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France et politique française - Page 4038

  • Gironde – Emploi fictif : le conseiller régional PS Nicolas Madrelle mis en examen

    Une nouvelle fois, un socialiste local est dans le viseur de la justice. Il s’agit cette fois de Nicolas Madrelle (au centre sur la photo), le fils de l’actuel président du Conseil général de la gironde Philippe Madrelle.

    D’après le quotidien Sud-Ouest, ce conseiller régional socialiste et éphémère MAIRE de Carbon-Blanc est soupçonné d’avoir exercé un emploi fictif (3.200 euros mensuels) au sein du groupe de travaux publics Cassous, un des poids lourds de la région.

    Il a été mis en examen par le juge lyonnais Philippe Duval-Molinos qui enquête sur des marchés publics passés dans le cadre du chantier du tramway bordelais. «Depuis plusieurs années celui-ci déroule méthodiquement la pelote des consultations truquées ayant accompagné l’arrivée du tramway dans l’agglomération bordelaise. Le magistrat a mis au jour un système de surfacturations, de commissions occultes et de corruption articulé autour d’un noyau de fonctionnaires de la Communauté urbaine de Bordeaux. En échange de contreparties, ces derniers divulguaient auprès de diverses entreprises de travaux publics des informations confidentielles relatives aux appels d’offres en cours ».

    Après avoir été collaborateur parlementaire de son père et de son oncle, Nicolas Madrelle est aujourd’hui chargé de mission sur le développement durable chez le bailleur social du département Gironde-Habitat !

    http://fr.novopress.info/

  • Le poisson pourrit par la tête

    Sur fond de chômage en hausse et c’est une première depuis des décennies, d’une mobilisation des petits patrons et chefs d’entreprise dans la rue  contre les persécutions administratives et le matraquage fiscal, la «république exemplaire» de François Hollande vient encore de faire la démonstration de son…«exemplarité».Les Français ont assisté ces derniers mois à l’affaire des comptes suisse et singapourien du ministre du Budget Jérôme Cahuzac, dont ce dernier avait démenti l’existence « les yeux dans les  yeux»… avant d’avouer leur réalité. Ils ont eu connaissance du scandale Aquilino Morelle, conseiller en communication de François Hollande, accusé de conflit d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique et profitant très pleinement des avantages en nature de la vie au « château». Nos compatriotes ont été informés également des déboires des ex membres du gouvernement Jean-Marie Le Guen et Yamina Benguigui,  pris en flagrant délit de sous-estimation de leur patrimoine respectif. Ils ont suivi le mauvais sketch du secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Jouyet, s’emmêlant dans ses mensonges et ses versions sur la teneur de sa conversation avec son ami François Fillon lui demandant (?) que l’Elysée «tape fort» sur Sarkozy pour flinguer son retour. Les contribuables qui n’en peuvent ont découvert aussi la «phobie administrative» du secrétaire d’Etat en charge du Commerce extérieur, Thomas Thévenoud, qui, entre autres, ne déclarait plus ses impôts depuis trois ans. Dernièrement, ils ont entendu parler du Secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Kader Arif, qui vient de démissionner car visé par une enquête préliminaire du parquet financier au sujet de la société d’un de ses frères, AWF Musique. 

    Démission qui frappe aussi ces dernières heures  Faouzi Lamdaoui, directeur de campagne en 2012 du candidat Hollande, « Conseiller à l’égalité et la diversité », qui vient d’être cité à comparaître en correctionnelle pour « abus de biens sociaux ».

     Quelques médias s’étaient amusés l’année dernière de ce que M. Lamdaoui avait fait un gros caprice de diva et piqué une colère noire au motif qu’oubliant une de ses consignes,  aucun des agents chargés d’assurer sa sécurité ne lui avait pas acheté de pains au chocolat…

     Nous nous souvenons  que M. Lamdaoui, décidemment peu inspiré, avait hurlé au scandale quand  Marine Le Pen avait critiqué l’attitude et la mentalité de l’équipe de France de football…un mois avant le début du spectacle lamentable et honteux offert par le onze tricolore lors de la coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud.   

