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France et politique française - Page 4130

  • Le président de la commission des Finances de l’Assemblée en délicatesse avec le fisc

    L’UMP Gilles Carrez ne s’acquitte plus de l’impôt sur la fortune depuis 2011. L’administration, explique Mediapart, pense qu’il aurait dû continuer. Le parlementaire plaide la bonne foi.

    C’est une prise de choix pour les services fiscaux. Le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le député UMP Gilles Carrez, est convoqué dans une dizaine de jours en vue d’un probable redressement fiscal, révèle samedi Mediapart.

    Le Canard enchaîné avait expliqué cette semaine qu’une une soixantaine de députés et de sénateurs sont dans le collimateur de l’administration fiscale pour des situations allant du simple retard à la fraude. Une liste qui est le résultat d’une meilleure surveillance de la situation fiscale des parlementaires : depuis la mise en place de la Haute autorité de transparence de la vie publique. Lancée dans la foulée de l’affaire Cahuzac, celle-ci peut collecter et recouper des informations sur le patrimoine et les revenus des 925 députés et sénateurs.

    Un abattement trop vite utilisé

    En France, est imposable à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) tout contribuable dont le patrimoine taxable est supérieur à 1,3 millions d’euros. Comme pour l’impôt sur le revenu, c’est au contribuable de faire sa déclaration. Gilles Carrez payait cet impôt jusqu’en 2011, avant de bénéficier du relèvement du seuil d’entrée. Depuis cette date, la résidence du président de la commission des Finances est, semble-t-il, à l’origine d’une erreur de calcul. Situé au Perreux-sur-Marne, ville dont Gilles Carrez est maire, le pavillon est détenu par le couple au travers d’une SCI (Société civile immobilière). Pour déterminer s’il était redevable de l’ISF, le député a retranché 30% à la valeur de sa maison, car elle est sa résidence principale. |....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-president-de-la-commission-des

  • Euthanasie : le prix à payer pour la survie de la majorité ?

    En échange de son soutien au gouvernement, le PRG aurait obtenu de Manuel Valls l’assurance qu’un texte sur la fin de vie serait déposé au parlement. Damien Le Guay s’indigne d’un tel « marchandage » sur une question aussi fondamentale.

    Est-il possible d’imaginer que le sort des 550 000 personnes qui, chaque année, en France, sont en fin de vie, soit suspendu à des tractations politiciennes entre le Premier ministre et « l’illustre » M Baylet -furieux de n’avoir pas retrouvé son siège de sénateur ? Non. Peux-on concevoir que la question de l’euthanasie soit mise dans la balance pour que les radicaux de gauche « daignent » rester au gouvernement ? Non plus. Est-il pensable que certains puissent vouloir forcer le travail de la commission Léonetti-Claeys, mise en place en juin, pour aller au-delà des conclusions qu’elle devait rendre en décembre ? Encore moins. Non. Tout cela est impensable. Mais qui peut le dire ! Sait-on jamais !

    Le Premier ministre, le 16 octobre, à fait parvenir une longue lettre à Jean-Michel Baylet pour lui dire, entre autre, que sur « la fin de vie », « le gouvernement veut avancer sur cette question », qu’il « faudra aller au-delà » de la loi Léonetti, qu’il y « aura une loi » bientôt pour « aboutir à une nouvelle étape ». Pourquoi tant de sous-entendus quand on sait que les radicaux de gauche sont fraternellement favorables à l’euthanasie et proche de l’ADMD ? S’agit-il de les réconforter pour mieux les décevoir, ou de les rassurer sans pour autant le dire ouvertement ? Est-ce à dire que l’euthanasie, qui n’est pas au programme de la commission Léonetti-Clayes, pourrait être réintroduite in fine ? Sommes-nous dans le petit jeu des palinodies politiciennes, des faux-semblants, des arrangements d’état-major politique ? On a du mal à le penser tant le Premier Ministre insiste sur l’idée d’une république exemplaire, d’un sérieux du politique, d’une démocratie à la recherche d’un consensus. Mais sait-on jamais ! [....]

