Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3987

  • A quel stade Hollande se posera la question de la démission de Taubira ?

    Résumons :

    Et on apprend aujourd'hui qu'il avait une planque à Gentilly avec de la dynamite, plusieurs armes automatiques, des détonateurs, des papiers d'identité, de l'argent en liquide et des drapeaux à l'effigie de l'État islamique.

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Heurs et malheurs du métier politique par Claude BOURRINET

    Il peut sembler utile de se rendre chez le médecin, non seulement pour soigner sa santé, mais aussi pour s’instruire, notamment dans la salle d’attente. Traîne toujours quelque vieux numéro de revues qu’un honnête homme achète rarement, comme Paris-Match, le canard à Valérie, sous peine de passer pour un benêt. Aussi oublions-nous l’ennui, en feuilletant négligemment ces torchons, qui ne paraissent avoir été créés que pour ce passe-temps, pendant qu’un marmot hargneux, en face de vous,  se crispe sur son jeu numérique.

    Toujours est-il qu’on tombe soudain sur un article captivant, comme celui de Caroline Fontaine et de Mariana Grépinet, daté de la deuxième semaine de novembre. Ce papier, dont le titre est « Du PS à Pôle Emploi », pourrait paraître piquant, ironique, et l’on attendrait un développement voltairien. Au fond, la fatalité qui est soulignée ici, dans le raccourci de l’expression, renvoie immédiatement au conte philosophique, ou à la fable mythologique. Icare, par exemple : « Du Ciel aux Bas-fonds sous-marins… » Autant dire, « De la France d’en haut à la France d’en bas ».

    Mais l’article, finalement, s’envase dans un léger pathos, et l’on se prend presque à plaindre les pauvres élus sacrifiés sur l’autel de l’élection (perdue).

    Car les chiffres sont cruels : 20 000 d’entre eux ont été laissés sur le tapis, en mars dernier, à l’occasion des élections municipales, sans compter les collaborateurs. Du trop plein au trop vide. Tout à coup, c’est l’anonymat du quidam, qui cherche vainement, comme des millions de nos compatriotes, un « job » pour survivre. Et ce n’est pas facile. Comme le dit Erwan Huchet, « leurs compétences sont difficiles à valoriser dans le privé. »

    En fait, l’on a bien compris que nous avons affaire au bas et moyen clergé, le maire, le conseiller général, voire le conseiller régional. Le haut clergé, lui, grâce au carnet d’adresses, aux réseaux, aux parachutes, aux cabinets d’avocats, s’en tire plutôt bien. Ce qui ressort de cette étude, c’est bien l’amertume : comme Dieu, le parti ne sauve que les élus. Pas ceux qui l’ont été par le peuple, quitte à être désavoués plus tard, mais ceux qui le sont par on ne sait quel privilège, ou par le truchement d’une grâce nécessaire. Qui dira comment on devient le cadre d’un parti ?

    L’abandon est brutal. Le téléphone est soudain muet, la boîte électronique vide. Il ne reste plus qu’à quémander, ou à tenter de monter des entreprises de com’ (puisque telle est la véritable compétence des politiciens, ces figurants médiatiques, tandis que les choses sérieuses sont l’affaire des technocrates). Vainement. L’évêque ne se soucie pas beaucoup du curé de campagne.

    Toujours est-il que la sociologie de nos élus ne reflète pas du tout la composition sociale du peuple (dans sa plus large acception). Certes, comme le montre Luciano Canfora, dans son essai, La démocratie.  Histoire d’une idéologie, au Seuil, la démocratie a toujours été manipulée par les réseaux, les groupes plus ou moins occultes, les connivences. Autant dire que, par la force des choses, elle n’a jamais correspondu à l’idée qu’on s’en fait actuellement, sans compter que les conceptions qui avaient cours depuis les Grecs n’ont cessé de changer à son égard.

