est venue les rappeler très vite à la réalité. Peu importe la sincérité des dirigeants de Syrisa vis-à-vis de leur compatriotes, qui continuent, faute d’une alternative crédible, à soutenir leur nouveau gouvernement à hauteur de 80 % : atténuer les conséquences du remboursement de la dette et sortir de l’austérité tout en restant dans l’euro est chose impossible.

     

    Et l’accord, obtenu par Alexis Tsipras fin février, visant à reconduire pour quatre mois le double « plan de sauvetage » de la Grèce lancé en 2010 et 2012, ne l’a pas été sans la double humiliation de voir son ministre des finances, Yanis Varoufakis, être déclaré persona non grata par son homologue allemand Wolfgang Schäuble, et surtout, de devoir accepter une capitulation en rase campagne. En effet, si le gouvernement grec, ce qui est la moindre des choses, s’est engagé à mieux lutter contre la fraude fiscale et la corruption, il a également dû promettre de reviser, dans le sens de la rigueur des dépenses publiques, le projet de budget 2015, en ciblant notamment le secteur de la santé, pourtant déjà sinistré depuis l’éclatement de la crise. Sont également au menu la diminution des dépenses de fonctionnement, l’« approfondissement » de la réforme des retraites, et du travail, en vue notamment d’accroître la « flexibilité » — traduire la baisse — des salaires, le report de la hausse du salaire minimum ou la poursuite des privatisations promises...

    Bref, comme s’il fallait faire de la Grèce un exemple sans précédent, la cure d’austérité, à laquelle le pays est soumis depuis cinq ans et qui n’a fait qu’aggraver sa situation, sera poursuivie à la schlague, méthode allemande bien connue. Et ce sans aucune perspective de renégociation de la dette elle-même, à laquelle, suivant Merkel, s’oppose une grande partie de l’Europe, notamment du nord, mais pas seulement. D’où la sortie de Tsipras, accusant, devant le comité central de son parti, Madrid et Lisbonne d’avoir voulu conduire son pays à « une asphyxie financière » lors des négociations avec Bruxelles. « Le plan de ces puissances était de conduire le gouvernement grec, qui prône la fin de la politique de l’austérité en Europe, à la capitulation », a-t-il estimé, créant un incident diplomatique, dont la raison est de pure politique intérieure : donner du grain à moudre à une opinion publique qui pourrait bientôt se retourner... Et de conclure, il est vrai non sans lucidité, que ces puissances, qui ont été, sans en ramasser d’ailleurs encore vraiment les fruits, de bons élèves de Bruxelles, « ne souhaitaient pas que l’exemple grec ait une influence sur d’autres pays, surtout dans la perspective des élections », prévues, en Espagne et au Portugal, à la fin de l’année. L’extrême gauche europhile et immigrationniste grecque — qui ressemble à s’y méprendre à sa sœur française — se trouve bien dans une impasse. Qui est celle de ses propres inconséquences.

    A moins que Tsipras ne joue un double-jeu et prépare ses compatriotes, encore largement favorables au maintien de leur pays dans la zone euro, au retour à la drachme qui, seul, permettrait à la Grèce de sortir la tête de l’eau. C’est le pari que fait Jacques Sapir, pour qui « la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro, qu’elle soit voulue ou qu’elle soit subie, devient de plus en plus vraisemblable d’ici le début du mois de juillet prochain », ajoutant : « La Grèce est aujourd’hui bien plus prête à une sortie de l’euro qu’elle ne l’était en 2009 ou 2010. Une telle sortie, accompagnée d’un défaut sur la dette et d’une dévaluation de 20 % à 30 % aurait pour effet de dynamiser rapidement et profondément l’économie grecque. » [2]

    Le double-jeu, c’est, malheureusement, celui auquel on ne saurait accuser le gouvernement français de songer. Car si la France ne se trouve pas encore dans la même situation économique et financière que la Grèce, elle l’est au plan juridique, depuis la scandaleuse adoption, par Sarkozy confirmée par Hollande, du traité budgétaire en 2011. En dépit des réticences allemandes, surjouées pour mieux humilier nos gouvernants, la Commission européenne a décidé, le 25 février, d’accorder, évidemment sous conditions, un délai de deux ans à notre pays pour ramener son déficit public sous la barre des 3 % de PIB. Merkel n’avait-elle pas donné, à Paris à l’issue d’un déjeuner avec Hollande, le 20 février, son humiliant satisfecit à l’adoption, le 17 février, de la loi Macron ? Si bien qu’on est en droit de se demander si le recours par Valls au 49-3 n’a pas été téléphoné de Berlin. Il n’en reste pas moins que l’adoption de ce fourre-tout d’inspiration ultralibérale était nécessaire pour prévenir en notre faveur des partenaires qui nous regardent désormais avec la même méfiance qu’ils regardent les Grecs, les Allemands notamment exigeant que nous poursuivions des « réformes structurelles » à un rythme plus soutenu.

