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France et politique française - Page 4072

  • "C'est l'Etat qui paye" ! Mais d'où vient l'argent de l'Etat ?

    Christian Combaz analyse à son tour la pitoyable intervention de "Moi, je" à la TV hier :

    "Tout le monde a pu observer dans les casinos, le comportement de ces joueurs qui ne ne résolvent pas à quitter le tapis ou la machine à sous parce qu'ils sont persuadés que la chance va tourner en leur faveur. L' obstination absurde de celui qui refuse de tenir compte de la réalité s'observe aussi dans l'industrie où certaines entreprises au bord de la faillite sont menées à la ruine la plus complète par un dirigeant persuadé que sa vision est juste et qu'il existe un marché pour son produit, même si personne ne l'achète. [...]

    Ce qui frappe une fois de plus, c'est la fréquence indécente du Moi-je. A l'écoute de ses annonces dont certaines semblaient improvisées on était frappé par le nombre invraisemblable des j'ai voulu, j'ai décidé, je veillerai, voilà quel est mon cap, je maintiens les crédits, je veux que la France. [...]

    Au chapitre des annonces burlesques, à une sexagénaire qui déplore de n'avoir pas d'emploi à deux ans de la retraite «vous bénéficierez d'un emploi aidé comme ça quand vous prendrez votre retraite vous serez au travail».

    Mais le clou de la soirée aura été ce dialogue consternant entre un modeste diplômé en droit issu de l'immigration, dont le français était clair et remarquable, et un président au langage redondant, approximatif, qui ne termine jamais une phrase sauf pour proférer une pignouferie à l'égard de son interlocuteur. Ce jeune homme qui a décroché un diplôme de capacité en droit déplore que ses efforts ne se soient traduits par aucune embauche. Réponse du président, en sabir dans le texte: «je vais vous faire une proposition on va avoir cet enjeu de la politique du climat on a besoin de faire des diagnostics on va créer des emplois d'avenir sans condition de diplôme». Pas mal, non? Le pauvre garçon regrette que son diplôme ne mène à rien, on lui répond qu'on va aider les non-diplômés.

    -Mais ça coute très cher, objecte le journaliste.

    -Non c'est l'état qui paye, répond le président."

    Et qui finance l'Etat, gros malin ?

    Michel Janva

  • Marine Le Pen ne croit pas au Grand Remplacement ?

    Le Grand Remplacement n'est pas un « fantasme racialiste » - n'en déplaise à Gaëtan Dussausaye - mais un changement de civilisation bien réel.   

    Dans un entretien avec le JDD, ce 2 novembre, Marine Le Pen parle de « concept » et de « vision complotiste » en évoquant le terme de « Grand Remplacement », qu’elle réfute catégoriquement.

    Elle n’adhère pas davantage à la thèse du « plan établi ». C’est surprenant et même très contrariant de la part d’une candidate qui se prépare à endosser l’habit de chef d’État.

    Madame Le Pen le dit, pourtant : l’immigration, depuis trente ans, est utilisée par les milieux financiers pour peser à la baisse sur les salaires, elle constitue un réservoir électoral, en substitution de la perte de l’électorat ouvrier ; cela ne fait aucun doute, ni pour Mme Le Pen, ni pour les citoyens, de plus en plus nombreux à le subir ou simplement à le constater.

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  • Les Français n’en veulent plus

    S’exprimant ce matin, sur RTL pour commenter la prestation hier soir sur TF1 de François Hollande, la chroniqueuse  Alba Ventura citait opportunément un adage de Jacques Pihan, le Monsieur communication de feu François Mitterrand à l’Elysée:  « Quand on a rien à dire, on embête pas les Français à la télé ». François Hollande ce jeudi soir n’avait rien à dire. Rien de neuf à déclarer par rapport  à sa grande conférence de presse du 18 septembre dernier. Rien de neuf à proposer, si ce n’est débiter les habituels mantras dans cet exercice télévisuel censé marquer le cap du mi- mandat. Les sujets des charges, taxes, impôts pesant sur les entrepreneurs et les ménages, de l’éducation, de l’insertion, du chômage des jeunes et des séniors ont été évoquées (esquivées) avec les journalistes et les Français choisis pour lui poser des questions. Ça ira mieux demain voila en résumé ce qu’a déclaré le chef de l’Etat. Et pas un mot n’a  été dit sur les deux autres grands sujets d’inquiétudes pour nos compatriotes,  l’insécurité et l’immigration.