    D’autre part, sauf si l’on entreprend d’octroyer les postes de responsabilité par tirage au sort, comme à Athènes (et encore ! La dissémination des charges, leur éparpillement, l’incompétence des citoyens, dans leur majorité, favorisaient l’action des « techniciens » de la politique, passés par la sophistique – nous allions dire l’E.N.A.), la nécessité d’une certaine formation théorique et de temps libre prédispose certaines catégories à exercer ces fonctions. En France, hormis de 1936 à 1945, les classes populaires n’ont guère été représentées, et on constate même une diminution irrésistible de leur présence dans les hautes assemblées. À l’Assemblée nationale, seulement 3 % ont une origine « populaire » (employés et ouvriers), tandis que 82 % sont des cadres ou des membres de professions intellectuelles supérieurs.

    Bien entendu, il ne s’agit pas de faire de la démagogie, et de vouloir absolument imposer un quota social, bien que les lois sur la parité puissent paraître plus absurdes que cette hypothèse. Mais l’on comprendra pourquoi existe un tel abîme entre un peuple, majoritairement anti-européiste, comme le référendum de 2005 l’a montré, anti-mondialiste et anti-libéral, et une caste politicienne, complètement intégrée au système apatride et marchand globaliste, et frénétiquement entichée de réformes sociétales aberrantes n’ayant aucun rapport avec les véritables maux de notre nation.

    Claude Bourrinet  http://www.europemaxima.com/

  • Hollande et la gauche empêtrés dans leurs contradictions

    La gauche « Charlie » unie derrière le Président et une certaine « union nationale », ça ne vous semble pas cocasse, chers lecteurs réguliers de Charlie ?

    Après l’attaque de Charlie Hebdo, on se dispute déjà pour savoir ce qui était visé : « La France ! », dit la droite ; « Non : la liberté d’expression ! l’esprit de Charlie ! », rétorque la gauche.

    Le président Obama, lui, n’a pas hésité à écrire dans le livre de condoléances « Vive la France ! », comme s’il écrivait la feuille de route que notre Président à nous, si peu à la hauteur, est incapable de donner à son peuple. Lui qui a laissé à M. Dray et ses « potes » du PS le soin de dire qui devait être persona non grata dimanche. Que notre Président rate ses rendez-vous avec l’Histoire, c’est dramatique, mais la France en trouvera un autre.

    Lire la suite

  • Ne pas être dupe, ne pas baisser la garde

    L’assassinat mercredi par les frères Kouachi de l’équipe de Charlie Heddo,  de deux policiers et, par leur complice Amedi Coulibaly, l’exécution d’une auxiliaire de police puis de quatre juifs abattus dans la prise d’otage d’une hypermarché casher porte de Vincennes vendredi, auront eu une résonnance mondiale. La journée de manifestations d’hier qui a réuni au moins trois millions de personnes, dont une bonne moitié en province, fut historique par son ampleur. Prirent part à la marche parisienne des représentants de tous les partis de l’établissement, des gouvernements de l’UE, des nations occidentales, mais aussi de très nombreux pays arabes, dont le premier ministre palestinien Mahmoud Abbas. Son homologue israélien, Benjamin Netanyahou, était également présent. Il s’est fait acclamer quelques heures plus tard lors de la cérémonie réunissant tous les officiels français à la mémoire des victimes israélites (elles seront inhumées en Israël) à la synagogue des Victoires. Une journée qui fut l’occasion selon Manuel Valls, résumant les propos de la classe politicienne, de «dire non au racisme, à l’antisémitisme et à l’intolérance ». Mais pas que.

    Elle fut certes, pour des centaines de milliers de Français qui ont battu le pavé à Paris ou ailleurs, électeurs et/ou sympathisants de l’opposition nationale, le moyen de manifester leur horreur devant les assassinats perpétrés, le refus du chantage terroriste, mais aussi d’appeler un chat un chat, de marquer leur refus de l’islamisme radical. Une idéologie qui prospère sur l’échec d’une assimilation généré par une immigration à haut débit. Une situation qui est de la responsabilité première des partis, groupuscules, syndicats et obédiences du Système qui défilaient hier.

