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France et politique française - Page 4069

  • La France doit supprimer l’Elysée

    .. d'après un rapport du très sérieux Peterson Institute - l’un des think tanks les plus prestigieux de Washington.

    "Il recommande que la France abandonne son système présidentiel et promeuve un chef du gouvernement élu à la majorité parlementaire, comme le font de nombreux pays en Europe. «Des réformes économiques sont nécessaires en France, mais une refonte du système politique est également indispensable», estime le Peterson Institute. Le fait que François Hollande affiche un record d’impopularité  (15% en septembre) montre à quel point le système politique français est obsolète, ajoute le rapport."[...]

    Savoir si cela changerait vraiment les choses, c'est une autre paire de manches...

    Marie Bethanie

  • Christiane Taubira détricote le Code civil

    La réforme de Code civil menace-t-elle la liberté de contracter ? Alors qu’il prétend protéger les plus faible, l’État pourrait bouleverser les équilibres du système juridique français.

    Le 30 octobre, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. Passée inaperçue, hormis le rideau de fumée du statut de l’animal passant du rang de meuble à celui d’« être vivant doué de sensibilité », cette réforme du Code civil est, en réalité, un véritable acte politique de déconstruction.

    Rappels historiques

    L’exposé des motifs de la loi est assez révélateur des rapports consanguins qu’entretiennent le Droit et le Marché dans la vision “a-nationale socialiste” de ceux qui nous précipitent dans l’abîme mondialisé de l’indifférenciation absolue : « Les dispositions du code civil [...], issues du code Napoléon, ne permettent plus aux particuliers et aux entreprises d’avoir une vision claire et précise de l’état du droit dans leurs relations contractuelles quotidiennes. Il est donc primordial de réformer le droit français des obligations pour le rendre plus accessible, plus attractif et mieux adapté aux enjeux économiques [...] actuels. »

    Promulgué le 21 mars 1804, (30 ventôse an XII, selon le calendrier révolutionnaire) par Bonaparte, alors Premier consul, le Code civil fait incontestablement partie de ces « masses de granit jetées sur le sol de France » par celui qui voulait achever l’œuvre de la Révolution, tout en rétablissant, mutatis mutandis, le cours interrompu de l’Ancien Régime. Illustre rédacteur (aux côtés, notamment, de Maleville et Tronchet) de ces tables de la loi bicentenaires, Portalis considérait qu’elles devaient être un « corps de lois destinées à diriger et à fixer les relations de sociabilité, de famille et d’intérêt qu’ont entre eux les hommes qui appartiennent à la même cité ». Une qualité intrinsèque lui était reconnue, la stabilité. Les contrats, la responsabilité, la propriété, le mariage, autant d’institutions qui, nonobstant les remous et vicissitudes politico-constitutionnelles, devaient servir de fondations inébranlables à la société. Bien que pétri d’égalité et d’individualisme, le Code civil des Français n’en demeurait pas moins l’héritier de Rome et de ses jurisconsultes. Les légistes fameux que furent Domat ou Pothier contribuèrent notablement, en précurseurs éclairés, à ce travail d’unification du droit par une anamnèse préalable des règles et coutumes tirées des Digeste et autres Institutes romains. Ce mouvement a été accompagné par le célèbre édit de Saint-Germain de 1679, qui instaura le monopole de l’enseignement du droit entre les mains de l’université. Colbert, auquel on doit les premiers grands codes (procédure civile et criminelle, commerce, marine, eaux et forêts, etc.) se montra également une source d’inspiration non négligeable pour les rédacteurs du Code civil.

    Longue maturation

    Grande œuvre, finalement, que cette règle civile commune, fruit d’une longue maturation historique que Bonaparte sut recueillir et transmettre, indivise, aux Français. Œuvre d’autant plus respectable qu’elle était religieusement respectée, tant au sein des facultés de droit que par les hauts magistrats de la Cour de cassation qui surent, tout au long du XIXe siècle (triomphale époque de l’exégèse), patiemment et avec bienveillance, l’étoffer et la parer des plus nobles atours de l’inflexible rigueur juridique et de la claire concision stylistique.