    Mais Bruxelles, qui peut déjà se réjouir de la collaboration sans faille de l’ancien ministre français Moscovici devenu commissaire à l’économie, peut être également assuré de celle de ses deux autres commis que sont Hollande et Valls, celui-ci assurant ses maîtres bruxellois, ce même 25 février, que la France était « en train de se bouger ». « L’objectif que je poursuis est bien de réformer le pays, non pas parce que les autorités européennes nous y obligeraient » mais « parce qu’il en va de l’avenir du pays » ... ou quand l’aveu prend la forme d’une dénégation. C’est Moscovici qui a vendu la mèche : «  Des efforts ont été faits pour éviter des sanctions immédiates, mais en même temps nous maintenons la pression.  » C’est ainsi que le gouvernement doit non seulement réduire son déficit structurel de 0,5 % cette année et non de 0,3 %, comme prévu — il a donc jusqu’au mois de juin pour présenter de nouvelles économies « de l’ordre de 3 à 4 milliards  » selon Moscovici pour éviter que Bruxelles ne prenne des sanctions — mais également présenter d’ici avril un plan détaillé des réformes qu’il compte mener, la Commission menaçant d’ouvrir une procédure inédite de sanctions pour déséquilibre macro-économique.

    D’aucuns s’étonneront que la Commission ait donné pour date butoir 2017, année de la présidentielle et des législatives. C’est que, vu de Bruxelles, l’élection à l’Elysée d’un commis socialiste ou UMP est indifférente. Et que celle de Marine Le Pen apparaît encore peu crédible. Ou facilement gérable...

    François Marcilhac - L’AF 2904

    - [1] Voir notre éditorial de L’AF 2902 « Les fissures du village mondial » 
    - [2] le 24 février sur RussEurope - http://russeurope.hypotheses.org/3492

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2904-Doubles

  • Les voilà, Madame Taubira, les vrais « déchets de la pensée humaine » !

    Après la mise à sac du musée de Mossoul, la semaine passée, les barbares de l’État islamique ont rasé au bulldozer les vestiges de la vieille cité de Nimrud, dans le nord de l’Irak.

    Après la mise à sac du musée de Mossoul, la semaine passée, les barbares de l’État islamique ont rasé au bulldozer les vestiges de la vieille cité de Nimrud, dans le nord de l’Irak. Un joyau archéologique fondé 13 siècles avant notre ère, sur la rive ouest du Tigre. Un trésor de l’Histoire et de l’Humanité.

    Madame Taubira, dans une véritable crise d’hystérie, a lâché contre un malheureux élu de la République des qualificatifs aussi haineux qu’outranciers. Alors aujourd’hui on lui demande : si ce malheureux Darmanin a provoqué chez vous une telle montée de fiel, qu’avez-vous à dire de ces djihadistes qui ont détruit au bulldozer l’antique cité assyrienne ? Des gens assurément « incultes », « moralement, culturellement, politiquement indigents », de véritables « déchets de la pensée humaine », ceux-là ! Mais peut-être pensez-vous qu’il faut « les comprendre » ?

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  • Le système d’attibution de logements sociaux par le scoring

