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France et politique française - Page 3913

  • La droite et le socialisme

    Il est d’usage de considérer la droite comme le contraire du socialisme. La droite serait anti-socialiste pour la simple raison qu’elle serait une anti-gauche, ce qui revient à dire que la gauche, ce serait, peu ou prou, d’une manière ou d’une autre, le socialisme. Paradoxal alors que le socialisme a longtemps excédé les catégories de droite et de gauche, avant l’affaire Dreyfus.

    Or l’opposition au socialisme n’est pas constante dans l’histoire de la droite, de même que la gauche est fort loin de se définir principalement par l’adhésion à l’idée socialiste – aussi variée et polymorphe que puisse être cette idée. Les choses sont en effet plus compliquées. D’une part, les courants d’idées que sont le socialisme, le nationalisme, etc., ne se situent pas sur le même plan que les catégories de droite et de gauche. D’autre part, droite et gauche elles-mêmes ne sont pas les symétriques l’une de l’autre.

    Un détour est ainsi nécessaire par la gauche pour comprendre la droite. Raymond Huard défend à propos de la gauche l’hypothèse suivante :  la question ne serait pas de savoir si la gauche est une ou plurielle (« les gauches »), mais serait plutôt de se demander si la gauche est une donnée permanente de la vie politique française ou si « elle se construit dans certaines conjonctures historiques alors qu’à d’autres moments, cette notion (de gauche) n’est pas opératoire pour décrire les forces politiques, ne correspond pas à une réalité objective, ni même à l’impression subjective des individus (1) ».

    Cette hypothèse est convaincante. Elle consiste à voir en la gauche un rassemblement qui ne prend forme que dans des circonstances historiques précises – et rares. On peut estimer qu’une définition de la droite relèverait d’une définition non symétrique. À savoir qu’on pourrait toujours repérer la présence d’une droite dans l’histoire française des deux derniers siècles, et que celle-ci se définirait par le souhait de maintenir l’ordre établi.

    Naturellement, cet ordre changeant régulièrement, la droite change aussi, c’est-à-dire qu’elle change pour que rien ne change. En ce sens, cette droite dite « conservatrice » est aussi, et surtout, une droite moderne; elle conserve ce qui est compatible avec les mutations de la modernité : c’est-à-dire, en dehors du pouvoir de l’argent, pas grand chose. Cette droite se définit toujours  par le refus du constructivisme. Cette droite est en ce sens naturellement anti-socialiste : parce que c’est une droite « libérale », c’est-à-dire tolérante envers les évolutions qui se font sans contrôle humain conscient, alors qu’une droite conservatrice (radicalement conservatrice) peut être constructiviste, dans la mesure où la volonté de conserver, de maintenir (certains équilibres, certaines mœurs, etc.) n’équivaut pas au « laisser-faire » (comme le montre l’exemple de l’écologie). D’où la possibilité – entrevue par la « Nouvelle Droite », autour de la revue Éléments, d’un conservatisme révolutionnaire, tendance qui peut amener cette droite (radicale, ou dite « extrême » par ses ennemis ou ceux qui tout simplement ne la comprennent pas) à considérer certaine variante de socialisme comme la plus apte à restaurer certains principes qui sont les siens, par exemple l’unité de la communauté du peuple, la souveraineté nationale, la justice au sein du peuple, etc. Si la droite classique, au pouvoir ou proche du pouvoir depuis deux siècles, est anti-socialiste, paradoxalement, c’est parce qu’elle vient de la gauche, d’une certaine gauche de 1789, celle qui se définit par un principe d’opposition aux structures communautaires et une volonté de « naturaliser » le social, cette gauche de 89 qui a historiquement évolué vers la droite pour laisser la place à d’autres gauches selon un processus de sinistrisme parfaitement élucidé par Albert Thibaudet (2).

    Les rapports de la droite au socialisme sont donc évolutifs pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que le socialisme en France connaît des mutations idéologiques considérables, et que sous le nom de « socialistes » cœxistent parfois des conceptions totalement incompatibles, de la gauche « progressiste » à la « gauche réactionnaire » (3).

    Ensuite parce que, si l’« on ne se pose qu’en s’opposant », la droite change en fonction de l’évolution de la gauche, et de la « seconde naissance » que connaît celle-ci, en 1848-49, quand la Montagne  (Ledru-Rollin, Schoelcher, et les démocrates socialistes) se rapproche des socialistes, et quand la gauche, comme l’a justement remarqué Maurice Agulhon, commence à s’identifier, non seulement à la Révolution de 89-93, à la République, et au suffrage universel, mais aussi à « l’espérance sociale ». Comme le signalait Karl Marx (Les luttes de classes en France) en 1849, l’union du parti des ouvriers, et celui de la petite bourgeoisie était considérée comme « le parti rouge ». D’où un lien entre socialisme modéré et radical-socialisme (4). En d’autres termes, le changement social et la République deviennent une espérance commune à partir du milieu du XIXe siècle.

    Enfin parce qu’il existe une droite non libérale dont le rapport au socialisme oscille entre le refus de toute eschatologie « progressiste » et néanmoins la sympathie pour l’esprit communautaire et organique dont le socialisme peut être porteur.