    Faste et durable époque, jusqu’aux années 1970 qui seront le guichet unique des revendications libertaires et féministes de Mai 68. Le divorce par consentement mutuel, la suppression de la puissance paternelle (le “pater familias”), l’avènement de l’enfant adultérin à égalité avec l’enfant légitime, la “dépénalisation” de l’avortement (en 1975), forgeront le nouveau contrat social, post-rousseauiste, du ré-ensauvagement de la société qui assistera, impuissante et masochiste, fascinée et suicidaire, à l’implosion irréversible de son socle immémorial et nécessaire, la famille. Viendra ensuite le Pacs en 1999, antichambre hypocrite du pseudo-mariage homosexuel, jusqu’à l’assomption de ce dernier en 2013.

    Bonne ou mauvaise foi

    Aujourd’hui, la réforme Taubira ne prétend pas moins revenir sur le droit des contrats – classiquement tenus pour “la loi des parties” qui les ont faits –, au nom de l’impérieuse protection des « plus faibles ». Là où, traditionnellement, la force obligatoire des conventions, était, entre autres, subordonnée à la validité du consentement, le juge sanctionnera, dorénavant, les manquements du cocontractant, motif pris de la vulnérabilité de l’autre. Fustigeant cette ineptie, le juriste Olivier Tournafond précise que cette réforme « introduit ainsi les notions “d’imprévision” et de “détresse économique” qui permettront de défaire les contrats. Autre idée saugrenue : la bonne foi devient une condition de formation du contrat, ce qui est d’une totale absurdité : on ne contracte pas de bonne ou de mauvaise foi ! On exécute le contrat de bonne foi. Et dans la période précontractuelle, la mauvaise foi est sanctionnée en tant que faute extracontractuelle ! ».C’est dire que ce renversement révolutionnaire voulu par la locataire de la Place Vendôme, bien loin d’être seulement un époussetage, va bouleverser considérablement les équilibres, délicats mais néanmoins fermement établis, de notre droit d’essence romano-germanique. Ce projet s’inscrit dans la continuité infernale du déracinement (et son corollaire, la perte des repères), du “suicide français” imposé depuis quarante ans par nos élites hors-sol. Ultime avatar du slogan soixante-huitard, « Il est interdit d’interdire », brandi par un État devenu totalitaire dont l’impuissance publique n’a d’égale que son omnipotence dans la sphère privée.

    Aristide Leucate

    Article paru dans l’Action Française 2000 n° 2896 du 06 novembre 2014

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Christiane-Taubira-detricote-le

  • Une affaire Willy Sagnol ?

    Pierre Ménès est une figure du paysage footballistique français. Ancien reporter à L’Equipe, cette intarissable grande gueule officie aujourd’hui en qualité d’expert pour le Canal football club. Chaque vendredi, il tient sa "Grosse kronik" dans les colonnes de Direct Matin.

    Willy Sagnol a toujours été un pyromane. Le genre de gars qui aime jouer avec des allumettes et qui est tout étonné après que ça crame. Lors d’une rencontre avec les lecteurs du quotidien Sud Ouest, l’entraîneur de Bordeaux s’est laissé aller à certaines déclarations qui n’ont pas manqué de susciter la polémique.

    Après une sortie contre la Coupe d’Afrique des Nations, qui aurait été largement suffisante (elle emmerde tous les clubs français, qui voient partir beaucoup de joueurs en plein milieu de la saison pour une compétition qui, en plus, a lieu tous les deux ans), l’ex-international français a parlé du joueur de « type africain », qu’il a qualifié de « pas cher, généralement prêt au combat […], puissant sur un terrain… Le foot, ce n’est pas que ça, c’est aussi de la technique, de l’intelligence, de la discipline ». C’est évidemment bête et surtout très mal dit.

    Dans une France où on ne peut plus dire que la mer est bleue sans créer de scandale, Willy Sagnol a fauté. Les conséquences de ces mala­droites déclarations sont en revanche, elles aussi, déplacées. Forcément, Pape Diouf et Lilian Thuram, les « Filopat et Patafil » de la lutte contre le racisme anti-Noirs, se sont mis en état de marche.

    L’ancien président de l’OM a même été jusqu’à réclamer un boycott des joueurs noirs pour une journée de Ligue 1, rejoignant ainsi Sagnol dans l’ineptie, comme si le racisme anti-Noirs ne devait choquer que les Noirs eux-mêmes. J’ai aussi du mal à comprendre qu’on soit à ce point choqué que l’on trouve de vraies spécificités, positives ou pas, au footballeur originaire d’Afrique noire.