    Cette liberté d’expression là de nos compatriotes devrait aussi être protégée. En effet, toute contestation de l’invasion migratoire est susceptible de vous conduire  devant les tribunaux, au terme notamment de la loi d’essence stalinienne Fabius-Gayssot.

    « Nous prendrons part au défilé là où l’esprit de tolérance est le plus fort, là où le sectarisme se fait moins violent » expliquait Marine Le Pen dans une vidéo publiée sur le site du Front. La présidente du FN a ainsi défilé dans la ville de Beaucaire chez notre ami Julien Sanchez aux côtés du député RBM  Gilbert Collard. Elle a souligné sur place en quoi le rassemblement parisien s ’apparentait à « une grande machine à laver, à blanchir les consciences ». Julien a précisé qu’il «( n’avait) pas de leçon à recevoir (des grandes consciences de gauche). Je suis Français, comme eux. J’ai été ému, comme eux. La seule différence est que mon parti n’est peut-être pas responsable de ce qui s’est passé en matière d’immigration, en laissant certains jeunes ne pas respecter les minutes de silence dans les banlieues ou déverser leur haine sur Twitter.»

    Florian Philippot était lui Metz, le sénateur-maire David Rachline dans sa ville de Fréjus, Steeve Briois à Hénin-Beaumont, Marion Maréchal-Le Pen à Montauban, Louis Aliot à Perpignan. Est-il besoin de préciser que les manifestations organisées dans les villes FN l’ont été dans un esprit de rassemblement de tous les Français, de concorde nationale.

    D’autres n’ont pas manifesté comme Bruno Gollnisch, Wallerand de Saint-Just le responsable parisien et trésorier du FN, « interdit de séjour » à la marche de la capitale ou encore la vice-présidente Marie-Christine Arnautu, qui n’a pas voulu défiler à Nice aux côtés du maire UMP Christian Estrosi, champion toute catégorie de la récupération et du clientélisme politicien. Le député européen Bernard Monot a souligné son refus de s’associer « à un mouvement qui accepte de défiler avec le club des partis européistes et de l’étranger ».

    L’ambiguïté de ce défilé a aussi suscité l’embarras de nombreux pays musulmans. Par un communiqué officiel de l’ambassade du Maroc,  il a été annoncé que «la délégation marocaine a présenté dimanche à l’Élysée les sincères condoléances du Royaume du Maroc » à la France, mais « n’a pas pris part à la marche organisée à Paris en raison de la présence de caricatures blasphématoires du prophète », comme l’a précisé le ministre des Affaires étrangères marocain, Salaheddine Mezouar.

    Le Maroc incarne pourtant ce qu’il est convenu d’appeler un « islam du juste milieu ». De la même façon et pour les mêmes raisons , on ne peut certainement pas demander au petit peuple musulman, parfaitement audible quand il affirme être écœuré, révolté, scandalisé par la violence des fous d allah, « d’être charlie »…

    Dans un autre registre, le trés ordurier dessinateur néerlandais de Charlie Hebdo (et de Libération) Bernard Holtrop, alias Willem, a déclaré samedi au quotidien néerlandais Volkskrant «vomir sur ceux qui, subitement, disent être nos amis» à la suite de l’attentat contre le journal d’extrême gauche. «Nous avons beaucoup de nouveaux amis, comme le pape, la reine Elizabeth ou Poutine: ça me fait bien rire» a-t-il dit,  avant d’affirmer que «Marine Le Pen est ravie lorsque les islamistes se mettent à tirer un peu partout.» Comme Willem est ravi d’un attentat qui permettra à un mauvais hebdomadaire pour adulescents,  souvent immonde, et qui allait disparaître faute de lecteurs en nombre suffisant, de poursuivre son activité grâce à un vaste élan de solidarité ?