    Dès Babeuf, des convergences entre un certain socialisme et les positions d’une certaine droite apparaissent. L’opposition entre les « ventres creux » et « le million doré » évoque l’opposition du « peuple » et des « Gros » (Pierre Birnbaum) généralement repérée comme un des thèmes de la droite radicale. Il y a aussi dans le communisme de Babeuf une composante libertaire et une passion du peuple réel contre les abstractions universalistes qui le conduisent à s’insurger contre ce qu’il appelle le « populicide » vendéen.

    Si l’égalitarisme de Babeuf ne rencontre pas de sympathie à droite, son populisme et son esprit libertaire trouvent un écho dans la droite radicale. Mais c’est un autre socialisme qui prend forme tout au long du XIXe siècle. Il se réclame de la transparence et de la rationalité et Karl Marx en représente la figure centrale. À la « fausse science » libérale, il oppose la « vraie science » des rapports sociaux. « L’humanité est en dehors de l’économie politique, l’inhumanité est en elle », écrit Marx. Au pessimisme d’une certaine théocratie pour qui « l’homme est un diable », Marx oppose l’idée selon laquelle rien de ce qui est diabolique ne serait humain, le mal étant seulement concentré dans la phase bourgeoise de l’évolution humaine, propos symétrique et tout aussi absurde. Le mal ne serait qu’un produit de circonstance de l’économie bourgeoise, qui dépossède l’homme de lui-même, et lui enlève sa « mienneté » (Paul  Ricoeur).

    Les critiques marxiennes mettront cinquante ans à avoir un écho à droite, avec la Jeune Droite de Thierry Maulnier et les spiritualistes des années Trente, qui ne se réduisent pas à la droite anti-conformiste, mais lui sont liés de maintes façons (5). Ce délai de réaction de la droite peut paraître long. Mais les critiques de Marx sont aussi longues à influer sur le socialisme français lui-même. En effet, l’idée socialiste en France, à partir de la IIe République, et malgré Proudhon dont les points de vue originaux font le « Rousseau du socialisme »,  se confond souvent avec un « maximalisme de la République » (Ernest Labrousse). Le socialisme est dans cette perspective la République « poussée jusqu’au bout », idée que l’on trouve très présente chez Jean Jaurès et jusqu’à, toute proportion gardée, Max Gallo dans les années 1980. Avec ce socialisme-là, ni la droite libérale, ni la droite radicale ne se reconnaisse d’affinités. Pour la première, la République, pour être acceptable, ne saurait être autre chose qu’un orléanisme sans roi. Pour la seconde, la République est une imposture sous sa forme libérale, qui ne cache que la domination de l’Argent-Roi.

    À la fin du XIXe siècle apparaît un autre socialisme français qui éveille des sympathies à droite. C’est un socialisme peu républicain, ou du moins critique par rapport à la tradition républicaine inaugurée en 1792, un socialisme anti-autoritaire, anti-belliciste (qui se rappelle justement le rôle funeste de la Gironde dans l’embrasement de l’Europe en 1792), et « mutuelliste » et fédéraliste (on peut être fédéraliste tout en critiquant bien entendu le rôle belliciste objectif de la Gironde en 1792). C’est le socialisme de Proudhon qui influence, outre le mouvement ouvrier, l’essentiel de l’anarchisme en France. Ce socialisme est aussi en partie celui de la C.G.T. naissante (alors que la S.F.I.O. est plus marquée par le « maximalisme de la République »). L’éclosion de ce socialisme libertaire et anti-parlementaire est suivie avec intérêt par Maurras, pour qui la royauté doit être une fédération de « libres républiques », et pour qui le socialisme uni à la monarchie comme « un gant va à une belle main ».

    Le socialisme est à ce moment pris dans les contradictions que l’aventure de Boulanger, puis l’affaire Dreyfus, avait mis en évidence. Première crise : le boulangisme. Certains socialistes, comme Paul Brousse et les « possibilistes de droite » se rangent résolument  dans le camp de la légalité parlementaire, tandis que d’autres, bien qu’anti-boulangistes, dénoncent aussi les « républicains bourgeois » dont « l’amour du lucre » est, disent-ils, la cause du boulangisme. Dans ce dernier camp se situe Jean Allemane, figure centrale du socialisme de l’époque, et les « possibilistes de gauche ». Proche de cette position est le Parti ouvrier français dont le mot d’ordre est : « Ni Ferry, ni Boulanger » (6). D’autres socialistes encore, comme Benoît Malon, comme les blanquistes (et c’est aussi la tentation de Lafargue), voient en Boulanger le moyen de renverser la République anti-ouvrière de Jules Ferry.

    Deuxième moment de clivage : l’affaire Dreyfus. Elle divise à nouveau le socialisme, entre hommes de gauche privilégiant les « droits de l’homme », et anti-bourgeois intransigeants. Ceux-ci rencontrent des sympathies à droite, d’autant que la droite, même dans ses composantes radicales, est, avant la naissance de l’Action française, ralliée à la République (la Ligue de la Patrie française de Jules Lemaître, futur maurrassien, se donne alors pour objectif d’instaurer une « République de tous », qui soit protectrice des ouvriers, de même que François Duprat parlera vers 1970 d’instaurer l’« État du peuple tout entier »).