    Dans ce cas, il faut être outré lorsqu’on dit que le Brésilien est technique, que l’Argentin a la grinta ou que l’Italien est rigoureux tactiquement. Et que dire lorsque Carlo Ancelotti déclare dans une interview que « le joueur français est fainéant » ? Pape Diouf a-il réclamé un boycott d’une journée de L1 par tous les joueurs français ? [....]

    Pierre Menes

    La suite sur DirectMatin.f

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Une-affaire-Willy-Sagnol

  • Le ministère de l'Education nationale est généreux avec ses amis

    Lu ici :

    "En 2013, 10 associations se sont partagées 82 % des subventions du ministère de l’Education nationale destinées aux associations.

    Parmi ces heureuses bénéficiaires, la Ligue de l’enseignement se taille la part du lion. En 2013, elle a ainsi reçu 25,6 millions d’euros de subventions directes du ministère, l’équivalent de 7300 enseignants supplémentaires (contre 23,03 en 2011).

    Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale sait prendre soin de ses amis. Il y a quelques semaines, elle a déjà récompensé le secrétaire général de cette association en le nommant à l’Inspection générale du ministère. Il faut reconnaître que cette association n’a jamais caché ses sympathies socialistes, allant même jusqu’à faire voter une motion, lors d’un de ses congrès, pour se déclarer « solidaire de tous ceux qui luttent pour la construction d’une société de type socialiste. »

    Parmi les autres associations qui cannibalisent les crédits du ministère de l’Education nationale, on retrouve, toujours dans les 10 premières bénéficiaires :

    • la Fédération PEP (6,9 millions d’euros), elle aussi proche du PS. Elle fut d’ailleurs longtemps présidée par Christian Nique, ancien conseiller de François Mitterrand.
    • Les CEMEA (4,6 millions d’euros), véritable bras armé des militants de l’Education nouvelle en France.
    • Les FRANCAS - Franches et Francs camarades (4,2 millions d’euros). Cette association d’Education populaire comme son nom le laisse apparaître reste proche des réseaux communistes.
    • La JPA - Jeunesse en plein air. (1,5 millions d’euros). Cette association est également née dans le giron de la ligue de l’enseignement et de la CGT.

    On retrouve toutes ses associations dans les débats concernant les programmes scolaires et leurs articulations avec les activités péri-scolaires."

    Louise Tudy

  • Rencontre-discussion avec Philippe Vardon “Qu’est-ce que le militantisme ?” le 14 novembre à Paris

    Vendredi 14 novembre au Carré Parisien, dans le 15ème arrondissement à Paris, rencontre-discussion avec Philippe Vardon autour du thème “Qu’est-ce que le militantisme ?”. Lors de cette soirée auront lieu une présentation et une dédicace du dernier ouvrage de Philippe Vardon : “Militants – 14 histoires qui sentent la colle et le gaz lacrymo” (ouvrage publié chez leséditions IDées).

    Rendez-vous à partir de 19h30 vendredi 14 novembre au Carré Parisien – 1 rue du Général Beuret 75015 Paris. Entrée libre, bar et stands sur place.

    Novopress.info/178152/rencontre-discussion-philippe-vardon-quest-ce-militantisme-14-novembre-paris/

  • Jean-Charles Luperto, la démission c’est maintenant ! Le PS va-t-il maintenir un pervers à la tête d’un parlement ?

    Empêtré dans une affaire sordide d’exhibitionnisme, le politicien belge Jean-Charles Luperto ferait bien, s’il lui reste un peu d’honneur, de démissionner de ses différentes fonctions politiques.

    Comme nous l’expliquions ce matin, Jean-Charles Luperto fait l’objet de plusieurs plaintes pour attentat à la pudeur et exhibitionnisme. Ce président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, député wallon et bourgmestre de Sambreville, s’adonnait publiquement à des « pratiques masturbatoires » dans les toilettes d’une station-service. Ces faits choquants se sont produits à plusieurs reprises durant plusieurs mois.

    Les faits sont d’autant plus scandaleux qu’au moins un des témoins était un mineur.

    Ces gestes démontrent que Jean-Charles Luperto est un pervers.

     

    Lors des perquisitions effectuées au domicile et dans les bureaux de cet individu, des ordinateurs, tablettes, smartphone et clés USB ont été saisis. Une unité spéciale vérifie si rien de plus ne se cache derrière l’exhibitionnisme de ce mandataire politique socialiste.