    Damien Le Guay

    La suite sur Le Figarovox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Euthanasie-le-prix-a-payer-pour-la

  • « L’effacement du politique » de Pierre Le Vigan par Michel THIBAULT

    De nombreux ouvrages paraissent pour identifier les causes de la crise de l’idée européenne, mais peu d’entre eux creusent le sujet jusqu’à la racine, comme le livre de Pierre Le Vigan. Préfacé par Éric Maulin, professeur de droit international à l’Université de Strasbourg, il est sous-titré : La philosophie politique et la genèse de l’impuissance européenne. Parmi les causes de cette impuissance, l’auteur pointe les « belles idées » qui tournent au cauchemar car mal interprétées : liberté, égalité, morale, droits de l’homme, démocratie, etc. Pis, l’Europe ne s’aime pas et pratique le déni – quand ce n’est pas la haine de soi : « On préfère tout ce qui n’est pas nôtre. Chacun y plante et cultive ses croyances. Toutes les diversités sont bonnes sauf celles d’Europe. »

    À force de se penser seulement en termes économiques, celle-ci est devenue une simple zone marchande, informe et fluide, un néant (et un nain) politique : « Impuissante à vouloir, impuissante à se vouloir. » Oui, la crise européenne est d’abord une crise d’identité. Les responsables ? Pierre Le Vigan rappelle les propos de Pierre-André Taguieff, pour qui l’Europe est « gouvernée par des super-oligarques, caste d’imposteurs suprêmes célébrant le culte de la démocratie après en avoir confisqué le nom et interdit la pratique ».

    D’où l’urgence de retrouver la voie du politique et de la puissance. Comment ? Certainement pas en s’identifiant à un Occident de plus en plus caricatural. Pierre Le Vigan penche pour une Europe impériale (mais non impérialiste), seule capable de faire face aux géants que sont les Etats-Unis et la Chine.

    Dense, d’une grande clarté et d’une érudition sans faille, il s’agit là d’un ouvrage appelé à faire date.

    Michel Thibault

    • D’abord paru dans Le Spectacle du monde, n° 613, juillet-août 2014, l’ultime numéro !.

    http://www.europemaxima.com/

  • Lunel – Djihad : nos régions ont du talent (Présent 8217)

    Lunel, terreau du djihadisme français ? Cœur d’une filière de recrutement de moudjahidines ? Et demain Clairac et Saint-Marcel et Plougastel, Eguisheim et Morlaàs ? Nos petits patelins typiques ont radicalement viré de type.

    Une du numéro 8217 de "Présent"

    Une du numéro 8217 de “Présent”

    Quatre jeunes habitants de Lunel dans l’Hérault (25.000 âmes, à l’est de Montpellier) partis rejoindre les rangs des djihadistes en Syrie, ont été tués le week-end dernier lors de combats. L’un des quatre était converti à l’islam, les trois autres de confession musulmane ancienne. Ils étaient accompagnés de leurs compagnes et de leurs bébés. L’une des femmes concernées se dit aujourd’hui désireuse de revenir en France, « après tant de drames »… Merci bien !

    L’enquête évoque l’existence d’une « filière de recrutement » à Lunel

    Selon des informations diffusées par BFMTV (à prendre avec prudence car de nombreux jeunes islamistes se vantent sur internet d’alimenterBFMTV en fausses informations) les services de police seraient à la recherche d’un homme d’origine syrienne, vu à plusieurs reprises ces derniers temps à Lunel. Il pourrait être le recruteur et l’organisateur des départs vers son pays pour le compte du Front Al Nosra, succursale d’al Qaïda en Syrie, engagé dans la guerre contre le régime de Damas. Selon ces mêmes informations, les quatre djihadistes auraient quitté Lunel par la route pour Barcelone d’où ils auraient embarqué sur des vols à destination de la Turquie, avant de passer clandestinement en Syrie. Ils auraient été accueillis dans un camp d’entraînement d’Al Nosra situé dans un petit village entre la frontière Turque et Alep, par un recruteur venu du Gard.