    Aussi s’élaborent des rapprochements entre un socialisme de la base, principalement « un syndicalisme qui, entre 1906 et 1910, avait fait craindre la révolution à la société bourgeoise » (Michel Winock)  et une certaine droite radicale, autour de la jeune Action française. C’est notamment l’expérience, en 1911, du Cercle Proudhon (7).

    Cette configuration favorable à un rapprochement entre opposants de droite et de gauche est de courte durée. Dès avant 1914, c’est le socialisme comme « républicanisme de gauche » qui devient dominant. Pour autant, le caractère agonal de certaines influences perdure. Dans les années Trente, des conceptions corporatistes comme celles de François Perroux et de  Maurice Bouvier-Ajam sont imprégnées de l’esprit du socialisme fédéraliste et « auto-gestionnaire » de Proudhon. Il en sera de même pour les thèmes des gaullistes (principalement les gaullistes dits « de gauche ») concernant la participation comme troisième voie. De même, la « dérive fasciste » (Philippe Burrin) d’une certaine classe politique de la fin des années Trente et de l’Occupation concerne tout autant des hommes politiques originaires de la gauche que de la droite. Il est même assuré que ceux qui viennent de la gauche furent ceux qui mirent dans l’adhésion à un socialisme national fascisant le plus de souci de « rigueur » doctrinale et surtout de continuité idéologique (voir en ce sens les Mémoires de Marcel Déat et ses écrits politiques d’avant et pendant l’Occupation, Mémoires politiques, Denoël, 1989).

    La gauche aime en effet la rigueur intellectuelle, y compris quand elle devient le contraire de la rigueur humaine. C’est ce qui la mène à professer, parfois, plus qu’un césarisme en épaulettes, ce que Péguy appelait « un césarisme en veston ». Dans le même temps, un certain nombre d’hommes classés « à droite », de Charles Péguy à Alain de Benoist, considèrent que la misère est un obstacle au développement de la vie intérieure, et qu’il n’y a pas de communauté qui vaille sans que règne l’équité entre ses membres. De ce fait, si une certaine droite, de Leroy-Beaulieu au Club de l’Horloge professe depuis cent ans un anti-socialisme viscéral, une autre droite (radicale ou révolutionnaire) n’a cessé d’avoir de profondes convictions sociales. Droite moderne et droite contre-moderne n’ont cessé de s’opposer ici d’une manière plus profonde que l’opposition dite « droite – gauche ».

    Pierre Le Vigan

    Notes

    1 : Raymond Huard, in La Pensée, n° 291, 1993.

    2 : Albert Thibaudet, Les idées politiques de la France, 1932.

    3 : cf. Marc Crapez, La gauche réactionnaire, Berg, 1996, et Naissance de la gauche, Michalon, 1998.

    4 : cf. Cahiers d’histoire de l’Institut de recherches marxistes, n°1, « Le radicalisme », 1980.

    5 : cf. Jean-Louis  Loubet del Bayle, Les non-conformistes des années Trente, Le Seuil, 1969, réédition en 1987.

    6 : cf. Claude Mainfroy, « Sur le phénomène radical », in Cahiers d’histoire de l’Institut de recherches marxistes, op. cit.

    7 : Les Cahiers du Cercle Proudhon furent réédités dans les années 1980 par ce qui était alors laNouvelle Action française de Bertrand Renouvin, puis l’ont été par Avatar Éditions, « La culture sans barrières », Cahiers du Cercle Proudhon, 2007, introduction d’Alain de Benoist.

    Le présent article, remanié pour Europe Maxima, est paru dans Arnaud Guyot-Jeannin (sous la direction de), Aux sources de la droite, L’Âge d’Homme, 2000.

  • Le FN estime que Manuel Valls est «en état de panique»

    Le vice-président du parti d'extrême droite, Florian Philippot, jure que le premier ministre «n'est pas républicain».
    La charge dure de Manuel Valls n'a pas laissé le Front national indifférent. Aussitôt le plaidoyer du premier ministre terminé, Florian Philippot a répondu sur un ton tout aussi ferme. «Que Manuel Valls soit en panique parce que le FN est très haut, je peux le concevoir, mais il doit respecter ses adversaires. Or quand il dit ‘j'ai le droit de stigmatiser Marine Le Pen', je dis que non seulement il n'est pas républicain, mais en plus il n'est pas démocrate», a dit le vice-président du FN sur Europe 1.
    Dans un communiqué, le parti de Marine Le Pen a renchéri: «Cette manière de parler du principal parti d'opposition le discrédite à vie pour donner la moindre leçon de République ou de démocratie».
    Video
    «Racisme social» de Valls
    Pour le vice-président du Front national, «Valls pense que c'est en insultant les hommes et les femmes du Front national qu'il pourra cacher son immense échec et la nullité de sa politique».
    L'eurodéputé FN a défendu les candidats présentés par son parti aux élections départementales qualifiés «d'inconnus, pas sérieux» par le premier ministre. «Les candidats du FN ont le grand tort, pour Manuel Valls, d'être issu du peuple. Nous, on présente des employés, des ouvriers, des artisans. Il y un mépris de classe et un racisme social dans les propos de Manuel Valls», a-t-il dit.
    Le Front national regrette «l'implication si prononcée et personnelle de Manuel Valls dans la campagne des départementales, au point d'en oublier ses obligations de chef du gouvernement en charge de la politique de la France». Une mobilisation qui «ne saurait être sans conséquence pour son avenir politique».
    Quant à Stéphane Ravier, le sénateur FN des Bouches-du-Rhône, il a invité sur Twitter à mettre «une bonne fessée électorale à Valls et à tous les partisans de la haine des patriotes».