    Dans quelques villes de France dont Paris, l’acquisition d’une location dans un logement social s’obtient par le scoring. Ce terme issu du marketing est une technique de hiérarchisation des données qui dans le cadre d’une campagne de marketing direct permet d’évaluer par une note ou un score la probabilité qu’un individu réponde à une sollicitation ou appartienne à la cible recherchée. Le score est obtenu à partir des données quantitatives et qualitatives disponibles sur l’individu (données socio-demo, comportement d’achat, réponses précédentes, …) auxquelles sont appliquées un modèle de scoring. Il permet d’optimiser les résultats de campagnes en concentrant les envois ou contact sur les individus ayant la plus forte appétence pour le produit ou l’offre. Il est également utilisé dans le domaine du crédit pour déterminer le risque présenté par un emprunteur potentiel. Le score est alors utilisé pour décider de la faisabilité du crédit et pour déterminer un taux.
    Dans le cadre du logement, cette méthode se transpose avec un questionnaire écrit identique pour l’individu célibataire ou en famille. Plus, le postulant obtient de points et plus il devient prioritaire pour l’attribution d’un logement social.
    Le nombre d’enfants, la mobilité géographique du requérant, l’absence de logement ou l’insalubrité du logement actuel font grimper considérablement le score.
    Sous ces critères dont il n’est lié la justice morale se relève toutefois une iniquité flagrante favorisant l’hébergement des populations venues hors de l’Europe au détriment de celles de souche. Les particularismes sociologiques n’étant pas pris en compte, nous nous retrouvons avec des Français victimes d’une politique évidente de dénatalité au bas de la liste (ringardisation de la famille et de l’enfantement, culture de l’individualisme comme de la jouissance égoïste, standardisation de l’avortement depuis la loi Veil, contraception, coût de la vie rébarbatif). Quand arrivent en France, des gens en précarité plus forte, avec une natalité importante, souvent aidés dans leur démarche de logement par de puissantes ONG avec leur batterie de juristes et de travailleurs sociaux ; ils se retrouvent alors largement prioritaires et leur flux est toujours plus important. Le natif reste alors sur le bord du chemin pour de très longues années quand ce n’est pas deux décennies pour un Parisien soit la moitié d’une vie active qui est perdue.
    Sans une volonté politique qui s’inscrive à la fois dans un arrêt complet de l’immigration et dans le même temps dans une préférence nationale, ces familles et célibataires français précaires resteront sans emplois puisque sans logements, et sans logements puisque sans emplois. Leur dossier auprès des organismes d’attribution dormiront au bas de la pile. C’est désespérant.

    http://fr.novopress.info/

  • Les deux chiffres du jour

    • Le gouvernement tchadien révèle qu'environ « 40% des armes saisies par les forces armées du Tchad aux combattants de Boko Haram sont de fabrication française »
    • D'après une étude de la Brookings Institution, le français est la troisième langue la plus utilisée par les sympathisants de l'Etat islamique sur Twitter

    Louise Tudy

  • La République contre les travailleurs (article paru dans L’Action Française 2000, 05 mars 2015)

    Le 2 mars 1791, l’Assemblée constituante abolissait les corporations, à travers le décret d’Allarde. Le 14 juin suivant, la loi Le Chapelier interdisait la reformation de toute coalition professionnelle. Ainsi s’ouvrit l’ère “Le Chapelier”, dans laquelle toute représentation professionnelle fut bannie, jusqu’à son abolition en 1884. Il s’agit d’une page méconnue et pourtant centrale de l’histoire de la Révolution, dont les héritiers répètent ad nauseam qu’elle fut faite au nom du peuple, n’a pas hésité à priver le monde du travail de structures séculaires qui organisaient sa défense tout en garantissant un contrôle de la production en termes de qualité.

    Ce triste anniversaire est une excellente occasion pour rappeler que Révolution, République et libéralisme sont un. Depuis le XIIIe siècle, l’artisanat et une partie de l’industrie se déployaient pour une large part dans le cadre corporatif. Une corporation réunissait l’ensemble des artisans d’un même métier de la même ville, selon une organisation hiérarchisée : maîtres, compagnons et apprentis. Ces métiers bénéficiaient d’un statut, accordé par le roi ou une municipalité, leur donnant une personnalité juridique, définissant leurs privilèges et leurs devoirs. Le respect de la règle du métier, la défense de celui-ci – face aux autorités et à la concurrence – et la formation des apprentis étaient la responsabilité des maîtres. La principale fonction de la corporation était de soumette ses membres à une stricte discipline professionnelle collective dans le but de fabriquer un produit de qualité au prix juste. Au XVIIIe siècle, les corporations mènent un combat désespéré contre la montée du capitalisme marchand. En effet, le grand combat des libéraux, tels Vincent de Gournay ou Turgot, a été, tout ce siècle durant, de détruire les corporations, au nom de la sacrosainte “liberté du travail”.

