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France et politique française - Page 4074

  • Philippe de Villiers : « J’appelle à la résistance ! Si j’étais Président du Conseil général de la Vendée, je n’aurais pas démonté cette crèche ! »

    Interrogé jeudi dans « Carrément Brunet » sur RMC, Philippe de Villiers revient sur l’installation en 1988 dans le hall du Conseil général de Vendée qu’il présidait alors d’ »un sapin de Noël constellé d’étoiles » et d’ »une crèche de Noël » à l’occasion d’une petite fête organisée pour les orphelins du département, le tout « à la demande du personnel ». Alors que sa crèche a été récemment interdite, il n’hésite pas à parler de « méthode terroriste », de « laïcisme totalitaire » : « On se croirait en Union soviétique ! » lance-t-il. « J’appelle à la résistance ! Si j’étais Président du Conseil général de la Vendée, je n’aurais pas démonté cette crèche ! » lance-t-il tandis que Bruno Retailleau, son successeur, l’a retirée tout en interjetant appel de la décision du tribunal administratif de Nantes. Au passage, Philippe de Villiers s’en prend à la franc-maçonnerie et à l’agenda secret de la Libre pensée, qu’il juge beaucoup plus coulante avec l’islam, comme le confirme David Gozlan, secrétaire général de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. Celui-ci confie s’être contenté de prendre rendez-vous avec Anne Hidalgo quand le maire de Paris avait organisé une grande fête du ramadan le 9 juillet dans les salons de l’Hôtel de Ville de la capitale…

     

    Eric Martin pour NDF

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Face aux ambigüités et aux mensonges des dirigeants de l’UMP, Franck Guiot rejoint le Front National

    08/12/2014 – Entretien de Novopress avec Franck Guiot, militant historique du RPR puis de l’UMP.

    Franck Guiot, vous venez d’annoncer sur twitter votre adhésion au FN, merci d’avoir choisi Novopress pour nous expliquer votre choix, qu’est ce qui a motivé votre décision ?

    FG : Tout d’abord les valeurs défendues par le FN en matière de lutte contre l’immigration et en faveur de notre identité. Par ailleurs c’est l’un des seuls partis de droite où les dirigeants sont encore en phase avec les sympathisants. J’ai toujours été profondément de droite, ayant été auparavant au RPR, l’UMP était devenu un navire sans cap avec 10 lignes différentes, des divergences profondes sur l’abrogation de la loi Taubira (mariage pour tous), des discours fermes sur l’immigration mais qui se traduisent dans le concret par la construction de mosquées dans nombreuses collectivités UMP… et enfin l’affaire « Bygmalion » dont on ne connaît pas encore les coupables.

    Le FN a au moins le mérite de rassembler des patriotes qui n’ont pas peur de dire qu’en France : « on est chez nous » et qui refusent d’abandonner notre souveraineté aux technocrates de Bruxelles. La France doit rester la France.

    Vous aviez pourtant soutenu Nicolas Sarkozy en 2012 ?

    FG : Nicolas Sarkozy a été un grand homme d’état, même si il a commis des erreurs durant son quinquennat, il n’a pas vu où n’a pas voulu voir le danger que représentait une politique d’immigration non maitrisée. J’ai soutenu Nicolas Sarkozy en 2012 car il était sur la ligne de Patrick Buisson, grand défenseur de l’identité et grand visionnaire.

    Malgré votre défection de l’UMP et votre ralliement au Front National, vous avez tenu à voter pour un des candidats à la présidence de l’UMP. Pouvez-vous nous dire pourquoi ? Et est-il indiscret de vous demander sur quel candidat votre choix s’est porté ?

    FG : J’étais à jour de cotisation au 30 juin 2014, et je ne vois donc pas pourquoi je me serais abstenu de voter. J’ai apporté mon vote à Bruno Le Maire qui apportait une sorte de « renouveau » bien que je ne partage pas toutes ses idées et que je n’ai pas apprécié son abstention sur le mariage pour tous. Mais c’était le seul candidat à pouvoir faire face à Nicolas Sarkozy, les résultats l’ont montré puisqu’il a obtenu un score honorable de 29 %. Un chef de parti n’est pas un chef d’État, ce n’était pas la place de Nicolas Sarkozy, ancien chef d’État, de reprendre la présidence de l’UMP. Vous imaginez François Hollande à nouveau secrétaire général du PS après 2017 ?

    Quelles idées du programme du front national ont motivé votre décision ?