    Dés 2008, alors  secrétaire national du PS « à l’égalité, la  diversité et promotion sociale », Faouzi  Lamdaoui déclarait aussi, comme l’a écrit plus tard noir sur blanc le cercle de réflexion Terra Nova,  que le PS « ne gagnera pas les élections nationales sans un soutien franc et massif des habitants des quartiers populaires », c’est-à-dire des quartiers où les votes des communautés d’origine immigrées  sont déterminants. Un constat qui s’est vérifié il  est vrai en 2012, sachant que cet électorat là se détourne désormais aussi franchement de la gauche (une tendance lourde ?) malgré les grossiers appels du pied d’un Benoit Hamon que nous évoquions hier sur ce blogue…

     Même Bachar el Assad, interrogé dans le dernier numéro de Paris-Match, ne manque pas d’ironiser sur l’incompétence de la gauche au pouvoir, aussi mondialiste et atlantiste que la droite sarkozyste. C’est vrai aussi dans un domaine aussi primordial, on en sait quelques chose en Syrie, qui est celui de la capacité des politiques menées à  empêcher, prévenir en France l’avènement d’un islamisme radical et du  terrorisme sur lequel il peut déboucher. Marine Le Pen  le rappelait d’ailleurs à la tribune du Congrès de Lyon dimanche : « On se lamente quand on voit les jeunes partir faire le djihad en se demandant ce qu’on a raté. Tout! Messieurs Sarkozy et Hollande, vous avez tout raté! ».

    Dans cet entretien, le président syrien affirme que  notre exécutif «œuvre à l’encontre des intérêts (du peuple syrien) et de ceux du peuple français» et souligne: «Je ne suis ni l’ennemi personnel ni le rival d’Hollande » qu’il ne « connait même pas ». « Je pense que c’est plutôt l’Etat islamique qui est son rival, puisque leurs cotes de popularité sont très proches »…

     Rallié à Sarkozy ces dernières années, l’ancien ministre socialiste de l’Éducation, Claude Allègre, y va aussi de ses critiques sur RTL aujourd’hui, affirmant être  « très déçu » par un François Hollande qui «a mis la France par terre».

     M. Allégre qui, on s’en souvient, avait eu quelques velléités, vite avortées, de « dégraisser le mammouth » (de l’éducation nationale) sous le gouvernement Jospin, affirme cependant dans le même élan que sous Sarkozy «la France n’allait pas si mal ».

     Un constat qui ne tient pas vraiment la route (mais M. Allègre peut-il admettre s’être de nouveau  fourvoyé ?) qui est en tout cas battu en brèche dans le domaine même de l’acquisition du savoir, par un autre ex ministre de l’Education au sein des gouvernements Raffarin I et II, à savoir Luc Ferry.

     Dans un entretien accordé au Bien public et mis en ligne aujourd’hui, M. Ferry  relève que depuis son constat établi il ya dix ans dans sa «Lettre à tous ceux qui aiment l’école», «les choses se sont aggravées, comme en témoignent les résultats de nos élèves dans la dernière enquête Pisa. Montée de l’illettrisme, sorties sans diplôme, crise des vocations scientifiques mais aussi crise des vocations pour le professorat, rien n’a été fait d’utile depuis».

     Il dénonce notamment, à notre avis justement, «l’innovation destructrice », «un effet de la logique la plus fondamentale du capitalisme moderne dont Mai 68 n’est qu’un symptôme parmi d’autres. Nous avons vécu un XXe siècle de déconstruction de toutes les valeurs et autorités traditionnelles, tant dans l’art contemporain que dans la vie quotidienne. Bien évidemment, les deux sphères les plus touchées sont la maîtrise des grands secteurs de l’éducation qui relèvent du patrimoine, de l’héritage, de la tradition, à savoir la langue maternelle, que personne n’a inventée, et la politesse ou la civilité, pour les mêmes raisons. Ce sont les deux secteurs les plus endommagés dans notre école… ».

     « Nous avons vécu dans l’après 68 une grande vague de jeunisme fou. Les jeunes devaient former les vieux et non plus l’inverse. La vérité, c’est que le monde des adultes est plus riche, plus intense et plus intelligent que celui de l’enfance et que l’éducation consiste à y faire entrer nos enfants (…).  Dévaloriser le monde des adultes, c’était saboter l’idée même d’éducation… ». Une involution faut-il le rappeler, qui n’a été  freinée en rien sous la présidence Sarkozy et son ministre de l’Education.

     Cette « dévalorisation du monde des adultes »,  cette inversion des valeurs, des principes qui ont guidé  de tout temps et jusqu’à récemment notre civilisation, explique aussi symétriquement la  dévalorisation du monde de l’enfance ,  la transgression de la morale la plus élémentaire.

     Nous touchons là aussi, constate Bruno Gollnisch, aux effets de l’idéologie libérale-libertaire soixante-huitarde, véhiculée par des figures bien connues du Système, comme par hasard souvent les plus en pointe dans l’hystérie anti Front National.