    L’avènement du libéralisme

    La Révolution, avènement du libéralisme, ne pouvait manquer de jeter à bas ces obstacles au libre marché, en privant au passage les travailleurs de structures pour se défendre. À travers le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier, se lit une volonté des nouveaux maîtres de la France d’empêcher les travailleurs de défendre leurs intérêts. L’État républicain naissant voit en effet dans les corporations un dangereux contre-pouvoir. Entre la défense de la liberté du travail et celle des salariés, la Révolution bourgeoise avait fait son choix. La République ne reconnaissant que les individus et l’État, sans intermédiaire, la liberté d’association, d’ailleurs absente de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, constituait une atteinte à la liberté individuelle. Ainsi, l’idéal du marché unifié autorégulateur, fondé sur l’offre et la demande et la libre concurrence entre producteurs, ne souffre aucun corps intermédiaire : il implique, au contraire, la liberté du marché, passant par l’universalisation des droits, l’uniformisation et la liquéfaction des sociétés. Il fallut donc supprimer toutes les barrières, d’où une lutte contre les privilèges, y compris ceux qui protégeaient certaines catégories populaires. Dans le même temps, le libre contrat devait devenir la base des rapports sociaux. La relation professionnelle devint un simple face à face sans arbitre, supposément égalitaire, entre le salarié et l’employeur. L’ouvrier devint suspect pour l’ordre public, comme l’illustra la mise en place du livret ouvrier, sous l’Empire (1803).

    Catholicisme social

    En réaction au régime “Le Chapelier”, dès le début du XIXe siècle, les milieux royalistes et catholiques proposèrent une alternative face à la paupérisation croissante des classes laborieuses. Ainsi naquit le catholicisme social, dans l’urgence de l’industrialisation galopante et de ses terribles conséquences sociales. Il déboucha sur une critique globale des structures sociales et économiques, des institutions et des mœurs du monde issu de 1789, dans un sens traditionnel, chrétien et corporatiste. Du fondateur de l’école sociale légitimiste, le vicomte Alban de Villeneuve-Bargemont, auteur d’une Économie politique chrétienne (1834), à Albert de Mun, en passant par René de la Tour du Pin ou encore Armand de Melun, Mgr Freppel, les milieux royalistes témoignèrent d’une sincère et constante volonté de protéger les travailleurs face au Capital libre. Cette lutte politique contre le libéralisme passa par la défense du dimanche chômé, la protection des femmes et l’interdiction du travail des enfants, la prévention contre les accidents du travail ou les aléas de la vie. Ce sont enfin ces catholiques sociaux qui furent les porteurs du principe corporatif à travers, entre autres mesures, la promotion du principe des retraites ouvrières et paysannes payées à partir de caisses corporatives autonomes. Nombre de leurs propositions essuyèrent le refus catégorique des républicains de gauche comme de droite, ou furent repoussées à l’après 1918.

    Proposer une alternative

    Aujourd’hui, la question corporative semble être passée au second plan ; cependant, la violence prédatrice du libéralisme n’a jamais été aussi visible. Alors que la non-civilisation libérale subit une nouvelle crise dont elle est coutumière, c’est à nous, nationalistes intégraux, qu’il convient de proposer une civilisation alternative, dont le socle reconnaîtrait la dimension organique de la société française : « Associons sans exception depuis les plus simples manœuvres, les suprêmes grands chefs, leurs collaborateurs de tous rangs, et, dans la vérité de la vie nationale, assurons-nous les occasions et les moyens de débattre l’ensemble et le détail de nos intérêts ! Cet organisme latéral doit devenir, soit aisément, soit difficilement, mais très sûrement, fraternel. Pourquoi pas ? L’Union du Syndicat est étroite et directe, elle le restera. Il peut y avoir une autre union large et durable aussi, comparable à ces unions territoriales qui rassemblent pauvres et riches, dirigeants et dirigés, dans le corps et le cœur d’une même patrie. Ce sera la Corporation. » (Charles Maurras, Mes Idées politiques, 1937)

    Charles Horace Action Française 2000

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-Republique-contre-les

  • Juppé tête de pont du PS

    Le projet des « salles de shoot » soutenu par Marisol Touraine depuis octobre 2014 devait être voté en début d’année 2015. Il est tombé aux oubliettes dans le cadre des discussions sans fins et en raison de l’opposition du corps médical. Le conflit s’est trouvé focalisé sur la fameuse question du tiers payant. Apparemment une majorité de Français est favorable à ne pas être obligée d’avancer le moindre centime pour les consultations et certains actes médicaux. L’abandon du tiers payant va sans nul doute transformer le contribuable en cochon de payant quand il faudra boucher le trou supplémentaire des consultations abusives « qui ne coûtent rien ».

