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France et politique française - Page 4128

  • On les appelle tous corporatistes

    Ce 30 septembre les professions que l'on appelle libérales manifestaient très largement contre les projets du gouvernement socialiste. Elles prouvaient que les mécontentements sectoriels et les inquiétudes de tous les milieux s'accumulent dans le pays. Elles prenaient en effet le relais, pour en parler que du mois de septembre d'un blocage très dommageable de la circulation des avions pendant deux semaines depuis le 15 septembre, une durée sans précédent, et d'une explosion de violence des agriculteurs à Morlaix le 19, etc.

    Profondément impopulaire et mal défendue la grève des pilotes d'Air France était dénoncée comme "corporatiste". Horreur.

    Le conflit actuel autour des 37 professions dites protégées, fermées, et considérées par conséquent comme privilégiées, se révèle hautement représentatif des impasses et incompréhensions hexagonales. Les protestations des métiers que l'on prétend chambouler de force sont elles aussi qualifiées de "corporatistes". Horreur, à nouveau.

    Bien entendu quand les travailleurs indépendants, les commerçants, les artisans, ou les agriculteurs se révoltent contre les caisses sociales monopolistes qui les ruinent en prétendant les protéger, on les stigmatisent de la même étiquette, regardée pour infamante.

    À noter en revanche que l'Inspection générale des finances dont le rapport a servi de base à la mise en cause des réglementations constitutives de "privilèges" reste, elle, au-dessus de la mêlée. Tout au plus entendra-t-on dénigrer les avantages des petits fonctionnaires. La remise en cause des énormes privilèges de la haute fonction publique ne semble intéresser presque personne. (1)⇓

    Remarquons à cet égard, et avant tout, que la France se trouve dans un cas plus répandu qu'elle le croit elle-même.

    Mais ce pays se singularise surtout par la charge idéologique investie dans ce genre de débats. On ne les exprime plus guère en termes directs. En revanche tout le discours, des uns comme des autres, celui des réformateurs comme celui des mainteneurs des réglementations et des situations acquises, fonctionne sur la base de préjugés, de connotations, de réminiscences qui paralysent l'intelligence.

    Quoi de plus conventionnel que de dénoncer les "corporatismes" et les "privilèges", du moins ceux des autres.

    On évoque dès lors, pêle-mêle, les événements de 1789 et notamment la nuit du 4 août comme autant de références.

    Constatons simplement que cette abolition de principe donna naissance, d'abord à des troubles de tous ordres, mais aussi à deux lois.

    Très différentes, leur histoire et leur impact respectif restent en général trop mal connus. Évoquons-les ici.

    La proposition du baron D'Allarde, fut adoptée par l'assemblée en mars 1791. Promulgué par Louis XVI le 23 avril, ce texte, que nous qualifierons de légitime, car conforme aux équilibres prévues pour la nouvelle constitution, reçut alors force de loi. Adepte des physiocrates cette initiative visait essentiellement à supprimer les monopoles urbains, économiquement périmés, attribués à des jurandes remontant parfois au XIIIe siècle.

    On le reconnaît pour avoir institué un principe fondamental du droit français, trop souvent battu en brèche, certes, mais toujours réaffirmé : la liberté du commerce et de l'industrie.

    Tout autre, la loi Le Chapelier résulte, elle, d'une délibération du 14 juin 1791. On la vota dans un contexte beaucoup mois serein. Rappelons que dans la nuit du 20 au 21 juin allait débuter l'épisode de Varennes aux conséquences tragiques.

    La première établissait une liberté.

    La seconde prétendait interdire dans la pratique toute forme d'association. Elle sera durement renforcée dans ce sens par le code napoléonien. Toute l'œuvre du XIXe siècle cherchera, pas à pas, à en atténuer la nuisance, en faveur de l'organisation des sociétés de secours mutuel, des syndicats, des cultes, des associations réputées à but non lucratif, etc. – et pas toujours dans le bon sens.