     « L’identité de la France » a dit François Hollande  dés le début de l’émission, c’est « la république sociale »…un peu court comme définition, non ?  Un chef de l’Etat qui a gardé le silence  sur la progression dans notre « république sociale » de  la grande pauvreté qui angoisse nos compatriotes, soulignée par le dernier rapport annuel du Secours Catholique – Caritas France dévoilé  hier. Une structure qui a  accueilli l’an dernier 1 477 000 personnes, chiffre en sensible augmentation par  rapport à 2012.

     Une extrême  précarité, qui touche même les salariés à faible revenu mais en premier lieu est-il détaillé dans ce rapport, les familles étrangères (roms?) avec 34 % des personnes accueillies. Chez les Français, les plus fragilisés sont   les familles monoparentales, les personnes isolées, notamment âgées, les moins de vingt ans….  Nous touchons là aux effets concrets  de la crise certes, mais aussi des politiques menées sur le plan « sociétal », aux résultats  tangibles  de la destruction des solidarités et des liens familiaux…

     Quant à l’Europe, quasi absente de ce débat hier soir, alors même que Bruxelles impose ses règles,  pèse de tout son poids dans les décisions  prises au sommet de l’Etat, elle n’a  été franchement célébrée  comme un modèle par M. Hollande que pour attaquer Marine Le Pen. Interrogé sur l’hypothèse de son accession au pouvoir, qu’il n’a pas minimisé, le chef de l’ Etat a voulu voir dans la présidente du FN le symbole du retour des « années 30 », du repli mortifère, de la  régression, du déclin, « la porte de sortie » de la France de l’Histoire avec un grand H.  Une peu finaude tentative de renverser la charge accusatoire contre les défenseurs des souverainetés nationales et de l’Europe des patries.

     Présidente du FN qui selon l’étude Ifop commandée par Itélé et Sud Radio publiée mardi, et quels que soient les candidats de gauche ou de droite  engagés face à elle, arriverait  largement en tête du premier tour de la présidentielle, avec près de  30% d’intentions de vote.  Dans les huit scénarii présentés aux sondés, les socialistes sont systématiquement éliminés dès le premier tour, (Manuel Valls, François Hollande, Martine Aubry). Alain Juppé (28% des voix), Nicolas Sarkozy (26%) et François Fillon (18% ) sont derrière Marine.

     Que faire alors pour enrayer cette dynamique nationale ? Abel Mestre note dans Le Monde la maladresse du peu inspiré Nicolas Sarkozy qui, « lors de son discours prononcé à Nancy, lundi 3 novembre, a affirmé tout de go :  Marine Le Pen est d’extrême gauche, son programme économique est celui de Jean-Luc Mélenchon.  Vieille antienne commune, à droite comme à gauche, des  extrêmes qui se rejoignent ».

     La veille, dans un entretien au JDD  poursuit-il, Marine avait «  déclaré que l’extrême gauche faisait  de bons constats  dans leur dénonciation de la mondialisation, mais qu’ils n’allaient pas  au bout de (leur) logique ».

     « Si l’on ne parvient pas à percevoir l’intérêt qu’a M. Sarkozy de classer Mme Le Pen à l’extrême gauche – dans ce cas, qui incarne l’extrême droite ? La droite de l’UMP ? –, la présidente du FN a, en revanche, tout intérêt à brouiller les codes politiques classiques. Quand Marine Le Pen donne quitus à l’extrême gauche, cela n’a rien d’innocent. C’est un élément de plus de sa stratégie de dédiabolisation. Car plus il y a de confusion, plus il est difficile de renvoyer le FN à ce qu’il est fondamentalement, c’est-à-dire un parti d’extrême droite » affirme M. Mestre.

     La confusion n’est pas tant dans l’esprit des Français qui ne sont pas idiots que le désarroi dans la tête des adversaires du FN qui n’ont  pas compris –ou ne veulent pas comprendre- que le modèle artificiel gauche-droite sur lequel repose ce Système à bout de souffle est condamné et dépassé.