    « Mes frères »

    A Lunel où vit une importante communauté maghrébine, les voisins des quatre disparus sont … admiratifs. « C’est mes frères qui sont morts, point, y a rien à dire », lance agacé un « jeune » à un journaliste. Un joint à la bouche et un verre de thé à la menthe à la main. Un cousin des deux frères qui ont trouvé la mort raconte que ces garçons étaient « des personnes normales comme moi, des gens respectables »« C’est à cause d’Internet, des vidéos sur Youtube, ils étaient sur Facebook. Ce n’est pas la mosquée. Ils ont eu une vision différente peut-être ».

     

    « Mes frères »« Des personnes comme moi ». Combien sont-ils comme eux ? Accueillis par la France ou nés en France, éduqués, soignés, logés, élevés en France. Combien sont-il à vouloir mourir ou massacrer pour Allah ? La France fournit actuellement le plus gros contingent de djihadistes européens au Moyen-Orient avec plus d’un millier de recrues. Plus éloquent que toutes les démonstrations sur la réussite de cette « intégration » et de cette « assimilation » que l’on continue de nous vendre et de nous vanter.

    Caroline Parmentier

    http://fr.novopress.info/177304/lunel-djihad-nos-regions-ont-du-talent-present-8217/#more-177304

  • Nous n'intéressons pas NVB

    NVB persiste, signe, nie une fois de plus que la théorie du genre n'existe pas, avoue que "les détracteurs des ABCD de l'égalité ne l'intéressent pas", et prend vraiment les Français pour des imbéciles.

     

    Marie Bethanie

  • Sarkozy et l’immigration, ou le retour de Pinocchio

    Chronique de Bernard Mazin, essayiste

    « Je suis ici comme à la maison, comme en famille. 

    Si l’on devait créer un « Prix de la naïveté électorale et de l’Alzheimer en politique », l’électeur UMP mériterait sans aucun doute de se voir attribuer la Médaille d’Or. En effet, dans un article publié le 22 octobre sur le site du Figaro, relatant la visite de Nicolas Sarkozy dans son fief des Alpes-Maritimes où il se sent « comme à la maison, comme en famille », on peut lire ceci :

    « Pour rassembler le plus largement possible, notamment dans ces terres où l’électeur de l’UMP peut être tenté par le vote FN, Sarkozy consacre aussi une large part de son intervention à l’immigration. « L’immigration ne doit pas être un sujet tabou, mais un sujet majeur, car elle menace notre façon de vivre », estime-t-il. « Les Français veulent rester en France, que la France ne ressemble pas à un autre pays. Nous voulons bien accueillir les autres, mais nous ne voulons pas changer notre pays », ajoute-t-il, suscitant de larges applaudissements. « Nos valeurs doivent être défendues face à un islamisme fanatisé qui rêve de semer la terreur en Occident », lance-t-il encore.

    Outre la réforme de l’Espace Schengen, qu’il veut voir doter d’un « gouvernement », Sarkozy entend réformer les allocations et les aides aux immigrés. « Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de verser des allocations aux personnes présentes sur notre sol illégalement », estime-t-il. Quant à l’Aide médicale d’Etat, elle serait remise en cause au nom du « scandale » que constitue à ses yeux « le tourisme médical sous prétexte d’urgence ». Des thèmes qu’il devrait à nouveau développer mercredi soir à Toulon et la semaine prochaine à Marseille. Ce programme objectivement bien alléchant semble avoir déchaîné l’enthousiasme des 3000 personnes venues l’écouter à l’Acropolis de Nice.

    Pourtant, comment oublier que durant les années où il occupait le fauteuil de la place Beauvau, puis durant son quinquennat à l’Elysée, l’immigration légale et clandestine a continué d’augmenter, en dépit des gesticulations verbales (la « karchérisation ») et des petites phrases destinées à la « com’ » jamais traduites en mesures concrètes (« Il n’y aura plus de zones de non-droit ») ?

    Comment croire à ses rodomontades sur la défense de nos valeurs face à l’islamisme fanatisé, alors qu’il a créé le « Conseil français du culte musulman » et que la créature a échappé à son maître, comme le raconte de façon très circonstanciée Eric Zemmour dans l’un des chapitres de son Suicide français ?

    Il faut aussi avoir la mémoire très courte pour ne pas se souvenir du discours prononcé devant les élèves de l’Ecole polytechnique, où il prônait la diversité et le métissage, déclarant, sous forme de menace à peine voilée, que ceux qui s’opposeraient à une telle « évolution » seraient invités à rentrer dans le rang.