    FG : L’arrêt total de l’immigration ; la sortie de l’espace Schengen pour que l’on puisse contrôler qui entre sur notre territoire ; l’abandon pur et simple de l’AME sans conditions ainsi que de toutes les aides aux étrangers clandestins, et enfin le retour au droit du sang.

    Le « grand remplacement », ça vous inspire quoi ?

    FG : Tout le monde le voit, mais certains ne veulent pas encore le voir… y compris au FN. J’ai participé aux assises de la remigration organisées par le Bloc Identitaire où une excellente synthèse a été faite sur ce sujet. Je constate comme beaucoup de Français qu’il y a beaucoup trop de territoires en France où ce n’est plus la France. Nos politiques ont voulu changer la population puisque la population Française n’était pas d’accord avec eux, mais l’effet obtenu n’est pas celui escompté, la situation est devenue totalement hors de contrôle dans de nombreux territoires « Français » où la police ne peut plus se rendre, et où c’est la loi des racailles qui domine. Nous sommes rendus à un tel niveau d’insécurité en France lié pour une majeure partie à une immigration massive devenue hors de contrôle que tout le monde s’y met pour expliquer que ce n’est pas vrai, qu’il ne faut pas faire d’amalgames… Médias, politiques… C’est dire que la situation est grave lorsque l’on utilise le mensonge pour masquer la réalité

    Quelques mots sur le congrès du FN à Lyon ?

    Un discours remarquable de Jean-Marie le Pen pour clore la matinée du samedi, un excellent diner de gala dans la pure convivialité, Marion-Maréchal Le Pen arrivée en tête des votes du Comité Central et pour finir le discours de clôture de Marine Le Pen auquel tout le monde n’a pas pu assister par manque de place

    A retenir aussi, les actions ultra-violentes de la gauche et de l’extrême-gauche qui ont détruit de nombreux commerces en ville le samedi 29 novembre avec le soutien de certains élus pour protester contre le FN. 900 casseurs et seulement 15 interpellations … les commerçants lyonnais apprécieront…

    http://fr.novopress.info/179546/face-aux-ambiguites-aux-mensonges-dirigeants-lump-franck-guiot-rejoint-front-national/

  • Pour la BNP, l'UMP c'est l'union des marins pêcheurs

    Le 11 juillet 2013, soit un mois après la publication d'un sondage donnant le FN ex-aequo avec le PS et l'UMP aux élections européennes, la BNP refuse de prêter 5 millions d'€ au Front national, au motif que

    "notre politique de crédit ne nous permet pas de répondre favorablement à une telle demande en faveur d'un parti politique" (cf le post de Michel)

    Moins d'un an auparavant, le 6 août 2012, l'UMP en pleine déroute (après son mauvais score aux législatives et la polémique sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy) obtenait pourtant un prêt de 55 millions d'€ en échange de la cession provisoire de son siège. Dont 15 millions de... la BNP. Où l'on apprend que l'UMP n'est pas un parti politique.

    Louise Tudy

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • De la vraie nature des antifas…

    A Tours, des militants du RF ont réagi au meeting de l’extrême-gauche « antifa » :

    « Ce samedi 6 décembre, le gratin de la mouvance « antifa » avait rendez-vous à Tours.
    Sous la houlette du web-groupuscule « La Horde » se tenait un énième pseudo débat sur « l’extrême-droite » ou comment fliquer son voisin qui est certainement atteint de la peste brune…
    Las, des militants du Renouveau Français ont décidé de dénoncer publiquement sur la plus grande place de Tours la nature réelle de l’antifascisme. En ce samedi de l’Avent et ce weekend du Téléthon une foule nombreuse convergeait sur cette place Jean Jaurès devant l’Hôtel de Ville.
    Rebelles, libertaires, anarchistes ou communistes, les antifas sont pourtant les plus zélés informateurs de la police politique de l’Etat capitaliste. Leur seule et unique raison d’être est la traque des opposants au Système qu’ils nomment indistinctement « fachos ». Ils guettent en permanence les membres des différents mouvements qui s’opposent au Système afin de les « balancer » aux gros médias et aux flics… mais ils osent se dire « anti-flics » et dénoncent l’Etat policier et les violences policières…
    Face à ces tristes tartuffes un slogan radical s’imposait. »