    salle-de-shoot

    S’est aussi superposé une violente réaction des personnes habitants aux alentours de la Gare du Nord qui voyaient d’un mauvais œil l’installation d’un centre attirant un public de jeunes toxicomanes dont la nuisance est connue tant pour les particuliers que la société. Or qui se réveille sur le sujet… C’est le fameux Juppé qui ne réside certainement pas à Bordeaux dans le quartier Saint Pierre dont la réputation n’a jamais été excellente pour ne pas dire autre chose. Il espère qu’un cadre légal sera donné par la future loi de santé.

    Rappelons pour ceux qui l’ont oublié que c’est Juppé, alors qu’il était premier ministre, qui décida de diviser par deux le numerus clausus permettant l’entrée aux études médicales. Résultat, une pénurie d’un certain nombre de spécialités médicales dont notamment l’ophtalmologie, la rhumatologie, les chirurgiens, les obstétriciens, les allergologues, les cardiologues etc. Ceux qui ne le savent pas doivent remercier M. Juppé du fait qu’ils doivent attendre trois mois pour avoir un rendez-vous… Passons !

    Bref, Alain Juppé confirme que Bordeaux veut accueillir l’une des futures salles de consommation à moindre risque (SCMR) aussi appelées « salles de shoot ». Cela fera plaisir aux Bordelais quand ils comprendront les nuisances que cela entraîne. Cette affaire a donné lieu à de multiples controverses ; notamment en 2013, le Conseil d’Etat a estimé qu’il fallait une loi pour installer de tels établissements. Une tentative avait déjà été effectuée il y a plusieurs années : elle avait échoué. Les défenseurs de ces « salles de shoot » vantent la méthode en affirmant que dans le monde il en existe 90 ; ce qui en pratique ne peut être considéré comme une adhésion massive et mondiale au système. Le fait qu’il n’y en a qu’une en Suisse montre comme disait M. de la Palisse qu’il n’y en a pas deux. Apparemment à Bordeaux la lutte va être sévère.

    Mais le fond du problème se résume à une seule chose : les toxicomanes vont-ils pouvoir « bénéficier » de leur drogue favorite dans ces centres où ils seront aidés à se « shooter » ? Les discussions restent ouvertes sur le sujet. On en saura plus s’il est abordé dans le cadre de la loi Touraine.

    Ce qui est certain, c’est que Juppé marche dans les pas de la gauche, voire les précède. Il ne faut pas l’oublier….

    Jean-Pierre Dickès

    http://www.medias-presse.info/juppe-tete-de-pont-du-ps/27166

  • [Entretien exclusif] Charles Robin : “Mai 68 a permis la mutation du libéralisme en libéralisme-libertaire” (2/2)

    Venu de l’extrême gauche – de la LCR exactement – Charles Robin est l’un des esprits les plus vifs de cette jeune génération qui a transporté sa critique sociale du champ libertaire vers le camp de la résistance anti-libérale enracinée.

    Après plusieurs livres publiés en autoédition, il vient de signer aux éditions Krisis un remarquable ouvrage de synthèse sur la convergence libérale-libertaire qui a pris le contrôle de nos sociétés. Indispensable pour quiconque veut saisir les racines philosophiques de ce grand raz-de-marée qui souhaite gommer toutes les différences, les identités ; rompre toutes les filiations et les solidarités ancestrales, pour installer définitivement le règne du Même au service de la superclasse mondiale.

    Si l’on peut ne pas partager toutes les options de Charles Robin, sur l’importance secondaire des identités ethniques, religieuses et culturelles dans notre société française, on ne saurait se priver d’une telle synthèse, à mettre dans notre bibliothèque aux côtés des récents ouvrages d’Alain de Benoist ou Hervé Juvin.

    Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

    Mai 1968 a été un formidable point de convergence de l’extrême gauche libertaire et du capitalisme américanisé. Au-delà des slogans et de l’imagerie d’Epinal, quelle est l’importance réelle de ces « événements » ?

    Dans son livre Néo-fascisme et idéologie du désir (1973), le philosophe Michel Clouscard décrivait les événements de Mai 68 comme une « contre-révolution ». Il voulait dire par là que ces événements avaient fourni au libéralisme l’occasion de sa mutation en une forme nouvelle, celle qu’il désigne sous le précieux concept de « libéralisme libertaire ».