    Jean-Marie Le Pen de son côté,  a déclaré sur son blogue ( c’étai juste avant la prise d’otage porte de Vincennes) qu’il se « (sentait) touché par la mort de douze compatriotes français dont je ne veux même pas savoir l’identité politique, encore que je la connaisse bien, qu’elle soit celle d‘ennemis du FN qui en demandaient la dissolution par pétition il n’y a pas tellement longtemps. Je ne me sens pas du tout l’esprit de Charlie. Je ne vais pas, moi, me battre pour défendre l’esprit de Charlie qui est un esprit anarcho-trotskyste parfaitement dissolvant de la moralité politique ».

    « La manière dont tout cela est orchestré me rappelle des manifestations du même type qui furent organisées avec la complicité des médias, y compris des médias de droite, lors par exemple de l’affaire de Carpentras où le Front national fut accusé d’avoir violé une sépulture dans un cimetière juif alors qu’il était parfaitement innocent. Et puis il y a eu 2002, ce fut exactement le même phénomène ».

    « Dans le fond, notre mise à l’écart (de la marche républicaine à Paris hier, NDLR) est un hommage qui nous est rendu et qui, je pense, sera interprété comme tel par nos concitoyens. Ils auront l’occasion s’ils le souhaitent de manifester leur opinion dans les urnes (…). Je n’ai pas envie de soutenir l’action gouvernementale impuissante et incohérente face à un problème qui touche, évidemment de très près, à l’immigration massive subie par notre pays depuis quarante ans » a constaté le président d’honneur du FN.

    Florian Philippot le rappelait hier sur l’antenne de RTL, exclus officiellement du cortège parisien, les dirigeants du FN étaient tout aussi bien à défiler en province, sans se mêler aux pompiers pyromanes de l’UMPS et de leurs alliés, sans marcher avec les représentants de «l’extrême droite racialiste israélienne»,  du « Qatar » et de « l’Arabie saoudite », les mécènes du terrorisme djihadiste, le président tuc Erdogan turc dont la position est plus qu’ambiguë vis à vis de l’Etat Islamique. Un constat partagé par Alain Marsaud, député UMP des Français de l’étranger, conseiller général de la Haute-Vienne, ancien magistrat, chef du Service central de lutte antiterroriste au Parquet de Paris dans les années 1980, qui a dénoncé la récupération politique des attentats, et notamment la présence du Premier ministre Turc à Paris.

    En ce moment, en Arabie Saoudite, qui condamne elle aussi un coupable d’apostasie à la peine de mort, un journaliste est fouetté et emprisonné pour délit de liberté d’expression. Samedi, les bailleurs de fonds des fous d’Allah de la milice Boko Haram,  ont dû se féliciter de ce qu’une vingtaine de personnes aient été tuées par un attentat à la bombe sur un marché dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria. L’engin explosif était attaché  à une fillette, âgée d’une dizaine d’années…

    Alors, n’en déplaise à Nicolas Sarkozy qui le déplorait ce matin au micro de Jean-Michel Apathie sur RTL, la banderole déployée par les supporters de Bastia lors de leur dernière rencontre avec le PSG a sa part de vérité : «Le Qatar finance le PSG…et le terrorisme ».

    Wallerand de Saint-Just notait que «la société française actuelle  est très compassionnelle et médiatique». Il a raison et tout est d’ailleurs fait pour maintenir nos compatriotes dans ce climat, cette camisole psychique là, faire en sorte qu’ils utilisent leur cerveau reptilien plutôt que leur néocortex. Faites nous confiance brave gens,  nous avons les solutions et n’écoutez pas les oiseaux de mauvais augure qui veulent vous réveiller de votre léthargie…. Mais au temps de l’émotion, doit succéder celui de la réflexion et de l’action, c’est cela qu’on attend d’un homme politique digne de ce nom.