    C'est, au bout du compte, principalement en faveur de cette liberté d'association, que se sont dressés, au cours du XIXe siècle, des esprits aussi différents que le socialiste Pierre-Joseph Proudhon ou que le légitimiste René de la Tour du Pin. (2)⇓ Sachant que l'on ne devrait jamais la dissocier de la responsabilité de ceux qui le revendiquent ou en bénéficient, on doit la savoir encore inachevée à ce jour. Aussi convient-il encore aujourd'hui de se mobiliser pour en obtenir la mise en œuvre complète.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  On peut quand même saluer quelques exceptions, notamment les travaux d'Agnès Verdier-Molinier. 
    2.  cf. son livre "Vers un ordre social chrétien"
  • UE : le FN crée le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés

    Communiqué d’Aymeric Chauprade, chef de Délégation du Front National au Parlement européen :

    "Marine Le Pen et ses alliés au Parlement européen ont décidé, dans l’attente de la création d’un Groupe politique au Parlement, de créer une structure commune extérieure au Parlement européen, le Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés. Le MENL qui sera renforcé par une fondation, comprend des représentants du Front National, de la Ligue du Nord, du FPÖ autrichien. Le PVV néerlandais a choisi de se priver du bénéfice des fonds européens pour mener le combat contre les institutions de l’Europe de Bruxelles et ne fera donc pas partie du MENL. Néanmoins nos amis du PVV participent activement à nos efforts de création d’un groupe politique au Parlement européen.

    Par ailleurs, le Front national dément de manière catégorique les fausses affirmations circulant aujourd’hui 3 octobre dans les presses autrichienne et polonaise et suivant lesquelles le Parti polonais de Mr Korwin Mikke serait lié au MENL. Sans doute déçu de notre refus à l’accepter, Mr Mikke diffuse manifestement de fausses informations à des journalistes peu soucieux de vérifier la véracité des informations qu’ils reçoivent. Que les choses soient claires, pas plus pour le MENL que pour le futur groupe politique qu’il constituera le Front national ne s’associera avec des partis ou des personnalités dont les valeurs sont étrangères aux siennes."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/ue-le-fn-cr%C3%A9e-le-mouvement-pour-leurope-des-nations-et-des-libert%C3%A9s.html

  • Au total, les impôts sur les ménages augmenteront en 2015

    Michel Sapin promet une baisse des prélèvements obligatoires... mais pas pour les ménages. En contrepartie de l'allègement de l'impôt sur le revenu, les particuliers subiront une série de hausse de prélèvements

    Le gouvernement n'a pas encore publié de synthèse concernant les prélèvements obligatoires en 2015. Tout juste sait-on qu'il table sur une très légère baisse de ces prélèvements, qui passeraient de 44,7% du PIB en 2014 à 44,6% en 2015.

    Taxes sur le gazole revues à la hausse

    Qui en profite? Les entreprises? Certainement, notamment à travers la montée en puissance du CICE et les autres allègements de charges prévus. Au total, le pacte de responsabilité leur apportera 5,8 milliards d'euros d'allègements de charges en 2015.

    Concernant les ménages, Bercy met bien sûr en avant l'allègement de l'impôt sur le revenu -via la suppression de la première tranche-, à hauteur de 3,2 milliards d'euros en 2015. Mais, face à cet allègement, une série de prélèvements vont impacter en 2015 le revenu des ménages. La plus forte hausse concerne les taxes sur le gazole. Elles vont augmenter de quatre centimes par litre (4,8 centimes y compris la TVA), soit un total dépassant 1,2 milliard d'euros concernant les ménages.

    Hausse des cotisations retraite, des taxes sur l'électricité

    A cela s'ajouter la hausse des cotisations retraite. Celle-ci est double: il y a d'un côté l'effet de la réforme de 2012, au profit des carrières longues (0,05 point de cotisation en plus pour les salariés), de l'autre la réforme de 2013, qui prévoit un relèvement des cotisations de même ampleur. Selon la commission des comptes de la sécurité sociale, cette hausse de cotisations représentera 500 millions d'euros à la charge des ménages. En outre, les cotisations aux retraites complémentaires (agirc-arrco) sont revues à la hausse. Au total, la hausse des cotisations retraite atteindra donc plus de 800 millions.

    Autre prélèvement à la hausse: la CSPE, contribution au service public de l'électricité -qui finance notamment les énergies vertes-, augmenterait de 1,1 milliard, dont près de 40% à la charge des ménages, soit 450 millions.

    Quant à l'augmentation de la redevance télé (+3 euros), cela représentera une ponction inférieure à 100 millions.