    Tristan Quinault Maupoil

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EukVlFlZVADcmzFgYo.shtml

  • Esclavage des femmes, encore aujourd'hui

    Diffusion d'un documentaire sur la GPA à l'étranger : reportage glaçant d'une usine à bébés diffusé au forum pour l'abolition de la GPA : 

    Michel Janva

  • Récit d’un débat entre Alain de Benoist et Rémi Brague

    Sourcele Rouge & le Noir – « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? ». [RÉCIT] Duel païens vs. chrétiens au sommet.

    Le duel était prometteur. Sujet du débat : « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? » En ce quatrième jour du mois dédié au dieu Mars, s’affrontaient à Paris dans un duel intellectuel entre païens et chrétiens deux personnalités de haut niveau. Côté chrétien, Rémi Brague, écrivain, philosophe, universitaire à la Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich.
    Côté païen, Alain de Benoist, politologue, journaliste et cofondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE). Entre les deux, Louis Daufresne, rédacteur en chef à Radio Notre Dame.

    Dans la salle paroissiale de l’église Saint-Lambert de Vaugirard se presse un public composite, mêlant jeunes, trentenaires et cheveux gris. On croise Karim Ouchikh, conseiller politique de Marine Le Pen à la Culture. « Est-ce que les païens viendront nombreux ce soir ? » demande ingénument un étudiant catholique à ses voisins, comme s’il parlait d’australopithèques. « Moi, en tout cas, je suis là ! » lui répond vivement une jeune femme, qu’il avait sans doute confondue avec une paroissienne de ses semblables. Alain de Benoist, impérial dans son pardessus sombre, et Rémi Brague, l’étiquette de la Lufthansa encore accrochée à sa valise, prennent place.[...]

    Plutôt Homère que Torquemada

    Ouvrant les débats, Alain de Benoist donne des éléments sur son parcours personnel, décrivant son abandon de la foi catholique de son enfance, et son rejet de l’héritage chrétien. Il développe longuement l’éradication, criminelle selon lui, du paganisme par le christianisme en Europe, évoquant la « destruction de la culture gréco-romaine », et la « décapitation des chefs saxons » par Charlemagne. Il termine sa diatribe par un lapsus freudien : « le tribut du sang a été payé plus par les chrétiens que par les païens ». Le cofondateur du GRECE, en passant par un hommage appuyé à Nietzsche, « idéal indépassable, sauf par Heidegger », réfute le terme de « racines chrétiennes » de l’Europe. En effet, le christianisme est une religion importée du Moyen-Orient, et la culture européenne était préexistante à Jésus-Christ. Il conclut son intervention par un point Godwin : « Je me suis toujours senti plus proche d’Homère et d’Aristote que de saint Augustin, et a fortiori de Torquemada » Sentant que l’intervenant en profite pour lancer le débat à sa manière, Louis Daufresne le coupe alors, et donne la parole à Rémi Brague.

    Le christianisme : catalyseur de l’Europe

    Rémi Brague, en bon prof, rassemble ses notes et annonce, d’un air bonhomme et caustique : « revenons à la méthode ! » Il déclare écarter d’emblée du débat les éléments culturels : après tout, dit-il l’universalisme de saint Paul se retrouve dans le stoïcisme, tout comme la « règle d’or » de Jésus a un équivalent chez Confucius. Autre obstacle auquel il met en garde : « les hiers qui chantent ». « Les absents ont toujours raison : ce qui aurait pu se passer est forcément plus beau », prévient Brague, qui donne quelques exemples : « Ah, si le paganisme avait terrassé le christianisme ! » Signé Gibbon [1]. Ah, si Charles Martel n’avait pas arrêté les arabes à Poitiers ! Signé Nietzsche. » Un trouble traverse alors les rangs néo-païens, qui ne semblent pas apprécier ce rappel fort peu identitaire. [...]

    L’intégralité de ce récit est consultable sur le site Le Rouge & le Noir.

    http://fr.novopress.info/183530/recit-dun-debat-alain-benoist-remi-brague/

  • Il faut abolir la pratique détestable des mères porteuses

    Programme du forum international contre la GPA qui se déroule actuellement à Paris, organisé par La Manif Pour Tous :