    Action-Tours-6-dec-2014-ci2http://www.contre-info.com/

  • Ecologie nationale, démocratie véritable, proportionnelle intégrale

    La plupart des médias font mine (?) de s’étonner de la volonté du FN, décrite comme nouvelle, de traiter des thèmes environnementaux, à l’occasion du lancement officiel le 10 décembre, d’un nouveau collectif, le «Collectif Ecologie», selon le souhait de la présidente du FN. «C’est un des axes stratégiques empruntés par Marine Le Pen pour élargir sa base électorale et muscler son programme en vue de 2017» indique ainsi Le Huffington Post. « Sa lettre de mission (dudit collectif, NDLR)  est double: d’une part, rassembler les patriotes en phase avec la ligne nationale-étatiste du FN et sensibles à la question du développement durable; de l’autre, plancher sur le programme environnemental de la future candidate à l’élection présidentielle». En réalité, le vœu de Marine s’inscrit là aussi dans une parfaite filiation frontiste. Bruno Gollnisch l’a souvent rappelé, les questions environnementales ont toujours occupé une place importante au FN. L’écologie fut ainsi le thème de la première publication du Front National en 1974. Ce n’est pas de notre fait si les faiseurs d’opinion ont toujours voulu réduire le programme du FN aux questions touchant à  l’immigration et à l’insécurité.

     Les nationaux n’ont pas attendu l’irruption de l’écolo-gauchisme sur la scène  politique pour se préoccuper d’écologie véritable, et le FN a multiplié propositions et prises de position dans ce domaine depuis quarante ans. L’écologie bien comprise est une  «science de droite » par excellence et le  lien est évident entre la défense de l’identité nationale et celle de notre environnement. Le patrimoine de la France s’incarne dans un peuple et dans une civilisation, mais aussi dans un terroir, avec ses paysages, sa faune et sa flore.

     Les valeurs portées par le FN, son refus de la marchandisation du monde en font par essence un mouvement écologiste, l’écologie étant la défense de l’harmonie entre la nature et l’activité humaine. Or, comme le relevait Jean-Marie Le Pen, « le matérialisme effréné (…) a détruit cette harmonie. Ceux qui se réclament aujourd’hui de l’écologie n’ont pas arrêté ce phénomène, car ils utilisent le mot pour recycler trois idéologies particulièrement toxiques : le communisme, le mondialisme et le nihilisme».Bref,  l’écologie est une question trop sérieuse  pour la laisser en France aux mains d’officines l’instrumentalisant à des fins antinationales ou  à la nébuleuse  altermondialiste…

     Incarnation de la gauche progressiste euromondialiste, Manuel Valls était hier soir l’invité du JT de France 2. Non pas pour parler écologie, puisqu’il s’est  cantonné à dire que dans les dossiers du barrage de Sivens ou de  l’aéroport Notre-Dame-des-Landes « force doit rester à la loi ». Il a préféré confirmer  les orientations économiques de son gouvernement symbolisées par la nomination du banquier Emmanuel Macron et l’extension du travail le dimanche. Le Premier ministre a également tenu à affirmer qu’il entend rester à Matignon même après la déroute annoncée pour le PS lors des élections départementales en mars prochain. Il a également  appelé sans surprise à la mobilisation de tous, comme Bernard Cazeneuve qui souhaite en faire une «priorité nationale», contre l’antisémitisme après l’odieuse agression d’une couple à Créteil  commise par des racailles la semaine dernière.

     Mais M. Valls ne s’est pas contenté de rappeler au passage qu’il s’était senti assez esseulé dans son combat contre Dieudonné (décidemment une fixation), il a aussi  tenu à sermonner/ mettre  en garde nos compatriotes. En février dernier,  il évoquait déjà  des « forces obscures » à l’œuvre,  « une  fronde des anti : anti-élites, anti-Etat, anti-impôts, anti-Parlement, anti-journalistes… Mais aussi et surtout des antisémites, des racistes, des homophobes… Tout simplement des anti-républicains», jugeant le climat comparable avec celui des « années 1930 ».

     Hier sur  France 2,  il a dénoncé dans le même esprit un climat politique plombé, le succès du livre d’Eric Zemmour et de la puissance électorale du FN. Faut-il s’en étonner ? A l’aune de cette dynamique patriotique et nationale, le Premier ministre a tenu à préciser que la promesse du Président de la République d’introduire la proportionnelle sera «compliqué à faire».