     C’est ce même Luc Ferry  qui affirmait ainsi en 2011, propos confirmés par lui  en octobre dernier  dans l’émission Médias, le magazine, sur France 5, qu’un  ancien ministre avait  eu des relations pédophiles à Marrakech. Il affirmait détenir ses témoignages « des autorités de l’État au plus haut niveau », rappelant à cette occasion un article du Figaro Magazine : « À Marrakech, un ex-ministre  s’amuse ».

     Une affaire classée sans suite, comme de nombreuses autres impliquant des «notables» mais qui en dit long sur l’état d’affaissement de notre société.

    La Caste au pouvoir, notons le encore,  peut compter aussi sur la large bienveillance des faiseurs d’opinions et d’une presse largement cornaquée par les grands groupes financiers pour cacher sous le tapis  la poussière de leus turpitudes. Nouvel exemple, le comptable de l’entreprise Dassault vient de  déclarer  qu’il avait rapatrié en France, sur sept ou huit ans, 53 millions d’euros pour les distribuer aux partis politiques du Système. Sans que cela interpellent les grandes consciences médiatiques qui s’émeuvent et crient au scandale dans le même temps du prêt bancaire obtenu en toute légalité par le FN…cherchez l’erreur !

     Affairisme, corruption, perte du sens de l’Etat par ceux qui en ont la charge, effacement des repères, des frontières, submersion migratoire…sont réunis tous les symptômes de la décadence du bas-empire romain.  Le poisson pourrit par la tête. 

    http://gollnisch.com/2014/12/04/le-poisson-pourrit-par-la-tete/

  • Inondations : « Appeler M. Hulot »

    Un article très intéressant de Stanislas de Larminat (L'écologie chrétienne n'est pas ce que vous croyez (Salvator, 2014), paru sur le site de Liberté politique, au sujet des inondations qui ont récemment dévasté le sud de la France. Où l'auteur pointe du doigt tout le système "écolo", qui fait beaucoup de mal, et qui, selon ses propres mots, voudrait "mettre l’environnement sous cloche et en faire un écomusée au mépris de l’homme."  

    Inondations-Appeler-M.-Hulot-III_visuel

    "À la suite des inondations de janvier 2014, le catastrophiste éclairé Nicolas Hulot tirait la sonnette d’alarme : « Les derniers événements... nous rappellent s'il en était encore besoin les conséquences dramatiques et quotidiennes du changement climatique sur notre planète. » Dans la série « Une catastrophe, il faut appeler M. Hulot », après la transition énergétique (I) et le barrage de Sivens (II), ne faudrait-il pas attirer son attention sur les responsabilités de l’écologisme dans les drames qui se répètent régulièrement dans le sud de la France ? Comme les forêts, les rivières s’entretiennent. Sinon, elles meurent, ou elles tuent.

    DE NOUVELLES INONDATIONS ont causé des morts dramatiques le 30 novembre 2014. Il est urgent de prendre du recul et d’analyser les événements à tête reposée.

    S’agissant des conséquences, il est clair que les constructions qui se sont développées anarchiquement dans les zones à risques, ont aggravé le risque de drames humains et alourdi le montant financier des dégâts.

    Mais il faut aussi remonter aux causes. Or les médias, avec une complaisance coupable, ont l’œil rivé sur les seules prévisions météorologiques. On fait des allusions insidieuses au réchauffement climatique, alors que celui-ci n’a rien à voir dans cette affaire. En effet, la pluie n’est pas la cause première de telles calamités naturelles. Elle n’est que le facteur déclenchant de causes bien connues et qui ont été complètement négligées au fil du temps.

    Dans l’analyse des catastrophes, on réalise toujours qu’il y a un enchaînement de causes. Quelles sont-elles ? En amont, il y a un déficit d’investissement dans les retenues d’eau destinées à réguler les cours d’eau. Plus en aval, de graves défauts d’entretien des berges et du profil des rivières freinent l’écoulement. À l’embouchure, l’accumulation des alluvions sans travaux de dragage empêche les eaux de s’évacuer vers les océans.

    Or les ONG écologistes portent une grave responsabilité dans cet état de fait. Pourquoi ?" (suite sur le site de Liberté politique).

    Marie Bethanie

  • La réforme sur le travail du dimanche promet des débats animés

    Le projet de loi Macron, qui doit être présenté le 10 décembre en conseil des ministres, vise à faciliter le travail dominical dans quatre situations.

    Mais il n’impose de paiement double que dans les entreprises de plus de 20 salariés.

    Il n’y a pas beaucoup de sujets consensuels dans le projet de loi activité d’Emmanuel Macron, qui devrait être présenté le 10 décembre en conseil des ministres. En particulier, la réforme du dimanche promet un beau bras de fer, y compris au sein du Parti socialiste, car elle ouvre potentiellement les portes à une extension assez large du travail dominical. [...]