    Alors, lorsque Nicolas Sarkozy a affirmé à Nice que « Les Français veulent rester en France » et que « nous ne voulons pas changer notre pays », il y a fort à parier que son nez, tel celui de Pinocchio lorsqu’il mentait, s’est allongé !

    Bernard Mazin, 22/10/ 2014

    Source : Le Figaro, Sarkozy de retour dans un de ses fiefs

    http://www.polemia.com/sarkozy-et-limmigration-ou-le-retour-de-pinocchio/

  • Sarkozy et l’immigration, ou le retour de Pinocchio

    Chronique de Bernard Mazin, essayiste

    « Je suis ici comme à la maison, comme en famille. 

    Si l’on devait créer un « Prix de la naïveté électorale et de l’Alzheimer en politique », l’électeur UMP mériterait sans aucun doute de se voir attribuer la Médaille d’Or. En effet, dans un article publié le 22 octobre sur le site du Figaro, relatant la visite de Nicolas Sarkozy dans son fief des Alpes-Maritimes où il se sent « comme à la maison, comme en famille », on peut lire ceci :

    « Pour rassembler le plus largement possible, notamment dans ces terres où l’électeur de l’UMP peut être tenté par le vote FN, Sarkozy consacre aussi une large part de son intervention à l’immigration. « L’immigration ne doit pas être un sujet tabou, mais un sujet majeur, car elle menace notre façon de vivre », estime-t-il. « Les Français veulent rester en France, que la France ne ressemble pas à un autre pays. Nous voulons bien accueillir les autres, mais nous ne voulons pas changer notre pays », ajoute-t-il, suscitant de larges applaudissements. « Nos valeurs doivent être défendues face à un islamisme fanatisé qui rêve de semer la terreur en Occident », lance-t-il encore.

    Outre la réforme de l’Espace Schengen, qu’il veut voir doter d’un « gouvernement », Sarkozy entend réformer les allocations et les aides aux immigrés. « Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de verser des allocations aux personnes présentes sur notre sol illégalement », estime-t-il. Quant à l’Aide médicale d’Etat, elle serait remise en cause au nom du « scandale » que constitue à ses yeux « le tourisme médical sous prétexte d’urgence ». Des thèmes qu’il devrait à nouveau développer mercredi soir à Toulon et la semaine prochaine à Marseille. Ce programme objectivement bien alléchant semble avoir déchaîné l’enthousiasme des 3000 personnes venues l’écouter à l’Acropolis de Nice.

    Pourtant, comment oublier que durant les années où il occupait le fauteuil de la place Beauvau, puis durant son quinquennat à l’Elysée, l’immigration légale et clandestine a continué d’augmenter, en dépit des gesticulations verbales (la « karchérisation ») et des petites phrases destinées à la « com’ » jamais traduites en mesures concrètes (« Il n’y aura plus de zones de non-droit ») ?

    Comment croire à ses rodomontades sur la défense de nos valeurs face à l’islamisme fanatisé, alors qu’il a créé le « Conseil français du culte musulman » et que la créature a échappé à son maître, comme le raconte de façon très circonstanciée Eric Zemmour dans l’un des chapitres de son Suicide français ?

    Il faut aussi avoir la mémoire très courte pour ne pas se souvenir du discours prononcé devant les élèves de l’Ecole polytechnique, où il prônait la diversité et le métissage, déclarant, sous forme de menace à peine voilée, que ceux qui s’opposeraient à une telle « évolution » seraient invités à rentrer dans le rang.

    Alors, lorsque Nicolas Sarkozy a affirmé à Nice que « Les Français veulent rester en France » et que « nous ne voulons pas changer notre pays », il y a fort à parier que son nez, tel celui de Pinocchio lorsqu’il mentait, s’est allongé !

    Bernard Mazin, 22/10/ 2014

    Source : Le Figaro, Sarkozy de retour dans un de ses fiefs

    http://www.polemia.com/sarkozy-et-limmigration-ou-le-retour-de-pinocchio/

  • Notre vocabulaire par Georges FELTIN-TRACOL

    Il s’agit de l’intervention inaugurale de Georges Feltin-Tracol à la 8e Journée nationaliste et identitaire de Synthèse nationale du 12 octobre 2014 à Rungis.

    Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers Amis,

    À l’été 1993, dans Foreign Affairs, la revue du C.F.R. (en anglais Conseil des relations étrangères), un cénacle mondialiste installé aux États-Unis, paraissait un article du professeur Samuel P. Huntington sur « Le choc des civilisations » (1). Cet enseignant de Harvard répondait ainsi à la thèse de la fin de l’histoire lancée en 1989 par le futur ex-néo-conservateur étatsunien d’origine japonaise Francis Fukuyama (2). Trois ans plus tard, Huntington sortait de cet article son célèbre essai avec la fameuse expression polémologique (3).

    Grâce à cet universitaire d’outre-Atlantique, le concept de civilisation prenait un sens polémique certain, même si la civilisation ici définie contient des confusions non négligeables. En effet, Samuel P. Huntington y mentionne une civilisation occidentale qui couvrirait l’Amérique du Nord, l’aire européenne chrétienne romano-protestante, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Il s’agit de l’actuel Occident atlantiste.

    Huntington n’est pas le seul à associer l’Europe, l’Amérique et l’Occident dans une même collectivité. Dès 1985, le sociologue français Jules Monnerot estimait qu’« il faut souhaiter aujourd’hui une étroite concertation avec tous les États dont les lois témoignent des mêmes tendances que les nôtres et qui prolongent avec nous la même filiation de cultures, la même lignée de civilisation. C’est ce que j’appelle la préférence occidentale. Derrière l’alliance avec les États-Unis d’Amérique. Derrière l’Europe totale, encore future mais plus que jamais nécessaire, nous devons reconnaître en nous-mêmes, comme variante historique d’époque de notre identité nationale française, un patriotisme de civilisation (4) ».

    Il va de soi que la théorie de Huntington ne nous convainc pas, car elle néglige toutes les différences essentielles entre l’Occident américanomorphe dont il se fait le porte-parole et notre vision de l’Europe. Nous tenons à l’originalité existentielle d’une civilisation européenne qui ne serait pas la pâle copie d’une production atlantiste.

    Depuis Oswald Spengler et son célèbre Déclin de l’Occident (5), on connaît la dichotomie entre la civilisation et la culture. D’après Spengler, la culture incarnerait pour les peuples le moment ascendant de leur histoire. Puis viendrait le temps de la civilisation avec une lente et longue déperdition d’énergies vitales collectives, l’engoncement, les rigidifications structurelles jusqu’à la nécrose, l’agonie et la disparition.

    À cette opposition binaire, on préférera la conception d’une civilisation européenne, polymorphe à travers le temps, tissée par de multiples cultures à la fois spécifiques et consubstantielles à son étymon. Certes, le mode de vie d’un Espagnol diffère de celui d’un Letton qui n’est pas celui d’un Arménien du Haut-Karabakh ou d’un Islandais. Mais, au-delà leurs langues, leur quotidien, leurs mentalités perdurent deux constantes déterminantes : une évidente substance anthropologique et un riche héritage spirituel pagano-chrétien. Il n’y a de civilisation européenne que par l’énergique médiation de ses cultures.

    Ces dernières se déclinent en cultures nationales et en cultures régionales ou vernaculaires. La nation constitue en soi un objet de débat. Venant du latin nascio, qui veut dire naître, le mot prend une autre acception pour désigner la forme moderne d’organisation politique, cet aboutissement de l’individualisme collectif. Idée défendue, développée et propagée par les révolutionnaires de 1789, la nation politique comprise comme un ensemble de citoyens égaux a au cours des deux derniers siècles plongé le continent européen dans les tourments nationalitaires. Il serait toutefois dément de la nier comme le rêvent les escrocs de la pseudo-construction européenne. Avec la mondialisation et l’immigration de peuplement massive, indéniable contre-colonisation, le fait national connaît un regain certain face aux dangereuses menées mondialistes, européistes et séparatistes régionales.