     Un désarroi souligné par un article publié hier sur le site de  L’Express,  intitulé significativement  « Face à Marine  Le Pen Patrons-Syndicats même combat ». Il confirme aux lecteurs de ce magazine  une collusion objective souvent pointée par Bruno Gollnisch, entre un certain patronat euromondialiste et la gauche altermondialiste-internationaliste,  les deux faces d’une même médaille antinationale.

     C’est ainsi que le président du Medef,  Pierre Gattaz,    fulmine contre « La montée de votes extrêmes» ,«une source d’inquiétude, dans une interview au Monde (25 septembre) ». Lequel  déclare encore : « Quand je vois le programme de Marine Le Pen, je suis pour le moins inquiet».

     C’est « le PDG d’un grand groupe » cité aussi dans cet article qui affirme  que  « Marine Le Pen défend la sortie de l’euro, le populisme, le protectionnisme et un mauvais patriotisme (sic), tout ce que le patronat n’aime pas. Nous devrions le dire encore plus haut et plus fort ! ».  Et à visage découvert ce serait bien,   puisque ce Monsieur du haut de ses mâles déclarations,  préfère courageusement  garder l’anonymat.

     L’Express souligne  que « les syndicats se félicitent de cette évolution (du discours anti FN du Medef, qui en fait est récurrent, NDLR), même s’ils en mesurent le risque : que Le Pen apparaisse proche du peuple, puisque les patrons la combattent. (…). Nouveauté, la CFDT et la CGT vont travailler ensemble sur le sujet. Elles participeront, avec d’autres, à un colloque organisé les 21 et 22 novembre par le collectif Pour une république solidaire ».

     Dans les faits il est trop tard. Les jaunes du Système que sont les dirigeants  démonétisés, marginalisés, de syndicats, qui représentent  moins de 8% des salariés français  (3% dans le secteur privé),  sont inaudibles depuis longtemps.   La preuve en est apportée au  regard des scores enregistrés par le FN , premier parti ouvrier de France déjà lors de la présidentielle de 1995, chez les salariés. Quant aux adhérents de base des  syndicats en question, ils sont aussi les premiers à glisser un bulletin Front dans l’urne.

     Le piètre Pascal Debay, « responsable de la campagne contre l’extrême droite de la CGT »,un brin schizophrène,  en fait la confidence attristée, son vieux monde confortable s’écroule : « les repères droite-gauche se perdent. Il faut de la patience et un travail de longue haleine » feint-il d’espérer.

     Ecrivain grandement apprécié par François Mitterrand, Jacques Chardonne  écrivait :  « Proudhon se demande pourquoi la France a repoussé tant de sortes de gouvernements. Quelle cause oppose toujours l’intérêt du prince et celui du grand nombre et précipite  les Etats vers leur ruine ? (…). A cette question (…) Proudhon répond fort bien : ce qui importe dans tout gouvernement, ce n’est pas l’origine, ce n’est pas la forme (monarchie, démocratie, etc.,) ni même l’organisation ; il faut considérer l’esprit qui l’anime. C’est par leur idée que les gouvernements vivent ou  meurent. »

     Et bien oui,  l’esprit qui anime ce Système  les Français n’en veulent plus. On devrait  lire Proudhon à la CGT. Et au Medef  aussi d’ailleurs,  cela ne pourrait pas leur faire de mal.

    http://gollnisch.com/2014/11/07/les-francais-nen-veulent/

  • #Sagnol : l’insupportable tribunal de l’inquisition a encore frappé

     Peut-on encore dire quelque chose dans ce pays ? La nouvelle polémique orchestrée par les médias et les associations KGBistes du système (LICRA, SOS racisme…) au sujet des dernières déclarations de l’entraîneur Willy Sagnol sur les joueurs africains démontre que non.

    Que de cris aux orfraies pour des propos où un homme explique ses décisions tactiques, tout en reconnaissant d’ailleurs des qualités intrinsèques aux joueurs de couleur…

    Cette tempête dans un verre d’eau montée en « affaire » doit rappeler aux Français qui pensent encore vivre dans un pays libre que ce n’est plus le cas depuis longtemps, et que les grands inquisiteurs sont là, à traquer la moindre parole dissidente qui ne colle pas avec le politiquement correct.