    La suite sur La Croix

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-reforme-sur-le-travail-du

  • Réforme Macron : cheval de Troie de la finance dans le monde de la justice

    Le projet de loi sur la croissance et le pouvoir d’achat soutenu par Emmanuel Macron veut transformer les juristes d’entreprise en avocats. Le statut de l’avocat en entreprise n’a pas de justification si l’on redonne son sens à la mission de l’avocat, à la plus-value qu’il apporte, à son savoir-faire. Car l’avocat est avant tout un stratège ; un stratège du procès et de la négociation. Un excellent avocat n’est pas nécessairement un très bon juriste. Des juristes, fussent-ils devenus avocats en entreprise par l’effet de l’opportunisme législatif, resteront des juristes. Le président-directeur général d’une société dotée d’un service juridique étayé n’ira jamais prendre l’un d’entre eux pour le défendre lui ou sa société lorsqu’il sera confronté à un problème grave le mettant en cause ou menaçant le devenir de sa société. Il ira chercher un ténor du barreau ou celui qu’il croira être le meilleur pour le défendre.

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  • Aymeric Chauprade privé de conférence à Saint-Cyr

    Aymeric Chauprade raconte :

    C"Il y a trois semaines, un sympathique professeur de Saint-Cyr soucieux d’instruire ses élèves sur le travail des parlementaires européens, me sollicite pour une conférence-débat portant sur la politique de défense européenne. Trois autres collègues parlementaires (Mme Alliot-Marie pour l’UMP, un Vert allemand et une « Libérale » polonaise) sont également saisis de la question par l’intéressé.

    La visite et la conférence sont donc soigneusement préparées (les échanges d’email faisant foi) et doivent se tenir le 2 décembre au Parlement à Bruxelles. Mais voilà, c’est sans compter sur l’une des divisions de fonctionnaires qui échappe au déclin du budget de défense : la force zélée de l’autocensure. Cette force est capable de se projeter à tout moment sur n’importe quel théâtre d’opération où le Front National risque d’être crédible ; elle ignore tout problème de disponibilité opérationnelle, anticipe sans relâche la mauvaise humeur, peut-être même le courroux, du Ministre ou de son cabinet, et compte à son actif de nombreux faits de censure.

    La leçon est simple. Peu importe que l’on soit géopolitologue, député et membre de la commission des affaires étrangères au Parlement européen, « accessoirement » professeur dix ans à l’Ecole de Guerre et autres écoles militaires françaises et étrangères…. Une seule « disqualification » compte aux yeux de l’UMPS et des lâches qui anticipent servilement ses attentes : le patriotisme."

    Michel Janva

  • Groupe Facebook antiradars: 15 permis suspendus par le tribunal

    Des utilisateurs d’un groupe Facebook « qui te dit où est la police en Aveyron » ont été condamnés mercredi pour « soustraction à la constatation des infractions routières ».  Leurs permis sont suspendus pour un mois.

  • Plus de nouveaux impôts, c’est promis, rien que de nouvelles

    La seule augmentation prévue dans la loi de finances, c’est la hausse des taxes.

    Le Français est viscéralement sceptique. Il n’y peut rien, c’est profondément inscrit dans ses gènes : il ne croit pas les bobards qu’on lui sert. Et Dieu sait qu’on lui en sert…

    Tenez, ce brave monsieur Sapin, notre ministre des Finances, qui nous a réaffirmé mercredi lors de sa conférence de presse que non non non, juré craché par terre, croix de bois croix de fer, s’il ment il va en enfer : « Le gouvernement ne proposera de nouvelles mesures de hausses d’impôts ni en 2015, ni en 2016, ni en 2017 » et le déficit français sera « largement en dessous de 3 % du PIB en 2017 ».

    Vous y croyez ? Moi non plus. Pas plus que Sapin d’ailleurs, mais comme en bon politique c’est le roi des faux-culs, il essaye de nous embobiner : la seule augmentation prévue dans la loi de finances, c’est la hausse des taxes. Ben oui, faudrait tout de même pas confondre impôts et taxes comme ces crétins de Français qui ne saisissent pas la nuance, se contentant de regarder bêtement ce qui sort de leur poche pour tomber dans le puits sans fond de l’État.

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  • Impôt sur le revenu : Un trou de 6 milliards

    À force d’augmenter les impôts, ils finissent par ne plus rentrer comme prévu. En 2014, les recettes fiscales nettes devraient ainsi être inférieures de 11,5 milliards aux prévisions de la loi de finances initiale (LFI). Sur ce total, plus de la moitié (6,1 milliards) sont imputables à l’impôt sur le revenu. Soit un recul de 8 % par rapport à l’estimation de départ.