    Pour estimer l'évolution globale des prélèvements, il faut aussi, comme le fait du reste le gouvernement dans l'exposé des motifs du projet de loi de finances, prendre en compte l'annulation de la baisse forfaitaire d'impôt sur le revenu pour 2014 (1,3 milliard d'euros): par contrecoup, l'impôt en sera relevé d'autant. La baisse nette de l'impôt sur le revenu est donc limitée à 1,9 milliard d'euros en 2015.

    Hausse des impôts locaux

    Selon des documents de Bercy examinés par le Haut conseil des finances publiques, le gouvernement table sur une hausse des impôts locaux en 2015. "Les impôts locaux sont également supposés augmenter", écrit le Haut conseil... Le gouvernement tablerait sur une hausse d'un milliard, dont la moitié serait à la charge des ménages.

    Trois milliards de d'euros de taxes et cotisations en plus, face à 1,9 milliard d'euros de baisse nette de l'impôt sur le revenu

    Au total, les différentes hausses de prélèvements frappant les ménages atteindraient donc au moins trois milliards d'euros. Elles compensent donc largement la baisse de l'impôt sur le revenu liée à la suppression de la première tranche, qui atteint, en net, 1,9 milliard d'euros...

    Ivan Best

    source : La Tribune

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEkFEVAZZjpAeSBhS.shtml

  • Mères porteuses : le cynisme glaçant des LGBT

    Julie Graziani, porte-parole d'Ensemble pour le bien commun, répond au Figaro, suite à son intervention face à Alain Juppé hier :

    "Ce dont je suis convaincue c'est qu'il faut maintenir la pression et marteler qu'en l'état de sa rédaction cette loi est une loi de contournement des interdictions de la PMA et de la GPA, qui demeurent interdites en théorie et qui sont désormais autorisées en pratique. L'échange d'hier a montré qu'en révélant ce caractère intrinsèquement frauduleux de la loi Taubira on oblige les hommes politiques à reconnaître qu'il n'est pas envisageable de laisser cette loi en l'état. Vous savez, les hommes politiques n'ont que le courage qu'on leur donne et ne tiennent leurs engagements que si on les leur rappelle régulièrement.

    Dans un entretien au journal la Croix, le premier ministre annonce que la GPA sera interdite en France. S'agit-il d'une vraie victoire ou d'un recul temporaire de Manuel Valls avant la Manif de dimanche?

    Manuel Valls n'annonce rien de concret ni de neuf, puisqu'en théorie la GPA est déjà interdite et qu'en pratique elle est tolérée.Comment compte-t-il s'y prendre? S'il s'engage lui aussi à réécrire la loi Taubira on avance ; sinon on est dans l'effet d'annonce. Cette déclaration a au moins le mérite de reconnaître que la manifestation de dimanche se tient pour un juste motif. C'est appréciable quand on se rappelle qu'il nous traitait il y a quelques mois encore comme des extrémistes.

    Ces propos interviennent après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour son refus de transcrire les actes de filiation d'enfants nés par GPA à l'étranger, une décision qui n'a pas fait l'objet d'appel. Comprenez-vous cette décision?

    Bien sûr je la comprends, et c'est toute la perversité du système mis en place par les LGBTqu'elle met en lumière. Ces gens-là conçoivent des orphelins pour les rendre adoptable, puis placent tout le monde, et l'enfant le premier, devant le fait accompli en invoquant son intérêt à être adopté. C'est d'un cynisme glaçant. Ils piétinent l'intérêt de l'enfant en le privant de son père ou de sa mère, puis invoque l'intérêt de l'enfant pour l'adopter. Un principe fondamental du droit dit que «nul ne peut se contredire au détriment d'autrui». C'est ce que font les LGBT.

    Si la France n'a pas fait appel de la décision de la CEDH, c'est parce que «nous pensons que les enfants ne sont pas coupables du mode de conception que leurs parents ont choisi», a argumenté la secrétaire d'Etat à la famille Laurence Rossignol. A-t-elle raison de ne pas vouloir pénaliser les enfants?

    Les enfants ne sont jamais coupables d'avoir des parents toxiques.Faire le choix d'un mode de conception qui prive l'enfant de son père ou de sa mère c'est causer une injustice à cet enfant et commettre un abus de pouvoir. La question n'est pas de pénaliser les enfants, les pauvres, mais de sanctionner efficacement ceux qui se permettent ces pratiques.Aujourd'hui la loi Taubira récompense ces pratiques en faisant de la complice de l'infraction la mère adoptive."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/m%C3%A8res-porteuses-le-cynisme-gla%C3%A7ant-des-lgbt.html

  • De Fillon à Sarko, la droite yaka fokon

    Les électeurs auront-ils de la mémoire ?   