    Nous voyons bien constate Bruno Gollnisch, les grosses ficelles de nos adversaires, des docteurs Morphine de l’Etablissement. L’exploitation qui se dessine d’ores et déjà des drames de la semaine passée pour nous vendre, sous le masque du sérieux, du  rassemblement transcourant des gens de bonne volonté, la nécessité de plus d’Europe bruxelloise (et pourquoi pas dans la foulée l’adoption du Grand marché transatlantique), de plus d’Otan, de plus de soumission, d’abandon de souveraineté, d’indépendance, de libertés au profit du Nouvel ordre mondial et de l’Empire, au nom de la lutte contre l’obscurantisme. Nous restons plus que jamais vigilants et ne baissons pas la garde.

    http://gollnisch.com/2015/01/12/ne-pas-etre-dupe-ne-pas-baisser-la-garde/

  • L’énorme faille dans les services de sécurité c’est eux !

    « Le retour du terrorisme dans ce pays c’est vous » !

    Souvenez-vous, c’est ce que le « p’tit goebbvalls », alors ministre de l’intérieur, avait vomi sur les députés de droite, à l’Assemblée Nationale, le 13 novembre 2014, en réponse à une question d’Eric Ciotti !

    « C’est vous qui avez échoué et les Français aujourd’hui paient dix ans d’une politique de sécurité faite de lois qui n’ont servi à rien, qui n’ont pas été appliquées. L’esbroufe c’est vous, l’échec c’est vous, la hausse de la délinquance c’est vous, les suppressions de postes de policiers et de gendarmes c’est vous », avait lancé Manuel Valls avant de conclure « le retour du terrorisme dans ce pays c’est vous ».

    Puis d’éructer sur la « commission d’enquête sur l’affaire mohamed merah » !

    Il fallait faire tomber des têtes !

    lire la suite

  • Hommage aux policiers - soutien aux armées

    Si les autorités publiques peuvent se féliciter des immenses manifestations de quasi-unanimité civique de ce 11 janvier, elles n'ont pas le droit de les décevoir. Car les vraies questions réapparaissent très vite.

    Ne doit-on pas d'ailleurs tenir pour significatif que les voix discordantessoient venues des gens qui ont toujours dénoncé le danger et que l'on a toujours cherché à faire taire ? Citons ainsi : Christopher Caldwell, Michèle Tribalat, Mezri Haddad ou encore Ayaam Hirsi Ali.(1)⇓

     Ne faut-il pas se montrer vigilants vis-à-vis du détournement émotionnel tendant à dénaturer l'aspiration même à la cohésion nationale, au profit des «partis de gauche» ?

     Comment ne pas trouver récupérateur et provocateur, par exemple, le message recyclé venant de l'odieuse petite bolchotte, idiote, prétentieuse, – mais tellement représentative ! – Clémentine Autain éructant ainsi, depuis Montreuil, sur le site dédié aux gazouillis,  ce 9 janvier : « Oui, nous marcherons contre les attaques envers les musulmans. Contre toutes les formes de racisme et de xénophobie. Contre les fascismes… » (2)⇓

     La même avait bien marqué sa ligne politique en octobre 2014 :

     « Je suis consternée. […] Manuel Valls n'est pas, affirmait-elle, contrairement à ce qu'il dit, un socialiste moderne, il est en réalité un homme de droite traditionnel. Il a dit, vous vous souvenez, 'la gauche peut mourir'. Je crois qu'il en sait quelque chose parce que c'est lui qui tient le fusil. »

    Ne méprisons donc pas l'aspiration civique massivement manifestée par nos compatriotes. Craignons seulement, noyée dans le marasme «républicain», qu'elle ne serve pas vraiment au redressement durable du pays.

     Le premier hommage que l'on aurait pu, que l'on aurait dû rendre, devait hier, et devra demain, s'adresser aux policiers qui ont payé un si lourd tribut à la défense de l'ordre public et de la liberté des autres.