    Tremblez-donc bonnes gens à l’esprit gaulois et encore frondeur, le système vous guette, Big Brother is watching you !

    http://fr.novopress.info/178027/sagnol-linsupportable-tribunal-linquisition-encore-frappe/

  • Echec de LMPT, victoire des « zadistes » : la force de la violence (J.Y. Le Gallou)

    La Manif pour tous a fait descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes. C’est une formidable réussite sociétale : à terme, la génération 2013 remplacera la génération 68. Mais c’est un échec politique. En interdisant à leurs troupes, le 24 mars 2013, de descendre sur les Champs-Élysées (et en condamnant ceux qui s’y sont retrouvés), les dirigeants de LMPT ont permis le vote de la loi Taubira. En se félicitant de l’absence de tout incident le 5 octobre 2014 (et en collaborant avec la préfecture de police contre les « trublions » possibles), les dirigeants de LMPT ont donné quitus au gouvernement pour ses mauvaises actions ; tout en lui donnant un feu vert pour démanteler le principe d’universalité des allocations familiales. En deux ans, jamais autant de mesures antifamiliales n’ont été adoptées.

    Les « zadistes », les occupants illégaux de terrains menacés par des projets d’aménagement, sont moins propres sur eux que les manifestants LMPT et beaucoup moins nombreux : quelques centaines d’activistes, quelques milliers de manifestants à Sivens, quelques dizaines de milliers à Notre-Dame-des-Landes.

    Mais leurs violences ont débouché. À l’arrêt du projet d’aéroport après l’action des « casseurs » à Nantes. À la suspension du barrage dans le Tarn après la mort de Rémi Fraisse, dans le cadre d’une action pourtant normale de rétablissement de l’ordre par la gendarmerie. Je me réjouis, pour ma part, de ces retraits : en luttant contre l’artificialisation infinie des sols français, les « zadistes » défendent de facto nos paysages et notre patrimoine, et par là même …l’identité de la France. Comme les « terroristes » corses l’ont fait en retardant le bétonnage de leur île.

    Reste que c’est deux poids, deux mesures. Une action bon enfant contre le « mariage gay » devient aux yeux des médias un « débordement violent de l’extrême droite ». Et il devient interdit de contester l’application de la loi Taubira : « une loi de la République » que maires UMP et FN mettent en œuvre scrupuleusement. En revanche, les actions infiniment plus violentes des « zadistes » bénéficient de l’indulgence des médias. Et José Bové les justifie au nom de la « désobéissance civique ». Un terme qui n’est pas sans force et qui rappelle Antigone. D’autant qu’aujourd’hui la démocratie dite « représentative » a été détournée par les lobbys.

    La conclusion est sans appel. À l’aube du XXIe siècle, la violence illégale, mais parfois légitime, reste un acteur majeur des décisions politiques. On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs.

    Jean-Yves Le Gallou

    SourceBoulevard Voltaire

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Un président à l’ouest, rien de nouveau

    Lui a-t-il échappé qu’il avait en face de lui quatre figures représentatives de ses échecs, de ses impostures, de ses tours de prestidigitation, de ses mensonges, quatre figures du malheur français ?   

    Au plus bas dans les sondages – il venait encore, le matin même, déjouant avec maestria les pronostics des spécialistes qui jugeaient impossible de descendre plus bas, de battre un nouveau record d’impopularité –, c’est un président plutôt crispé qui abordait hier soir l’émission spéciale habilement réalisée et mise en scène par TF1 et RTL dans le rôle difficile du principal interprète. Disons les choses comme elles sont et non comme on voudrait qu’elles soient. Les questions gênantes, méchantes ou indiscrètes qui ont été d’emblée posées à François Hollande l’ont évidemment servi en lui permettant de jouer les pères nobles et de faire ressortir la bassesse, la vulgarité, la sottise, l’insignifiance ou l’excès de certains des reproches et de certaines des critiques qui lui ont été adressés.

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  • Justice et Loto : selon que vous serez sans-dent ou Jean-Claude Juncker

    Lu sur Le Contrarien :

    "Alors cette mamie qui organisait des lotos, de façon illégale semble-t-il, vient de subir la force de notre justice en étant condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende ce jeudi par le tribunal d’Arras [Ce n'est pas une blagueNDMJ].