    Considérées par certains commentateurs comme des régions, – ne sachant pas qu’elles furent des royaumes médiévaux -, l’Écosse et la Catalogne montrent la vivacité de l’affirmation identitaire avec le risque préjudiciable d’affaiblir finalement la civilisation européenne toute entière. La robustesse des nations impose néanmoins que leurs cultures régionales ou vernaculaires ne soient pas broyées par un centralisme administratif dépassé. Souvent, hélas !, l’indépendantisme régional et le nationalisme étatique œuvrent en vecteurs involontaires (?) du mondialisme. Or une nation n’est en réalité solide que si ses régions trouvent elles-mêmes leur dynamisme ! Force est de constater, dans le cas de l’Hexagone, que les cultures régionales sont plutôt moribondes, étouffées par la prédominance mortifère de Paris. Heureusement, Flamands, Normands, Bretons, Basques, Catalans, Occitans, Provençaux, Corses, Nissarts, Savoisiens, Arpitans, Alsaciens et Thiois tentent de préserver ce qui peut l’être encore, et en premier lieu, la terre, notre terre.

    La terre appartient aussi à notre champ lexical. Oublions ici l’habituelle et lassante antinomie géopolitique entre la Mer et la Terre sur laquelle reposerait la lutte incessante entre les thalassocraties et les puissances continentales. Plus prosaïquement, on entend par terre le milieu vivant qui nous entoure et dans lequel nous interagissons. Ces relations complexes sont étudiées par l’écologie qui a fourni une version théorique – politique. On sait tous que l’écologie politique a été détournée par les trotskystes, les sociétalistes, les gendéristes, les multiculturalistes, les féministes et les mondialistes. Dans la revue L’Or vert, Robert Dun signalait dès les années 1970 la nécessité écologique. Pourquoi préserver nos identités si les lieux sont bétonnés, les terrains pollués, des paysages dévastés ? Au moment où un mini-candidat réclame l’exploitation du gaz de schiste, ce qui reviendrait à défigurer des campagnes déjà meurtries par le productivisme, l’exode rural et la politique agricole commune, refusons cet appel rentable aux seules firmes multinationales prédatrices et néo-coloniales ! Un écologiste conséquent devrait être clairement identitaire. Il l’est d’une certaine manière puisque Les Verts soutiennent les mouvements régionalistes progressistes sans comprendre la prégnance majeure de l’appartenance collective. pour sa part, un identitaire cohérent se doit d’être écologiste, surtout s’il refuse la société de marché libérale, la société de la G.P.A. (autorisée, soit dit en passant, en Russie) et la société de la charia. La préoccupation écologique constitue un troisième pilier, fondamental, de nos principes à côté des piliers d’identités (continentale, nationales, régionales) et social. Face à l’étalement urbain et à la destruction programmée des terres arables (il faut ensuite quarante ans – deux générations ! – pour qu’un sol naguère urbanisé retrouve sa fertilité première), les identitaires devraient au moins soutenir les valeureux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au barrage de Sivens ou à l’O.L. Land (le stade de foot privatisé) érigé dans la banlieue lyonnaise ! Que ces combats soient menés par des écolo-gauchistes importent peu parce qu’il vaut mieux voisiner avec un écolo ultra, voire un fan de Julien Coupat, qu’avec un lecteur sarkocufié du Figaro et de Valeurs actuelles !

    Si l’on considère que l’Europe est la patrie de nos nations et de nos régions, notre réflexion militante se doit d’adopter le triptyque révolutionnaire exposé dans les années 1970 par Georges Gondinet et Daniel Cologne et en 1991 par Jacques Marlaud. La civilisation européenne constitue, avant d’être un évident dessein géopolitique, une patrie spirituelle albo-ethnique. Ses nations forment souvent des patries politico-historiques tandis que les régions demeurent bon gré mal gré des patries charnelles. L’indispensable conciliation entre l’authentique diversité ethno-culturelle et l’urgente unité géopolitique et économique passe par un dépassement salvateur : l’Empire.