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  • Fuir l’opposition « besancenote » selon laquelle libéralisme politique et libéralisme économique peuvent être séparés

    n système capitaliste développé (c’est-à-dire capable de tourner enfin sur ses propres bases morales et culturelles, et non plus, comme au XIXe siècle, sur celle des sociétés antérieures) constitue donc ce que Marcel Mauss appelait un « fait social total » (propriété expansive que ce système possédait évidemment en puissance depuis l’origine mais qui n’a véritablement commencé à produire tous ses effets que dans la seconde moitié du XXe siècle). Une fois ce point reconnu – les ouvrages de E.P. Thompson, d’Ellen Meiksins Wood et de David Harvey sont ici irremplaçables –, il devient absurde de continuer à opposer, de façon purement « besancenote », une sphère politique et culturelle qui pourrait miraculeusement être abandonnée à la seule dynamique libérale (celle de la lutte, par définition sans fin, contre le racisme « et toutes les formes de discrimination » – pour reprendre ici le terme mis en circulation, au début des années 1970, par le penseur « néolibéral » Friedrich Hayek) et une sphère économique et sociale qui devrait, au contraire, être protégée contre les effets de cette même dynamique (de ce point de vue, en acceptant l’agenda libéral dans son intégralité, les Hollande, Strauss-Kahn, Moscovici et autres Taubira ont au moins l’avantage sur leurs concurrents d’extrême gauche d’un minimum de cohérence intellectuelle). A l’ère de la mondialisation et de la culture mainstream, il n’est plus possible, en effet, de réduire le système capitaliste à un simple « mode de production » (et encore moins, comme le font les bureaucraties syndicales modernes, à un simple mode de répartition des richesses), en droit compatible avec toutes les formes de culture et de mentalité existantes, seraient-elles religieuses, « conservatrices » ou patriarcales. Dès lors, en effet, que le « mouvement incessant du gain toujours renouvelé » (Marx) implique une croissance continuelle de la demande solvable (d’où la double nécessité, pour le système capitaliste, d’élargir sans cesse la sphère du marché et d’en faire reposer le développement exponentiel sur la publicité, la dette et le crédit), l’économie libérale apparaît nécessairement liée à un mode de consommation déterminé – qui inclut, par exemple, le primat structurel de l’objet jetable sur l’objet réparable – et par là même aux différentes manières de vivre « nomades » et « éclatées » qui en constituent le complément naturel. Tout comme – sur le plan parallèle du Droit et des institutions politiques – cette même économie libérale « exige de libres possesseurs de marchandises, sans entraves dans leurs mouvements, égaux en droit en tant que tels, et échangeant sur la base d’un droit égal pour tous » (cette critique par Engels du droit libéral et bourgeois pouvant s’appliquer, au mot près, à la plupart des programmes de l’extrême gauche « sociétaliste » d’aujourd’hui). 

         Voilà qui nous ramène à notre cher Proudhon et donc à sa thèse selon laquelle la critique de l’économie capitaliste étant inséparable de celle du Droit libéral et de l’État bourgeois – ce dernier serait-il « républicain » et garant des « libertés nécessaires » –, on ne saurait réduire le projet socialiste à un simple chapitre additionnel de la philosophie des « droits de l’homme ». De fait, et contrairement à l’extrême gauche contemporaine, Proudhon n’oubliait jamais d’inclure dans sa critique globale du système capitaliste l’ensemble des manières de vivre qui en représentent la traduction quotidienne – allant même, en 1858, jusqu’à définir le nouveau mode de vie capitaliste comme le règne de « l’absolutisme individuel, multiplié par le nombre de coquilles d’huîtres qui l’expriment » (ce qui constitue la meilleure description possible de l’univers moral et psychologique de ces nouvelles classes moyennes – les fameux « bobos » – qui constituent, à présent, le noyau dur des bataillons de la gauche). C’est d’abord cette capacité d’appréhender le système capitaliste comme un « fait social total » (ou, en langage marxiste, comme la combinaison dialectique d’une « infrastructure » économique et d’une série de « superstructures » juridiques, politiques et culturelles) qui explique que, jusqu’au dernier moment de l’affaire Dreyfus, aucun des grands partis socialistes organisés ne pouvait encore songer à placer sa défense de l’autonomie ouvrière sous le drapeau bleu de la gauche de l’époque et de son culte purement abstrait des « droits de l’homme ». A tel point que, dans le journal de Gustave Lefrançais – journal qui couvre précisément la période qui s’étend de 1848 à 1871 et qui constitue l’un des témoignages les plus passionnants et les plus complets sur l’histoire du socialisme originel – le mot de « gauche » n’apparaît pratiquement jamais. Et les deux fois où il est mentionné, c’est évidemment sans aucun rapport avec le mouvement socialiste. Prétendre que Marx, Proudhon ou Bakounine se considéraient comme des « hommes de gauche » revient donc à céder ici à ce que Bergson appelait « l’illusion rétrospective ». 