    Dans la République zombie, les morts ont la vie tenace ! Regardez Sarko, le cumulard de la défaite, Fillon, l’ex-Premier ministre transparent, et regardez même Juppé, le repris de justesse soutenu par Chirac. Sans oublier les insignifiants Le Maire, Bertrand ou Wauquiez, tous ont la solution pour sauver le pays. Il faut dire qu’ils viennent de loin, car si on les écoute, la droite n’est plus au pouvoir depuis au moins Louis Philippe !

    Commençons par le plus sourcilleux de cette droite yaka fokon. Mercredi soir, François Fillon était reçu sur BFM par Ruth Elkrief. Fillon joue la carte libérale à sec, et avec lui, c’est un peu la rencontre de Margaret pas cher et du général Augusto Pinocchio. Pour la crédibilité, on repassera. Les 35 heures à la poubelle, la retraite à 65 ans, plus de 100 milliards d’économies, le mammouth fonctionnaire taillé à la tronçonneuse… Fillon vend de la rupture bien moelleuse. La journaliste, sourire pleines dents, n’y croit pas une seconde : « Mais pourquoi n’avez-vous rien fait pendant cinq ans alors que vous étiez au pouvoir » ? Ruth pense comme tous les Français… « J’étais loyal envers le Président », clame pour unique réponse le notable bien comme il faut.

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  • Réforme du droit d’asile : une accélération du “Grand Remplacement” ?

    André Posokhow, consultant pour Polémia, fait le point sur la prochaine réforme du droit d’asile qui risque de dégrader encore la situation.

    Les SDF français ont de plus en plus de mal à trouver des hébergements à Paris comme en province : centres d’accueil et hôtels pour précaires sont pleins ; pleins de vrais (ou faux) demandeurs du statut d’asile qui bénéficient d’une priorité de fait.

    Polémia

    Chacun le sait, dans les préfectures comme dans les associations, mais tout le monde se tait : l’omerta administrative et médiatique règne sur ce qui est une préférence étrangère de fait. Le constat est général : le système français du droit d’asile est à bout de souffle et sa situation très dégradée. Assiégé par un nombre croissant de demandeurs d’asile (70.000 en 2012), considéré comme laxiste par beaucoup et comme trop rigoureux et inhumain par les immigrationnistes, le droit d’asile français mécontente tout le monde. Même Manuel Valls, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, a reconnu que « le droit d’asile est dévoyé et détourné » par des migrants économiques venus chercher du travail.

    Le gouvernement actuel, stimulé par ce constat, a entrepris de réformer non seulement le droit d’asile mais également le droit des étrangers. La motivation du gouvernement n’est pas de préserver la France du raz de marée humain que nous connaissons année après année, mais de promouvoir l’immigration et le droit d’asile. Comme l’a dit Bernard Cazeneuve dans un entretien dans Libération : « La France est une terre d’immigration et une terre d’asile. Elle doit le demeurer : les pays refermés sur eux-mêmes sont condamnés au déclin. » De la part de tels gouvernants tout est à craindre.

    De fait les deux textes présentés en conseil des ministres le 23 juillet 2014 apparaissent ambigus et de nature à ouvrir le chemin à des dérives redoutables : répartition des demandeurs d’asile sur tout le territoire, renforcement des droits des bénéficiaires du droit d’asile, notamment dans le domaine du regroupement familial, généralisation du titre de séjour pluriannuel, droit à l’accès des journalistes dans les centres de rétention et les zones d’attente, etc.

    Il est trop tôt pour conclure ; les débats parlementaires devraient se dérouler prochainement. Polémia, déjà attentif au contenu de ces deux projets de loi, se montrera vigilant quant à leur finalisation législative.

    ALERTE.

    Le gouvernement veut légiférer sur la protection des droits des étrangers et sur le droit d’asile.

    L’article de Polémia du 12 juin 2014 sur Me Barbemolle, juge du droit d’asile, qui relatait les invectives de Jean-Michel Belorgey, magistrat à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), envers ses collègues de cette Cour a été l’occasion de souligner la situation très dégradée de l’application du droit d’asile en France.