     « Ouest France » évoquait ainsi, ce 9 janvier, le cas du brigadier Franck Brinsolaro, policier tué en protégeant le patron de Charlie Hebdo dont il était le garde du corps :

    « Un policier chargé de protéger un croqueur de flics... C'était le métier du brigadier Franck Brinsolaro, 49 ans, et il adorait son job, nous raconte sa femme. Il est mort près de Charb, mercredi, lors de l'attaque des tueurs. Une semaine sur deux, Franck Brinsolaro accompagnait Charb dans toutes ses sorties : à la rédaction de Charlie Hebdo, chez ses amis, au restaurant. Partout. Il ne lâchait le dessinateur qu'à la porte de son appartement. Et cette mission périlleuse, le policier l'aimait particulièrement, nous confiaient hier ses proches. »

    Et le grand quotidien breton soulignait, avant que tout cela retombe dans l'oubli : « le garde du corps sentait venir la catastrophe. Après un dessin virulent de Charb en 'Une' du journal, il avait lâché à Samuel : 'Ça va péter un jour ou l'autre.' Et à sa femme : 'Vu ce qu'il a sorti, faut pas qu'on le lâche d'une semelle.' Il ne l'a pas lâché. »

    Respecter son sacrifice, désormais, cela veut dire aussi que notre société doit manifester un peu plus de considération pour ceux qui nous défendent, et je ne crois pas que le contenu du journal en ait encouragé jusqu'ici la moindre conscience.

    Allons jusqu'au bout : la France et l'Europe dans les années à venir vont devoir réinvestir puissamment non seulement dans la considération morale, ce qui est très important, mais aussi dans les efforts matériels, les moyens financiers, les arbitrages budgétaires, en faveur des fonctions régaliennes de l'État.

    Réhabiliter les tâches d'une justice plus soucieuse de la protection des honnêtes gens, devra se compléter par de plus gros sacrifices, en faveur de la Défense et du Maintien de l'Ordre.

    La partie de l'opinion qui se sensibilise sur la patrie et de la liberté doit donc se préparer à se mobiliser en faveur de la Police, de la Gendarmerie, mais aussi de l'Armée de l'Air, de la Marine, des Unités aéroportées, des Services de Renseignement, mais aussi des industries de défense, mais aussi de toutes les technologies indispensables à notre survie en Europe et à la victoire sur les théâtres d'opérations extérieures. Je dis bien : victoire, car c'est une guerre globale qui est engagée. Il s'agit donc de l'emporter sur ceux qui nous l'ont déclarée. 

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1.  À lire au titre des voix discordantes :
      "Le désir d'union ne doit pas nous empêcher d'affronter la réalité" par Jean-Pierre Le Goff in Figaro Vox. 
      "Terrorisme islamiste: cette guerre qui commence était hélas prévisible !"par Mezri Haddad, ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l'UNESCO, philosophe, auteur d'essais sur la réforme de l'islam. 
      "La France ne doit pas rester désarmée face au terrorisme" in Le Monde du 9 janvier par Christopher Caldwell, auteur d’Une Révolution sous nos yeux (Toucan, 2011). 
      - Michèle Tribalat : "Non, nous ne sommes pas Charlie" in Figaro Vox le 11 janvier. Michèle Tribalat a publié (avec Pierre-André Taguieff), Face au Front national : arguments pour une contre-offensive, La Découverte, 1998; (avec Jeanne-Hélène Kaltenbach), La République et l'islam : entre crainte et aveuglement, Gallimard, 2002; Les Yeux grands fermés : L'Immigration en France, Denoël, 2010; avec Christopher Caldwell) Une révolution sous nos yeux, Paris, Le Toucan, 2011; “Assimilation : la fin du modèle français”, Toucan 2013. 
      "The West must stand up for freedom—and acknowledge the link between Islamists’ political ideology and their religious beliefs" par Ayaan Hirsi Ali dans le Wall Street Journal.
    2.  cf. sur son compte  "Twitter" 
  • Socialisme catastrophique partout

    Grâce à Vilfredo Pareto on comprend comment et pourquoi il s'est répandu au-delà des politiciens socialistes.

    Dans les années 1960, on recensait déjà plus de 300 définitions différentes du mot "socialisme". On ne savait pas tout.