    Unité décisive de destin collectif, l’Empire est mal vu et mal compris en France. Il est desservi par le verbe « empirer » qui signifie « s’aggraver », « devenir pire ». Il se confond en histoire avec les deux expériences bonapartistes – napoléoniennes au XIXe siècle. Maints Français ignorent en outre que leur pays est intrinsèquement un empire qui a mal tourné alors que l’idée impériale hante sa psyché collective. Dans le présent contexte anxiogène, « seuls les nationalistes peuvent faire l’Europe (6) » affirmait en 1973 Adriano Romualdi. Tous les nationalismes régionaux et étatiques doivent par conséquent entreprendre leur mue. « Le seul moyen de résoudre l’épineuse question des ethnies, dont le réveil menace les nations d’éclatement, est d’ouvrir les nationalismes sur l’Europe, avertissait Daniel Cologne. D’une part, le nationalisme doit emprunter à la grande tradition politique de notre continent la notion d’État organique qui concilie l’unité nécessaire à toute société évoluée avec le respect, voire l’encouragement de sa diversité naturelle. Conçu de façon organique, le nationalisme s’accommode d’une certaine autonomie des régions. D’autre part, si la nation, loin de s’ériger en un absolu, se considère seulement comme une composante autonome du grand ensemble organique européen, les régions et les ethnies n’auront aucune peine à se considérer comme les incarnations nécessaires du principe de diversité au sein de la grande unité nationale. Dans une Europe organique des nations organiques, être breton ou français, basque ou espagnol, flamand ou belge, jurassien ou suisse ne sont que des manières parmi d’autres d’être européen (7). » Par le biais du principe ordonnateur de la subsidiarité, l’Empire fédère autour des domaines diplomatique, stratégique et militaire la formidable variété nationale et vernaculaire de notre patrie continentale civilisationnelle.

    Par-delà cette référence ternaire subsumée par l’idée organique d’Empire interviennent d’autres termes qui consolident notre langage militant. Le premier est celui de communauté. Évoquer maintenant en public ce mot équivaut quasiment à voir surgir cette hantise des Occidentaux indifférenciés, ce nouveau diable des plateaux télé, le communautarisme ! Et pourtant quel beau mot ! Suivant son échelle d’implication, la communauté coïncide à des espaces de vie. À l’Union (pseudo-)européenne, il aurait été judicieux de conserver la « Communauté européenne » comme avant 1992 et le détestable traité de Maastricht. Les nations d’Europe resteraient des communautés politiques – historiques de destin qui parviendraient à s’enchâsser les unes dans les autres dans un nouvel agencement continental. Mais les régions sont elles aussi des communautés vernaculaires de destin infra-nationales.

    Les cadres régionaux sont des communautés de proximité comme le sont d’ailleurs les entreprises, ces communautés productives de destin. L’entreprise moderne pratique ce nouvel esclavage : le salariat. Or le justicialisme – solidarisme européen combat cette aliénation sociale. À l’entreprise libérale ou étatisée, promouvons des « communautés de travail » comme le fit déjà le candidat bien trop méconnu à la présidentielle de 1965, Marcel Barbu dont le directeur de campagne travaillait à Rivarol (8). Que serait aujourd’hui une telle « communauté de travail » ? Une unité de production dirigée par ceux qui y travaillent. Un bon début existe avec la S.C.O.P. (société coopérative et participative). Alors que la moitié du CAC 40 se soumet aux multinationales, une société coopérative préserve l’indépendance économique, perturbe les mécanismes aveugles du libéralisme et se détourne de la mondialisation libérale. La « communauté de travail » idéale rassemblerait les travaux de Hyacinthe Dubreuil, l’ergonisme de Jacob Sher, l’association Travail – Capital du gaullisme d’opposition (1947 – 1953), la participation chère aux gaullistes de gauche, la cogestion promue par l’ordo-libéralisme allemand, le corporatisme social-chrétien, voire l’autogestion de Proudhon reprise par les anarchistes.

    On a compris que les communautés territoriales et professionnelles agiraient en véritables Rei Publicae. Le Système liberticide et albo-génocidaire répète jusqu’à la nausée ses valeurs républicaines alors que sa République n’est qu’une supplétive zélée des forces de l’Or et de l’Argent. Son unicité fallacieuse doit s’effacer devant des unités républicaines partielles constituées de communautés de travail (ou de production) et de vie identitaires.