    • Accueil et ouverture, Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous
    • Pourquoi La Manif Pour Tous se mobilise contre la GPA ? Albéric Dumont, Vice-président de La Manif Pour Tous
    • La loi  & la jurisprudence pour la GPA, Maître Adeline Le Gouvello, avocate de l’association « Juristes pour l’Enfance »
    • La GPA dans le monde, Franck Meyer, porte parole du collectif des Maires pour l’Enfance et de La Manif Pour Tous
    • « Breeders », bande-annonce & intervention de la réalisatrice, Jennifer Lahl, réalisatrice du film documentaire (Etats Unis)
    • GPA et prostitution, Jean-Marc Oswald, Association Aux captifs la libération
    • Permanence des structures familiale, Gérard François-Dumont, géographe, économiste et démographe
    • Le corps féminin et la technique : quel avenir pour la GPA ? Marianne Durano, philosophe
    • Gestation par/pour Autrui ? Peut-on parler de traumatisme de la conception ? Approche psycho-éthique autour de l’enfant, Anne Schaub, psychologue (Belgique)
    • La GPA en Europe, Grégor Puppinck, Directeur de l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) et expert auprès du Conseil de l’Europe
    • Les agences de GPA, Jean-Pier Delaume Myard, écrivain, réalisateur et porte-parole de La Manif Pour Tous
    • La GPA en Italie, Eugenia Rocella, ancienne ministre de la Famille (Italie), député européen
    • Les politiques et la GPA, Lionel Lumbroso, porte-parole de La Gauche pour le mariage Homme-Femme et de La Manif Pour Tous
    • Clôture par Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous,  demande solennelle d’abolition de la GPA dans le monde et annonce des actions à venir pour mettre un terme définitif à cette pratique indigne et intolérable qu’est la GPA.

    Extrait d'un article du Figaro :

    "En cette Journée de la femme, « il y a beaucoup à dire sur la pratique des mères porteuses », avertit Ludovine de La Rochère. Interdire la GPA dans le monde entier, n’est-ce pas un peu utopique ? « Quand des mouvements se sont battus pour l’abolition de la peine de mort ou de l’apartheid, répond-elle, leur cause était juste, et ils ont eu gain de cause. Nous passerons par le Conseil de sécurité de l’ONU, par la Convention de La Haye, par toutes les instances s’il le faut. »

    Inscrire cet interdit dans la Convention européenne des droits de l’homme ? « On fait du lobbying, et il faut des politiques qui se saisissent de ce sujet, affirme-t-elle. La Cour européenne des droits de l’homme est en complète contradiction avec sa mission et sa raison d’être ! Ou alors elle pense que la femme et l’enfant ne sont pas concernés par les droits de l’homme… » Aux quelques pays européens - comme la Grèce ou la Grande-Bretagne - qui pratiquent la GPA, ou à la Belgique, qui est en train de réfléchir à son encadrement, la Manif pour tous dit « qu’ils doivent impérativement arrêter »« Beaucoup de voix de gauche, de droite, de toutes religions, d’athées, de lesbiennes… s’expriment contre la GPA, poursuit Ludovine de La Rochère. 

    « Nous combattons la GPA quel que soit le client et quelle que soit la forme - certains prétendent qu’elle peut être altruiste, rappelle la présidente de la Manif pour tous. La GPA par essence est un asservissement de la femme et une marchandisation de l’enfant : l’effet pour la femme, inséminée comme une jument, examinée comme une esclave, est le même. L’effet pour l’enfant aussi : la suppression du lien charnel avec la mère crée pour l’avenir un vide immense pour les enfants concernés. »

    L’interdit, qui existe en France, « le gouvernement ne le fait pas respecter », s’offusque la Manif pour tous. Avant de penser à une éventuelle abrogation de la loi sur le mariage pour tous par la droite en 2017, « on demande à la gauche au pouvoir de respecter la femme !, insiste Ludovine de La Rochère. Mme Taubira parle d’esclavage, mais de la GPA jamais. Bien au contraire, elle la facilite avec sa circulaire » sur la reconnaissance des enfants nés de mères porteuses.« Si les gens savent qu’ils ne seront pas reconnus comme parents, conclut-elle, ils renonceront à recourir à la GPA. »"

    Michel Janva

  • Soupçon de financement libyen de Sarkozy: deuxième jour de garde à vue pour Guéant

    Ancien premier flic de France, Claude Guéant répondait samedi pour le deuxième jour aux questions des policiers enquêtant sur les soupçons de financement par la Libye de Kadhafi de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

    Celui qui fut pendant 10 ans le bras droit de l'ancien président de la République a été placé en garde à vue à l'aube vendredi. Après une nuit passée dans les locaux de l'office anticorruption (Ocliff), son audition a repris samedi à 07H30, a indiqué son avocat à l'AFP.

    Dans cette affaire, des juges d'instruction du pôle financier de Paris s'interrogent notamment sur la découverte lors d'une perquisition en février 2013 d'un virement de 500.000 euros sur le compte de l'ancien ministre de l'Intérieur.

    M. Guéant avait justifié ce virement - provenant d'un compte à l'étranger - par la vente en 2008 à un avocat malaisien de deux tableaux d'un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt.

    Mais des experts avaient contesté la valorisation de ces oeuvres, la société Artprice chiffrant à 140.000 euros, hors frais, le prix record aux enchères d'une des toiles de ce peintre.

    La garde à vue peut durer 48 heures avant que l'ancien secrétaire général de l'Elysée ne soit relâché ou présenté à un juge d'instruction. Il n'a pas été précisé si elle était directement liée à cette supposée cession de tableaux.

    "C'est une opération qui est strictement privée (...) cela n'a strictement rien à voir avec la Libye", avait assuré M. Guéant à l'AFP lorsque l'affaire avait été révélée. "Au moment des perquisitions j'ai dit, je l'ai fait inscrire au procès verbal, que j'avais les justificatifs", avait-il insisté alors.

    Les accusations d'un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy ont vu le jour entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012, lorsque Mediapart a publié un document évoquant un accord du régime libyen de Mouammar Kadhafi pour financer M. Sarkozy, dont ce dernier assure qu'il s'agit d'un faux.

    Attribué à Moussa Koussa, ex-chef des renseignements extérieurs libyens, ce document affirme que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne 2007. Moussa Koussa a également qualifié ce document de "faux".

    - Instrumentalisation politique ? -

    L'ancien président a porté plainte, notamment pour "faux et usage de faux", ce qui a donné lieu à l'ouverture d'une enquête distincte.

    Plusieurs anciens dignitaires libyens ont également relayé les accusations de financement illicite par la Libye de cette campagne, n'apportant toutefois pour l'heure pas de preuve formelle à l'appui de ces accusations.

    Une information judiciaire a été ouverte sur ces accusations en avril 2013, notamment pour "corruption active et passive" et "trafic d'influence", et confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman.

    L'entourage de M. Guéant a relevé le caractère vexatoire de l'envoi à l'aube de policiers au domicile de l'ancien ministre de l'Intérieur, qui a toujours répondu aux convocations des enquêteurs lors de deux précédentes gardes à vue, et s'est interrogé sur "l'intérêt de procéder comme s'il s'agissait d'un délinquant dangereux", sous-entendant une instrumentalisation politique du dossier, instruit par des magistrats statutairement indépendants.

    "Il est légitime de s'interroger sur la neutralité du calendrier choisi pour cette garde à vue, à seulement trois semaines des élections départementales et dans un contexte défavorable à la majorité au pouvoir. Nous avons tendance à penser qu'il existe une utilisation politique par les socialistes des moyens judiciaires pour nuire à l’image de Nicolas Sarkozy", a ainsi estimé ainsi une source dans l'entourage de l'ancien ministre.

    Le président de Sherpa William Bourdon et Me Marie Dosé, le conseil de l'association anticorruption, partie civile dans ce dossier, ont estimé au contraire que la garde à vue de M. Guéant "démontre que les investigations progressent".

    source : Afp via nouvel obs :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EukVZklEkkJsTjSwFy.shtml

  • M. Valls, ce n’est pas du racisme que de défendre la France contre l’invasion musulmane

    M. Valls se fait fort de vouloir donner une coloration tricolore à l’islam au point qu’il se prend les pieds dans le tapis de prière à la mosquée de Strasbourg.

    Pour y arriver, il est convaincu qu’il faut abattre les deux obstacles que sont l’extrémisme musulman et l’extrême droite, nuisibles à l’émergence de l’islam de France, un islam cohabitationniste et capable d’adopter une posture républicaine et respectueuse des institutions.

    M. Valls continue à prendre l’islam pour une blanche colombe victime des dérives violentes d’une minorité d’activistes, les méchants musulmans.

    Il considère que des radicaux défigurent et jettent le discrédit sur la majorité de leurs coreligionnaires, les bons musulmans, au comportement irréprochable, soucieux de la bonne marche de la société civile, et respectueux des lois de la république. Qu’ils vivent leur foi dans leur espace privé sans exhiber à l’extérieur un prosélytisme agressif pour marquer leur état d’appartenance à un autre système de valeurs, étranger à celui de leur pays d’accueil et d’adoption.

    Des citoyens qui vivent en adéquation avec les exigences de la laïcité, loyaux, intégrés et intégrables, sachant faire passer les lois de l’islam au second plan.

    M. Valls peut toujours rêver.

    Imaginer un jour les musulmans endosser les habits républicains, autant faire passer un chameau par le chas d’une aiguille.

    Sa tactique, innocenter la majorité musulmane, est contre-productive en tous points. En cherchant à franciser l’islam, il ne réalise pas qu’il commet un sacrilège, et ébranle les musulmans dans leur foi.

    Leur demander de se conduire en citoyens revient à leur demander de renoncer à l’islam.

    Ce n’est pas, pour les musulmans, à eux de s’adapter à la France, c’est à la France de s’adapter à l’islam. Les musulmans sont tenus par leur religion d’obéir et se conformer aux seules lois émanant d’Allah, seul et unique législateur, qui ne dépendent ni du temps ni de l’espace.

    Ils ne doivent en aucun cas se soumettre à des lois et à des autorités judiciaires et politiques qui ne sont pas elles-mêmes soumises aux lois de l’islam.

     » Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux qui détiennent le commandement. «  (sourate les femmes, verset 59).

    Aucune ambiguïté quant aux obligations faites aux musulmans de ne pas respecter et s’en référer à des lois qui ne sont d’essence musulmane. Si M. Valls a des doutes sur la volonté des musulmans de se muer en dignes citoyens, il serait avisé de réfléchir sur le sens de ce Hadith qui a force de loi pour les musulmans, et à son caractère contraignant rapporté par Abû Hureyra :

    « Celui qui m’obéit, obéit à Allah ; et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit à son émir, m’obéit ; et celui qui désobéit à son émir, me désobéit. » (Authentique : el Bukhâry (7137), Muslim (1935), el Irwâ (2/160)

    Plutôt que diviser les musulmans en bons et méchants et stigmatiser ceux qu’il appelle les extrémistes de droite, que sait-il réellement de l’étymologie du mot islam et de sa signification ?

    L’islam n’est ni paix, ni salutations. il est le salut pour celui qui n’a pas d’autre alternative pour sauver sa vie que de l’embrasser. Il signifie littéralement reddition, soumission à une volonté supérieure,  résignation à son sort, acte d’allégeance et de servitude qui interdit toute tentative de résilience. L’islam est un moule unique dans lequel doivent se fondre les assujettis. Il n’est pas un facteur d’enrichissement et de développement humain, allergique aux libertés individuelles les plus élémentaires.

    Adopter l’islam c’est perdre toute emprise sur sa propre vie.

    L’islam n’est pas foi, c’est un ensemble de règles strictes et liberticides qui imposent aux assujettis une conduite à suivre dans tous les domaines et étapes de la vie, et ne laisse aucune marge au libre-arbitre. Il interdit toute forme de transgression sous peine de mort.

    L’islam, ce sont les chaînes de l’esclavage qu’il est impossible de rompre.

    On naît musulman, on vit l’islam et on meurt dans l’islam.

    M. Valls doit savoir qu’il n’y a pas des musulmans extrémistes et des musulmans mesurés. Ils professent tous le même islam dans sa théologie et sa liturgie, qui n’est pas un hymne à la paix ni un modèle d’humanisme et de tolérance, comme l’attestent d’innombrables sourates (4, 5, 6, 7, 8, 13, …) et hadiths. Pour cela, 75% des Français rejettent massivement l’islam.

    Sauf que les uns avancent à visage découvert et les autres portent le masque de la takkyia.

    La question que doit réellement se poser M. Valls : pourquoi les musulmans sont ceux qui ont le plus fort penchant pour le terrorisme et la transgression des lois ?

    Qu’il cherche les causes dans les sources théologiques de l’islam. Là est la cause première des troubles chaotiques et sécuritaires qui secoue  la France depuis 1995 voire avant.

    Un homme politique doit avoir le courage de jeter un pavé dans la mare, tant pis si cela heurte la sensibilité de ceux qu’il cherche à ménager. Il doit secouer le cocotier des musulmans en les mettant face à leurs responsabilités.

    Plaider pour la cause de l’islam modéré en faisant croire qu’il est l’otage de l’extrémisme musulman et de l’extrême droite, c’est faire fi de la nature intrinsèquement belliciste et guerrière de l’islam. C’est oublier que Mahomet était un chef de guerre, un malfrat, un assassin, un pilleur, un antisémite, un raciste, un être cruel et un égorgeur.

    M. Valls, en tant qu’homme politique, qu’homme intelligent, ne doit pas ignorer que le péril musulman est le plus grand défi de notre temps, et que les électeurs jugeront les candidats sur leurs capacités à lutter contre l’hydre musulmane.

    Est-ce extrémiste que des Français défendent leur identité contre l’invasion musulmane ?

    Doivent-ils leur tendre le glaive pour se faire décapiter pour être au goût de Valls ?

    Les musulmans ont-ils  le droit d’exiger de la France qu’elle prenne en compte leur spécificité identitaire, les Français ont-ils le devoir de renoncer aux fondements de leur civilisation millénaire et plurielle, à leurs valeurs républicaines incompatibles avec l’islam, à leur laïcité qui fait l’originalité politique de leur pays, leur culture, leur histoire, leur terroir, leur art de vivre, leur âme gallo-romaine, leur héritage judéo-chrétien, la défense de leur patrimoine, pour servir de paillasson aux musulmans ?

    Que connaît M. Valls issu d’une idéologie laïque, de l’islam et son idéologie de conquête négationniste des peuples et des cultures, de ses desseins hégémoniques, de son mépris pour les droits humains et les libertés individuelles, de son suprématisme, de sa volonté d’imposer sa dictature à toute l’humanité, de son appétit cannibale et de sa soif insatiable de pouvoir, pour faire un amalgame aussi irresponsable et indécent entre les musulmans qui veulent détruire la France et les Français qui refusent de capituler devant les menaces de l’islam ?

    Salem Ben Ammar 

    http://ripostelaique.com/m-valls-ce-nest-pas-du-racisme-que-de-defendre-la-france-contre-linvasion-musulmane.html

  • Zemmour : «FN, la rente de situation» (video)

    Dans sa chronique, Éric Zemmour revient sur les raisons qui donnent le Front national premier parti de France aux prochaines élections départementales.

    La video

    Le Figaro :: lien

  • Le Français de souche expliqué à Aurélie Filippetti

    « La première chose à faire, c’est de ne pas aller sur le terrain du Front national. On ne doit jamais laisser notre vision être contaminée par la vision de l’extrême droite. Si on ne trouve pas de mots, c’est peut-être qu’il n’y a pas de réalité. C’est quoi, un Français de souche ? Moi, je ne sais pas. » Aurélie Filippetti, ancien ministre de la Culture, ne sachant pas.

    Un exemple parmi des millions d’autres.

    Jan Bossy est né vers 1658, sous Louis XIV. Son arrière-petit-fils, prénommé Jean, né en 1757 dans le même village au sud de Nantes, n’a pas connu Joseph, matelot des douanes royales, originaire des côtes du Morbihan. Tous deux ont pourtant vécu la Révolution française, marquant la naissance de la République française et des valeurs républicaines si chères à nos dirigeants politiques.