    Ainsi, à l’esprit du capitalisme autoritaire et traditionaliste hérité du fordisme et du taylorisme (marqué par la parcellisation des tâches et la mécanisation de l’industrie) allait désormais succéder un nouvel esprit du capitalisme, orienté non plus sur la répression du désir et l’interdit (incarné par le producteur), mais sur sa libération et la permissivité (incarné par le consommateur). En confondant ainsi tragiquement lutte anticapitaliste et lutte anti-autoritariste, les acteurs de Mai 68 allaient ainsi apporter une caution « libertaire » (donc « moderne ») à l’exploitation capitaliste de la liberté et du désir individuels. L’hypersexualisation de nos sociétés contemporaines (pour ce qui concerne, du moins, la présentation médiatique des choses) est évidemment symptomatique de cette opportunité du « lâcher-prise » pulsionnel pour la domination marchande. En sollicitant en permanence la participation à la machine capitaliste de notre bas-ventre, on s’assurait ainsi – si j’ose dire – de maintenir le centre gravitationnel de notre manière d’être et de notre rapport au monde en-dessous de la ceinture. Une forme paradoxale de la domination, puisqu’elle tend à convertir tous nos désirs individuels en ressource énergétique au service de l’industrie de la consommation.

    Vous parlez d’économie libidinale pour caractériser l’étape d’extension du marché que nous connaissons actuellement. Que recouvre ce terme ?

    Pour bien comprendre cette idée, il est absolument nécessaire de rompre avec cette opinion courante qui voudrait que toute domination politique emprunte obligatoirement les voies de l’autoritarisme et de la « soustraction de jouissance ».

    En réalité, le libéralisme aura accompli cet exploit, inédit au regard de l’Histoire, d’avoir su articuler et tenir ensemble la plus complète des dominations avec la plus absolue – mais aussi la plus abstraite – des libertés pour les individus. Il aura suffi, pour ce faire, d’introduire méthodiquement dans nos esprits l’idée (héritée de la philosophie empiriste) que c’est dans la satisfaction de nos désirs pulsionnels que se manifeste le signe ultime de la liberté humaine.

    Une réduction de la liberté à la pulsion, quand les Anciens voyaient justement dans la « retenue » à l’égard de ses passions et de ses affects la forme accomplie de la liberté et de la sagesse. Camus disait : « Un homme, ça s’empêche ». Autrement dit, un être humain se définit d’abord par sa capacité à dire « non », à refuser, à résister. N’est-il pas significatif, à cet égard, que le verbe « succomber » désigne à la fois le fait de céder à la « tentation » et de « rendre l’âme » ? L’économie libidinale du capitalisme – c’est-à-dire la stimulation et l’exploitation de notre libido au profit des intérêts du Marché – débordant évidemment le seul cadre de l’industrie du sexe, puisqu’il conditionne désormais l’ensemble de notre rapport à la marchandise : une marchandise déifiée, sacralisée et fétichisée, par laquelle se manifeste le règne de l’Avoir et du Signe, qui s’édifie sur les décombres de l’Être et du Sens.

     

    Quelle dette a l’idéologie du marché envers les libertaires Bourdieu et Foucault ?

    Le dénominateur commun des travaux de Bourdieu et de Foucault réside dans leur prétention commune à mettre au jour les mécanismes de la domination, tout en participant, dans les faits, à leur assomption et à leur légitimation. Ainsi, Foucault – qui ne dissimulait pas sa fascination pour la « fièvre généreuse du délinquant » – contribua-t-il, par ses travaux, à entretenir la conception d’un système capitaliste répressif et prohibitif, dont la prison, l’école et l’hôpital représenteraient les structures d’exercice privilégiées. Un capitalisme répressif et anti-hédoniste qui appellerait comme réponse philosophique la promotion d’un individualisme permissif et jouisseur comme horizon pratique de toute émancipation. De même, en faisant de l’École le lieu d’exercice d’une « violence symbolique » à l’égard de l’élève, Bourdieu allait apporter une caution « philosophique » et « libertaire » à la destruction de l’enseignement du savoir critique comme arme effective d’émancipation et de libération à l’égard de l’ordre « bourgeois ». D’où le développement, ces dernières années, des méthodes d’apprentissage basées sur le principe de la « pédagogie différenciée », à partir duquel les élèves sont désormais invités à « construire » leur propre savoir, à l’encontre d’un enseignement traditionnel fondé sur l’instruction et la transmission, vues comme intrinsèquement oppressives et contraires à l’individualité créatrice de l’enfant. Ce qui se vérifie dans ce constat simple que jamais les connaissances élémentaires n’ont été si peu maîtrisées par les jeunes générations, alors même que le savoir n’a jamais été aussi disponible et accessible par tous, le développement récent des technologies de l’information et de la communication – au premier rang desquelles Internet – permettant de vérifier qu’il n’est nul besoin de restreindre l’accès au savoir pour obtenir que la population s’en détourne.