     Quant à la proportionnelle intégrale aux législatives a-t-il dit, «ce serait une sacrée responsabilité que je ne souhaite pas que nous prenions. Cela ferait rentrer 150 ou 180 députés Front National à l’Assemblée. Et puis, surtout, cela rendrait le pays totalement ingouvernable. Et ça, je crois que c’est une voie que nous ne pouvons pas prendre». Un avis partagé par tous  les responsables et dirigeants de l’UMP farouchement opposés eux aussi  à l’idée de voir entrer massivement le courant patriotique à l’Assemblée.

    Pour être tout à fait précis selon un récent sondage du Figaro, si les législatives avaient lieu en ce moment,  avec un scrutin à la proportionnelle intégrale, le FN obtiendrait 158 sièges de députés…et  la gauche subirait une déculottée d’une ampleur historique.  « Le pays » serait bien évidemment tout à fait gouvernable affirme Bruno Gollnisch, il s’agirait seulement alors de tenir compte de la volonté populaire, exercice auquel répugne il est vrai les caciques de notre démocratie confisquée.

     Volonté populaire qui s’est exprimée hier dans la troisième circonscription de l’Aube où avait lieu une élection législative partielle pour succéder à François Baroin, devenu sénateur. Dans ce fief de la droite UMP, la surprise n’est pas venue du score obtenu par Gérard Menuel, adjoint aux finances à la mairie de Troyes et suppléant de François Baroin depuis 1993, qui est arrivé en tête avec  40,76% des suffrages.

     Le coup de tonnerre est bien la qualification pour le second tour de notre camarade, Secrétaire départemental et Conseiller régional Bruno Subtil qui a  obtenu 27,64%des voix. Il devance dans tous les cantons le candidat du Parti socialiste Olivier Girardin -sauf dans celui de la Chapelle-Saint-Luc dont il est maire-, lequel obtient  14,69% des suffrages. Le PS recule de 14 points par rapport aux législatives de 2012. Le PC (7,46%) et EELV (4,47%) confirment ici une nouvelle fois leur absence d’ancrage populaire.

     Notons encore que si le taux d’abstention a dépassé hier les 75%, malgré ce handicap, Bruno Subtil a augmenté de près de 10 points le score du FN par rapport au premier tour des législatives en juin 2012. « Il est bien évident que nous profitons d’une dynamique nationale » a-t-il déclaré en appelant les abstentionnistes à se mobiliser: «Nous ne sommes pas favoris mais on peut espérer, au minimum, une augmentation significative du nombre de votes et pourquoi pas la victoire… ».

     La presse locale a rapporté que «les militants socialistes appellent à faire barrage au FN en votant pour l’UMP dimanche prochain ». Un front ripoublicain qui écœure les Français, de plus en plus contreproductif pour le Système, mais qui matérialisant  la collusion UMPS,  a au moins  le mérite de la clarté.

    http://gollnisch.com/2014/12/08/ecologie-nationale-democratie-veritable-proportionnelle-integrale/

  • Refus de prêt : transparence du FN

    Le FN publie les lettres des banques françaises ayant refusé de lui accorder un prêt, ce qui l'a obligé à se tourner vers l'étranger. Aux autres partis de publier les lettres des banques accordant des prêts ?

    Michel Janva

  • L’UMP persiste et signe dans l’autisme et la schizophrénie totale

    A peine élu (un peu chichement) à la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy vient de nommer, comme bras droit et n°2 du parti, la très sémillante Nathalie Kosciusko-Morizet. On se rappelle de certains grands moments de sa campagne électorale pour la mairie de Paris, lorsqu’elle se prenait pour Macadam Cowgirl avec sa clope et des clochards.

    MPI - 11 - 02 - UMP - NKM -

    Elle sera donc chargée des relations avec les autres formations politiques et de la stratégie électorale. On peut sans risque pronostiquer une impossibilité totale de rapprochement avec le FN, alors qu’un nombre toujours croissant de sympathisants UMP souhaitent ce rapprochement, au moins pour les élections régionales. Depuis 1998, la proportion entre les contre (2/3) et les pour (1/3) s’est progressivement inversée et on compte maintenant une majorité très nette de sympathisants UMP prêts à des alliances avec le FN :

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  • Pour une typologie opératoire des nationalismes

    Le mot “nationalisme” recouvre plusieurs acceptions. Dans ce vocable, les langages politique et politologique ont fourré une pluralité de contenus. Par ailleurs, le nationalisme, quand il agit dans l'arène politique, peut promouvoir des valeurs très différentes selon les circonstances. Par ex., le nationalisme peut être un programme de libération nationale et sociale. Il se situe alors à “gauche” de l'échiquier politique, si toutefois on accepte cette dichotomie conventionnelle, et désormais dé­passée, qui, dans le langage politique, distingue fort abruptement entre une “droite” et une “gauche”.
     
    Les gauches conventionnelles, en général, avaient accepté comme “progressistes”, il y a une ou 2 décennies, les nationalismes de libération vietnamien, algérien ou nicara­guéen car ils se dressaient contre une forme d'oppression à la fois colonialiste et capitaliste. Mais le nationalisme n'est pas toujours de libération : il peut également servir à asseoir un programme de soumission, d'impérialisme. Un certain nationalisme français, dans les années 50 et 60, voulait ainsi oblitérer les nationalismes vietnamien et algérien de valeurs jacobines, décrétées quintessence du “nationalisme français” même dans les rangs des droites, pourtant traditionnellement hostiles à la veine idéologique jacobine. Nous constatons donc, au regard de ces exemples historiques récents, que nous nageons en pleine confusion, à moins que nous ayons affaire à une coïncidentia oppositorum
     
    Depuis quand peut-on parler de nationalisme ?
     
    Pour clarifier le débat, il importe de se poser une première question : depuis quand peut-on parler de “nationalisme” ? Les historiens ne sont pas d'accord entre eux pour dire à quelle époque, les hommes se sont vraiment mis à parler de nationalisme et à raisonner en termes de nationalisme. Avant le XVIIIe siècle, on peut repérer le messianisme national des Juifs, la notion d'appartenance culturelle commune chez les Grecs de l'Antiquité, la notion d'imperium chez les Romains. Au Moyen Âge, les nations connaissent leurs différences mais les assument dans l'œkumène chrétien, qui reste, en ultime instance, le seul véritable référent. À la Renaissance, en Italie, en France et en Allemagne, la notion de “nation”, comme référent politique important, est réservée à quelques humanistes comme Machiavel ou Ulrich von Hutten. En Bohème, la tragique aventure hussite du XVe siè cle a marqué la mémoire tchèque, con tribuant forte ment à l'éclosion d'un particularisme très typé. Au XVIIe siècle, l'Angleterre connaît une forme de nationalisme en instaurant son Église nationale, indépendante de Rome, mais celle-ci est défiée par les non-conformistes religieux qui se réclament de la lettre de la Bible.
     
    Avec la Révolution française, le sentiment national s'émancipe de toutes les formes religieuses traditionnelles. Il se laïcise, se mue en un nationalisme purement séculier, en un instrument pour la mobilisation des masses, appelées pour la première fois aux armées dans l'histoire européenne. Le nationalisme moderne survient donc quand s'effondre l'universalisme chrétien. Il est donc un ersatz de religion, basé sur des éléments épars de l'idéologie des Lumières. Il naît en tant qu'idéologie du Tiers-état, auparavant exclus du pouvoir.
     
    Celui-ci, à cause précisément de cette exclusion, en vient à s'identifier à La Nation, l'aristocratie et le clergé étant jugés comme des corps étrangers de souche franque-germanique et non gallo-romane (cf. Siéyès). Ce Tiers-état bourgeois accède seul aux affaires, barrant en même temps la route du pouvoir au quatrième état qu'est de fait la paysannerie, et au quint-état que sont les ouvriers des manufactures, encore très minoritaires à l'époque (1). Le nationalisme moderne, illuministe, de facture jacobine, est donc l'idéologie d'une partie du peuple seu lement, en l'occurrence la bourgeoisie qui s'est émancipée en instrumentalisant, en France, l'appareil critique que sont les Lumières ou les modes anglicisantes du XVIIIe siècle.
     
    Après la parenthèse révolutionnaire effervescente, cette bourgeoisie se militarise sous Bonaparte et impose à une bonne partie de l'Europe son code juridique. La Res­tauration d'après Waterloo conserve cet appareil juridique et n'ouvre pas le chemin du pouvoir, ne fût-ce qu'à l'échelon communal/municipal, aux éléments avancés des quart-état et quint-état (celui en croissance rapide), créant ainsi les conditions de la guerre sociale. En Allemagne, les observateurs, d'abord enthousiastes, de la Révolution, ont bien vite vu que les acteurs français, surtout parisiens à la suite de l'élimination de toutes les factions fédéralistes (Lyon, Marseille), ne cherchaient qu'à hisser au pouvoir une petite “élite” clubiste, coupée du gros de la population.
     