    Un neveu de Jean sera guillotiné. Une cousine et ses trois fils de 7 mois, 23 mois et 5 ans seront assassinés lors du massacre des Lucs-sur-Boulogne, le 28 février 1794. Le ministre républicain Barrère avait alors proposé « un plan de destruction totale » et Turreau, organisateur des colonnes infernales, s’exclamait : « La Vendée doit être un cimetière national, il faut prioritairement éliminer les femmes, sillons reproducteurs. » Camps d’extermination comme à Noirmoutier, noyades d’enfants à Bourgneuf et à Nantes, supplice que Carrier nommait « baptême républicain », sexes d’hommes tranchés et explosion de cartouches dans l’appareil génital des femmes, utilisation de pressoir pour écraser des femmes enceintes, la famille de Jean et les cousins de la branche Couffin du Valès connaîtront, et subiront, des crimes à faire pâlir des Waffen-SS ou des frères Kouachi.

    La République, le Consulat et le Premier Empire causèrent près de 2 millions de morts, puis Pierre, un petit-fils de Jean, deviendra maire d’un paisible village au nord de la Loire en 1860. Sa tante, dont le portrait est toujours exposé au musée Dobrée à Nantes, a refusé 200.000 francs promis pour la dénonciation de la duchesse de Berry, bru de Charles X, mère du comte de Chambord, alors en cavale et réfugiée sous le même toit. Quant à la belle-sœur de Pierre, elle sera la grand-mère d’Aristide Briand.

    Sans rancune pour le massacre de ses ancêtres, un des petits-fils du maire, sergent sous le drapeau français en 1914-18, obtiendra la croix de guerre et la médaille militaire, mais perdra son frère, tombé au front.

    Le sergent décoré aura un fils, appelé en 1939, et un petit-fils qui épousera une arrière-arrière…-arrière-petite-fille de Joseph, le matelot du Morbihan. De cette union est né un humble contributeur de Boulevard Voltaire, dégagé des obligations militaires, salarié ayant toujours déclaré ses revenus, payé ses impôts et réglé ses factures.

    « C’est quoi, un Français de souche ? Moi, je ne sais pas. » Ce bref résumé généalogique a pour but d’enrichir la culture du ministre, car moi, je pense le savoir, et même le ressentir lorsque je traverse Verdun ou Nantes, ou encore le subir lorsque je reçois mon avis d’imposition pendant que des clandestins hors la loi revendiquent des droits.

    Catholique et français de père en fils depuis au moins 1658, je conclurai en citant Maître Folace dans Les Tontons flingueurs : « Et c’est pour ça que je me permets d’intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoire qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde ! »

    Jean-André Bossy

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EukVZpkuyFcrABOqyj.shtml

  • Le Monde déroule le tapis rouge au secrétaire général de l’Otan

    (source : ojim.fr) – Toujours enclin à l’anti-Poutinisme primaire, l’occasion de la visite du secrétaire général de l’Otan à Paris était une aubaine à ne pas manquer pour Le Monde.

    Le Norvégien Jens Stoltenberg s’est ainsi vu offrir un entretien des plus complaisants dans les colonnes du quotidien du soir. À cette occasion, la journaliste Nathalie Guibert, « qui est passée d’”experte” en faits divers à “experte” en questions de Défense depuis qu’elle a passé un mois à bord d’un sous-marin nucléaire d’attaque en mission »comme le note le site d’E&R, n’a, c’est le cas de le dire, utilisé que le dos de la cuillère dans le choix de ses questions à propos du conflit ukrainien.

    « Combien y a-t-il de soldats russes aujourd’hui en Ukraine ? », « Avez-vous noté des mouvements russes autour de Marioupol ? », « Que faire ? », « L’Alliance doit se préparer à l’escalade ? », « La France doit-elle faire plus et fournir une aide militaire directe ? »… les exemples sont légion. En somme, un entretien atlanto-atlantiste qui ne se soucie guère de neutralité et adopte une posture sournoise de solidarité occidentale.

    À ce stade, d’ailleurs, peut-on encore parler d’entretien, ne s’agit-il pas plutôt d’une tribune libre dissimulée ? Au regard de la teneur des questions, plus destinées à laisser à l’interlocuteur toute la liberté de dérouler son discours que de soulever d’éventuels contradictions, il est permis de s’interroger… Pourtant, il aurait été avisé, par exemple, de l’interroger sur le soutien, tout aussi visible et critiquable en matière d’ingérence, de l’Otan à Kiev, ou sur les véritables instigateurs du chaos de la « révolution » de Maïdan.

    En attendant, le conflit ukrainien suit son cours, avec toute sa complexité, et ne doit en aucun cas être résumé, comme Le Monde vient de l’illustrer, à cet angle biaisé qui voudrait que l’on s’interroge uniquement sur ce que doit faire « l’Occident » face à la nouvelle menace rouge.

    Télécharger l’infographie de l’Ojim consacrée au groupe Le Monde

    http://fr.novopress.info/183486/entretien-exclusif-charles-robin-mai-68-permis-mutation-du-liberalisme-en-liberalisme-libertaire-22/#more-183486