    « Le système est à bout de souffle », affirme Pascal Brice, diplomate nommé à la tête de l’OFPRA : délais trop longs pour statuer sur les dossiers (un an et demi en moyenne), saturation des dispositifs d’hébergement, coût exponentiel des aides aux requérants en attente de jugement.

    Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, a reconnu que « le droit d’asile est dévoyé et détourné » par des migrants économiques venus chercher du travail. Il avait promis une réforme du droit d’asile pour le printemps 2014 ; ele a été couplée avec une réforme du droit des étrangers. Deux projets de loi ont ainsi été présentés en Conseil des ministres le 23 juillet 2014.

    De la part d’un gouvernement déterminé à promouvoir le plus possible et jusqu’au bout les conditions du « Grand Remplacement » de Renaud Camus par idéologie sectaire et intérêt électoraliste, tout est à craindre. Selon Bernard Cazeneuve dans Libération « La France est une terre d’immigration et une terre d’asile. Elle doit le demeurer : les pays refermés sur eux-mêmes sont condamnés au déclin. »

    La réforme du droit d’asile

    D’emblée le ministre de l’Intérieur annonce la couleur : « C’est une loi éminemment de gauche que je revendique comme telle et que je défendrai avec beaucoup de force et de conviction au Parlement. » Qu’attendre d’autre de la part d’un gouvernement qui s’apprête à naturaliser 200.000 étrangers âgés ! De toute façon les Français paieront.

    Il s’agit de transposer de nouvelles directives européennes adoptées en juin 2013, en renforçant les garanties des personnes ayant besoin d’une protection internationale, et en statuant plus rapidement sur les demandes d’asile.

    Une nouvelle procédure accélérée, qui remplace l’actuelle procédure prioritaire, sera mise en œuvre sous le contrôle de l’OFPRA. Les moyens de ce dernier seront accrus, afin qu’il soit en mesure d’assurer un traitement plus rapide des demandes d’asile. Le gouvernement se fixe l’objectif de parvenir à un examen des demandes d’asile dans un délai moyen de 9 mois alors qu’aujourd’hui ce délai est d’environ deux ans.

    Les procédures contentieuses sont également revues, notamment par la création d’une procédure accélérée de recours suspensif, devant un juge unique de la CNDA en cinq semaines. Le délai de jugement en procédure normale imparti à la CNDA, qui voit réaffirmer son rôle de juge de l’asile, est fixé à cinq mois.

    Les « garanties » des demandeurs d’asile sont renforcées à tous les stades de la procédure :

    -enregistrement plus rapide de leur demande ;

    -présence d’un conseil lors de l’entretien avec un officier de protection ;

    -meilleure prise en compte des vulnérabilités, notamment de celles des mineurs ;

    -généralisation de l’effet suspensif des recours contre les décisions refusant l’asile.

    Le projet de loi prévoit de rendre les conditions d’accueil des demandeurs d’asile plus justes et plus équitables, mais aussi plus contraignantes, avec un dispositif d’hébergement permettant d’affecter un demandeur d’asile dans une autre région que celle où il se présente. En cas de refus de l’hébergement proposé, le demandeur perdrait son droit aux allocations.

    Ainsi on voit bien que ce dont se plaignait l’ancien ministre Arthuis et que niait l’ineffable Taubira au sujet des mineurs isolés, c’est-à-dire la dissémination sur le territoire français des immigrés posant problème, constitue une réalité aujourd’hui concrétisée par un projet de loi.

    Enfin, selon le portail du gouvernement, le projet de loi vise à définir et renforcer les droits des bénéficiaires dans les domaines d’accès aux droits, de réunification familiale et de documents de voyage qui sont « des éléments essentiels de l’intégration à la société française ».

    Il apparaît clairement que la défense des intérêts de celle-ci face au mascaret de l’immigration est complètement oubliée. Mais surtout ce projet de loi semble élargir la brèche du regroupement familial aux demandeurs de droit d’asile.

    L’occultation du problème par dissémination

    Il est évidemment trop tôt pour porter un jugement définitif sur ce projet de loi qui doit être discuté au cours de la session législative de cet automne.

    Soulignons-en simplement la grande ambiguïté et les vrais dangers.

    Bien entendu les immigrationnistes de tout poil, comme le Syndicat de la magistrature, hurlent à la suspicion généralisée, à la justice expéditive et à la violation des droits les plus fondamentaux. Le GISTi, quant à lui, se borne sobrement à réclamer la réhabilitation du droit d’asile par la liberté de circulation.

    Retenons seulement les critiques plus posées de Julian Fernandez, juge assesseur au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à la CNDA. Celui-ci redoute que « l’hébergement directif » se transforme en assignation à résidence et souligne les très courts délais dont disposeront les déboutés du droit d’asile qui feraient l’objet d’une mesure d’éloignement : 7 jours. Il parle de précipitation déraisonnable comme pour la procédure dite accélérée dont la juridiction opérera en formation restreinte et non collégiale.

    D’un autre côté nous pouvons redouter que « l’hébergement sélectif » des demandeurs du droit d’asile sur notre territoire ait pour objectif réel une occultation du problème par dissémination.

    Plus grave apparaît le renforcement des garanties des demandeurs comme la présence d’un conseil lors de l’entretien avec un officier de protection et de leurs droits en matière de réunification familiale. Cela voudra-t-il dire que tout demandeur d’asile pourra faire venir sa famille avant toute décision et comment définir ce que représente la famille d’un Erythréen musulman ?

    La réforme du droit des étrangers

    Le projet de réforme du droit des étrangers apparaît également ambigu et encore plus inquiétant.

    Selon le portail du gouvernement, ce projet de loi s’inscrit dans le cadre des trois priorités du gouvernement en matière d’immigration :

    -améliorer l’accueil et l’intégration des étrangers régulièrement admis au séjour ;

    -renforcer l’attractivité de la France en facilitant la mobilité des talents internationaux ;

    -lutter plus efficacement contre l’immigration irrégulière, dans le respect des droits fondamentaux.

    Tout d’abord le projet de loi engage une simplification du droit au séjour des étrangers par la généralisation du titre de séjour pluriannuel pour l’ensemble des étrangers, après un an de séjour en France. Cette mesure serait couplée à un nouveau parcours d’intégration, marqué par un renforcement du niveau de langue requis et une redéfinition des prestations servies par l’Office français de l’immigration et de l’intégration.

    « Pour cela, le titre pluriannuel de séjour de quatre ans permettra, dans l’attente de l’accès à la carte de résident de dix ans, de ne pas avoir à faire ces démarches nombreuses, complexes et encore une fois obérant de l’intégration de ceux qui viennent sur le territoire de notre pays », a expliqué Bernard Cazeneuve sur France inter le mercredi 23 juillet.

    Tout aussi inquiétant, le projet de loi prévoit pour la première fois un droit à l’accès des journalistes dans les centres de rétention et les zones d’attente. On devine facilement l’occasion qui est offerte ainsi à tous les plumitifs gauchistes de transformer chaque demandeur d’asile en victime et de multiplier les controverses sur la place publique.

    Le projet de loi est également plus protecteur pour les étrangers malades, notamment en prenant en compte la capacité du système de soins du pays d’origine à faire bénéficier l’étranger du traitement que sa pathologie requiert. Si l’on comprend bien, si un demandeur d’asile soudanais est lourdement malade, la France est tenue de le traiter, compte tenu de ce que l’on sait du système de santé de son pays.

    Le projet de loi prévoit d’une manière plus positive que le passeport « talents », titre de séjour valable jusqu’à quatre ans pour l’étranger et sa famille, constituera le titre unique ouvert aux investisseurs, aux chercheurs, aux artistes et aux salariés qualifiés. L’emploi des étudiants étrangers qualifiés sera également facilité.

    Enfin le texte du gouvernement veut, il faut le souligner, doter la France de nouveaux outils en matière de lutte contre l’immigration irrégulière :

    -l’assignation à résidence devient la mesure de droit commun en matière de privation de liberté des étrangers, tout en précisant et encadrant les pouvoirs des forces de l’ordre dans ce cadre ;

    -les pouvoirs des préfectures en matière de lutte contre la fraude sont renforcés.

    En définitive ces projets de loi ne sont pas complètement négatifs : la volonté ou la velléité de lutter contre l’immigration irrégulière doit être notée. Ils paraissent cependant fort inquiétants pour trois raisons :

    – La première est l’ambiguïté de certaines dispositions comme la procédure accélérée. Celle-ci permettra-t-elle de désengorger les hébergements ou bien servira-t-elle à faciliter l’acceptation de dossiers des futurs demandeurs d’asile ?