    Yvette Bert est âgée de 76 ans, vit en maison de retraite et gagne 650 euros de pension de retraite. D’après l’enquête, elle aurait bien reversé l’ensemble des sommes gagnées à une organisation caritative et il n’y aurait pas eu d’enrichissement personnel.

    Mais c’est vrai qu’en ce bas monde, les sans-dents illettrés voyageant en car que nous sommes doivent être surveillés de près,pensez donc, si tout le monde commence à se débrouiller pour trouver des sous pour alimenter les organisations caritatives, l’État pourrait vite devenir et se sentir inutile, surtout vu ce qu’il nous coûte.

    Mamie Yvette passera donc peut-être, si elle continuait ses lotos ou si elle ne peut pas payer les 100 000 euros d’amende (avec 650 euros par mois, cela va être assez compliqué pour elle), quelques mois en prison. Yvette menace la société française dans ses fondements et il faut la neutraliser. Ce fut fait par une justice qui n’a pas tremblé devant un tel danger.

    Le (nouveau) président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est le plus grand escroc de l’évasion fiscale en bande organisée… Il vient d’avoir une promotion ! [...] Le chef de cette bande d’escrocs, permettant à tous la plus grande évasion fiscale jamais organisée et durant des années, vient d’avoir une superbe promotion puisqu’il vient d’être nommé (il n’y a aucune élection démocratique en Europe au suffrage universel direct sauf pour le Parlement qui ne sert à rien) à la tête de la Commission européenne, son boulot consistant à défendre les intérêts de ses amis à savoir les grosses boîtes et en aucun cas les peuples d’Europe, composés de mamies et papys Yvette, d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, d’enfants, en un mot… d’êtres humains, les siens, ceux son troupeau, troupeau qu’il est censé dans le cadre des principes du bien commun protéger, choyer.

    « Les accords fiscaux secrets passés entre des centaines de firmes et le Luxembourg, afin de soustraire des milliards d’euros à l’impôt, ont forcément été couverts par le président de la Commission européenne.

    Quarante médias internationaux s’appuyant sur des documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) viennent de révéler l’existence d’accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi ou Axa.Ces accords, qui permettent à ces firmes de minimiser leurs impôts, représentent des milliards d’euros de recettes fiscales perdues pour les États où ces entreprises réalisent des bénéfices, selon l’ICIJ et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, l’Asahi Shimbun au Japon. Ils ont été passés entre 2002 et 2010, soit à une période où Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne depuis le 1er novembre, était aux commandes du Luxembourg. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Gréviculture en crise

     

    Impossible, en ce 4 novembre, de parler de cette étrange fausse grève du chemin de fer et des transports publics sans aller voir comment elle n'avait pas lieu. Et, de fait en empruntant successivement, pour 3 trajets franciliens, 6 lignes de métros, y compris la redoutable ligne 13, et un aller-retour en RER, tout marchait. Sinon parfaitement, du moins comme d'habitude, du moins à Paris.

    En revanche, ailleurs, il semble bien que de nombreux transports publics aient été bloqués. Citons notamment, parmi les 350 lignes d'Île de France les autobus des Hauts-de-Seine ; au sud ce sont les dépôts de Malakoff-Fontenay et Montrouge-Bagneux-Massy, qui se trouvaient paralysés à l'appel des syndicats CGT, Sud-Rail et Unsa. La pagaille englobait aussi certaines lignes de la SNCF, les Intercités d'Orléans, de Tours, de Montluçon, le Bordeaux-Nice et le Nantes-Bordeaux dans les deux sens.

    Doit-on se consoler en pensant qu'en Allemagne aussi un conflit des conducteurs de locomotives bloquera à nouveau les trains du 6 au 10 novembre, sachant qu'on ne fête pas, et pour cause, le 11 novembre outre-Rhin ? Certainement pas. Je note aussi qu'en Thuringe et je ne m'en félicite aucunement, la base du parti social démocrate se prononce en ce moment, en faveur d'une alliance régionale avec les écologistes et malheureusement aussi avec les néo-communistes de Die Linke ? Cela me semble déplorable, 25 ans après l'effondrement du régime de cette prétendue "RDA" qui n'était ni "R", ni "D" ni "A", mais une zone d'occupation soviétique. (2)⇓

    Mais aucune de ces mauvaises nouvelles n'entache le fonctionnement général du pays.

    Car un point crucial sépare le "système allemand" du "modèle social français" : en Allemagne, la grève est considérée comme un instrument, certes dur, et en cela exceptionnel, de la négociation salariale, avec une centrale syndicale unique et apolitique, la DGB. Celle-ci constitue le pivot d'une communauté libre, soudée et responsable, telle que, dès le XIXe siècle, l'avait pensée Bismarck unificateur du pays et fondateur d'un ensemble d'institutions sociales qui fonctionnent encore. Cette confédération de grands syndicats (16 au départ fusionnés à 8) compte plus de 7 millions d'adhérents, soit plus de 10 fois le nombre revendiqué, et non vérifié, par "notre" CGT, inférieur à 700 000.

    En France non seulement la grève ne joue pas le même rôle, en dernier ressort, mais, entre les mains de la CGT, elle prétend précéder toute discussion, s'affranchissant aussi du respect de la loi votée. La gréviculture, gratuite pour les bureaucraties rivales, sert de support à la manifestation. Le but dérisoire du jour se bornait à un rassemblement à 14 heures place Montparnasse, simple processus d'agitation, et de chantage interne, afin de maintenir le carcan étatiste hexagonal qui empêche le développement de l'offre privée de transports.

    La grande préoccupation de la CGT concerne en fait, en ce moment les élections syndicales du 4 décembre prochain, pour les "trois fonctions publiques". On doit savoir, en effet, que depuis le passage d'Anicet Le Pors, dirigeant du PCF, au ministère de la Fonction publique entre 1981 et 1984, les communistes ont réussi à imposer le concept selon lequel l'hôpital et les collectivités locales sont assimilables à la fonction publique de l'État, dont le statut remonte à Maurice Thorez en 1946  (2)⇓

    Or, à la SNCF, si aux élections syndicales de mars 2014, la CGT demeurait la première organisation syndicale, elle ne recueillait plus que 35,64 % des voix, en baisse de 1,69 point par rapport à 2011. Même au sein de cette structure privilégiée, subventionnée, archaïque, le personnel se détache de la fonctionnarisation et de l'idéologie étatiste à laquelle la bureaucratie cégétiste se rattache encore.

    En fait la centrale connaît une crise durable. En regard de celle-ci, le [vrai] scandale, révélé par le Canard Enchaîné le 29 octobre, des travaux dans l'appartement de son secrétaire général Lepaon doit sans doute être vu comme un révélateur. Lepaon, issu du secteur privé, ni plus ni moins crapule que son prédécesseur Thibault, avait été élu comme candidat surprise, arbitrant entre deux tendances rivales adossées aux "corporatismes" du secteur public.

    En novembre 1995 l'annonce abrupte du plan Juppé avait permis à la CGT de bloquer le pays pendant plus d'un mois, jusqu'au 21 décembre, entraînant plus de 6 millions de jours de grève. Mais, aujourd'hui, malgré le mécontentement profond du pays, et l'impopularité de ses dirigeants politiques, les staliniens réconciliés avec les trotzkistes se révèlent très loin d'une telle capacité de mobilisation.

    On se doutait bien, d'ailleurs, dès le 2 novembre que la grève ferroviaire du surlendemain échouerait.

    Mais il n'est pas certain que la libéralisation du transport par autocars, annoncée par le ministre de l'Économie le 15 octobre parmi une série de réformes, cible véritable que la vieille centrale veut battare, puisse être menée jusqu'au bout. Grande se révèle en effet la volonté politicienne du chef de l'État de maintenir les équilibres internes au sein de la gauche. Et grande demeure également la lâcheté d'une droite incapable d’en finir elle-même avec la culture du monopole.

    Et pourtant tout l'échafaudage du "modèle de transport public français" remonte à un héritage stalinien.

    Le Comité central d'entreprise, en effet, aujourd'hui encore bastion cégétiste, ne fut pas la seule création du communiste Fitermann lors de son passage au ministère, quand en 1982 il transforma le statut de la SNCF créée en 1938.