    On savait certes, ou plus exactement on pouvait savoir, à quoi ressemblait celui dont se prévalaient les prétendues "démocraties populaires". Imposées par l'occupant soviétique en Europe centrale et orientale, elles pratiquaient un socialisme répressif. Ce système se révélait aussi destructeur des identités nationales que des libertés élémentaires.

    Personne n'en voulait, hors les staliniens. Mais on s'illusionnait encore sur le mirage d'une "planification démocratique", ou sur les soi-disant réussites du "socialisme autogestionnaire" yougoslave. On rêvait trop souvent alors de la "souveraineté" de Belgrade. L'expulsion de Tito par le Kominform en 1948, n'avait même pas résulté d'un retrait volontaire. Elle suffisait à l'exonérer, pensait-on, de ses crimes et de ses erreurs originelles.

    Il ne faut donc pas s'étonner si, dans le dernier demi-siècle d'autres formules, ont fait leur apparition sur le marché de la supercherie idéologique.

    Depuis les grands ancêtres de 1848, en effet, tous les socialistes ont au moins un point commun : il revendiquent leur droit perpétuel à l'expérimentation. Les populations et les nations restent seulement destinées à servir de cobayes.

    On n'avait pas encore vraiment tâté en France du socialisme affairiste. Il fut mis en place après l'élection de Mitterrand en 1981. Il s'installa grâce aux habiles conseils de Jacques Attali. Théoricien des nationalisations réversibles, ils avaient conçu celles-ci pour servir juste le temps d'opérer les pillages partisans. Et les communistes eux-mêmes en eurent leur part. En dépit de leur effondrement électoral le ministre Fitermann mit en place le comité central d'entreprise de la SNCF au profit de la CGT. 30 ans plus tard ce subtil accord ferroviaire explique la contre-réfrome annoncée, dès l'arrivée de Hollande en 2012, par le sous-ministre Cuvillier. Destinée à effacer la tentative timide de 1997, elle entre en vigueur ces temps-ci, trois ans après, sans que personne ne semble vraiment s'en inquiéter. Ceci alors même que son promoteur a été limogé entre-temps.

    Or, dès la fin du XIXe siècle, Vilfredo Pareto (1848-1923), probablement un des plus importants penseurs et défenseurs des libertés économiques avait commencé par étudier les diverses formes de l'Utopie. Il découvre que tous ces systèmes caractérisent le socialisme en général pour un poison m 
    ortel pour les peuples qui s'y plongent.

    La déformation de sa pensée et pour tout dire son occultation, a permis d'étiqueter Pareto, au rebours de tout ce qu'il avait vécu, écrit, construit et proposé.

    Son génie se concrétisait d'abord par la pluridisciplinarité de ses écrits, de sa culture et de son action.

    Né en 1848 à Paris, d'un père exilé italien et d'une mère française, il sera, en 1870 diplômé de l'École polytechnique de Turin. Il travaille d'abord comme ingénieur puis comme directeur des chemins de fer italiens.

    En 1886 il est nommé maître de conférences à l'université de Florence. Il dénonce alors le virage socialiste et protectionniste pris en 1887 par l’Italie, unifiée depuis 1870. En 1898, il héberge des socialistes italiens fuyant la répression.

    Pareto-vignDans les pages qu’il consacre ici au "Péril socialiste", il souligne combien les militants sont infiniment plus dignes de respect, dans leur erreur et leur utopie, que les socialistes de gouvernement. Il analyse ceux-ci comme les vrais responsables du marasme de son pays.

    Ils le furent en Italie à la fin du XIXe siècle comme ils le seront partout dans le monde, et jusqu’à nos jours, comme ils l'ont été et le sont encore à l'évidence en France !

    En 1923, avant de mourir, Pareto conseillera au nouveau gouvernement de son pays une politique de libre entreprise. Celle-ci assurera les succès économiques des débuts de ce régime, – jusqu'à son changement funeste d'orientation du milieu des années 1930.