    – D’autres dispositions évoquent le diable qui se niche dans les détails : c’est le cas du droit à l’accès des journalistes dans les centres de rétention et les zones d’attente ou la présence d’un conseil que le contribuable paiera, bien évidemment, lors de l’entretien avec un officier de protection.

    – Mais surtout ces textes vont venir en discussion au Parlement. Il y a lieu de tout craindre de la part d’un gouvernement en situation de faiblesse sur le plan de la politique économique et qui souhaiterait retrouver la confiance de sa majorité en cédant aux demandes et aux amendements de celle-ci sur un texte ayant trait à l’immigration. Il reviendra à Polémia de manifester la plus grande vigilance sur cette question législative.

    André Posokhow

    http://www.polemia.com/reforme-du-droit-dasile-une-acceleration-du-grand-remplacement/

  • Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur le « mariage » homosexuel

    Nicolas Sarkozy dans l’interview qu’il a accordée au Figaro de ce jeudi, propose d’user davantage du référendum pour le cas où il serait élu en 2017, mais il ne propose rien de ce genre concernant les problèmes de la famille, notamment pour le mariage contre-nature, il ne parle pas de la loi Taubira :

    Extrait de son intervention sur le sujet :

    Sur le mariage pour tous, on a l’impression que vous êtes embarrassé…

    Je n’utiliserais pas ce mot-là. Pourtant, je vais être sincère avec vous: c’est un sujet beaucoup plus complexe qu’on ne le dit et sur lequel notre électorat est très partagé. Pour moi, la famille n’est pas un choix, c’est une nécessité vitale. Nombre de familles se sont senties humiliées par l’attitude du pouvoir. Du coup, elles se sont radicalisées. Nous devons défendre la famille et les familles. Mais qu’on n’attende pas de moi que je fasse avec les familles ce que M. Hollande a voulu faire avec le mariage homosexuel. Il a voulu l’instrumentaliser à des fins politiciennes. Je ne le ferai pas. Mon devoir sera de rassembler les Français sur une position conforme à nos valeurs, sans rouvrir les plaies. Pour le moins, je considère qu’il faudra inscrire dans la Constitution des verrous juridiques pour réserver la PMA (procréation médicale assistée) aux couples hétérosexuels infertiles et interdire complètement la GPA (gestation pour autrui). C’est le seul moyen d’enrayer la jurisprudence dont la Cour de cassation, ainsi que c’était prévisible, pose les premiers jalons. Jamais je n’accepterai la marchandisation de l’enfant.

  • Dans la rue pour la famille, contre ses fossoyeurs et les lobbies extrémistes

    Il n’y a pas de hasard, à quarante-huit heures du retour de la Manif pour tous dans les rues de Paris (et de Bordeaux) dimanche, Manuel Valls s’est voulu ferme en affirmant que le gouvernement n’autorisera pas la GPA. Non à la GPA et à la PMA pour les couples homos claironne de son côté Nicolas Sarkozy -comme Alain Juppé- depuis son retour médiatique, mais il se garde bien de promettre l’abrogation du mariage homo (abrogation que M. Juppé juge impossible) dans l’hypothèse de son élection  à l’Elysée… Le mari de Carla Bruni partage les mêmes convictions progressistes qu’une frange importante des caciques de l’UMP comme NKM, Franck Riester, les cadres du lobby communautariste Gaylib.  Mais il ne doit  pas se couper des conservateurs de son parti ( honnêtes ou opportunistes) courant derrière leurs électeurs et partisans d’une défense intransigeante du modèle familial naturel. « Une fois à la tête de notre famille politique, je réunirai tout le monde et nous déciderons… » déclare M. Sarkozy quand il tient meeting ou est interrogé sur ce point.

    Pourtant Le Nouvel obs, qui dans son dernier numéro consacre un dossier à « Ces croisés qui veulent changer la droite » (sic), affirme qu’à l’UMP certains prennent au sérieux les menaces de Christine Boutin. Malgré son échec cuisant aux élections européennes, celle-ci affirme que si l’ex président ne prend pas clairement position en faveur de l’abrogation de la loi Taubira, il lui manquera « un million de voix au moment de la présidentielle » de 2017…Le député UMP de la Drôme Hervé Mariton met lui aussi en garde : « La droite catholique vote ultra majoritairement à droite et ultra minoritairement FN, mais cette barrière s’effrite »…