    Ces observateurs développeront, à la suite de cette observation, un “nationalisme” au-delà de la bourgeoisie, capable d'organiser les éléments du Tiers-état non encore politisés, c'est-à-dire les pay sans et les ouvriers (que l'on pourrait appeler quart-état ou quint-état). Ernst-Moritz Arndt prend pour modèles les constitutions suédoises des XVIIe et XVIIIe siècles, où le paysannat, fait unique en Europe, était représenté au Parlement en tant que “quart-état”, aux côtés de la noblesse, du clergé et de la bourgeoisie marchande et industrielle (2).
     
    Le Baron von Stein, juriste inspiré par la praxis prussienne de l'époque frédéricienne, par les théories de Herder et de Justus Möser, par les leçons de l'ère révolutionnaire et bonapartiste, éla bo re une nouvelle politique agraire, prévoyant l'émancipation paysanne en Prusse, projette de réorganiser la bureaucratie d'État et d'instaurer l'autonomie administrative à tous les niveaux, depuis la commune jusqu'aux instances suprêmes du Reich. Les desiderata d'Arndt et du Baron von Stein ne seront pas traduits dans la réalité, à cause de la « trahison des princes allemands », de l'« obstination têtue des principules et ducaillons », préférant l'expédiant d'une restauration absolutiste pure et simple.
     
    Le désordre des nationalismes 
     
    Comment le nationalisme va-t-il évoluer, à la suite de cette naissance tumultueuse dans les soubresauts de la Révolution ou du soulèvement allemand de 1813 ? Il évoluera dans le plus parfait désordre : la bourgeoisie invoquera le nationalisme dans l'esprit de 1789 ou de la Convention, les socialistes dans la perspective fédéraliste ou dans l'espoir de voir la communauté populaire politisée s'étendre à tous les états de la société, les Burschenschaften allemandes contre les Princes et l'ordre imposé par Metternich à Vienne en 1815, les narodniki russes dans la perspective d'une émancipation paysanne généralisée, etc. Le mot “nationalisme” en vient à désigner des contenus très divers, à recouvrir des acceptions très hétérogènes.
     

    En Hongrie, avec Petöfi, le nationalisme est un nationalisme ethnique de libération comme chez Arndt et Jahn. En Pologne, l'ethnisme slavisant se mêle, chez Mickiewicz, d'un messianisme catholique anti-russe et anti-prussien, donc anti-orthodoxe et anti-protestant. En Italie, avec Mazzini, il est libéral et illuministe. En Allemagne avec Jahn et au Danemark, avec Grundtvig, il est nationalisme de libération, ethniste, ruraliste, racialisant et s'oppose au droit romain (non celui de la vieille Rome républicaine mais celui de la Rome décadente et orientalisée, réinjecté en Europe centrale entre le XIIIe et le XVIe siècles), c'est-à-dire à la généralisation d'un droit où l'individu reçoit préséance, au détriment des communautés ou de la nation.

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  • Ce FN qui fait peur à la France…

    « On est chez nous, on est chez nous ! » Selon certains commentateurs, notamment Dominique Reynié dans l’émission « C dans l’air » de mardi dernier, ce slogan crié lors du récent congrès du Front national tenu à Lyon fait peur à la France !

    Sans doute devrait-on hurler « On n’est plus chez nous, on n’est plus chez nous… » pour rassurer et rassembler les citoyens français ? Ce serait politiquement plus correct… et plus exact !

    Ces mêmes commentateurs prennent un malin plaisir à dénaturer tous les propos tenus par Marine ou Marion Le Pen. Par exemple, si elles parlent de supprimer l’AME, alors nous risquons toutes les maladies contagieuses du monde qui ne seraient plus soignées. Pourtant, il me semble que la tuberculose était pratiquement éradiquée en France avant l’instauration de l’AME alors qu’elle connaît une recrudescence de nos jours malgré l’AME.

    L’Europe nous protège d’une nouvelle guerre, paraît-il ? Nous en sommes pourtant bien proches, malgré — ou à cause de ? — l’Europe, avec l’Ukraine…

    Le FN a emprunté 9 millions aux Russes. Quelle trahison ! Et pourtant, durant des décennies, le Parti communiste français, alors très puissant, était financé uniquement par les Russes et obéissait à leurs directives, même contre les intérêts de la France. Si l’on suit ce raisonnement, le FN doit être devenu communiste !

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