    C'est autant que la puissance de sa pensée, son expérience concrète d'ingénieur puis de directeur des chemins de fer qui amène l'université de Lausanne à lui proposer en 1893 la chaire d'économie politique de Walras. Il en sera pendant 30 ans le brillant successeur jusqu'à la fin de sa vie.

    Il fut sans doute le père de la sociologie moderne. Dans ses écrits, il souligne ce qui se produisit en Italie, après la période romantique de l'unification.

    Il observe comment les réseaux de pouvoirs interviennent de plus en plus dans la banque, dans la "protection" démagogique de l'industrie nationale. Ceci eut pour effet de la détruire, et de provoquer le marasme du pays, forçant des millions de ses compatriotes à émigrer.

    Et c'est ce socialisme d'État, ce socialisme des hommes de gouvernement qui alimente, plus encore que la démagogie et les illusions intrinsèques des politiciens socialistes le “péril socialiste”.

    Puisse son enseignement servir de guide à notre droite déboussolée.

    ••• Le Péril Socialiste par Vilfredo Pareto préfacé par Georges Lane, un livre de 426 pages prix 29 euros aux Éditions du Trident Vente par Correspondance : 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris Tel (+33)06 72 87 31 59 Courriel ed.trident@europelibre.com ••• pour commander le livre sur la page catalogue des Éditions du Trident.

    http://www.insolent.fr/

  • La marche républicaine des gogos et des bobos prépare le gouvernement mondial

    A l’avant, loin de la foule, la gouvernance mondiale.

     

    Le message est matraqué partout, digne d’un scénario d’Orwell. Les moutons croient marcher pour la liberté et valident Big Brother. Les moutons gobent que ce slogan prônerait le respect de tous alors qu’il reflète un syncrétisme qui prépare à la pensée unique.

    Lire la suite

  • Affaire Charlie Hebdo : Les responsabilités politiques de nos gouvernements

    A l’heure où nous écrivons, les forces de l’ordre ont abattu les frères Kouachy, auteurs de l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo et Amedy Coulibaly, auteur de la prise d’otage de la Porte de Vincennes.

    Ce succès incontestable des forces de l’ordre et, plus particulièrement, des hommes du RAID et du GIGN, ne doit cependant pas masquer les responsabilités politiques de nos gouvernants, tant au plan de la sécurité intérieure qu’à celui de la politique extérieure de la France.

    Ils portent la responsabilité de la poursuite de l’immigration dans un contexte où l’intégration des vagues successives d’immigrés à la nation non seulement ne se fait plus mais tend plutôt à se défaire, morcelant la société en communautés indifférentes, voire hostiles, les unes aux autres.

    Ils portent encore la responsabilité de l’échec de leurs politiques judiciaires et pénitentiaires dont la trajectoire individuelle de certains des hommes abattus hier témoigne éloquemment.

    Ils portent enfin la responsabilité d’une politique étrangère qui a soutenu aveuglement, quand elle ne l’a pas précédé, le rôle funeste des Etats-Unis et de leurs alliés du Golfe, Arabie saoudite et Qatar, dans la déstabilisation du Proche et du Moyen Orient. Il est significatif à cet égard que M. Coulibaly se réclame, dans l’enregistrement de sa conversation avec ses otages, de la lutte contre Bachar El-Assad dans des termes qui semblent sortir tout droit d’un discours de Laurent Fabius.

    Cette responsabilité des partis qui se sont partagé le pouvoir ces dernières années explique aussi le sectarisme ahurissant dans un tel contexte de certains d’entre eux à l’égard de Madame Le Pen dont la présence dimanche aurait incarnée sans doute trop clairement leurs échecs et leur mauvaise conscience. L’Action française quant à elle ne perd pas de vue que la médiocrité du personnel politique que manifeste ce sectarisme n’est pas accidentelle mais exprime la nature même du régime des partis.

    Action française http://www.actionfrancaise.net/craf/?Affaire-Charlie-Hebdo-Les