    Le magazine revient aussi sur la saillie de Nicolas Sarkozy qui a fuité et qui aurait déclaré en petit comité que l’opposition au mariage homo s’apparentait à un « fascisme en loden« . Réflexion d’une bêtise affligeante qui aurait créé une « panique en sarkozie » obligeant « l’attachée de presse de l’ancien président » à appeler « Albéric Dumont, 22 ans, cheville ouvrière de la Manif pour tous » pour démentir ce jugement..Sans rassurer les opposants au mariage homo, sans illusions sur la duplicité et les mensonges d’un homme actuellement talonné par les justice…

    Cet embarras de l’UMP s’explique assez classiquement par le durcissement de son électorat traditionnel. Le décalage grandissant entre les atermoiements, les demi-mesures, l’identité de vue et de gestion des affaires existant entre la gauche et la droite euromondialistes, et des Français qui plébiscitent un retour aux valeurs nationales et patriotiques au sommet de l’Etat.

    Patrick Buisson « le maurassien » , ancien de Minute et actuel président de la chaîne Histoire, ex conseiller de Sarkozy chassé du premier cercle pour avoir enregistré à son insu leurs réunions privées, en est convaincu. C’est en tout cas ce qui est rapporté dans le magazine Le Point qui le cite: 2017 se gagnera avec une campagne clairement orientée à droite et certainement pas en se recentrant et en brassant des idées molles.

    Patrick Buisson un « paria qui rêve d’une revanche, à l’image du renouveau chrétien qu’il entrevoit remonter du tréfonds de l’âme française », indique Le Point croit au pouvoir des » idées » et à leur supériorité sur le simple marketing.

    Il affirmait en mai 2012 que « l’UMP et le FN, (ce) sont deux locomotives lancées à toute vitesse sur les mêmes rails. Si Sarkozy est battu, la droite aura les plus grandes difficultés à reconstruire une offre politique compétitive« . Il indique que sa fameuse ligne Buisson de la campagne de 2012, vomie par les NKM, Le Maire, Baroin, Wauquiez, Pécresse et en fait 90% des hiérarques de l’UMP, est une ligne d’avenir, une ligne gagnante. Il en veut pour preuve le sondage Opinion Way publié le 19 septembre dans Le Figaro qui indique que 49 % des sympathisants de droite veulent que Sarkozy revienne sur la même ligne que sa campagne de 2012, 31 % réclamant qu’il soit  » plus à droite »…

    Mais là aussi, c’est bien l’opposition nationale qui a le mérite d’un positionnement clair, notamment sur ces questions dites sociétales . Marine Le Pen a rappelé ces derniers jours que le FN était la seule formation politique de tout premier plan à appeler sans ambiguïté à l’abrogation du mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Et de nombreux cadres, élus dirigeants du FN seront présents dimanche dans les rangs de la Manif pour tous, notamment Bruno Gollnisch et Marion Maréchal-Le Pen.

    Bruno sera  dans  la rue  pour protester contre la familliophobie du gouvernement qui « déconstruit la politique familiale », la marchandisation des corps, la théorie du genre; pour réitérer aussi son ras-le-bol devant les outrances des minorités activistes, plus ou moins fraternelles, qui ont œuvré en faveur de l’inique loi Taubira, des oukases d’un petit lobby gay extrémiste dans lequel ne se reconnaisse pas la très grande majorité des homosexuels de gauche, de droite ou d’ailleurs.

    Autant dire que Pierre Ducarne, candidat aux dernières municipales FN à Nancy (Meurthe-et-Moselle) brouille singulièrement le message porté par notre Mouvement et déboussole beaucoup de nos électeurs quand la presse locale rapporte qu’il tenait, en fin de semaine dernière à Nancy lors d’une manifestation, le stand du « Kreuji« . Le Kreuji en l’ocurrence indique le site de Loractu, est « un collectif de 11 associations qui représentent la communauté homosexuelle, bi et transsexuelle à Nancy. Avec le soutien de la ville, elle va prochainement ouvrir une maison LGBT au centre-ville » .

    « Un projet intégralement piloté et subventionné par la ville de Nancy et son nouveau maire, Laurent Hénart », humaniste bon teint, membre de l’UDI et président du Parti radical. Un membre-candidat du FN peut-il légitimement participer à ce type d’initiative? Poser la question…

    http://gollnisch.com/2014/10/03/dans-la-rue-pour-la-famille-contre-ses-fossoyeurs-et-les-lobbies-extremistes/