    Le phénomène est d’autant plus inquiétant qu’il est durable, puisqu’il se produit pour la deuxième année consécutive (l’écart avait atteint près de 5 milliards en 2013). Il concerne principalement l’évolution spontanée des recettes - en dehors des nouvelles mesures -, négative cette année alors qu’elle devait être largement positive.

    «Force est de constater qu’aucune analyse sérieuse des causes de l’affaissement du produit de l’IR n’a été fournie», déplore à nouveau Valérie Rabault, la rapporteuse générale, PS, du budget à l’Assemblée, dans son récent rapport sur le budget rectificatif pour 2014, alors qu’elle en avait déjà fait la demande en octobre.

    Christian Eckert, le secrétaire d’État au Budget, a tenté lundi d’apporter des réponses, sans lever les incertitudes. Les 6,1 milliards manquants seraient liés, selon lui, à la reprise d’une partie de l’écart de 2013 (à hauteur de 1,8 milliard et ce, sans que l’on comprenne pourquoi ou comment) et au geste fiscal pour les plus modestes (de plus d’un milliard) voté cet été en loi de finances rectificative.
    Ils s’expliqueraient aussi (à hauteur de 3,3 milliards) par une «importante moins-value sur les revenus des capitaux mobiliers» et les plus-values mobilières, et par une baisse des bénéfices, notamment des artisans qui les intègrent dans leur revenu imposable.

    La surestimation initiale de la croissance (prévue à 0,9 % en LFI, contre 0,4 % anticipé aujourd’hui) a certes en partie joué. Mais certains y voient surtout l’illustration de la célèbre courbe de Laffer, selon laquelle «trop d’impôt tue l’impôt», en générant des stratégies d’évitement. Notamment en réaction à l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail, décidé par le gouvernement.

    «Sur les plus-values mobilières, il est possible que certains chefs d’entreprise reportent des opérations, ou attendent de se délocaliser dans des pays où la législation est plus favorable. Il est probable aussi que certaines structures versent moins de dividendes à leurs actionnaires, de façon à alléger leur imposition à l’ISF et à l’IR», suggère Gilles Carrez, le président UMP de la commission des finances à l’Assemblée.

    Et l’élu de l’opposition de conclure: «Les revenus du capital étant très mobiles, les acteurs ont adapté leur comportement, ce qu’a sous-estimé le gouvernement.» À cela, on peut ajouter d’autres hypothèses: réduction volontaire d’activité, hausse du travail au noir, contribuables s’installant à l’étranger…

    35 % de hausse depuis 2011

    L’ennui, c’est que le phénomène a toutes les chances de se reproduire en 2015. Ce qui fragilise encore un peu plus les prévisions budgétaires de la France. Le gouvernement anticipe en effet une hausse de 1,2 milliard de l’IR, liée notamment à une croissance anticipée à 1 %. Le produit de cet impôt atteindrait 69,5 milliards, en augmentation de 35 % par rapport à celui de 2011. Rien de moins.

    Le tout en supprimant la première tranche de l’impôt sur le revenu, qui va bénéficier à 9 millions de foyers fiscaux pour un coût de 3,2 milliards. L’équation suppose donc une augmentation de 4,4 milliards sur les quelque 17 millions de foyers qui continueront à s’en acquitter. Sauf si certains cherchent encore à y échapper…

    36.700 Ménages ont payé 10% de la facture en 2013

    L’an prochain, la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu (IR) va accentuer la concentration de l’IR. Or elle est déjà spectaculaire. Ainsi, 10 % des foyers fiscaux (les 3,67 millions les plus aisés) ont payé 67 % de l’impôt sur le revenu en 2013, selon les derniers chiffres fournis par Bercy à la commission des finances de l’Assemblé.

    Si l’on affine encore, 1 % des foyers (367 000) se sont acquittés de 30 % du total, et 1 pour 1000 - 36 700 ménages – ont réglé 10,4 % de la facture totale. «Il y a une grande fragilité de notre impôt sur le revenu, qui repose sur un très petit nombre de personnes», résume Gilles Carrez, le président de la commission.

    En clair, l’État a toutes les chances de se retrouver démuni si les plus aisés quittent le pays ou accélèrent leurs stratégies d’optimisation fiscale. Au total, seuls 17 millions de foyers fiscaux (sur 36,5 millions) paieront l’IR en 2015, soit 46,4 % des foyers fiscaux.

    Le Figaro

    http://fortune.fdesouche.com/367375-impot-sur-le-revenu-un-trou-de-6-milliards#more-367375