    Vous insistez sur le fait que la faillite de notre système éducatif ne doit rien au hasard. L’économie libidinale a-t-elle donc besoin de n’avoir face à elle que des individus déracinés et décérébrés, anomiques ?

    L’intérêt principal de ce que Michéa nomme, dans l’un de ses livres, l’ « enseignement de l’ignorance », est qu’il tend à produire des individus déliés et amputés d’une part considérable de leur être, à savoir l’intelligence critique.

    Qu’on le veuille ou non, l’enseignement « traditionnel » avait au moins cette supériorité sur l’enseignement « différencié » qu’il rendait possible l’accès de tous à une culture commune, à partir de laquelle seulement peut s’édifier un monde commun.

    La séparation des individus de cette sphère immatérielle et transcendante par excellence que représente le savoir (au motif, par exemple, que la connaissance du théorème de Pythagore ou des règles de la conjugaison du subjonctif n’aurait, de nos jours, pas la moindre « utilité ») est parfaitement emblématique, de ce point de vue, de l’entreprise d’élimination systématique de tout savoir qui ne déboucherait pas directement sur un « profit » objectivement mesurable. Ce faisant, on fabrique à la chaîne des individus auxquels on aura préalablement inculqué le mépris de la culture, favorisant ainsi leur réduction à l’état d’« atomes » sensibles, coupés de leur passé et de leurs origines, réceptacles passifs et intégralement disponibles aux sollicitations de la marchandise.

    Nous assistons à une accélération de l’extension du libéralisme : destruction de la famille traditionnelle, idéologie du genre, suppression de larges pans de l’enseignement de l’histoire, extension de la novlangue et de l’arsenal répressif contre ceux qui « pensent encore le réel ». Comment envisagez-vous les années à venir ?

    Une autre vertu de la dialectique hégélienne est qu’elle permet d’envisager tout processus historique d’aliénation et de dépossession de soi à grande échelle comme engendrant de lui-même sa propre réfutation. Pour le dire simplement, je pense que l’accélération actuelle des mesures de libéralisation entraînera d’elle-même l’amplification des réactions à son encontre. C’est ce qu’on commence à voir un peu partout, avec l’émergence et la constitution de groupes de réflexion et d’action pour lesquels il apparaît désormais évident que la destruction libérale du monde doit appeler des modalités de résistance organisées et structurées, c’est-à-dire plaçant au cœur de leur engagement la notion de « lien ». Bien qu’un tel chantier puisse être vu comme « utopique » au regard de l’extraordinaire avancement du projet libéral d’atomisation, je suis personnellement convaincu qu’une telle entreprise deréunification porte les germes de notre salut collectif. À condition que nous soyons capables de sortir de cette tyrannie de l’Ego, qui constitue, à n’en pas douter, l’arme d’oppression la plus redoutable – car la plus invisible – du Système.

    Retrouvez la première partie de l’entretien

    http://fr.novopress.info/183486/entretien-exclusif-charles-robin-mai-68-permis-mutation-du-liberalisme-en-liberalisme-libertaire-22/#more-183486

  • L'âme de la France est chrétienne

    Carl Lang dans Présent :

    7366935-11342659"Je crois que la France ne se réduit pas à la république, que les Français ne sont pas que des citoyens et que le peuple français est plus qu'une population. Nier le lien fondateur entre le trône et l'autel, par le baptême de Clovis, comme ciment de l'édifice national, est un contresens.

    Notre héritage national est naturel, culturel, historique mais aussi spirituel. La France n'est pas qu'un territoire et qu'un peuple, c'est aussi une âme. Et cette âme est chrétienne."  

    Philippe Carhon