    Jacques Julliard et Jean-Claude Michéa, La gauche et le peuple

    http://www.oragesdacier.info/

  • Cazeneuve se désole que des clandestins ne veuillent pas rester en France

    Sur les 2.300 migrants actuellement en transit à Calais, seuls 150 se sont laissés convaincre d'entamer une demande d'asile en France.   

    Bernard Cazeneuve se désole : sur les 2.300 migrants actuellement en transit à Calais, seuls 150 se sont laissés convaincre d’entamer une demande d’asile en France, tandis que 500 autres ne sont pas allés jusqu’au bout de cette démarche.

    Et pourtant, le gouvernement met le paquet : il a renforcé la présence de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration), celle de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et il a finalement décidé d’ouvrir un centre d’accueil de jour qui sera doté d’un budget annuel de 3 millions d’euros, auquel participera l’Union européenne.

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  • Zemmour : "j'ai compris qu'on pouvait retourner le système et le subvertir"

    Eric Zemmour est interrogé dans Le Figaro, à propos de son dernier ouvrage. Extraits :

    "Mes adversaires idéologiques ne me critiquent pas, ils m'invectivent pour cacher l'inanité de leurs arguments. Cela révèle que le débat en France est désormais impossible. Il a été remplacé par l'insulte. [...]

    Pourquoi jouer autant la carte de provocation médiatique?

    Il y a une nuance entre jouer le jeu de la provocation et provoquer. Je provoque à travers mes idées. C'est je crois le but de tout auteur. Sinon, pourquoi écrire? Pourquoi s'exprimer? En revanche, je ne joue pas. Bien qu'on prétende le contraire, je ne dis jamais telle ou telle phrase pour faire le buzz à la télévision. Je défends simplement les idées auxquelles je crois.Le journalLibération me reproche de surfer sur des idées nauséabondes pour faire parler de moi et faire de l'argent. C'est faux. Pourquoi n'aurais-je pas le droit de défendre des idées avec sincérité, avec pugnacité? Pourquoi aurais-je des arrière-pensées mercantiles ou médiocres? Je trouve cette vision du débat assez triste. Personnellement, je reconnais à mes adversaires une certaine intégrité, je préfère les créditer «d'idées» plutôt que de leur faire des procès d'intentions.

    [...] En me retrouvant dans l'émission de Laurent Ruquier, j'ai découvert comment la société du spectacle était depuis 40 ans au service de l'idéologie antiraciste, féministe, islamophile, libre-échangiste et sans frontièriste!Avec cette émission, j'étais au cœur du réacteur. Petit à petit, j'ai compris qu'on pouvait retourner le système et le subvertir, ce que j'ai fait: d'abord naïvement, puis consciemment et volontairement.C'est d'ailleurs pour ça que j'ai fini par me faire virer. Mais ça n'a rien à voir avec le livre!

    [...] Exactement, la gauche a abandonné le peuple et la droite a abandonné la nation. Moi, je cherche à m'adresser au peuple et je célèbre la nation. Mais ce côté inclassable finalement me convient. Je refuse de rentrer dans la cuisine politicienne. Je n'ai pas fait un livre de politicard, mais un livre politique, au sens idéologique du terme. L'UMP, le PS et le FN ne m'intéressent pas. Il y a beaucoup de lecteurs de gauche qui me lisent et qui aiment ce que j'écris et beaucoup de lecteurs de droite, notamment les vrais libéraux, qui n'aiment pas les idées que je défends. C'est d'ailleurs leur droit le plus strict. Ils ont le mérite d'être cohérents.

    [...]Les déconstructeurs sont toujours au pouvoir. Bien que minoritaire dans le peuple, l'idéologie dominante reste majoritaire chez les élites. Toutes les conséquences du nihilisme et de la désintégration des quarante dernières années n'ont pas été tirées. Ce n'est pas fini, nous n'avons pas encore touché le fond. [...]"

    Michel Janva