    En 1982 était ainsi votée, sous son influence, la "Loti". Ce sigle ne désignait pas l'équivoque écrivain turcophile mais la Loi d'orientation des transports intérieurs. D'inspiration profondément étatiste, elle régit encore ce qui est devenu en 2010 le code des transports, promulgué par ordonnance et dont la seule partie législative compte plus de 2 200 articles.

    Tout ce système repose sur la subvention et la distorsion des prix. Ah ! on l'a oublié le bon temps où, s'adressant aux jeunes générations de voyageurs la pub ferroviaire leur disait "si tu payes le prix c'est que t'as rien compris". Ces jeunes clients ont pris de l'âge et de l'expérience. Ils ont compris : ou bien en effet ils ne payent pas le prix, ou bien ils ne prennent plus le train.

    Le modèle français de transports public, corollaire indispensable de notre impérissable modèle social, ne dessert en effet que 22 millions de Français sur 66 millions d'habitants.

    Les 2/3 de nos compatriotes et co-contribuables en subventionnent donc les beautés monopolistes.

    JG Malliarakis        

    Apostilles

    1.  Où, rappelons-le, un certain Vladimir Vladimirovitch Poutine fit ses premières armes en tant que résident du KGB, – officiellement comme directeur de la "Maison de l’amitié germano-soviétique" à Dresde de 1985 à 1990. Ceci éclaire sans doute le peu de confiance que nos cousins germains investissent aujourd'hui encore dans la politique moscovite. 
    2.  Dans les deuxième et troisième gouvernements Mitterrand-Mauroy
  • Gaël Brustier : le combat culturel a été gagné par La Manif pour tous

    Gaël Brustier n’est pas un homme de droite. Il a travaillé un moment auprès d’Arnaud Montebourg. C’est aussi un observateur très attentif des mouvements de société, où il discerne l’importance des phénomènes culturels. Il publie, ces jours-ci, un essai intitulé « Un Mai 68 conservateur » aux éditions du Cerf, qui fait preuve de la part d’un militant comme lui d’une singulière indépendance d’esprit, si j’en crois l’entretien qu’il a donné à Henrik Lindell sur le site de l’hebdomadaire La Vie. J’en retiens d’abord cette affirmation qui peut paraître surprenante : « La France est plongée dans un état d’anxiété extrême. Dans le débat public, des solutions conservatrices sont avancées. Le pays est aujourd’hui plus enclin à écouter ce message qu’il y a quelques années. Ces conservateurs (entendez les gens de La Manif pour tous) sont en position de domination culturelle. »

    Cette dernière proposition ne renverse-t-elle pas toutes les idées reçues ? Elle hérissera d’ailleurs pas mal de monde. Mais on devrait y prendre garde, car elle n’émane pas d’un allié, elle sort de la bouche d’un militant qui enrage que la gauche n’ait pas pris la mesure des évolutions profondes en cours, et notamment des débats de fond. Il n’y a pas si longtemps, on voulait ridiculiser La Manif pour tous sous le signe de la ringardise. Eh bien, c’est tout le contraire, explique Gaël Brustier. De fait, ce qui m’a frappé dès le début du mouvement, c’est la façon libre et décontractée dont s’affirmaient des convictions qui se moquaient de la culture dominante dans les médias. La jeunesse, l’élan, l’imagination étaient désormais de ce côté, au grand désappointement de ceux qui avaient cru qu’il s’agissait d’une cause perdue, déjà condamnée par l’histoire. La force du mouvement, c’était sa fierté de dire tout haut ce qu’il était malséant d’oser dire jusqu’alors. Oui, il s’est produit un retournement, semblable à celui que Clavel avait observé en 68. Est-il de nature conservatrice ? On pourra toujours discuter sur le terme, dont le duc d’Orléans autrefois remarquait qu’il commençait très mal. Mais l’essentiel est sur le fond. Quand Brustier affirme encore que la gauche doit apprendre ce qu’est le combat culturel, il nous livre ce sur quoi tout se joue aujourd’hui et se jouera demain.

    par Gérard Leclerc

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Gael-Brustier-le-combat-culturel-a