    L’identité est l’autre maître-mot de notre registre. Le mettre au pluriel serait plus satisfaisant parce qu’elles englobent les cultures, les ethnies, les langues, les métiers, les histoires, les croyances… Toutes nos identités sont la sève qui part des racines des patries charnelles pour aller au feuillage de la patrie civilisationnelle en passant par le tronc des patries historiques et l’écorce des communautés professionnelles. Sauvegarder les identités signifie de préserver le peuple.

    Le peuple est une notion centrale. Sans lui, vaines seraient toutes nos actions. Il importe de l’appréhender dans toutes ses acceptions. Le peuple est aussi bien l’ensemble de personnes d’origine ethnique commune que l’immense majorité de la société composée de producteurs et de consommateurs ainsi que les détenteurs de la souveraineté politique moderne qui indispose tant les oligarchies transnationales. Longtemps s’affrontèrent les tenants de l’ethnos, du demos et du laos. En 2014, il apparaît crucial de rassembler ces trois définitions et de s’élever contre la confiscation de la légitimité, les ravages d’une immigration de peuplement métisseuse et les oukases de la ploutocratie bancaire mondialisée.

    Il y a quarante-cinq ans, l’extrême gauche souhaitait représenter le peuple avec l’insuccès que l’on sait. À l’ère du Village cosmopolite interconnecté global, il faut partout en Europe et sur d’autres continents susciter la révolution des peuples ! Le soulèvement radical des communautés, des nations, des patries vernaculaires, des identités et des civilisations commence toujours par un bon vocabulaire !

    Je vous remercie.

    Georges Feltin-Tracol

    Notes

    1 : Samuel P. Huntington, « The Clash of Civilizations ? », dans Foreign Affairs, été 1993.

    2 : Francis Fukuyama, The End of History and the Last Man. Free Press, 1992, traduction française : La Fin de l’histoire et le Dernier Homme, Flammarion, coll. « Histoire », 1992.

    3 : Samuel P. Huntington, The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order, Simon & Schuster, 1996, traduction française  incomplète : Le Choc des Civilisations, Éditions Odile Jacob, 1997.

    4 : Jules Monnerot, « Désintox ». Au secours de la France décérébrée, Albatros, 1987, p. 63, souligné par l’auteur.

    5 : Oswald Spengler, Der Untergang des Abendlandes. Umrisse einer Morphologie der Weltgeschichte, Verlag C.H. Beck, 1918 et 1922, traduction française : Le déclin de l’Occident, 2 volumes, Gallimard, coll. «  Bibliothèque des Idées », 1948.

    6 : Adriano Romualdi, La droite et la crise du nationalisme, « Totalité », 1982, p. 23.

    7 : Daniel Cologne, Éléments pour un nouveau nationalisme, Cercle Culture et Liberté. Pour une Europe libre et unie, 1977, p. 18.

    8 : Information donnée par Emmanuel Ratier au cours du n° 84 de l’émission de Web-radio « Méridien Zéro » du 20 février 2012 consacrée à une « Histoire non conformiste de l’élection présidentielle ».

    http://www.europemaxima.com/?p=4014

  • Soixante parlementaires seraient dans le collimateur du fisc

    Une soixantaine de parlementaires seraient des fraudeurs ou considérés comme tels par le fisc, avec des comportements allant «du petit différend» à «la tricherie franche et massive», affirme le Canard Enchaîné de ce mercredi.

    «Au moins 60» députés et sénateurs seraient en «délicatesse avec le fisc», selon le Canard Enchaîné de ce mercredi. C’est-à-dire que ces élus auraient minimisé leur patrimoine à plus ou moins grande échelle. Toujours selon le journal satirique, «aucune femme ne figure parmi ces ’nouveaux Thévenoud’» .

    Les supposés fraudeurs sont actuellement contactés par les services fiscaux. La situation de certains députés ou sénateurs devrait se régulariser après l’intervention du fisc. La liste définitive devrait elle être connue d’ici à là fin de l’année, selon Le Canard Enchaîné. «Une sacrée bombinette» en perspective, selon le journal.

    Pour rappel, députés et sénateurs doivent obligatoirement déclarer leur patrimoine, et ces déclarations sont consultables sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique .

    source : Les Echos 

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuEuFEEVFyekuwKtJq.shtml